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Chris Wilson
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le Dim 4 Déc 2016 - 10:43
Le souffle du vent. La froideur. Le froid était là. Mais même cela, même le vent, je ne le ressentais pas. Incapable de ressentir quoique ce soit. Ou peut-être était-ce juste le contraire. Peut-être que j'avais juste passé un point où je ne pouvais plus rien ressentir des banales émotions. Aucune sensation physique ne pouvait me sortir de ma liturgie. Pas le vent. Pas la sensation du froid. Pas les égratignures qui zébraient ma peau. Si je me serai regardé dans un miroir, je ne me serai pas reconnu. Je n'aurai pas reconnu cette silhouette qui déambulait actuellement parmi les arbres de la forêt. Une griffure barrait mon visage en diagonale, souvenir de ma confrontation avec le loup géant. Le sang sur mes vêtements, partout. La boue marquée ma peau. Les cernes sur mon visage n'en venant qu'à figer cette idée même que je n'avais pas dormi. Et la barbe qui avait commencé à pousser n'était qu'un autre de ces signes. A vrai dire, je n'avais aucune idée de ce que je faisais, n'ayant aucun réel souvenir de ce qui s'était passé après. Tout ce dont je pouvais me rappeler était ce moment où Robb s'était interposé, où il était mort. Les cris. Les gémissements de la bête. Les griffes s'enfonçant dans sa peau. Les touffes de poil qui volaient dans les airs. Le poignard qui s'abattait. Encore et encore. Le sang qui giclait. Des flash de souvenirs. L'écho des bruits de ce qui s'était passé à cet instant. Seul cet instant tournait réellement en boucle dans mon esprit alors que le reste de ce qui s'était passé n'était qu'entouré que dans un brouillard flou sans fin. Comme si je ne pouvais retrouver mon chemin. Et c'était dans ce même brouillard que je me perdais chaque jour un peu plus, incapable de retrouver le sentir, incapable de retrouver mes traces. Incapable de revenir au campement de l'odyssée alors que depuis que j'avais quitté le corps de Robb, je me retrouvais dans un état second. Tous mes gestes invoquaient ceux d'un robot. Non, tous mes gestes invoquaient ceux d'une fantôme, d'une âme perdue. Si j'avais été en compagnie d'autres humains, tombant dessus par ailleurs comme sur Taël, toute trace d'humanité semblait s'être éteinte dans mon regard. Il n'y avait plus rien si ce n'était le néant et la douleur. Une douleur qui ne pouvait être décrite. Une douleur qui m'avait fait tombé sur le sol à plusieurs reprises jusqu'à ce que le sang coule de nouveau, jusqu'à ce que les échos des hurlements d'un dément n'en vienne à s'éteindre. La nuit était tombée une première fois. Mais même là j'avais continué d'errer, dans le noir, dans l'obscurité qui avait gagné la forêt profonde. Puis l'aurore était réapparue de nouveau. Mais même là je n'avais retrouvé aucun signe de vie. Incapable de m'accrocher aux lambeaux de la réalité. Incapable de me rendre compte que ce n'était pas tant les secondes, les minutes, les heures qui s'écoulaient que les jours. Comme si la faim m'avait désertée. A quoi cela aurait-il servit que je me nourrisse, si je ne ressentais plus rien si ce n'était ce vide à l'endroit où était censé se tenir mon coeur ? La douleur que j'avais ressentie alors que Faust avait disparu n'avait été que multipliée sans que je m'en rendre compte. Envolée toute trace d'espoir. Il n'y avait aucun espoir. Robb était mort. J'avais vu son cadavre. Ce cadavre qui me hantait. Incapable de me rendre compte de qui se passait autour de moi alors qu'en soi j'étais resté dans le passé, resté ancré à cet instant où j'avais vu mon meilleur ami, mon frère se jetait devant moi pour me sauver. Incapable de me sortir son visage de mon esprit alors que j'en venais qu'à reprendre cette marche, continuant de naviguer entre les arbres sans jamais réellement savoir où j'allais.
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Cassandre Darcy
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le Sam 10 Déc 2016 - 20:27


Les choses bougeaient. La vie continuait. L’Odyssée n’était pas dans l’espace mais sur Terre et cette donnée avait changé beaucoup de choses dans la tête de leurs dirigeants, du moins lui semblait-il. Il y avait eu les recherches pour un nouvel endroit où vivre et une Terrienne qui avait été leur ‘invitée’ pour quelques temps seulement. C’était beaucoup déjà pour Cassandre qui s’était fait à cette vie dans le campement. Il lui avait procuré une sorte de stabilité dans ce monde qui évoluait sans cesse. Stabilité qui lui avait manqué sitôt après le crash, se sentant perdue, délaissée par ceux qui étaient partis trop tôt. La jeune femme se refusait d’y penser trop, sachant très bien quel effet néfaste ces pensées avaient sur elle si bien que dès qu’elle pouvait proposer son aide, elle s’y donnait à cœur joie pour chasser ces pensées douloureuses de son esprit.

Elle était partie comme à son habitude en quête de nouvelles plantes pour donner un peu plus de goût dans leurs aliments. Elle n’avait bien évidemment pas passé son temps à expérimenter toutes les recettes qu’elle s’était imaginées sur l’Odyssée, ne le ferait certainement pas sur terre pour la principale raison que certaines denrées étaient inexistantes en haut comme un bas. Points commun entre deux lieux bien différents. C’était amusant de voir comme tout n’était pas si différent, comme à chaque tâche que l’on effectuait, il y avait comme un air de déjà vu, un air de déjà vu réalisé autrement. Ils s’étaient adaptés comme ils pouvaient, se donnant toutes les chances pour survivre même si  cela ne fut pas suffisant pour certains qui avaient trouvé la mort dans le tremblement de terre, qui avaient trouvé la faucheuse dans l’acte d’aller trop loin dans les terres qui n’étaient pas les leurs. Cassandre avait trouvé en cette raison, une raison suffisante pour rester au campement ou bien aux abords de celui-ci. Elle était curieuse mais ne voulait pas perdre la tête. Elle n’était pas folle. Pas encore.

