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† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Dim 29 Nov 2015 - 22:10


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Basile & Ozvan


La cité s'élevait devant son regard agité de pensées douloureuses. Il s'arrêta, admirant ce lieu hétéroclite qui laissa son empreinte douce amère sur l'enfant de jadis. Celui dont les parents furent exécutés pour haute trahison. Celui que son oncle déroba souvent aux yeux trop curieux, lorsqu'il succombait à une de ses crises d'humeur. Très jeune il parti en expédition accompagnant son dernier parent ainsi que d'autres mercenaires. Depuis ses 13 ans le Rahjak n'y passa jamais une année complète. Quelques mois tout au plus. Et encore. L'homme du désert y possédait pourtant l'ancienne demeure du frère de sa mère. Beaucoup de connaissances aussi mais rien qui fut profond. Ceux qui importaient disparaissaient l'un après l'autre, lui laissant chaque fois une vision plus claire des déviances et injustices accomplies par les siens. Lui aussi au cours de sa vingtaine s'appliquait à se faire respecter plus que durement. Maintenant plus personne n'oserait l'embêter. Pourtant il s'en fichait désormais. Dayanara la dernière de ses protégés fut emportée par la guerre. Il venait de quitter Gen dont la douleur ne pouvait se mettre en mots non plus. Et lui, pendant cet événement sanglant,   tout ce qu'il trouva à faire fut de torturer un cent ... a Tord.

Pourquoi revenait-il ? Astrid l'avait sorti de son égarement, Gen sans le savoir le poussait à sortir de son errance. Le voyageur cependant ne se sentait pas prêt à fréquenter du monde. Il parlait peut, ça aurait pu le protéger, mais on le re connaissait vite et pas mal de personnes s'arrêtaient pour lui adresser quelques mots. Notamment les enfants. Dieu pourrait-il à nouveau les regarder sans ressentir la honte l'envahir ? Il ne voulait aucun échange d'aucune sorte, pourtant il lui fallait du réconfort. Oui cet homme rude, solitaire, sauvage rêvait d'une épaule ou poser sa tête juste quelques minutes, le temps de lâcher prise et récupérer son courage. Des instants furtifs. Car il ressemblait à une bouilloire qui pourrait exploser d'un instant à l'autre, si on n'en réduisait pas la pression. le vagabond lui même ignorait ce qu'il recherchait, par instinct il revenait vers  sa cité. Là ou pullulait la chaleur humaine. Sans aucune idée de ce que serait sa prochaine action, une fois qu'il passerait les portes. Il s'ébranla comme si tout son corps immense lui semblait de la taille d'un dinosaure. Sans Elle, cette fois-ci, sans Besace, rien qu'une gourde qui pendait à sa ceinture soutenant un vêtement sale, poisseux et tâché du sang de sa victime.

L'éclaireur passa les gardes sans qu'on lui demanda quoi que ce soit. Depuis les années les excentricités dont il pouvait faire preuve n'étonnait plus personne. A part les mioches. Bien que sa passion, ce qu'il croyait être son seul trésor, tous ces objets venus de places différentes, il ne manquait jamais de se rendre chez lui en premier pour tout vérifier, l'envie manquait. Ozvan parcourait les ruelles comme un simple touriste, à la découverte de la merveille qui ferait battre son cœur. Une vitrine l'arrêta, on y distinguait des tissus magnifiques ainsi que des vêtements particulièrement attrayants. Bien qu'il n'eut rien sur lui pour s'en procurer, le vagabond poussa la porte pour pénétrer dans cette caverne d'alibaba. Distrait, indifférent, il ne se donna pas la peine de lire l'enseigne. Jamais encore il ne s'était aventuré dans cet endroit, il se vêtait généralement très simplement avec ce qu'il trouvait, Et ça lui suffisait. Mais pas aujourd'hui. Sans trop savoir ce qu'il cherchait, l'homme du désert vagabondait entre les différents promontoires. soudainement il entendit un bruit puis se retourna lentement. Pour se retrouver figé sur place, car en face de lui se déplaçait une image du passé quittée avec pertes et fracas qu'il ne comptait pas revoir avant très longtemps ...
Spoiler:
Ce rp se situe après la guerre donc après le rp d'Astrid puis de Gen


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 13 Déc 2016 - 12:01, édité 7 fois
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le Ven 4 Déc 2015 - 13:46
La morosité de cette journée faisait presque déprimer Basile. Quel ennui. Depuis que la guerre avait été déclaré, depuis que les prisonniers avaient quitté la cité, l'homme n'avait rien à faire, rien à voir. Évidemment son statut d'imminent couturier l'obligeait à travailler, mais qu'est-ce que cela en devenait ennuyant. Il en perdait presque sa créativité tellement le quotidien était morne et sans saveur. L'ennui allait l'achever, le tuer. Il allait mourir de vieillesse avant l'heure. Ajouter à cela l'impossibilité d'apprécier le corps d'Astrid à sa juste valeur. La dernière fois, c'était il y a peu et il souhaitait garder intacte la fascination et le désir qu'il avait pour elle. S'il s'amusait trop avec, il allait indéniablement finir par s'en lasser et se serait bien dommage. Savoir savourer les bonnes choses sans trop en profiter était très certainement l'une des choses qu'il faisait le mieux et il savait parfaitement se contrôler et s'éloigner pour mieux revenir. De plus, il ne pouvait pas se pointer chez elle ainsi, ni la forcer à quoi que ce soit. Une part de hasard rendait le rapport encore plus intense et le respect de son corps était primordial. Il fallait donc laisser faire les choses, attendre de la croiser au détour d'une rue ou encore non loin d'une clairière. En sachant cela, il se demandait s'il ne devait pas se tourner vers les femmes de joie. L'idée était séduisante, mais le côté pécuniaire rendait les choses peu affriolantes. Non pas que l'argent lui manquait, mais cela rendait le rapport mécanique, faux, hypocrite. Ça allait l'occuper cinq secondes, puis il allait finir par trouver ça lassant. Quand bien même le corps semblait intéressant.

Se tournant les pouces sur sa chaise de bureau, il regardait distraitement ses croquis. Ses œuvres étaient prêtes, il ne manquait plus qu'à les coudre, leur donner une forme réelle et les vêtir sur une douce personne nommée modèle... ou esclave pour les intimes. Il grimaça d'ennui. Quelle monotonie. Se relevant doucement, s'étirant de fatigue. Il semblait prêt à vêtir son rôle de commerçant et de prendre la place d'un de ces esclaves. Rare était les fois où il marchandait en boutique, laissant cette tâche à ses propriétés domestiques... ou « vendeur » pour être plus correct. Ceux-ci n'étaient indéniablement pas aussi doués que leur maître dans l'art du commerce, mais le chef d'entreprise ne pouvait malheureusement pas tout faire, ainsi il se reposait tout de même sur eux. Sortant de son bureau, il traversa l'atelier tout en observant ses esclaves et se retrouva rapidement dans la boutique. « Bonjour dame Edel ! Comment allez-vous ? » d'un sourire contrefait mais qui semblait sincère, il s'adressait à la doyenne d'une grande famille Rahjak. « Que souhaitez-vous acheter ? » Manipulant l'art de la conversation avec attention, Basile n'en faisait pas trop, instaurant un climat de confiance. Il était d'autant plus facile de vendre dans sa propre tribu, tellement il était connu, apprécié et sollicité. Il n'avait donc aucunement besoin de brasser de l'air, les choses venaient aisément. Vendant ce qu'il avait de mieux à sa très chère et estimée cliente, il passa rapidement à un second acheteur. Bon conseiller, Basile avait le goût, la connaissance, l'écoute et l'attention pour répondre au mieux à ses clients. Sans un minimum de talent, jamais il n'aurait réussi à s'élever aussi haut.

