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[Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie) - Page 2 Empty Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)

le Jeu 5 Juil 2018 - 15:00

time fly like the night upon our heads

25 Novembre 2117 ;; T'es toujours aussi maladroite, alors.. Le terme n’est sans doute même pas suffisamment fort. Lorsqu’elle réfléchit suffisamment, elle réalise que ce monde ne tourne même pas vraiment rond. Elle n’a pas envie de se tracasser sur les choses qui ne se passent pas bien. Les choses sont comme elles sont, bien sûr mais elle sait de quoi il est question, pour elle. Et elle n’oublie rien. Charlie n’est pas douce, elle n’est pas adroite et elle enchaîne parfois les erreurs. Par moment, elle peut même faire des erreurs mais elle est disposée à faire ce qu’il faut. D’une certaine manière, disons, mais ce n’est pas vraiment une réussite non plus. Charlie est ce qu’elle est elle apprend à avancer en fonction de tout ça, justement. Elle n’a pas toujours les bons mots et parfois, elle fait des erreurs. Mais elle fait de son mieux. Et parfois oui, elle peut faire une vraie idiotie. Elle n’est pas maladroite volontairement et elle espère juste qu’autour d’elle, les gens ont été capables de s’en rendre compte comme il le faut. Mais elle sait que malgré tout, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé, que malgré ça, les choses se sont passées comme elles se sont passées. Enfin bon, pas la peine de chercher plus loin. De toute manière, Devos sait comment elle était et elle n’a jamais changé. Elle n’a jamais voulu changer et de toute manière, elle n’en a jamais éprouvé un réel besoin. Les choses sont juste comme elles sont. A quoi ça pourrait bien servir ? Elle est comme elle est, et elle s’est construite dans un environnement facile. Elle n’a jamais évolué, elle n’a jamais changé et ça ne risque pas de changer. Disons en tout cas qu’elle fait ce qu’elle peut et qu’elle ne voit pas à quoi ça pourrait servir. ” Pourquoi est-ce que j’aurais changé ?”. Elle se met à rire, doucement, mais elle ne cherche pas vraiment plus loin. Elle a toujours été comme ça et au fil des jours, elle n’a pas été capable de changer et elle a fini par réaliser que ça ne servirait à rien. Son évolution lui convient, en réalité. Et tout est devenu bien plus supportable. Désormais, elle s’accepte comme elle est et elle demande aux gens d’en faire de même. ” J’ai essayé de changé et je crois que c’est devenu bien pire”. Elle a essayé de dissimuler ses erreurs derrière quelques courbettes mais ça n’a pas vraiment fonctionné. Les choses ont été catastrophiques et ses erreurs se sont multipliées.

Devos la barbe rasée. Il faut dire qu’en le voyant comme ça, c’est une vision qu’elle n’imagine qu’à moitiée. Mais après tout, c’est peut-être vraiment de là que ça vient. Mais ce n’est même pas certain qu’il s’agisse de ça. Je pourrais. . Un fin sourire se glisse sur les lèvres de Charlie à cette idée. Il faut dire qu’elle fait de son mieux pour ne pas penser à ce qui se passe dehors. Et ça n’a strictement rien de facile, vraiment. La météo est destructible, anéantissante. Il n’y a pas vraiment de bons côtés à toute cette histoire. Le monde part en vrille et cette planète est en train de tout détruire, dehors. Elle ne sait pas comment est le campement, elle ne sait pas si tous ses proches sont en vie. Et en fin de compte, elle n’a pas envie de réfléchir. Alors elle s’attarde sur des choses sans intérêt comme l’idée qu’il puisse se raser la barbe et l’image que ça pourrait lui donner. Le visage qu’il pourrait avoir, aussi. ” Chiche, quand tout ça est terminé, tu la rases !”. Peut-être que l’idée est stupide, il ne saurait le dire, mais l’histoire reste amusante. Et c’est la seule chose qui puisse compter. Plus ou moins, du moins. Un peu d’humour alors que tout s’écroule autour d’eux. Et derrière ça, l’espoir continue à leurs faire croire que tout se passera bien. Tout va bien, et ils vont tous bien. Elle veut le croire, mais ce n’est pas certain. Alors elle essaie de ne pas y penser et elle ne veut pas en parler.

La planète semble essayer de leurs faire passer un message mais il est presque impossible de savoir de quoi il s’agit. Elle n’a pas envie de réfléchir mais elle sait aussi qu’ils n’ont pas le choix. Il faut attendre de voir, il faut observer, il faut réfléchir et essayer de réfléchir à comment les choses pourraient se passer. Mais là, pour le coup, il n’est pas certain que ça se passe bien. J'ai vu ça.. Et oui, et malheureusement, il n’est pas forcément possible de survivre juste parce qu’on connaît un chemin. Si les arbres peuvent disparaître parfois, ça ne veut pas pour autant dire que ça reste inspirant, d’une certaine manière, du moins. En réalité, face à ce monde, il faut se montrer méfiant. Et ça ne se passe pas toujours comme il faut. Justement. C’est compliqué, très compliqué. Mais elle refuse de chercher plus loin, elle refuse de regarder et de réfléchir. C’est un fait. Mais bon. Et puis, il y a les pièges, qui bougent, sur lesquels on peut mettre les pieds. Les intempéries qui changent certaines choses. Oui, certaines choses peuvent les dépasser. Mais ça ne veut pas pour autant dire que c’est aussi simple que ça, au contraire. ” Quoi qu’on fasse, on doit rester prudent, on ne peut pas prendre un chemin juste par habitude”. Il n’a absolument jamais été question de ça, et il n’en sera jamais question. Tout est une prise de tête sans nom, dehors. Et si elle s’y plaît de temps en temps, elle ne risque pas de prétendre que c’est aussi simple que ça. Parce qu’en réalité, Charlie panique, parfois, quand elle sort. Et elle peut avoir peur par moment. Ce n’est pas toujours plaisant mais on apprend à évoluer dans le bon sens quand on essaie de le faire. Ca ne veut pas dire que c’est évident. Elle prend sur elle parce qu’on ne peut pas vraiment dire qu’elle ait le choix.

