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† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Ven 15 Avr 2016 - 0:00


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Maria & Oz


Le portail de l'église s'ouvrit laissant un Rajhak hagard et bouleversé en sortir. Une odeur de poudre d'arme à feu le suivait, un odeur de sang aussi, jamais encore il n'avait rencontré ce mélange et cela lui donnait mal au coeur. Alors que le portail ne s'était pas encore rabattu l'Appaloosa sorti de l'église comme une flèche ne s'arrêtant pas avant quelques bonnes longueurs. De réponse il n'en trouva pas en ces lieux, s'extirpant de l'endroit dans un état d'esprit bien pire que celui dans lequel il arriva. Alors, il espérait encore, maintenant ... que dire. Rien, le silence dans son cœur, sa tête, son âme, son corps, autour de lui. Il ne retournerait pas à l'intérieur, à quoi bon ? Les espoirs devenaient inutiles de nos jours, ça se résumait toujours à la même chose. Marcher droit devant soi. Malheureusement - ou heureusement - on ne trouvait pas toujours une Astrid sur sa route pour vous arrêter. Il pensait se rendre chez Rey pour se réchauffer les sentiments, la vie, son futur s'il en restait un au voyageur. Alors doucement il alla rejoindre son équidé et lui caressa sa douce crinière. Une bénédiction que ce cadeau d'Eon, il ne le remercierait jamais assez et pourtant il se sentait coupable de lui avoir caché l'état de sa protégée.

Maria, oui. Le voyageur se demandait comment elle se portait après le drame que tous traversèrent à ses côtés. Son vieil ami prenait-il soin d'elle ? Ou ne pouvait-il pas surmonter la mort de ses protégés ? Arès. Un grand frisson parcouru son dos. La aussi il échoua à préserver le jeune homme de la folie. Toutes ces morts inutiles, tous ces êtres forts et fragiles s'envolant vers les cieux. Ou les enfers. Peu importait, la vérité nue qui lui sautait à la figure du voyageur répercutait dans sa mémoire le bruit de vie qui s'effondraient vaincues à jamais. Que ne donnerait-il pas l'homme du désert pour réécrire leurs histoires s'il trouvait jamais un crayon magique lui permettant de détruire le passé. Referaient-ils tous les mêmes erreurs ? Mais toutes ses pensées futiles ne lui donnaient pas la réponse sur l'état de la jeune Calusa. Oz hésita un moment, car repasser sur les lieux du drame lui semblait presque une hérésie. Mais après tout il ne pouvait pas se qualifier de mauviette, même si les mauvais choix se multipliaient à son propos. D'accord, il ne serait jamais aussi bien informé qu'en allant chercher les nouvelles à la source. Appelant son cheval amicalement il prirent la route des montagnes Athnas.

Et le voilà qui passait l'entrée du village presque fantôme. Pas un son, pas un homme, ah si un enfant couraitt juste las-bas, il se cacha ensuite derrière un tas de bois observant le nouveau venu. Un pas devant l'autre, il craindrait presque que le carmin du sang des jumeaux n'eut pas pu être lavé. Il connait le chemin, mille fois depuis sa jeunesse il à rendu visite au guerrier Athna. Il se trouvait devant la maison, il n'osait avancer plus loin, de peur de  troubler la convalescence de ceux que le mauvais sort blessa avec des dents plus que tranchantes. Il remarqua la porte entrouverte, il s'inquieta, franchit la distance et la poussant de son épaule entra plus avant. Étaient-ils tous partis ? Pas de bébés pleurant non plus, dormaient-ils ? Oserait-il les appeler ? il prononça normalement comme un appel à l'aide


"Maria ?"

Apercevant une fauteuil le Rahjak s'y diriga car il se pourrait que tous se reposent, pas un intstant il n'a songé à l'heure. Il attendra donc là, veillant à l'entrée que personne ne vienne faire un mauvais sort aux habitants de cette maison. A moins que ?

Oz se relèva soudainement faisant de grandes enjambées, décidé à parcourir les lieux, pour trouver quelqu'un de vivant par ici ....


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mer 14 Déc 2016 - 21:07, édité 3 fois
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le Lun 2 Mai 2016 - 2:22

 Lost
feat. Oz
Cruel is only a matter of perspective.

 [ Le son des fantômes à la voix du silence. Leur marche d'agonie, sous une lumière aveugle. Une existence vaine, sans but, ni rêve, condamnée à errer entre les griffes du temps. Prison infinie, faite de pensées et de souvenirs, les spectres ne quittent jamais ceux à qui ils manquent tant qu'on refuse de les laisser s'échapper.

Elle se demandait ce qu'elle avait bien pu faire aux cieux dans une vie antérieure. Si elle avait mérité autant d’acharnement, ou si elle avait été maudite comme les Labdacides avant elle.
Elle était la favorite de la Mort, la proie du destin. Alors qu'elle refaisait surface, que les tempêtes semblaient trop loin pour la faire chavirer de nouveau, le sort la rattrapait et la livrait aux abysses. Ah, nombreuses sont les fois où elle s'est débattue, entraînée par le courant de la vie. Mais elle est lasse de s'accrocher, lasse de se blesser. Elle veut, pour une fois et simplement, pouvoir respirer sans avoir à se soucier du sang qu'elle perd. Des cicatrices qu'elle garde.
La perte d'Arès était arrivée comme une lame entre les omoplates. Brutale, traître, inattendue, et surtout douloureuse. Elle se souvient de cette déchirure qui l'avait réduite à une statue de cendres. Elle, qui s'était pourtant accroché à son dernier souffle, avait lutté entre les mains des ténèbres, qui déjà, l'emportaient. Elle avait survécu pour lui, pour eux. Parce qu'elle ne voulait plus de ce passé. Parce qu'elle entrevoyait enfin l'horizon après des années de dérive. C'est une nouvelle vie qu'elle voulait. Mais une fois encore, il s'était égaré dans sa haine au point de s'en laisser vaincre. Gisants dans une marre de sang, les jumeaux s'étaient battus avec déraison. Ils la laissaient seule, avec deux enfants et une singulière amertume.

Les funérailles eurent lieu le lendemain. C'est à peine si la jeune femme avait quitté les corps depuis, effondrée sur elle – même.
La cérémonie n'avait rien de beau, ni de laid. Elle ressemblait aux autres, fidèle aux traditions. C'est l'émotion qui était tout autre. Pour chaque minute, elle n'avait pas quitté Eon, ni même Ozvan, resté près d'eux. Tous, les hommes comme les enfants, s'en allaient témoigner leurs respects aux défunts et  murmuraient, sur un ton désolé : «  yu gonplei ste odon. » Une phrase si dite, si impersonnelle. Maria se refusait à la prononcer, elle s'estimait bien plus sincère que chacun. Bien plus proche qu'eux n'avaient pu l'être.
Quand vint son tour, elle ignorait si elle aurait le courage d'avancer, même de bouger. Une guerrière aux entrailles nouées par une amie pourtant si familière. On ne s'habitue pas aux pertes, jamais. Elles n'endurcissent pas comme on le prétendait, un sourire brisé fendant les lèvres. C'est un morceau de soi qui s'effondre, une vie qui s'écaille. Chaque jour, devoir se reconstruire. Non, personne n'est invincible, personne ne peut intégrer la mort et la prétendre mentor. C'est une voleuse qui s'empare, sans la moindre pudeur,  de ce que le cœur s'est acharné à garder.
Elle avait maintenu sa tête haute en rejetant tous les regards que l'on posait sur elle. Sur ce néant qu'elle incarnait. A cet instant, «  nihil » devint le seul mot que l'esprit ressassait.
Alors, sans savoir comment ni pourquoi, elle se retrouva là, penchée au dessus de ce visage qu'elle disait ne pas connaître. Pourtant, c'était lui. C'était Arès, et près de lui, son tout, son rien, son frère, Hadès.
Comme une enfant, elle fut effrayée par l'opalin de leur peau. Ces yeux clos à jamais, qui ne la regarderaient plus, que ce soit de cet éclat de folie ou de passion. Un bleu comme ne le fut jamais le ciel ou l'océan, un bleu qui pouvait la noyer des heures durant.

Ce fut la première fois qu'elle eut peur de lui.
Des perles de rage et de chagrin sillonnaient ses joues. Visage fissuré, trahi par l'amour et sa faiblesse, elle ne voulait pas le voir partir. Quelque part en elle se logeait le déni. L'espoir d'une erreur. Elle plantait ses ongles dans sa paume, comme si la douleur physique pouvait l'éloigner de celle du cœur, la ramener à une réalité plus douce. Mais la vie est cruelle. Elle n'épargne personne, et surtout pas une femme aux ombres impures.
Il fallait qu'elle lui dise adieu. Qu'elle s'adresse à lui pour la dernière fois avant de laisser son âme s'évader. Il était peut – être temps pour elle aussi de lui avouer ses sentiments, ses regrets … A quel point elle l'aimait, tout simplement. Et pourtant, la seule chose qui daigna franchir ses lèvres furent un : « Égoïste. » Puis, elle s'était retirée, laissant derrière elle cet homme qui n'était pas le sien. Oui, l'homme qu'elle aimait était en vie. Il la désirait, et malgré tout, la détestait. Il lui jetait des regards noirs, puis mélancoliques, et parfois protecteurs. Il pouvait, s'il le voulait, l'empoigner fermement et lui cracher son mépris à la figure avant de la voir riposter. Il pouvait la pousser à bout, comme elle le rendait fou, avant de la prendre dans ses bras. Il pouvait aussi, rien que pour s'amuser, l'affronter, et savourer le goût du défi.
C'est cette image qu'elle voulait garder de lui. Pas cette figure froide à la jeune figée à jamais. ]


La reine s'avance, déchue. Toute son existence n'est qu'un naufrage.
Le bois des arbres transpire, s'écoulant de l'écorce quelques diamants de neige.
Enfin, l'hiver s'en va. Il fait à nouveau naître une nature pleine d'espoir. Sur les branches, quelques bourgeons s'épanouissent et l'oiseau timide tente une mélopée. Maria s'arrête pour admirer la course du Soleil, s'engouffrant dans l'horizon. Depuis combien de temps est – elle là, à déambuler, solitaire et macabre ? A noyer ses pensées dans la sueur de ses actions, s'efforçant à chasser sans jamais avoir appris ? Des heures, sûrement … mais qu'importe, le temps est devenu pour elle une éternité. Les secondes sont devenues longues, les minutes pénibles et les heures insupportables. Quand on vient à lui dire «  il y a quelque jours », elle s'imagine alors des mois auparavant, parfois des années. Le fil du temps, après tout, n'a jamais été un droit chemin. Non, il se mouve, entre avenir et passé. Présent et oubli.