Discutant tranquillement avec une cliente naturellement bavarde, il entendit la cloche de la boutique sonner. Laissant le soin à ses esclaves d'accueillir le nouveau porte-monnaie ambulant. Il donnait toute son attention à sa cliente actuelle jusqu'au moment où il risqua un coup d’œil vers son prochain client. Ce fut ainsi que son regard tomba sur d'immondices vêtements. Des loques qui finiraient par l'achever sur place s'il n'avait pas la capacité de se contrôler. Masquant son horreur, il suivait distraitement la conversation de la grande bavarde tout en observant discrètement l'énergumène qui venait d'entrer dans son havre de luxure et de beauté. Congédiant le plus poliment possible sa cliente, proposant un magnifique petit esclave pour l'écouter à sa place. Il tourna son attention vers l'homme au goût horrible. Qu'allait-il faire ? Le virer de cette cathédrale de vêtements neufs et propres tel le diable ? Avait-il ne serait-ce le sou pour espérer payer des beautés telle que la chemise en lin haute qualité. L'homme de dos, Basile le détaillait de haut en bas, trouvant dommage que ce corps aussi attrayant soit vêtu de choses aussi indéfinissables. D'ailleurs, ce corps lui disait quelque chose. Heureusement que notre délicat Rahjak savait se contrôler car il avait cette envie difficilement répréhensible de le déshabiller. S'approchant doucement, l'homme au corps familier se retourna brusquement laissant le loisir à Basile de détailler ce visage masculin, ce visage qui faisait partie d'un passé lointain. « Ozvan » fit-il le plus calmement possible, gardant sa posture de vendeur. « C'est un plaisir de te voir ici » Cela ne devait pas se voir, vu son sang-froid à toute épreuve, mais maintenant qu'il savait qu'il avait à faire à ce corps aussi... plaisant, il n'avait qu'une envie, lui ôter tout tissu quel qu'il soit. Raclant sa gorge, il continua « Souhaites-tu acheter quelque chose ? » Ou souhaites-tu que je te déshabille.
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le Sam 19 Déc 2015 - 16:54


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Basile & Ozvan


l'odeur des vêtements propres nouvellement confectionnés lui donnait envie de les prendre à bras le corps, tous les jetés par terre puis s'étendre dedans pour profiter de la douceur de certains. Aussi bourru qu'il soit, renfermé, ou peu délicat, il n'en appréciait pas moins  certains moments doux ou chaleureux peu faciles à rencontrer de part son style de vie. Ainsi d'étrange images se mouvaient dans son esprit tout en croisant les quelques clients de l'endroit. Son regard bleu perçant, sans doute froid, visiblement les effrayait, et ils s'éloignaient de lui. Pourtant durant cette intermède qu'il se permettait, volontiers il eut pu échanger avec eux. Puis il changea de direction, et dans la périmétrie de son regard vint éclater la présence de cette vieille connaissance : Basile. Pas un instant il ne pouvait s'imaginer que ce charismatique Rahjak ait pu posséder une telle boutique. Leur relation datait aussi de leurs plus jeunes années. L'époque ou la vie ne mordait pas encore si cruellement leur peaux douces d'adolescents, ni le coin de leur paupières. Alors qu'ils pouvaient encore faire illusion sur leur devenir, ainsi que ce qui se cachait au plus profond de leurs êtres.

Il restait une blessure, lui ayant apprit à ne plus s'attacher aux gens comme il aurait pu par la suite. La première expérience, les premiers émois vous forment, vous dirigent vers des routes que vous n'auriez pas forcément empruntées si "la personne" eut été une autre. Il le fixait à la fois mi-figue, mi-raison hésitant à se décider sur la façon dont il réagirait. Et malgré le temps, les ressentis revenaient au galop, comme s'il l'eut quitté la veille en lui envoyant toutes ses affabulations au visage. Mais il savait désormais que ce "petit" défaut contribuait à son charme, ce qui l'amena à le distinguer parmi tant d'autres. A se risquer vers l'impossible. « Basile » répondit-il à l'écho de son prénom, faisant face désormais à l'homme, le dévisageant des pieds à la tête. Une pointe d'amusement perça dans dans ses yeux qui rampa sur son nez pour finalement adoucir ses lèvres. Cette rencontre ne le contrariait pas finalement, elle le troublait légèrement, mais présentement il n'essayait pas d'identifier tout ce qui se bousculait en lui. Il octroyait un repos à son esprit car sa tête n'en pouvait plus de se tordre les méninges pour trouver un sens à toutes les actions commises ces derniers jours.

Un plaisir ? Connaissant les différentes façons dont son ancien compagnon aimait travestir la vérité, il pouvait donner plusieurs significations à cette déclaration. Mais, il décida de la prendre telle qu'elle se présentait, car étonnamment il apprécia cette remarque et la renvoya à sa manière à l'étonnante personne que restait le couturier « Et c'en est un pour moi de m'être égaré dans toutes ces superbes créations  » Il savait comme son art importait à Basile, au point d'en devenir des sujets de dispute. A présent toutes ces dissensions lui semblaient ridicules, mais la fougue de l'adolescence ne distingue pas toujours ce qui restera important dans le futur. Le vagabond ne voulait pas démêler les fils des décisions ou des actes à accomplir. Désormais, il se laissait porter et s'appuyait contre le comptoir, un peu épuisé malgré tout par cette étonnante parenthèse. Il devait répondre à cette question mais ses poches ne contenaient que du vide. Et il savait l'ancien partenaire rude au marchandage, tout comme lui. Il se redressa imaginant tout ce qui pouvait passer par la tête de son interlocuteur, puis fit quelque pas en sa direction laissant son doigt glisser sur le bois bien lustrè du meuble qu'il cotoyait.

« Je ne possède plus rien juste là ... » Commença t-il avec un accent particulier dans sa voix qu'il n'avait jamais adressé qu'à Basile. A cet instant précis Oz comptait bien se refaire, la force de caractère, les souvenirs remontant à sa surface lui insufflaient l'envie de récupérer ce qui lui manquait. Pour un temps les images barbares tournant autour de ce cent s'effacèrent. « Sinon probablement que je dévaliserais cet endroit  » continua t-il exécutant un pas de plus, son regard ne quittant pas le visage du commerçant, détaillant tous les nouveaux petits détails qui ne s'y trouvaient pas alors qu'il partageait sa vie. La colère conte ce dernier semblait apaisée, oui sa part elle s'en était repue dans le désert. « Un bain ferait l'affaire mais je ne pense pas que tu en mettes à disposition  » continua t-il dans son étrange état, se rapprochant de plus en plus pour ne se retrouver qu'à quelques centimètres du conteur. D'une certaine manière il ne pu jamais se défaire de la fascination qu'il exerçait sur lui. Mais doucement ses épaules retombèrent, bien que le moment fut étrange, envoutant presque, il devrait repartir. « Sinon je suppose que je me serais au moins procurer une nouvelle chemise » termina t-il en posant la main sur la sienne qui devait certainement faire offense au nez de Basile.


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 13 Déc 2016 - 12:01, édité 5 fois
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le Ven 1 Jan 2016 - 17:04
Quelle surprise de retrouver en ce lieu saint, un visage aussi lointain. Ozvan, son esprit comme son corps appartenaient au passé. Un passé diffus, un passé qu’il a tant voulu oublier, ne serait-ce pour préserver son cœur. Non Basile n’a jamais aimé Ozvan, comme il n’a jamais aimé personne d’autre que lui-même. Pourtant son cœur, son âme et son corps s’étaient risqués à le croire proche, à jamais immuable, presque immortel. Fut un temps, sa vie était quelque peu rythmé par lui, n’imaginant aucunement un futur ne serait-ce sans sa présence. Quand bien même, leur relation était fructueuse de par leur caractère contraire, « l’adolescent » qu’était encore Basile avait peut-être trop espéré d’une relation à l’évidence destinée à une époque dorénavant révolue. Bien des années après, le couturier tout comme l'éclaireur avaient évolué, changé et n’étaient plus ces gamins de vingt-ans englués dans des sentiments allant à l’encontre de leur propre valeur. Tout du moins, c’était ce que tentait de se faire croire Basile. Enterrant au plus profond de lui cette irrésistible envie de le déshabiller et par la même occasion de profiter d’un droit qu’il avait perdu depuis maintenant de nombreuses années, Basile faisait en sorte de considérer Ozvan comme un client. Rien qu’un client. Prenant énormément sur lui, il tentait de garder le contrôle de la situation. Le dos droit, la voix professionnelle, il essaya de se montrer à la fois distant mais aussi relativement proche. À cause de leur passé commun, il ne pouvait définitivement pas considérer Ozvan seulement comme un porte-monnaie ambulant. Ça aurait été totalement illogique et sincèrement il était content de le voir. Tout du moins dans la mesure du possible, où il tentait de ne pas faire une fixette sur son corps et sur ce qui le recouvrait. Surtout sur ce qui le recouvrait. Indéniablement son ancien ami n’était pas rentré en ces lieux pour une visite de courtoisie après tant d’années de silence, il était clairement là dans l’idée de s’habiller convenablement. Ainsi il n’était pas question de lui ôter ses vêtements, pas dans le but d’en avoir davantage.

