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† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Mar 29 Mar 2016 - 0:39


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Grâce & Oz


Bien qu'il fut le tout début de la journée, les rayons du soleil particulièrement lumineux annonçaient un journée magnifique. Levé tôt, comme souvent, il fit sa toilette dans la rivière tâchant de mettre ses habits les moins élimés. Comme il voyageait avec tout ce qu'il possédait de potable, il ne pouvait pas vraiment se surcharger, et voyait très vite la limite de sa garde robe. le Rahjak n'y portait usuellement que peu d'attention, mais il préférait se montrer à son avantage quand il rendait visite à la Pikuni qui grignotait tout doucement son cœur pour s'en emparer. Bien entendu il devinait que Grâce ne s'arrêtait pas sur ce genre de petite détails pour apprécier les autres, du moins il le soupçonnait. Mais il gravitait tout une foule autour de la demoiselle, sa tribu, ses parents, le reste de la famille puis la toute jeune amaryllis, et dans leurs yeux il ne croisait pas toujours que de la bienveillance. Cependant il n'évoquait jamais cette particularité à l'éblouissante rousse, car il refusait qu'elle plaide sa cause. L'Homme du désert un peu trop fier voulait la gagner à lui tout seul, par ses seules mérites.

Mais ses pensées ne voulurent pas s'arrêter à ces plus sombres nuages, car il désirait offrir à sa belle un moment inoubliable, auquel elle repenserait plus tard en souriant malgré toutes les vicissitudes qui pourraient se produire dans sa vie. Cette histoire à laquelle il ignorait quelle mot précis lui donner, le prenait un peu au dépourvue. Mais L'homme ne se débattait pas, se laissant porter par le courant. Le voyageur se surprenait à retarder son retour dans le désert pour vagabonder dans les environs, et retourner plus rapidement sur ses lieux de troc que d'habitude. Et ses client s'en déclaraient ravis. Dans un petit coin, prêt des champs, il déposa ce dont ce qui lui ferait nécessité plus tard dans une cache pour ne pas se faire tout dérober. Ozvan aurait très bien pu tout préparer d'avance mais le moment exact de leur arrivée en ces lieux lui échappait. L'éclaireur inviterait la rousse à le suivre mais s'il s'avérerait qu'elle souhaiterait peut-être faire autre chose, alors la journée s’enchainerait autrement. Oz naviguait un peu au gré du vent depuis cette rencontre, non pas qu'il fut un féru des calendriers. mais en général le Rahjak se construisait  un itinéraire bien précis - dont il lui arrivait de dévier -, et ses dérives ne dépendaient que de lui.

peu enclin à remodeler sa façon de vivre, très refermé sur les conseils de son oncle pour qu'on ne découvre aucune de ses failles, il se retrouvait dans une situation qui le dépassait un peu. Bien entendu l'homme du désert le consentait avec tout son âme sinon, depuis belle lurette sa grande silhouette se fut volatilisée des yeux de la jeune femme. Mais il se sentait engagé envers elle, plus que jamais il ne pouvait se le rappeler envers quiconque. Une sensation qui le surprenait littéralement mais qui lui amenait le sourire aux lèvres. Et quand la clarté chatouillait son nez le matin pour lui dévoiler le jour nouveau, celui-ci semblait beaucoup plus léger. Ainsi pénétra t-il dans le village en chantonnant, la chevelure au vent, quelques brins d'herbes clandestins disséminés dans sur la teinte noire de quelques ondulations. Elle, son Alezane encore toute jeune, beaucoup moins obéissante le suivant derrière retenue par une corde remuait ses oreilles à  l'affut de tout bruit. Bien des années plus tard c'est sur son dos que le vagabond reconduirait Grâce à travers le désert avant que de céder sa monture à un de ses enfants du ciel. Ceux qui dans le futur viendraient se joindre à eux provoquant bien des événements qui se répercuteraient sur leur vie. Pour l'instant il attendait sa jolie Grâce sur la place du marché plutôt que chez elle dans un accord mutuel qu'il ne cherchait pas à discuter ou approfondir.


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 5 Juil 2016 - 12:24, édité 1 fois
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le Ven 1 Avr 2016 - 15:54
Mon père savait, il l’a senti, le jour où mes joues se sont empourprées de gêne, et toutes ces fois où mon sourire a été si élargi qu’il n’a su s’effacer. Sous ses traits parfois durs, il pensa certainement à Achim ou Franklin, après tout ils faisaient partie de mes plus proches amis, et l’adolescence avait laissé finalement entrevoir de nouvelles perspectives, marquée par cette découverte des adultes dans que nous étions en train de devenir. Dans ce tableau où l’enfant délaissait ses rêves pour les ouvrir au champ des possibilités, rien n’aurait pu nous prétendre à cette cacophonique mélodie une fois Amaryllis entrée dans ma vie. La petite fille encore fragile et chétive était pourtant source d’émerveillement dès lors que le monde s’offrait à elle, embrassant avec joie cette maternité plutôt précoce. Beaucoup ne comprenait pas mais ça n’avait aucune importance, parce qu’après tout cette petite, je l’aimais trop et ne la laisserai pas derrière moi. Cette fragilité éveillait cet appel altruiste à aider les autres et faire en sorte qu’ils ne manquent de rien. Mon père ne comprenait pas non plus, puisque selon ses dires la situation devait être abordée avec un certain recul : tôt ou tard, cette empathie me ferait comprendre combien j’aurais dû taire mes sentiments pour ne pas me sentir impliquée. Dans cette vague d’incompréhension entre nous, s’emmuraient nos idéaux que nous dictaient nos positions respectives. Le sujet s’apportait même à la table de mes fréquentations : il n’était clairement pas sage de se rapprocher d’un homme qui avait pratiquement le double de mon âge. Et alors ? Impossible de s’empêcher pareilles frivolités, quand le cœur vous emporte : l’ignorer c’est renier ce pour quoi nous sommes tous destinés : aimer.

Rien n’empêche une personne d’en voir une autre hormis peut-être ces opportunités qui ne viennent pas. Elles se sont présentées à ma porte et d’une main je m’en suis saisie pour les faire vivre et les laisser m’emmener là où je ne l’attendais ni ne l’espérais. Malgré tout, je les voyais, ces regards étonnés, parfois méfiants envers ce qui finalement n’avait rien de choquant. Il y avait en Ozvan quelque chose de beau, quelque chose d’intriguant et doux à la fois. Quelque chose qui me poussait à en savoir davantage, à pousser ma curiosité au-delà des frontières. C’était la première personne en qui j’avais cette soif de savoir finalement ce que son être habitait. Mes plus proches amis me connaissaient depuis l’enfance et moi aussi, ça n’était pas pareil. Ozvan apportait la nouveauté, ces papillons dans le ventre et cette poitrine se soulevant à chaque fois que mon regard se posait sur lui. Capable de rougir pour pas grand-chose, il me faisait perdre mes moyens, perdre le contrôle et si j’en étais quelque peu gênée, je trouvais extraordinaire qu’il ait cette capacité-là, celle de me faire vibrer, de m’emporter vers des rêves inassouvies. Nous avions le temps, rien ne pressait, et c’est comme si le temps nous laissait la voie libre pour aller à notre vitesse et laisser les liens se tisser, se nouer, jusqu’à devenir indestructibles. Ces sensations demeuraient encore pour moi inconnues, pour être nouvelles et différentes des précédentes. Etait-ce d’amour dont on parlait ? Son demeurant pourtant étranger interrogeait ces questions sur l’amour porté à mon père ou mes amis, pour se présenter d’une autre manière. Peut-être simplement me posais-je trop de questions, cette caboche pas assez remplie de connaissances pour désirer percevoir ce qui lui échappait.