Tu connais bien les alentours, alors ?. On peut dire ça et pourtant, pas tant que ça. Charlie n’a pas pour habitude d’explorer la forêt. Elle le fait régulièrement, elle le fait parfois moins. Mais en réalité, elle ne va jamais aussi loin que les gens ne semblent le croire. Elle est patrouilleuse et pas exploratrice. Elle n’a pas besoin de chasser puisque les gens le font pour elle. Oh, elle le fait parfois, quand les stocks se font plus faibles et qu’elle n’y arrive pas forcément. Les choses peuvent être compliquées parfois mais elle fait de son mieux. Et ça ne veut pas dire que c’est évident. ” Je me débrouille disons, mais ça ne veut pas pas dire que je connais les chemins par coeur. Je fais de mon mieux et j’apprends à me repérer mais ce n’est pas toujours une réussite.”. Clairement. Mais elle fait ce qu’elle peut et s’imagine que c’est suffisant comme ça. Un peu, en tout cas. ” Et toi alors ? Tu ne sors pas beaucoup mais tu connais au moins autour de ton campement ?”. Parce que c’est une chose à laquelle elle aime penser. Mais ça ne veut pas dire que c’est évident. Au contraire, même. Mais bon, les choses sont comme elles sont, disons et il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. De toute manière, de son point de vu à elle, s’il est bon de voir les gens sortir régulièrement de leurs campements, elle sait bien que ce n’est pas aussi simple que ça. D’ailleurs, chacun est libre de faire ce qu’il veut.

C'est quoi la pire chose qui te soit arrivé, là dehors ?. De ce côté-là, Charlie a toujours eu beaucoup de chance, elle n’a jamais eu de situation catastrophique et elle ne s’est jamais retrouvée face à un cas insolite. Les rares sales choses qui ont pu lui tomber sur le nez, elle était sur le campement quand elles sont arrivées. Elle ne prétend pas que c’était facile mais c’est arrivé. La pire chose qu’elle ait vécu lui fait pourtant détourner le regard. ” Le pire, ce n’est pas ce qui m’est arrivé dehors. C’est la pluie acide qui nous est tombé dessus, la première année.”. Elle ne sait pas s’il a déjà entendu cette histoire, elle ne sait pas s’il a conscience qu’ils ont vécu de sales trucs parfois. ” Certains sont morts et on a vraiment eu peur. Vraiment…”. Quelques cicatrices courent encore sur ses bras, à cause de la pluie, elle passe une main sur elles, en y pensant, se remémorant l’horrible douleur qu’elle a pu ressentir à ce moment.
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DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016 PSEUDO/PRENOM : ELOW ; MULTICOMPTES : QUEEN IRINA + BABY JONAS ; MESSAGES : 1638 CELEBRITE : JAI COURTNEY ; COPYRIGHT : ELOW ; METIER/APTITUDES : INFORMATICIEN, ANCIEN LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; TRIBU/CAMP : ODYSSÉE ; POINTS GAGNES : 94

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le Dim 29 Juil 2018 - 16:59


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time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Il y avait toujours la mélodie, au loin, de la tempête. Il continuait de pleuvoir, férocement, et parfois Devos entendait le grondement de l’orage. C’était un événement qui prenait son temps et qui entourait Charlie et l’informaticien, coincé dans cette grotte. Mais s’il se concentrait sur la voix de la jeune femme, alors parfois il lui semblait que tout était plus calme. Qu’il n’y avait aucun autre son, à part elle. Il pouvait aussi, de temps en temps, entendre des gouttes tombées, quittant son corps ou le sien pour tomber sur la terre ferme. Malgré les minutes qui se sont écoulés, ils restaient toujours en partie trempés et froid. Lui en tout cas, ne se sentait toujours pas à l’abri de l’humidité que ses vêtements avaient absorbé. Ce qui risquait d’être encore plus désagréable une fois les températures encore plus basses. L’eau allait geler et ils en souffriraient les conséquences. Heureusement, l’hiver était encore loin et s’il pouvait faire froid, cela n’irait pas en dessous des 5 ou 6 degrés. C’était suffisant pour que leurs corps tremblent, mais pour qu’ils se fassent mordre par le froid. Peut-être que leurs survies allaient être une question de chance. Maintenant qu’il y pense, elle devrait peut-être se poser contre lui pour se réchauffer ? Il n’en était pas certains. Il sait simplement, scientifiquement parlant, qu’ils auraient plus de chance de ne pas mourir de froid en se transmettant l’un et l’autre le peu de chaleur qu’ils possédaient.

Les gens changent, normalement. Mais pas lui, et visiblement pas elle. Ce qu’ils étaient par le passé, ils le sont toujours à ce moment précis. Comme s’ils avaient toujours compris le fond de leurs âmes respectifs. Mais avec le temps, l’informaticien avait bien remarqué que la plupart des personnes évoluaient, se transformaient, grandissaient. Il l’observa alors, notant mentalement la position dans laquelle elle se trouvait, le chemin que faisaient ses pupilles et le rire qui se dissipait. C’est parce que tu as essayé d’être ce que tu n’es pas. Et ça, il le comprenait tellement. Il la préférait maladroite, même si parfois ça faisait plus de dégât que de bien. De là où il se trouve, il tenta un sourire compréhensif, avant de reporter son regard sur sa cheville.

Faisons-ça, alors. Une pensée positive loin des dégâts de l’extérieur. Une pensée légère et sincère. Il s’imaginait déjà assis parmi les jeunes, retrouvant le visage d’autrefois à la seule différence qu’il avait le long du cou un tatouage fait chez les Naoris. Au moins, sans la barbe, celui-ci serait un peu plus visible. Il se passa la main sur le cou, collant l’arrière de son crâne à la paroi glacée. Est-ce que le sol tremble à chaque fois qu’un arbre est arrachée ou que le tonnerre tombe ? C’était l’impression qu’il avait.

