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Kayden Elwood
DATE D'INSCRIPTION : 05/10/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Einar Helgusson MESSAGES : 7217 CELEBRITE : Dan Stevens COPYRIGHT : Blondie & e-ripley (tumblr) METIER/APTITUDES : Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture TRIBU : Odysséen POINTS GAGNES : 112
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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Sam 8 Sep - 23:38
Tout ça c'est neuf, pour Kay, mais à vrai dire, il est presque plus passionné par tout ce qui l'entoure que le véritable enjeu de la journée. La politique, il a toujours préféré ne pas trop s'en mêler. Il n'a jamais eu l'âme d'un leader et lui, tant que le système en place lui convient ou qu'il lui trouve du sens, il ne le remet pas en cause. En l'occurrence, sur Terre, il n'a jamais eu trop rien à redire du système actuel. Ils ne vivent peut-être pas dans le grand luxe, c'est vrai, mais ils s'en sortent pas si mal. Il y a une structure au sein du campement, plus souple et plus lâche que là-haut, mais qui empêche tout de même le chaos, tout en parvenant à les maintenir ensemble. Le plus important ? Kay n'étouffe pas. Et il étouffait, parfois, là-haut. Esprit emprisonné dans la boîte de métal, sans trop pouvoir s'échapper à cause des raisonnements et des modes de vie trop carrés. Il a fait avec, Kay, il a laissé son imagination vagabonder comme il le pouvait, il s'est façonné des mondes, des histoires. Il a trouvé son échappatoire.

Mais sur Terre ? Sur Terre, tout est tellement différent. Pas facile, non, mais différent. Y'a tant de choses tout autour, des choses nouvelles, des peuples nouveaux, aussi. C'est pas forcément facile de naviguer entre tout ça. Y'a le nouveau campement auquel il faut encore un peu s'habituer, y'a ces catastrophes naturelles qu'il faut prendre en compte. Y'a ces nouveaux voisins, dont ils espèrent une bonne entente ou du moins, aucune hostilité, c'est un peu le but de cette visite, pas vrai ? Voir comment ils peuvent tous arriver à collaborer, cohabiter ?

Il devait suivre ça plus attentivement, Kay, il le sait. Mais il est un peu distrait. Y'a tellement de gens, tout autour, qui parlent anglais ou trigedasleng, parfois un drôle de mélange des deux, c'est pas le plus simple à suivre. Mais c'est fascinant, de voir toutes ces choses, même si le réel focus n'est pas censé être sur ça, aujourd'hui. Il suit les discussions de façon un peu distraite, à dire vrai, mais après tout, il n'a pas de rôle à jouer là-dedans. Professeur désormais inutile sur Terre, reconverti comme il peut vers l'agriculture, il n'a aucun poste important. Non, tout ce qu'il apporte, c'est son optimisme, sa soif d'apprendre, un peu sa diplomatie aussi. Il essaie de calmer certains esprits qui veulent trop s'échauffer, qui souhaitent qu'une bagarre éclate. Peut-être que certains auraient voulu qu'on se lance dans le début d'un conflit à cause d'un malentendu ou un truc du genre – franchement, il n'aurait manqué qu'ils provoquent un incident diplomatique parce qu'ils se mettaient à manger des calamars pas prévus pour eux – mais tout se passe relativement bien, si Kay ignore ce petit couac avec John, auquel celui-ci n'a pas daigné répondre. Peut-être qu'il n'a pas apprécié se faire remettre un peu à sa place par un jeunot. Mais Kay n'aime pas ce scepticisme et ce cynisme débordants, ils n'ont rien à faire dans une réunion où tout le monde a l'espoir d'un avenir meilleur, d'un futur commun. Il est peut-être un peu naïf, Kay, mais il veut y croire. Ouais, il veut y croire.

Y'a des accords qui se mettent en place, prudemment avec eux, un peu plus franchement avec les cents. La confiance se mérite, se gagne, et ça, il l'a bien compris. Il se dit déjà qu'il participera à ces missions prévues pour plus tard. Aider des terriens, gagner leur confiance, découvrir d'autres territoires en même temps...tout ça sonne comme une aventure et ça enthousiasme Kay. Il a l'impression qu'ils sont les héros d'un roman.

Mais avec le but de la visite achevé, l'attention d'un peu tout le monde se disperse, les groupes éclatent ou se resserrent, se reforment. Même si le buffet est des plus passionnants et même s'il a fait une rencontre sympa, à dire vrai, il préfère explorer les environs, avant de rentrer vers l'Odyssée. Comme pas mal des leurs, il n'a jamais mis les pieds si près d'un village terrien et il est curieux. Oh, il ne commettra pas l'erreur de trop s'approcher, il a bien retenu la leçon et il n'a pas envie de se faire canarder de flèches et de provoquer un incident diplomatique. Mais ils ont toujours vécu dans la forêt, et ici, avec des terres si plates, où on voit des champs à perte de vue ? Kay est curieux. Il s'éloigne du village, un peu, juste un peu. Il observe furtivement les palissades, devine la vie d'un village, à l'intérieur, en entendant des bruits de métal, de taille. Il s'invente un monde, séparé juste par des remparts de bois.

Il déambule et déambule. Il ne perd jamais totalement des yeux le gros du groupe odysséen, ou du moins, c'est son objectif de départ. Mais il s'éloigne et s'éloigne et bientôt, il se retrouve seul, dans un coin. Enfin, seul, jusqu'à ce qu'il voit une chevelure blonde, un peu plus loin. Les vêtements lui font penser plus à une Odysséenne – ou une cent – qu'à une terrienne et c'est peut-être ça qui le pousse par là. Il y a...quelque chose de bizarre qui le tire par là. Une sensation de familiarité qu'il ne saurait pas trop expliquer. Quelqu'un qu'il n'a pas croisé sur le campement depuis un moment ? Une ancienne élève, peut-être ? Ce serait possible, il a après tout mis un moment à reconnaître Eris. Plus de trois ans sans voir un visage, c'était long, tout de même. Et Kay avait toujours eu plus de mémoire pour les mots que pour les visages.

Il ne sait pas trop ce qui le pousse à avancer, à s'approcher et à sortir d'un ton plus ou moins enthousiaste : « Hey excuse-moi, tu ne serais pas... »

Et puis, le visage apparaît et c'est là que ça le frappe. Le pourquoi de cette sensation de familiarité.

C'est comme recevoir une douche froide, revoir ce visage.