Il faut qu'elle rentre, se dit – elle. Elle n'est plus libre de s'absenter, plus libre de ne pas se demander quand revenir. Elle est enchaînée à un devoir qu'elle ne peut rompre, pour une fois. Alors, après avoir échappé un long soupir, témoin de ses échecs, elle puise dans la force qui lui reste afin de refouler sa fierté. Mais quelle fierté ?

Les pas s’enchaînent tandis qu'elle remonte au village. Il y a longtemps qu'elle ne sent plus les plaies ni la douleur de ses muscles.
Puis, comme une flèche décochée de nulle part, une vile piqûre, elle se rappelle d'Ozvan et du secret partagé. De la dette qu'elle lui doit, pour son geste comme pour son mutisme. Est – ce ce roc gigantesque qui se dresse devant elle qui l'y fait penser ? Qu'importe. L'instabilité des songes ne s'expliquent pas, ils s'apparentent à l'Océan, n'obéissant qu'à lui – même.
Il lui arrive de se demander, parfois : «  et s'il n'avait pas été là ? » Oui, serait – elle partie, elle aussi ? Arès serait – il resté ? C'est fou comme une écoute, une simple présence, peut modifier chaque ficelle du sort. Placé là, comme un pantin. Mais au diable le destin, elle n'y croit pas. Il l'a sauvée par quelques paroles, mais plus important encore, il avait sauvé ses enfants. La seule chose qu'elle fut de bien ici bas … Quoi qu'elle n'en est pas sûre, elle est si incertaine. Elle appréhende, a peur de les faire souffrir ou de les perdre comme tous ceux à qui elle pu s'attacher. Eux, qui sont si fragiles et vulnérables contre une vie hostile et indifférente. Mais elle ne laisserait plus personne s'acharner, elle l'a juré.

La lumière se meurt dans un ciel d'andrinople et enfin, la voilà devant la porte d'Arès. «  Chez elle. » Cette pensée lui fait serrer les dents. Elle ne s'y habituerai jamais. Que ce soit à cette montagne, loin de la mer, à cette habitation, aux murs marqués de souvenirs, ou même à cette idée d'un avenir plus glorieux. Une idylle, désormais utopie puisque l'un des fondements, il y a peu, s'est écroulé.
Mais, lorsqu'elle s’apprête à y entrer, un récent passage vient éveiller son anxiété. L'alchimie de la peur et de colère opère, et, comme le félin, elle s'y risque.
Là, dans la pénombre, une silhouette trop grande pour être celle d'Eon. Et pourtant, cette carrure qu'elle aperçoit est indissociable de ce dernier. De telles épaules, une telle démarche, elle les connaît depuis tant d'années déjà. Ce qu'il fait ici, elle n'en sait rien. Il y a tant de questions à poser, trop de réponses à obtenir. Elle préfère laisser le temps faire son œuvre et s'avance dans la demeure, si silencieuse et désolée.


    - « Je suis surprise de te voir ici, Ozvan. Si c'est Eon que tu cherche, il est encore à la forge et ne reviendra qu'une fois son travail terminé. »


Elle dépose son arc contre un mur et n'a d'yeux que pour la dégaine du voyageur. Des vêtements marqués par le sang, la terre, la mort … Ses prunelles de glace, perdues dans la contemplation des erreurs. Son âme chante le désespoir. Un chaos auquel répond la sienne, se réfléchissant dans chacun de ses timbres.
Si le mystère avait un nom, il porterait le sien. Ce Rahjak, né des Terres du Soleil, l'a toujours intriguée. Ses traits, si durs et pourtant si fascinants, se creusent avec le temps sans le déformer. Se devait être un magnifique jeune homme par le passé. D'aussi loin qu'elle se souvienne, elle l'a toujours connu ainsi, lui et cette flamme invincible qu'il véhicule par un simple regard. Oui, c'est cela. Invincible. Le mot lui sied si bien.
Elle allait parler quand le soudain rappel des événements écoulés il y a quelques mois viennent lui coudre les lèvres. Que dire ? A lui, qui avait tout vu, qui avait été témoin de son malheur. Il sait peu et trop de choses sur elle, et peut – être que cela la dérange … Elle ne sait plus, elle est confuse. Après tout, à qui irait – il dire tout ça ? Qui pouvait bien la connaître ? Elle n'est qu'un nom parmi tant d'autres, coincée sur une île devenue trop petite pour elle.

Elle le toise encore, hésite, puis se dirige soudain vers une pièce. Elle en pousse la porte et s'y glisse pour quelques secondes seulement. Est – ce une échappatoire ? Elle aurait aimé. Hélas, fuir n'inspire qu'au mépris et la dégoûte trop pour qu'elle s'y risque. Ce qu'elle y voit lui arrache le sourire d'un instant. Deux petits êtres blottis l'un contre l'autre au sein d'une atmosphère paisible … L'une des seules qu'elle eut connut en ce monde. Ils dorment et rien ne les ébranlent. La voilà, la douceur simple. Une paix, sans mensonge, ni hypocrisie. L'innocence, la vraie candeur qui ne trahit pas pour mieux vous tuer.
Et tout à coup, elle se sent apaisée. Comme un baiser qu'on lui envoie depuis l'éphémère. L'esprit se rassure, la calme, et enfin, la jeune femme tourne les talons.
Elle revient, là où elle avait laissé cette âme égarée. Ce spectre adoré lui aussi des coups du sort.

« Tu as besoin de quelque chose ? Je suppose que tu as vagabondé jusqu'ici avec une extraordinaire modestie. » Ose – t – elle finalement.

L'art et la manière de dire à quelqu'un qu'il a mauvaise mine. Pour une fois, Maria passe par l'élégance des mots plutôt que de répandre son venin. Il faut croire qu'on peut tous changer un jour.
,Pour l'heure, il est sûr qu'Ozvan n'a pas connu un certain confort depuis quelques temps, et cela n'est pas surprenant. Un maraudeur ne prend avec lui que l'essentiel, si ce n'est parfois que sa tête et son astuce.






Dernière édition par Maria Scuebo le Dim 23 Oct 2016 - 3:08, édité 1 fois
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le Mar 17 Mai 2016 - 20:35


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Maria & Oz

Assit dans la pénombre il attendait, ne sachant même pas s'il possédait  le droit de se trouver là. A l'intérieur. Ou s'il eut du attendre qu'une âme se montre pour l'inviter à entrer ou le chasser. Il revenait de loin, très loin, d'un voyage vers l'apaisement qu'il pensait avoir gagné. Mais tant qu'on ne se confrontait pas à ses démons, on ignorait un sacré pan de la réalité. Silencieux, appuyé contre le dossier il se laissait entraîner dans des rêveries qui s'apparentaient à des cauchemars. La mort parsemait ses pas même quand il ne la cherchait pas. Et revenir ici le mettait face à un de ses plus cuisants échecs. Quand le sang se répandit sur les pavés de cet endroit appelé église par la cent, les mots de cette dernière se répercutèrent longuement dans sa tête comme un écho qui ne pourrait jamais se taire. Oui le Rahjak revenait de cet ancien lieu religieux pour trouver des réponses. Mais tout ce qui finit dans ses bras fut le corps sans vie de cette cent blonde et sauvageonne. Inconnue. Qu'il ne put sauver de leurs assaillants. Alors non le cœur ne s'y trouvait pas pour honorer sa promesse faite à Laserian.

Ce fut donc ici qu'il se rendit, sans trop réfléchir, et parce qu'il souhaitait des nouvelles de Maria. Oui. Mais il n'osait lever la voix, chercher, repartir de peur de découvrir à nouveau d'autres drames. Alors lui si aux aguets ne la vit pas arriver la frêle silhouette de la jeune femme qui se confondait avec une ombre. Hésitante à rejoindre l'homme du désert. Elle pouvait ainsi le contempler sans masque, il ne dissimulait aucune de ses douleurs, la lassitude, l'envie de mettre fin à tout et enchaînement une fois pour toute le taraudait. Comment en quinze jours alors qu'il s'imaginait surnageant sa propre folie y replonger comme si il ne l'eut jamais quitté. L'absence des voix. Voilà la différence. Les morts enfin se reposaient laissant leur messager dévasté. L'ayant choisit pour sa force intérieure ils la consommèrent sans pitié. A lui maintenant de se reconstruire avec les moyens du bord. Cela en valait-il la peine ? le vagabond ne voulait pas choisir, refusait de se confronter une fois de plus à ses Hantises, il les fuyait, mais elles le suivaient, alors qu'il se croyait enfin quitte de leurs présences. qu'était-ce alors ce murmure qui parvenait à ses oreilles.