Touché par le compliment fait sur ses créations, il adressa à l’homme un sourire qui se voulait sincère. « Tant mieux si mes créations te plaisent, tu as l’embarra du choix. »  fit-il machinalement. Bien malgré lui, il sentait le contrôle lui échapper, le contrôle de lui-même. Quand bien même ce changement de ton pouvait paraître infime, cela en disait long ce que ressentait le couturier. Peut-être devrait-il s’éloigner, s’éclipser et laisser un heureux esclave s’occuper de ce corps à la fois rebutant de par ses habits mais aussi tellement attirant ? Peut-être oui. Malheureusement, son propre contrôle s’effritant à chaque seconde passée en sa présence empêchait son cœur d’écouter la raison. Le visage fermé et imperméable à toute émotion, Basile garda la tête haute. Ozvan n’était là que pour acheter et rien d’autre. Pourtant son ami lui annonça qu’il ne possédait rien… rien à part son corps. Le visage du marchand laissa apparaître un certain étonnement avant de redevenir aussi indéchiffrable que possible. Ses pensées cheminant vers des idées diablement lubriques, il ne valait mieux pas qu’Ozvan déchiffre quoi que ce soit. Demeurant silencieux, Basile regarda l’objet de son désir s’approcher de lui. Que ressentait Oz ? Devrait-il encore avoir une barrière entre eux pour éviter tout acte déraisonné ou devaient-ils simplement se laisser aller ? Tout semblait dorénavant confus dans l’esprit du couturier et il ne savait plus vraiment sur quoi se raccrocher. Pourtant son expression comme son corps ne bougea pas, restant de marbre malgré les allusions d’Ozvan.

Les secondes s’égrainèrent lentement jusqu’au moment où l'éclaireur posa sa main sur la chemise du marchand. Ce contact éveilla une multitude de sensation et de souvenir, toutes aussi contradictoires qu’étonnantes. Du dégoût à l’envie, Basile prit délicatement la main posée sur sa chemise et l’écarta avec respect du linge resté blanc. Cette main ne méritait guère le dégout, elle méritait d’être traitée avec soin. Tenant toujours sa main, ne trouvant plus le courage de se détacher de cette douce sensation qu’était la peau de son ancien amant, il reprit un certain sang-froid et articula. « Si tu veux ma chemise, il va te falloir un bain » Décidé, le grand homme savait dorénavant exactement ce qu’il voulait et de son bon vouloir fit transparaître ses envies. Regardant légèrement autour de lui pour vérifier si personne ne les observait, il articula doucement. « D’ailleurs, je crois en disposer d’un. » Évidemment, étant son lieu de vie tout comme son lieu de travail, l’atelier était lié à son chez-lui et l’évidence voulait qu’il ait de quoi se laver. Lâchant sa main, reculant doucement, il lui montra poliment le chemin à prendre. Non, il était hors de question que ses esclaves et encore moins ses clients n’observent une chose qu’il préfère garder privée. Doucement le brun prit le chemin de ses appartements et prudent observait son environnement. Tout cela devait rester discret. Arrivé enfin dans sa petite maison agencée à son goût, il se tourna enfin vers Ozvan. « Évidemment, comme tu es un ami, tout ceci est gratuit. » Se contenant encore trop, Basile se ruait rarement sur les corps préférant laisser à l’autre un champ d’action nécessaire qui lui permettait toute rétractation même à la dernière seconde.
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le Jeu 14 Jan 2016 - 12:12


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Basile & Ozvan


Il existe ces rares moments ou on arrêtait de réfléchir, ou d'un violent geste mental on écartait les barrières construites par son cerveau. Depuis le moment ou Ozvan frappa le cent pour réclamer vengeance versant vers la folie, il ne contrôlait plus vraiment sa vie. Ses envies. Ses désirs. Vouloir rendre justice, souffrir d'hallucinations, revenir à la raison, décider d'entreprendre un pèlerinage vers la mort, puis s'en faire sortir, ne pouvait que l'amener à la recherche d'autres sensations extrêmes pour apaiser ces besoins que tous ces actes firent naître. Et bien que libéré de ses carcans rien de tout ce qui arrivait présentement ne se trouvait calculé. Trouver de nouveaux vêtements était un acte voulu. Re-découvrir Basile non. Sa vision réveillait une multitude de sentiments mitigés et troublants. Énervants, agréables, Rassurants. Irrésolus aussi mais puissants par leur impact sur son passé. Et comme son futur fuyait, il ne restait que le passé pour retrouver les bases d'un équilibre mis en danger. Le Rahjak arrivait comme un tornade dans ce commerce, plus entreprenant qu'il ne l'aurait du, se laissant guider par son corps puisque sa raison se reposait très loin. Est-ce que l'ancien camarade de jeu le suivrait ?

le voyageur ne réfléchissait pas aux actes ou paroles qui s'enchainaient, car il ressurgissait du fond de ses entrailles des vieux regrets inexprimés. La rupture ayant été violente, chacun ayant joué l'homme contenté par cette fin. Cependant pendant bien des mois Ozvan devint inapprochable jusqu'à ce que le temps apaise ses blessures. Par d'autres joies, d'autres rencontres, d'autres malheurs. Une étincelle dans le regard de cet ancien amant le poussa vers lui, sans avertissement, sans honte, sans peur même. Un rejet de plus pouvait-il l'atteindre ? Mais la réponse il n'en aurait pas car la main qui prit la sienne pour l'écarter doucement, il la senti chaleureuse. Même si beaucoup hésitaient à décrire Basile de la sorte, lui savait que du feu ce dernier en disposait au fond de lui. Bien entendu vingts après les caractères ne pouvaient qu'avoir évolués. Mais le vagabond ne demandait qu'à le découvrir. Un sourire, un mot, une conversation, une caresse tout lui suffirait, devenu friand de chaque sensation qu'il pouvait récolter. Il effectua une légère pression sur cette main qui le recueillait en quelque sorte, pour transmettre le contentement qu'il éprouvait de le revoir.  « Elles mes plaisent » Paroles en décalage avec la réalité, car même si tout semble passer rapidement, il se déclenche comme un ralenti dans son cerveau pour ne manquer aucune des secondes qui suivra.

« J'en rêve » Rajouta t-il ensuite ne précisant pas exactement quoi, mais probablement les deux. La chemise pour l'emporter, la porter pour revendiquer leur histoire qui même morte vivra toujours. Et du bain. Pour se dévêtir de ses actes, de sa folie, de sa culpabilité, des voix et par dessus tout du sang et de la crasse. L'homme du désert respirait avec force sous la remontée des images de ceux qu'il partageait autrefois. Son ami, son compagnon, son amant - ne le restera t-il pas toujours -, il le devinait aussi troublé que lui. Une frontière semblerait s'effacer, annihilant l'histoire, les ramenant à hier, avec ce plus qui les empêchera de gâcher le moment offert pour apaiser les derniers ressentiments pouvant encore stagner dans l'âme de chacun. « C'est parfait le plus tôt sera le mieux  » Acquiesça le vagabond alors que Basile l'entraînait lui montrant déjà le chemin tout en rompant le contact, le coupant de son énergie bienfaitrice. Il fut tenté de le rattraper comme un adolescent ne voulant pas se laisser distancer. Mais le ravissement de découvrir qu'il ne faudrait faire que quelques pas pour se retrouver dans l'intimité de son hôte lui fit retrouver quelques instants une patience perdue.