Raya.
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le Jeu 1 Nov - 13:29



my love is vengeance


raya & kayden


A l'instant même où Raya avait posé un pied dans le village Pikuni, elle avait su que c'était une erreur, et qu'elle n'aurait jamais dû venir. Elle n'avait pas tout de suite comprit comment, ni pourquoi, mais ce sentiment de malaise n'allait plus la quitter, tant que cette réunion entre Terriens et Hommes du ciel ne serait pas terminée. Elle avait d'abord confondu ce sentiment avec de l'appréhension. Les promesses d'entraides et de meilleures relations pour le futur, qui devaient être discutés ce jour-là par les représentants des Pikunis, des Athnas, de l'Odyssée, et des Cent, étaient très importantes aux yeux de tous les clans. Les ravages du cyclones, et les pertes, qu'il avait emporté avec lui, n'avaient toujours pas quittés les esprits, même des mois plus tard. Cela ne rendait que plus importants les enjeux de cette rencontre entre représentants des différentes tribus. La blonde n'était pas vraiment passionnée par la politique, elle n'y accordait même en général que très peu d'attention. Elle ne se mélangeait pas des masses à son propre clan, mais cela ne l'empêchait pas d'être profondément attachée à cette famille qu'ils formaient plus ou moins. Le genre de famille, complètement ravagée la plupart du temps, mais liée par tous les événements qu'ils avaient connus depuis leur arrivée sur Terre, des années plus tôt. Ils avaient en grande partie, survécu à beaucoup de choses, mais la tempête avait détruit, ce qu'ils avaient passé des années à construire. Il était impossible de remonter le temps, et de sauver tout ce que tout le monde avait perdu, mais des accords d'entraides et de paix, seraient un atout inévitables pour se remettre en selle.

Il fallut un moment à Raya pour baisser sa garde. Cela faisait bien des années qu'elle ne s'était pas sentie aussi détendue en public, mais elle devait bien admettre que, jusque là, la réunion de tous ces différents clans se passaient plus ou moins bien. Peut-être que l'absence d'armes, toutes laissées à l'entrée du village, apaisait les cœurs les plus craintifs, mais pour la Blonde, le vide laissé par sa manche, démunie de son couteau lui avait procuré d'abord une certaine frustration. Finalement, après un moment, elle s'était habituée à l'absence de sa lame. Cela ne lui prouvait que ce qu'elle savait déjà : elle n'était pas une combattante, encore moins une chasseuse. Son couteau, elle ne le quittait plus depuis qu'elle était arrivée sur cette planète, parce qu'elle n'avait eu d'autre choix que d'apprendre à se défendre. Se défendre contre des animaux, contre des hommes. Parfois même contre elle-même. Elle avait placé tellement de foi et d'espoir en ce petit objet, dont elle ne savait pourtant se servir que partiellement, qu'elle n'avait pas eu le courage de s'en débarrasser, même dans les moments les plus sombres. Et depuis qu'ils étaient sur Terre, ils en avaient connut pleins, des moments sombres. Des instants que, pour cette journée, qui se passait relativement bien, elle avait décidé de laisser derrière elle.

Difficile de nier la curiosité qui émanait de cette rencontre. Les occasions de se mêler si librement aux Grounders - ou pour eux, à l'inverse, aux Skypeople, avaient jusque là été plutôt rares, peut-être même que ça n'avait jamais été comme ça auparavant. Ou peut-être que Raya n'y avait jamais prêté attention jusqu'à aujourd'hui. Même le cœur de pierre de la blonde ressentit ce qui s'apparentait à du bonheur, en apercevant son parrain, John, dans la foule. Elle s'était empressée d'aller le voir, lui qui était l'une des dernières personnes qu'elle portait franchement dans son cœur, lui qui lui rappelait tellement son père. La conversation avait tourné quelques instants autour d'Aliénor, sa fille, qu'il cherchait des yeux, avant de prendre l'allure d'un débat politique, qui s'interrompit, presque aussi rapidement qu'il avait commencé, grâce, ou plutôt à cause, de l'intervention d'une personne que Raya aurait espéré ne jamais revoir. Kayden. Elle l'avait aperçut, par dessus l'épaule de John, et avait reconnut sa voix. En l'espace d'une demi-seconde, l'ambiance changea du tout au tout, du moins pour elle. Il n'était plus question de curiosité, ou de mixité sociale. Son sentiment d'angoisse réapparût. Le seul, et unique réflexe de Raya, fût de disparaître de là, aussi vite qu'elle le pût. Elle n'avait même pas prit la peine de saluer son parrain, qui, elle espérait, ne lui en tiendrait pas rigueur. Le coeur battant la chamade, la gorge serrée, comme si la simple vision d'un homme l'avait renvoyé cinq ans en arrière, elle s'enfonçait dans le village, s'éloignant de la foule tant qu'elle le pouvait. Raya avait l'espoir d'avoir disparu juste à temps, juste avant qu'il ne la voit, qu'il ne la reconnaisse. Si elle avait espéré, toutes ces années, que Kayden ne soit pas -ou plus, sur Terre, elle le savait, la chose devait être réciproque. Peut-être même plus encore.

Une fois seule, loin de la foule, loin de lui, Raya s'accorda un moment, et tenta de reprendre sa respiration, comme si elle avait retenu son souffle jusqu'à avoir la certitude d'avoir mit de la distance entre eux. Lentement, son cœur se calma, et ses pensées ne se bousculèrent plus. Elle s'autorisa même à observer ce qui l'entoure. Ce n'était pas tout les jours que l'occasion de visiter un lieux occupé par une tribu Terrienne, se présentait. Elle se disait que le plus dur était passé. Toutes ces années, elle s'était posé des questions. Etait-il arrivé sur Terre ? Si oui, était-il encore bel et bien vivant ? A présent, qu'elle avait les réponses à ces questions, elle avait l'impression d'avoir vécue dans un mensonge pendant des années, et elle était loin d'être au bout de ses peines. La blonde était perdue dans ses pensées, quand une voix l'interrompit. Hey excuse-moi, tu ne serais pas... Par réflexe, Raya se tourna, se disant que quelqu'un se serait perdu. Elle n'aurait pas été d'une grande aide, puisqu'elle ne savait pas du tout où elle était, mais elle se souvenait tout de même encore du chemin qu'elle avait prit pour atterrir là. Si elle avait sût qu'elle ferait face à Kayden, elle se serait probablement enfuie de nouveau. Au lieu de ça, elle le regardait, complètement incrédule, ne sachant pas du tout comment réagir, ni même quoi faire. D'ailleurs, il la regardait exactement de la même manière. Tout les deux pâles, faisant face à de vieux démons, appartenant au passé. Qu'est ce que ... Commence la blonde sans finir sa phrase, parce qu'en réalité, elle ne sait même pas quoi dire. Elle a envie de disparaître, de s'évanouir, de vomir, et de prendre ses jambes à son cou, tout cela à la fois. Pourtant, elle reste là, les yeux rivés sur la personne qui a gâché la seule vie qu'elle ait jamais connu.

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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty Re: My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Mar 20 Nov - 23:18
Kay a toujours essayé d'être quelqu'un de bien.

Pas d'irréprochable ou parfait, non. Ça, il sait que c'est que c'est tout bonnement impossible. Mais il a toujours essayé de faire les choses de la bonne manière, d'aider les gens, d'éviter de juger, d'être plus du côté « gentil » de la balance, parce qu'il ne pense pas que le monde se divise uniquement en gentils et méchants. Il a toujours essayé d'être, si pas totalement neutre, au moins d'essayer d'éviter d'être du côté qui correspond le plus à ses valeurs morales. Il a pas toujours été le meilleur guide, Kay, parce qu'il a ses propres opinions, et que parfois, celles-ci ne coïncidaient pas avec celles de l'Odyssée. Mais il s'est majoritairement rebellé dans sa tête, sans faire de vagues. Il a jamais posé beaucoup de soucis, l'ex-prof, même gamin. Rêveur, oui, naïf, oui, fauteur de troubles, non. Il a toujours essayé d'être droit dans ses bottes, d'aller sur le droit chemin. Et il a toujours essayé de faire de même pour son entourage.