La prochaine fois, je vais surtout éviter de bouger mes fesses. Au-dessus d’eux, des stalactites un peu partout. Devos n’avait jamais rien vu de telle et si la vision était belle, il n’en oubliait pas moins où ils se trouvaient et pourquoi. Si c’était difficile pour Charlie et si elle désirait tout faire pour ne pas penser à la tempête, pour Devos ce n’était rien d’autres qu’un fait. Impossible à éviter, impossible à ignorer. De toute façon, tout avec cette planète était lié de près ou de loin à des catastrophes. Ils l’avaient tous compris et pourtant, c’était cette planète qui leur permettait à tous de survivre. Alors curieux, Devos se demandait ce que Charlie avait appris de plus dans ces alentours. Qu’est-ce que la forêt lui avait enseigné ? Attentif, il repose sur elle un regard admiratif. C’est difficile de se débrouiller seul ans un environnement comme celui-ci. Il ricane quand elle lui retourne la question.

Le village n’a aucun secret pour moi. Le reste, c’est une autre histoire. Je connais le chemin le plus court vers la rivière et un autre vers une plaine plus au sud… mais sinon, pas vraiment. Il se gratte la joue, réfléchissant à ce qu’il connaissait d’autres. Il sait plus ou moins se repérer avec le nord et le sud, mais vraiment les chemins, ils ne les connaissaient pas. Pas vraiment ou entièrement. Il allait vers une direction et parfois, il touchait juste. Les rares fois où il était sorti pour de longues routes, c’était à plusieurs et c’était il y a longtemps. Je passe plus de temps dans les ruines du métro, sous terre. C’est plus… calme. Il s’y sentait chez lui, en sécurité, à l’abri. Même si les longs couloirs étaient impressionnants et qu’ils n’avaient pas encore eut le temps de tout explorer, cela lui avait suffi. Aussi, de se dire qu’il y a plus de cent ans, une ville se trouvait là, puissante et fourni en électricité, le fascinait. Et puis ces espaces étaient riches en câblages et cuivres. Avec un peu d’imagination et de travaux acharnés, ils pouvaient récupérer là de quoi faire de l’énergie, il en était persuadé.

De la pluie acide… Cela lui disait quelque chose, mais par chance il n’a jamais été dehors à ce genre de moment et peut-être bien que l’info lui est passée à côté pour faute d’imagination. Cela a sans doute était terrible. À peine arrivée, bam. Voilà que des gouttes dévorantes leur tombée sur la tête. Je crois que ce qui m’a le plus terrifié, c’était le tremblement de terre. Il y a un an, je crois ? Il retire légèrement la veste sur son épaule droite pour dévoiler la cicatrice qui s’y trouve, qui démarre sur son torse pour aller de l’autre côté de son dos. J’étais à l’intérieur, dans ce qui restait de l’Odyssée. Il y avait encore des pièces utilisables et je travaillais souvent dedans. Et puis la terre s’est mise à gronder et ce morceau de toit m’est tombé dessus. Il se recouvre, ne voulant pas laisser le droit l’attaquer. Je suis resté une bonne heure, peut-être plus, à genoux, ce truc planté là, avant qu’on ne me trouve. Il sourit même si l'image qu'elle devait avoir tête n'était sans doute pas très joyeux ! Je te laisse imaginer la tête de mon père qu’il m’a trouvé !


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le Mer 22 Aoû 2018 - 11:38

time fly like the night upon our heads

25 Novembre 2117 ;; Les gens changent, normalement.. Un soupir s’échappe des lèvres de la blonde à cette idée. Si elle a grandit et évolué vers une apparence adulte sur certains aspects, elle ne peut guère nier le fait que les choses ne sont pas si évidentes que ça. Il faut juste que les choses soient comme elles sont, mais ça n’a strictement rien de facile. Mais en réalité, même au niveau de son physique, elle a conservé quelques traits d’enfants contre lesquels elle ne peut rien faire. Et puis bon, elle n’est pas vraiment une adulte, en plus de ça, donc elle ne risque pas d’en faire tout un foin et puis ouais, ça ne servirait à rien, c’est même évident. Elle n’a pas vraiment changé et selon certaines de ses capacités, elle se développe et avance. Elle grandit, si on peut le dire ainsi et elle se construit dans un environnement qui lui demande de grandir un peu plus vite. Sauf qu’elle a encore un esprit assez adolescent. Et elle ne se le reproche pas vraiment. C’est une situation qui lui plaît et en même temps, qui lui fait peur. Sans doute aurait-il fallu qu’elle grandisse un peu plus vite. mais là-haut, son comportement était suffisant comme ça et elle n’éprouvait pas le besoin de changer. Est-ce qu’on peut vraiment le lui reprocher ? Elle ne voit pas pourquoi. L’enfant qu’elle était a grandi et a oublié certaines des choses qu’elle pouvait faire, c’est vrai. Mais les choses n’ont pas évolué de la bonne manière. Et c’est un peu désolant. Peut-être qu’elle est trop enfantine, c’est une chose que certains persistent à lui reprocher. Trop rêveuse, trop désinvolte. Certains iraient sans doute jusqu’à dire qu’elle est trop stupide et elle ne sait même pas si elle pourrait leurs en vouloir. Après tout, elle sait que nombreuses sont ses erreurs. Mais qu’est-ce qu’elle pourrait faire ? Elle apprend à grandir mais ce n’est pas vraiment une réussite. Elle hausse les épaules, sourit brièvement. ” Normalement. Je crois qu’ils auraient aimé que je change, au moins un peu”. Elle ne saurait le dire, en fait. Mais les choses sont bel et bien comme ça, de ce qu’elle a pu voir. Et de toute manière, bien qu’elle s’attarde parfois sur ce que les gens disent, elle n’y prête pas une trop grande attention. Elle essaie, en général. Et de toute façon, s’ils ne sont pas contents, ils ne sont pas obligés de venir lui parler. Elle a essayé d’être comme ils voulaient et ce fut une véritable catastrophe. Autant éviter. C’est parce que tu as essayé d’être ce que tu n’es pas.. Surement comme il le dit oui, elle ne saurait le confirmer. Elle ne sait pas. Qui sait, si elle avait fait partie des cent pour une autre raison qu’une action stupide et maladroite, elle aurait peut-être grandi plus facilement ? Aucune idée, mais elle n’a pas vraiment envie de s’attarder sur la question. ” Probablement. Je suis bien comme je suis, les gens ne sont jamais contents, quoi qu’on fasse.”.

