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Days go by (Ayiana) Empty Days go by (Ayiana)

le Dim 2 Sep 2018 - 11:59
Days go by (Ayiana) Tumblr_nvk6qxKvKb1rbs0o5o1_250 Days go by (Ayiana) Tumblr_oihf1gzX7d1ukhc0jo3_250
Maybe in another life
I could find you there
Pulled away before your time
I can't deal it's so unfair




Cela faisait deux semaines que l’homme avait embarqué, seuls les Anciens savaient où exactement. Les Anciens et Stígandr. Sans dire un mot, il avait pris le large sur son bateau de fortune s’apparentant dorénavant plus à un embarcadère bancal qu’à un réel trois mâts. Les Ulfsson étaient pourtant fier de leur possession. Stígandr aimait voyager, autant pour perfectionner ses cartes que pour s’éloigner de l’île. Chose qui se faisait étonnamment souvent ses derniers mois. Le pauvre homme avait délaissé fils et famille pour se diriger inconsciemment vers les ruines du peuple des vagues. Ou peut-être était-ce les Anciens qui avait soufflé assez fort pour le faire échouer sur ces terres.

L’aube peinait à arriver. Stígandr remarquait néanmoins vers l’est que les étoiles s’amenuisaient face à une mince couche de lumière qui laissait présager que le soleil n’allait pas tarder à se lever. Sa venue à une heure aussi matinale n’était pas dû au hasard. Il croiserait moins de monde ainsi. Les pêcheurs matinaux seront probablement les premiers témoins de son retour. Ils pourront l’annoncer à tout curieux se demandait quels étaient les pas lents qu’ils ont entendu à leur réveil, le long de leur bivouac.

Comme un voleur craignant de se faire prendre, Stígandr se referma une fois qu’il vit son île. Ses épaules se courbaient non pas par le poids des fourrures sur son dos, mais par un sentiment de culpabilité dont lui-même doutait de son origine exacte. Éviter sa famille et ses amis le réussissait pourtant si bien. Après tout, n’était-il pas mieux en solitaire, loin des commères le disant fou, l’accusant de parler tout seul s’étant laissé aller à la folie ? Ses compagnons devraient pourtant être les premiers à le comprendre : les morts ne nous quittent pas, ils nous observent. C’était le cas pour sa femme. C’était le cas pour Edda. Jamais elle ne l'avait quitté. Elle lui suivait inlassablement dans tous ses faits et gestes. S’il se doit de rester droit, c’était pour elle. Elle lui ouvrira les portes du Ciel et l’accueillera parmi les Anciens quand ça sera son tour.

La proue approcha doucement de la plage de l’île. Stígandr lâcha doucement la barre qu’il n’avait pas desserré depuis une bonne dizaine de minutes. La plage était encore déserte. Toujours d'après les étoiles et le ciel, le soleil allait mettre moins d’une heure à se lever. Même si le rivage ne possédait pour l’instant pas âme qui vive, le cartographe pouvait entendre les pas lointains des premiers lève-tôt qui s'attellent à la lourde tâche de nourrir et défendre leur famille en partant à la pêche et en se postant en tant que garde. Stígandr n’en avait cure. Il lui fallait repartir aussitôt avec ses bagages de toile et peau tanné. Il avait pris de nouvelles données qu’il se devait de cartographier le plus vite possible. L’homme prit son sac en cuir épais, cachant d’autres biens que ses cartes et outils de cartographie. Il ne devait pas se faire voir. Surtout pas par sa famille.