Des bruits de branches cassées l’interpellèrent la firent se lever. Elle avait pris l’habitude de se faire silencieuse dans ses tâches pour pouvoir écouter la forêt qui était bonne indicatrice de danger. La silhouette d’une personne qu’elle pensait reconnaitre se dirigea quelques mètres plus loin sans s’apercevoir de sa présence. Elle se demanda un moment si elle ne devait pas le laisser tranquille parce qu’au fond, il se dirigeait vers le campement et qu’elle n’avait pas forcément besoin d’accompagnement pour rentrer. Si elle l’avait aperçu prenant le chemin de l’aventure sans doute l’aurait-elle suivit pour faire un bout de chemin avec lui qu’il soit d’accord où non de l’avoir dans les pattes. Pourtant, la voilà qui s’était dirigée vers lui. Pourquoi ? Une intuition. La couleur rougeâtre qu’elle reconnaissait de loin, qui ne lui disait rien qui vaille. Cet air affable qu’il avait eu en se dirigeant tel un automate vers le campement, de façon hésitante. Un peu de tout ça, finalement.

« Chris ! »

Pas de réponse. Pourtant, il aurait du l’entendre en arrivant. Elle avait fait un peu de bruit, s’était décalé comme pour voir quelle allure pouvait avoir celui qui traçait sa route sans la voir. Son apparence fluette ne jouait pas en sa faveur pour se faire remarquer. Devait-elle le gifler pour qu’il sorte de sa léthargie ?  L’idée était tentante mais la encore, il lui faudrait gagner quelques centimètres pour être certaine de viser juste. Elle voulait comprendre ce qu’il s’était passé pour qu’il se retrouve dans un état pareil, état qu’elle n’avait jamais vu chez lui, état qui ne lui allait guère. Elle le devança et fini par l’arrêter dans sa marche en se posant devant lui. Et tant pis s’il ne la voyait pas. Il remarquerait probablement que quelque chose ou quelqu’un l’empêchait d’avancer.
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le Dim 11 Déc 2016 - 14:20

Je n'entendais même pas le souffle du vent. J'étais perdu entre deux univers, perdu entre le monde réel et ce qui n'existait pas. Je n'avais aucune notion du temps. Je ne pourrai même pas dire précisément si nous étions en plein coeur d'une journée ou en plein coeur de la nuit. Bien entendu je percevais le soleil comme les arbres qui m'entouraient. Mais l'éclat de ses rayons était terni. Les couleurs ne semblaient pas aussi vives qu'auparavant, pas assez lumineuses pour attirer mon attention. A vrai dire je n'étais pas tant ici que perdu dans mes pensées, incapable de retrouver le pied avec la réalité, incapable de me fixer réellement. C'était même étonnant que je puisse réussir à éviter les arbres, les troncs et que je ne me prenne pas de branche en plein le visage. Enfin, c'était arrivé. Mais je me relevais toujours avant de me reprendre ma marche comme perdu dans le désert. Ayant encore plus de mal à ressentir les sensations du monde extérieur. J'agissais comme un automate qui réalisait des mouvements mécaniques. J'agissais comme un zombie qui avait perdu tout souffle de vie. Et c'était le cas, c'était comme si toute trace de joie s'était éteinte dans mon regard, même toute trace de vie. Rien n'avait d'importance. A cet instant je n'avais même aucune idée d'où j'allais, mes pas me guidant vers le campement par pur automatisme comme un animal qui se serait perdu et retournerait dans le lieu qu'il avait toujours connu. Des arbres, un environnement que je pourrai reconnaître si j'y prêtais réellement attention. Mais le truc était je n'y prêtais aucune attention, n'en n'ayant même pas l'envie. Je n'avais plus aucun désir si ce n'était que je ressentais un trou béant à l'endroit où se trouvait mon coeur.

Rien n'avait d'importance depuis cet instant. Rien n'avait d'importance depuis la seconde où j'avais compris que je ne pourrai pas aller contre ce qui était de l'ordre dans la nature. Incapable de revenir en arrière. Pourtant dieu savait que j'aurai aimé revenir dans le passé pour changer le cours de l'histoire. Dieu savait que j'aurai préféré milles fois mourir que Robb sauve ma vie. Une vie qui ne valait rien en soit. Pourtant si j'aimerai autant revenir en arrière, je savais que cela n'était possible alors la seule action sensée que je pouvais effectuer était revivre encore et encore ce moment. Revenant en boucle sur les images qui s'illustraient au coeur de mon esprit.

Les cris de Robb. Ma silhouette pivotant sur ses talons. Le loup géant qui bondissait. Les griffes acérés qui s'enfonçaient dans le corps du soldat. Les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Mes pas précipités sur le sol. Les poignards qui s'enfonçaient dans le pelage touffu du loup géant. Comme si j'échouais encore et encore. M'interposant. Les griffes. La lame qui se plante encore et encore dans la bête. Le sang. Les touffes de poil qui volent. Le visage de Robb. Robb qui meure. Les cris de Robb. Ma silhouette pivotant sur ses talons. Le loup géant qui bondissait. Les griffes acérés qui s'enfonçaient dans le corps du soldat. Les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Mes pas précipités sur le sol. Les poignards qui s'enfonçaient dans le pelage touffu du loup géant. Comme si j'échouais encore et encore. M'interposant. Les griffes. La lame qui se plante encore et encore dans la bête. Le sang. Les touffes de poil qui volent. Le visage de Robb. Robb qui meure. Les images qui se superposèrent encore et encore. Tout n'était que des flash. Des images brutales qui s'interposaient dans mon esprit, me faisant revenir à cet instant. Comme si je remontais les aiguilles d'une horloge pour revenir encore à cet instant. Les cris de Robb. Ma silhouette pivotant sur ses talons. Le loup géant qui bondissait. Les griffes acérés qui s'enfonçaient dans le corps du soldat. Les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Mes pas précipités sur le sol. Les poignards qui s'enfonçaient dans le pelage touffu du loup géant. Comme si j'échouais encore et encore. M'interposant. Les griffes. La lame qui se plante encore et encore dans la bête. Le sang. Les touffes de poil qui volent. Le visage de Robb. Robb qui meure. Le sang. Mes tentatives désespérées de le faire revenir à la vie. Comme si un peu plus je devenais fou alors que ne pouvant passer outre ces images j'y revenais encore et encore. Me prenant la tête entre les mains. Et si j'aurai cru que fermer les yeux me permettrait de faire disparaître ces souvenirs, je ne pouvais que me rendre compte pour avoir essayé que ce n'était pas le cas.