Faisons-ça, alors.. Elle sourit. Tout ça c’est dans l’hypothèse que tout se passe bien et s’arrange. Cette tempête va se terminer, elle va prendre fin et tout reprendra son cours. Tout sauf la barbe de Devos, songe-t-elle en souriant légèrement. Elle ne sait pas trop ce que ça va donner, est-ce qu’il va vraiment perdre des années en se rasant la barbe ? Fera-t-il moins carré ? Elle ne saurait le dire mais tant mieux. ” Je ne le ferais pas moi-même par contre. Tu l’as déjà fait j’espère”. Sinon, certains garçons du campement seront capable de le décrire. Elle ne saurait le dire. Et en réalité, elle n’a pas particulièrement envie d’y songer. Le plus important dans tout ça, c’est que ça arrive et qu’à ce moment-là, tout aille mieux.

Etre prudent, c’est un peu facile à dire mais les choses ne sont pas si simples que ça, et ça n’a jamais été le cas. On ne peut pas faire les choses comme on le voudrait, on ne peut pas choisir d’être prudent. Les choses se produisent, comme elles doivent le faire et il n’est pas possible de revenir en arrière. Et ça fait mal au ventre. D’une certaine manière, et il n’y a pas grand chose à faire pour que ça se passe bien. La prochaine fois, je vais surtout éviter de bouger mes fesses.. Elle sourit à cette idée. pour autant, elle ne voit pas en quoi ce serait mieux. Charlie fait parti des gens qui sortent du campement, qui se promènent et découvrent. Bien sûr qu’elle ne prétend pas être la personne la plus courageuse qui soit. Mais elle se méfie toujours un peu plus que les autres. Et ça peut être totalement déplacé, par instant. ” Tu n’a pas envie de savoir ce qui se passe dehors ?”. Cette île est gigantesque et couvre une surface impressionnante. Et encore, elle n’a pas eu l’occasion de tout voir. Elle ne s’est d’ailleurs pas approchée du désert. Mais il y a tellement de coins et de choses à voir qu’elle trouverait ça dommage de ne pas sortir du campement. Il est libre de faire ce qu’il veut mais… C’est dommage.

Le village n’a aucun secret pour moi. Le reste, c’est une autre histoire. Je connais le chemin le plus court vers la rivière et un autre vers une plaine plus au sud… mais sinon, pas vraiment. . Forcément, s’il ne sort jamais. Et il n’y a pas la moindre surprise là-dedans. Ce n’est pas elle qui va en faire tout un foin, en tout cas. Les choses sont juste comme elles sont. Et ce n’est certainement pas à elle de juger. Je passe plus de temps dans les ruines du métro, sous terre. C’est plus… calme. . Plus calme et plus sombre non ? Elle n’est pas certaine que ce soit vraiment mieux. Elle préfère encore traîner en forêt que d’aller dans l’ombre et ne pas vraiment voir le danger arriver. C’est effrayant sur les bords. ” Et tu n’as pas peur de ce que tu peux y trouver ? Qu’est-ce que tu y trouves d’intéressant, toi ?”. En tout cas, là tout de suite, outre la tempête, hors de question qu’il lui montre de quoi il s’agit. C’est carrément trop effrayant.

De la pluie acide…. Il n’ajoute rien, et ne pose pas la moindre question, c’est beaucoup plus facile comme ça. Ce n’est pas vraiment supportable comme souvenir et l’évoquer est déjà difficile. les marques sur son corps, les pertes ce jour-là. Non, elle n’a pas envie d’aborder le sujet déjà houleux et compliqué. Je crois que ce qui m’a le plus terrifié, c’était le tremblement de terre. Il y a un an, je crois ?. Cette planète leurs en a fait voir de toutes les couleurs en fin de compte et ça n’a strictement rien de facile. Cette cicatrice qu’il lui montre est impressionnante, en tout cas. J’étais à l’intérieur, dans ce qui restait de l’Odyssée. Il y avait encore des pièces utilisables et je travaillais souvent dedans. Et puis la terre s’est mise à gronder et ce morceau de toit m’est tombé dessus.. Outch, ça a dû être effrayant et douloureux. Elle grimace à cette pensée. Je suis resté une bonne heure, peut-être plus, à genoux, ce truc planté là, avant qu’on ne me trouve.. Ca a vraiment dû être une catastrophe. Je te laisse imaginer la tête de mon père qu’il m’a trouvé !. Oh elle imagine très bien la tête de son père et ça lui arrache un sourire. Au moins, il a guéri et il va beaucoup mieux maintenant.

