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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3143 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : doom days (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 43
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le Dim 6 Mar 2016 - 9:56
Un nouveau jour. En quoi sera-t-il meilleur que celui d'hier ? Une simple question que je ne pouvais m'empêcher de me demander alors qu'encore et encore, j'en venais à me torturer sur ce qui s'était passé. J'aurai pu réussir à fuir hier, j'aurai pu réussir à m'échapper ou trouver une astuce qui m'aurait rapprochée de cette sortie mais de nouveau le dieu Soleil semblait être contre moi. Parfois je me demandais ce que je lui avais fait. Hein, qu'est-ce qu'aurait fait la pauvre Ezra pour mériter cela ?! Pour mériter de recroiser un de ces bourreaux, un tortionnaire sans âme qui m'avait vendu. Un démon dans un sens et pourtant ce démon s'était incarné par la silhouette d'une belle jeune femme aux cheveux roux flamboyant. Astrid. C'était son nom. La fille que je n'aurai jamais voulu revoir mais que j'avais revue même si à chaque fois elle me rappelait mon échec. J'avais voulu fuir le bordel, j'avais réussir à fuir, m'éclipsant alors qu'aucun client ne me demandait alors que j'étais seule, ayant réussi à fausser compagnie aux hommes qui veillaient sur les lieux. J'avais presque réussi à passer les portes de la cité, me transformant en traîtresse, en une esclave renégate que les mercenaires auraient pu tué et rapporté la tête à mon ancien maître mais rien n'avais fonctionné alors que cette fille, cette mercenaire avait mis fin à mes plans de liberté. Faiblesse que j'avais eu de lui dévoiler mon destin, espérant qu'elle aurait assez de pitié pour me laisser partir quitte à que cela veuille dire qu'elle pourrait me rattraper. J'avais cru que l'espoir de ma cavale et l'énergie qu'elle mettrait à vouloir me rattraper suffirait à m'ouvrir une porte de sortie mais la jolie rousse n'était pas comme les autres mercenaires comme je l'avais compris. Oh non, sans doute du moins je le pensais, elle avait préféré prendre son plaisir en m'humiliant, me ramenant au bordel alors qu'elle n'avait qu'une quinzaine d'années. Une humiliation sans pareil qui ne m'avait qu'être conduit à être revendue à un nouveau maître, à un nouveau bourreau. Et si je n'avais pu que pourvoir à ma solitude l'espace d'une heure, me rendant prie au temple du feu, cela n'avait été que pour croiser sa route. Un choc. Un choc total même qui m'avait plongé à moitié dans un silence muet, silence qui m'avait poussé à accepter les ordres de mon maître sans sourciller la veille alors que j'en était convenue à courber l'échine devant lui. Pas sûre que cela ait été la bonne solution de réagir ainsi mais comme jamais, je n'avais pu que voir que les émotions humaines ne se contrôlaient pas, encore moins ici dans la cité Rahjak.

Dire que j'étais blessée était un faible mot alors que je me trouvais là, torturée avec comme seule compagnie ma conscience et moi-même. Parfois j'en venais même à me parler toute seule, délirant à moitié alors que je n'arrivais qu'à me lamenter sur mon sort. Même si je voulais fuir, il semblerait que tôt ou tard ma nature d'esclave ne me soit que rappelée. Ez était une esclave. J'étais une esclave et rien d'autre. Rien de plus. Je me mordis la lèvre un peu plus, faisant goutter le sang sur ma peau que j'essuyai aussitôt. Ultime geste qui avait remplacé les larmes pour me rappelait que j'étais toujours vivante, comme si la douleur ne me procurait qu'un peu plus ces sensations me permettant de me souvenir que je n'étais pas encore morte, pas encore un de ces cadavres qui pourrissait au soleil. Non, j'étais là et n'avais comme autre ordre de mission, celui de remplir les commissions de mon maître. Près de l'étalage du marchand, je m'arrêtai, examinant avec soin sa marchandise avant de repérer ce que je cherchai. Je relevais la tête, croisant son regard. « Heya »* M'adressant à lui dans la langue commune de notre peuple, je lui indiquais ce que je voulais, lui donnant l'or qu'il me demandait avant de m'éloigner, faisant attention au moindre de mes mots, à mon comportement alors que cet homme pourrait me condamner à souffrir aussi. Retenant mon châle, je me remis à avancer entre les différents étal, veillant à m'arrêter pour examiner avec soin les produits appréciant de me trouver là tout simplement, là où ma place était sans aucun doute. Pourtant il suffit que mon regard rencontre le point où les esclaves étaient vendus pour que je me fige aussitôt, m'avançant doucement pour découvrir mes frères et soeurs enchaînés, attendant leur nouveau maître. Je restai là à les regarder, sachant que je ne devrais pas mais mon regard ne réussit à s'en détaché, comme hypnotisé. Un sort prenant brusquement fin alors que je croisais le regard noir du vendeur d'esclave. Il était temps de partir. Won.. Tu.. Thri.**

* Heya : bonjour
** Won.. Tu.. Thri. : Un.. deux.. trois
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
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le Mer 9 Mar 2016 - 0:26
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Ezra & Oz



Franchissant la porte de la cité l'homme du désert quitta Astrid. Elle venait de l'arrêter dans sa marche funeste. Ozvan la remercia du regard mais il ne savait pas encore s'il devait se réjouir. Le vagabond regarda la rousse s'éloigner s'appuyant doucement sur un mur. Laissant enfin monter l'épuisement en lui, trop fier pour le montrer auparavant, même si on pouvait le deviner à ce visage creux, noir d'un mélange de sueur, de sang et de cendres mélangés. Ce regard troublé n'annonçait rien de bon. Il ne savait pas le Rahjak quand il reverrait celle qui venait de le sortir d'un très mauvais pas. Il ne semblait plus vraiment essentiel de veiller sur elle. Elle prenait aussi un chemin qui lui déplaisait, mais la mercenaire ne lui devait rien. Des images surnagèrent dans son esprit qu'il chassa avec rage. Le voyageur remit alors un pied devant l'autre, cherchant dans ses souvenirs ou se trouvait une boutique de vêtements. L'éclaireur ne possédait plus rien, il s'était délesté de tout sur son retour, mais il pensait être assez connu pour qu'on lui fasse crédit. Les regards s'attardaient sur sa chemise déchirée, imbibée de carmin séché sans provoquer plus d'intérêt aux yeux des citoyens. Des scènes cruelles, des esclaves qu'on punissait, des voleurs qu'on mettait à mort se voyaient trop souvent pour que l'accoutrement de l'homme du désert attira vraiment l'attention.

Ainsi le vagabond parcourt les échoppes un peu au gré de l'énergie lui restant dans des jambes lourdes à mouvoir, surtout les genoux, lui attirant presque des grimaces à chaque pas. Non il ne recommencerait pas de sitôt une telle épopée. Il fit une halte momentanée  pour se désaltérer, puis se rapprocha du marché au esclaves qu'il trouvait vraiment trop bruyant. Cette fois il ne possédait rien d'assez précieux pour sauver un de ces pauvres ères. Comme un idiot, l'homme du désert avait laissé tous ses biens derrière lui, trop inquiet pour le jeune cent qu'il faillit presque tuer. Depuis le vide résidait dans sa tête. Plus rien. Le silence. Un trou immense creusé de ses propres mains. Et pendant ce temps là des êtres vivants se vendaient pour subir des tortures qui le renvoyaient à ses propres actes. Il ferma les yeux quelques instants incapable de regarder ces faces douloureusement désespérées. Grâce aurait pu être là ... Un incendie prit place dans son âme, et il recula si brutalement qu'il bouscula une jeune femme - Ezra -, sans le vouloir. Il Posa sa main sur l'épaule de cette dernière la dévisageant intensément avant de laisser échapper un "faut pas être si maladroit" utilisant par habitude le langage anglais avec lequel s'exprimait la plupart du temps les éclaireurs ou les mercenaires.

Le vagabond s'adressait aussi bien à elle que lui. Peu importe de qui provenait le mouvement. Il s'en moquait. D'autres choses le perturbaient mais le visage de la jeune fille lui rappelait quelque chose. Sans doute devait-il la croiser de temps à autre lors de ses retours. Alors il lui adressa un léger sourire pour compenser la phrase qu'il venait de prononcer. Il croisait tant de gens, depuis tant d'années que parfois le rahjak s'y perdait, mais aujourd'hui particulièrement ou rien ne se déroulait de la bonne façon. Il aurait du expier sa faute si ... Il remarqua alors la grande attention que portait la jeune brune aux esclaves. Et bien, qu'il ne fut pas homme à se croire supérieur, il reconnaissait bien une vassale quand il en croisait une. Alors Ozvan la bouscula à nouveau l'entraînant plus loin, vers un vendeur de fruit de façon à ce qu'elle n'attire pas le regard des gardes de cette marchandise humaine, qui se mettaient en colère pour un rien "Ce sont ici que se trouvent les meilleurs fruits pour ton maitre" lui dit-il d'un ton caverneux sans même la regarder, et passant à son tour en revue ce que leur offrait ce bon commerçant. Son but ne se résumait pas à engager la conversation avec la demoiselle, mais surtout à s'éviter encore une scène qui lui remonterait le cœur. Surtout si cet esclavagiste se mettait à penser à une punition exemplaire pour un regard qui lui aurait déplu.

Pour lui l'incident était clos, il ne pensait pas s'éterniser, Une faim terrible se réveillait en son estomac ainsi qu'une grand soif. L'homme du désert se dit que peut être un tour à la taverne pourrait lui faire grand bien. Il jeta néanmoins un regard au dessus de son épaule pour vérifier que personne ne s'en prendrait à la jeune femme déplacée un peu rudement par ses soins. Le marchandage continuait entraînant inéluctablement des innocents vers des destins malsains. Il observa une dernière fois les produits sous ces yeux avant que de se diriger du côté d'un lieu plus attractif...
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Ezra Aerys
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le Dim 13 Mar 2016 - 9:33