L’apercevant, je courrais pour le rejoindre et le retrouver. Excès de zèle certainement trop significatif, je me fichais bien de la morale, de ce que les autres pouvaient en penser, même si les précautions étaient de mise. Mon père prendrait trop de plaisir à se laisser entraîner par un excès de zèle pour évincer sans mon accord celui que je fréquentais. Majeure, je n’avais pas de compte à lui rendre concernant le fruit de mes relations, la réciproque se jouait me concernant. Grand sourire aux lèvres, je le prenais dans mes bras en sautillant, comme si nous ne nous étions vus depuis des mois. Même si cela ne faisait quelques jours, mais ça n’avait pas d’importance, pour ne savoir dissimuler ma joie de le revoir.

« On va où ? J’ai pris du fromage, du pain et des fruits secs si on a faim ! »
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le Sam 9 Avr 2016 - 18:18


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Grâce & Oz


Ce fut Amaryllis qui capta la première son attention, car le Rahjak aimait les enfants, au point qu'ils pouvaient être désignés comme son point faible. Il écouta gazouillé l’enfant, la fit rire, vite rejointe par celle qui lui servait de mère. Celle dont la chevelure rousse envahit sa vision toute entière, si bien que jamais il ne put se défaire de cette image. Avant même de parler elle incarnait la force de la vie, l'homme du désert n'avait encore jamais vu autant d'énergie et de passion dans un seul regard. Pourtant il trainait ses guêtres sur les chemins depuis un moment, et il en croisait des gens particuliers, bizarres, passionnants, déroutants ou même effrayants. Après il ne pouvait en raconter plus, une chose en amenant une autre il décida de rester dans le coin, de la revoir plus souvent, sans pour cela établir de projets particuliers. Le voyageur savait pertinemment que trop imaginer le futur serait la meilleur façon de le faire fuir. Alors il se laissait conduire par la vie, par Grâce, par les opportunités qui se présentaient. Rien ne les pressait, il ne prenait pas leur âge en compte, il ne regardait que peu ces choses là, ils verraient bien au cours des jours si le désir de faire perdurer cette romance persisterait.

Beaucoup moins sombre qu'il ne serait plus tard, le voyageur obscurcissait malgré tout les points qu'il ne voulait pas aborder, ou cacher, ceux qui posaient habituellement problèmes quand on les exposait au grand jours. Il tâchait d'éviter les jours ou son humeur sombre prédominait, en profitant pour faire du troc à ces moments. Le Rahjak évitait de marchander pour les objets qui lui faisaient de l’œil quand il se trouvait avec la jeune femme en sa compagnie, il savait qu'il pouvait alors paraître légèrement borné, obstiné parfois petit quand il ne cédait pas. Et surtout il n'évoquait pas ces mystérieuses couleurs qui dansaient parfois devant ces yeux apparaissant dans des circonstances ou se mêlaient le plus souvent chants, musique et certaines voix. Celle de Sa Belle teintait l'air d'une aura dorée se mélangeant aux rayons du soleil. Si bien qu'il gardait toujours cette impression de marcher parmi une fine poussière d'or les entourant constamment. Ce côté féérique, que Grâce n'apercevait pas concourrait à différencier la jeune femme de tou(es)s les autres. Quand à sa tribu, personne ne lui posait directement la question, et on devait probablement le prendre pour un solitaire qui vivait de ses trouvailles.

Lui l'éclaireur il appréciait les gens, la terre, il préférait ne pas voir de différences entre les uns et les autres. Et puis quand il portait les yeux sur la Pikuni, Oz oubliait tous ces détails qui ne devraient jamais devenir un problème quand on se plait. Grâce courut vers lui, il l'attrapa dans ses bras et tournoya sur lui-même la faisant virevolté autour de lui comme un enfant qui s'amuse. Ce qu'il devenait assurément en sa présence, taquin, joueur, attentif et souriant. Puis L'homme du désert la reposa par terre répondant finalement à la question de cette dernière en désignant la direction des champs

« On pourrait commencer par là, puis on s'arrêtera quand on trouvera un joli coin pour profiter de toutes tes bonnes attentions »

Il proposait, elle disposerait, rien ne s'écrivait qui fut jamais définitif même si des choses se préparaient en cachette, pour une suprise, elles ne devaient pas entamer, ô grand jamais, le désir du jour. La prenant par la main il l'entraîna prêt de Elle, la belle Alezane encore jeune et fougueuse, puis ouvrit la besace laissée sur le dos de cette dernière proposant :

« Tu peux déposer tout tes mets ici, ils seront en sécurité car je ne pense pas qu'Elle aime à se rouler dans la boue pour s'en débarrasser. De plus tu auras les mains libres »

Tout en disant ces mots, il continuait à marcher en s'éloignant de la place pour se diriger vers la sortie du village. Les regards trop curieux et lourds les entourant se teintaient de reproches. Le vagabond ne souhaitait pas rester dans cette atmosphère un peu lourde qui ne sonnait pas au même diapason que sa propre humeur.