Elle grimace un peu, remonte légèrement ses manches pour qu’il en voit un peu mais il n’a pas besoin d’en voir vraiment beaucoup. Ses marques se dévoilent, quelques trous dans la peau, petits mais nombreux. ” Je crains qu’on ait tous nos cicatrices désormais”. Et il y a celles de la guerre, celles des chutes et on en passe. Son corps est salement marqué. Pas sûr que cela puisse vraiment plaire à un garçon un jour. ” Au moins là-haut, on était bien moins blessé”. Elle hausse les épaules. Elle était bien sur le vaisseau, avant son arrestation.
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le Jeu 30 Aoû 2018 - 12:27


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the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

N’y avait-il pas une technique pour s’échapper de la réalité quand celle-ci était trop difficile à supporter ? Une technique qui disait de fermer les yeux et d’imaginer un tout autre environnement. Devos aurait pu se plonger ailleurs, périr dans ses pensées si Charlie n’avait pas été là. À ses côtés, l’informaticien faisait un bon en arrière. Il regardait le passé avec tendresse et savourait ce moment comme si aucun danger n’était à l’affût. Il n’y avait plus aucun problème. Ni pour sa jambe, ni pour le froid qui continuait de faire frissonner leurs corps. Ce n’était pas désagréable, finalement, de se retrouver piégé dans une grotte et c’était sans doute lié à sa présence à elle. À la petite démone. Peut-être bien qu’elle restait l’enfant qu’il avait toujours connu, mais c’était mieux ainsi. Devos aurait sans doute eu du mal à faire face à une inconnue. À une fille si différente, si marquée par la prison et par la planète. Cela aurait rajouté une dose supplémentaire à ses regrets et cela l’aurait forcé à se fermer et à rester dans son coin. Oui, sa participation dans le cadre de l’envoi des cents jeunes, il n’en était pas fier. Il ne faisait pas partie de la rébellion pour rien et si les années étaient passées, cela ne changeait en rien ce qui était déjà arrivé et ce qu’il pouvait accomplir désormais.

« Oui, tu es très bien comme tu es. » Dit-il sans la moindre hésitation. Il ne cherchait pas à la rassurer, il le pensait. Ce que d’autres considéraient être des défauts, lui, les percevait comme des qualités. Ce sont ses différences qui font de Charlie une personne unique et Devos le sait. C’est ainsi qu’il a évolué, lui aussi. À contre-courant de beaucoup d’autres, mais il s’est forgé un caractère qui lui est propre. Peut-être qu’il est très différent, mais qu’est-ce qu’il s’en fout ! D’une part, il se considérait bien meilleur et d’une autre, ça n’avait aucune importance. Comme le disait la jeune fille, il y avait toujours des personnes qui n’étaient pas satisfaites des autres. Devos et Charlie ne pouvaient donc pas plaire à tous, mais au moins, ils étaient ensemble. Et puis elle donnait de l’espoir à l’informaticien qui avait fini par croire que la plupart des hommes étaient tous formaté de la même manière.

« Je ne l’ai pas touché depuis notre arrivée, j’ai peut-être un peu perdu la main. » Mais ce n’était qu’un détail, ils aviseraient le moment venue. Et puis il y avait sans doute des jeunes hommes parmi les siens qui pourraient l’aider. Assis contre la paroi, Devos releva légèrement la tête pour regarder au-dessus de lui. Il ne voyait pas le plafond, il ne voyait aucune limite. L’obscurité qui les entourait, laissait croire qu’il n’y avait pas de fin à cet endroit. Comme s’ils étaient coincés dans une bulle, immense et invisible. Il se rendait compte aussi, qu’il n’entendait vraiment rien. Pour savoir si la tempête s’était calmée, ils allaient devoir se lever et se rapprocher de la sortie. Et par ‘ils’, Devos pensa surtout à Charlie, car lui n’était pas en état de faire trop de mouvements. D’ailleurs, il avait également l’impression dont la terre sous ses pieds tremblait moins que tout à l’heure. Qui sait, peut-être que le calme commençait déjà à reprendre le contrôle, ou peut-être qu’ils étaient dans l’œil de la bête…

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » Il ne comprenait pas bien sa question, si elle parlait du moment présent ou de dehors comme représentant le continent en lui-même. Il se disait que c’était sans doute la deuxième option. « Pas vraiment. Nous sommes assez nombreux, nous n’avons pas tous à aller explorer les environs. Je préfère laisser ceux qui sont plus compétents le faire, sachant qu’ils partageront leurs informations par la suite. Et si tout le monde s’amusait à quitter le campement, il n’y aurait alors personne pour en prendre soin. » Et ça, c’était sa tâche à lui. Le bricoleur du coin, celui à qui on faisait appel quand quelque chose n’allait pas. Il ne pouvait que remercier son père de l’avoir instruit en mécanique tant il en voyait l’utilité aujourd’hui. C’est grâce à ça que Devos et d’autres peuvent construire, réfléchir à des améliorations, mettre en place des éléments utiles à la communauté. L’informatique lui manquait, l’électronique aussi, mais il savait ses connaissances précieusement conservées dans son esprit. Dans les profondeurs du métro, il pouvait faire des pauses et essayer d’arranger les éléments électroniques conservés. Il cherchait parfois à vérifier l’état du matériel sans le dégrader, mais c’était toujours compliqué et long.

« Peur ? Non, pas du tout. Nous avons utilisé une vieille rame et une salle pour y déposer tout ce qui pourrait être utile à l’avenir et qui provient du vaisseau. Pour éviter tout type d’oxydation, il fallait trouver un endroit qui protégerait notre matériel de l’humidité. À force d’y passer du temps, j'ai simplement fini par m’y faire… » De toute manière, l’obscurité ne le dérangeait pas. Ni le fait d’être sous terre dans un endroit confiné. Vraiment, ce n’était qu’un détail tant il se focalisait sur son travail avant tout. Il se demanda alors si ce n’était pas plus compliqué pour elle. Si cela ne lui rappellerait pas la prison ou tout simplement cette tempête. Il savait que parfois, il pouvait avoir l’air insensible et sans peur, mais il ne voulait pas l’inquiéter non plus.