Ozvan s'en contrefichait de se faire voir ou non désormais, mais dans ce cas précis ils ne nécessitaient personne d'autre qu'eux mêmes. Si dans sa jeunesse il aurait adoré faire un esclandre il estimait avoir laissé assez de d'obscurité derrière. Pour cette fois se tenir tranquille, puis enfin pouvoir se détendre dans une eau propre et chaude offerte de si bon cœur. Et gratuitement. Le rajhak s'arrêta face au marchand avant même de jeter un regard sur le lieu de vie de ce dernier. Ses yeux d'acier s'adoucirent alors qu'il porta la main avec légèreté sur la douce joue de cet homme tant aimé autrefois. Ce visage restait le même, travaillé par la vie, mature, plus séduisant même par cela. « Je suis vraiment heureux de te revoir  » lui avoua t-il laissant tomber le masque. A quoi bon prétendre une indifférence qui ne serait pas ? Une colère apaisée ? Une amertume disparue ? Seulement maintenant il découvrait que son esprit ne gardait au fond que le meilleur de cet homme là. L'instant passé il retira sa main laissant une trace noire sur la peau.  « Désolé je crois bien que toi aussi tu devras te débarbouiller car je t'ai sali là ... » Il reposa son doigt longeant la tâche laissée avant que de s'éloigner pour enfin jeter un coup d'oeil autour de lui à la recherche de cette fameuse baignoire ...


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 13 Déc 2016 - 12:02, édité 5 fois
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le Sam 30 Jan 2016 - 11:21
Ozvan était le passé, un passé révolu à jamais. Son visage, son corps, son odeur n’étaient plus que des souvenirs lointains. Des souvenirs transformés, presque chimériques qui rendaient le tout irréel et imaginaire. Au fil des années, Ozvan était devenu un rêve. Un rêve qu’on oublie avec le temps, mais un rêve plaisant. La rancœur et les querelles avaient été reléguées au second plan, souhaitant garder le meilleur de cet être d’exception. Rare étaient ceux qui laissaient une marque indélébile dans le cœur de Basile. Oubliant trop vite l’autre, se consacrant qu’à lui-même, il existait tout de même une poignée d’humain qui l’avait marqué, des personnes qu’il considérait presque comme son égal. Dans ce nombre restreint de proche, Ozvan s’y trouvait. Indélébile. Face à lui après tant d’années d’absence, Basile ne savait donc plus comment s’y prendre. L’éclaireur n’était qu’un client parmi tant d’autres, ainsi la logique voulait qu’il se comporte avec lui, comme il se comporterait avec n’importe qui. Tentant de garder sa prestance et surtout ses distances face à ce corps familier, il fit les petites courbettes de politesse, s’assurant le contrôle de la situation. Quand bien même le désir se faisait de plus en plus pesant, Basile se devait d’être le marchand que souhaitait Ozvan et non pas l’amant d’antan. Le grand brun aurait pu se retenir longtemps et jouer son rôle à merveille si seulement le comportement de l’éclaireur n’appelait pas à des choses bien moins chastes que l’achat d’un vêtement. Se sentant faiblir, le contrôle lui échappa à l’instant même où Ozvan vint lui apposer ses doigts sur cette chemise de lin qu’il aimait tant. Dans toutes autres situations, le dégoût aurait été le sentiment dominant. Pourtant son regard plongé dans ces prunelles chargées de souvenir, il ne pouvait que ressentir un désir puissant. Un bain, il lui fallait un bain. Tenant cette main masculine éloignée de sa création, il formula la proposition. Son ton se voulait assurer et pourtant il défaillait sous l’envie qui montait, changeant irrémédiablement la voix.

Observant avec attention les expressions de son ancien amant, il devina que leurs sentiments étaient réciproques. Il y a fort longtemps, rares étaient les sujets où ils trouvaient aisément un terrain d’entente et seul le plaisir de la chaire les unissait réellement. Aujourd’hui encore le corps à corps semblait les unir une nouvelle fois, suivant le schéma qu’ils avaient délaissé voilà des années. Menant l’éclaireur dans son humble demeure, il s’éloigna des regards indiscrets, se repliant dans l’espace protecteur de la salle de bain. Peut-être aurait-il dû attendre plus longtemps ou donner rendez-vous à Ozvan bien plus tard pour faire les choses dans les règles. Peut-être oui et pourtant il ne pouvait s’empêcher de faire preuve d’une impulsivité refoulée. Délaissant toute réflexion et raisonnement poussé, il laissait son cœur et son corps dicter la suite des événements. Au diable, les convenances. Lui présentant le bain, il signifia que tout ceci était gratuit et donc qu’Oz pouvait prendre ses aises. Gardant toujours ses distances quand bien même l’envie de sauter sur sa proie était grande, il préférait attendre patiemment l’accord de l’autre. Forcer, Basile l’avait déjà fait. Ce n’était pas un saint et ça ne le sera jamais. Mais il savait d’expérience qu’il était préférable que l’autre soit pleinement conscient de ses actes et de ses envies. Rien n’était des plus désagréables que de coïter avec une violence non souhaitée, de transformer un corps en simple objet délaissant toute humanité et tout réel plaisir. Le respect était donc à l’ordre et si Ozvan préférait simplement prendre un bain, Basile le laisserait donc à sa propre intimité. Regardant l’homme qui lui faisait face, il le vit s’approcher de lui pour une nouvelle fois plonger son regard dans le sien. Sentant son cœur tambouriner, il observa Ozvan, sentit ses mains sur sa joue. Il était paralysé, impuissant. Il lui fallait clairement plus. Fuir, peut-être devait-il fuir face à l’homme qui le rendait fou. Peut-être, mais non. Il le voulait. « Moi aussi » réussit-il à articuler. Heureux n’était plus le mot, c’était bien plus.

Quand Oz s’éloigna doucement, l’incitant à le suivre, Basile ne put s’empêcher d’acquiescer un sourire  « Dans ce cas, prenons-le ensemble » fit-il d’un léger murmure. Il s’entendait prononcer les mots, passionné, déraisonné. Face à ce vieil amant, Basile n’était plus ce marchand manipulateur, menteur, charmeur. Face à son désir profond, face à ce passé rassurant, il retrouvait des sentiments qu’il pensait à jamais enfouis et disparus. Doucement Basile apposa ses doigts propres sur la chemise sale du beau brun. D’une seule main, il déboutonna calmement l’immondice. Enlevant sans se presser, les horribles habits que portait l’agréable corps, il prenait son temps, laissant le désir monter à crescendo. Tout en se mettant à l’œuvre, il s’approcha doucement du beau brun, réduisant à néant leur distance quand doucement il vint poser ses lèvres sur celles de son amant. Retrouvant la sensation de ses lèvres sur les siennes, il intensifia sans réellement le vouloir ce contact fort plaisant. Le manque après tant d’année l’avait presque rendu fou. Fou de ce corps.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Dim 14 Fév 2016 - 17:48


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Basile & Ozvan


Et si l'on construisait la vie à l'envers, retournant vers les joies d'antan en annihilant les tourments. Un cas de figure qu'Ozvan ne désirait pas refuser. Ainsi il pénétra dans l'intimité de cet amour finit mais jamais oublié. Puis il s'arrêta fermant les yeux pour bien imprégner cet instant en son corps parcouru de milles fourmillements. Il voulait entendre les pas se rapprocher, plutôt que voir,  pour se replacer dans un jadis ou les mauvais choix n'existaient pas encore. Pour retrouver ce feu ancien, laver aussi des reproches dont il se moquait dorénavant. L'homme du désert aspirait à ressentir chaque émotion au centuple pour en faire un instant inoubliable. Il ignorait la suite, indiquait des pistes à son merveilleux camarade, lui laissant l'initiative du prochain mouvement. Ce qu'il adorait ouïr le son de cette voix lui proposer un bain en sa compagnie. Oh oui marchons vers ce paradis escarpé que leur amenait tant d'années éloignées l'un de l'autre. Se fuir pour s'aimer une fois encore. Ses paupières closes se décidèrent à réintroduire la lumière en sentant approcher Basile. Son parfait opposé. Et le seul qui pour le moment pouvait lui apporter ce dont il aurait besoin. Allaient-ils suivre les voies de naguère ?