Tournant soudainement à droite. Je ne vis même pas la silhouette de la jeune femme qui se trouvait à quelques pas de moi. Je ne reconnus même pas Cassandre qui se trouvait aussi au campement de l'odyssée. Je ne la reconnus pas. Je ne la vis même pas. J'étais enveloppé dans un brouillard fou incapable de distinguer présent et passé. « Chris ! » Je ne reconnus même pas mon prénom. Je n'entendis même pas cette voix qui m'interpellait. Je ne l'entendis même pas alors qu'elle tentait de me sortir de ma torpeur, se demandant sans doute ce qui se passait, ce qui me prenait. Au lieu de cela, je continuais. Il y aurait pu avoir un arbre devant moi que j'aurai pu le percuter. Je ne me rendis même pas compte qu'elle se déplaçait pour tenter de me barrer la route, tentant de me faire réagir. Je ne la vis pas et pourtant il n'y avait alors que quelques centimètres qui nous séparaient alors. Je passais juste à côté d'elle comme si elle était un fantôme ou comme si j'en étais un. Mon corps frôlant le sien. Son odeur ne parvint jamais jusqu'à moi. Je fis un pas de nouveau en avant puis un autre. Je vis trop tard l'arbre. Moment fatal. Encore un. L'écorce laissant une marque sur ma joue mais je ne remarquais même pas le sang qui continuait de couler, me reculant juste, trébuchant à moitié avant de repartir dans une autre direction. A la dérive.
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Cassandre Darcy
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le Dim 18 Déc 2016 - 0:26


Il la dépassa sans la remarquer, comme si elle n’avait jamais été présente dans l’endroit où il pensait être : dans sa tête. Cassandre ne savait pas comment se comporter face à lui. Il valait peut-être mieux pour lui qu’il ne soit pas ainsi en rentrant au campement. Il semblait bien dévasté. Elle n’aurait pas eu envie de croiser le regard de chacun d’entre eux dans cet état-là. Elle s’était débrouillée pour pleurer ses morts sans qu’ils soient aux alentours à l’observer, la pauvre gamine qui se retrouvait bien seule sans les siens. Mais si lâcher un peu la pression avait un effet bénéfique sur notre personne, elle n’avait pas forcément envie de lui forcer la main, de tout recevoir en pleine tête parce qu’elle ne méritait pas ça même si ce qui c’était passé là-bas avait du être bien terrible pour qu’il ait cet air aussi absent.

Il l’a laissait dans la situation délicate d’être celle qui devait décider de ce qui était le meilleur pour lui alors qu’elle n’en savait peut-être rien. Elle n’était pas à sa place, avait juste établi quelques suppositions en le voyant ainsi parce qu'il lui avait renvoyé l’apparence qu’elle avait dû avoir quelques mois plus tôt lors du crash. Elle avait encore du mal à tenir parfois mais ça allait oui, pour le moment elle s’en sortait parce qu’elle se débrouillait pour ne jamais rester seule à se laisser aller dans cette déprime sans fin. Comment réagir, que faire ? Elle n’allait pas non plus se mettre à crier jusqu’à ce qu’il réagisse, ce n’était pas le style de celle qui n’aimait pas se faire remarquer, pas plus que cela. Elle ne souhaitait pas être un fantôme parmi les siens mais ne souhaitait pas non plus qu'on la désigne comme étant la cinglée qui s’était mise à tempêter dans le campement juste pour ne pas qu’on l’oublie. Il y avait un juste milieu. Il y avait toujours ce juste milieu. Mais ce juste milieu, maintenant, c’était quoi ?

Elle ne savait pas. Elle avait beau vouloir l’aider, elle n’avait pas les cartes en main pour pouvoir ne serait-ce deviner quelle serait la meilleure tactique pour qu’il ne se braque pas. Elle craignait un peu qu’il lève les yeux vers elle pour détourner le regard et partir dans une autre direction, pour rester seul et broyer du noir. Ce n’était pas la bonne solution. C’était la solution qui finissait par vous faire toucher le fond pour ne plus jamais ressortir de ce que ceux qui pensaient savoir lire en eux comme un livre ouvert appelaient la dépression. Le début de la fin. Et Cassandre ne voulait cela pour personne, pas même pour son pire ennemi. Quoique de pire ennemi elle n’en avait pas mais soit, la haine par la haine ne menait qu’à la haine et à la mort. Il y avait d’autres solutions même si,  bien évidemment, elle y réfléchirait à deux fois avant d’aider quelqu’un qui lui aurait causé du tord. Mais là n’était pas la question. Chris ne lui avait rien fait.

Il était juste une âme en peine qui errait sans trouver sa voie. Elle le suivit tout d’abord sans rien dire, l’aidant à échapper aux traitres arbres sur qui il fonçait droit devant parfois. « Tu vas finir par te tuer si tu continues, tu le sais ça ? » Elle parlait parce qu’il s’était mis en tête de garder le silence. « Je ne sais pas ce que tu comptes faire mais j’te suis. » Hop, encore un arbre. Elle était l’aide de l’aveugle jusqu’à ce qu’il se décide à voir le monde tel qu’il l'était.
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le Lun 19 Déc 2016 - 21:01

Incapable de réagir, de m'ancrer dans le monde réel. Incapable de percevoir la présence de Cassandre qui était pourtant là. Tombant. Me relevant. Juste une douleur physique qui même là ne me faisait rien. Tellement au bout du rouleau que je ne ressentais plus rien si ce n'était trop. Ce trou au niveau du coeur qui me coupait le souffle, qui me donnait envie de mourir. Le poids de la culpabilité. Le poids du chagrin. Le poids de la fatigue. Le poids de la douleur. Mes poings qui se serrèrent. Mes yeux qui se ferment. Le désir de tout abandonner. Le désir d’abandonner toute résistance. L'espoir que le navire va finir par couler, que la grande faucheuse va m'emporter. Ce désir de mourir bien plus vivace que celui de vivre. Ce désir que tout s'arrête pour ne plus avoir à rien sentir à moins que je ne ressente déjà plus rien. Incapable de mettre des mots sur les émotions. Incapable de mettre des mots sur la durée. Incapable de mettre des mots sur les visages si ce n'était celui de Robb. Incapable de me situer ou même de revenir au présent. Si faible. Une nature humaine si fragile désormais brisée. Et si aux yeux des autres j'étais passé pour un connard sans fin, un arrogant, un militaire, un gros dur, il n'en restait pas moins que toutes ces images n'en n'étaient que venues à s'effriter à l'instant où Robb était mort. Je n'étais plus quelqu'un. Je n'étais plus personne si ce n'était un homme assailli. Un fantôme déambulant parmi les arbres. Un zombie qui tentait de traîner sa carcasse.