« Ces cicatrices sont des victoires. » Dit-il, même si au fond, il est terriblement d’accord avec elle. Là-haut, ils n’avaient pas à courir dans un environnement imprévisible. Là-haut, tout avait été conçu pour leur sécurité. « Des victoires vis-à-vis de cette planète. Nous sommes des survivants, Charlie et chacune de ces marques en sont la preuve. Il faut en être fier. » Un peu comme la première fois qu'il est parvenu à coder un logiciel fonctionnel et que les cernes avaient marqué son visage. Il s'était senti bien, ce jour-là. Fatigué, épuisé, mais heureux. « Avec un peu de temps, peut-être bien que nous finirons par trouver notre place ici. »

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[Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie) - Page 2 Empty Re: [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie)

le Dim 23 Sep 2018 - 19:14

time fly like the night upon our heads

25 Novembre 2117 ;; Est-ce que Charlie est vraiment bien comme ça ? Elle serait incapable de le jurer ou de le confirmer. Il faut dire que la blonde n’est pas toujours très à l’aise dans sa peau et en fonction des contextes, elle se perd dans un équilibre de reproches qu’elle est capable de se faire à elle-même. Elle n’y peut rien, elle n’y penses pas vraiment. Mais ça arrive, parfois, lorsque les gens lui tombent dessus sans qu’on n’y comprenne rien. En réalité, la jeune cent sait très bien que certains lui reprochent sa manière de faire ou d’agir, que certains ne sont pas en mesure de comprendre les décisions qu’elle prend et sa manière d’être. Elle ne cherche jamais à plaire, elle n’agit pas en fonction des goûts et des avis des autres. Peut-être que cela fait d’elle une tête brûlée, peut-être que ça fait aussi un peu la différence. Rien n’est facile dans ce monde où chacun marche sur l’autre et qu’ils sont contraints de faire avec ce qu’ils ont sous le nez. Elle refuse de devenir quelqu’un d’autre juste pour un principe désabusé. Elle fait ce qu’elle peut/veut. Et par définition, elle ne risque pas d’agir autrement. Elle n’est peut-être qu’une tête brûlée, c’est aussi une possibilité. Mais à quel moment devrait-elle changer de méthode, juste parce que ses choix ne plaisent pas ? Elle hausse les épaules, son regard se perd un instant en direction de l’extérieur de la grotte, là où la tempête continue de faire rage. En attendant, sa manière d’être et d’agir lui ont permis d’en arriver là. Elle est toujours en vie et elle a été en mesure d’aider quelqu’un. POurquoi devrait-elle changer de méthode ou de manière ? Pourquoi faudrait-il qu’elle se mette à agir différemment ? il n’a jamais été question de ça. Changer de comportement pour plaire à un individu autre, c’est la pire chose qu’une personne puisse faire. Et ça n’arrivera pas. Si elle a tenu jusqu’à maintenant, pourquoi faudrait-elle qu’elle se métamorphose maintenant ? De là à dire qu’elle est très bien comme elle est, elle ne saurait dire si c’est vraiment le cas. En tout cas, elle s’apprécie comme ça, c’est… Divertissant au moins. Quand on est gauche et rêveur, toutes les situations prennent un sens différent. “ Je suis bien dans mes baskets. Enfin… Façon de parler parce que mes chaussures, c’est une catastrophe. Disons en tout cas que je n’ai pas prévu de changer. Au moins, ce monde ne m’a pas encore détruite”. Pas encore, c’est sans doute la partie importante. Mais ça, elle ne le dit pas à voix haute, elle n’en parle pas davantage.

Cela se voit oui, qu’il n’a pas touché sa barbe depuis qu’ils sont arrivés sur Terre. On voit que ce n’est pas forcément très bien entretenu mais elle, elle n’y connaît pas grand chose. De toute manière, une fois sur Terre, elle se permet sincèrement de penser que l’apparence n’a pas autant d’importance que ça, désormais. Oh, il y en a qui continuent de le croire. Ils imaginent que la vie reprend enfin son cours, et qu’on peut redevenir une simple personne qui veut plaire. Oh elle veut bien y croire, elle aussi, encore qu’elle ne sait pas si elle a déjà plu à quelqu’un. Son caractère a bloqué pas mal de monde, c’est vrai. Mais elle n’a jamais été très attentive. Dans la vie, elle estimait qu’il y avait plus important. Elle laissait ces histoires-là à sa mère. Jusqu’à ce qu’elle se tourne vers Devos et que ça mette un sacré bordel dans tout ça. “ Il doit bien y avoir quelqu’un qui puisse le faire pour toi aussi”. On ne va pas lui faire croire que les autres ne font pas attention à eux. Non ?

Ce qui se passe dehors, ça peut faire peur, ça peut être terrifiant parfois. On peut croiser n’importe quoi. Cela n’a pas été son cas mais elle a entendu certaines histoires. Elles ne sont peut-être pas toutes vraies mais elle a pu aller voir les papillons bleus elle-même et c’est quand même vachement plaisant à regarder. Il n’y a pas que ça mais ouais, elle se permet vraiment de penser que certains décors sont intéressants. Certains paysages font rêver et certains coins sont assez reposant pour y traîner pendant des heures. Alors oui, rester sur le même campement toute la journée sans éprouver le besoin de s’en éloigner, elle trouve ça un peu triste. Mais ce n’est pas vraiment à elle de remuer les choses ou de lui dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire. ” C’est sûr, chacun a sa position. Mais tu n’as pas envie de voir ? D’explorer ? Je sais que certaines choses ne sont pas rassurantes dehors… Mais tu trouverais des choses qui raviraient tes yeux, j’en suis sûre”. Tout comme ça a pu ravir les siens. Mais encore une fois, certaines choses peuvent effrayer et donner envie de fuir. Et c’est une histoire qu’elle ne peut que comprendre facilement. Elle n’a juste pas envie d’y penser trop souvent. Et encore moins envie de se perdre dans tout ça. Certaines choses sont plus difficiles à voir que d’autres. Et les corps jonchent certains coins. Il ne faut juste pas trop regarder…

Il n’a pas peur ? Tant mieux, puisqu’elle a peur à sa place. Elle ne pourrait pas aller là où il se rend, bien qu’il semble persuadé que tout s’y passe bien. Ou alors, peut-être faudrait-il qu’il lui montre à quoi ça ressemble là-bas, elle n’a juste pas encore envie d’essayer parce que ça ne la rassure pas vraiment. ” Peut-être pourras-tu me montrer, je ne trouverais peut-être pas ça si catastrophique que ça”. Sur le papier, ça la terrifie, en vrai, ça passe peut-être pas trop mal. Disons qu’elle n’a pas vraiment envie d’y mettre les pieds pour le moment. Donc elle verra peut-être plus tard. Qu’il ne s’amuse pas à lui proposer l’expérience maintenant, il serait impossible pour elle de dire oui. Même pas envisageable.