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 5 Juil 2016 - 12:26, édité 1 fois
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le Mar 12 Avr 2016 - 21:55
L’insouciance ne se présente que dans le sourire des enfants qui ne veulent pas grandir, à travers cette spontanéité si caractéristique qui leur donne des ailes pour aller de l’avant. Désormais majeur, comme me le faisait remarquer mon père, je semblais pourtant encore sous son autorité pour encore vivre sous son toit. Cette liberté pourtant me donnait des ailes de papillon aux couleurs pourpres et dorées. Je pourrais m’envoler aussi loin que je le pourrais, aussi haut, pour assouvir cette soif de curiosité et d’émerveillement à chaque nouvelle découverte. Tout ce mystère sous l’épaisse carapace d’Ozvan n’en faisait que m’attirer davantage à passer du temps en sa compagnie : un je ne sais quoi d’intérêt m’emportait vers cette joie à chaque fois que nous nous voyions. Il n’était pas constamment en train de me coconner dans une bulle où un seul de mes pas suffirait à tout casser ; je pouvais faire ce que je voulais, courir, sauter danser sans que cela ne lui paraisse déplacer ou encore trop enfantin. J’avais l’impression de pouvoir être moi-même en sa présence, sans avoir à me laisser recouvrir d’un artifice pour paraître respectable, devenue adulte. Cette responsabilité, je la prenais très au sérieux en m’occupant d’Amaryllis, mais n’était-il pas possible de se laisser aller vers l’insouciance parfois ? Au lieu de jouer bleu ou rouge, les mixer pour obtenir un beau violet et apporter des couleurs. La maison avait trop souvent été triste et le bébé comblait ce vide avec un petit moment de bonheur. Je savais du coin de ses iris expressifs que Papa ne désapprouvait pas tout à fait. La lumière perdue s’allumait chaque soir par cette bougie brûlante où Maman nous accompagnait partout. Je le savais, son âme ne pouvait nous avoir complètement abandonnés. Mais passons là ces souvenirs mélancoliques et profitons de cette journée de toutes les couleurs ! Ozvan me fit tournoyer dans tous les sens, si bien que j’en eus presque le tournis lorsque je retombais sur terre. Wahou, quelle envolée !

« C’est parfait ! C’est la période des fruits rouges en plus, on pourra en cueillir quelques-uns si on voit des plans ! »

Les denrées rangées dans le sac porté par la jument, je tenais fermement cette main comme une promesse que je ne m’envolerai pas, et que lui non plus. Les regards dans le village semblaient à la fois étonnés et inquisiteurs, et même je demeurais vigilante quant à l’image renvoyée, il flottait dans l’air comme une certaine défiance envers lui qui pourtant n’avait rien fait. Ne pouvions-nous pas être amis, et passer du temps ensemble ? Si au début j’avais été gênée par ces regards, désormais j’ignorais ce qu’on pouvait bien penser. J’étais majeure, je fréquentais bien qui je veux, même si Achim et Franklin désapprouvaient unanimement également. C’était mon choix et cela n’engageait que moi. Sourire jusqu’aux oreilles, nous partîmes en dehors du village, à l’abri des regards pour goûter à la tranquillité. Il n’existait que lui, et personne d’autre, c’est d’ailleurs sa présence qui m’intriguait fortement. Que s’était-il passé depuis la dernière fois alors ? Il avait de quoi s’occuper, de quoi faire dans un espace si grand qu’il n’aurait jamais terminé de voir le monde, et c’est peut-être au fond ce qui m’intéressait autant dans cette personnalité plutôt hors du commun par rapport aux autres hommes que je fréquentais. Une certaine stabilité l’habitait, jamais dictée par une impulsivité inattendue, que je ne retrouvais chez aucun garçon de mon âge. Peut-être avais-je grandi trop vite, c’est parfois ce que je me disais, après tout j’élevais un bébé depuis deux ans…

« Tu as fait quoi depuis la dernière fois ? Encore parti à l’aventure ? »

L’aventure. Un mot magique, qui faisait pétiller les yeux de mille couleurs, une porte ouverte vers l’inconnu qui intrigue et qui à la fois pousse à se dépasser encore plus loin, jusqu’à changer littéralement, influencé par ces rencontres inattendues, et vagabonder sur les routes sans savoir de quoi demain sera fait. Mais je ne pouvais pas faire ça, il y avait Amaryllis et puis Achim, Franklin, mon père… les paillettes dans les yeux valaient-elles de laisser en plan tout ce qui avait depuis longtemps était construit ? Je ne savais pas et pourtant mon cœur balançait entre ces deux possibilités ; les deux ne pourraient se marier ensemble, tant elles siégeaient aux antipodes l’une de l’autre. Tandis que je l’écoutais, j’attrapais son bras pour assurer cette proximité que je ne me permettais pas quand les regards se tournaient vers nous.
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le Sam 23 Avr 2016 - 20:01


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Grâce & Oz


Alors qu'ils marchaient côte à côte, main dans la main, se dirigeant parmi les chemins et les champs parfumés de ces fleurs naissantes, ils clopinaient presque comme des enfants. Attendant de se trouver loin des regards pour se mettre à courir, sauter, faire des bêtises loin de ces gens si sérieux espérant la même chose d'eux. Forcément on la jugeait mature, la rousse se devait de se montrer raisonnable pour les gens de son village. Et lui le voyageur d'un certain âge, pourquoi trainait-il avec une des leurs, si jeune comparé à lui, que pouvait-il vouloir ? Rien de très catholique sûrement. Oui le Rahjak ne se trouvait pas insouciant au point de ne pas le voir, il choisissait simplement de l'ignorer. Peut-être, sans doute, certainement qu'il existait un moment ou il se décida de franchir la ligne et de vivre sans abdiquer face au raisonnable. Et Oz ne reviendrait jamais sur cette décision là, ni ne la regretterait, dut-il en souffrir. Certainement il ne savait pas à quoi il s'engageait, et il serait temps le moment venu de s'abandonner à ses mmaux intenses et nouveaux. L'Eclaireur préférait déposer sa confiance dans les mains de Grâce, Ainsi il profiterait de toutes les millisecondes passées en sa compagnie.

La plus jeune, mais la plus sage les suivait en caracolant à leur rythme, presque heureusen aurait-on pu avancer, de leur rendre service et de porter toutes leurs petites affaires. Parfois quand un souffle de vent soulevait la chevelure de la demoiselle, Elle s'amusait à vouloir les attraper, mais ingénieux les cheveux lui échappaient toujours se contentant de chatouiller le bout de ses naseaux. Insouciants ils continuaient leur route, sans voir les quelques nuages blancs qui commençaient à remplir le ciel d'Azur. Et pourquoi ? Le chant d'un pinson raisonnait prêt d'eux, un lièvre traversa devant eux visiblement poursuivit par un prédateur qui préféra les éviter. Justement voilà ces fruits rouges qu'elle venait d'évoquer, alors il l'entraîna vers l'endroit ou il venait de les apercevoir, tout en se penchant pour vérifier sil les insectes, ou petits vers ne les devançaient pas.