Le vagabond ne répondit rien, il devinait cependant ce que devait faire éprouver à cet homme face à lui,et toutes les loques qui recouvraient son corps. Le laissant s'approcher sans peur car il devinait que jamais il ne le forcerait, car tenter de dompter un sauvage tel que lui serait une très mauvaise idée. Il pouvait se rendre sans combat quand il le décidait si on ne le considérait pas acquit d'avance. Le voyageur voulait se laver de toutes les atrocités commises, aussi se retrouver face à cet être ayant gouter à sa jeune peu, pourrait le ramener à plus d'humanité. L’empêcher de s'enfoncer dans la noirceur en compagnie des diables capturant son esprit pour le tordre comme un vulgaire chiffon. Ce moment entraînait le silence ou par anticipation il comptait les gouttes qui rempliraient cette baignoire proposée d'une façon aussi attractive. Il se laissa emporté par le baiser de son ancien compagnon, dans un flot de sensations, qu'il décrétait enterrées chaque jour passant avant celui-ci pour se convaincre d'une froideur habilement simulée devant la plupart des occasions, qu'il se refusait d'entamer pour ne pas sacrifier sa sainte liberté. Mais dans ce lieu toute logique, toute défense, toute contrainte perdaient pied, s’affaissaient, disparaissaient.

En priorité il devait se défaire de cette saleté pour avoir une champ d'action beaucoup plus large. L'effacer, la détruire, conquérir la bataille se livrant tout à la fois en dedans de son être ainsi que sur sa peau. Alors sans doute il pourrait profiter de celui-là sans aucune restriction. L'éclaireur ne protesta donc pas quand ce dernier commença à détacher les boutons, ou ce qui pouvait encore s'y apparenter de sa camisole. Le Rahjak se concentrait sur l'effleurement des mains de Basile, la chaleur que dégageait son corps non loin du sien, il prenait sur lui de ne pas le saisir dans une accolade, ou il pourrait se coller contre lui et fourrer son nez dans ce coup qui promettait une douceur si connue mais ancienne. Cette résistance forçait à une maîtrise de soi qui lui rendait ce goût du vivant qu'il pensait égarée. Cette perception de revenir des enfers ou plus rien ne touchait votre âme. Et cela il le savourait, en redemandait encore comme un enfant dont les caprices ne réussiraient jamais être comblés. Si bien qu'il mélangeait le temps, le baiser, les doigts habiles ...

« Peut-être ...  » réussit-il enfin à articuler d'une voix enrouée alors que les lèvres de son ancien amour qui le serait toujours malgré les aléas de cette satanée existence « que si tu commençais par faire couler ce bain ...  » Car il en fallait pas se leurrer, on prétendait souvent détester ce qu'on avait adorer, mais ce genre d'assertion ne relevait jamais que de la protection. On gardait ses sentiments, on les étouffait simplement comme de la braise pour continuer à avancer sans trainer ses guêtres. Inconciliables ils resteraient mais l'espace d'une parenthèse, ils pouvaient se ré-accorder si chacun le désirait. « je pourrais déjà commencer à m'y assoir et ...  » Il se recula avec douceur non pas pour s'éloigner mais pour éviter que la situation ne dégénère trop vite et qu'ils ne puissent pas en profiter pleinement. Il ne prit alors qu'à ce moment pleinement conscience de sa nudité, mais bien qu'il posséda une certaine pudeur, Oz ne pouvait faire semblait d'être prude. Il ne pouvait prétendre vouloir cacher une vision et un désir que le marchand gardait certainement dans ses souvenirs. Il ne le tentait même pas. Cela donnait plus de piquant à l'aventure « Et tu pourrais commencer par me laver  »


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le Sam 27 Fév 2016 - 14:28
La folie pouvait être représentée sous diverses formes. Tout d’abord une maladie, elle habitait insidieusement l’esprit d’un homme, le rendait animal, annihilant toute moral. Cette folie, destructrice, Basile l’avait de nombreuses fois croisé au court de sa vie. Plus curieux que fou, il ne l’avait jamais été lui-même, il n’avait fait que l’observer chez les autres. Homme réfléchi et pragmatique, il n’était pas de ceux qui se laisseraient avoir par une telle calomnie. Pourtant parfois une folie momentanée le prenait, faisant de lui un passionné refoulé. Ces moments d’égarement, Basile le vivait aujourd'hui, face à Ozvan. Sentant son cœur battre tel un tambour, il dut se rendre à l’évidence qu’il était humain. Basile avait un cœur, des sentiments. Il n’était pas amoureux, mais il ressentait ce besoin pressant de toucher ce corps, cet homme, ce passé. Il ressentait l’envie de ne faire qu’un avec cet être, porteur d’habits forts rebutants. Si seulement Basile ne pouvait voir que ces loques écœurantes et non pas le corps qui les portait. Il n’aurait pas été aussi troublé. Emmenant son doux amant dans sa salle d’eau privée, Basile avait dans l’idée de savourer un fruit actuellement défendu, d’apprécier la chaire d’un être auparavant proche. Pourtant quand bien l’envie de se l’accaparer sans préliminaire montait à crescendo, le couturier jouait sur la retenue. L’homme qui lui faisait face voulait peut-être simplement un bain et si son souhait était uniquement de se démettre de toute saleté, le grand brun n’allait en aucun cas le forcer à davantage. Le temps lui avait inculqué la sagesse. Évidemment, Basile n’était pas dupe. Il sentait que leur désir était commun et il savait que si Ozvan le suivait, l’éclaireur n’était de loin innocent. Baba avait parfaitement compris les signaux de son ami et avait agi en conséquence. Pourtant parfois quand bien même l’envie était grande, l’humain pouvait changer d’avis. Non je ne veux plus. Dans ce cas, il fallait respecter ce souhait.

Pénétrant dans la salle de bain, Basile gardait ses distances, éloignant ses pulsions du bel homme, le préservant de sa fougue. Il aurait pu simplement laisser Ozvan se laver et disparaître sagement pour le laisser dans l’intimité la plus totale. L’éclaireur quand bien même attirant, demeurait un ami, une connaissance précieuse qu’il se devait de garder. Pourtant, s’y attendant quelque peu, il vit Oz réduire leur distance, apposant ses doigts noircis par le labeur sur les joues du marchand, tout en déclarant que Basile lui aussi allait devoir se laver. Une invitation des plus claires pour l’esprit avisé du dandy. Délaissant toute réflexion et retenu, il accepta la suite. Prendre un bain avec ce charmant barbu, quoi de plus agréable. Délestant tous bouts de tissu de ce corps, il s’y prit avec douceur avant de l’embrasser fougueusement. Ne s’occupant plus du reste, il écouta la délicieuse proposition d’Ozvan. Faire couler un bain et s’occuper de son corps, comment refuser ? Le regardant s’éloigner, Basile observa attentivement cette chaire dénuée d’habit. Maintenant qu’il n’avait plus ces horribles tissus, il lui était bien difficile de se retenir une dernière fois. « Je trouve que c’est une excellente idée… » La voix perdue dans un désir incommensurable, il se détourna difficilement de cette magnifique vision pour se concentrer sur la baignoire.