Ma respiration devenant plus sifflante. Si difficile de respirer. Il serait bien plus simple de s'arrêter et pourtant même là alors que j'étais à terre, je continuais de me relever, incapable de lâcher totalement prise. Comme si une part de mon esprit s'entêtait à s'accrocher à la branche. Comme si une part de mon esprit s'entêtait à ce que je reste en vie. Cette part de mon esprit matérialisé par l'instinct de survie. Ce même instinct de survie qui se muait sans aucun doute à ma nature de soldat pour me pousser à survivre, à continuer d'avance jusqu'au bout, jusqu'à ce que mon corps cède. Perdu sans une boussole pour indiquer le nord. Du moins c'était ce que je pensais, n'ayant toujours pas remarqué la présente de Cassandre qui se trouvait juste à côté. Une ombre parmi les ombres. Son visage ne réussissant pas à se détacher des ténèbres dans lesquelles j'étais plongés. Sa voix m'interpellant n'ayant réussi même avant à me sortir de ma torpeur et de mon état. Trop loin pour être ramené.

Perdu dans l'obscurité sans que je n'en vienne totalement à me rendre compte que la lumière du phare m'éclairant se trouvait juste à côté. Ces petites mains qui se posèrent sur mon bras sans que je m'en rende compte. Ces petites mains qui se mirent en tête de me relever, de m'aider et de me guider. Une présence que je ne percevais pas totalement alors que tout ce qui se passait devant moi se trouvait dans un brouillard flou, dans un pénombre sans fin. Et pourtant ce fut naturellement comme pour meubler le silence ou tenter de me faire reprendre le contact avec la réalité que Cassandre que je ne connaissais pas particulièrement n'en venant qu'à prendre la parole. « Tu vas finir par te tuer si tu continues, tu le sais ça ? » Si une part de moi l'entendait alors que sa voix me parvenait dans un lointain écho, elle lui crierait de partir, de me laisser seul dans le pénombre. Ce qu'elle ne faisait pas, s'y refusant obstinément. Au lieu de cela sa voix continuant de me parvenir alors qu'en effet, c'était la mort que je recherchais en continuant d'errer dans la forêt. Voulant la rejoindre, voulant tout oublier juste que pour ce que les images s'effacent de mon esprit. Mais imperturbable, comme le roc incapable d'être brisé, elle restait là. Loyale, elle n'en vint qu'à reprendre la parole, sa voix emplie de douceur. « Je ne sais pas ce que tu comptes faire mais j’te suis. » Des braises qu'elle rallumait peut-être sans réellement se rendre compte. A cet instant elle était la seule présence humaine, la seule voix qui m'empêchait totalement de sombrer dans la folie. Mais même moi je ne m'en rendais pas compte, refusant d'y croire, ne le voulant pas. Pourtant toujours là alors qu'elle continuait de tisser les fils qui me reliaient au monde des vivants, tentant peut-être sans succès de me ramener parmi eux. Au fil des secondes, comprenant qu'elle ne partirait pas, je n'en vins qu'à accepter sa présence. Continuant d'avancer parmi les arbres, guidé sans doute plus par elle que par moi. Elle me permettait d'éviter les arbres, m'évitant de chuter de nouveau ou de me prendre les branches de plein fouet. Et soudain je m'arrêtai.

Le visage de Robb. Robb qui meure. Les cris de Robb. Ma silhouette pivotant sur ses talons. Le loup géant qui bondissait. Les griffes acérés qui s'enfonçaient dans le corps du soldat. Les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Mes pas précipités sur le sol. Les poignards qui s'enfonçaient dans le pelage touffu du loup géant. Comme si j'échouais encore et encore. M'interposant. Les griffes. La lame qui se plante encore et encore dans la bête. Le sang. Les touffes de poil qui volent. Le visage de Robb. Robb qui meure. Un retour en enfer alors que les images n'en venaient que de nouveau à assaillir mon esprit. Mon corps commençant à trembler un peu plus violemment alors que je commençai à m'agiter un peu plus sans m'en rendre compte. Mon bras lui échappant. Commençant de nouveau à secouer ma tête de droite à gauche face à ce même refus de la réalité. Mon bras qui se tendit. La sensation de l'écorce qui contre ma paume alors que pris d'un mouvement brutal je ne me mette à frapper l'écorce encore et encore, toujours un peu plus fort. Le sang qui se mit à couler au niveau des jointures de mes doigts alors que toujours dans le silence le plus complet, je frappai encore et encore. Pris dans le tourbillon de la folie, soumis à une rage sombre. Frappant jusqu'à ce que mon corps cède et que je ne vienne à m'effacer sur le sol, chutant de nouveau. Tremblant alors que mon corps penché d'avant en arrière, ma tête ne se mette à remuer de droite à gauche face à cette même volonté d'en finir.
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le Ven 23 Déc 2016 - 14:10


Elle ne savait pas quoi faire ni quoi dire dans une telle situation, devant quelqu’un qui semblait avoir perdu toute force de volonté. Elle se contentait de le suivre, de l’aider dans la route semée d’embuches qu’il avait prise. Elle avait beau lui parler de façon la plus douce mais non dénudée de fermeté, il ne réagissait pas. Il savait juste qu’elle était présente à ses côtés, du moins lui semblait-elle qu’il avait compris le message qui avait été on ne peut plus clair. Elle ne le lâcherait pas d’une semelle tant qu’elle n’était pas certaine qu’il fut en sécurité, qu’il n’ait pas l’envie soudaine de faire une grosse, grosse bêtise. Une grosse connerie. Elle n’osait pas la nommer, ne voulait pas y penser. Elle préférait rester pour être certaine qu’il ne lui arrive rien tout en le laissant libre de ses mouvement parce qu’elle n’était pas forcément de taille à l’empêcher d’agir mais qu’elle pouvait tenter de le raisonner si un geste inconsidéré de la part du patrouilleur pointait le bout de son nez. Elle ne se targuait pas de pouvoir les raisonner tous mais elle pouvait essayer. Elle pouvait tenter de le ramener à la raison, sur le droit chemin de la vie.