C'est peut-être pour ça, que ça a été aussi blessant, cette accusation. Ou non, cette manigance, ouïe des années de ça. Une conversation qui n'aurait pas dû être surprise, et lui qui aurait dû être accusé d'un crime jamais commis.

Mais non, non, s'il est honnête, ce n'est pas tellement le fait qu'on veuille en faire un criminel qui a blessé Kay. La douleur trouve plutôt sa racine dans la personne qui l'a accusée. La personne qui voulait l'envoyer droit à la mort, pour quelque chose qu'il n'avait pas fait, pour une raison qu'il ignore totalement. Même encore aujourd'hui.

Il était con, Kay. Naïf et aveugle, probablement. Facilement trompé. Tout ça, il le sait, maintenant, grâce à Raya. Elle lui a donné la plus dure mais aussi la plus nécessaire des leçons : ne pas faire confiance à n'importe qui et surtout pas avec son coeur.

Il ne sait pas vraiment ce qu'il ressent, en voyant cette chevelure blonde familière et ces yeux clairs, agrandis par le choc. De l'a surprise, certainement. C'est même le sentiment dominant, parce que même si cette possibilité était restée dans un coin de son esprit, ça faisait...quatre ans, maintenant ? Qu'il n'avait plus vu ce visage, qu'il l'avait banni de ses pensées. Qu'il avait tourné la page, au final, parce que c'était plus facile de vivre ainsi. Alors non, il ne s'attendait pas à revoir Raya un jour. Parce que c'était plus simple de ne pas se perdre dans de sempiternels « et si ? » sur cette possibilité.

Peut-être aurait-il dû le faire. Car alors, ça l'aurait mieux préparé à ce à quoi il fait face aujourd'hui.

Puis, petit à petit, le choc se mue en autre chose. En curiosité, d'abord. Parce que la curiosité a toujours fait partie intégrante de lui. C'est ce qui l'a poussé à toujours poser les questions qui dérangent. Les pourquoi au lieu des comment. Que fait-elle ici ? D'abord. Mais cette réponse est facile à trouver : pour la même raison que lui, probablement. Pour observer ces événements majeurs se dérouler sous leurs yeux, pour voir une alliance entre terriens et débarqués se tisser, lentement. Pour voir par ses propres yeux l'histoire en marche. Que fait-elle ici ? est certainement la question la plus facile. Même pour deviner pourquoi elle se trouve si près du village. De la curiosité vis-à-vis des terriens, sans doute. Ou peut-être s'est-elle un peu perdue, comme lui.

Les mots sont morts dans sa gorge. Il ne sait pas quoi dire. Il ne sait même plus ce qu'il voulait dire. Et Raya a l'air tout aussi perdue, les mots s'éteignant aussitôt sortis de sa bouche.

Et puis, comme si voir ce visage déterrait toutes les plus vieilles sensations, les sentiments enfouis depuis longtemps, y'a d'autres couleurs qui suintent de la blessure d'un coeur jamais vraiment réparé.

Y'a de la colère, d'abord. De la rancune. Un « pourquoi t'as fait ça ? » qui veut sortir de sa gorge comme un monstre enterré depuis trop longtemps. De la confusion. De l'incompréhension. Du déni. Un méli-mélo de tout ce qu'il a pu ressentir ce jour-là. Quand il a entendu ces fatidiques mots qui devaient le condamner à mort. Quand il est resté là, coeur battant la chamade, incrédule, blessé au-delà du possible, le corps et le coeur encore plus froids que le métal contre lequel il s'appuyait. Paralysé par les paroles, par le poison qui coulait de ces lèvres aimées. Poignardé dans son âme et son ego, parce que bien sûr. Bien sûr qu'il n'était que le pauvre con, la pauvre victime facile. Bien sûr que tout avait été faux, dès le départ. Tout avait été trop beau. Il s'était encore perdu dans ses rêves, à voir des choses où il n'y avait rien. À s'imaginer amour là où Raya ne s'était probablement que joué de lui. Trop belle et trop bien pour lui, il se l'était dit dès le départ, mais il avait voulu y croire, oh oui, il avait voulu y croire.

Il avait pas perdu une seconde, Kay, avant de partir tout dénoncer. Parce que dans sa tête, ça avait été clair : c'est elle ou moi. Et clairement, personne ne viendrait le défendre. Personne ne le pleurerait.

Blessé, en plein délire paranoïaque, il n'avait pas hésité une seule seconde avant de la dénoncer, elle et ses acolytes. Avant de condamner à mort certains d'entre eux et la condamner elle à la prison.

Il aurait dû regretter, Kay. Il aurait dû, parce qu'il a toujours eu un coeur bon, au fond de lui. Mais sur cet épisode de sa vie, il a refermé une porte de métal blindé. Il a fait comme si tout ça n'avait jamais existé. Il a effacé Raya de sa vie.

Elle aurait pu revenir à l'état de fantôme qu'elle ne l'aurait pas autant choqué.

Ses poings se serrent, nerveusement. Ses yeux la fixent, avant de se poser sur un élément du décor, puis vers elle à nouveau. Non, elle n'a pas disparu. Enfin, après s'être mordu les lèvres, d'une voix plus rauque qu'à son habitude, les mots lui échappent :

« Je ne savais pas que tu étais là. »

Je ne savais pas que tu avais survécu, étaient les mots, en filigrane.
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le Dim 23 Déc - 22:18



my love is vengeance


raya & kayden


Une foule de sentiments traversa la blonde, au moment même où son regard croisa les yeux bleus de Kayden. La colère, la tristesse, la nostalgie, la haine. C'est fût si violent, que le court temps d'un instant, sa vision se brouilla. Retrouver sous ses yeux la personne qui l'avait nourrit, de son souvenir, de tous ces sentiments négatifs depuis plusieurs années, lui faisait l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Elle se retrouvait partagée entre la soif de vengeance, qui l'avait follement habité pendant les derniers mois qu'elle avait passé sur l'Odyssée, et le sale goût de la trahison qui ne l'avait jamais vraiment quitté depuis. Avec le temps, et au fur et à mesure des années passées sur Terre, elle avait penser que cette sensation et ces sentiments s'étaient atténués, et elle s'était même laissée aller à croire que cela finirait par disparaître. Après tout, elle ne pensait plus autant à son père qu'avant, du moins, plus avec autant de douleur et de négativité. Elle n'était certes, pas redevenue l'ancienne Raya, qui souriait tout le temps et était toujours là pour les autres, mais elle s'était surprise à retrouver certains de ses côtés, de temps en temps. Pourtant, à présent que le blond se tenait là, face à elle, elle savait qu'elle n'avait fait que se voiler la face. Elle s'était voilée la face en pensait que Kayden était mort, qu'il n'était jamais arrivé sur Terre, ou bien qu'il avait été terrassé par l'un des nombreux fardeaux qui avait touché les Skypeople depuis leur arrivée sur cette planète. Pire que ça, elle s'était voilée la face en pensant qu'elle guérirait, que les blessures laissées par sa trahison disparaîtraient, elles aussi, en même temps que lui. A présent que Raya se retrouvait assaillie par toute sorte de pensées négatives, elle comprit à quel point elle s'était trompée sur toute la ligne. Elle n'aurait pas pût être plus loin de la vérité.