Maria.

La voilà.

Debout et Vivante.

Un soupir de soulagement s'échappa de lui, à peine perceptible, il pouvait se confondre avec un léger courant d'air ayant réussit à s’introduire par la porte encore entrouverte. « Je ne sais pas qui je cherche  » Non il ne savait pas qui pouvait être le "but" de son long cheminement « Mais je suis venu te voir toi  » Le ton de la voix prenait de l'importance dans le silence encore tangible entre deux. Car oui, la maintenant il souhaitait entendre des nouvelles que d'elle. Elle ne devait pas être étonnée plus que ça. Eon, il le verrait après, mais voudrait-il lui parler depuis son ingérence dans la vie de Maria, sans lui en avoir fait part. Il le déplorait, ça blessait son âme profondément mais il comprenait. Le voyageur ne pouvait forcer les choses, et il se pouvait très bien que l'Athna se ramèna et lui ordonna de prendre la porte car sa présence en ces lieux, il ne la désirait plus. Mais il ne développerait pas ce sujet avec la jeune mère,car il ne voulait pas l'encombrer de ses propres misères. Quoi qu'il en soit il ne regretterait jamais sa décision de lui porter secours. Entre sa question et la réponse d'Ozvan, d'ailleurs elle s'éclipsa ne rajoutant aucun commentaire à leur échange.

Quelque chose la troublait. Oui imbécile cette femme venait de perdre l'homme qu'elle aimait il y a peu. Aussi particulier soit-il elle le pleurait amèrement. Peut-être que sa présence lui rappelait cette période malgré le temps passé. Une perte peut rester sis vivante qu'au travers les années passées elle semblait dater d'hier. Et puis il y avait les enfants, les petits, du moins il espérait très fort qu'il ne fut rien arrivé à ces nourrisson. Oz doutait que Maria puisse jamais le supporter, remonter d'une telle épreuve. Enfin cela le réconfortait sans doute de s'imaginer un autre être aussi perdu que lui. Et puis la revoilà, avec son langage imagé qui l'enchantait toujours beaucoup. En quelques sorte ça faisait d'elle une artiste des mots, et il admirait ça. constater qu'elle ne perdait rie de cette habilité le toucha profondément. « Un peu d'eau peut-etre  » Pour commencer cela suffirait il faisait grand soif au plus profond de sa gorge. Puis le voyageur renchérit « C'est toi que je suis venu voir. » Et il développerait dans quelques instants mais pour le moment il dépliait ses jambes douloureuses pour pouvoir se mettre debout, et accorder un peu plus de respect à la maîtresse de cette maison.

« Je reviens d'assez loin  » sans préciser exactement ou mais ça se situait au delà du désert prêt de l'océan, un lieu que peu ont visité. Mais peut-être que Maria ... Puis que s'il possédait une bonne souvenance elle appréciait naviguer sur l'eau.  « Et je me suis arrêté au retour dans cette vieille église, tu sais les ruines, c'était la nuit ... Un peu tard pour que j'arrive  » Il prononçait cela, mais le jour se levait à peine. En réalité il voulait savoir comment elle se portait, mais cette histoire se racontait d'elle-même sans lui demander son avis. Un trop plein sur son cœur. « Et il y avait déjà cette cent qui tenait une arme pointé sur moi car elle était très en colère pour ce que j'ai comprit elle voulait trouver le coupable, celui qui avait mit fin aux jours de son ami pendant cette ... guerre » Bien que le mot boucherie eut mieux convenu. Racontant ce petit bout d'histoire il se rapprochait doucement de Maria pour découvrir comme son regard triste se creusait de nuits sans sommeil « Et nous avons eut une argument mais je pense que nous nous serions arrangés et là sans prévenir on s'est fait attaqué ... et elle morte »

Fin Brutale du récit. Pas de détails

« Alors oui j'ai besoin d'un petit remontant si jamais tu en as mais surtout » Et là il s'arrête le Rahjak à quelques centimètre de la Calusa « Mais surtout si je suis là c'est que je voulais prendre de tes nouvelles »


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mer 14 Déc 2016 - 21:12, édité 3 fois
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le Jeu 2 Juin 2016 - 0:31

 Lost
feat. Oz
My demons are begging me to open up my mouth.

 La sagesse de ses yeux lui rappelle qu'elle n'a toujours été qu'une petite fille. Aujourd'hui, elle ne se sent pas plus grandie qu'hier, quand bien même les années s'enchaînent pour la rendre chaque fois plus vieille, plus effacée.
Elle se demande si leurs vies ont un sens. Un but. S'ils n'étaient pas là par hasard, à errer dans cette vallée de souffrance. Presque morts, mais pas assez. Il n'y a que le corps qui s'accroche à l'existence. Voilà le problème. Si l'âme et l'esprit n'étaient pas enveloppés de chair, peut – être les choses auraient – elles été différentes … Mais à quoi bon embourber des questions dans la réflexion sinueuse du «  et si … ? » car d'alternative, il n'y a pas.

L'homme se redresse, face à elle, la dépassant tant par l'expérience que par sa taille. Des choses, il devait en avoir vu des milliers et elle songe aux nombres de secrets, de mystères qui agitent les pensées du voyageur. Il est énigmatique, pourtant ses blessures s'ouvrent au monde entier à travers ce regard si peiné. Elle ne se souvient pas de l'avoir vu triste, ou peu. Peut – être car elle n'observait jamais les émotions des autres, bien trop concentrée sur les siennes. Pauvres démons.

- « Mais je suis venu te voir toi.  »

Les mots remontent jusqu'à elle, comme les flots d'un torrent impétueux. Ils la cueillent par surprise, au cœur de cette tragédie et solitude qui sont les siennes. Venu la voir elle. Qui, à part Eon, s'était - il soucié de ce qu'elle était ? De ce qu'elle devenait ?
Non, les gens s'étaient montrés désolés pour elle, bien plus par devoir que par intérêt. Ils s'en moquaient, car après tout, ce n'était pas eux que le sort avait puni. Épargnés d'un drame qui ne leur appartient pas. Elle pouvait encore entendre certains murmurer dans son sillage : « Je n'aurais pas aimé que cela m'arrive » ou encore « heureusement que cette histoire n'est pas la mienne » Mais qu'en savaient – ils ? La vie est un dé aux mille facettes, tantôt belle, tantôt sombre. Une simple décision, aussi légère que celle d'un souffle, peut métamorphoser l'avenir. Changer un homme.
Elle en avait vu, des destins brisés. Des masques écrasés. Ils étaient parfois ambitieux, souvent téméraires, ces gens là. Un amour poussé pour l'aventure, pour la guerre, le sang ou l'art. Ils pensaient n'être consacrés qu'à leurs passions, leurs amis, leur famille. Et soudain, un rien, ou presque, et les voilà dépouillés. Se reconstruire. C'était là, la difficulté. Ériger un nouveau royaume à partir de rien, seulement les lambeaux du passé. Un reste de pierres, qui furent autrefois si belles. On veut tourner la page, mais se persuade finalement que c'était la dernière. L'audace de reprendre la plume viendra un jour. C'est ce que disent ceux qui n'ont rien connu.  

Lorsqu'Oz lui répète qu'il est là pour elle, cela lui fait étrange. Comme si l'idée est abstraite. Imaginée. Presque déstabilisée par cette attention, elle reste immobile et le regarde s'avancer de son pas las et fatigué. Combien de temps a – t – il marché ? Qu'a – t – il vu pour que son visage soit si marqué ? Une douleur sans nom se projette dans son ombre. L'infini chagrin le poursuit sans qu'il puisse lui tenir tête et se parer des couleurs du refus. Mais le soldat n'abandonne pas. Le soldat n'abandonne jamais.

« Je reviens d'assez loin. » Comme toujours, aurait – elle voulu répondre. Et elle l'envie pour ça, comme elle avait envié Arès, pas pour son exil, mais pour toutes les terres qu'il avait parcouru. Le désert Rahjak, si on le dit hostile, n'en est pas moins intriguant.

« Et je me suis arrêté au retour dans cette vieille église, tu sais les ruines, c'était la nuit ... Un peu tard pour que j'arrive. »

Et ainsi débute le récit.
Maria a l'habitude d'écouter les histoires, et mieux encore, de les imaginer. Les paroles rampent et se lèvent alors comme des images. Les couleurs s'ajoutent, comme quelques larmes d'aquarelle pleurant sur la toile de l'artiste. Ainsi, elle la voit, cette vieille église aux murs froids et humides. De l'eau où le reflet de son fantôme apparaît. Elle pense la nuit comme un ciel nu de ses astres, sans même la lune pour éclairer le visage de cette enfant inconnue. La colère, qui l'égorge avant l'attaque. Ozvan, les traits déformés par l'incompréhension, puis enfin le corps, qui gît, là. Tout s'était passé si vite. C'est ainsi qu'est la Mort.

« Alors oui j'ai besoin d'un petit remontant si jamais tu en as mais surtout  …  Mais surtout si je suis là c'est que je voulais prendre de tes nouvelles. » Termine – t – il d'une voix rauque. La jeune femme était restée immobile à boire ses dires. Observant dans la pureté de ses iris toute la mélancolie qui y dansait, furieuse. Elle a dérobé joie, plaisir, et même la sérénité. Il est recraché des enfers, seul avec sa tristesse.