Je commençai à m'écarter, ne voulant plus me faire remarquer. C'était trop risqué pour moi de rester là. A leurs yeux, je n'étais qu'un esclave, que de la marchandise et il importait peu que je sois belle et que je puisse attirer les clients, dans ce cas-ci en venir à regarder les esclaves, mes frères, n'était que maladroit et dangereux. Élément nuisible, il n'était jamais bienvenue que d'autres esclaves viennent traîner autour de l'étalage à moins qu'il ne soit à vendre ou vienne d'être vendu. Mais ce n'était ni l'un, ni l'autre et ma seule présence pouvait m'attirer des ennuis. Si aucun ne pouvait poser sa main sur moi parce que j'étais l'esclave d'un autre, il n'en restait pas moins que tous les prétextes étaient bons pour affliger un châtiment à un esclave. Non, je ne voulais m'attirer des ennuis, ne voulant être repéré. Plus discrète qu'une ombre. C'était tout ce qui comptait. Parler peu, toujours garder les yeux baissés en présence d'autres hommes, de riches marchands qui de toute façon n'éprouvaient rien pour les autres que de la supériorité. Cependant, je savais où était ma place, du moins on me l'a fait comprendre. Ne voulant attirer l'attention sur moi et risquer de me prendre des coups qui s'ensuivraient d'une sévère punition de la part de mon maître, ne voulant donner une chance à ces marchands d'esclaves d'avoir la possibilité de se venger sur mes frères pour x raisons, j'en venais à m'éloigner, me détournant du spectacle qui dans quelques instants attirerait foule. Resserrant l'étoffe autour de ma peau, je m'éloignais doucement. Et l'instant d'après, je me faisais bousculer par un homme. Je chancelai, manquant de tomber avant que l'homme pose sa main sur mon épaule, me stabilisant de sa poigne ferme. Je me mordillai la lèvre violemment, une goutte de sang perlant le long de mes lèvres. Je n'y étais pour rien, mais je savais qu'à leurs yeux, j'y étais pour quelque chose. Parce qu'il était toujours ainsi. Même si on n'y était pour rien, nous autres esclaves formions le parfait coupable. M'adressant à lui dans la langue de notre peuple, je balbutiai : « Pardon. Laissez-moi vous aider pour vous dédommagez. » Baissant les yeux au même moment, attendant qu'il prenne la parole, m'attendant à ce qu'il n'accepte pas mes excuses. Ce qu'il était apte à faire, même si aussitôt j'en étais venu à m'excuser, lui proposant mon aide, me positionnant en tant que coupable. Si je ne serai jamais capable de me recroqueviller sur moi, par peur, face à ces hommes, il n'en restait pas moins que mon simple statut m'obligeait à m'écraser. Comme toujours. « Faut pas être si maladroit. » Il prit alors la parole, mais je n'y compris rien. Je savais que c'était de l'anglais, mais loin d'être savante, je n'en n'avais jamais compris la mesure des mots, n'ayant jamais appris à parler cette langue. Peut-être voulait-il me châtier mais au ton de sa voix, il semblait plus clair qu'il n'en n'avait rien à faire. Du moins était-ce l'impression qu'il me donnait. Je n'étais pas capable de comprendre, et trop d'interprétations étaient possibles, ne faisant qu'accentuer ma peur dans un sens. Toujours cette même peur, alors qu'il paraissait dès plus évident que je n'étais qu'un jouet comme d'autres entre leurs mains. Relevant légèrement la tête, j'hochai légèrement la tête comme si j'étais d'accord avec lui, avant de me plonger dans le silence. Il pouvait prendre ce "oui" dans le sens qu'il voudrait, peu m'importait, l'habitude m'ayant appris qu'il était plus simple de répondre par l'affirmative, étant toujours le mot d'ordre alors que des années plutôt dans le bordel, je devais me complaire aux demandes des clients, de leurs ordres.

Je ne vis pas le sourire qu'il m'adressa, ayant baisser les yeux par humilité alors que me voyant porter un regard aux autres esclaves de nouveau, il en venait encore à me bousculer, m'écartant. Je faillis crier mais ne fis rien, mon geste n'aurait que plus attirer l'attention alors je ne fis rien, me laissant emporter par le courant, suivant cet homme dont je savais n'avait pas fini avec moi. Peut-être aurais-je du m'enfuir, mais la vérité étant que je l'avais reconnu. Ce riche marchand que tous respectait même si là sa tenue n'était que guenille et crasseté. Un jour, j'avais espéré en dépit de tout que cet homme vienne me sauver alors qu'il prenait des esclaves sous son aile, ayant entendu par certains qu'il était bon, bien qu'avant que je n'en puisse que remarquer que nombreux esclaves à son service disparaissait dans d'étranges conditions, ce qui ne m'inquiétait que plus. Néanmoins, je n'étais pas en mesure d'aller contre le mouvement, ne pouvant juste m'enfuir alors qu'il serait certain qu'il crierait au coupable aussitôt. Alors, je le suivis jusqu'à l'étalage d'un marchand de fruits. Là, il reprit la parole d'un ton caverneux, sans s'être rendu compte que je ne le comprenais toujours pas. « Ce sont ici que se trouvent les meilleurs fruits pour ton maître. » De nouveau, j'hochai la tête, comprenant que cela avait un rapport avec les fruits proposés qui étaient en soi parfaits, peut-être m'indiquait-il un excellent marchand mais j'en doutais. Je vis le regard du marchand se posait sur moi, mais je gardai les yeux fixés sur les fruits avant de le voir s'éloigner de nouveau. Il jeta un regard derrière son épaule, comprenant que je devais le suivre, je le rattrapai, marchant quelques pas derrière lui alors qu'il me conduisait jusqu'à une taverne. Je m'arrêtai un instant, me figeant en reconnaissant l'enseigne où j'avais déjà été amené à aller alors que je n'étais qu'une esclave prostituée. Cependant avant que je n'ais pu dire un mot, l'homme se mit en mouvement, m'obligeant à le suivre de nouveau jusqu'à l'intérieur. Me fondant dans l'ombre, je me postai à quelques pas de lui, n'étant qu'aux aguets de plus belle, ne sachant ce qui pourrait m'attendre en ces lieux.

† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
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le Lun 21 Mar 2016 - 18:41
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Ezra & Oz



Parmi toute cette foule bigarrée, un mal de tête infernal rongeait ce qui se trouvait à l'intérieur de sa tête. Comme si une bête sournoise se fut introduite par une de ses oreilles pour explorer plus avant cette étrange machinerie humaine, et que désormais elle refusait de sortir. Par facilité aujourd'hui il utilisait l'anglais, et probablement parce qu'il venait de passer ses derniers jours avec un cent, que leurs échanges se firent en cette langue. Depuis lors il restait bloqué dessus, revivant sans cesse ses moments éprouvants, durs, brutaux, cruels... Sa folie. Le Rahjak cherchait à s'échapper d'une réalité virtuelle, aussi cette dernière voyageait avec lui ou qu'il posa ses pas. Certainement la jeune esclave s'adressa à lui dans son dialecte, la comprenant, il fit une étrange mixture ou tout se recoupait. Dans son errance, Ozvan ne s’apercevait même pas qu'ils prononçaient des mots différents pour la même chose. Forcément, dans sa logique, elle le comprenait. Qui ne dit mot consent, n'est-ce pas? d'autant que l'inconnue semblait intelligente, alors il n'imaginait pas avoir à lui donner une manuel explicatif de comment s'en sortir le mieux quand on se trouvait dans sa position à elle.

Son état eut été meilleur, plus d'intérêt se manifesterait venant de sa part envers la jeune femme. Il se serait inquiété de la voir ainsi prendre des risques, même s'ils restaient minimes. Peut-être lui aurait-il offert à boire ou à manger sous couvert de lui demander service, puis de la raccompagner chez elle pour inspecter ses conditions de vie. Aujourd'hui la vivacité de son esprit préférait se terrer dans un coin de son cerveau, alors qu'il ruminait sur une rédemptions ratée. L'homme du désert se plaçait à des lieux ne fusse que d'émettre une vérité sur ce qui se passait dans la tête de la jeune brune. Une fois amenée à l’étale des fruits, il l'effaça de son champ de vision momentanément. Ainsi ne trouvant rien qui pu lui convenir, il se dirigea vers d'autres stands. Le vagabond fut attiré par quelques tissus aux couleurs chatoyantes mais finalement sachant qu'il ne possédait rien à offrir en échange préféra rebrousser chemin. Bien entendu s'il l'eut voulu il eut pu obtenir un crédit mais il détestait ce genre de pratique, et préférait donc se passer de ce qui lui faisait envie. Le Rahjak n'aimait pas qu'on puisse venir lui réclamer quoi que ce soit.

Ce magnifique regard familier, il le recroisa encore, sans pour autant réellement s'arrêter sur l'impression fugace de se sentir observé. Cette fois il se décida à se rendre à la taverne, il pouvait s'y rendre les poches vides, puisque l'aubergiste se payait généralement en venant faire un tour dans sa demeure en son absence, pour y choisir ce qui lui serait utile. Avec son accord et celui de Dial qui en possédait la clef. Ainsi sa démarche se fit plus rapide, presque une course avant de ralentir soudainement, pour le voir s'appuyer contre un mur. Cette douleur sourde le reprenait, une voix lui susurrait à l'oreille que le voyageur désormais ne possédait plus le droit de s'amuser. Surtout ne pas boire comme un trou, rouler sous la table ou s'endormir par terre pour se réveiller à l'aube satisfait de ce qui pour lui s’apparentait à une nuit de débauche. Et non pour cela il ne désirait pas une femme à ses côtés, tout simplement parce que depuis toujours il ne forcerait jamais qui que ce soit à l'aimer ou partager quelques ébats fugaces, éphémères ou plus profonds. Une vieille femme s'adressa à lui, inquiète, mais il lui fit comprendre de passer son chemin. Tout irait bien, il suffisait qu'il retrouva une respiration plus normale.

Maintenant, il devait tenter de réfléchir de façon plus concise, peut-être que finalement dormir chez lui serait la plus indiquée des solutions, car il se dispersait trop. Seulement il eut préféré auparavant revêtir une autre tenue, celle-ci empestait, le ramenant aux scènes qu'il se refusait encore d'accepter comme siennes. Non le fou qui accomplissait ses tortures était un autre. Au bout d'un temps indéterminé il se recomposa une attitude et reparti par le chemin inverse. A nouveau il tomba sur ses prunelles si particulières, mais ne réagit pas tout de suite. Tout en lui devenait si chaotique, qu'une réponse immédiate à une sensation s'avérait presque impossible, mais il finit par se figer soudainement. Immobile. Puis se retourna doucement jusqu'à découvrir le minois de celle qui, soit le suivait, soit possédait des jumelles maléfiques se trouvant à tous les endroits de la cité. La fixant délibérément de façon à lui faire comprendre que son petit jeu venait d'être découvert. Qu'allait-il faire maintenant ? il pouvait très bien se diriger vers elle, la prendre par le bras, l'amener à un garde proche,  car ils circulaient partout, pour finalement porter plainte. Parce que là tout de suite, il n'éprouvait vraiment pas le besoin de se faire espionner, agissait-elle pour un plus haute autorité ? Et pourquoi ? soupçonnait-on finalement son laxisme pour les renseignement donnés comme éclaireur après tant d'années ? Et serait-il lui aussi condamné pour traîtrise comme ses parents ?