La blonde ne pouvait pas s'empêcher de se dire qu'ils devaient avoir l'air bêtes, à se tenir là, face à face, droit comme des piquets, à quelques mètres l'un de l'autres, dans un silence des plus gênants. Si ses pieds l'en avait permit, elle se serait déjà enfuie loin, même si cela n'aurait probablement servit à rien. On ne peut pas fuir ses propres démons, elle venait juste de le comprendre. La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était revivre les actions qui l'avaient menés là. S'attacher à Kayden. Lui faire confiance. Lui confier ce qui lui avait pesé sur le cœur, ses inquiétudes. S'être fait trahir. Avoir vu son père se faire exécuter. Pleurer. Crier. Changer. Trahir à son tour. Manigancer. Se faire arrêter. Tout cela, pour n'absolument rien changer. Son père n'était pas revenu à la vie pour autant, elle n'avait pas voyagé dans le temps non plus. Elle s'était juste attirée des tonnes d'ennuis, et avait à présent des tonnes de regrets.
Le silence s'éternise, mais elle se retrouve incapable de prononcer un mot. Même si elle avait su quoi dire, ses lèvres ne se seraient probablement pas ouvertes. Elle avait pâlit, et une violente nausée menaçait de pointer le bout de son nez. Pour le coup, elle aurait bien aimé qu'une branche lui tombe sur la tête, ou bien qu'une guerre éclate dans le village, n'importe quoi qui aurait pu la sortir de cette situation des plus gênantes. Mais rien ne se produisit. Aucune bombe n'explosa, aucun monstre ne jaillit des buissons. Elle était bien toute seule, faisant face à son pire cauchemar, qui au bout d'un long moment décida de prendre la parole. Je ne savais pas que tu étais là. Sans surprise, son ton glacial ne réchauffa pas l'ambiance. Pas de doute, il devait être assaillit par les mêmes émotions qu'elle, il n'empêchait que Raya ne pourrait jamais le mettre dans le même panier qu'elle. Lui, l'avait trahit. Lui, avait mérité d'être puni. Certainement pas elle. Par les paroles qu'il emploie, elle ne pût s'empêcher de se demander s'il parlait du village, ou de la Terre, mais opta finalement pour la seconde option. Elle s'était imaginée qu'il était mort, mais cette idée avait été sans aucun doute réciproque, et cela ne faisait que raviver une colère qu'elle avait cru endormie, comme un volcan. Ses jambes avaient beau refuser de faire quoi que ce soit, les poings de la blonde, eux, c'était mis à se serrer convulsivement. A ses yeux, les paroles de Kayden n'avaient aucun sens. Comment pouvait-il prononcer une phrase aussi banale, après avoir tout détruit sur son chemin quelques années plus tôt ? Vraiment ? répondit-elle, d'un ton plein de dédain. Pourtant, c'est presque grâce à toi que je suis là. C'est toi, qui m'a envoyé sur Terre, tu te souviens ? Impossible de cacher, ni même de nier le venin de ses paroles. Impossible aussi pour elle de faire semblant que tout va bien. De nombreuses fois, elle s'était imaginé revoir le jeune homme, et dans chacune de ces visions, elle s'était dit qu'elle resterait forte, impassible, que ces émotions, sa colère ne la submergeraient pas. A présent, elle savait qu'elle en était incapable. Alors, après, tu comptes me demander comment je vais ? Qu'est ce que j'ai fais de toute ses années ? Raya avait beau tenté de rester calme, du moins en apparence, elle bouillonnait en réalité. Elle n'arrivait pas à détacher ses yeux fous de rages de Kayden. T'es gonflé de seulement oser m'adresser la parole. Elle réalisa finalement, qu'elle n'avait plus du tout envie que quelqu'un, ou quelque chose vienne interrompre cette situation, cette discussion. C'était le moment où jamais, d'avoir la conversation qu'ils n'avaient jamais eût.

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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty Re: My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Lun 28 Jan - 0:49
Kay, certains jours, il aimerait juste pouvoir prendre une gomme et effacer toutes les sales portions de sa vie. Comme un dessin raté, effacer les traits de crayon qui ont débordé, qui sont disgracieux par rapport au reste du dessin. Effacer, remplacer par quelque chose de plus beau, plus propre. Enterrer les brouillons et les ratures, faire comme s'ils n'avaient jamais existé.

Kay a toujours eu une sacrée tendance au déni. Il le sait. Ce n'est pas la façon la plus saine de fonctionner, mais il préfère s'aveugler aux choses qu'il n'aime pas. Voir à travers son propre prisme le monde qui l'entoure, ignorer les facettes qui ne lui conviennent pas.  Les lunettes roses métaphoriques, en somme.

Mais ça ne marche pas toujours. Parfois, il ne trouve pas ces lunettes, parfois on les brise. Et Kay se retrouve avec des morceaux de prisme faussé qu'il essaie de recoller ensemble tandis que la vraie réalité le frappe en plein visage, avec toute sa laideur et sa cruauté.

Parfois, il n'a juste pas envie de voir son propre reflet dans le miroir et contempler ses erreurs et égarements. Ce prisme sert aussi à ça.

Peut-être qu'il devrait regretter, Kay, en se retrouvant face à elle. Peut-être qu'il devrait s'en vouloir. Y'a beaucoup d'émotions qui bataillent pour avoir son attention, la confusion et la colère, majoritairement. Mais le regret ? Il ne fait pas vraiment partie du ballet. Parce qu'alors, Kay était persuadé d'avoir eu raison. Il avait le sang de trois personnes sur les mains, mais il était persuadé d'avoir eu raison. Parce qu'un tel trafic était illégal. Parce qu'elle était en tort. Parce que, au-delà de la blessure personnelle, au-delà du coup porté à son coeur, il s'était dit qu'il était dans le droit chemin. Que même si son action avait des conséquences catastrophiques pour plusieurs personnes, ça avait été pour le bien de l'Odyssée, en plus de son bien à lui.

Il avait eu raison. Et il s'était tellement répété cette phrase qu'il avait fini par y croire, pour faire taire la culpabilité qui voulait surgir. Il ne lui a pas laissé l'occasion de naître et croître. Comme une mauvaise herbe qu'on arrache avant qu'elle ne puisse prendre racine.

Mais là, face à elle, il ne peut pas s'aveugler. Se dire que ce n'est qu'un mirage, un souvenir remonté à la surface, un cauchemar. Ça fait bien longtemps qu'il n'a plus ceux-là. Pour dire l'horrible vérité, il avait presque fini par commencer à l'oublier. Le timbre de sa voix, l'odeur de ses cheveux, la douceur de sa peau. Tout ça est devenu flou, brouillé par le voile de la trahison, par l'intense conviction d'avoir eu raison, d'avoir jeté une criminelle en prison. Que c'était mieux d'oublier.
Il avait fini par oublier.