« C'est fou comme la frontière entre la vie et la mort est fragile. » Laisse  - t – elle échapper, rattrapée par ses songes. Son regard s'était suspendu dans la contemplation du vide, et elle remarqua alors que le départ de cette cent ne l'affectait nullement. C'était la pitié qu'évoquait Ozvan qui rongeait la corde de ses émotions.
C'est pour lui qu'elle s'attriste. L'autre, elle n'en a que faire, car si elle aurait pu, elle aurait presque souri.

« Et pourtant, toi et moi sommes toujours là. »

Dans un verre, elle laisse s'écouler du vin avant de lui tendre. Un peu d'alcool. Pas trop fort, elle ne tient pas à le soutenir dans l'ivresse. Ce nectar des fous, comme l'appelait son père à bord, elle ne l'apprécie que par les goûts divers et non pas pour leur vertus à rincer la raison d'un homme. Mais cela peut – être si doux, quand on désespère …  Le vol des êtres chers, qui lentement, succombent aux tumultes du passé. S'adonner à l'oubli pour mieux guérir alors que les plaies ne cicatrisent qu'avec le temps et le pardon, elle le savait. Pourquoi noyer ses problèmes alors qu'ils ressurgiront le lendemain ? Feindre qu'ils sont révolus, que ce soit pour une heure ou une nuit, c'est les subir encore, parfois plus durement que la première fois.

Le bruit du monde l'attire à nouveau, et elle reste terrée dans le silence quant aux nouvelles que le Rahjak lui a demandé. Il veut la voir. Mais qu'a – t – elle à lui dire ? Sa vie n'est qu'une suite monotone où chaque jour qui passe se ressemble. Elle est prisonnière de ce présent, enfermée dans sa peine sans songer en sortir. La folie n'est pas loin, elle la guette pour mieux la prendre. Elle n'a jamais été loin.

« Ne t'inquiètes pas pour moi. Ne t'inquiètes pas non plus pour cette enfant, tu te fustige pour quelqu'un que tu n'as pas connu. C'est une peine vaine et inutile. »

Encore une fois, elle parle sans savoir. Dans l’abîme de son être, elle ne croit pas que ce soit ce décès qui atteigne autant ce guerrier des dunes. Il y a autre chose, une épine plantée dans son cœur qu'elle n'arrive pas à déceler. Du sang qui n'a jamais caillé, une blessure vomissant sans cesse à la recherche d'une main pour la sceller ou pour l'achever.

- « Je ne vais pas t'ennuyer avec mes cicatrices. Je me contente simplement de m'adapter à cette nouvelle vie qui est la mienne, dans l'espoir que bientôt, je puisse quitter cet endroit duquel s'écoulent bien trop de souvenirs. Ce n'est pas chez moi, ici. Ça aurait pu. Le sort en a décidé autrement. »


Un sourire brisé étire ses lèvres avant de mourir dans l'instant. Elle se sent si dramatique qu'elle s'en agace. Pourtant, son espoir est vrai. Elle n'aime pas l'obscurité de cet endroit où l'imagination, dans un élan nostalgique, déroule un fil qui les éloigne de cette réalité. De ce monde où rien ne subsiste et où les étoiles y sont éphémères. Il est bien trop douloureux. Il faut qu'elle le rompe et qu'elle cesse de nier la mort. Arès ne reviendra jamais.

« Parle – moi plutôt de toi. Tu as les yeux trop clairs pour que je ne puisse pas y lire. Je vois bien que tu es tourmenté par des choses plus funestes encore. »

Il avait su l'écouter et lui avait porté secours d'une manière totalement désintéressée. Elle ferait de même, parce qu'elle lui doit bien. Parce que c'est un devoir, et le respect qu'elle lui témoigne est bien trop grand pour en faire fi. Même si sa vie n'est pas aux frontières du danger, elle serait quand même cette épaule qui tenterait de le redresser face aux cruelles bourrasques de l'existence.  



Dernière édition par Maria Scuebo le Dim 23 Oct 2016 - 3:05, édité 2 fois
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Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Ven 24 Juin 2016 - 21:22


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Maria & Oz

A travers les années le vagabond s'est attaché à quelques personnes de façon plutôt intense, même s'il ne s'agit pas d'amour pure et dur. Ou alors, il le sait, il existe différentes  façon d'aimer. Lui parfois il mélange un peu tout mêlant son corps à des amours illusoires, de passage, l'espace d'un plaisir. Malgré tout dans son esprit flotte quelques bougies qui ne s'éteindront jamais : Grâce, Ahn, Basile, Orion, Laserian, sa nièce, Eon ... Maria. La plupart du temps observée de loin. Mais toujours considérée comme un trésor puisqu'elle a représentée très longtemps la bouée de son amie d'enfance. Ils savaient l'existence de l'autre ne s'adressant que rarement un mot, hochant la tête pour se dire bonjour, jusqu'à ce jour ou cette dernière vint lui demander de l'aide. Une porte s'ouvrait, il ne se trouvait pas homme à la refermer et laisser la jeune femme derrière sans plus jamais s'en préoccuper. Bien sur il souffrait, et cette douleur le menait ici, pour en éviter d'autres. Eon aurait pu expliquer sa présence sans avoir à se justifier. Mais Oz n'occupait pas les lieux pour biaiser ou tricher. Provoquer la providence une fois encore serait vraiment de très mauvaise augure.

L'homme du désertt ne se trouve pas en face d'elle pour commenter son histoire ou donner son avis. Elle n'en à nul besoin. Quoi qu'elle lui dise, il fera en sorte de l'épauler, pour le meilleur et pour le pire. Comme il se dit parfois. Et le pire il connait, il pense parfois le laisser derrière lui, mais ce rusé se procure toujours une monture beaucoup plus rapide que la sienne pour l'attendre dans un tournant bien caché et lui mettre le grappin dessus au moment ou il s'y attend le moins. Il devenait illusoire de croire qu'il existait quelque part un moment particulier qui vous attendrait en vous donnant enfin la paix de l'esprit. La cherche t-il encore d'ailleurs ? Pas pour lui car il sent les menaces s'amonceler sur sa tête après son passage auprès de Radoslav. Ozvan à engagé sa parole mais il sait que toute sa personne se refusera à donner des explications sur des esclaves en fuite. Ça le torture parmi milles autres choses, mais le vagabond vient de le dire, ses pas l'ont menés jusqu'ici pour Maria. Alors ses problèmes passeront au second plan.

Mais un mot enchaînant l'autre il conte son infortune à la nouvelle mère qui écoute attentivement. Et jusque là il n'a rien apprit de plus à son sujet comme si elle tentait de faire taire ses démons. Ses angoisses. Sa désespérance pourtant si présente en ces murs. Il ne posera aucune question sur Eon mais un point d'interrogation demeure en son esprit. Pourquoi ne se trouve t-il pas là ? Comment se fait-il que cette porte permettait à chaque passant de pénétrer au plus profond de cette maison silencieuse comme une tombe. Ses mots tombent comme des feuilles morte sur le sol, pareil à ce corps abandonné que le voyageur a simplement recouvert. Ozvan ne voulait pas lui donner les derniers rites de son peuple, non il pensait qu'il serait préférable que les enfants du ciel récupèrent la sauvageonne blonde. Il voit son récit se former dans les prunelles de Maria comme si elle le vivait en même temps que lui. Ça ne le console pas, mais il lui est reconnaissant de cette oreille là. Et les mots qui s'extirpent des lèvres carmines de la demoiselle brune blessent la réalité par leur vérité. Car oui une seconde plus tard chacun d'eux pourraient ne plus appartenir à ce monde.

Et pourtant ils sont là.

Pourquoi ?

Ils ne trouveront pas la réponse, encore eut-il fallu qu'ils la cherchent. Il prend le vin, silencieux, seul, mais en sa compagnie. celui-ci coule dans sa gorge brûlant mais rassérénant, lui rappelant ses heures qu'il passe à la taverne d'Orion. Ou sa conscience le lâche, ainsi que ses souvenirs. Ce moment ou il n'est plus. Alors que son cœur continu à battre. «Oui à cet instant précis nous le sommes. » Lui octroie t-il dans un soupir « C'est tout ce qui compte » Ici il ne roulera pas sous la table, non avec la brune calusa il affronte les tourments sans les adoucir. les leurs. Et pas un pleur d'enfant pour les accompagner. Dorment-ils ? Elle veut le rassurer, dans sa tête le voyageur esquisse le geste de la prendre dans ses bras. Oui elle prononce des vérités. Mais tout change « Sans doute » Certainement d'ailleurs mais il le répète avec sa voix rude ou se love une douceur inattendue et déroutante « Mais certainement il doit des gens qui l'aiment, qui l'attendent ...  » Ceux là qui sont dans l'incertitude il pourrait leur apporter une réponse fatale. Mais Finale leur permettant d'aller de l'avant. Il doit y avoir une respiration qui s'accélère quelque part en entendant un pas, une personne dont la foi se rallume. Inutilement.

« Mais je me souci de toi tu ne peux rien y faire  » et d'eux. C'est son choix, Maria peut se battre contre celui-ci mais l'homme du désert n'en démordra pas. Il lui tend son verre vide. il ne redemande rien mais en reprendrait volontiers. Cependant ça ne s'avère pas essentiel à son bonheur. Bonheur ? Une moquerie plane sur son visage qui voyage de sa bouche à ses pupilles. « Peut-être aussi que je ne savais plus ou aller sans me prendre en pleine figure les répercutions de mes actions » Et ici ? si Eon est en colère. Oui. Ozvan ne trouvera aucun cachette qui le dissimulera à la vie. « Et toi .... pourquoi toi ?  »

Pourquoi elle ?