Lorsqu’il évoque l’idée que les cicatrices sont des victoires, elle pose un regard plein d’incompréhension sur lui. Elle ne voit pas où il veut en venir, elle ne parvient pas à saisir ce qu’il veut entendre par là. Peut-être qu’il veut dire que c’est le signe de la victoire dans le combat de la vie contre la mort ? Mais dans ce cas, que représente les pertes, dans un tel scénario ? ” J’ai du mal à voir où je dois être fière des cicatrices qui ont été causées par des choses qui ont pris des vies…”. Mais peut-être qu’elle voit juste le verre à moitié vide et que ce n’est pas la solution. Quant à l’éventualité de trouver sa place ici, oui, sans doute que ça finira par arriver. Elle imagine juste que ça va prendre du temps. Elle ne sait même pas si ça finira par arriver. Disons qu’elle l’espère, en tout cas. Et c’est un assez bon début. ” Oui, peut-être. Un jour viendra où on n’aura pas besoin de craindre pour nos vies, au réveil”. Elle esquisse un léger sourire sur ses lèvres, qui ne tarde pas à disparaître aussi vite qu’il est apparu. Oui, un jour peut-être.
AVENGEDINCHAINS
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Devos Acciaro
DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016 PSEUDO/PRENOM : ELOW ; MULTICOMPTES : QUEEN IRINA + BABY JONAS ; MESSAGES : 1638 CELEBRITE : JAI COURTNEY ; COPYRIGHT : ELOW ; METIER/APTITUDES : INFORMATICIEN, ANCIEN LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; TRIBU/CAMP : ODYSSÉE ; POINTS GAGNES : 94

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le Lun 8 Oct 2018 - 12:19


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time fly like
the night upon our heads.
25 NOVEMBRE 2117

Elle ne sera sans doute pas épargnée par les épreuves qui l’attendent, à l’avenir, sur cette planète. Personne ne peut vraiment esquiver les malheurs, pourtant, Charlie, elle semble immuniser contre l’imprévu. Son caractère, du moins, persiste à être ce qu’il est, sans se transformer. Sans devenir l’opposé de ce qu’il a toujours été. C’est peut-être pour ça qu’il se sent si bien, à ses côtés. Comme si le temps n’a pas d’impact, ni sur elle, ni sur lui, ni sur le monde qui les entoure. C’est agréable, en fait. Agréable, parce qu’ils ne se forcent pas, parce qu’ils se regardent comme ils se sont toujours regardés. Pourtant, elle a grandi, elle grandira encore. Peut-être que le fond de ce qu’elle est restée inchangeable, mais il y aura toujours un geste ou une parole qui prouvera qu’elle a évolué. Parce qu’ils évoluent tous, comme n’importe quel être de ce monde. Ils avancent, ils apprennent, ils aiment et ils détestent. Devos les envie, parfois, d’avoir cette possibilité de se transformer, de suivre ses émotions et d’empreinte un nouveau chemin sans s’en rendre compte. Il n’a pas ça, lui. À moins qu’il se force, à moins qu’il évalue la situation sur toutes ses formes. Il n’a pas cette capacité à suivre son instinct sans se poser de questions. Il ne peut donc qu’offrir un sourire quand elle n’a pas été détruite par se monde et il trouve que c’est exactement ça, la vérité. C’est le monde qui les détruits tous. Le monde et la vie, courte et parfois incohérente. Il peut lui faire une liste des personnes qui ont trop perdu depuis qu’ils sont là et c’est toujours ces pertes-là, qui les changent. Ça, et le nouveau mode de vie qu’ils ont. La relation avec la nature, n’est franchement pas simple pour tous. Lui le premier. Lui, qui ne veut pas s’arrêter dans ses recherches et dans son travail et qui rêve parfois d’être le pilier des évolutions futures. Oui, il rêve. Et ça fait du bien de pouvoir sortir d’un quotidien limité dans l’espace, à une vie pleine de possibilité sur terre.

« Hmm, sans soute. » Il hausse les épaules, signe qu’il verra bien et que ça ne l’inquiète pas. Les apparences, c’est un détail dont certains usent pour tromper les autres. Lui, il ne se considère pas vraiment comme quelqu’un de beau. Il ne s’est jamais posé la question, surtout. À quoi ça sert, d’ailleurs ? Là-haut, ils avaient tous les mêmes vêtements, les mêmes routines. Certains étaient plus musclé que d’autres, comme lui, parce qu’ils ont utilisé la salle de sports pour générer de l’énergie. Et ensuite, il reste quoi ? La couleur de peau ? La taille ? Est-ce que ça compte, tout ça ? Il suffit simplement de se respecter, le reste, c’est inutile. C’est purement décoratif.

« Non. » Ça ne l’intéresse pas. Pas pour l’instant. Peut-être jamais. D’une part, il n’a pas les épaules d’un explorateur. D’une autre, il ne sait pas ce sur quoi il va tomber. En plus, ça serait stupide de mourir tué par une bête quand il sait ce dont il est capable et ce qu’il peut apporter au campement. Il n’a pas besoin d’assouvir sa curiosité. Comme il le souligne, si tout le monde s’amuse à sortir explorer les environs, qui restera pour prendre soin du campement ? C’est vital de s’occuper de cet espace et de conserver sa sécurité. « Je n’en ai pas besoin. » Ajoute-t-il, comme si c’est évident. Il se fiche pas mal des merveilles du monde. En revanche, ce qui l’intrigue, ce sont les autres cultures et leurs techniques. Ça, par contre, il veut bien. Il y voit un échange concret et une nécessité importante. Même avec un cerveau comme le sien, il ne peut pas tout inventer.