Voir une morte revenir à la vie aurait probablement eu le même effet. C'est en tout cas ce que ressent Kay.

Ils se fixent, comme des idiots, langue collée au palais. Il n'a jamais imaginé cette situation. Elle n'était pas impossible, c'est vrai, parce qu'il y avait eu des chances qu'elle se trouve avec les autres cents. Sinon, elle serait restée sur l'Odyssée et quoi, serait morte avec les autres prisonniers restants ? Alors que la prison était restée avec eux, la partie du vaisseau écrasée sur terre plutôt que dans la mer ? Rationnellement, Kay savait qu'il était probable qu'elle ait fait partie des survivants. Que malgré une terre qui essaie parfois de les broyer, elle aurait pu survivre. Mais Kay n'a jamais été très rationnel, n'a jamais aimé devoir l'être. Même avec une preuve irréfutable sous les yeux, il a envie de s'aveugler. Se dire que tout ça n'est pas réel.

Mais c'est réel, pas vrai ?

Et bientôt, il est obligé de briser ce silence trop lourd. Parce que ce statu-quo sans bruit ne peut durer éternellement. Il reconnaît à peine sa voix, quand il parle. Elle sonne tellement plus froide que d'habitude, tellement plus grave. Il a presque l'impression qu'un étranger a pris possession de ses cordes vocales.

Et comme si elle n'avait attendu que ça, comme une marionnette actionnée par un mécanisme, Raya s'anime, s'agite. Ses yeux le foudroient, ses poings se serrent. Et quand elle parle, c'est avec tout le poison qu'il n'avait jamais imaginé alors. Le poison qui l'a presque conduit à sa perte, au pauvre idiot naïf.

Ses lèvres se pincent, tandis qu'il accuse le coup de l'accusation. Il n'a jamais voulu cette confrontation, Kay, ne l'a jamais imaginée, mais peut-il vraiment fuir, désormais ? Une part de lui le  veut, pourtant. Mais ses pieds restent figés, comme cloués au sol.

Il accuse et accuse les coups. Jusqu'à la dernière phrase. Jusqu'à cette phrase de trop. Gonflé ? Gonflé ?

Alors, Kay explose à son tour. Il laisse échapper des années de rancune qu'il n'a jamais voulu reconnaître, une blessure qu'il a désespérément cherché à effacer, tant et si bien qu'elle avait presque été oubliée.

« Tu rigoles ? C'est moi qui suis gonflé ? Tu crois que c'est moi le fautif ? Tu voulais m'envoyer à la mort ! Et je ne sais même pas pourquoi. » C'est ça, la vraie blessure, la vraie peine. Pourquoi ? Ses mains tremblent, il ferme les poings pour dissimuler le mouvement, probablement en vain. Sa voix s'est mise à trembler, de colère, d'émotion, il ne sait pas. « T'es sur Terre parce que tu as été en prison. T'aurais pu en sortir sans jamais recevoir la peine capitale. J'ai pas cherché à te tuer, moi. »




Spoiler:
Désolé pour le délai et la réponse pas terrible, j'ai un peu du mal à RP en ce moment et Kay est le perso qui me vient le moins naturellement My love is vengeance, that's never free △ Raya 480477335 J'espère que ça t'ira quand même, hésite pas s'il faut que je change un truc My love is vengeance, that's never free △ Raya 620182214
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le Ven 12 Avr - 21:04



my love is vengeance


raya & kayden


Il lui semblait que sa tête n'avait pas autant chauffé depuis une éternité. Pas qu'elle se soit ennuyée sur Terre. Bien au contraire, elle y avait trouvé des distractions, des occupations. Elle avait rendu des services, aidé des gens à qui elle n'avait même jamais adressé la parole. Elle s'était même dégoté un couteau, et n'avait pas su s'en servir pendant des mois, peut-être même des années. Aujourd'hui, elle ne le maîtrisait toujours pas vraiment. Disons qu'elle se débrouillait avec, cela suffisait. Pendant ces années sur Terre, elle avait cherché et enchaîné les distractions, juste pour se changer les idées. Juste pour que cette boule qu'elle avait eu dans le ventre, cette colère qui l'avait envahit quand son père était parti, juste pour que tout cela disparaisse. Même si ce n'était que temporairement, c'était toujours ça de prit, et elle n'avait pas craché sur ses mois de paix intérieure, ou du moins, à ce qui y ressemblait le plus. Elle réalisait à présent qu'une tonne d'émotions et de sentiments contradictoires l'envahissaient, qu'elle n'avait fait que repousser l'inévitable. Toutes les choses qu'elle avait à dire étaient restés là, tapies au fond de son cœur, n'attendant que le bon moment pour sortir. Et que Raya le souhaite ou non, ce moment-là semblait être arrivé.

Bien qu'elle avait nié pendant des années le fait que Kayden était probablement encore en vie, elle s'était répété des milliers, des milliards de fois ce qu'elle lui dirait, ce qu'elle lui cracherait à la figure le jour où elle l'affronterait enfin. Pourtant, à présent qu'elle ne se tenait qu'à quelques mètres de lui, elle avait tout, absolument tout oublié. Plus de paroles glaciales, plus d'insultes, plus de cris, pas même une larme. Juste deux fantômes du passé se faisant face, et des dizaines de sentiments contradictoires les envahissant. La nostalgie, la colère, les regrets. Ce serait mentir de dire que, en repensant à ce qu'elle avait faillit faire, elle ne s'était pas sentie honteuse. Quand, en prenant du recul une fois arrivée sur Terre, elle avait réalisé le poids de ses actions, elle ne s'était elle-même pas reconnu. Mais alors qu'elle se trouvait là, en face de lui qui aurait pu être sa victime si son plan s'était déroulé sans encombre, tous les regrets de ses actions semblaient s'être envolés. La seule chose qu'elle regrettait amèrement, c'était d'avoir accorder sa confiance à l'homme qui se tenait en face d'elle. Ni plus, ni moins. Si elle n'avait jamais croisé ses yeux bleus, si elle ne lui avait jamais adressé la parole, les choses auraient été bien différentes. Sa vie serait loin d'être ce qu'elle était à présent, et elle ne serait jamais devenue la personne qu'elle avait eût tant de mal à accepter. Qu'elle n'avait toujours pas vraiment accepté d'ailleurs. Disons qu'elle s'était entendue pour faire la paix avec elle-même, mais que la blonde avait encore beaucoup de mal à s'y faire.
Parfois, la personne qu'elle avait été sur l'arche lui manquait. Gentille et naïve, elle accordait sa confiance et son amour sans se douter que les gens portaient des masques et que ceux-ci étaient bien difficiles à remarquer. Elle ne doutait de personne, ne faisait de mal à personne, et n'avait aucunes mauvaises intentions envers quiconque, ou presque. Bêtement, elle avait grandit avec l'idée que c'était la même chose pour les autres. Si elle avait su. Cette Raya était morte des années plus tôt, sur l'Odyssée. Son cœur, brisé, avait lâché, mais l'infection venait bel et bien du poignard planté directement dans son dos par celui à qui elle faisait à présent face.