Grand bassin construit en fonte émaillée, la baignoire avait cette allure royale qui correspondait grandement à l’allure qu’empruntait son possesseur. Il n’était peut-être pas correct de l’exprimer ainsi, mais il fallait avouer que le proverbe tel possesseur, tel baignoire s’assimilait assez bien dans cette situation. S’emparant d’un seau en bois se trouvant juste à côté, il actionna le petit robinet se trouvant à quelques centimètres de la baignoire. Avouons-le Basile n’était pas doté d’une technologie dernier cri, mais il avait tout de même trouvé le moyen de relier les sources à son bâtiment. Faciliter la vie à ces doux esclaves, le maitre mot pour préserver leur corps. Regardant son ancien amant se placer dans le grand bassin dénué d’eau, Basile fit doucement couler l’eau tiède du désert sur la peau du bel homme. Prenant son temps, il ne chercha aucunement à bruler les étapes, savourant ce doux pouvoir qu’il avait sur ce corps. Rinçant la peau fatiguée par le sable et les innombrables voyages en dehors de la cité, il l’observait calmement trouvant cette promiscuité agréable. S’emparant d’un tissu facilitant le nettoyage des peaux crasseuses, Basile l’humidifia, tout en y déposant une lotion aux flagrances d’amande et de figue qu’il s’était procuré chez un de ses compères. Un produit qui se voulait luxueux. Frottant doucement la peau d’Ozvan, il tardait sur son torse, sachant parfaitement que très rapidement, il allait s’attaquer à des endroits plus intimes.
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Ozvan Hickok-Cannary
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le Lun 4 Avr 2016 - 20:16


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Basile & Ozvan


Certaines circonstances amenaient à la destruction des autres et de soi-même. L'homme du désert sortait d'un de ces moments ou à l'ultime extrême limite de donner la mort il s’arrêta suspendant son vol, croyant voir cet ami disparu. Les images se succédant à des paroles extirpant une vérité mortelle, il laissa échapper sa victime innocente tout en contemplant le monstre qu'il devenait. Non pas que le vagabond fut un saint, il portait sa part de barbarie dans sa mémoire, mais prenant un tournant différent il restait persuadé qu'on pouvait racheter certaines erreurs. Marcher dans le désert pour un pèlerinage qui ne possédait aucune destination s'apparentait à un suicide. La recherche d'une mort inaboutie, la peur -  enfuie au plus profond de son âme - de perdre une raison  autour de laquelle il bâtissait jour après jour des fondations qu'il croyait solide, l'enfonçait dans ses terreurs les plus secrètes. Être sur le point de rendre son dernier souffle mais se trouver secouru par une main inattendue vous poussait vers d'autres extrêmes, afin de bien célébrer cette nouvelle renaissance que le voyageur espérait fructueuse.


Mais son corps ne parlait pas le même langage, il se trainait comme une vieille machine de guerre en panne de carburant, qui bientôt n'avancerait plus que de quelques millimètres. La Mort, la vie, l'amour, le sexe dans ces moments, tout se confondait, tout s'interchangait comme une frénésie soudaine d'apaiser cette inéluctable fin qui attendait tout le monde, et à laquelle le voyageur venait à peine d'échapper. Oz ignorait la petite révolution qui se tramait dans la tête de Basile mais d'une certaine manière le diapason restait similaire. L'amour avec le couturier s'apparentait à des siècles derrière lui, il ne voulait pas renouer une idylle que tous les deux savaient impossible de par leurs différences. L'éclaireur se croyait d’ailleurs incapable de le revoir, mais une fois face à lui toute colère ou ressentiment tombèrent pour se disperser à jamais aux quatre vents du désert. Non, ne restait que ces corps mêlés, ces moments partagés, cette intimité, douceur, chaleur qui lui faisaient tant défaut à cet instant. Exactement ce qui lui était nécessaire pour recharger ses batteries. Se noyer dans la sensualité, l'érotisme, en boire jusqu’à plus soif puis se relever. Reprendre sa route pareil aux romanichels auxquels il aimait s'apparenter.

Aussi se laissait-il entraîner par son ancien compagnon, tous les deux assez vieux pour savoir qu'il ne s'agirait que de jeu, ou d'un adieu à leur duo mais bien plus réussi que le premier. Oz rêvait, a quoi peuvent songer les Rahjaks dans de tels moments ? Qui pourrait vous le dire, aucun ne viendra le murmurer à votre oreille, le plaisir ils le garderont pour eux. Comme celui de sentir la main de celui en face de lui glisser sur sa peau rugueuse  pour éveiller des étincelles que traduisait son regard quand il releva la tête pour fixer son Homme sans ciller, droit dans ses prunelles. Oz se retrouvait nu, dévêtu, de corps, de cœur et d'esprit, Pour lors Basile pouvait en profiter pour en admirer les réactions ardentes ne s'adressant qu'à lui. L'homme du désert vint s'appuyer tranquille contre le bassine tandis que son beau marchand l'emplissait d'eau. Le Rahjak pourrait presque se prendre pour un empereur romain s'il connaissait l'histoire. Cette idée séduirait certainement moins son compère qu'il couvait d'un regard gourmand. Il trouvait même plutôt adorable le fait qu'il lui prépare son bain avec tant d'attention. D'un geste doux dont le voyageur possèdait le secret il caressa la chevelure sombre de son ancienne histoire.

Il se pouvait très bien d'ailleurs que ce dernier ne l'eut pas senti emporté par son occupation. Puis il pénétra dans cette eau revigorante se laissant nettoyer comme un enfant, fermant les yeux pour savourer toutes les étapes, à la merci de l’affabulateur génial qui à ce moment précis répondait à toutes ses attentes. Alors soudainement il saisit une main qui se voulait inquisitrice. Après un moment d'immobilité il relâcha doucement son étreinte, caressant le poignet, remontant vers le coude. Alors arrivant à l'épaule il empoigna le tissu et le déchira avec force tout en attrapant son amant par la taille, il l'entraina dans l'eau en murmurant à son oreille « Ensemble »


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 13 Déc 2016 - 12:04, édité 2 fois
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le Mar 19 Juil 2016 - 21:24
Amertume était le mot qui décrivait au mieux les sentiments qu’éprouvaient Basile quand il laissait ses pensées s’égarer vers ce passé à la fois trouble, tumultueux mais aussi terriblement passionné. Ainsi malgré une fin de relation difficile, Basile n’arrivait guère à éprouver ne serait-ce de la colère pour ce vieil amant, pour cet homme qui avait réussi à éveiller en lui des sentiments inconnus jusqu’alors. Ozvan lui avait fait découvrir les avantages que pouvaient apporter un homme et inconsciemment il lui avait appris à accepter cette attirance. Une attirance que beaucoup de Rahjaks trouvaient bêtement contre-nature, rejetant les origines de l’Homme, annihilant leur désir au nom de mœurs castrateurs. Basile n’avait donc aucune animosité à l’encontre de son vieil ami et malgré ses loques, le digne couturier pouvait difficilement réfréner ce désir passionné que ce corps provenant du passé provoquait. Le menant dans son antre, Basile lui proposa naturellement un bain, espérant profondément pouvoir le partager en sa compagnie, s’imaginant échanger caresses et intimités, retrouvant quelques instants ce que la vie leur avait accordé, voilà de nombreuses années. Basile l’espérait grandement, pourtant il ne chercha guère à forcer les choses. Si leurs sentiments étaient réciproques, il savait Ozvan assez conquérant pour faire les premiers pas par lui-même. Gardant ses distances, il présenta la pièce avec la plus grande des politesses, lui précisant la gratuité des lieux. Quand bien même il tentait de se montrer calme et raisonnable, il ne pouvait s’empêcher de disperser des signes, prouvant subtilement son attirance pour ce corps si singulier.  

Quand enfin les hostilités furent lancées, il déshabilla prestement Ozvan, contemplant ce corps et ses réactions, savourant un péché qu’il n’avait eu l’occasion d’apprécier depuis bien longtemps. Un péché agréable qu’était et que sera à jamais le corps de cet homme. Doucement, profitant de cet instant précieux, il commença à préparer l’eau. S’occupant d’une tâche que ses esclaves avaient davantage l’habitude de s’acquérir, il le fit doucement, ne cherchant en aucun cas à gâcher le moment présent. Il aurait très bien pu appeler l’une de ses propriétés qu’il savait bien plus à même pour ce genre de tâche. Pourtant ne souhaitant en aucun cas essouffler l’action, il s’y était attelé avec attention. Le seau dorénavant plein, il se rapprocha de ce corps fin prêt au lavage. Prenant tout son temps, il chercha en aucun cas à bruler les étapes, s’appliquant à rendre à cet homme la propreté d’antan. Frottant doucement la peau de l’éclaireur, il mit un certain temps avant de quitter son torse pour se focaliser vers des parties de son corps bien plus intimes. De mouvements calculés, Basile usait d’une légère force, parcourant avec attention ce qui d’ordinaire procurait un certain plaisir. Quand bien même l’affabulateur aimait recevoir, quand il s’agissait de chaire, il pouvait aussi se montrer particulièrement donneur, trouvant un certain plaisir à dominer le corps de l’autre. Laissant court à sa créativité, il fut pourtant stoppé par Ozvan. Les mains s’enlaçant subtilement, Basile recentra son attention sur le visage fort agréable de son ami, laissant doucement ses mains masculines remonter son bras pour finalement atteindre son l’épaule. Quand son bel amant empoigna sa chemise pour le tirer dans ce qui allait être le théâtre d’un ébat fougueux, Basile laissa son corps suivre le rythme, délaissant toute raison. Au bruit du tissu, il y avait de forte chance que celui-ci ce soit déchiré sous la pression. Un méfait qui l’aurait fortement déplu d’ordinaire, mais qui, lancé dans l’action amenait une certaine fougue à la situation. Rejoignant Ozvan dans l’eau naturellement chaude de la cité, ils se laissèrent aller, oubliant au combien ils étaient des adultes raisonnables.