« Oh, je suis allé prêt de la mer, une petite aventure en réalité. Ca te dirait qu'une fois l'on s'y rende ensemble ? j'aime beaucoup marcher tout le long de cette plage et imaginer ce qui se trouve de l'autre côté ... surement de la terre comme la nôtre, des gens ... des tas de choses nouvelles à découvrir »

Sa voix usuellement calme prenait des expressions passionnées, dont on ne le soupçonnait pas quand on se contentait de troquer avec lui. Le vagabond l'aurait volontiers emmenée sur son équidé sans tarder si elle le lui eut demandé. Il voyait bien que l'envie la possédait de partir à l'aventure, mais il la savait trop attachée à sa famille. De plus il ne pouvait la séparer d'Amaryllis, ou alors il pourrait très bien proposer de la prendre avec, toutes ces petits idées lui traversaient la tête, mais il préférait que la décision vienne d'elle. Seulement alors il avancerait des solutions. En attendant, il souriait en lui donnant des petites chiquenaudes dans le coup, continuant de lui raconter sa petite vie de vagabond

« Et puis c'est amusant, il y a quelques années j'ai nourrit deux ou trois chiens, chiens loups sauvages, souvent ils m'accompagnent à travers la forêt, je suis certain que ça t'amuserait de les voir ... Ils ne viennent jamais dans les plaines, sûrement trop découvertes pour eux »

Finalement les fruits sauvages restaient très comestibles, il arrêta d'embêter la pikuni pour en récolter à son tour. Puis il les picora tout en tendant la main à Grâce, au cas ou elle désirerait se servir. Non il ne la traitait pas comme une chose fragile, parce que quand il la regardait il voyait cette âme forte et courageuse au fond de ses yeux.

« Et toi, as tu fait des choses intéressantes ? »

Un peu plus loin se cachait les petits surprises préparées pour un moment agréable et joyeux, mais il ne pressait rien le Rahjak. Du temps il en avait, il en donnait, il savourait chaque parole, chaque regard, chaque sourire. Oz se noyait dans l'insouciance de la jeune fille, oubliant les autres qui certainement trouvaient toutes les raisons pour les séparer. Non il se laissait pas gagner par la déni, il restait persuadé qu'en ne se laissant pas influencer par tout ce qui tournait autour d'eux, ils gagneraient forcément. Se laissant capturer à une légèreté qui n'était pas coutumière chez lui


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 5 Juil 2016 - 12:30, édité 1 fois
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le Dim 1 Mai 2016 - 19:45
Il n’y a pas de frontières à l’amour, ce dernier se contentant de casser les barricades les unes après les autres. Cela ne peut s’expliquer, et c’est en soi ce qui est le plus beau : en amour comme en amitié, cette palpitation vous noue le cœur, le tord dans tous les sens sans qu’une réponse de résistance ne soit suffisamment convaincante pour laisser la sensation s’en aller. Il y a quelque part comme une crainte, une peur de l’inconnu qui agrémente ces palpitations de manière croissante sans pouvoir l’expliquer réellement. Pourtant on se surprend à sourire face à tout ce que le corps ne comprend pas et manifeste, comme une source d’émerveillement supplémentaire dans cet inconnu qui transporte. J’avais simplement envie de cesser ces jeux illusoires pour éviter les commérages pourtant déjà bien présents. Mon père savait et ne se réjouissait pas de la situation.  Mais ça m’était égal, et je ne pourrais m’empêcher de faire ce que mon cœur dictait pour qu’au fond, lui savait davantage que ce que je souhaitais. Tout était possible, toutes les portes s’ouvraient devant moi, laquelle pouvais-je prendre, laquelle devais-je emprunter, je n’en savais rien et pourtant je m’en laissais un nombre incalculable de possibilités tant il y avait à faire, à voir. Partir à l’aventure, comme rester parmi les Pikunis demeuraient deux options en totale contradiction et qui pourtant me donnait cette envie d’embrasser les deux, en même temps. Deux façons de vivre alléchantes et incompatibles. Alors j’acceptais étonnamment de demeurer dans un flou qui ne me ressemblait pour craindre ce choix que je regretterai, d’une certaine manière. On ne peut pourtant prétendre avancer dans des hypothèses de vie si on ne finit pas à un moment par décider ce que l’on veut, ce que l’on préfère par-dessus tout. Le temps des décisions ne s’avançait pourtant pas encore à portée de mes doigts, il n’empêche que je ne pouvais m’empêcher d’y penser trop souvent peut-être sans m’arrêter définitivement sur un choix final, drastique. Il y a comme un goût d’aventure, comme un rêve qui s’éclipse dans ce que l’on fait, l’on souhaite. Dans ce que l’on pourrait être, qu’on ne sera pas. On rêve beaucoup pour finalement se retrouver face à une seule voix possible : la sienne.

Les fruits rouges se dessinant devant nous agrémentèrent le trajet tandis que nous en cueillons le plus possible afin d’en faire des provisions pour satisfaire notre gourmandise. Les animaux n’avaient pas encore eu l’occasion de se servir que nous passions déjà sans leur en laisser ! Certaines choses ne se partageaient, surtout quand elles étaient aussi appétissantes. Me tournant dans sa direction, je le regardais, yeux pétillants de malice face à cette proposition qu’il me faisait : la mer, qu’on voit danser, avec ses reflets d’argent. Je l’avais vue, il y a fort longtemps, une fois ou deux il me semble. Les souvenirs d’enfant trop éloignés pour en avoir menus détails, je rêvais d’y retourner pour retrouver la sensation ressentie, et retrouver ces couleurs bleutées.

« Oh oui je voudrais bien que tu m’y emmènes ! Et même si mon  père n’est pas d’accord, j’irai. »

Un frisson parcouru mon échine à cette pensée du refus de mon père. J’avais énormément de mal face à ses avis négatifs, malgré le fait que je sois en âge de décider par moi-même. Il y avait comme un sentiment d’insécurité qui s’emparait de moi, comme une angoisse qu’il me rejette si son autorité était remise en doute. Je tentais pourtant de me donner du courage pour passer outre ses prérogatives et me dire que j’avais également le droit de vivre… il y avait ce je ne sais quoi instinctif qui me poussait à l’écouter à chacun de ses conseils ou comme l’auraient dit certains… ses ordres. Difficile parfois de faire face à cet entourage qui ne me voulait que du bien certainement mais qui parfois avait tendance à trop me protéger, si bien qu’en mettant un bien vers l’inconnu, j’avais l’envie de me cramponner à quelqu’un pour éviter de perdre pied face à mes proches choix. Le courage fait partie de ces choses qui s’apprennent au fur et à mesure des années, quand on grandit, qu’on prend de l’assurance. Au fond, certainement ce qui me manquait, même si en compagnie d’Ozvan, je me sentais pousser des ailes malgré moi, comme prise d’une poussée d’énergie à monter plus haut, à soulever un éventail de possibilités aussi folles les unes que les autres.

« C’est vrai ? Je n’en ai jamais vu d’aussi près, ça doit être impressionnant ! »

L’idée du spectacle animal m’enchantait tout autant. Je ne savais plus où donner de la tête, tant toutes ces choses me faisaient rêver. Ces opportunités n’arrivaient pas habituellement, il y avait chez lui comme un pouvoir naturel envers les trésors des paysages, un contact particulier avec la faune environnante, et cela m’impressionnait toujours. A mesure que le village s’éloignait derrière nous, les faux-semblants des précédentes minutes s’estompaient pour nous laisser libres comme l’air, sans jugement, sans craintes de représailles. Et puis finalement, le sourire s’estompa quelques instants, avant de répondre.