Ses pas se firent plus vifs comme s’il cherchait à lui échapper. Cassandre le regardait désespérée de le voir dans cet état. Elle le regardait partir à la dérive sans avoir ne serait-ce qu’une idée de ce qu’elle devait réaliser pour l’en empêcher. Elle était présente sans réellement être utile à la situation. Elle espérait juste que sa présence soit suffisante pour le ramener vers eux. Elle le regarda lui échapper. Elle regarda son corps être parcouru d’un spasme sans fin qu’elle n’avait pas pu empêcher d’arriver. Elle se demanda ce qu’il lui était arrivé pour qu’il soit ainsi en état de choc. Elle ne se souvenait pas avoir été dans ce même état même en l’ayant vu mort. Quelque chose de terrible s’était passé et c’est dans sa réflexion qu’elle le laissa partir quelques mètres devant elle. Elle était incapable de l’aider quand bien même elle le désirait de tout son être. Elle n’aimait pas le voir ainsi. Elle n’aimait voir personne dans cet état. Ne pas pouvoir l’aider lui fendait le cœur et la panique commença à l’envelopper lorsque qu’un bruit répété déjà plusieurs fois capta son attention, la ramenant à lui. « Arrête. Arrête ça, Chris ! » Il s’était passé quelque chose de terrible mais se casser en morceau ne résoudrait rien. Elle voulait bien être patiente et aider ceux qui le voulaient bien à remonter la pente mais se blesser volontairement n’allait rien résoudre. Rien du tout. Il sembla l’écouter. Il sembla s’arrêter d’épuisement de l’âme et du corps mais ne semblait toujours pas être de retour parmi eux, toujours quelque part entre ici et là-bas. Cassandre s’approcha doucement pour ne pas braquer celui qui avait des allures d’animal blessé, l’air hagard et si peu humain derrière cette colère et rage déployée. Elle s’agenouilla, peu certaine de la réaction qu’elle devait avoir en cet instant précis. Il n’était pas en état pour l’écouter. Elle voulait qu’il cesse de bouger tout en le ramenant à la réalité. Décision prise tout en étant un peu honteuse de devoir en arriver là, elle posa délicatement une main sur son menton comme pour l’empêcher de bouger d’avantage (parce qu’à force : il se ferait mal) puis le gifla.

Un peu rouge de gêne, elle le lâcha rapidement, s’adossa à l’arbre abîmé et attendit.
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le Ven 23 Déc 2016 - 18:04

Frapper encore et encore. Frapper contre l'écorce de l'arbre centenaire en espérant que tout s'arrête. Frapper pour oublier la douleur. Frapper pour espérer que les images s'arrêteront de tourner dans un coin de mon esprit. Frapper encore et encore pour que le temps s'arrête. Il n'y avait rien si ce n'était douleur et peine. Ah cette peine, tant d'espoir pour qu'elle disparaisse. Cet infirme espoir pour que tout ne soit qu'un cauchemar, pour que rien n'ait jamais existé. Ces événements que j'aimerai voir disparaître. Je voudrai tant que rien ne soit cela jamais arrivé et cela faisait tellement mal de se dire que je ne pouvais rien faire contre que je ne pouvais que revenir en arrière encore et encore. Frapper contre l'écorce de l'arbre, frapper contre cette chose solide qu'était un arbre n'était que l'infirme lien que j'avais avec le monde des vivants pour me rappeler la douleur et pour me rappeler que j'existais encore. Et pourtant dieu savait que j'aimerai être mort, que j'aimerai changer ce qui s'était passé. Comme s'y revivre cet enfer encore et encore me permettrait de notifier un subtil détail qui me permettrait d'inverser la balance. Toute cette culpabilité et cette douleur qui m'empêchait d'avancer, de me relever. Coupable de cette colère que j'avais eu contre lui. Coupable de l'avoir rejeté alors qu'il m'avait offert la main. Coupable de sa mort. J'étais l'instrument de sa mort, son assassin. Ce n'était pas le loup qui l'avait tué, c'était moi et personne d'autre. Et cela faisait mal. Cela faisait trop mal. Cette sensation de ne plus pouvoir respirer alors qu'encore là j'imaginai pouvoir échanger ma place, ne me rendant pas moins compte que ce n'était pas possible. Revivre encore et encore sa mort. Un juste châtiment sans aucun doute qui me faisait un peu plus prendre compte, à chaque fois, de mon désespoir, de mon incapacité à le sauver. Alors je frappai, usant cette colère et cette désespoir. Ne me rendant compte que le sang continuait de couler, que le sang coulait le long de mes phalanges, coulant le long de l'écorce de l'arbre déjà tâchée de pourpre. Une douleur physique qui n'était pas assez forte pour m'empêcher de ressentir quoi que ce soit, qui n'était pas assez forte pour me permettre d'oublier.

N'en venant qu'à m'effondrer au sol, à même la terre glacée, incapable de contrôler mon corps qui me lâchait à son tour. Ne pouvant que trembler de tout mon être, habité par une frénésie qui ne conduisait que mon corps à être parcouru de spasmes encore et encore. La volonté que tout s'arrête, sans doute prêt à tout pour que cela s'arrête. Qu'on me proposerait un pistolet chargé que je me tirerai une balle dans la tête sans aucun remord, tout aussitôt. Une mort rapide qui me permettrait seulement d'échapper à la douleur. Cette douleur qui ne s'était que décuplée depuis l'arrestation d'Ailina, depuis la disparition de Faust, depuis la mort de Robb. Cette douleur qui n'avait fait que s'accentuer et que je n'en n'étais que venu à refouler, la dissimulant sous un nouveau masque. J'avais beau pu me montrer fort, arrogant, méprisable, égoïste, désormais cette même peine me rattrapait sans que je puisse y échapper. Sourde et dangereuse alors qu'elle se saisissait de mon corps.

Et soudain la voix de Cassandre perçante qui brisa le silence de la forêt. « Arrête. Arrête ça, Chris ! » Une voix retentissant en écho dans ma tête plus forte que jamais. Et pendant une seconde, le temps parut s'arrêter. Pendant l'espace de quelques secondes, mon corps cessa de s'agiter de toute part. Et pendant quelques secondes, je restais totalement immobile. Comme si je pouvais enfin reprendre mon souffle. Et puis le temps repris son court et je continuais de trembler, incapable de m'arrêter alors que l'image de Robb s'était succédé au visage flou de Cassandre. Une même image qui tournait encore et encore au creux de mon esprit, comme pour me tourmenter à jamais. Incapable de m'en débarrasser. Et peut-être que si l'on me l'avait proposé, j'aurai refusé parce que dans le fond cette image même ensanglantée de Robb était la seule qui me restait de mon meilleur ami, de cet homme que j'avais considéré comme un frère et dont je m'étais séparé jusqu'à ce que sa mort nous sépare pour de bon.