*********************
Quelques heures plus tard,

Somnolant au creux de son lit baldaquin, appréciant le confort d’un matelas qui venait très certainement de subir quelques instants agités, Basile sentait non loin de lui la présence agréable qu’était Ozvan. Appréciant les parties de jambe à l’air, rare était pourtant ceux qui venaient se loger dans l’intimité qu’était son lit personnel. Généralement, le grand couturier préférait les endroits externes, comme un bordel ou le logis de ses partenaires. Ses propres lieux lui appartenant étant le plus souvent réservés à ceux qui méritaient l’accès. Humant la délicieuse odeur d’amande et de figue provenant du bain, il esquissa un sourire en direction de l’éclaireur Rahjak tout en ouvrant doucement ses yeux. Fixant le visage de son partenaire, il finit par articuler d’une voix légèrement endolorie.  « J’avais oublié à quel point il était agréable de te côtoyer »
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le Lun 12 Sep 2016 - 0:26


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Basile & Ozvan

La mort vous donne le goût de croquer dans la vie comme une pomme. Que vous l'ayez désirée ou non. Une fois le pas en arrière fait, il ne reste qu'une envie celle de se sentir vivant, d'autant plus si le désespoir vous ronge encore les os. Pourquoi Oz revint-il vers sa cité détestée qui lui renverrait inexorablement cette vision détestée de lui. Pourtant le voyageur visiblement se détachait de l'homme d'antan. Jadis il croyait fermement en des préceptes qu'il balayait désormais de la main sans une once de regret. Non ceux-là il les gardait pour d'autres occasions, pour ses propres actes, pour sa rage intérieure. Celle qui l'avait conduit à vouloir trouver sa fin dans le désert, même si il ne se l'était pas avoué ouvertement à lui-même. Le vagabond, il prétendait à un coup de folie inexplicable. Mais à part Astrid qui aurait pu venir lui en parler ? Même elle ignorait quand elle le croisa ce qu'il fabriquait exactement. Elle pensait simplement à une trop forte chaleur, un coup de sang ou une bêtise de ce genre. Mais non les voix vengeresses n'ayant pu éteindre leur soif de sang, celui de Laserian, elles en réclamaient un autre : Celui de l'homme du désert.

En les fuyant il tomba sur cet autre fantôme du passé. Celui auquel il ne pensait plus, et toutes les sensations d'alors éclatèrent dans son cerveau. Des envies et des désirs qu'il ne voulait pas combattre parce qu'ils semblaient apaisants. Oui cet homme, Basile, Ce couturier lui tourna bien la tête naguère, mais qu'importait à présent, l'amour restait de cette époque lointaine car on ne peut jamais complétement le faire disparaitre. On prétendait que la haine le remplaçait pour se donner une bonne contenance, on se drapait dans sa dignité d'homme trahi, trompé .. ou pas. Désormais quelle importance? Il voulait simplement effacer ses démons pour quelques instants.  Oublier les tortures, le sang, vivre à nouveau l'extase. Et avec son ancien amant ...

Oui toujours.

Et maintenant le voilà propre. Il sentait bon. Des draps immaculés mais à la fois souillés de leurs ébats le recouvrait à moitié. Oz sentait la chaleur de la peau de Basile contre la sienne. L'éclaireur ressentait un flux passant à travers ce contact qui charriait un tas d'images de leur passé, un peu comme si ils s'y retrouvaient. Et la remarque de l'homme à ses côtés allait tout à fait dans ce sens là.


Ainsi le couturier non content de créer mille merveilles de ses mains redonnait aussi la vie à Oz. Du moins des forces pour continuer, se relever, s'habiller, repartir sur les chemins... Pas tout de suite. Savourer encore cet instant sensuel le gardait dans cette bulle instantanée qui se crèverait à partir du moment ou il parlerait. Alors il se tourna vers son vieil amant magnifique, répondant simplement par des prunelles brûlantes dans les siennes. Oui. Lui aussi. Tranquillement sa main se déplaça de sa cuisse vers celle du Rajhak alangui à ses côtés. Il remonta ainsi jusqu'à la place du cœur prodiguant une caresse douce mais électrique, et s'arrêta sur ce point précis. Il toqua sans rudesse trois fois à la porte de cet étrange organe que l'on rendait toujours responsables des maux et des pleurs que l'on transportaient tout au long de sa vie. Aucune réponse. Malin celui qui s'emparerait de celui là. Il devrait user de subtilité au point que Basile ne s'en aperçoive que trop tard. Et puis il s'assit nu et dévêtu sans aucune pudeur et s'en alla sentir la bonne odeur que dégageait la noire chevelure de l'homme.

« Moi aussi »

Réalité nous voilà ! Quittons le rêve

« J'étais venu pour quelques habits ... »

Mais avant tout chose son estomac le tiraillait. Toute cette activité lui avait ouvert l'appétit. Déjà qu'en arrivant il ne s'était pas nourri depuis des lustres.  « Mais pour commencer tu dois te rappeler à quel point tout ça développait ma gourmandise. On pourrait s'avaler un petit quelque chose avant de retourner chacun à sa réalité »

Ozvan ne pensait pas à la suite, y en aurait-il seulement une ? Il ne voulait que le moment présent, peut être que les réunir autour d'un repas leur donnerait envie de faire des plans, ou non. Le voyageur ne s'en inquiétait pas, ce qui serait ... serait.

Spoiler:
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Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Mar 13 Déc 2016 - 12:05, édité 1 fois
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le Sam 8 Oct 2016 - 20:42
Basile occupait ses journées avec quiétude, appréciant sa vie dûment gagnée. Ainsi il s’évertuait à garder une certaine stabilité et en aucun cas ne venait à sombrer dans une quelconque folie, si ce n’est celles provoquées par une blessure ou par un affront particulièrement mal placé à son encontre. Le pragmatisme imbibant ses gestes, ses pensées et ses actions, il était prudent et observateur, préférant manipuler que frapper physiquement. Il le savait, son empire n’était qu’un château de carte, à la fois stable et solide mais qui par de nombreux aspects révélaient des faiblesses qui pourraient provoquer l’effondrement d’une vie. Des faiblesses qu’il cherchait régulièrement à masquer, usant parfois d’une cruauté sans nom. La bonté et l’amour de l’autre étaient des sentiments qui manquaient clairement au grand couturier. Certes, il pouvait se montrer bon, gentil voire même généreux, mais seulement quand agir ainsi était synonyme d’un retour certain. S’il ne venait à voir aucune utilité en une quelconque personne, Basile ne se faisait clairement pas prier et agissait à sa guise. Bon, le Rahjak ne l’était clairement pas et si Dieu s’avérait être une entité réelle, à la mort du couturier, l’enfer serait très certainement sa première destination. Heureusement pour lui, Dieu n’existait pas et jamais il ne se verra juger de ses actes cruels.

Ainsi de cette douce journée, il se laissa aller au péché, appréciant le corps et la force de l’amant que fut un temps Ozvan. Reprenant doucement ses esprits, savourant cette agréable sensation post-copulation, il tourna son regard vers le beau brun qui logeait à ses côtés. Il y a de nombreuses années maintenant, ils s’étaient côtoyés plus que de raison et ils s’étaient aimés à leur façon. D’une passion qui s’était révélée puissante mais éphémère pour Basile, ils s’étaient déchirés, puis haïs pour finir par s’éloigner de l’autre, apportant la paix. Ozvan et Basile n’étaient clairement pas compatibles et auraient fait de bien mauvais époux s’ils s’étaient entêtés à poursuivre cette relation devenue toxique avec le temps. Surtout qu’à l’époque Basile s’évertuait à se montrer infidèle, courant jupons et pantalons alors qu’ils ne faisaient qu’entamer leur relation. S’adressant au bel homme se trouvant à ses côtés, il félicita leur présence en ces lieux, trouvant bien agréable d’être aux côtés d’une aussi bonne compagnie. Une relation consentante et partagée était très certainement ce qu’il y avait de mieux, même pour l’homme mauvais qu’était Basile.