Le regarder suffirait presque à raviver la douleur. Face aux paroles agressives, pleines de colère et de rancœur de la blonde, il accusait le coup, ne ravivant qu'encore plus la haine qui brûlait en elle. Comment pouvait-il se tenir face à elle, comme si de rien n'était ? Elle en avait presque la nausée. Elle avait l'impression de ne plus être à l'intérieur de son corps, de ne plus rien contrôler, hormis ses points qui se serraient convulsivement, plantant ses ongles dans les paumes de ses mains sans même qu'elle ne s'en aperçoive. Pensait-il que sa gueule d'ange suffirait à le faire paraître innocent ? Aux yeux de Raya, il était tout l'inverse, c'était peut-être pour cela que l'accuser de tout les malheurs du monde lui semblait être si facile. Ses paroles l'avaient surprit, elle le savait. Peut-être s'attendait-il à la voir adoucie ? Il n'en était rien. Le venin de la blonde, bien qu'elle ait à peine commencer sa tirade semblait avoir eût l'effet escompté, puisque Kayden, habituellement si calme s'empressa de lui répondre, touché par ses paroles. Tout comme lui, l'apparence froide qu'elle tentait de se donner se fissurait, à mesure que les mots sortaient de la bouche du jeune homme. Pauvre Kayden, si innocent, si gentil, elle crache pleine de haine avant de reprendre. Qu'est ce qui mériterait qu'on le trahisse, lui qui est si parfait, si humble, si naïf ? Bien évidemment, ses mots suintent l'ironie, elle n'en pense pas un mot. Elle connaissait bien cette facade que le blond se donnait. Elle-même était tombée dans le panneau. Elle l'avait prit pour quelqu'un de bien, alors que ce n'était qu'un lâche, qu'un traître. Il ne méritait pas une once de sa colère, et pourtant, la recevait toute entière. L'innocence lui allait à présent si mal, que si elle n'avait pas été si terrassée par toutes ces émotions, Raya en aurait rit. Vraiment ? fait-elle en laissant échapper un rire nerveux en entendant ses paroles. Toi, tu n'as pas essayé de me tuer ? C'est donc pour ma santé mentale ou ma vertu que tu m'as dénoncé ? Pour me préserver ? Son coeur s'en balle, il ne peut pas s'en empêcher. L'hypocrisie qui se dégage des paroles de Kayden est telle, qu'elle amplifie encore plus sa colère, ce qu'elle ne pensait pas possible. N'échange pas les rôles, on sait l'un comme l'autre la vérité. Tes mains à toi sont recouvertes de sang, elle crache en le détaillant de son regard bleu et froid comme l'hiver.

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ta réponse était parfaite, et comme tu le vois, je ne fais pas mieux que toi niveau délais My love is vengeance, that's never free △ Raya 2215546156 j'espère que la mienne te conviendra My love is vengeance, that's never free △ Raya 484338566


Dernière édition par Raya Gabrilhov le Jeu 15 Aoû - 15:17, édité 1 fois
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Kayden Elwood
DATE D'INSCRIPTION : 05/10/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Harlan Tikaani & Einar Helgusson MESSAGES : 7217 CELEBRITE : Dan Stevens COPYRIGHT : Blondie & e-ripley (tumblr) METIER/APTITUDES : Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture TRIBU : Odysséen POINTS GAGNES : 112
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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty Re: My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Sam 11 Mai - 21:50
Ça coule et ça coule, comme du poison, comme du sang de plaies infectées. Tu la fixes et t'as l'impression d'être comme ce jour-là, cette conversation surprise, qui n'aurait jamais dû être entendue par toi. C'est con, hein ? C'est con que tu te sois trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment, pour elle. C'est con que tu l'aies prise de vitesse pour l'exécution de son plan. C'est con que ce soit toi qui l'envoies en prison plutôt qu'elle qui t'envoie à la mort. Elle a pas dû parier sur ce résultat-là, hein ? Comment aurait-elle pu, t'étais tellement con, Kay. Tellement naïf. Tellement facile à berner. T'aurais jamais dû te rebeller. T'aurais juste dû aller sagement comme un agneau à l'abattoir. Et le pire, c'est que si t'avais pas entendu toi-même ces mots, t'y aurais pas cru. Non, t'aurais dit qu'il y avait eu erreur sur la personne, que Raya pourrait jamais faire quelque chose comme ça, te trahir comme ça. Naïf Kay. Trop con, Kay.

Les piques atteignent leur cible, ces quolibets dont on t'affuble si facilement encore plus douloureux dans sa bouche, comme si en passant entre ses lèvres, ils se dotaient de griffes acérées. Des adjectifs d'ordinaire positifs transformés en railleries, en injures. Ta nature bonne, retournée contre toi. Trop bon, trop con, c'est toujours ça qu'on dit, hein ?

Tu serres les dents, endurcis ton coeur autant que tu peux devant ces mots plein de fiel. Voilà ce qu'elle pense de toi. Comme quoi, elle te détestait vraiment. Te méprisait vraiment. T'étais juste un pauvre imbécile qui servait ses plans. Assez bête pour tomber dans son piège, assez naïf pour crever pour les crimes d'autres.

T'exploses, à ta façon. T'extériorises la peine, la douleur de la trahison, l'incompréhension, la colère. Vous vous crachez au visage, crachez tous ces non-dits pendant quatre ans. Quatre ans pour ruminer ces pensées, pour les enterrer, les oublier, juste pour qu'elles reviennent à la surface, plus sales, plus viles encore qu'auparavant.

Et les mots de Raya...ils visent là où ça fait mal. Te font douter de tes intentions, si louables, dans ta tête. T'as eu raison de faire ça, tu te l'es répété encore et encore. Tu empêchais des criminels de nuire. Tu rétablissais l'ordre. Tu faisais ça pour le bien de tous.

Ton assurance s'ébrèche. Parce qu'entendre à voix haute que tes mains sont recouvertes de sang, c'est autrement différent que le savoir et ne jamais souhaiter l'admettre réellement. Une vérité sale, qui ne colle pas avec l'image qu'on a de toi, l'image que tu veux te donner. Parce que c'est vrai, Kay, non ? T'as tué indirectement trois personnes avec ta dénonciation. Pas des innocents, non, bien sûr. Ils trempaient tous dans ce crime-là, étaient tous des trafiquants, des voleurs. Mais ça n'empêche pas que tu as trois morts sur la conscience.

Est-ce que ça t'a déjà empêché de dormir ? Oui. Mais sûrement pas autant qu'il le faudrait. Sûrement pas autant que tu le voudrais, parfois.

Parfois, ça t'effraie de te dire que la culpabilité ne te ronge pas totalement. Parfois, ça t'effraie de te dire que tu ne t'en veux sincèrement pas.

Qu'est-ce que ça fait de toi ?