Incapable de reprendre mon souffle ou même de me connecter au monde des vivants. Ce désir si brûlant de mourir que c'était comme si mon coeur était pris en étaux. Je ne vis pas Cassandre approchait. Je n'entendis pas le bruit de ses pas sur le sol alors qu'elle continuait de s'acharner, continuant de rester là dans l'ombre même alors qu'elle aurait pu fuir il y a bien longtemps. Elle aurait pu renoncer, et même là, elle le pouvait encore mais elle s'y refusait juste, comme si elle ne pouvait pas m'abandonner à mon sort. Ce qui était son cas. Et pourtant dieu savait que cela aurait été bien plus simple et plus facile pour moi qu'elle le fasse. Alors peut-être que la mort aurait enfin daigné s'emparer de moi. Enfin. Il aurait peut-être fallut du temps mais elle serait venue, surgissant à son tour de l'ombre pour m'emporter dans un monde où la douleur n'était rien. Le visage de la mort que j'espérai tant revoir comme ce jour où le tremblement de terre s'était produit, qui ne fut que remplacé que par celui bien plus flou de Cassandre. Sa main qui se leva contre lequel je ne fis rien qu'elle abattit de force contre ma joue. Une gifle magistrale diriez-vous. C'était le cas. Et si elle se reculait, honteuse, un rouge pivoine colorant son visage, cette gifle parut un instant me ramener à la vie. Une étincelle illuminant mon regard alors que pendant l'espace de quelques secondes, je semblai reprendre vie. Comme si mon corps insufflé par cette nouvelle force en venait à se coordonner avec mon esprit pour faire taire les tremblements qui secouaient chacun des membres. Restant un instant immobile. Le souffle de ma respiration avant que mué par ce même instinct de survie qui me poussait encore à me battre, je n'en vienne à me relever. Mais cela ne serait-il pas trop beau que cela soit aussi facile, que la partie se termine si rapidement n'est-ce pas ? Et comme pour me rappeler à quoi j'étais condamnée, l'instant d'après, la chute ne vint qu'à se faire entendre. Coup de marteau du destin pour me rappeler que je ne pouvais échapper à mon sort.

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Cassandre Darcy
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le Mar 27 Déc 2016 - 1:50


Elle n’avait aucun moyen pour le faire aller mieux, ne savait pas comment s’y prendre avec cette personne qu’elle avait vu plusieurs fois sans pour autant la connaître. Elle se retrouvait désemparée face à ce qu’elle venait d’assister, face au reflet qu’il lui renvoyait en pleine figure de celle qu’elle avait pu être si elle n’avait pas accepté de l’aide des Odysséens qui l’entouraient. Elle avait tenté de le faire réagir à sa façon, du moyen unique qui lui permettrait peut-être le temps d’une seconde d’avoir l’œil grand ouvert sur ce qu’il se passait autour de lui. Une gifle. Elle n’en revenait pas de la lui avoir donnée mais c’était, selon elle le seul moyen pour qu’il reprenne ses esprits le temps qu’elle l’interroge, qu’elle s’interroge en le voyant reprendre ses esprits, sur ce qu’il s’était passé. Quoiqu’il se soit passé il n’était pas seul. Il y avait des gens autour de lui pour l’aider, cela ne servait à rien de rester apathique, comme inerte au sol sans volonté aucune. Si quelqu’un était mort, chose qu’elle pensait malheureusement beaucoup plus juste que d’autres idées qui lui étaient venues en tête, cela ne servait à rien qu’ils soient deux. Il y avait beaucoup de sang. Cassandre observait les taches rouges qui imprégnaient les habits du patrouilleur qui n’était pas blessé. Sauf à la main. Ce sang n’était pas le sien. Ce sang lui donnait un indice de ce qui avait pu se passer pour le mettre dans cet état de choc. Quelqu’un avait trouvé la mort de façon terriblement horrible et il y avait assisté.

Elle avait découvert des morts, elle avait vu le sang. Elle s’était accrochée au corps sans vie de son petit-ami en espérant qu’il revive par ce simple rapprochement corporel. Elle ne l’avait pas vu mourir. Il était mort sur le coup, n’avait pas souffert lors de la chute. C’était tout ce qu’elle avait pu se dire pour se faire plus ou moins à cette situation peu commune, terrifiante que celle de perdre quelqu’un, un proche, à un âge aussi jeune, d'une façon aussi soudaine et peut-être tout autant terrible que celle de l'ami décédé. Parti trop tôt. Elle s’était reprise parce qu’ils n’avaient pas le choix, qu’elle ne pouvait pas se laisser aller à la dérive parce que ce n’était pas ce qu’Alexandre aurait voulu. Elle pouvait faire le rapprochement, passer de longues minutes à tenter de lui faire comprendre que quoiqu’il se soit passé, il fallait avancer : cela ne servait à rien s’il refusait d’écouter. A quoi bon sortir de sa léthargie pour celle qui n’était encore qu’une adolescente, qui n’avait encore rien vécu, qu’il n’écouterait pas parce qu’elle ne connaissait rien de sa vie.

Cassandre jura devant toute cette situation qui la prenait au dépourvu, la laissait sans autre solution que celle d’attendre que la gifle donnée quelques instants plus tôt fasse son effet. L’étincelle morte dans ses yeux se raviva quelques instants pour mieux la fuir. Elle qui aimait aider les autres se retrouvait bien démunie face au mur qui lui faisait face. « Je ne sais pas qui est mort mais quoi qu’il ou elle ait pu représenter pour toi je suis désolée. » Ils avaient tous perdu un proche. Elle était désolée que le destin ait décidé de choisir Alexandre tout comme tous ces autres qui avaient péris le jour du crash de l’Odyssée sur Terre, elle était désolée que la faucheuse se soit arrêtée sur la personne si chère à Chris. « Je vais t’emmener à l’infirmerie. Ils se chargeront de prévenir ceux qui doivent te chercher depuis … » Elle ne savait pas. Il aurait pu partir quelques heures ou quelques jours, Cassandre n’avait pas pour habitude de surveiller chacun de leurs faits et gestes. Si elle aimait les accompagner, si elle en appréciait plus que d’autres, si elle s’inquiéterait surement de ne pas voir rentrer Murphy après même vingt-quatre heures, elle était un peu gênée de se rendre compte qu’il en était tout autrement pour Chris.