« J’ai amputé un homme pour la première fois. Ce fut difficile. Je ne pensais que ça me ferait pleurer autant, mais j’avais de la compassion pour lui, je ne souhaite ça à personne. Papa a dit que je devais davantage m’endurcir et c’est dur de laisser ses sentiments derrière soi. J’ai l’impression que je deviendrais sans cœur si je fais ça, alors je me dis que je ne suis peut-être pas faite pour être médecin après tout. »

Je ne sais pas en fin de compte ce que je veux, et cette pensée supplémentaire me donne encore plus envie de partir à l’aventure pour laisser ce tracas derrière moi.


Dernière édition par Grace Milderton le Mer 29 Juin 2016 - 17:56, édité 1 fois
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le Ven 13 Mai 2016 - 23:52


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Grâce & Oz


On pourrait croire que parce que l'on à vécu quelques ou beaucoup d'années de plus que l'on aurait le droit de se prétendre plus aviser que celui plus jeune  qui côtoie le chemin un moment à vos côtés. Homme ou femme, car le Rahjak n'aimait pas faire une différence entre les sexes, il pouvait aimer chacun de la même façon mais ne l'étalait pas dans ses paroles. L'homme du désert n'en éprouvait aucune honte, s'il n'en parlait pas particulièrement c'est qu'il n'était nul besoin pour lui de se justifier pour qui son cœur s'ouvrait. Homme, Femme, Plus jeune, plus vieux, ou de quelle origine, il ne souhaitait pas entrer dans ce débat, mais si on venait à lui demander il répondrait sans artifices, se moquant du jugement de celui à qui il s'adressait. Un observateur aurait pu penser que le voyageur souhaitait arriver à certaines fins ou un but final, car forcément la plupart du temps il n'existait que rarement un échange que l'on puisse dire désintéresser. Dans ce cas il n'en était rien, du moins Oz recherchait la compagnie de la jeune femme parce qu'elle lui apportait de la joie, mais dans sa tête il n'allait pas plus vite que le jour suivant ou la prochaine rencontre. Le voyageur appréciait cette légèreté des choses et se refusait à se diriger vers une véritable finalité.

Sans doute avait-il tord, peut-être se le reprocherait-il plus tard, mais étonnamment il préférait chasser toute ombre qui tentait de s'infiltrer dans son cerveau. Et tant que la pikuni n'en exigerait pas plus, ou ne voudrait pas donner un tour bien plus sérieux à ce qu'ils vivaient tous les deux, cela lui suffirait. Un mesquin, un sournois aurait certainement répliqué que voilà une joli discours, mais un homme finit toujours par exiger, vouloir, ordonner et que tout ce qui porte le nom de platonique devait un jour expirer si on ne montait pas un étage plus haut. Il y avait dans cette situation un gout de tous les possible encore pas entamé. Tant qu'on n'exécutait pas de manœuvre on ignorait qu'elle fut impossible, que certains s'y opposeraient, que les avertissement s’élèveraient ou qu'une colère grondante et cachée se montrerait enfin. Choisir serait un pas irrémédiable en avant qui les éloignerait des temps joyeux et heureux qu'ils partageaient en ce moment.Les ferait choisir au détriment d'autre chose une direction qu'ils savaient devoir prendre un jour, mais que dans un commun accord tacite et silencieux n'abordaient pas.

Pourtant le voyageur ne pouvait être traité de lâche, depuis sa plus - Tendre - jeunesse il affrontait des éléments cruels, des actes implacables, des jugements irrémédiables, mais ne reculait pas pour autant. La rousse se plaçait comme une exception sur son chemin, un électron libre, un anomalie dans toute sa ligne de vie et il abordait la situation d'un autre point de vue, laissant son instinct parler pour lui. Ainsi préférait-il avancer sur ce chemin aux herbes folles en mangeant des fruits sauvages qu'ils s’échangeaient en riant et bavardant comme des enfants. Plutôt que de prendre un ton plus grave et lui exposer des motifs sérieux de réflexion. Puis cela ne fait pas parti de sa personnalité d'exiger, sauf si on se mettait sur son chemin ou qu'on provoqua sa colère. Mais ça faisait parti d'une toute autre histoire que la leur. Pour le moment. Il laissa un sourire envahir son visage sous sa barbe naissante qu'il tailla le matin avant de venir la voir, heureux de la trouver enthousiaste quand il évoqua ce voyage vers la mer. La remarque à propos du père ne lui échappa pas bien qu'il n'y fit pas allusion en lui répondant « Dans ce cas nous irons si tu le veux la prochaine fois ... Demain même ? » Non il ne précipitait pas les choses il proposait, elle accepterait ou non.

Et tout refus ne le contrariait pas, chacun n'ayant pas les mêmes désirs, il pouvait  tout aussi bien lui opposer un non à propos d'un sujet qui le rebuterait. Oz savait qu'elle comprendrait. La dessus ils ne se déchiraient pas. Bien qu'il ne la questionna pas plus loin sur cet homme à qui elle devait obéissance, il n'échappait pas au vagabond des expressions un peu troublées qui émergeaient soudainement dans les yeux et le visage de Grâce, restant alors songeuse quelques seconde avant de se reprendre. Alors le Rahjak faisait en sorte de lui rendre plus agréable le temps passé en sa compagnie, ne déchirant jamais ce rideau de non-dits palpables qui aurait probablement étouffé un autre que lui. L'orage viendrait, comme ces nuages noirs qui s'amoncelaient au loin alors qu'il levait le visage pour inspecter le ciel après qu'une gouttelette lui fut tombé sur la joue. Rien de fâcheux, le vent chasserait vite cette petite ombre sombre perdue dans l'azur au dessus de leurs têtes. « Et bien alors si nous allons jusqu'à la mer je prendrai le chemin qu'ils fréquentent et tu pourras en caresser un si tu veux. On se préparera un repas et si tu lui en offres un morceau il comprendra bien vite qu'il vaut mieux être agréable pour en avoir plus  »

Les voilà arrivés ou il cachait ses provisions, bien vite il remarqua tout en écoutant la rousse avec intérêt qu'un saccage venait d'être commis dans sa si jolie préparation. Comme elle lui confiait un sentiment important il préférait lui accorder son intérêt plutôt que de se préoccuper de ses petites misères. Il lui caressa doucement la joue pour la rassurer et prit sa main, la serrant avec chaleur pour l'encourager dans ses doutes, il ne pouvait pas choisir à sa place mais il comprenait ses incertitudes. « Il faut un sacré courage pour réussir une telle chose et prendre cette décision mais si tu lui as sauvé la vie, je pense que ça en valait la peine. Et puis je ne crois que tu seras jamais sans cœur, tu t’endurciras pour pouvoir soigner comme il faut ceux qui souffrent mais par la suite ils te remercieront d'avoir été jusqu'au bout. Il faut avoir un certain détachement je pense quand on pose certains actes. A toi de voir si au bout du compte tu te sens satisfaite par ce que tu leur apportes » Puis il lui lâcha la main tout en lui faisant signe de le suivre et lui indiqua un tissu tout déchiré certainement par des dents pointues. On pouvait supposer qu'un prédateur y avait trouvé son bonheur, une bouteille restait intacte qu'il ramassa « Heureusement que tu nous avais préparé un petit quelque chose, mais il nous reste un peu de bière si tu veux en goûter ? »