L'échange dura un petit moment. Elle ne s'enfuyait pas, Ozvan aimait les êtres courageux, même si d'aventure ça se retournait contre lui. Il décida finalement d'aller s'assoir sur tranquillement sur un banc, prêt d'un bassin d'eau ou sautillait des enfants. L'éclaireur aurait très bien pu la rejoindre, lui demander des explications. Mais finalement il estimait que puisqu'elle prenait autant de peine à le suivre, et qu'elle n'effectuait pas ce service pour un autre, alors il restait la solution que ce fut pour elle. Dans ce cas si la mystérieuse esclave le souhaitait elle pouvait tout simplement le rejoindre. à partir du moment ou il n’élèverait pas la voix pour faire part de son insolence, rien ne pourrait lui être reprocher. Et au pire des cas, si elle disparaissait de la circulation, il prendrait un temps de repos pour se mettre d'accord avec lui-même sur sa prochaine destination.
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le Dim 27 Mar 2016 - 11:31

Je me vis disparaître de son champ de vision alors que de nouveau transparente comme un fantôme, le voyant se perdre dans ses pensées. De nouveau cette petite voix venant chuchoter dans mon esprit. Tu es inutile Ezra. Inutile, un seul mot pour décrire l'impression que je ressentais en cet exact moment alors que je voyais le vieil homme se détournait de ma personne pour s'éloigner. J'hésitai à le suivre. Doutant que cela soit une bonne chose. Mais à vrai dire, il n'y avait pas de bonne chose, tout était possible. Et faire semblant ne voulait rien dire. Je pouvais le suivre et alors il pourrait me porter atteinte pour cette audace, m'accusant de l'harceler. Mais si je partais, il pourrait aussi me porter atteinte en m'inculpant de quelques crimes. Quoiqu'il était tout aussi possible qu'il ne me voit pas disparaître dans l'ombre alors qu'absorbé dans ses pensées, il évitait un groupe de badauds. Il n'y avait pas de bon choix. J'hésitai encore quelques secondes, sentant le regard du marchand sur moi avant d'en venir à me mettre en mouvement. Il n'était jamais bon de s'attarder, jamais bon d'attendre pour décider alors que tout pouvait changer en l'espace d'un instant. Je prenais ce risque, celui de le suivre, discrètement certes mais il valait mieux cela d'autant plus que son geste pouvait tout aussi sonner comme une invitation silencieuse. Et même si j'avais des tâches à accomplir, des produits à acheter pour mon maître, il n'en restait pas moins que les conséquences pourraient être aussi importantes si je me retrouvais à être prise en faute, les sanctions pouvant être doubles. Alors je me mis à le suivre, la poussière se soulevant autour de mes pas. Resserrant le châle autour de mes épaules pour me protéger du soleil, je me mis à avancer un peu plus près, lui laissant une longueur de distance toutefois gardant la tête baissée pour qu'il ne croit pas que je faisais preuve d’insolence. Ce qui n'était pas le cas quoiqu'à leurs yeux cela pouvait l'être.

A la taverne, je m'arrêtai, me figeant sur place. Cette même taverne où je n'avais jamais remis les pieds. Le marchand était déjà entré à l'intérieur alors que je restai là, regardant la salle, hésitant à faire un pas de plus. Plus simple de faire demi-tour, plus lâche aussi de ma part. Les battements de mon coeur s'accélèrent alors que je regardai l'endroit, sachant que si j'entrais à l'intérieur, tous les souvenirs remonteraient à la surface. Des souvenirs que j'avais tenté de refoulé depuis mon départ. Glissant une mèche de mes cheveux bruns derrière mon oreille, je pris une profonde inspiration avant de finalement pousser la porte de la taverne, me glissant aussitôt dans l'ombre. Je connaissais le lieu, me rappelant les odeurs, me rappelant des scènes, revoyant des visages. Je m'arrêtai près d'un pilier, suffocant légèrement, appuyant ma paume comme le roc, remarquant du coin de l'oeil le marchand. Remarquant alors un homme, un visage familier, un client qui m'avait reconnu se dirigea aussitôt vers moi. Je me reculai un peu plus dans l'ombre. Mais il fut plus rapide. Distinguant les traits de son visage, sa barbe mal rasée alors qu'il se penchait vers moi, ses mains s'approchant de mon corps. L'haleine empestant l'alcool alors que la main baladeuse de l'homme saoul se glissait au niveau de mes fesses. Frissonnant, je lui attrapai le bras, tentant d'écarter sa main, le regardant droit dans les yeux alors qu'il se penchait un peu plus comptant m'embrasser, croyant encore que j'étais elle, l'ancienne Ezra. Une autre de ses versions. « Ne me touche pas ! Mon maître te tuera. » Je le vit se figer alors que je montrais la marque que son maître avait laissé sur sa peau. L'homme hésita, ses mains courant encore sur le tissus qui recouvrait ma peau avant de les retirer, me fixant du regard avant de se reculer. La mention de mon maître même implicite suffisant. Je m'appuyai un peu plus contre le mur, la respiration sifflante avant de sortir, franchissant la porte, m'écartant de la taverne.

Remarquant au même instant le marchand qui s'éloignait, se dirigeant vers un banc tout proche et la fontaine autour duquel des enfants jouaient autour. J'hésitai un instant, ayant envie d'être seule mais s'il était assis tout près, il ne restait pas moins qu'il représentait une protection face à la vermine de ses rues. Je m'avançai un peu, le coeur nauséeux avant d'en venir à le voir qui me regardait. Immobile, se figeant il me regarda. Les battements de mon coeur s'accélèrent avant que j'en vienne à le fixer. Pas de l'insolence. Pas du courage. Ce n'était pas l'un de ses sentiments. Je n'étais pas courageuse du moins si je le tentais, l'impression que ma véritable nature revenait au triple galop était que plus rapide. Je n'avais aucune raison de le fixer ainsi alors que pourtant mon regard était attiré vers cet homme, ce marchand qui dans un sens pour m'offrir une porte de sortie mais qui était tout aussi semblable à un mendiant, empestant. N'osant reculer, je restai là avant qu'il ne se détourne pour aller s'asseoir sur le banc. J'hésitai un instant avant de m'avancer, m'asseyant sur le rebord de la fontaine où je recueilliais de l'eau froide entre mes mains pour en boire une gorgée, les enfants continuant de courir tout autour. Mes mouvements étant guidés par automatisme, par instinct alors que je tentais juste de rester calme, de ralentir ma respiration. Rien d'autre que des cauchemars, qu'une illusion alors que j'en venais à me rappeler ce que j'avais vécu là-bas, ne pouvant me délester de la sensation de cet homme touchant ma peau malgré la couche de tissus. Frissonnant je portais mes mains à ma bouche, avalant une gorgée d'eau, croisant le regard du marchand. En venant à soutenir son regard. « Qu'est-ce que vous voulez ? »
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le Sam 2 Avr 2016 - 16:26
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Ezra & Oz



le bruit de la fontaine recouvrait les voix qui envahissaient sa tête, ou la voix, le Rahjak ne savait pas exactement, il se pouvait que cette dernière prit des tons différents pour le duper et le ramener à cette condition inférieure de folie dont il venait de s'échapper. Quelque part il lui faudrait trouver une vieille connaissance qui pourrait lui remettre dans la tête la personne qu'il se devait d'être. Mais après toute cette aventure pourrait-il le redevenir ? Le vagabond se faisait rêveur ne remarquant pas que finalement son espionne se rapprochait de lui, et prenait place un peu plus loin. L’imitant sans le savoir il plongea sa main dans la fraîcheur bienfaitrice et immergea  son visage entre ses mains. Les remontant vers sa chevelure poisseuse emmêlée de cendres, de sable et  de sang. L'espèce de jus qui résultat de ce mélange ne donnait pas particulièrement envie, cependant ce fut à cet instant qu'il capta une voix claire qui lui fit relever le visage. Malheur lui en prit car il fut aveuglé par le filet de saleté coulant de sa chevelure. Il du alors se frotter les yeux avec conviction, puis s'appliquer à nouveau une bonne rasade d'eau fraîche pour retrouver une peu ses esprits. Et sa vue.

Par chance - ou malchance - l'esclave - ou la domestique - se trouvait toujours là, celle-là même à qui il venait de lancer un regard inquisiteur un peu plus tôt. Auquel elle répondit avec une certaine audace qui ne lui déplut pas, il aimait les caractères forts. Et le vagabond savait pertinemment que dans la condition de cette dernière ça pouvait égaler à une condamnation à mort. Ou pire encore, un maître qui s'en amusa jusqu’à ce qu'il s'en lassa. Une inquiétude l'envahit quelques instants.Tout comme quelques années plut tôt il découvrit inopinément l'existence d'une demi sœur, il espérait ne pas se retrouver devant une fille qu'une de ses liaisons eut préféré lui cacher. Non pas qu'il se fut lié souvent, mais en quarante sept ans d'existence, oui il vécu quelques histoires qui se terminèrent toujours sans véritable séparation. Ses longs vagabondage finissaient toujours par lasser ses partenaires féminins ou masculins. Il supposait néanmoins qu'on ne lui cacherait pas, tous sachant qu'il adorait les enfants, et n'en aurait désavoué aucun. Toutes ses réflexions retardèrent encore quelques autres interactions envers la jeune femme non loin de lui.

Ce qu'il lui voulait ? Rien  « Rien » Après tout c'est elle qui le suivait, lui revenait d'un calvaire sans nom et tentait de trouver un lieu, une raison de ne pas sombrer encore  « C'est toi qui me suis » Déclara t-il en faisant mine de boire à la fontaine pour adopter la même tactique que cette dernière. Non qu'il put réellement lui arriver quoi que ce soit, mais il préférait ne pas trop attirer l'attention avant de s'être fait une idée plus précise de la situation. Pas vraiment au mieux de sa forme, il venait malgré tout de traverser une partie du désert sans boire ou manger, et ne devait sa survie que parce qu'Astrid l'interrompit dans sa folle entreprise. Le Rahjak répétait tout simplement ce qui surgissait comme premières impressions dans ses pensées. Plus vif habituellement, il laissait des petits silences s'installer pour arriver à bien appréhender cet instant curieux qui butait frontalement contre ses ambitions de la journée. Un obstacle, un retardement, un simple ennui dont il s'enfuirait dans quelques instants s'il choisissait cette solution. Mais à part la fuite magistrale qu'il permettait à ses propres désirs, l'éclaireur ne prenait que rarement la tangente.

« Dis moi d'abord si j'ai quelque lien avec toi que j'ignore » Ozvan lui offrait donc cette possibilité de s'expliquer. Il écouterait, mais bien sur si elle venait à prétendre qu'il existait une telle parenté, il demanderait une preuve. Dans ce cas il se devrait d'aller réclamer "son sang" au propriétaire de cette dernière qu'il devrait dédommager. Ce genre de cas émergeait de temps à autre, et généralement se réglait avec une bonne somme d'argent. Cependant pour une telle conversation, ils se trouvaient tous les deux un peu trop à la vue d'autres citoyens Rahjaks. Ça ou un autre problème plus grave qu'il redoutait mais dont le souvenir lui échappait complément si l'homme du désert avait pu en quoi que ce soit offenser cette  personne, ou son maître. « Si c'est cela ou autre chose nous devrions faire comme si je te ramenais chez toi, pour qu'il ne soit pas rapporté à ton propriétaire que tu flânes trop donc d'ici quelques minutes je te laisse te lever et je te suivrais comme un garde du corps » Non pas que ça enchanta le voyageur, sa vie ressemblait trop à un sacré foutoir pour qu'il s'arrêta sur les problèmes des autres mais probablement que ça lui changerait les idées, de plus il n'y repenserait pas en se demandant ce qu'il avait pu advenir de la jeune femme.