« Si tu veux. » Pour pas, si ça peut l’aider, elle, à se sentir moins effrayé par quelque chose qui ne l’est pas vraiment… Il peut comprendre que la peur n’est jamais la même pour tous et surtout, pas franchement logique à chaque fois. Devos a la sensation qu’elle est souvent définie par le danger et surtout, la mort elle-même. De toute manière, il n’est personne pour juger et se contente de se dire qu’il peut faire cet effort-là, tant que cela ne le met pas en retard dans ses travaux.


« C’est des victoires parce que tu es encore en vie, malgré tout. » Malgré tout, ça veut tout dire. Malgré les monstres, malgré la météo, malgré les autres. Elle doit porter ses cicatrices avec une certaine fierté, parce qu’ils représentent la survivante qu’elle est. Ils représentent toutes ses fois où elle a frôlé le pire. Ou elle aurait pu disparaître, comme les autres. Ses yeux se posent alors sur ses propres mains, marqués par le travail, l’ambition et l’acharnement. Il a les mains d’un bricoleur, souvent sale, souvent cicatrisé. Non, il ne veut pas là le mal à être fier de ce qu’il accomplit et de ce que ça laisse sur lui.

« On devrait se reposer encore un peu, avant de tenter de sortir. » Son visage se tourne vers, selon lui, le passage par lequel ils sont arrivés. S’ils sont à l’abri du bruit et de la tempête, rien ne prouve que tout s’est arrêté. Et puis Devos, sans repère, n’a aucune notion du temps. Il préfère donc ne pas s’épuiser à discuter et à rester debout. Autant dormir – ou plutôt ferme les yeux, dans son cas.


Spoiler:
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le Jeu 29 Nov 2018 - 11:34

time fly like the night upon our heads

25 Novembre 2117 ;; Une victoire parce qu’elle est toujours en vie. Charlie le fixe un instant, elle reste bloquée sur ce songe, se demande si elle doit répondre quelque chose. Sa gorge est sèche, elle ne sait même pas quoi lui dire et elle n’ose pas non plus le contredire, c’est vrai. Elle a du mal parfois, à se dire que sa victoire, c’est de vivre, vis à vis de ceux qui n’ont pas eu cette chance, vis à vis de ceux qui auraient davantage eu leurs places pour survivre, finalement, parce que c’est aussi un peu de ça qu’il est question, dans l’ensemble. Charlie, elle n’apprécie pas toujours ce qu’elle fait et la manière dont elle le fait. Elle fait de son mieux mais parfois, elle tombe de haut. Elle n’apprécie pas qui elle est ou en tout cas, elle n’a pas l’impression d’être suffisamment importante pour mériter sa place sur Terre. Peut-être que ce n’est qu’une pointe de noirceur qui se glisse en elle, peut-être que c’est une petite chose contre laquelle elle ne peut juste rien faire mais elle fait de son mieux pour que ça ne se passe pas trop mal. Disons qu’elle se contente en général d’afficher un sourire et de prétendre que tout va toujours bien. C’est peut-être la tempête qui gronde dehors qui lui donne l’impression que ça se passe mal ? Et dans ce cas, qu’est-ce qu’elle serait censée dire ? Elle finit par hausser les épaules, par afficher un fin sourire sur ses lèvres. Un sourire peut être un peu triste mais avec lui, elle ne parvient pas vraiment à faire semblant. En réalité, elle n’en a même pas envie. ” Je sais. C’est juste difficile de voir ça comme une victoire.”. Et en même temps, la jeune femme est une survivante. Cela signifie beaucoup, c’est bien une preuve du fait qu’elle a “gagné” contre la vie, du coup, et ça représente donc une certaine victoire. Oui, sûrement. Mais ça ne veut pas pour autant dire que c’est facile à admettre, au contraire. Alors elle serre les dents et elle se contente d’accepter ce qu’il dit. Dans le fond, elle sait qu’il a raison, c’est juste difficile à accepter.

Le temps se calme un peu mais ce n’est pas suffisant pour se déplacer, de ce qu’elle voit en allant jeter un coup d’oeil. ” C’est un peu calmé mais il vaut mieux attendre encore un peu”. L’idée de se reposer semble être une bonne idée et puisque la tempête n’est plus aussi bruyante qu’avant et il serait sans doute possible de dormir un peu. Elle va bien, si ce n’est le froid et le vent, et lui il a besoin de se reposer parce qu’après, il va devoir marcher et s’appuyer sur elle. Dans le fond oui, ils ont besoin tous les deux de se reposer un peu. ” Oui, reposons-nous un peu. Tu as raison”. Un sourire se glisse sur ses lèvres alors qu’elle s’installe un peu plus confortablement. Le sol est dur et froid. Mais ce n’est pas la première fois. On finit par trouver un certain équilibre pour être relativement bien installé. Elle se glisse sur le côté, après avoir dégagé un caillou qui se plantait dans sa cuisse, le bras sous la tête pour donner un peu de confort. Elle ferme les yeux et ne parvient pas tout de suite à s’endormir.. Mais ça finit par arriver.

Et quand elle émerge, elle ne saurait dire combien de temps elle a dormi. Peut-être cinq minutes, peut être deux heures, comment le savoir ? Elle se lève et va voir dehors. Il n’y a plus rien, si ce n’est les débris des arbres détruits et les dégâts que la tempête a pu faire. Elle revient, Devos a les yeux fermés. Dort-il ou a-t-il juste les yeux clos, elle ne saurait le dire. Elle pose doucement une main sur son bras. ” On va pouvoir y aller, le temps s’est calmé, il vaut mieux bouger pour te soigner maintenant”. Et désormais, il est temps pour eux de sortir et de prendre la route.

Spoiler:
On peut clore sur ma réponse en effet [Intrigue N°20] “ time fly like the night upon our heads ” (charlie) - Page 2 484338566

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