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 5 Juil 2016 - 12:35, édité 1 fois
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le Jeu 30 Juin 2016 - 0:26
C’est si facile, si aisé de ne pas prévoir, de se dire que demain n’arrivera pas, qu’il n’est qu’une chimère sur un joli tableau. Qu’il ne faut pas penser à lui, qu’aujourd’hui est mieux, toujours plus intéressant. Se projeter me faisait peur mais pas autant que le fait de ne rien fixer : mon père fixait bien trop de règles, bien trop de choses que je fuyais, écroulée sous leur poids. Tant que rien ne se scellait, tout s’ouvrait pour laisser au champ du possible toute composition particulière de son choix. C’était, au fond, ce qui me plaisait le plus, d’avoir encore toutes les choix offerts sans me résigner à un seul. Comme si je pouvais tout décider sans prendre en compte l’avis de l’autorité parentale ; comment si j’étais l’unique évaluatrice de mon avenir, tenant à la pointe de mes doigts toutes les possibilités me plaisant, sans restriction de l’aval d’un autre. Ozvan et moi n’avions rien prévu, rien qui ne s’accomplirait dans le temps, au fond rien qui ne nous décevrait si jamais les facteurs extérieurs nous empêchaient d’aller jusqu’au bout de nos propres désirs. Ces derniers seraient bien susceptibles d’évoluer, de changer à mesure que le temps nous attraperait dans sa spirale infernale. Mais l’imprévu, quand il se présentait trop spontanément pour l’enfant que j’étais n’ayant jamais vraiment voyagé lança comme un vent de panique intérieur désagréable. Maintenant ? Demain ? Mais comment allais-je faire pour tout organiser dans les temps, pour que tout aille pour le mieux ? Hébétée, je le regardais, pantoise avant de répondre, blanchâtre.

« Demain ? C’est peut-être un peu tôt… dans quelques jours peut-être ? »

Ce n’était aucunement un refus, simplement la stupeur de cette spontanéité imprévue, et qui malgré moi me collait à ma tribu. Pas comme ça, pas ainsi, c’était trop rapide, cela bousculait tout. Que dirait mon père ? Je venais simplement de dire que son avis n’avait pas d’importance… plus que ma volonté ne le souhaitait réellement en tout cas. Il semblait que je me posais bien trop de questions à mon goût alors que tout pourrait être plus simple, sous réserve que le lâcher prise opère, tout simplement. Tout n’était question que de volonté propre et personnelle, seuls les démons intérieurs semblaient capables de m’arrêter. Et avec quelle force ! Mais la mer m’appelait à elle comme une expérience rêvée, à laquelle je n’attendais qu’une seule chose de sa part : la découvrir, la percevoir. La comprendre.

« Quelques jours alors. »

Une promesse. Pas forcément à lui, mais à moi également, pour me pousser à aller au-devant de mes propres limites, pour les dépasser, me surpasser. Pour réaliser mes rêves les plus fous ; c’est pour cette raison que nous sommes par ici n’est-ce pas ? Pour avancer dans notre vie, se persuader de nos propres capacités, et aller au plus loin qu’on le peut. Se déchirer pour mieux se reconstruire, et trouver une énergie jusque-là inavouée à peine imaginée… alors qu’elle sévit, battante, existante, pour toujours là, sous réserve de connaitre le poids de ses capacités. La détresse, la douleur de cet homme, je l’ai vue, on eut presque dit que je l’ai ressentie à travers son ressenti apparent. Ce fut douloureux, cela fit mal. Vais-je parvenir à la surmonter, ou est-ce qu’elle se manifestera à chaque fois que je serais soumise à cette situation ? Je ne sais pas et pourtant je tiens cette poigne fermement dans mes mains pour ne pas la lâcher et me donner en quelque sorte, du courage.

« Tu crois ? Je ne pense pas avoir cette force… je trouve que c’est trop difficile à surmonter, trop compliqué. Parfois j’ai envie d’abandonner… parfois une force me pousse à poursuivre. »

Il n’y avait pas à épiloguer davantage. Cela finirait par passer et c’est ce que je tentais de me convaincre intérieurement. Autant parler d’autre chose, puisque le sentiment ne s’évanouirait pas aussi rapidement qu’arrivé. Il faudrait du temps, de la patience et peut-être accepter simplement que les miracles n’étaient pas possibles. Ou presque.
L’attention se reporta sur ce potentiel goûter ainsi que la boisson trouvée ; le regard un peu perdu, dispersé, je peinais à retrouver le fil de la conversation et me laisser bercer par mon environnement intérieur.

« Elle est bonne à ton avis ? »

Elle finit ensuite par nous rejoindre. La vaillante pluie s’abattit sur nous, sans que nous ne puissions faire quoi que ce soit pour l’arrêter. A peine le temps de déguster la boisson que les gouttes se firent de plus en plus nombreuses le long de mon nez. La nature grondait au-dessus de nos têtes, sans pour autant que je ne m’en retrouve complètement gênée.

« Regarde ! Il pleut sur nos têtes »

C’est si beau ces perles perçant le ciel pour se déposer sur nous. Remplies de sel, elles alimentent le sol pour le nourrir et laisser à la vie la possibilité de se réincarner, de se transformer. Les larmes des astres se fondent sur nous pour permettre une renaissance, comme une douleur lancinante que le temps finira par transformer en jolies couleurs. Pour laisser à la lumière naissante un havre de paix intérieur derrière le déluge présent en chacun de nous et si joliment représenté.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Ven 15 Juil 2016 - 2:45


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Grâce & Oz


Des gouttelettes toutes fines lui chatouillaient le nez qu'il fronça pour éviter d'éternuer. L'homme du désert s'inquiétait moindrement du temps, qui pourtant derrière son dos amenait rapidement des nuages  particulièrement sombres et menaçants. Non Oz s'abîmait dans le moment présent, ne s'offusquant pas de l'hésitation de la jeune rousse. Aucune chaîne ne maintenait ses poignets, il dirigeait ses pas ou il le désirait, autant de temps qu'il le souhaitait, sans rendre de compte à qui que ce soit. Enfin dans un monde parfait, parce qu'objectivement il devait rapporter des renseignements aux mercenaires Rahjaks sur les esclaves en fuite. Ou autres bizarreries qu'il pourrait voir lors de ses voyages. Mais ça c'était une autre histoire, un autre lui, un coté obscur qu'il laissait s'éloigner quand il se trouvait en compagnie de la Pikuni. Le voyageur se considérait libre comme le vent, et s'il désirait se rendre dans un endroit, il en prenait la direction. Aussi simple que de claquer des doigts.  Il comprenait mal qu'on  puisse accepter des barrières sociales, qui pour le respect de l'autre vous empêchait d'être heureux. Ou vraiment vous.