Parfois les petites choses sans importance pour lui, le guérissaient des drames personnels dont on ne savait que faire pour qu'ils disparaissent. Après il se pouvait aussi que cette dernière s'amusa, ce serait suicidaire mais elle recherchait peut-être une telle fin, sauf qu'il ne lui accorderait pas. Il fallait être clair. D'autres troubles l'attendaient ailleurs, pas pour toujours, pas tranquillement.  « Mais si ce n'est rien de tout ça, alors il faudra jouer ailleurs et faire très attention à tes choix si tu ne veux pas finir torturée pendant des heures avant qu'on te retire ta vie » Il secoua avec force ses mains, essuyant son visage avec le tissu souillé de sa chemise en lambeaux. Ce qui lui octroyait le visage d'un mineur tout charbonneux sans qu'il puisse s'en rendre compte.  « Et dans ce cas je te laisse quelques secondes pour repartir de ton coté, ensuite je t'oublierais » Pour le moment il restait le seul à s'être exprimé. Mais le tour de la jolie brune s'ouvrait, et extrêmement curieux il se sentait de prendre connaissance des mots qui sortiraient des lèvres de cette dernière.
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3143 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : doom days (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 43
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le Mar 5 Avr 2016 - 21:07

« Rien » Je ne le croyais pas. J'avais connu des hommes près à lapider une partie de leur fortune afin de s'accorder le plaisir d'être avec une femme pour un soir, j'avais vu des hommes rêver de devenir riche. J'avais trouver des hommes qui espéraient se venger, étant prêts à tout pour arriver à leur fin même au meurtre. C'était plus fort que tout. Le désir était toujours là, omniprésent alors qu'une personne voulait toujours un autre objet qu'il arrivait qu'elle ne possède pas et qu'elle ne puisse que convoiter. Mais aussi d'autres personnes qui avaient tout mais souhaitaient encore plus tant la richesse que le pouvoir. Chaque personne souhaitait quelque chose même un morceau de pain. Cela en allait toujours ainsi même si cela pouvait être un désir tout simple auquel on aurait pu ne pas s'attendre. Alors quand cet homme me répondit qu'il ne voulait rien, strictement rien, une petite voix dans ma tête ne put s'empêcher de me crier que c'était un menteur. Amusant qu'un rien puisse montrer aux autres qu'un autre pouvait être un menteur, pour autant j'étais certaine que cela était le cas, autant que ce soit me concernant ou pas. Cependant ce fut d'une voix tout aussi calme que je lui répondis, n'élevant le ton loin de là. « Tout le monde veut toujours quelque chose, pourquoi pas vous ? » Peut-être croirait-il que venant de ma part c'était de la curiosité mais surtout un constat, alors qu'en effet, je ne pouvais m'empêcher de me méfier un peu plus, me demandant ce qu'il me voulait. Il fallut quelques secondes pour que je comprenne qu'il croyait que la question me concernait alors qu'il prenait la parole de nouveau.  « C'est toi qui me suis. » Mes mains replongeant dans l'eau fraîche alors que je comprenais qu'il croyait que je le suivais comme si j'étais une espionne mandatée par un riche, mais cela n'était pas le cas. Loin de là. Mais cela paraissait encore plus difficile à expliquer que je ne l'avais tant pas suivi que j'avais cru qu'il voulait que je le suive. Une erreur visiblement. Pour autant, je ne me levais pas pour partir, sachant qu'il attendait une réponse. Et je ne peux que venir à passer entre les mailles du filet alors que je prenais la parole, un petit sourire sur les lèvres. « Peut-être ou peut-être pas. Pourquoi, vous croyez que j'aurai un intérêt à vous suivre ? »

Un jeu dangereux, Ezra. Je le savais, je risquais de me brûler les ailes mais pas plus que déjà. De surcroît si ce jeu me permettait d'en savoir plus sur l'homme qui se tenait devant moi, de comprendre si oui ou non il tentait de me piéger alors oui, j'étais prise à prendre ce risque tout comme j'avais pris ce risque et avait perdu lorsque j'avais tenté de fuir la cité. « Dis moi d'abord si j'ai quelque lien avec toi que j'ignore » Et je ne pus m'empêcher de rire alors qu'il pensait tout simplement que j'étais sa fille. Si risible. Masquant mon rire pour ne pas attirer plus les regards sur nos personnes en mettant une main devant ma bouche, baissant légèrement le regard avant d'en venir à relever les yeux vers lui aussitôt tandis qu'il m'exposait son plan. « Si c'est cela ou autre chose nous devrions faire comme si je te ramenais chez toi, pour qu'il ne soit pas rapporté à ton propriétaire que tu flânes trop donc d'ici quelques minutes je te laisse te lever et je te suivrais comme un garde du corps. » Est-ce qu'il tentait de se montrer bienveillant. Peut-être que oui Ezra. J'avais envie de croire cette petite voix qui me soufflait que l'on pouvait lui faire confiance mais elle m'avait déjà me trompé et je n'avais pu que voir les conséquences de ma naïvité. Ayant juste pu remarqué à quel point il était facile pour certains de changer de masques et de faire semblant d'être un autre pendant l'espace de quelques instants. Je m'apprêtai à prendre la parole pour lui répliquer que je n'étais qu'une pute, et non pas la fille d'un marchand ou d'un homme tel que lui, mais il me coupa l'herbe sous le pied en continuant à parler. « Mais si ce n'est rien de tout ça, alors il faudra jouer ailleurs et faire très attention à tes choix si tu ne veux pas finir torturée pendant des heures avant qu'on te retire ta vie » Une menace. Lui qui tentait de me montrer sa puissance, et puissant cela ne faisait aucun doute qu'il était, sans doute bien plus que je ne le serai jamais. Lui avait la possibilité de me réduire à néant, de me briser en deux en quelques secondes alors que je n'en serai jamais capable, n'étant qu'une simple esclave. Une esclave. Rien de plus ou de moins. Pas une princesse qui habitait dans un château. Pas une marchande ayant su faire fortune. Non, ses vies appartenaient à d'autres. Il continua alors à parler : « Et dans ce cas je te laisse quelques secondes pour repartir de ton coté, ensuite je t'oublierais. » A vrai dire si je pouvais être un fantôme aux yeux de certains, il n'en restait pas moins que personne ne réussissait jamais à oublier la banale Ezra.

Et ce fut alors qu'une idée germa dans mon esprit. Une idée malsaine bien entendu. Mais peut-être n'était-ce pas le but voir si j'étais toujours aussi bonne dans mon rôle ? Voir si même si j'avais détruit un homme en refusant de l'épouser alors que je comprenais qu'il était pauvre, je pouvais encore en charmer un autre afin de soutirer sa richesse. La richesse qu'un moyen comme un autre qui me permettrait d'être libre. Je n'étais pas prête à renoncer, pas encore, pas même alors que l'on m'avait brisé tant de fois. Alors je relevai la tête et plongeai mon regard dans le sien, parlant juste d'un ton sincère même si ce n'était que mensonge. « J'ai une question pourquoi tiens-tu tant à me voir partir ? Est-ce que parce que si j'avoue être ta fille, tu ne voudras que prendre la fuite ? comme celle que tu as mise en cloque et qui m'as abandonné ? Ou parce que tout simplement tu ne veux être vu avec une bâtarde, une esclave ? » Enfonçant le clou un peu plus loin alors que je reprenais la parole, avec une pointe d'insolence, d'arrogance et de noblesse : « Car, voyez-vous monsieur si vous avez le pouvoir de me torturer ou de me tuer pour cela, il n'en reste pas moins que la vérité restera plus tranchante que la lame de votre poignard. Donc, si les rôles étaient inversés pendant l'espace de quelques secondes et que je vous disais que vous devrez choisir avec soin vos mots, que direz-vous ? »
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4946 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 14

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le Mer 13 Avr 2016 - 19:32
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Ezra & Oz



La fraîcheur de l'eau - toute relative dans un tel climat - réussissait néanmoins à détendre un petit peu le Rahjak. Tout du moins les voix rebelles se taisaient lui donnant la possibilité de se rendre compte, le temps que durerait l'échange, à quel point il venait de se fourvoyer sur la question de la jeune femme. Car oui il ne voulait rien d'elle, jusqu'à ce qu'il rencontre la brune, et qu'elle lui lança cette question. L'homme du désert ayant rectifié le tir dans sa tête ne désirait d'ailleurs toujours rien malgré l'étonnement de la demoiselle. Il pensa lui préciser rapidement avant qu'elle ne continue à répondre et réagir à  ses propos. « Rien que vous ne puissiez m'offrir dans tous les cas » Affirmation qui pouvait bien évidement se discuter ou être mise en doute. Après tout cela ne faisait pas dix minutes qu'il se penchait dessus, pourtant le vagabond l'affirmerait, tout paraissait claire comme de l'eau de roche dans son esprit. Après cette remarque, il eut été bien avisé de s'en aller sans demander son reste. Au fond il revenait d'une équipée rien moins qu'épuisante, Affronter cette étrange bout de femme ne le ravissait pas particulièrement.

Pourtant il resta, sans doute que même au milieu du pire des ouragans, on ne refait pas sa nature. Évoluant depuis sa jeunesse vers une générosité peu commune chez les Rahjaks, du moins sans contrepartie derrière, l'idée de tourner le dos à une personne en détresse le cloua sur place. Non qu'Ezra parut particulièrement malheureuse, mais le désert aimait beaucoup jeter de la poudre aux yeux de tout un chacun. Et si on creusait un peu, rien ne se révélait exactement tel qu'il paraissait au regard des passants. Car pour le moment, voila ce qu'il représentait pour elle, même au plus mal, cette lucidité en lui ne se perdait pas complétement, qui le choisirait, alors qu'il se trouvait tant de jeunes hommes beaux, riches et séduisants dans la cité ? Avec son joli minois il ne devait pas être bien compliqué à l'inconnue de séduire celui qu'elle désirerait attraper dans ses filets. Voilà pourquoi il en arriva à la conclusion qu'elle devait forcément être légèrement, si pas énormément désespérée. Le voyageur aurait pu se pencher plus longtemps sur ces points mais les paroles de la domestique l’empêchèrent de continuer.

Certaines le laissaient légèrement septique mais au lieu de réagir immédiatement, de répondre de façon instinctive mais pas forcément honnête il l'écouta jusqu'à la fin. Ca lui donnait du temps pour réfléchir. A la fois à sur ce qu'elle avançait, pourquoi et aussi ce qu'elle provoquait insidieusement, volontairement ou non. Bien qu'il ressenti dans toutes ces paroles une certaine détresse, L'éclaireur décelait aussi une point de dissimulation ou d'invention. Oz ne savait pas encore, de plus il n'était pas certain que ce fut si important qu'il le découvre. Au fond le plus important lui semblait-il était de cerner la motivation réelle de la jeune femme, pour lui apporter le bon soutient, si toutefois il s'avérait qu'elle en souhaitait réellement. De plus ses propres soucis s'envoleraient quelques temps, lui donnant une légèreté disparue depuis un bon moment déjà. « Justement si tu veux une protection, vivre dans le cercle d'un Rahjak, devenir sa favorite ou quelque situation qui ressemblerait à ça, je ne suis absolument pas un bon choix. Il s'en trouve pleins ici bien plus intéressants que moi et pas forcément ... cruels. »

Bon honnêtement on pouvait les compter sur les doigts d'une main, mais ils existaient. Ensuite eux se devaient parfois de refuser une telle aide pour ne pas trop attirer l'attention. Tout comme lui ne se permettait pas d'acheter des esclaves trop souvent. Il connaissait deux ou trois noms, il lui refilerait peut-être si la belle arrivait à le convaincre. Ou même irait-il se rendre compte lui même des possibilités de la chose. Malheureusement pour le moment il n'en savait pas assez pour prendre une décision. De plus, si une humeur le reprenait et qu'il se sentait énervé, il ne s'attarderait pas et pourrait coupe court à "l'entretien" sans prévenir. Mais les interrogations qu'elle avançait quand à son éventuelle "lien" familial le laissa légèrement pantois. Il fut tenté de s'écrier qu'il ne ferait jamais une telle chose, et releva la tête brusquement mais retint sa langue de justesse, l'observant avec plus d'intensité encore. Au creu de son âme il entendait la naissance d'une joie qu'il ne pourrait retenir si cette information chantait la vérité. Mais elle l'effrayait aussi car la colère reviendrait et il ne pourrait pas l'arrêter. Laisser son enfant aux mains d'un maître ... Jamais.