Aucune explication parfois le mystère demeure

« Tu ne me  fatigues pas avec tes cicatrices » la rassure t-il avec honnêteté. Elle doit le savoir, si cela l'ennuie, il s'en va. Beaucoup de gens bâtissent des récits imaginaires pour se faire plaindre. Beaucoup aussi cherchent la pitié qui se loge dans celui que leur fait face. Mais il n'en possède pas. Il reste un Rahjak, pour toujours. Le voyageur peut tuer, torturer, sans remord ... Oublions le remord ou les regrets. Malheureusement pour l'éclaireur ils se sont imposés avec lui au cours des années. Pas la pitié. Jamais. la compassion, parfois. L'amour certainement. L'amitié, toujours. Ces pensées se morcellent, mais il n'abandonnera pas ce pan de son histoire, cette démarche incertaine qui le pousse vers la protégée de son ancien ami. « Partir, malheureusement ne résout jamais rien Maria, Sauf si tu vis avec un tyran qui t'emprisonne et te bat » Visiblement ils ne se trouvent pas devant un tel cas. Elle semble même abandonnée. Parce solitaire elle se veut, comme lui. « Ce qui te déchire te suivra partout, mais si tu veux te rendre vers un autre endroit que celui ou tu te trouves, je t'y accompagnerais si tu le souhaites »

Quand elle voudra, maintenant, demain, dans un an, il ne le précise pas. Elle sait.

Mais lui, le voyageur, possède t-il un chez soi quelque part ? Il habite dans le cœur de ceux qu'il aime, là est sa chaumière, nul part ailleurs. Et pour le moment il n'y à pas été invité. Alors il erre tout simplement.


« D'une certaine façon je t'envie, peu connaissent le lieu auquel ils appartiennent »

Parler de lui ? Mais pour dire quoi ? Rien de bien passionnant dans sa vie. A part cette folie qui peut s'emparer de lui. Il la tait mais ne parvient pas toujours à la cacher. En a t'elle parfois été témoin cette jeune femme sans qu'il le sache ?

« les morts son venus me hanter, ils ont prit possession de moi pendant un certain, ils réclamaient vengeance » Répond-t-il à son questionnement malgré lui. Donnant vie pour la première fois à ce bal qui l'entraîne si chaotiquement d'une malheur à l'autre sans qu'il puisse véritablement se reprendre. Ozvan s'étonne de cette confession mais ne la retire pas. Il rajoute pour plus de précision « Je leur ait donné mais ils ne veulent plus quitter comme si ils s'attendaient à ce que j'accomplisse encore autre chose mais j'ignore quoi »

Les défunts sont là, avec eux, pèsent sur leur âme, à tous les deux. Ils veulent être libérés, partir en paix. Mais l'un comme l'autre s'accrochent. Voilà leur malédiction.


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mer 14 Déc 2016 - 21:12, édité 4 fois
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le Sam 2 Juil 2016 - 0:01

 Lost.
feat. Oz
Madness is not a state of mind. Madness is a place.

 Il y a des fois où elle se dit qu'elle aurait préféré une vie simple et sans encombre. Comme une grotte sans écho, où la lumière ne vous quitte jamais éternellement.
Elle est une épave qui navigue sans cap et sans vent. Elle dérive, sur un océan de solitude, ou peut – être même s'est – elle déjà échouée ? Les os brisés contre un récif et le tissu de sa peau déchiré, que le temps ballote en attendant de lui rompre le cou. Elle ne sait plus si elle est aveugle ou bien si ses yeux sont fermés, crevés, absents. Ce qu'elle sait juste, c'est qu'elle est plongée dans ce monde de cécité où plane une horreur morne, sans colombe ni rêve.  Elle attend. Un jugement, un pardon, un espoir. Une renaissance. Comme le songe, elle apparaît puis sombre à nouveau dans les brumes de la perdition. Il y aura peut – être un jour où elle aura le courage de se relever et de faire taire ces voix incessantes. La voix des morts, la voix du deuil. Ce bruit, suspendu comme la stupeur et le temps qui passe en ce lieu détruit.

C'est toujours le même discours. Un parchemin, vieux comme la Terre, qu'elle tient en ses mains. Sur le  papier jauni subsistent ces mots immortels : Haine, désespoir, gouffre, noir, mort, sang, cicatrices, malédictions, démons … Mais où sont donc le courage ? L'honneur, la dignité, le combat ? Les a – t – elle piétiné comme elle piétinait sa douleur ? Se changeait – elle en cet être lamentable qui inspirait la pitié par sa frêle silhouette tremblante, et les yeux larmoyants ? Cet espèce d'animal en détresse, qui se traînait en poussant de longs gémissements pour évoquer sa misère ?
Sans nul doute qu'elle ne devenait que néant et silence. Rien de plus, rien de moins.

Clair obscur. Les voici au fond du gouffre, là où les astres sanglotent et pleurent des larmes d'ombre. Maria écoute les lamentations d'un homme exténué par les coups du destin. Elle est attentive, ne manque rien. Ils saignent ensemble.
Elle sait si peu de lui, à vrai dire. A – t – il des enfants, une compagne, lui, le solitaire à la carrure de pierre ? Celui qui revient de loin, de ces terres où le Soleil touche la terre ? Combien d'ongles impies labourent – ils la surface de son cœur ? Combien d'épines y sont – elles plantées ? Bien assez, sûrement. Plus qu'elle n'en aurait jamais.
Mais ça, elle aurait l'occasion de le découvrir plus tard, le temps n'était pas à l'intimité.

- « Mais certainement il doit y avoir des gens qui l'aiment, qui l'attendent ...  » Se désole le voyageur, empli d'une compassion qu'elle ne peut comprendre. Le décès de l'adolescente avait ouvert en lui des creux de charbon noir où s'emprisonnent les complaintes de son âme déchirée. C'était la goutte de trop, celle qui le remplissait aux bords de l'éclat. Il cherche à se repentir, mais sans doute les cris reviennent – ils sans relâche pour l'empoisonner, le priver de la paix.

- « Probablement. » Hasarde – t – elle dans un haussement d'épaules. « Mais ça, tu ne pourras rien y faire et eux non plus, je le crains. » Son ton est si distancé que l'on pourrait douter un instant de sa franchise. Après tout, elle sait qu'elle n'est pas attristée par un drame tel que celui – ci. Elle n'a vécu la scène qu'à travers les yeux d'Ozvan et le récit qu'il avait bâti de cette voix marquée par les émotions. Se préoccuper de ceux qui le parerait des couleurs du coupable est chose vaine et blessante. Il se passe les chaînes aux poignets.

- « Mais je me soucie de toi tu ne peux rien y faire. »  Elle secoue doucement la tête suite à son aveu et verse du vin dans le verre qu'il avait tendu de son bras fatigué. Il accorde bien trop d'importance à la carcasse vide et sans trésor qu'elle est.

- « C'est inutile. » Lui murmure – t – elle avant d’aplatir sa main contre son épaule d'une manière qu'elle veut réconfortante. Il a déjà tant fait qu'elle ne l'importunerait plus jamais de ses tourments, elle se l'était promis. Elle ne serait, pour lui, qu'un souci supplémentaire, or elle refuse d'être le fardeau de quiconque. « Il y aura toujours des conséquences à ce que l'on a dit ou fait, hélas. Toi qui es sage, tu dois le savoir. » Sûrement mieux que n'importe qui. Il arbore les plaies d'un chemin sinueux.

- « Partir, malheureusement ne résout jamais rien Maria. Sauf si tu vis avec un tyran qui t'emprisonne et te bat. » Dit – il. La demoiselle lève les yeux pour croiser son regard si clair où s'enlacent mille chimères, impatientes de dévorer ce qu'il reste de lui. Elle plaque sur ses lèvres un sourire mal à l'aise. Ce tyran, elle l'avait assassiné il y a des années déjà. Son sang, d'ailleurs, coule dans ses veines.  « Ce qui te déchire te suivra partout, mais si tu veux te rendre vers un autre endroit que celui où tu te trouves, je t'y accompagnerais si tu le souhaites. »  Poursuit – il, d'une éloquence tragique. Elle n'imaginait pas que des paroles puissent la glacer autant. Ce n'est pas parce qu'il semble avoir lu en elle, à travers ses vices, non ! Mais parce qu'il lui impose une évidence face à laquelle elle ne peut fuir. La justesse de ses mots l'étranglent. Là, elle songe encore à ce démon qui erre, tout prêt, et son âme qui se morcelle d'un infini chagrin.

- « J'attendrai que les jumeaux soient en mesure de voyager. Je ne veux pas prendre de risques inutiles, c'est terminé. » Évoque– t – elle dans une voix où la douleur le disputait au regrets. Elle change de sujet, car elle n'oserait lui faire  part de toute la culpabilité qui rongeait son âme à la manière dont les vers se rassasient d'un cadavre. Des mots de trop qu'elle n'avait su contenir face à cet amant maudit, lui crachant dans un élan de colère une vérité toxique. Elle lui avait parlé d'Hadès, de ce désespoir qu'ils avaient partagé le temps de quelques secondes en unissant leurs lèvres alors qu'elle n'était même pas amoureuse, et ça les avait tué. Elle avait tué le père et l'oncle de ses enfants par sa simple rancune.
Son teint blanchit aux allures de l'épouvante tandis que ses pensées s'enhardissent de remords. Elle ne voit plus que le sang qui lui tâche les mains et qu'elle ne peut rincer, cette psychose du coupable qui l'entrave et l'écrase. En cet instant de désolation, elle sut ce qu'Ozvan éprouvait et percevait le spectre de son affliction.