« Ça ira mieux tu sais. Ça fini toujours par aller mieux même si on y pense encore, même si on a l’impression que tout s’écroule. » Et à chaque fois cela sera pareil. Elle ne voulait perdre aucun d’entre eux mais se doutait bien que sur cette terre aux habitants parfois bien plus qu’hostiles, cela arriverait à nouveau malgré leur souhait de les garder en sécurité loin de tout danger. Elle lui pris la main pour la serrer entre les siennes en espérant lui insuffler tout l’espoir d’un futur meilleur qu’elle pouvait lui transmettre pour qu’il retrouve cette envie d’avancer comme elle avait trouvé la sienne à leur arrivée sur Terre. Elle le regarda à nouveau. La gêne fut bien vite remplacée par la détermination de l’aider dans cette épreuve. Détermination qui trouva ses zones d’ombres avec l’inquiétude d’une Cassandre bien incapable de le ramener parmi eux.
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Chris Wilson
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le Mar 27 Déc 2016 - 17:43

« Je ne sais pas qui est mort mais quoi qu’il ou elle ait pu représenter pour toi je suis désolée. » Sa voix résonna. Tellement vaincu à cet instant que pour la première fois, je pus entendre clairement les mots qu'elle disait. Ses mots qui résonnèrent dans ma tête. Ce n'était pas une éventualité pour une fois. Ils ne résonnaient pas non plus dans un écho lointain. Ils n'étaient pas entouré d'un brouillard flou. Non, ses mots qu'elle venait de les prononcer, je venais de les entendre distinctement et cela fit que plus mal. Si j'avais été réellement conscient, j'aurai su qu'elle avait compris à force de me voir débouler comme un zombie, qu'elle avait vu à mon regard ce qui s'était passé. La vérité était que les signes étaient si évidents qu'il ne lui avait pas fallut longtemps pour comprendre, mais sans réelle notion de temps je ne pouvais même pas dire depuis combien de temps elle était là. A moins qu'elle ne soit qu'une voix dans ma tête. Je n'étais sûr de rien. Si j'avais entendu ses mots, il n'en restait pas moins que mon esprit était trop embrumé pour que je comprenne clairement ce qui se passait, pour que je comprenne qu'elle était là depuis un moment maintenant à tenter de m'aider alors que je me perdais dans mes propres ténèbres. Des mots qu'elle venait de prononcer et qui ne faisaient que plus mal alors qu'ils rendaient ce qui s'était passé que plus réel. Robb était mort. Les images apparaissant de nouveau. Le visage de Robb. Robb qui meure. Les cris de Robb. Ma silhouette pivotant sur ses talons. Le loup géant qui bondissait. Les griffes acérés qui s'enfonçaient dans le corps du soldat. Les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Mes pas précipités sur le sol. Les poignards qui s'enfonçaient dans le pelage touffu du loup géant. Comme si j'échouais encore et encore. M'interposant. Les griffes. La lame qui se plante encore et encore dans la bête. Le sang. Les touffes de poil qui volent. Le visage de Robb. Robb qui meure. Des images qui continuaient de me tourmenter, qui continuaient de me faire perdre la raison alors que je ne pus m'empêcher de me prendre la tête entre les mains. Je voulais qu'elle se taise. Je voulais que cette voix qui continuait de prononcer ces mots qui faisaient mal soient réduites en silence. Après tout, elle était bien une voix dans le creux de ma tête ? N'ayant aucune idée qu'en fait elle était en chair et en os, bien réelle juste à côté de moi. Je le percevais dans le fond, mais pas suffisamment. J'avais mal, trop mal. Ne réussissant à me mettre en colère contre ces voix qui ne savaient rien de ce qui s'étaient passées.

Pas tant des voix que sa voix à elle qui résonna de nouveau alors que je restais là, prostré sur le sol, si près du froid. Le froid que je ne ressentais même pas alors que je souhaitais juste mourir. La mort qui ne venait toujours pas. Abandonnant petit à petit la partie, me rendant. Je n'avais plus de force. Elle, elle en avait pour deux mais je ne m'en rendais pas compte non plus alors que pourtant sa voix résonnait dans ma tête. « Je vais t’emmener à l’infirmerie. Ils se chargeront de prévenir ceux qui doivent te chercher depuis … »  J'aurai pu lui hurler dessus, j'aurai pu lui dire que je ne voulais pas rentrer, que je voulais juste qu'on m'achève, qu'on serre mon coeur entre des mains pour le faire retomber en petite miette sur le sol. Il n'existait même pas. Il n'existait plus. Il n'y avait que douleur et peine. Et cette force que j'avais avant, cette colère qui poussait à me battre, elle m'avait elle aussi abandonnée alors que je me retrouvais de nouveau là, à terre dans le silence le plus complet. Je ne fis aucun mouvement, je n'hochais pas la tête pour lui faire signe que j'avais compris. Ailleurs. Et si des images flous de l'infirmerie, des personnes qui tenaient à moi étaient apparues dans mon esprit, elles n'avaient pas tardé à disparaître à leur tour. Tout était éphémère. Seule la mort restait, et nous accompagnait pauvre mortel de l'autre côté là où la douleur n'existait plus, où il n'y avait plus rien si ce n'était un monde meilleur. Pendant un temps j'avais cru que je trouverais ce paradis ici, mais la nature que trop cruelle m'avait fait comprendre de nouveau que je pouvais abandonner tout espoir. Je n'étais pas le maître ici. Je n'étais qu'un pion entre les mains de forces bien plus grande. Un pion qui abandonnait l'espoir de gagner la bataille et qui se rendait désormais. Vaincu. Quasiment. S'il y avait cette petite flamme qui existait encore, elle était désormais en train de s'étendre, lentement bien entendu, pour me faire comprendre l'étendue de ce que signifiait le mot torture.