Ne sachant guère ce qu’habitait son amant, il ne chercha pas non plus à comprendre les raisons de son état déplorable. Ozvan était un homme libre et assez âgé pour agir à sa guise. Il était donc assez grand et responsable pour se gérer sans avoir besoin d’une quelconque aide et s’il venait à en avoir besoin, Basile savait parfaitement qu’il était capable de lui en faire part. Ainsi, le couturier ne cherchait pour le moment pas davantage, préférant apprécier ce que l’éclaireur souhaitait seulement lui donner. Le regard plongé dans celui de cet amant aux formes agréables, il le laissa toucher son corps répondant par de douces caresses sur l’épaule, approuvant silencieusement le geste. Le laissant tapoter son torse, ne comprenant pas vraiment ses mouvements, il l’observa s’assoir pour s’approcher de son épaisse chevelure. « Moi aussi » Lui adressant un regard interrogateur, ne sachant pas s’il allait obtenir une quelconque réponse, il lui offrit par la même occasion son sourire naturellement pincé.   « J'étais venu pour quelques habits ... » Ricanant légèrement, il se releva à son tour, découvrant son corps nu, se délestant du drap dorénavant souillé. « Des habits que tu obtiendras » fit-il simplement, lui adressant un sourire badin. Se posant sur ses fesses, il observa quelques instants la nudité de son ami puis tout en l’écoutant parler de gourmandise et de nourriture, vint poser ses lèvres dans le creux qu’était le cou de son amant.

Se détachant doucement du bel homme, ne cherchant guère à fuir ce rêve agréable, il se leva sans aucune précipitation, restant nu, libre de tout vêtement. « En parlant de gourmandise, j’ai cru un instant que tu souhaitais reprendre nos ébats. Ce qui ne m’aurait clairement pas déplu. » fit-il tout en plaisantant légèrement. S’emparant d’une chemise trainant à terre, il s’habilla doucement, ne se pressant guère. « Ma cuisine offre clairement de quoi nous sustenter des mois entiers. Je pense que tu y trouveras ton plaisir. » S’affublant de son pantalon en toile, particulièrement adéquate face à la chaleur écrasante du désert, il se tourna doucement vers Ozvan. « Je te montre l’endroit ? » Quand ils furent prêts, Basile se dirigea d’un pas nonchalant vers les cuisines, croisant sur le chemin quelques servants particulièrement discrets. Arrivés au lieu souhaité, le « domestique » dont la tâche était de préparer le diner s’effaça à la vue d’Ozvan. Montrant d’un geste vague une table et une chaise, le marchand se tourna vers son ami. « Installe-toi à ta guise ! Que souhaites-tu manger ? Je crois avoir un peu de tout par ici. » Quand bien même il habitait très rarement les lieux, il savait relativement bien ce qui s’y trouver, supervisant avec attention les commandes et les achats de ses esclaves.

Spoiler:
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† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Jeu 17 Nov 2016 - 18:43


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Basile & Ozvan

La douceur des draps l'incitait à une sensuelle volupté qu'Oz possédait bien dans sa peau mais qui ne transparaissait pas quand on le croisait. Le Rahjak ressemblait plus à un Roc sur lequel beaucoup se sentaient tentés de s'appuyer pour ne pas naufrager. Une certaine douceur ne se manifestait chez l'homme du désert qu'envers les enfants. D'autres aussi parfois, tel un être profondément aimé auquel il s'ouvrirait complement - Dansez dansez les illusions -, ou des émouvants désespérés rencontrés sur les chemins cahotiques que le voyageur empruntait, jusqu'à ce que l'infinité de sa vie s'envola. Bien qu'il profita de ce moment intense, l'éclaireur sortait tranquillement de sa bulle, entendant les voix qui le taraudaient depuis laserian bailler dans son esprit. Elles reprendraient  certainement du service très bientôt, mais encore trop dolentes elle sombrèrent a nouveau dans les recoins obscurs de son cerveau. Ozvan ne s’illusionnait pas - ou plus pour être précis - à propos de Basile. Il ne lui demandait pas non plus d'être parfait, si cet adjectif pouvait désigner un seul humain dans ce monde brutal, le voyageur ne le connaissait pas. Ici, momentanément, il profitait d'un parenthèse que son ancien ami acceptait - désirait - lui accorder. Eux ils ne s'emboitaient délicieusement que dans l'éphémère.

Et ça lui convenait parfaitement au Rahjak qui ne désirait pas relancer une flamme qui peinerait à briller à travers l'obscurité. Une étincelle qui déposait un point final au passé, sans amertume, sans attente, sans reproches que le plaisir qu'on s'octroyait comblait parfaitement ses envies. Le présent, seulement lui. Ni le passé, pas encore le futur. Le cours du temps reprendrait quand il sortirait de l'antre du couturier, qu'il retrouverait les rues bigarrées, chaudes, violentes, meurtrières, endiablées de la cité de feu. Pour le moment ils rallumaient cette flamme symbolique en dehors de toute logique pour inventer une relation complétement différente de celle du passée. Celle qui aurait du être. Il savourait ces baisers dans sa nuque, regardait sans honte la nudité de l'homme qui mangea une partie de son  jeune cœur qui se lançait à l'aventure. Peut-être l'enviait-il un peu de ne pas s'encombrer de sa conscience. Ou si peu. A ce moment il chérissait cette différence, qui le confortait dans ses propres choix. Oz renaclait de devoir, un jour,  se battre contre lui, contre les actions du couturier, alors il écarta avec facilité cette éventualité. Parce que dans ce monde de luxe et de volupté elle n'existait pas.

Le voyageur ne doutait pas d'obtenir de nouveaux habits, bien qu'il ne sentait pas l'humeur de se vêtir pour le moment. Tranquillement il s'assit sur le bord du lit comme pour tester sa résistance à quitter cette couche, ainsi que ce corps si accueillant. Voilà qui ne se produisait pas tous les jours lors de ses vagabondages,  mais le Rahjak ne refusait jamais une belle opportunité. Car depuis bien des années il ne s'attelait plus à tenter de former quoi que ce soit. Simplement s'emparer des belles occasions lorsqu'elles se présentaient. Sa vie de nomade ne séduisait ni les femmes, ni les hommes qui parsemaient son chemin, et il ne l'abandonnerait pour aucun. Ou aucune. Puis Ozvan étira les bras avec indolence chassant les idées, qui filoutes, s'infiltraient comme des invitées inopportunes. « Mais ça ne me déplairait pas non plus  » laissa t'il échappé d'une voix rauque et trainante à souhait. Pourquoi ne pas replonger encore un peu dans cette petite bulle ? Alors que Basile enfilait une chemise tout en parlant de ce qu'ils trouveraient dans sa cuisine pour leurs estomacs affamés. Oz s'empara tranquillement d'un drap qu'il attira vers lui, puis le noua autour de sa taille. Pour le moment ça lui convenait parfaitement !

Ainsi recouvert il suivit son amant à travers la maison de ce dernier, aucunement effrayé de croiser l'un ou l'autre domestique - esclave - qui travaillait pour Basile. Oz ne cachait pas ses attirances pour les deux sexes, simplement il ne le criait pas sur le toits. Mais il suspectait la grande "discrétion" de tous ceux qui travaillaient dans l'endroit. Arrivé dans ce lieu spécialement construit pour les papilles, il prit place sur une chaise, le tissu entourant sa taille glissant tout doucement, entraîné par l'attraction de la terre. « Et bien si tu as du pain j'en serais ravi, du beurre quelque chose qui peut se mettre dessus .... Et en guise de désert ça pourrait être toi sur la table  » Avant qu'il ne passa la porte de cet endroit enchanteur pour s'engouffrer à nouveau dans le désert et continuer ses multiples activités mystérieuses ...

Et le reste est Silence ....



THE END
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