« J'ai pensé à moi. » admets-tu, à voix basse. Légèrement tremblante mais calme, étrangement calme après la colère explosive à peine une minute plus tôt. Tu relèves le menton, essaies de raffermir ton ton, parler plus fort, pour qu'elle t'entende : « J'suis encore assez franc pour admettre que j'ai pensé à moi avant toi. Mais je voulais pas te tuer. Juste t'empêcher de me tuer moi. J'ai pas réfléchi à ce qui t'arriverait. Ou à ce qui leur arriverait. Pas sur le moment. » Tu déglutis, serres les poings. Parce que c'est ça, l'atroce vérité, non ? T'as pensé à toi. T'as été impulsif, t'avais mal, alors t'as cherché le premier exutoire que t'as trouvé. Comme un gosse, t'as été dénoncer à plus puissant que toi. Comme un gosse, t'as pris conscience de tes actes que plus tard. Mais même si tu l'avais voulu, t'aurais rien pu réparer, les faits étaient là.

Mais tu l'as pas voulu, n'est-ce pas ? Et c'est ça toute la différence. T'as pas voulu empêcher sa condamnation. Parce que dans ta tête, elle la méritait, pour s'être servie de toi comme ça. Pour s'être joué de toi comme ça.

« Oui, j'ai du sang sur les mains. Non, je ne suis pas totalement innocent dans cette affaire, mais ils ne l'étaient pas non plus. Tôt ou tard, ils allaient se faire choper par le Conseil. Et je n'allais pas te laisser me faire porter le chapeau de crimes que j'ai pas commis. » Ta voix retrouve petit à petit sa puissance, sa rage de tout à l'heure. Tu la fusilles du regard, la supplies à la fois. Parce que même après tout ce temps, tu ne sais toujours pas pourquoi. Tu veux comprendre. Tu veux savoir. Est-ce que t'étais juste con ? Est-ce que c'était toujours prévu ? T'as peur de la réponse, et en même temps, tu veux savoir. « Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour que tu me fasses ça ? J'étais juste le premier pauvre con qui tombait facilement dans ton piège ? Quoi ? »
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le Jeu 15 Aoû - 15:17



my love is vengeance


raya & kayden


Ses mots la dépasse. Elle ne contrôle rien de ce qui sort de sa propre bouche. Comme une plaie béante. C'est une hémorragie de rancœur, de colère, de haine, qui pullule comme une blessure infectée. Raya ne se reconnaît presque pas. Qui aurait pu croire que la perte et la colère pouvait avoir cet effet sur les gens ? Si l'ancienne elle - celle qui souriait, celle qu'avait connu Kayden, l'avait croisé à cet instant précis, elle aurait probablement pu en faire une attaque. Les mots qui sortent de sa bouche comme une gerbe incontrôlée ne lui ressemblent pas plus que le masque de colère, de folle, qu'elle doit porter à ce moment là. Ces paroles cruelles font leur effet. La blonde le sait. Elle les a répétés si longtemps, dans sa cellule, puis sur Terre, si précisément, qu'à cet instant, elle ne pense à rien d'autre qu'à les débiter tous, un par un, bien distinctement, bien articulés. Elle espère que chacun d'eux creusera un trou assez profond dans son esprit, dans son cœur, dans son cerveau, pour qu'ils ne le quittent jamais plus vraiment. Comme ses actes. La rancœur est un sacré poison, sur lequel le temps n'a que des effets négatifs. Elle grandit, grossit, devient si énorme qu'elle est presque insupportable, et puis du jour au lendemain, elle explose. Comme Raya à ce moment précis. Elle ne peut plus se retenir.

Les réactions de Kayden, de son expression étonnée, puis blessée, à ses excuses et son retournement de situation, ne font qu'amplifier sa colère. Comme si elle devait s'excuser de quelque chose après ce qu'il avait fait subir à son père, à son cœur. Il était bel et bien le premier à avoir trahi l'autre, et agissait comme si le monstre dans l'histoire, c'était elle. Ses mots venimeux, conséquences de quatre années passées à les ruminer, brise peu à peu l'assurance de sa victime. Raya le sait, elle le sent. Il fût un temps où elle connaissait assez bien ses grands yeux bleus et cet image d'homme doux, pour savoir qu'elle touche là où ça fait mal. Exactement là où elle vise. Elle ne peut pas s'en empêcher. L'adulte calme et raisonnable, mature, qu'elle s'efforce d'être au campement à complètement disparue, pour laisser place à une gamine enragée, écorchée, blessée par la trahison. Gamine qui devient folle. Impossible d'avoir une conversation posée. Pourtant, quand Kayden finit par lui répondre, son ton calme et sa voix basse, presque un murmure, contraste violemment avec les cris et le ton suintant de la blonde. Elle se sent presque humiliée d'agir de la sorte, mais elle ne peut pas s'en empêcher.
La réponse de son interlocuteur la laisse sur le cul. Pendant un instant, elle ne comprend pas de quoi il veut parler. Raya parlait de son père, pourtant, c'est des gens avec qui elle avait finit par préparer son piège dont Kayden lui parle. Elle reste interdite, confuse, quelques instants, mais la colère refait surface. Est ce que mentionner le besoin de vengeance de la blonde, lui avait permit pendant toutes ses années de dormir sur ses deux oreilles ? Lui qui avait commit la pire des trahisons, retournait-il a nouveau la situation ? Elle ne l'admet pas, pourtant, elle se souvient à peine du visage ou même du nom des trois personnes qu'elle a entraîné avec elle dans sa chute. A cette époque, cela n'importait pas. Aujourd'hui non plus. Pourtant, elle se retrouve à espérer que leurs visages sont dans tous les rêves, tous les cauchemars du jeune homme. Qu'ils le hantent autant qu'il la hante à elle. Te faire porter le chapeau d'un crime que tu n'as pas commis ? elle répète en insistant sur les derniers mots. Tu crois te moquer de qui au juste ? Tu as beau faire l'innocent, moi, je sais. Je sais ce que tu as fais. Cette avalanche d'émotion lui fait monter les larmes aux yeux. Ce n'est pas de la tristesse, mais bien de la colère. De la colère qui coule à flot, qui lui sort par tous les trous. Te regarder te faire passer pour un innocent suffit à me donner la gerbe,elle dit en levant les yeux aux ciels pour retenir ses larmes. De honte, elle a presque envie de lui tourner le dos. Elle n'est peut-être pas une vraie combattante, mais elle sait que dans une situation aussi peu commune, tourner le dos à son ennemi est loin d'être une bonne idée. De toute façon, ses pieds refusent de bouger, de lui obéir. Les derniers mots de Kayden finissent d'achever le peu qui lui reste de patience. Ses yeux fous de rage se repose sur lui. Raya est presque choquée, interloquée d'un tel culot. Mon piège ? Mon piège ?elle répète plusieurs fois, pas certaine d'avoir bien entendue. Tu essaies de te faire passer pour quoi là ? La victime ? Dans quel monde est-ce que tu vis ? Un instant, elle se demande même si il est fou. Schizo. Timbré. Pas tout seul dans sa tête. Inconsciemment, elle fait un pas dans sa direction. Elle ne s'en rend même pas compte. Ses yeux sont trop occupés à le fusiller pour évaluer la distance qui les sépare. Avec ce que tu as fais, je ne comprend même pas que tu puisse espérer te faire passer pour la victime. Putain, t'as tué mon père, et tu oses me dire ça ? elle finit par crier. Une larme de rage lui échappe. A présent, elle se fiche de faire bonne figure, de conserver sa fierté ou de passer pour une femme saine d'esprit.