« Je vais les mettre à l’abri, ne t’inquiète pas. » dit-il en désignant son sac qu'il prenait dans ses bras comme un bébé qu’il devait couver. Edda savait ce qu’il avait découvert lors de son passage entre l’ancien village des Calusas, mais surtout lorsqu'il avait vagabondé plus au nord où il avait croisé des marchands du peuple de la plaine. C’était parmi eux que Stigandr avait vu des objets qui lui avait retourné le cœur : des textes de son peuple, dont la majorité ont été rédigé par la main de sa femme. Les marchands les avaient retrouvés parmi les débris du cyclone et Stígandr fut d’ailleurs étonné de constater qu’ils les avaient conservés pendant tout ce temps. « Tout a de la valeur et peut s’échanger ! » leur avait-il répondu. Cela tombait bien ; Stig avait emporté beaucoup trop de cuir avec lui. Il en échangea quelques-uns contre ces précieux documents. Malgré leur état endommagé, Stig n’avait pas tardé à les déchiffrer presque instantanément. Il reconnaîtrait entre mille l’écriture soignée et droite de sa femme. Les parchemins étrangement solides dont l’encre avait fortement bavé à certains endroits ne le dérangeait pas. Il s’agissait ici des traces qu’avaient laissé Edda de son passage sur Terre. Et c’était le devoir de Stígandr de les conserver précieusement.

L’homme descendit lourdement de son bateau. Un peu à l’écart des autres, beaucoup plus massif et imposant, il longea alors le bord de la plage. Il voulait se dépêcher d’atteindre sa demeure pour ranger ses affaires et aller aussitôt à son atelier. Il fallait qu’il tente de sauver ce qu’il restait du travail d’Edda. « Je ne te garantis rien ma douce. Le parchemin, tu le sais, ce n’est pas mon point fort ! » Stígandr évita volontairement de passer par la rue de terre principale et se dirigea vers une des ruelles parallèles qui le détournait un peu plus de chez lui, mais lui assurait de rencontrer moins d’habitant, si quelques insomniaques se trouvaient dans les parages. Stígandr était presque sûr qu’il venait d’éviter de justesse certains de ses camarades venant à l’instant de débarquer sur le quai. Cependant, le cartographe semblait avoir oublié que lorsque le destin avait décidé des rencontres, personne ne pouvait y échapper. Un visage ovale et familier à la chevelure blonde surgit dans son champ de vision. Stígandr eut du mal à feinter son étonnement face à sa belle-sœur. « Ayiana ! Par les Anciens, pourquoi n’es-tu pas en train de dormir ? » Il y avait mieux comme salutation après un peu plus de deux semaines d'absences sans dire un mot à quiconque. Par ailleurs, le ton pourrait laisser croire qu’il n’était pas heureux de la revoir. Or, ce fut sa surprise qui lui donna cet air de chuchotement aigu de voleur effronté. Son sac en cuir bien posé sur son épaule, il serra les phalanges à son cordage comme pour s’assurer que ses possessions ne décident soudainement de s’envoler.
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le Jeu 6 Sep 2018 - 16:04
Days Go By
Stìgandr & Ayiana




Il faisait froid. Enfin, soyons honnêtes, il faisait toujours un peu froid sur cette île, mais les Iskaars étaient tellement habitués qu’ils ne le sentaient plus. Cela n’empêcha pas Ayiana de frissonner en remontant sa couverture sur ses épaules. La nuit commençait à laisser place au jour, et le soleil montrait timidement le bout de son nez. A côté d’elle, Brandr dormait. Le fils de Stìgandr était dans cet âge d’entre-deux : il n’était plus tout à fait un gamin, mais il n’était pas encore un homme. Et cela faisait deux semaines qu’il était seul, sans son père, et plus inquiet qu’il ne voulait bien le laisser paraître. Alors Ayiana avait décidé de venir lui tenir compagnie, ces derniers jours. Pour lui égayer ses soirées, lui faire garder espoir. Et parce qu’elle aussi était inquiète. Stig avait disparu un beau matin, avec son bateau. Il avait pris la mer sans rien en dire à personne. On ne pouvait pas dire que ce n’était pas le genre de Stig. Ayiana ignorait ce qui était son genre, depuis la mort d’Edda. Son vieil ami était au fond du trou depuis qu’il avait perdu sa femme, rongé par un deuil qu’il ne parvenait pas à faire, il perdait pied avec la réalité. Et elle avait beau essayer de le ramener vers eux, de lui faire retrouver l’ancien Stìgandr, l’homme était encore enfoncé bien profondément dans le chagrin. Mais cela faisait deux semaines et ils ignoraient si Stig était en vie. Brandr ne pouvait pas perdre son deuxième parent si tôt. Et Ayiana ne pouvait pas perdre un autre membre de sa famille. Pas comme ça. Pas maintenant.
 