- « Mais il faut que je parte d'ici, Oz. » Elle se surprend à employer le surnom du voyageur, comme une marque d'affection qu'elle manifeste soudain.  « Je n'en peux plus de cette montagne, je n'en peux plus de sentir la présence d'Arès. Même si cela implique de briser son souhait et celui de son frère quant à la vie de mes enfants, je le ferais. Je dois retourner au bord de la mer. Peut – être que j'y retrouverai la raison. »  Elle se doute qu'il est déjà bien trop tard pour elle et que le monstre l'a déjà engloutie, la confondant dans les abîmes de la folie et la réalité du monde. Elle ignore si ce sont les souvenirs qui persistent ou le refus du départ de l'homme qu'elle a aimé qui lui soufflent sans arrêt cette présence irréelle. Comme un fantôme scrutateur dont la peine se mêlait à la sienne, et qui posait sur elle des yeux et des mains torturées qu'elle était incapable de confronter ou de tenir. Puis il y avait cette odeur. Ce parfum qui ne la quittait plus, qui lui appartenait, et qui imprégnait les draps. « Comme s'il n'était jamais parti. Qu'il est à la fois là et à la fois absent.  » L'ombre d'une moquerie traverse son visage, jouant sur l'ironie de ses traits. « Je perds la tête et je m'efface peu à peu. Bientôt j'aurai l'impression de le voir. » Elle balaie du regard cette mer d'obscurité, ouverture de tombes. «  J'ignorais que je puisse devenir si naïve un jour, et pourtant, me voilà à délirer et m'apitoyer sur mon sort. » Ses pensées ne trouvent pas d'échappatoires et continuent de lui battre le front. Dans un soupir, elle reprend :

« Tu es libre de m'accompagner si toi , tu le souhaite. Je ne t'y forcerai pas. Tu n'as pas besoin de savoir d'où tu viens pour aller où tu veux. »

Maria était plutôt de mauvaise compagnie. Avec son autorité, sa froideur et son effronterie, il était difficile de la supporter bien longtemps à moins d'être pourvu d'une patience et d'une docilité à toute épreuve. Elle parlait peu ou trop, trouvait sans cesse à redire, et par dessus tout, diable ce qu'elle était méprisante ! Une condescendance insupportable qui se muait en cruauté, souvent en cynisme, et qui faisait d'elle cette personne exécrable.
Encore une fois, elle se demande comment le Rahjak peut se soucier d'elle et trouver quelconque amitié. Elle devine qu'il s'agit de cette profonde douceur qui l'habite malgré la dureté de sa silhouette et de l'existence qu'il a mené. Elle s'étonnera toujours de la main qu'il n'arrête jamais de tendre, altruiste, même salvatrice, alors que chaque jour, on le dépouille un peu plus de son bonheur. Le sort est parfois injuste et s'acharne sans raison. Ozvan fait partie de ces proies du destin, subissant encore et toujours, sans rendre les armes ou se changer en bêtes dépourvues de cœur. Non, c'était sûr, elle était loin de lui ressembler.

« Les morts sont venus me hanter, ils ont prit possession de moi pendant un certain temps, ils réclamaient vengeance. Je leur ai donné mais ils ne veulent plus quitter comme si ils s'attendaient à ce que j'accomplisse encore autre chose mais j'ignore quoi. » Déclare – t – il enfin, la mine abattue. Ses cheveux poivrés de gris tombent sur son front ravagé de migraine tandis qu'il se laisse à des songes de nuit et de stupeur. Elle se fige. Ce n'est qu'une image, et pourtant elle s'y reflète. Se peut – il, lui aussi, qu'il plie sous le poids de visages éphémères ?
La jeune femme se sent soudain moins seule dans sa différence, celle qui l'a séparée de tant de gens et qu'elle creuse d'elle – même.
Ainsi, les voilà tous les deux qui tanguent et se balancent aux frontières de l'inexplicable et l'inexpliqué, les flots de la déraison qui les recouvreront bientôt.

« Les fantômes n'existent pas. » Elle a parlé de manière si ferme qu'elle se demande si elle ne s'est pas adressée à elle – même plutôt qu'à lui. Avec l'air d'un enfant capricieux, elle fronce les sourcils et redresse le menton. « Ce ne sont que nos propres inventions, des illusions inconscientes aux buts multiples. » Ses doigts se lovent autour de son couteau. Le manche froid et sculpté de ce dernier avait sur elle un effet positif et dissipait sa tension, comme si on en avait ensorcelé le métal. « On se les impose à nous – même. » Plus elle débite, plus les mots s'échappent inlassablement de sa bouche, et plus elle se rend compte qu'elle cherche à se convaincre. Cela ressemble à des promesses non tenues, et qui pourtant la brisent lorsqu'elles sont prononcées. Une partie d'elle espère qu'elle se trompe. Ah, elle qui criait à la façon d'Epicure que la mort n'était rien pour elle, elle qui tordait ses lèvres en un rictus lorsqu'on lui parlait d'un au – delà, cette autre femme qu'elle était … Avait – elle disparue, elle aussi ? L'âpre fatalité s'abat sur elle et ne lui laisse aucune chance.

- « A quoi ressemblent – ils, ces morts ? » Changement radical, changement brusque, comme la girouette insolente. On aurait dit une petite fille curieuse, les iris débordant d'imagination et où l'oiseau de l'innocence se complaît. C'est plus fort qu'elle, elle veut savoir. Elle veut qu'il lui raconte encore son histoire, qu'elle soit passée ou absurde. Peut – être qu'elle devinerait à sa place ce que les défunts lui souhaitaient, après tout.




Dernière édition par Maria Scuebo le Dim 23 Oct 2016 - 3:14, édité 2 fois
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le Mer 13 Juil 2016 - 2:29


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Maria & Oz

Est-ce que le monde part à vau l'eau ? Dans cette obscure demeure que le petit matin n'illumine pas encore - Ou refuse t-il de le voir ? - l'homme du désert se retrouve loin de tout. Mais tout proche de la seule personne qui vibre au même diapason que lui. Si elle s'imagine épave, il se voudrait un canot de sauvetage par lui éviter la noyade. Mais voilà, pour le moment il ne saura proposer qu'une frêle embarcation, un petit radeau exposé à tous les vents. Cependant le vagabond la soutiendra malgré elle. Si l'un des deux devait retrouver le sourire il exige en son esprit que ce soit Maria. Ici ils s’entrechoquent sans se briser, mais au premier pas dehors résisteront-ils à la marée humaine et ses flots de sentiments contradictoires ? Il pourra la protéger de sa large carrure, mais il ne jurerait pas ne pas plier les genoux devant la souffrance qui réclame son dû sans une once de pitié. Prêt à le déchirer en lambeaux et ne laisser que quelques os de lui. L'entreprise resterait risquée, avant que de s'en aller il faut déverser ses peines au cœur de celui qui les accueillera, les comprendra, les apaisera. Celui qui vous ressemble car lui aussi - elle - s'est compromis avec la vie de façon parfois rédhibitoire.

Le vagabond écoute ce silence installé entre eux mais qui ne cesse de bavarder allant de l'un à l'autre pour établir cette connexion invisible qu'ils ressentent. Sur laquelle il ne faudrait pas se tromper. Ce sont deux grand brulés, rien d'autre, qui recherchent assez  de fraîcheur pour chasser à jamais ce feu qui les précipite au milieu du drame trop souvent. Ils aiment contre le bon sens, ils défendent à tord, ils se donnent entièrement au point de se perdre. Et rechercher qui ils ont pu être un jour.

Mais qu'elle enlève cette pensée de son joli minois, non il n'éprouve aucune pitié pour elle. De l'admiration oui, de la reconnaissance aussi pour avoir redonner de l'espoir à Eon quand ce dernier désespérait, et de la compassion pour autant de douleur. Il sait le courage qu'il faut pour se relever d'un tel deuil. Ou abandon. Ou renonciation. Chacun sa croix qui s'incruste dans le dos pour vous rappeler à quel point la déchéance vous guette à chaque pas. Et lui le voyageur ne sait rien de plus d'elle que le propos affectueux de son vieil ami. Que les quelques fois ou il la croisa mystérieuse aux cotés de ce dernier. Puis enfin de ce jour ou elle vint lui demander son aide à lui, pour ne pas inquiéter celui qui veillait depuis presque toujours sur elle
.


Il ne la connait pas La nouvelle mère, pourtant il lui semble en cet instant la fréquenter assidument depuis toujours, comme une amie très chère parcourant un autre chemin que lui. Parallèle. Il ne connait que la surface de la jeune femme, il s'y dessine déjà maintes histoires pareilles à des batailles. Plonger plus en profondeur doit être vertigineux. Un jour il demandera plus, si la possibilité se présente et qu'elle souhaite y répondre.

La sauvageonne blonde se trouve au cœur du débat.

Il ne pourra rien. Non. La mort est irréversible. Ca lui brûle l'âme de se sentir aussi impuissant. Chaque malheur devient une pointe de clou qui s'enfonce dans sa peau.

« Si tu pouvais avoir tord »

Veine espérance ! Mais il ira les avertir. Plus tard. Il se rendra dans la forêt, observera les cent, trouvera Gamora, lui donnera le message. Puis il s'assurera que ce Liam va bien. Une fois que le sort de Maria ne le préoccupera plus. Quand ses jambes d'éclaireur voudront bien le mener ailleurs qu'ici. Ses inquiétudes en reviennent à la femme à ses côtés. Oz balaye son drame personnel d'un geste de la main, il ne peut lui demander de partager ses propres incertitudes s'il veut effacer les siennes. Un verre se remplit à nouveau qu'il ne refusera pas, l'alcool se rependant dans son sang doucement, un peu vicieux, lui redonnant des couleurs qui ne traduisent aucunement la véracité du moment. L'illusion de se perdre dans une certaine chaleur.