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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty Re: My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Mar 10 Sep - 18:15
Ça devrait être cathartique, se revoir après toutes ces années, non ? Ça devrait être...pas apaisant, non, mais ça devrait vous permettre de mettre les choses au clair, peut-être, en étant optimiste ?

Pour être franc, tu n'as jamais trop osé songer à ce qu'il se passerait si tu revoyais un jour Raya. Tu savais que c'était possible, bien sûr, mais avec les années passées, à vous rater sans cesse, tu avais fini par mettre cet aspect particulier de ta vie un peu de côté, entre parenthèses. Une chose sur laquelle tu n'as jamais su mettre des émotions tranchées. Regret, colère, culpabilité, haine, honte, amour, humiliation, tu n'as jamais réussi à dépatouiller tout ça, même avec les années. Peut-être parce que tu n'as jamais voulu y réfléchir réellement, te poser pour faire une introspection. Peut-être simplement parce que faire cela te forcerait à admettre des choses que tu ne veux pas reconnaître sur ta propre personne. Dresser un portrait peu flatteur de toi.

Ça devrait être cathartique. Mais ça ne l'est pas. Ça fait juste mal, et à ta pile de regrets, tu peux ajouter le regret d'avoir croisé sa route aujourd'hui. T'as toujours été un aveugle consentant, Kay. À t'aveugler aux choses que tu n'aimes pas, pour mieux vivre. Tu aurais pu continuer ta vie sans revoir Raya, laisser ces questions pour toujours sans réponse. Tu aurais pu, tu t'en serais probablement mieux sorti, parce que s'il y a une chose à laquelle tu es doué, c'est le déni, c'est l'évitement.

Mais là, tu ne peux rien éviter. Il n'y a aucun coup qui ne peut rater sa cible. Comme deux navires qui se tirent dessus à boulets de canons, en attendant de voir lequel coule en premier. Lequel sera emporté par les flots, entraîné par le fond, coque crevée par le métal brûlant, plaie béante bientôt aspirée dans les abysses.

Face à la colère brûlante de Raya, ses yeux plein d'un feu haineux, tu songes que c'est toi qui couleras en premier. Tu n'as pas assez de munitions. Tu n'en as jamais eu. Tu n'es pas un navire de guerre, juste un pauvre rafiot qui a croisé le chemin d'un magnifique trois-mâts qu'il n'aurait jamais dû voir.

Tu coules trop facilement. Tu casses trop facilement. Tu n'as pas été construit avec les éléments les plus durs, les plus solides. Des planches de bois jeune, au coeur tendre, pas une trace de métal dans ta structure. Destiné à naviguer dans des eaux calmes, peu profondes, peu dangereuses. Destiné à couler, éventré, dès que tu rencontres une tempête.

Tu n'étais pas prêt pour cette tempête. Tu l'as admirée, sa force, sa puissance, sa majesté. Mais tu t'es approché trop près, Kay, elle t'a emporté, t'a noyé, t'a fracassé contre les rochers avec ses vagues trop grandes pour toi. Tu t'en es sorti, mais avec une peur irrémédiable de l'eau, des forts courants.

Tu n'aurais pas dû la croiser à nouveau.

Ça devrait être cathartique et ça ne l'est pas. Tu voudrais fuir mais tu ne peux pas. Alors, tu n'as qu'à subir. Subir le fiel, peut-être mérité – certainement pas, tu as eu raison, crache une partie de toi, hargneuse, si peu toi –, subir la confusion quand tu vois les larmes perler à ses yeux. (Tu as une envie ridicule de la réconforter, comme si tu avais soudain oublié toutes ces années et toute cette rancoeur. Comme si tu avais oublié que tu étais la source de ces larmes. Imbécile, imbécile.) Tellement es-tu aveuglé par ces larmes, par les émotions conflictuelles qu'elles évoquent en toi, que tu ne réagis pas directement aux mots prononcés. Et quand tu les saisis enfin, tu ne comprends pas. Faire l'innocent ? Quand as-tu fait l'innocent ?

Tu vois la colère qui monte en Raya, montes et montes comme une vague gigantesque, et tu es impuissant face à celle-ci. Tu sais que tu finiras noyé. (Tu n'as jamais été fait pour la mer, tu aurais dû rester sur dans le ciel, pauvre con, tes rêves de voyage sont des rêves de mort, n'as-tu pas encore compris ?) Tu la fixes, totalement interdit, comme l'un de ces premiers hommes face au Déluge (morts, tous morts, exceptés pour Noé et sa famille), tu attends juste le tsunami qui t'emportera.

Elle avance, vague meurtrière, répétant tes mots, écho cruel. Comment as-tu pu croire pouvoir combattre une catastrophe naturelle ?

Tu restes interdit tandis qu'elle avance, implacable. Et toi, figé, calme avant la tempête, tu ne comprends rien de ce qu'il se passe. Tu ne comprends rien au torrent qui se déverse sur toi.

N'es-tu pas victime, toi aussi ? Est-elle si aveuglée par la colère qu'elle refuse de reconnaître qu'elle a voulu te tuer, via machination ?

Mais ce sont les derniers mots qui enfoncent le clou, qui finissent par te laisser complètement sonné, éberlué. Quoi ? Que se passe-t-il ? As-tu été jeté dans une autre dimension ? Tu ne comprends plus rien à cette histoire.

« Attends, attends. » tu tends les paumes devant toi, comme pour arrêter Raya, geste futile face à la furie déchaînée. Tes yeux bleus, écarquillés, comme si tu pouvais mieux comprendre la situation ainsi, si tes rétines, en absorbant mieux la lumière, pourraient t'y faire voir plus clair. Ton ton devient plus pressé, plus urgent, mais toujours plus calme que le sien. « Tué ton père ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je parlais à peine à ton père. Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ? »

Tu essaies de comprendre, Kay, parce que tu ne comprends vraiment pas.



Spoiler:
Désolé pour toutes les images sur la mer, je crois que Kay est trop trauma du kraken/de la mer pour son propre bien, ça pollue mes autres rps My love is vengeance, that's never free △ Raya 3932957285 Et j'espère pas m'être gourée pour le père de Raya, j'ai rien noté pour le lien et j'ai oubliéééé la relation entre Kay et son père mais il ne me semble pas qu'ils étaient proches et que tout est dû à un malentendu avec John, non ? N'hésite pas à me corriger si je me trompe My love is vengeance, that's never free △ Raya 4081441540
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My love is vengeance, that's never free △ Raya Empty Re: My love is vengeance, that's never free △ Raya

le Dim 13 Oct - 13:51
RP archivé suite à la suppression de Raya My love is vengeance, that's never free △ Raya 484338566
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