Peut-être se leurrait-il au fond de son être quand il imaginait que Grâce abordait la vie de la même manière. Cherchait-il à s'aveugler quand après un certain laps de temps à fréquenter la jeune fille, de façon légère mais sincère, il ne connaissait rien de sa famille. A part la petite blonde qui généralement appréciait la présence de l'éclaireur. Oz ne posait pas de questions, il profitait des moments lumineux, joyeux, subtils qu'ils partageaient régulièrement. Aussi comprenait-il que la fille emplissant toutes ses pensées, trouva que demain pouvait être rapide. Il se pouvait très bien qu'elle ait prévu de se rendre chez une amie, ou souhaita travailler dans les champs. D'autres raisons aussi sans doute, que l'homme ne tentait pas de découvrir. Le vagabond n'agissait pas comme une être possessif, ou du moins il se gardait de le faire, sachant que ce genre d'acte restait le meilleur moyen pour faire fuir loin l'oiseau que l'on souhaitait apprivoisé.

« Si tôt, tu trouves ?  »

S'étonna t-il doucement sans pour autant réellement attendre une réponse à cette demande. Puisqu'elle venait de l'affirmer. Le Rahjak manifestait seulement sa surprise.

« Mais oui quelques jour c'est très bien, tu n'auras qu'à me le dire quand tu le jugeras bon »

Affaire entendue. Pas besoin de tergiverser sur ce point là, ni de se gâcher la journée. Un jour ils iront, peu importe exactement quand. voilà ce qu'il pensait sans savoir que le destin - ou quelqu'un dissimulée dans l'ombre -, ne leur en laisserait pas le temps. Pour le moment il préférait la rassurer dans ses doutes, et ses interrogations, certain qu'elle pouvait accomplir bien mieux qu'elle ne le supposait elle-même.

« Oui je crois, j'en suis persuadé Grâce, personne n'a prétendu qu'il serait facile de vivre sa passion, il y aura des obstacles mais le signe que tu es faites pour cela c'est cette force qui t'y pousse, fais lui toujours confiance et elle ne t’amènera que là ou tu dois te rendre »

Voilà comment lui procédait, après il n'oserait prétendre être un bon exemple. Mais il ne se plaignait pas de sa vie, au contraire, elle le comblait bien plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé quand il courait dans les rues de la cité de feu enfant. Leur attention fut attirée par la surprise à moitié ratée. Il riait de bon cœur l'homme du désert quand elle lui demanda si la liqueur était encore bonne.

« Et bien nous allons voir ça tout de suite »

D'un coup sec il dé-bouchonna le tout, passa le goulot sous son nez, ça se présentait plutôt bien, il goûta, puis s'en lécha les lèvres. Il tendit ensuite la boisson à la rousse. Elle pourrait le croire impoli, mais s'il à but le premier c'était bien pour s'assurer que ce qui se trouvait à l'intérieur prendrait pas un gout immonde une fois dans la bouche. Par contre le breuvage se découvrait beaucoup puissant qu'il n'y ne le pensait, et montait donc vite à la tête. A peine commença t-il ressentir la pluie plus fortement que la rousse lui annonça sa présence. Oz se retourna un peu brusquement vers la jeune femme, et la bouteille s'échappant se brisa en morceaux, baptisant leurs vêtements d'une bonne odeur d'alcool.

« Oups, mais la pluie va laver tout ça  » lui répondit-il tout en observant le spectacle au-dessus de leur tête.

L'homme du désert l'entraîna un peu plus loin à l'abri des arbres. Certainement cette averse passerait très vite.

« Regarde  » lui lança t-il en s'éloignant un peu de leur abri pour recevoir le plus de goutes possible.

Oz tournoyait sur lui-même, les bras ouverts comme s'il tentait de s'envoler. Envahi d'une étrange envie de se laisser aller à l'invitation folle que leur adressait la nature.

« Comme ça nous serons tout propre »

Puis il adorait la sensation de l'eau qui s'infiltrait dans ses vêtements pour se frayer un chemin sur sa peau. Peut-être que le breuvage consommé un peu plus tôt participait légèrement à cette humeur taquine et joueuse ? Le voyageur en tout cas dans l’immédiat ne voulait pas se laisser gâcher leur sortie par une météo un peu en colère. Pouvaient-ils tenter de de l'apaiser en lui offrant de la bonne humeur ?  

« Tu veux danser avec moi ? Écoute le ciel chante pour nous ! »
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le Dim 2 Oct 2016 - 20:25
Si tôt, malheureusement pour mon père. En dépendre autant pouvait être déraisonné pour une jeune fille de mon âge, et pourtant je peinais encore à aller à l’encontre de sa volonté. Comme si une morale me retenait d’aller de l’avant, me laissant comme tétanisée et sans la moindre possibilité d’avancer par moi-même. Etais-je si naïve au point de dépendre forcément de quelqu’un pour pouvoir marcher sur mon propre chemin ? Beaucoup se débrouillaient par leurs propres moyens sans que cela ne pose le moindre souci. Pourquoi donc s’empêcher d’aller au gré de ses propres fantaisies, de suivre ses affinités sans avoir à placer dans les paramètres ceux d’une tierce personne ? En y pensant, cela semblait tellement stupide et c’en était pourtant l’application que j’en faisais ; moi-même ne parvenais pas à avoir suffisamment confiance en la portée de mes propres choix. Les conséquences apparaissaient tellement insurmontables que je demeurais paralysée, incapable de bouger, de me déplacer. Les barrières mentales semblaient bien plus puissantes que les physiques : certainement parce que les premières sont invisibles, suscitent l’incompréhension et pourtant demeurent en lieu et place comme prévus par le commanditaire.

Il n’est pourtant pas présent, si bien que sa course en est stoppée, que la liberté semble à portée de main. Que le tracas s’en va à mesure que toutes les folies s’échappent. Que l’on se sent pousser des ailes, malgré les craintes, les hésitations, les erreurs peut-être. Que l’on a peur aussi, mais qu’on essaie de faire comme si de rien n’était, comme si rien ne pourrait nous arriver. Alors on se donne du courage, on tente en tout cas d’avancer malgré tout. Et on laisse ses angoisses de côté pour se focaliser sur l’instant présent. Que le jeu reprenne, que cette bouteille au goût âpre passe entre mes lèvres avant de finalement rejoindre le sol par in advertance. Une maladresse, un éclat de verre pourtant pas si gênant. Ce n’est rien, tu le sais bien, le temps passe, et ce n’est rien. Elles s’en vont pour finalement t’assurer que rien ne viendra perturber ces bouleversements : cela fait partie de la vie, qu’il faut croquer à pleines dents. Un rire s’échappe, face à la maladresse d’Ozvan : amusante, c’est le mot, puisque les éclaboussures s’échappent, entrainant avec elle ces effluves odorants d’alcool frelaté.