La voix de Cassandre qui résonnait de nouveau. « Ça ira mieux tu sais. Ça fini toujours par aller mieux même si on y pense encore, même si on a l’impression que tout s’écroule. » Mensonge. Des mensonges pour enfant. Une impression de déjà vu dont je ne pris même pas compte alors que ces mots je les avais prononcé à Robb, voulant lui faire croire l'impossible, lui promettant que tout se passerait bien même si lui comme moi savait qu'il n'y avait que le grand sommeil qui l'attendait. A vrai dire, il n'y avait aucun espoir alors que rien n'irait jamais mieux, alors que tout finirait par s'effriter. Ils partaient tous d'une manière ou d'une autre qu'on le veuille ou non. Et face à cette dure réalité, je me retrouvais dans l'impossibilité de remonter à la surface pour respirer. Incapable de réussir à reprendre contact avec cette réalité qui m'échappait et où rien ne m'attendait. Du moins c'était ce que je pensais pour le moment. Les mains de Cassandre qui se saisirent des miennes et pendant l'espace d'un instant, je sentis cette chaleur humaine et une part de moi parut comprendre que non ce n'était pas juste des voix dans ma tête, que peut-être je n'étais pas seule. Ne sachant ce qui me poussa à hocher quasiment d'une manière imprescriptible la tête pour lui faire signe de me ramener à l'infirmerie.

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Cassandre Darcy
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le Ven 13 Jan 2017 - 14:16


Elle parlait à un mur, n’appréciait pas forcément de parler dans le vent même si elle pensait que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire pour ne pas le laisser seul. Elle ne demandait pas non plus qu’il saute de joie en brandissant fièrement le poing dans l’heure après ce qu’il s’était passé. Ce qu’il s’était passé ? Elle n’en savait rien. Il y avait eu la non réaction de Chris puis la rage. Viendrait ensuite l’acceptation ? La jeune fille haussa les épaules, incertaine. Elle n’était pas psychologue, traduisait juste ce qu’elle et Sam et beaucoup d’autres avaient vécu lors du crash en version Chris face à une personne que la faucheuse venait injustement de lui arracher. Ils agissaient tous de la même manière, certains peut-être étaient plus optimistes et sombraient moins facilement, réussissaient à relever la tête. Elle ne pouvait visiblement pas catégoriser Chris dans ce type de personnes. Oh et puis quoique ... elle ne le connaissait pas très bien, après tout. Le futur le lui dirait.

Cassandre soupira en le regardant à nouveau à terre. Il l’avait en quelque sorte forcé à en faire de même pour tenter de le ramener à la vie, à la raison qui lui soufflait surement de se bouger. En l’espace d’un instant elle le vit hocher de la tête sans pour autant esquisser un geste. Cassandre se leva, tira sur la main du plus âgé pour qu’il en fasse de même. C’était laborieux, s’il voulait rentrer il n’y mettait que moyennement du sien. « Tu te doutes bien que je ne serais pas rentrée en te sachant là. » Elle était peut-être un peu trop optimiste, trop certaine que les choses finiraient un jour où l’autre par se terminer bien pour eux, se doutait que Chris se serait levé d’une façon ou d’une autre. Et au pire elle lui aurait dit qu’elle serait restée jusqu’à ce qu’un cas de conscience ne se fasse dans la tête du brun. Parce qu’il n’aurait pas souhaité avoir un mort sur la conscience n’est-ce pas ? « J’imagine que tu ne veux pas en parler ... de ce qu’il s’est passé ? Cela fait un moment qu’elles te cherchent. »

Du moins elle le pensait. Elle avait souvent vu Murphy et Ten avec Chris et même si elle connaissait moins la deuxième, elle supposait qu’elles étaient parties à sa recherche en se demandant tous les jours ce qui avait bien pu lui arriver sans obtenir de réponse. « Tu leur as foutu la trouille, tu sais. » L’accusation était dissimulée mais présente même si la jeune fille pouvait comprendre tout un tas de choses, pouvait accepter tout un tas de raisons à cette longue disparition : elle n’était pas forcément ravie d’avoir lu l’inquiétude sur de nombreux visages d’Odysséens. « Mais maintenant que tu es de retour tout ira mieux. » Elles iront mieux, seront soulagées de le savoir en vie.  

Spoiler:
Si tu veux ton rp peut être la clôture Pain changes people. [Cassy] 2215546156 Comme y’a le rp avec Ten et Murphy après et que Cassie n’est pas restée après l’avoir emmené à l’infirmerie, j’pense qu’on arrive tout doucement à la fin de ce rp ♥️
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le Ven 13 Jan 2017 - 17:46

« Tu te doutes bien que je ne serais pas rentrée en te sachant là. » Là mais pas là. J'écoutai tout en étant absent. Les mots de la jeune femme qui résonnaient faux, qui résonnaient en écho dans ma tête. Ils étaient dépourvus de sens à vrai dire. Restant juste là sans le regarder franchement, fixant un point lointain à l'horizon sans réussir réellement à émerger. Préférant de nouveau me cacher derrière ces murs, préférant rester à l'écart loin de tous, retranché derrière les murs, perdu dans des pensées bien trop sombres. « J’imagine que tu ne veux pas en parler ... de ce qu’il s’est passé ? Cela fait un moment qu’elles te cherchent. » Pendant une bref seconde ce fut comme si j'allais me réveiller alors que mon visage se tournait vers elle et pourtant je la vis sans la voir. Ses mots étant sans aucun doute les seuls qui résonnaient dans le silence dans mon esprit. Etrange. Déroutant. Des mots qui tentaient de me ramener, mais j'étais trop enfoncé dans les abysses pour voir la lumière au bout du tunnel. Elle qui reprit la parole, faisant un monologue, faisant même la conversation pour deux bien que cette fois ces mots s'imprégnèrent un peu plus. « Tu leur as foutu la trouille, tu sais. » L'accusation était là sans l'être alors qu'elle ne me faisait rien ressentir en soit si ce n'était un vide passager. Les visages de certaines silhouettes que trop familières appurent dans mon esprit alors que je savais de quoi ils parlaient, de qui plutôt elle parlait. Voyant bien les visages mais pour autant, la menace ne paraissait pas si importante que cela alors que je restai juste là, la suivant pas moins. Comme si j'avais abandonné en partie cette résistance que je lui opposais en me laissant aller, en la laissant me guider de nouveau. Ses paroles réconfortantes résonnant à mes oreilles. « Mais maintenant que tu es de retour tout ira mieux. » Et peut-être qu'au fond de moi une part de ma personne voulut la croire mais l'autre disait tout le contraire, emplie de doute. Non ce n'était pas possible. C'était faux. Rien ne pouvait aller mieux pas quand on avait touché le fond.

Spoiler:

C'était parfait, du coup j'ai pas eu grand chose à ajouter Pain changes people. [Cassy] 2215546156 Et si cela te va, alors je demanderai à archiver :luv
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