« Pourquoi inutile » lui rétorque t-il alors qu'elle secoue la tête comme pour refuser cet intérêt qu'il lui porte. Cette main qu'il lui tend. A moins qu'il n'en cherche une inconsciemment pour s'agripper et ne pas déraper ? Lui laisse t'il le temps de répondre quand elle le frappe gentiment sur la poitrine, pour lui rappeler qu'on ne peut agir dans s'attendre à voir les conséquences débouler.

« Oui je le sais » il faudrait être naïf pour s'imaginer et croire qu'il n'a pas du assumer - ou fuir ? - maintes fois l'effet domino des gestes que l'on décide d'accomplir. « Mais ce n'est pas un argument assez puissant pour m'en dissuader, je peux te rendre tes difficultés plus douces si tu me le demandes » Lesquelles ? Le Rahjak l'ignore, mais voilà une façon subtile de le lui demander. Il le fera dans la mesure de ses capacités humaines. « Maria » ajoute t-il avec une douceur qui chasse les démons qui lui chatouillent l'esprit « J'ai accepté, maintenant je ne peux te laisser seule à te débattre, je ne voudrais qu'il y ait des complications, alors si jamais ... il fallait ... en secret  » Sans en toucher un mot à Eon dont il n'ose prononcer le nom pour ne pas provoquer le sort. Mais voilà il se sent responsable de sa santé. De son moral aussi désormais. Alors il lui offre à nouveau sa présence pour aborder ce sur quoi ils se taisent ensemble. Ou autre chose qui lui pèserait sur le cœur. Il se transformera en tombe, Maria le sait.

Mais ce regard étrange qui le transperce quand il lui énonce d'autres vérités, parce que tout simplement l'homme du désert en à trop fait souvent les frais. Il ne lit pas en elle, il à simplement parcouru la vie si longtemps qu'elle ne lui dissimule plus guère de secrets. Fuir la plus mauvaise solution, mais la plus facile, la plus prisée, la plus dangereuse et surtout la plus mortelle. Quelque chose de sensible à été éffleuré mais le vagabond ne se montrera pas curieux, à moins qu'elle ne s'épanche d'elle même. Cela pourtant l'étonnerait, il la connait silencieuse sur sa vie antérieure comme si elle gardait un trésor qui ne devrait jamais être révélé. La brune choisit de rester pour le moment, pour que ses enfants grandissent tranquillement au sein de la tribu. Oz imagine que cette décision reste la meilleure même si le souvenir des défunts l'accompagnera longtemps encore. Car ou qu'elle puisse porter le regard, les petits toujours se porteront présent pour le lui rappeler. des jumeaux. Une destinée qui se confirme. Il pose à nouveau son verre, l'effet se dissipe rapidement quand il aperçoit le visage tourmenté de la calusa d'origine.

Des mots cachés, Des maux portés dans l'âme. Des morts inévitables. Des secrets. Des remords. Des regrets. Un poids incalculable sur l'âme. Oz reconnait tout ça.

« Si jamais, tu n'auras qu'à me le dire, tu parleras, j'écouterais, je ne prononcerais aucun mot et nous serons deux à le porter » Une fois de plus. La proposition est ouverte, elle ne se refermera jamais.

A peine à t-il prononcé ses mots que le voyageur s'aperçoit qu'elle parle déjà, il se tait, écoute, comprend. Lui non plus ne supporte plus sa cité de feu mais pour d'autres raisons. Il ne pourrait pas comparer la problématique de la jeune femme à la sienne.  Mais toutes les deux sont étouffantes. Doucement il lui caresse la joue comme il le ferait à son enfant s'il en possédait un. Sa fille, il suppose qu'un garçon se cabrerait devant un tel geste d’affection. Les hommes Rahjaks ils sont si fiers, trop fiers en général. Parfois ça à du bon, mais d'autres fois ... « Tu sais que je possède une maison à la mer ? Enfin c'est celle de ma nièce, il faudra que je retourne la voir, tu pourrais venir y vivre si tu veux ? Elle y est beaucoup trop seule et moi je voyage tout le temps ... Enfin quand tu seras prête » Cette remarque semble anodine, jurant avec cette atmosphère lourde, triste, menaçante, sombre, obscure, pleine de chuchotements interdits. Parfois il faut se démarquer un peu du malheur pour ne pas y sombrer complétement même si la noirceur vous rattrape toujours au grand galop.

« Oui il faut que tu partes »

Certitude absolue.

« Tu l'as aimé alors il fera toujours parti de toi »

Non Oz n'a pas lu les pensées de la jeune femme perdue, mais il est assez vieux pour savoir ce qui s'y cache dans de telles circonstances. Et lui ne la trouvait pas de mauvaise compagnie.  «  Je le souhaite » l'éclaireur ne peut pas être plus clair.

Elle se juge sévèrement la jeune femme, les autres aussi sans doute. Et Oz n'est pas sans connaître son sens de la répartie et ses paroles parfois venimeuses, mais il devine aussi ce qui se dissimule sous la coquille. Elle ne parle jamais pour ne rien dire, même quand elle devient bavarde. Et puis est-ce que ça s'explique forcément l'amitié que l'on éprouve pour les gens ? Et si elle ne comprend pas, c'est qu'il n'y à rien à comprendre. Tout simplement.

Ils se toisent après son semblant de confession. Elle le dévisage. En proie à d'innombrables interrogations, il peut le supputer. Normal. Certains le diraient fou. Sans doute possède t-il la possibilité de sombrer dans la folie vers la fin de sa vie.

«  Parfois ils existent  » la contredit-il. « Ce sont ceux qui réclament justice sur terre parce qu'ils ne l'ont pas trouvé  » continue t-il suite à la vision de Maria sur le phénomène. Il ne reniera pas les siens, même si ils l'ont menés sur des sentiers criminels. «  Ils se sont imposés à moi » se bute l'homme du désert tout en rajoutant « Mais je les ait invités à entrer ». Et désormais ils refusent de prendre la sortie. Oz voit la dureté s'emparer des traits de la brune. Voilà qu'elle se met sur ses gardes, comme si une menace rodait autour d'eux. Le vagabond comprend qu'il à touché un point sensible avec ses histoires. Alors qu'elle le contrait avec force, la voilà qui demande à en savoir davantage, elle veut des descriptions ...

« C'était avant ... pendant la guerre Maria. Il y avait cet enfant mort et il demandait justice, ainsi que mes protégés. je ne les voyais pas, j'entendais leurs voix. Il fallait en punir un alors je l'ai attrapé, je l'ai attaché et je leur ait dit d'utiliser mon corps pour se rendre justice. Mais ils se trompaient, le prisonnier il était innocent alors je l'ai libéré mais ils ne veulent plus partir ... les murmures sont touts petits désormais, touts petits »

Mais ils crient avec force leur soif de sang.


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mer 14 Déc 2016 - 21:13, édité 2 fois
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le Ven 15 Juil 2016 - 9:13

L'air était un mélange de chaud et de frai en cette saison . Un filet de vent sur un désert, un zeste de soleil sur une neige, une pointe de folie dans un océan de lucidité.
Sortant du bois, Eon avait profité au maximum de cette atmosphère. Elle était calme, harmonieuse, en dehors de tout soucis, de toute contrainte, s 'équilibrant à la perfection.  
Un petit sourire sur le coin des lèvres, il tenait fermement et quelques peu fièrement un petit panier tressé, renfermant un trésor qu'il se hâtait de faire découvrir à Maria.

Il y a quelques heures, il avait couché ses petits-enfants avant de s'en aller travailler. Car malgré son âge quelques peu avancé pour une terre ou l'espérance de vie -si jamais espérance de vie il pouvait y avoir- était suffisamment faible pour faire de lui un vieil homme dans sa quarantaine, assumer d'être le meilleur forgeron d'un village n'était pas chose aisée.
Eon n'avait jamais apprécié que l'on le surnomme ainsi, sans fausse modestie. Il était simplement un  homme qui avait durant des années noyé son chagrin dans la ferronnerie et l'éducation d'un enfant qui était progressivement devenu le sien. Mais les hommes semblaient apprécier de donner des noms et intitulés à n'importe qui pour en faire « le meilleur » ou encore « le pire » dans une discipline, sans même chercher l'accord de la personne concernée. Qui était il vraiment pour être le « meilleur » ? Il se demandait si les réputations prenaient en compte le passé de chacun. Peut on considérer qu'un homme qui travaille le fer chaud, légèrement perfectionniste, pour oublier entre deux chopes d'eau de vie soit réellement « le meilleur » ? C'était une question qu'il s'était souvent posée. Mais qui n'avait désormais plus lieu d'être.

Repassant devant sa forge, l'athna pensa au jour où il ne serait plus en mesure de fabriquer ni arme, ni babiole. S'il se trouvait en position de devenir dépendant de sa fille à cause de son âge, il se demandait bien à quoi il pourrait bien occuper ses journées. Car finalement, forger était la seule discipline dans laquelle il excellait.