L'Homme du désert prenait donc sur lui pour continuer à évoluer dans la relative quiétude qui les entourait. : « Déja ... » Commença t-il en s'interrompant de suite peu enclin à se confier à propos de sa vie amoureuse sur laquelle depuis toujours il demeurait discret. Oz ne fera pas exception, il en dévoilera le moins possible, et si son interlocutrice doutait de ses déclarations tant pis, lui n'avait rien à perdre dans tout ce fatras. : « Déjà je n'ai jamais abandonné personne  » Homme ou femme mais dans le cas présent ses goût ne pesaient rien dans la balance. : « Si il se trouvait que j'avais un enfant sans le savoir c'est qu'on ne m'en aurait rien dit, et sache que j'eusse été heureux de l'apprendre. Même si ça ne m'avait pas transformé en père exemplaire » Voilà l’essentiel, pour le sujet de la batardise, l'aborder l'agaçait car il portait pas ce genre de regard sur les autres. le Rajhak poussa un soupir exaspéré en terminant par : « L'origine m'est indifférente » le ton se faisant menaçant malgré lui et signifiant qu'il n'irait pas plus loin dans cette direction.

De toute évidence elle ignorait son histoire et le crime qu'il portait sur les épaules. Voilà un beau coup de bluff. Il plongea une main dans l'eau et envoya un peu gaminement plusieurs éclaboussures dans sa direction : « Je ne dirais rien différemment crois moi et donc ... Quel est ton verdict ? » Oui voudrait-elle lui en dire plus ou simplement quitter les lieux ? Ou devait-il s'en aller et la laisser partir de son coté ? Ou finalement pouvaient-ils marcher côte à côte alors qu'il la reconduirait chez son maître et qu'elle lui révélerait des secrets ? Ou existait-il une autre alternative qu'elle lui dévoilerait dans quelques instants ?
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Ezra Aerys
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le Ven 15 Avr 2016 - 22:19

« Rien que vous ne puissiez m'offrir dans tous les cas. » Mieux. Une réponse de sa part qui me convenait plus. Alors que c'était certain que je ne pourrai jamais lui offrir toutes les richesses du monde qu'il possédait. Je n'étais qu'une esclave. Lui était un marchand, un maître. Il avait tout ce pouvoir à sa disposition, un pouvoir que je ne posséderait jamais. Il disposait de contacts sans doute partout dans la cité, peut-être même hors de ses murs que je n'avais jamais tenté de quitter. Des murs que j'aimerai tant quitter et pourtant, la dernière fois que je l'avais désiré si fort que je m'étais en fuite, je m'étais faite rattrapée. Juste avant de franchir les portes, à quelques pas des soldats qui gardaient les murailles. Cette boule dans ma gorge qui resurgissait, apportant ce goût amer alors que j'en venais à me rendre compte que cet homme là avait la possibilité de partir quand il le voulait, ce qui ne serait jamais mon cas. Pour cela, je le détestai. Lui comme tous ceux qui avaient le pouvoir. Si seulement les rôles étaient inversées mais je savais très bien que cela ne serait jamais le cas. Le jeu avait été fait ainsi, et je n'étais qu'un pion qui n'avait pas le pouvoir de changer les règles. Mais si je ne pourrai jamais avoir ce pouvoir, il n'en restait pas moins que je pouvais quand même tenter d'influencer ce même destin comme je tentais de le faire à chaque fois en dépit des échecs. Car, il avait tort sur un point, on pouvait toujours offrir quelque chose aux hommes. Et sur cette même pensée, je dégageai mon décolleté, faisant un peu plus ressortir mes seins hors de ma robe, me penchant vers lui obstinément, soufflant à son oreille :« Vous êtes sûr ? » Aguicheuse, réduite comme tous les autres catins de la citée. Conditionnée alors que j'en venais à jouer de mes charmes, sachant très bien que sur ce point, les hommes étaient trop faibles pour y renoncer quel que soit leur morale. Et s'il ne fallait que cela pour me permettre d'accéder à la porte de sortie alors il en serait ainsi. J'avais fait cela pendant plusieurs années, qu'est-ce qu'une fois de plus changerait ? Les souvenirs étaient toujours là, et ce n'était pas comme si j'avais encore de garder une part de ma fierté qui n'avait pas été jusqu'à là bafouée. Tombée au plus bas, il ne me restait rien à perdre.

Quelques instants plus tard, l'homme en venant à reprendre la parole. « Justement si tu veux une protection, vivre dans le cercle d'un Rahjak, devenir sa favorite ou quelque situation qui ressemblerait à ça, je ne suis absolument pas un bon choix. Il s'en trouve pleins ici bien plus intéressants que moi et pas forcément ... cruels. » Quelle délicatesse de sa part alors qu'il me conseiller de trouver un meilleur parti, moins cruel. Il se trompait, tous les hommes de la cité étaient comme lui, pas un se distinguant forcément de l'autre. Le pouvoir ayant rendu chacun de nos maîtres cruel. Au final, on en était venu juste à accepter ce fait. De même que je ne cherchais pas réellement sa protection même s'il n'en n'avait pas idée, croyant vraiment que je tentais de trouver un meilleur maître. J'avais déjà essayé cette option que pour être déçue, découvrant que ma proie n'était qu'un homme à la richesse nulle. Rien d'intéressant. De même que je savais que je ne pourrai pas me départir de mon maître. Ses minutes n'étant que plus profitables alors que j'en venais l'espace de quelques secondes à me sentir libre, déliée de sa présence. Mais cela ne durerait pas, car tôt ou tard, il reviendrait juste, son ombre planant sur moi comme celle d'un rapace. Alors je ne répondis rien. Pas tout de suite. N'en venant qu'à prétexter que j'étais sa fille. Une bâtarde. Rien d'inimaginable. Attendant juste de voir s'il allait tomber dans ce piège, ne voyant aucune illusion dans ce bluff que je tentais. Un risque que j'étais prête à prendre.

Il prit alors la parole. « Déja ... » Rectification, il ne prit la parole que pour s'interrompre l'instant présent, en venant à buter sur les mots comme s'il cherchait une meilleure formulation. Le piège se refermant sur lui alors que je comprenais aussitôt qu'il me croyait. Il n'y avait pas besoin qu'il dise plus, ne débite plus de mots pour que j'en vienne à comprendre. Le message étant inscrit sur son visage. « Déjà je n'ai jamais abandonné personne.  » Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire, amèrement, jouant ce rôle à la perfection, ayant été conduit depuis trop longtemps à mentir alors que le mensonge en était juste venu à être un trait de mon caractère, un trait me permettant d'échapper aux traîtrises du destin. « Mais oui. Comme si vous ne m'avez pas abandonné. Enfin, c'est ce que vous vous répétez le soir pour tenter de vous convaincre, pour ne pas culpabiliser. Remarque ce n'est pas comme si je pouvais le savoir. » Mais il continua, imperturbable, tentant juste de se justifier. Il n'avait pas besoin de faire cela, pour autant, je le laissai faire, le laissant continuer à parler. Toujours aussi proche de lui. Toujours assise sur le rebord de cette même fontaine.  « Si il se trouvait que j'avais un enfant sans le savoir c'est qu'on ne m'en aurait rien dit, et sache que j'eusse été heureux de l'apprendre. Même si ça ne m'avait pas transformé en père exemplaire. » Aucun doute que c'est ce qu'il se disait le soir, car au final, tout cela n'était que des mots, lui ne pouvant se rendre compte de la réalité. Il pouvait dire cela, pour autant même parce que je n'étais pas sa fille, je n'arrivai à le croire. La vérité étant qu'un bâtard restait un bâtard et rien de mon expérience ne m'avait prouvé le contraire jusqu'à là.  « L'origine m'est indifférente. » Son ton se faisant menaçant alors que j'en venais à comprendre que je ferai mieux de faire attention alors que j'étais en sa compagnie. Dangereux de jouer avec le feu. Lui en venant à reprendre la parole de nouveau, tout envoyant l'eau en ma direction, tentant vaguement de m'éclabousser. « Je ne dirais rien différemment crois moi et donc ... Quel est ton verdict ?  » Pour autant, je ne reculai pas, bravant son regard en déclarant sans le quitter des yeux. J'avais conscience que je parlais peut-être peu jusqu'à là mais à vrai dire cela avait peu d'importance. En venant à reprendre la parole, sachant que le moment difficile était là, là où tout se décidait. « Je pense que tu es comme les autres. J'ai connu des filles comme moi, qui ont tenté de retrouver l'homme qui a mis en cloque leur mère, et bien rien n'a changé pour elles. Alors je doute que quoique ce soit changera même là, même avec toi. Tu dis que l'origine importe peu mais on sait tous que c'est faux. Un bâtard est un bâtard. Si cela aurait été le contraire, tu l'aurais déjà prouvé, tu aurais déjà fait quelque chose. »
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le Sam 23 Avr 2016 - 23:03
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Ezra & Oz

La réponse du Rahjak ne possédait pas la même consonance pour les deux esprits, forcément s'il ne s'expliquait pas plus, comment pourrait-elle deviner qu'il s'agissait de rêves beaucoup moins matériels. Mais à force d'être entourée de personnes dont les intérêts ne tournaient jamais qu'autour de ces balises, pourquoi lui accorderait-elle le crédit de vouloir autrement ? Il apparaissait très clairement désormais à l'homme du désert qu'il parlaient des langages différents. Le voyageur doutait d'autant plus, le temps passant, et la voyant faire quelques avances à son égard, pouvoir la convaincre sur ses intentions. D'ailleurs en avait-il ? Maline, elle arrivait presque à lui faire croire que la demande venait de lui. Elle possédait des jolis appâts, pas forcément du bon sexe, ou de la personne qu'il désirait. Non l'homme ne pouvait se comparer à un saint, il ne reculait pas non plus devant les plaisirs de la chair, mais partagé, pas comme un but pour obtenir un service en échange. Et surtout il ne se trouvait pas dans l'esprit de consommer la magnifique jeune femme qui se trouvait devant lui. Et si cela eut été, rien que l'idée qu'elle pu être sa fille éteignait tout velléité de poursuivre plus loin. Alors non. Mais il ne pensa pas qu'il serait nécessaire de le dire, et de continuer dans un jeu qui lui paraitrait particulièrement malsain. Trop de choses déjà pesaient sur son cœur pour qu'il en rajouta une.