On frappa légèrement à la porte, faisant sursauter légèrement la blonde. Elle se leva et se retrouva face à un homme du village.
« Un homme travaillant sur le quai est venu me dire qu’il avait vu Stìgandr débarquer de son bateau ! »
Le sang d’Ayiana ne fit qu’un tour. Elle attrapa son manteau, remercia l’homme et alla à la rencontre de Stig. Elle aurait pu attendre qu’il rentre chez lui, mais elle avait deux mots à lui dire, sans la présence de Brandr. Elle avait fait à peine quelques mètres qu’elle l’aperçut furtivement. Elle revint alors légèrement sur ses pas et se posta à un coin proche de la maison. Stig manqua de tomber à la renverse en la voyant, bras croisés devant elle.
 
« Ayiana ! Par les Anciens, pourquoi n’es-tu pas en train de dormir ? »
C’était donc comme ça qu’il l’accueillait après deux semaines d’absence. Pourquoi elle n’était pas en train de dormir ? La jeune femme esquissa un mouvement des épaules avant de répondre d’une voix sèche.
« Oh je ne sais pas, peut-être parce que mon idiot de beau-frère est parti sans laisser un mot pendant deux semaines ? »
Elle s’avança de quelques pas et se trouva face à Stig. Il était bien plus grand qu’elle. Mais peu importait. Il fallait qu’il comprenne que ses actions n’étaient pas acceptables.
« Ton fils t’a cru mort. Je t’ai cru mort. On ne dort pas, depuis deux semaines. Qu’est-ce qui t’a pris, Stig ? Brandr a perdu sa mère il y a quelques mois, et tu lui infliges ça ? En bateau en plus ? Cette famille a perdu tellement à cause de la mer, et tu pars en bateau sans prévenir ni expliquer. Tu n’as donc aucune considération pour tes proches ? »
Il savait, pourtant. Il savait que son père était mort en mer, qu’il avait pris la mer un jour pour le travail et n’était jamais revenu. Il savait que la mer avait pris Edda et que lui comme elle en faisions encore des cauchemars. Le Stìgandr qu’Ayiana connaissait n’aurait jamais ça. Et bordel, ce Stig lui manquait. Parce que l’homme qu’elle avait en face d’elle, elle n’était pas sûre de l’aimer.

« Ton fils mérite mieux. Ce serait bien que tu t’en soucies un peu. Et si tu refais un coup comme ça, Stìgandr Ulfsson, je viens te chercher moi-même où que tu sois, et je t’envoie dans le Styx à coups de pied au cul. Les Anciens ne doivent pas être très fiers de toi actuellement. »
Ayiana n’utilisait pas souvent l’argument des Anciens. Elle-même n’était pas très attachée à cette croyance. Les Anciens veillaient sur eux, c’était une certitude. Ils devaient être respectés. Mais elle n’avait pas l’adoration pour eux que son beau-frère chérissait, et elle ne vivait pas sa vie dans la peur du courroux des Anciens. Stig, par contre, prenait ces choses très au sérieux. Et si ça pouvait le faire réagir, alors elle était prête à invoquer les Anciens. Tout pour retrouver son ami.
« C’est quoi, dans le sac ? » demanda-t-elle en avisant le sac en cuir sur l’épaule de Stig, qu’il serrait comme la prunelle de ses yeux.
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le Ven 16 Nov 2018 - 14:02
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