Son vagabondage fut bref, et Eon se retrouva très vite chez lui. Approchant de la porte d'entrée, prêt à ouvrir et à entrer, il fut tout d'abord heureux d'entendre la voix de Maria. Sa surprise allait être des plus appréciée, il en était sûr, lorsque soudain, à sa grande surprise, la main déjà posée sur la clenche, ce fut la voix d'Ozvan, son ami de toujours, qui traversa les murs.
L'athna fronça un sourcil. Pourquoi Oz était il donc ici à discuter avec Maria ? Question aussitôt rejetée par son esprit. Si le rahjak se trouvait chez lui, c'était certainement qu'il l'attendait. Et cette idée l'enjouait tout particulièrement.
Mais alors qu'il commençait à exercer une pression pour ouvrir la porte, la voix d'Ozvan se fit bien plus claire.

« J'ai accepté, maintenant je ne peux pas te laisser seule à te débattre, je ne voudrais pas qu'il y ait des complications, alors si jamais...il fallait...en secret... »

Eon se stoppa subitement dans son geste, comme raidit par cette simple phrase bien trop emplie d'ambiguïté et de double sens. Son sang ne fit qu'un tour avant que son cœur ne s'accélère.
Que voulait donc dire cela ? Pourquoi donc un secret ? Quel secret ?
La colère commença délicatement à pointer en lui, aromatisée d'un soupçon de peur. Ses pensées se bousculaient à tour de bras.

Secret ? Complications ? Accepté ? Mais accepter quoi ?! De quoi parlait il donc ? Maria… Était elle malade ? En mauvaise posture ? Pourquoi Ozvan était il au courant à sa place ? Pourquoi tout simplement ne l'était il pas, lui ? Lui qui avait toujours été là ? Pourquoi gardait on le secret ? ET QUEL SECRET ?

Désormais très en colère, l'athna prit tout l'élan dont il avait besoin pour entrer dans la petite maison, si bien qu'il était à la limite de d'enfoncer l'entrée.

La porte s'ouvrit dans un vacarme assourdissant, et il se retrouva là, nez à nez avec Maria et Ozvan, la main de celui ci posé sur la joue de sa fille. Les pensées d'Eon voguant à un rythme effréné, il resta là, dans l'entrée, la colère piquant sa pupille, immobile.  D'un geste brusque, il jeta le panier qu'il tenait encore sur la table, et plongea son regard dans celui de son vieil ami. Les petites fraises qu'il avait trouvées dans les bois roulèrent sur la table. Il en avait cherchées quelques unes pour Maria, car il connaissait son goût pour ces petits fruits sauvages.

Tout autours d'eux semblait s'être subitement arrêté. Ou pouvait on dire interrompu. Car c'est ce qu'il en était. Tout ce qui se passait dans cette maison venait d'être interrompu par son entrée brusque -et quelques peu maladroite-.
Eon ne lâchait pas son regard, si bien qu'on aurait presque pu se demander s'il clignait encore des yeux. S'il était en colère de ne pas comprendre se qui pouvait bien se manigancer entre Maria et Ozvan, il l'était d'autant plus car il avait peur pour cette dernière. « Complications » n'était pas un mot anodin pour lui.

Faisant deux pas chez lui, l'athna referma la porte d'un geste du pied en soutenant toujours son regard. Énervé comme il l'était, il ne savait absolument pas quoi dire au duo qui se trouvait devant lui, si ce n'était :

« Ozvan, puis-je savoir pourquoi ta main se trouve sur la joue de ma fille ? »

En cet instant précis, après ce qu'il venait d'entendre, et de voir, et qui sait, peut être de découvrir, Eon se sentait comme abattu. Abattu par une colère qui ne provenait que d'une peur. D'une peur de perdre la seule chose qu'il lui restait, finalement, de toutes ces années passées chez les athnas, à rester là, accroché à une vie qui n'avait plus véritablement de sens si ce n'était cette enfant qu'il ne pouvait pas abandonner. L'enfant pouvait bien avoir la vingtaine qu'il ne s'était pas détaché de cette peur qu'un jour, le courroux d'il ne savait trop qui ou trop quoi ne s'abatte à nouveau sur lui. Et là, le courroux avait une tête bien trop familière.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Jeu 25 Aoû 2016 - 17:15


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Eon & Oz @Maria

Ces dernières paroles raisonnèrent dans le silence, Ozvan venait de s'ouvrir le cœur comme jamais. Le Rahjak ignorait si ce fut de la faiblesse ou une quelconque force de caractère lui faisant admettre ce qu'il refusait de regarder en face au grand jour. L'homme du désert n'eut cependant pas vraiment le temps de décortiquer plus intérieurement ses doutes, ni d'écouter véritablement la réponse de Maria, la protégée d'Eon. La sienne par la mienne occasion puisque l’amitié comptait par dessus tout pour lui. Quelque chose attira son attention sur le coté. Un mouvement? Un soupir? Une exclamation étouffée ? le grincement de la porte ? Tout en même temps ? Toujours est-il qu'au moment ou il finissait son mouvement il fut suivit d'un vacarme assourdissant. La porte venait de se fraccasser sur le mur sous la poussée rageuse de celui que son esprit évoquait peu avant. Son ami Athna. Ce dernier semblait très en colère, et le voyageur se demandait ce qui pouvait la provoquer n'imaginant pas une seconde qu'il puisse en être l'auteur. Pourtant la fureur que contenait ses prunelles se posant sur la main caressant doucement la joue de sa pupille décida Oz à la retirer prudemment.

Le vagabond ne souhaitait pas causer plus de mauvaise humeur qu'il n'en découvrait déjà chez Eon, par un geste innocent qui pourrait se mal interpréter. Il préférait d'abord entendre ce qui mettait le guerrier Athna dans un tel état. Tout d'abord ce dernier se débarrassa du paquet qu'il tenait en le jetant sans précaution sur la table à coté de lui. Pleins de petits fruits sauvages roulèrent s'écrasant par terre, ressemblant à des dizaines de petites gouttes de sang. l'éclaireur pensa se déplacer jusque là pour les ramasser mais le regard de l'Athna l'en dissuada. Eon les dévisageait en silence, respirait-il encore? Oz se posa la question, commençant juste maintenant à sortir de cet état de transe qu'il éprouvait tout en parlant à Maria. Depuis combien de temps se trouvait là Eon ? Et surtout qu'avait-il entendu ? Toujours avec la douceur qu'il montrait depuis son arrivé il referma la porte, puis posa directement une question à Oz. Accusatrice. Du moins l'homme la ressenti comme-ça, un peu d'humeur agacée monta alors dans ses veines. Il ne tenait pas à se justifier de ses mouvements. Et pourquoi soudainement aurait-il du le faire ?

« Eon » Une manière de dire bonjour, puisque l'autre venait de supprimer la bienvenue abruptement. Malgré tout pour le moment le Rahjak ne désirait pas envenimer les choses, Tout autre aurait gouté à son poing ou son indifférence. « Nous échangions quelques confidences simplement ... » A la suite de cela il esquissa un geste de tendresse pour Maria mais il ne pensait pas devoir pousser plus avant la démonstration. Forcément l'énervé en face ferait une bonne déduction, à moins que ...

Ses oreilles n'eussent captées des paroles non destinées à son entendement.

Le secret.

« Rien qui ne puisse t'inquiéter »

Pas cela en tout cas. Mais forcément son ami ne se contenterait pas de cette réponse puisque depuis toujours ils ne se cachaient rien. Enfin si peu. Sans doute omettaient-ils des petites choses qu'ils jugeaient sans importantes ou trop intimes pour les révéler. Il ne se disaient par exemple pas le prénom de leurs amours, pour autant qu'ils puissent en avoir. De ce côté là chacun restait pudique tout en sachant ou se dirigeait les préférences de l'autre. Oz aimait les femmes. Oz aimait les hommes. Et l'homme du désert se voyait mal s’épancher sur l'épaule d'Eon à propos d'un homme hantant toutes ses pensées ou lui faisant ressentir les désirs de la chair avec force. Alors non pas tout. Mais presque. Même si il y à peu, quand le rajhak commença à ouvrir son cœur tout tomba dans les oreilles saoules de l'Athna, et dévia sur beaucoup d'autres sujets. Ainsi le forgeron ne connaissait pas la portée des souffrances morales de l'homme du désert. Tout comme lui ignorait beaucoup des nouvelles amours du guerrier Athna. Une atmosphère pesante naquit à la fin de la réponse de Oz. Visiblement plus de détails demandaient à voir le jour dans l'esprit du nouvel arrivant pour qu'il puisse appréhender sa réaction. Le problème étant que le Rahjak ne pouvait trop en dire sans révéler ce que Maria et lui dissimulaient d'un commUN accord au tuteur de celle-ci. Et lui l'homme du désert refusait d'être celui qui révélerait le pot aux roses alors que cette dernière lui avait fait jurer de garder tout ça dans les profondeurs de l'ignorance.

« Ne va pas t'imaginer que je la traiterais autrement que ta fille car je la considère en quelque sorte un peu comme ma nièce depuis toujours » Pas entièrement juste, puisque Oz depuis le début se tenait éloigné de la Calusa tout en la respectant. Mais il n'avait jamais montré un intérêt plus poussé ou familiale envers elle avant que cette dernière ne fasse appelle à lui. Ce sont les morts évoqués auparavant qui à présent leur infligeaient cette punition, un secret finit toujours pas être découvert, forcément au plus mauvais moment pour vous enfoncer plus encore.

« Eon pourquoi ne dis-tu rien ? Aurais tu entendu une parole que tu as mal interprétée ? Dans ce cas répète la moi et nous éclaircirons ce malentendu ... »

Il y croyait encore le voyageur, comme un coup qu'il ne pouvait éviter, voyait venir vers lui mais déviait par la seule force de sa pensée ... Une pure illusion !
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le Ven 20 Jan 2017 - 20:24
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