« Je ne peux t'avoir abandonnée si je ne connaissais pas ton existence  » répondit-il en entrant dans le jeu de la jeune fille « Si maintenant je me levais, te laissais sans me retourner, ni ne reprendre jamais de tes nouvelles alors oui ... tu pourrais m'en vouloir et j'aurais mal agit » Et tous les deux pouvaient deviser sur ce sujet pendant très longtemps sans jamais arriver à un accord. Il comprenait la manœuvre, il savait qu'il aurait du couper court à cette joute qui ne l'entraînerait nul part qui lui fut vraiment utile. Le voyageur cependant ressentait le besoin d'agir plus justement, pour se laver des terribles gestes qu'il venait d'accomplir plus tôt. Aussi pouvait-il faire comme si... Ce serait bien plus simple que de s'engouffrer dans des jeux de séduction qui lui procuraient déjà un affreux mal de tête. Ressemblant à la marée avec son flux et son reflux. Oz n'aimait pas parler, il ne devenait bavard qu'avec un peu d'alcool en trop dans le sang, ou en la présence de vieilles connaissances. Alors quand il devait revenir sur des affirmations qui se faisaient piétinées telles des feuilles mortes, cela l’agaçait fortement. il y avait quelque chose d'arrogant chez cette esclave brune qui la mènerait à sa perte. Ou le contraire.

Son rire aurait pu l'agacer profondément, mais étonnamment il l'ignora, un peu comme s'il se positionnait sur un pont au dessus de la rivière qui incarnerait les sonorités joyeuses se mêlant à la fontaine. Quelques yeux se levèrent, une curiosité qui s'attisait chez ceux qui se tenaient prêt d'eux, Un truc drôle ? Ou ? Certes aucun ne voulait manquer ça, qui s'ennuyait sous cette chaleur étouffante. Une preuve de plus que le Rahjak s'éloignait de plus en plus de son peuple. La jeune femme s'arcboutait à son explication, à laquelle il venait de répondre un peu plutôt. Il ne pouvait décemment rien faire sans savoir. Elle voulait certainement le faire réagir, ou alors elle s'accrochait à cette solution qu'il lui avait tendu sans le vouloir un peu plus tôt. « Soit » déclara t-il pour mettre fin à cette ronde qui menaçait de tourner en rond. « On dit que je suis comme les autres,  que je te mens, que rien ne changera et je vais donc te laisser là car il n'y a plus rien à ajouter je pense  » Une dernière fois il trempa ses mains dans l'eau fraîche qu'il passa sur son visage, comme si cette dernière pouvait effacer tous les mois qui venaient de se dérouler dans sa vie. Puis il se leva tranquillement.

Il resta immobile quelques instants fixant l'horizon en face de lui, puis vint rejoingnit la demoiselle et s'assit prêt d'elle. « Soit je ne mens pas et on dira que tu es ma fille  » Peu importait, il venait de peser le pour et le contre. Après tout, cherchait-elle simplement de l'aide ? Alors s'il fallait prétendre de telles choses pour qu'elle se dévoila enfin un peu, il décida d'essayer. Une tentative de geste plus ou moins généreux ne le rachèterait pas, certes, pour toutes ses cruautés, mais il devait bien recommencer quelques part. Il ne s'étendrait pas sur ses raisons avec la jeune brune, visiblement d'autres choses la préoccupait, et les circonvolutions de l'esprit du Rahjak se révéleraient ennuyeuses pour une jeune personne comme elle. « Dans ce cas j'aimerais déjà savoir ton prénom, et on va pas faire les chochottes, je pense que le "tu" s'impose » Tant qu'à faire si on partait sur cette idée autant l'exploiter au maximum. Après il se pouvait tout-à-fait que finalement son attitude ne lui plut pas et qu'elle préfèra le renvoyer à ses problèmes. Parfait, ça ne changerait rien pour lui.

« La prochaine étape serait donc que tu me présentes à ton maître, que je te réclame à lui contre une bonne somme avec la preuve que tu es bien de mon sang, donc il faudrait des témoins, ou un papier quelconque qui le prouva ... As tu celà ? » Car oui il voulait bien se prêter à cette mascarade, mais pas s'en aller tuer un Rahjak puissant et fortuné pour une "supposition". Le voyageur ne souhaitait pas attirer plus qu'il ne fallait l'attention sur lui, au point qu'on se mit à soupçonner de tricher légèrement avec les informations souvent trafiquées qu'il donnait aux mercenaires. « Donc je pense que nous avons assez attiré l'attention, je vais me diriger vers le marché, si tu souhaites mon aide rattrape moi et nous pourrons parler alors que tu me montreras l'endroit ou tu habites » Et Le voyageur se releva s'en allant d'un pas tranquille et monotone vers la place des marchands....
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3143 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : doom days (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 43
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le Mer 27 Avr 2016 - 17:48

« Je ne peux t'avoir abandonnée si je ne connaissais pas ton existence. Si maintenant je me levais, te laissais sans me retourner, ni ne reprendre jamais de tes nouvelles alors oui ... tu pourrais m'en vouloir et j'aurais mal agit. » Peut-être étais-je stupide de croire que je pouvais le convaincre alors qu'il m'offrait une nouvelle part de la vérité. A vrai dire, je ne valais pas mieux que les autres catins de cette ville qui espéraient se couvrir d'or même au prix de leur triste et misérable existence. J'avais évolué, j'étais devenue une esclave domestique mais dans le fond j'étais toujours cette même manipulatrice. Je devrai avoir honte de moi mais c'était plus fort que ma propre personne alors que je n'y arrivai pas, ne réussissant à ressentir la moindre compassion pour le marchand qui venait à croire que j'étais peut-être sa fille. Un mensonge. Je ne l'étais pas plus que j'étais une reine. Je n'étais rien. Juste une bâtarde, une inconnue qui ne savait rien de ses parents. Je ne me rappelais pas d'eux, juste l'ellipse de quelques souvenirs, d'une senteur. Rien de plus. Mais je leur n'en voulais pas, à vrai dire, je n'éprouvais aucun sentiment de filiation envers eux. Ils ne m'avaient été aucun aide, ne m'avaient offert aucune vie si ce n'est celle d'une esclave. Ils ne m'avaient offert aucun amour juste le son du fouet qui claquait dans le vide. Je ne pleurai pas sur mon sort loin de là, j'étais passée au-delà. De même que je n'arrivai à les imaginer. Et à un moment, alors que je n'étais qu'une petite fille, je le faisais, oui. Espérant qu'ils viendraient, qu'ils étaient des rois et reines mais n'avaient pu s'occuper de moi, avaient du faire cela pour mon bien. Des mots pour combler la solitude, la douleur et la cruauté alors que je comprenais ce que c'était de vivre ici. Et comme tous les autres, je m'étais habituée à cette existence, pour autant, je continuais à espérer de pouvoir quitter ces murs. Je voulais voir autre chose que les murailles de la cité, autre chose que le regard de mon maître, autre chose que le sable des dunes. Je voulais voir le monde. Alors je tentais ma chance, encore une nouvelle fois, tentant de le manipuler, tentant de réussir à le convaincre que j'étais sa fille. Un risque que je voulais prendre. Lui reprenant alors la parole alors que j'en venais à déclarer de but en blanc qu'il était comme les autres, qu'il ne ferait jamais rien. Un mensonge encore une fois alors que je ne le connaissais même pas, n'ayant jamais tenté de retrouver mes géniteurs toutefois je le laissai parler, l'écoutant.  « Soit. On dit que je suis comme les autres, que je te mens, que rien ne changera et je vais donc te laisser là car il n'y a plus rien à ajouter je pense. » Le regardant avec stupeur passer de l'eau sur son visage avant qu'il n'en vienne à se lever, comprenant que ma proie allait m'échapper. Me mordillant la lèvre, anxieuse, les battements de mon coeur en venant à s'accélérer alors que des mots sans but défilaient dans ma tête. Il se leva. Je tendis la main avant de la laisser retomber.

Ne pouvant m'empêcher de le regarder rester immobile alors qu'il se levait avant de retourner s'asseoir sur moi. Chassant l'éclat de peur qui avait parcouru mon regard alors qu'il prenait la parole. « Soit je ne mens pas et on dira que tu es ma fille. Dans ce cas j'aimerais déjà savoir ton prénom, et on va pas faire les chochottes, je pense que le "tu" s'impose. » Comme s'il jouait un monologue avec lui-même, comme s'il tentait de me convaincre alors que je venais de réussir. Esquissant un léger sourire timide tandis qu'il en venait à me demander mon prénom, me demandant de le tutoyer. Nouveau. Je n'étais pas sûr que j'allais pouvoir, ne m'étant pas attendu cela, ne m'étant jamais attendu à tutoyer quelques uns sauf les autres esclaves. « Ezra. Je sais déjà qui vous êtes... qui tu ... Je ne peux te tutoyer, c'est contraire à ma nature. Je reste une esclave, je ne suis rien... » Ne terminant pas ma phrase alors que j'en venais à légèrement tourner la tête pour ne pas rencontrer son regard. Mensonge ou vérité ? Si simple de se perdre soi-même à son propre jeu. Lui reprenant la parole quelques instants plus tard : « La prochaine étape serait donc que tu me présentes à ton maître, que je te réclame à lui contre une bonne somme avec la preuve que tu es bien de mon sang, donc il faudrait des témoins, ou un papier quelconque qui le prouva ... As tu celà ? » Je n'avais pas pensé à tout cela, toutefois c'était plus que certain désormais que mon plan marchait. Et j'avais tout à porter de main ou presque. « J'ai rien de tout cela... juste des mots qui n'ont aucun fondement... Et si je fais cela, si je vous présente à mon maître alors cela ne fait aucun doute qu'il ne me laissera pas partir. Il est sans doute plus riche que vous, pour lui l'argent n'est rien croyez-moi. » Mon maître était puissant, plus que n'importe quel autre. Non, tout ce que je voulais c'était de l'argent et après je pourrai fuir si seulement j'avais quelques coups de main. « Donc je pense que nous avons assez attiré l'attention, je vais me diriger vers le marché, si tu souhaites mon aide rattrape moi et nous pourrons parler alors que tu me montreras l'endroit ou tu habites. » Je le regardai se relever, déjà commençant à s'éloigner. Je ne comptais lui montrer l'endroit où je vivais, toutefois j'avais besoin de ses richesses, de ses gains qui me permettraient de partir d'ici. Tout ce qui comptait. Il fallait juste que je possède un pécule et après je pourrai partir loin d'ici. L'instant d'après, je me mettais à mon tour debout, en venant à me faufiler entre les passants alors que je le repérai regagnant les ruelles débouchant sur la place du marché, en venant à suivre, espérant le rejoindre discrètement pour continuer cette discussion ou du moins en finir avec plus vite tout en obtenant ce dont j'avais besoin.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
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le Sam 7 Mai 2016 - 16:17
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Ezra & Oz

Dans ce triste jour ou beaucoup de ses convictions agonisaient, ou sa foi en lui-même,  en les autres se dérobait pour ne lui faire voir que le pire de l'humanité, Oz ne croyait pas vraiment que la jeune fille pu être sa fille. Le voyageur n'apercevait qu'une âme en détresse en dessous de toute la manipulation dont elle faisait preuve. Il ne se sentait pas de le lui faire remarquer parce qu'il se sentait las, qu'encore moins que les autres jours il ne souhaitait épiloguer à ce sujet. Aurait-il été complétement lui-même que probablement il se fut montrer beaucoup plus rude, lui aurait demandé de se taire ou s'en serait allé sans un mot. L'homme du désert participait donc à laisser perdurer le malentendu provoqué par ses bon soins, peut-être à dessein, même inconsciemment comme une punition qu'il s'infligeait à lui-même. Oz pouvait aider sans raison, il préférait même cette solution, ne supportant pas les fausses excuses qu'il sentait généralement à plein nez. Cependant depuis la découverte de l'existence de sa nièce, la mort de sa sœur, la lourdeur du vide familiale pesait sur ses épaules régulièrement. Cet homme adorait les enfants, son rêve impossible restait d'en avoir.