Déjà, la pluie semble l’appeler, l’entrainant sous son manteau pour se laisser happer par cette folie prenante de l’instant présent. Au diable les convenances –y en a-t-il jamais eues ?- laissons place à ces rires d’enfants, ces jeux sous les gouttelettes que je regarde avant de le suivre. La pluie passe sur ma peau, humidifie déjà mes vêtements si bien qu’une seconde peau semble déjà se former par-dessus la première. Elle abonde, comme si je prenais une douche au-delà des bienséances morales. Puis finalement je m’élance, dans quelques petites courbettes en riant comme une enfant. Comment me pense-t-il, moi la femme-enfant, responsabilisée depuis l’arrivée de ce petit bout sorti de nulle part ? Je ne sais pas et au fond cela m’indiffère bien. Le ciel chante et nos pas se laissent entrainer dans cette jolie chanson au goût sucré. Une mélodie lointaine qui ne nous laisse ni l’un ni l’autre indifférent au fond, avec nos bêtises, et cette tendresse qui émane sensiblement de nous. Mes doigts se glissent dans les siens pour laisser cette danse commune s’entonner à la suite de nos pas. Nous voilà parti dans cette envie folle de laisser l’eau couler le long de nos joues rosies par le froid, mais qu’importe, puisque tout semble nous emporter vers un fabuleux destin ; celui d’une vie qui scintille, qui fourmille, qui s’échappe vers de nouveaux horizons…

« Tout serait tellement plus simple si tout n’était question que de pluie, de soleil et d’amour… »

Je ne sais pas ce qui me prenait de laisser ces mots s’échapper. Peut-être parce qu’à ce moment très précis, il n’y avait plus de barrière mentale pour m’empêcher de dire ce que je pense, plus de déception pour m’empêcher d’avancer ou tout autre élément perturbateur venu de trop loin dans mon passé pour brasser des craintes supplémentaires. Et je tourbillonnais et tourbillonnais encore me laissant emporter par le vent, propulsée vers des jours heureux, ceux que je définirai chaque nouveau matin.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Dim 23 Oct 2016 - 17:44


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Grâce & Oz


Il existe de ces secondes ou les carcans tombent en morceaux. Aussi libre qu'il soit le voyageur s'impose ses propres codes. Un peu sauvages, un peu dingues, un peu changeants comme l'humeur tu temps. Néanmoins il se met des limites, et même si le vagabond marche en équilibre sur elles, il ne les enfreint jamais complétement. Parce que sinon qui nous restreindrait dans toutes nos folies. Surtout lui avec ces jours cyclothymiques passant de la tristesse déprimante à la joie la plus effrayante. Oz gambade par moment comme un enfant entre les récifs pour éviter l'accident irréparable. Jamais il ne s'envole loin du village Pikuni depuis qu'il à rencontré cette rousse pétillante. Et pourtant parfois il s'enfonce au plus profond de la forêt quand il se dit que sa raison peut vaciller. tout le monde dissimule des secrets, des raisons cachées de ne pas se révéler entièrement. Les craintes envahissent même les plus courageux qui se découvre effrayer de ne pas forcément se faire accepter pour ce qu'ils sont. Beaucoup vivent avec la certitude ancrée au fond de leur âme qu'il faille se montrer sans faille, irréductible, indestructible face aux autres. Sinon on jugerait de sa faiblesse, on le regarderait différemment de ce qu'il désire. Et le voyageur n'échappe pas à cette équation malgré la sagesse acquise au cours des années.

Après il ne s'agit que d’un homme bâti de chair, de peau, de sang, de muscle, d'eau et diverses autres éléments qu'il ne saurait nommer. Et bien que Oz n'aille pas prétendre à la perfection il désire probablement offrir le meilleur de sa personne à Grâce. Ce ne sont pas des idées qu'il prononce directement à la jeune femme. Probablement pas non plus qu'il ne se les adresse clairement. Les être humaine agissent par instinct souvent, parfois s'ajustent à des causalités qui les entourent sans calculer les conséquences de leurs choix. Et pourtant personne ne peut, ne doit en être blâmé. La vie sera ce qu'ils en feront alors qu'ils acceptent ou non certaines contraintes. Mais n'en ressortent pas maintenant sous les gouttes de pluie qui les envahissent. La photo est belle, même l'orage ne la gâche pas, celui que l'on peut apercevoir du moins. Les recoins cachés se dissimulent bien dans les songes de l'un ou de l'autre. Pourquoi gâcher un si beau moment. Quant bien même la bouteille se brise, que leurs gorges ne garderont que le goût éphémère de l'alcool, juste assez pour avoir envie de faire un pied de nez au temps. de tourner comme des fous alors que la pluie s'intensifie rebondissant sur leurs fronts comme une petite armée de perles translucides éclatant à ce contact.

« Alors aujourdh'ui sera simple ! »

Et peut-être demain ? Et tout l'avenir à venir ? Voilà une pensée qui donne de la joie, et il faut s'en saisir, jusqu’à plus soif, surtout toujours prendre les moments qui vous comblent. Ils ne reviendront jamais, même si d'autres suivront, mais quand ? Et avec qui ? Et que seront-ils dans dix ans ?

Sous leurs pieds le sol absorbe l'eau, se fait boue. Alors le vagabond enlève ses chaussure, les lance un peu plus loin. Oui il sera mieux sans le liquide qui s'infiltre dedans et lui donnera l'impression de commencer un naufrage. Maintenant le voilà les deux pieds planté dans ce qui devient de la gadoue. L'homme du désert suit le rythme du tambourinement de l'averse qui se transforme en déluge. Qu'importe à Oz, il jette sa tête en arrière, riant à gorge déployée, il se baisse récolte un peu de ce grain entre ses mains jointes, en asperge la pikuni de façon taquine. Pourquoi ne pas lui prendre la main, courir s'abriter à un abri quelconque, la serrer contre lui pour la réchauffer comme tout amoureux le ferait en ce moment ? Tout simplement parce qu'il y a des minutes qui ne se brisent pas, Ou se produisent des gestes, s'échangent des rires, des regards ainsi que des paroles qui ne s'oublieront jamais. Ou des images qui ne s'effaceront pas tel ce déhanché comique qu'esquisse le Rahjak pour imiter le chant du flot qui les submerge
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