Alors s'illusionner quelques secondes, minutes, jours que cette jeune fille pu l'être tombait parfaitement bien. Et pour elle, et pour lui. A quoi servirait-donc de lui dévoiler les méandres de son âme ? Elle s'en moquait c'était visible, Elle versait dans la provocation pour le faire réagir, il ripostait, tout s'enchaînait. Lui aussi l'éclaireur pouvait mentir, lui offrir cette possibilité sans avoir à débattre des pour et des contre tout en lui donnant l'impression qu'il émettait quelques réserves. Qui blessait-il alors ? Personne chacun en retirait ou pouvait en retirer une partie de ce qu'il cherchait. ça ne resterait que poudre aux yeux et alors, dans la cité de feu il en fallait bien de temps à autre pou adoucir les conditions et les désespoirs de tout un chacun. Et finalement non, il décida le lui offrir le mensonge en connaissance de cause, prétendre tous les deux. Ainsi pas besoin de trop de pommade pour obtenir ce qu'elle souhaitait, il se serait senti mal à l'aise de faire perdurer cette pièce de théâtre un peu trop longtemps. La seule vérité restait qu'il voulait bien la considérer comme sa fille, et veiller sur elle en tant que telle. Comme il pourrait.

« Ezra » Prononça t-il en s'arrêtant après s'être levé au bout de quelques pas pour qu'elle l'entende, elle seule « Soit ... mais dis moi vous par préférence pas en tant qu'esclave dans ton cœur  » Puis il reprit sa marche entendant certes, les détails que la belle Ezra venait de rajouter. Ozvan réfléchissait cherchant un endroit ou il pourrait ralentir sans que les deux fussent entendus alors qu'ils discutaient si elle le rejoignait. Sans doute eut-il était préférable pour lui qu'elle renonce avec toutes les difficultés dans lesquelles il se débattait. Mais son esprit cherchant à se disculper de ses derniers gestes meurtriers désirait que l'esclave brune le rejoigne. Conspiré contre son peuple lui porterait un jour malheur mais il se refusait d'y penser, aillant jusque là travers toutes les mailles du filet sans encombre. Objectivement il ne pouvait pas offrir grand chose à la jeune fille que son soutient, mais il doutait que celui-ci fut suffisant pour elle. La voilà prêt de lui, alors il reprit tout en regardant devant lui pour ne pas avoir l'air trop familier avec cette dernière, que cette situation ne soit pas rapportée à son maître et que ce fut elle qui en pâtisse. Car oui tout était toujours de la faute des domestiques et des esclaves. Toujours.

« Dans ce cas Ezra je ne vais pas pouvoir t'être bien utile, mais si tu veux je peux t'indiquer un lieu ou tu pourrais te réfugier si les choses venaient à tourner mal pour toi, tiens ... » Il lui tendait son sac pour qu'elle le porta et ainsi puisse avoir une raison au cas ou on lui demanderait pour avoir de la sorte déambulée dans la ville « Suis moi je t'y conduit, si besoin est je te donnerai quelques pièces d'or pour ton maître et avoir usé de tes services » Et sinon elle les garderait, il s'en moquait royalement, car une fois qu'il serait reparti il ne pourrait pas passer sont temps à se préoccuper d'elle. Alors si elle le mettait de côté, ça pourrait lui servir pour le futur au cas ou elle trouverait une échappatoire avant son retour. Et lui il ne pouvait pas rester trop longtemps dans les environs, il devait aller s'assurer que Laserian récupérait bien de ses blessures. Voir Eon, de plus il venait juste avant de recevoir une missive de Maria qui l'appelait à l'aide. Toutes ces raisons l'empêchaient pour le moment de céder à cet instinct de retourner dans le désert pour se perdre. Ainsi la démarche d'Ezra, sa tentative de le berner, il l’accueillait plutôt bien, elle lui faisait l'effet d'un baume ce qui certainement aurait surpris la jeune esclave.

Doucement il marchait lui laissant le temps de  s'adapter à son allure et de réfléchir à sa proposition. Après tout  qui disait qu'elle n'en espérait pas plus ? Et lui, rien ne pouvait lui indiquer encore qu'il pourrait vraiment le lui accorder. « Sinon la chose la plus pratique serait que tu me dises ce tu attendrais de moi directement et alors seulement je pourrais te laisser savoir ce qu'il serait dans mes capacités de faire pour te le donner ou non »
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Ezra Aerys
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le Sam 7 Mai 2016 - 21:39

« Ezra, Soit ... mais dis moi vous par préférence pas en tant qu'esclave dans ton cœur. » Il prononça mon prénom, s'arrêtant pour que je puisse entendre ses mots alors que je ne pouvais que me figer sur place. Je croyais être forte, réussissant à le manipuler, tentant de ne pas culpabiliser alors que je le manipulai de la sorte même si pour autant je savais très bien que faire preuve de compassion dans ce monde ne pourrait que me pousser à mourir. Je ne comptais pas mourir loin de là, pour autant, j'aurai pu être un peu gêné de me jouer de lui de la sorte. Cependant, il fallait avouer que ce fut surtout ses mots qui m'atteignirent. Si je ne jouais qu'un rôle, mimant cette Ezra qui comptait juste retrouver son père, cette Ezra qui n'était qu'une esclave prostituée et qui voulait juste sortir de la misère, il n'en restait pas moins que les mots des autres pouvaient parfois m'atteindre comme maintenant et cela en dépit du masque que je tentais d'afficher. Cet homme me marquant juste en me disant que je devrais plutôt le vouvoyer si je le souhaite et non pas parce qu'à mes yeux je suis juste une esclave. Ce qui était pourtant le cas, peu importe ce pour quoi je faisais semblant. Il avait peut-être pas tort, dans tous les cas, j'usais plus du vous que du tu, trop habituée à ceci en tant qu'esclave mais il n'en restait pas moins que cela ne changeait rien et que ce même détail ne devrait rien changer alors qu'ici même je tenais ce rôle. En venant juste à hocher lentement la tête avant de me mettre à le suivre, me faufilant parmi les marchands et les passants.

« Dans ce cas Ezra je ne vais pas pouvoir t'être bien utile, mais si tu veux je peux t'indiquer un lieu ou tu pourrais te réfugier si les choses venaient à tourner mal pour toi, tiens ...  » Me rapprochant de lui discrètement pour écouter ses mots, attrapant son sac pour que je le porte au cas-où, appréciant le fait qu'il ne veuille me causer plus de problèmes. Un geste de sa part qui le faisait remonter dans mon estime même si je ne le connaissais pas personnellement, pour autant je repoussai l'idée que j'étais coupable et ses petites voix dans ma tête. Mieux valait que je ne me perde pas, alors que je savais très bien que j'avais besoin de cet argent par exemple, d'une porte de sortie encore plus alors que je comptais toujours bel et bien fuir la cité et ses murs. L'écoutant alors qu'il me proposait de m'indiquer un lieu où je pourrai aller au cas où les choses tourneraient mal, ce qui ne pouvait que m'intéresser. « D'accord. » Un simple mot, sans doute le plus adapté par rapport à ce qu'il venait de me proposer, ne comptant pas me trahir plus, ni faire preuve d'un trop grand enthousiasme sachant que cela ne serait pas la bonne décision. Détournant légèrement la tête pour esquiver quelques passants, ce qui me permit toutefois de masquer l'espace de quelques secondes mes émotions mais aussi le sourire qui s'était légèrement esquissé sur mes lèvres. L'homme en venant à reprendre alors la parole. « Suis moi je t'y conduit, si besoin est je te donnerai quelques pièces d'or pour ton maître et avoir usé de tes services. » J'hochai de nouveau la tête sans prendre la parole plus longtemps, le suivant alors qu'il s'éloignant, me conduisant dans ses lieux. Pas que je lui faisais confiance mais je savais qu'il ne mentait pas, lui croyant réellement que j'étais sa fille, tentant de m'offrir même tardivement son aide. Enfin, si lui était là, je peinais toutefois à croire qu'il me croyait vraiment, pas pour le moment alors que chacune des personnes de la cité apprenait qu'il valait mieux ne se fier à personne, ni considérer plus quelqu'un comme un ami qu'un ennemi. « Sinon la chose la plus pratique serait que tu me dises ce tu attendrais de moi directement et alors seulement je pourrais te laisser savoir ce qu'il serait dans mes capacités de faire pour te le donner ou non. » Non, ma cause n'était pas encore gagnée, tout n'était pas encore joué alors qu'il en venait à être franc et à me demander directement ce que je voulais. Là où la partie se compliquait alors que je savais très bien que je ne pourrai pas trop en demander. Ne pouvant m'empêcher de rire comme si j'étais nerveuse alors que j'en venais à reprendre la parole, parlant en baissant d'un ton pour que seul lui m'entende : « J'imagine qu'un pass de sortie serait trop compliqué à demander... juste un endroit où aller si cela dégénère et un peu d'or. » Me tournant vers lui pour lui adresser un sourire malicieux de la fille qui tentait de pas trop en demander sans réel succès. Tentant de trouver le juste milieu alors que je lui demandais en effet un service, espérant que le faux lien père et fille fonctionnerait alors qu'il se trouvait là. M'écartant pour lui laisser le temps de réfléchir, prétextant éviter un mercenaire qui tirait par une chaîne un autre esclave, détournant les yeux alors que j'en venais à faire quelques pas à côté, tentant de ne pas rencontrer le regard du mercenaire. Puis j'en venais à me remettre à marcher à sa hauteur, un pas derrière lui néanmoins comme le ferait tout esclave comme convenu, traînant son sac à mes côtés. Me plongeant dans le silence pour lui laissant de méditer sur ma demande et sur ce qu'il allait dire tout aussi.
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Ozvan Hickok-Cannary
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le Jeu 19 Mai 2016 - 22:59
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Ezra & Oz

La foule bigarrée ne prenait pas vraiment attention à eux, dans leur attitude rien n'attirait particulièrement l'attention. De plus ceux qui connaissaient le vagabond de vue ou plus personnellement savaient qu'il traînait avec toutes sortes de gens. Esclaves, enfants, Domestiques ou mercenaires. Personne ne souhaitait aller se mêler de ses affaires. Il se laissait prendre à son rôle de faux-père sans trop opposer de résistance. Évidement si toutes les jeunes esclaves de la ville eussent tenté le même stratagème, sa réaction serait largement différente. Non pas qu'il ne souhaitait pas venir en aide à ceux pour qui il ne restait visiblement que cet espoir. Pour cela il eut fallut un réseau bien organisé, mais il restait si peu de temps dans la cité qu'il ne serait pas possible de le surveiller. Il ne connaissait pas ceux qui dans l'ombre agissaient pour mettre fin aux injustices. Forcément personne n'irait mette une pancarte au dessus de son front sur laquelle serait écrite ¤ A Bas l'esclavage ! ¤. Et comme il ne partageait que difficilement ses convictions il préférait n'accorder sa confiance à personne.

Quelques instants il avait craint que la jeune femme puisse être un appât pour le piéger lâché par certains mercenaires mécontents de ses services, et développant quelques doutes à son sujet. Bien qu'il fit le plus attention possible de ne rien laisser de tangible qui irait l'incriminer. Ce fut la brune esclave elle-même qui le convainquit. Non pas véritablement du lien de parenté mais de son envie de liberté. Tout ce qui aurait pu sembler factice en elle restait dominé par une souffrance muette, que même celle qui la diffusait ne remarquait plus. Elle cherchait trop à fuir pour que ce fut un piège mortel pour lui. Alors le reste il pouvait l'accepter aisément. Après tout elle devait bien être la fille de quelqu'un. Quelle que soit son histoire, il aima imaginé quelques secondes qu'un famille l'attendait quelques part. Mais il chassa toutes ses images rapidement de son esprit. Pour le moment il voulait jouer le rôle de ce père ingrat qui tâchait de réparer le mal qu'il avait pu faire. Et ce qui lui  fit particulièrement plaisir c'est qu'elle accepta de le suivre alors elle aussi aurait pu douter de lui et penser qu'il la menait dans un traquenard.

Après tout certains n'hésiteraient pas à montrer particulièrement retords pour obtenir des faveurs volées à la demoiselle. Véritables étrangers ils avançaient chacun en tâtonnant de leur côté mais gardant la tête levée fièrement devant l'adversité. Enfin surtout elle, car lui, il fallait l'avouer ne se montrait pas sous son plus beau jour. Avec sa chemise couverte de sang séchée, elle pouvait tout supputer de sa part, mais visiblement préférait le cantonner à un père ingrat. Il ralenti pour écouter ce qui serait bien pour elle puis s'arrêta tout en faisant mine d'examiner le sac qu'elle tenait.  « Oui un passe serait très compliqué  » Pas impossible mais compliqué et ça impliquait beaucoup trop de situations incertaines pour qu'on puisse s'appuyer dessus. Une seule poussière dans la mécanique et tout se retournerait contre eux deux. Le reste il pouvait absolument lui accorder. Cela comportait des risques. Pour lui. Pour elle. Mais si tout se planifiait en accord il ne voyait aucun raison que ça leur explose ente les mains.  « Ce sac que tu tiens je vais le récupérer bientôt, j'y mettrais un peu d'or et quelques choses utiles, il t'attendra dans ce refuge quand tu y viendras ... »

Ce refuge se trouvait être sa maison. Il lui fit signe de la suivre et ils longèrent encore quelques demeures avant d'arriver prêt d'une maison légèrement en retrait possédant une grille avec une petite cour intérieur. Elle ne semblait pas très entretenue mais pas encore à l'abandon.  « Ici » fit-il en la pointant du menton  « C'est chez moi, je n'y suis que très peu pour ainsi dire jamais, tu y seras en sécurité mais tu devrais entrer par la porte de derrière » Car ils n'étaient que deux à posséder la clef de l'entrée : Lui et Dial. Et il ne comptait pas lui céder la sienne malgré tout le bien qu'il pu lui vouloir. Son envie de l'aider ne s'apparentait pas non plus à du suicide. Il reprit sa marche pendant quelques mètres et stoppa prêt d'une petite ruelle continuant à lui donner ses instructions.  « tu auras accès à .. ce qui était le quartier des esclaves, sauf que je n'en ai pas. mais pas aux pièces principales, ce sera largement suffisant pour toi toute seule, il faudra juste être discrète en journée » Mais probablement le savait-elle déjà bien mieux que lui. Il fouilla alors dans sa poche et en sorti une petite clef en fer.

Alors qu'il lui reprenait le sac il le lui déposa dans la paume de sa main avec deux pièces d'or  « Pour ton maître » Articula t-il tout haut alors qu'un curieuse passait à côté d'eux tout en dévisageant avec un certain mépris la jeune fille  « As tu bien compris ce que tu dois répéter à ton maître ? » Ajouta t-il avec un ton impérieux pour les oreilles de la dame qui trainait le pas. L'homme du désert ignorait si ils pourraient encore échanger des propos clairs sans avoir de la compagnie, mais il attendait au moins l'accord de la jeune femme pour s'éloigner tout en la laissant derrière lui vivant une vie qu'il n'aurait surement pas voulu connaître.
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3143 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : doom days (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 43
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le Sam 21 Mai 2016 - 7:25


Si j’avais l’impression que personne ne nous regardait, je savais pour autant que cela était aussi faux alors qu’à chaque instant quelqu’un pouvait surprendre notre conversation. C’était dangereux de rester là, de faire comme si tout était possible, comme s’il n’y avait aucun risque que quelqu’un nous surprenne alors que c’était faux. Ce n’était pas seulement que les murs avaient des oreilles mais je n’avais que l’impression qu’ici, au cœur de la cité Rahjak, la cité de mon peuple, c’était encore plus dangereux. L’impression que chaque recoin cachait l’ombre d’un traître, de quelqu’un qui pourrait nous trahir, nous balancer. Il y avait toujours ce risque que l’on nous trouve et nous fasse subir un châtiment. Le fait que j’étais une esclave, la propriété d’un autre ne changeait rien aux lois. Pour eux, je restais moins que rien, un animal en quelqu’un sorte, un être vivant qu’il ne considérait pas comme humains. Nous ne restions que des distractions, des objets pour eux qu’ils pouvaient acheter et jeter quand ils en avaient marre. Des objets contre lesquels ils pouvaient se défouler. Je me rappelais le claquement du fouet contre ma peau même encore là. J’en gardais les cicatrices. Je me rappelais la force, les mains qui m’empoignaient avec violence, mes cheveux bruns tirés en arrière. Je me rappelais des cris. Du gémissement qui sortait de ma gorge. Du sang coulant le long de ma peau. Du regard vide de Basile alors qu’il en venait à briser les maillons de la chaîne. Je me rappelais de leurs visages, de leurs attitudes si arrogantes alors que pour eux je n’étais qu’une catin, un objet de leur divertissement. Un objet qui leur permettrait d’assouvir leur faim. Je n’étais rien de plus qu’un objet. Cela faisait mal de dire cela, et même si j’avais cru pouvoir m’adapter à ce fait, c’était pourtant faux. Je ne m’y adaptais jamais réellement. Peut-être que parce qu’il y avait cette voix au creux de ma tête, les images tournoyant toujours bel et bien au fond de mon esprit que je n’arrivai jamais à m’endormir complètement. Mon sommeil n’en venant qu’à être bercé par les ténèbres et les ombres malgré la chaleur étouffante qui régnait dehors. Cela ne changeait rien. J’avais pu voir à quel point le soleil était brûlant, pour autant cette brûlure de ma peau tannée au soleil donnait peut-être l’impression d’une armure mais au final, c’était faux. Il n’y aurait jamais assez de pierres pour consolider la muraille. A chaque fois qu’on pensait aller mieux, on pouvait que se rendre compte que ce n’était pas le cas, que cela ne le serait peut-être jamais. Triste conclusion de la vie qui était chienne à notre égard qui nous faisait détester ce monde où on était né. A vrai dire, je ne me sentais pas à ma place ici, pas alors que j’avais l’impression d’être piégé en quatre murailles, mon désir de fuir comme de se rebeller était toujours là alors que dans un sens je voulais juste me révolter. Ce désir de rébellion qui était toujours là, comme à chaque fois que je devais me soumettre.

Dans le fond, je savais très bien qu’être ici avec le marchand n’était qu’une échappatoire, pour autant, lui faire croire que j’étais sa fille me donnait de l’espoir. L’espoir que j’avais peut-être encore une porte de sortie, qu’à un moment ou l’autre je pourrai quitter ce monde de brute et voir le monde de mes propres yeux. Un rêve. Mais pourtant alors que le marchand n’en venait à se douter réellement que je n’étais pas sa fille, je ne pouvais qu’en venir à espérer secrètement. Lui n’en venant qu’à observer mon sac pour dissuader les regards, n’en venant qu’à prendre la parole, me répondant alors que j’avais argué qu’il ne pouvait sans doute m’offrir un pass pour sortir de là :  « Oui un pass serait très compliqué. » Je me doutais bien que cela l’était. Soudoyez les gardes étaient compliqués, fuir c’était multiplier les risques par un million de même que si je voulais voir, cela voulait aussi dire que je prenais aussi le risque de me faire décapiter la tête. Un risque que j’étais pourtant à prête, secrètement. L’homme reprenant alors la parole, me donnant des informations.  « Ce sac que tu tiens je vais le récupérer bientôt, j'y mettrais un peu d'or et quelques choses utiles, il t'attendra dans ce refuge quand tu y viendras ... » Je peinais à y croire, pour autant, je n’eus le temps de dire un mot alors que déjà il s’éloignait, laissant le marché derrière lui pour me conduire devant les grilles renfermant derrière de belles demeures. Si celle devant laquelle il s’arrêta paraissait à moitié à l’abandon, il n’en restait pas moins que je n’étais pas naïve, me doutant bien que cela était une apparence. D’autant plus qu’en vue de l’état d’Ozvan, c’était certain qu’il avait voyagé pendant un moment avant. Lui reprenant ores et déjà la parole pour me donner quelques explications :  « C'est chez moi, je n'y suis que très peu pour ainsi dire jamais, tu y seras en sécurité mais tu devrais entrer par la porte de derrière. » J’hochai la tête, ne réussissant à parler, dans un sens touché. Ne pouvant réellement m’empêcher de me sentir coupable alors que j’abusais de sa confiance, même si à vrai dire cela restait pour la bonne cause, sachant très bien que c’était des sentiments comme ceux-ci qui m’avaient fait prisonnière. Je voulais survivre, c’était tout ce qui devait compter, rien d’autre. Je ne pouvais avoir de la pitié pour lui, pour sa naïveté, pas alors qu’il m’offrait une échappatoire. Des passants en venant à s’approcher, lui reprenant la parole, changeant de rôle.  « As tu bien compris ce que tu dois répéter à ton maître ? » J’hochai la tête avant de lui répondre : « Oui… » Baissant d’un ton : « … Merci. » La seconde d’après, je me détournai, m’éloignant de lui, sachant que je ne pouvais plus m’attarder, m’éloignant pour retrouver la demeure de mon maître, le cœur un peu plus soulagé. Peut-être qu’au final, le vent allait finir par tourner.
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