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le Mer 24 Juin 2015 - 13:56


Ozvan Hickok-Cannary & Rheygaïa Jakku
OLD FRIEND
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Le soleil frappe sur la cité Rahjak à grand coup de sabre luisant. Il assène ses brûlures aussi sournoisement que le serpent venant de se camoufler sous des centaines de grains de sable, prêt à bondir sur la première once de chaleur passant devant sa langue fourchue. Rheygaïa passe un bras au dessus de ses yeux pour éviter d'être aveuglée par la lumière des rayons du Dieu Soleil. Un peu plus haut, le vent souffle dans les draps blancs qui recouvrent les rues piétonnes afin de leur procurer ombre et fraîcheur dans l'enfer du désert. Sa peau luit au Soleil, recouverte d'huile afin de la rendre plus douce, plus enivrante. Elle sort du bain, luxe que son maître lui offre après chaque client. Et ses cheveux à peine sortis de l'eau sont déjà secs face à la chaleur qui enveloppe le bordel duquel elle s'apprête à sortir.

"Rhey ! Dépêche toi un peu, je n'ai pas que ça à faire !"
qu'il lui hurle depuis son bureau.

La jeune femme se retourne violemment, faisant se soulever sa chevelure dorée qui revient tomber sur sa peau de cannelle. Elle le fixe de ses yeux azurs et malgré elle, sa lèvre supérieure se soulève presque imperceptiblement. Colère. Colère qui lui fait tenir ces propos à celui qui a le droit, et le devoir, de lui arracher la vie si elle faillit.

"Ce n'est pas en me criant dessus que j'irais plus vite." qu'elle lui siffle, petite effrontée.

Lionne. Elle n'a pas peur. Ni de lui, ni des autres. Et sa condition d'esclave, elle ne l'a jamais accepté, la refoulant constamment au second plan. Finalement, elle fait retomber le voile argenté qui sert de porte d'entrée au bordel et disparait dans une énième bourrasque qui agite la poussière jonchant le sol de la rue dans laquelle elle se trouve à présent. La tête haute, elle avance, dévisageant du regard ceux qui osent la détailler du leur. Extrêmement fière, elle détonne des autres esclaves peuplant les rues de la cité Rahjak qui eux, se contentent de regarder leurs pieds. Rheygaïa, elle, marche la tête si haute qu'elle en surplombe presque même les habitants libres. Elle avance d'un pas si décidé qu’on n’ose pas la couper dans sa course. Son corps et sa présence attisent les murmures et les chuchotements. La chaleur, et son "métier", lui font porter des vêtements que beaucoup appelleraient provoquant. Un simple tissu blanc vient plaquer sa poitrine à plusieurs reprises, dévoilant son ventre plat et hâlé tandis que le tissu se noue simplement dans son dos lorsqu'il ne reste plus assez de matière pour faire un autre tour. On devine alors les traits de ses attributs féminins et les regards les plus malsains se posent sur elle à chaque détour. Une jupe longue mais fendue, de la même couleur que ce qui compose son haut, dévoile à chaque pas ses longues jambes athlétiques et surréelles. Sa beauté n'a d'égale que celle des Draghsteel dans leur palais imprenable mais ça, personne ne s'aventurera à le dire de peur de finir pendu le long des murs fortifiant la cité. Rhey avance aussi férocement qu'un félin et ignore les regards, les exclamations, les insultes qui parfois fusent dans son dos. Catin, dépravée, si seulement ils savaient ce dont elle serait capable sans ces chaînes qui l'attendent dans le bordel. Alors là, seulement, ils n'oseraient pas lui crier de telles injures. Mais forte et déterminée, elle continue de fouler le sol desséché et s'avance vers le marché. Son visage est fermé et elle ne rend aucun sourire qu'elle reçoit, conservant ses lèvres plus que pulpeuses pour un tout autre usage. Son déhanché imperceptible affole les adolescents libres qu'elle croise, désole les femmes mûres qui la jugent. Finalement, elle arrive à bon port.

"Mon maître m'envoie récupérer sa commande." elle mord plus qu'elle ne parle, dédaigneuse au possible, appuyant sur le mot "maître" comme s'il s'agissait d'une plaisanterie.

Car Rhey le savait, elle n'appartenait à personne. Surpris, le marchand ne sait même pas quoi dire et lui tend une panière en osier pleine de bocaux. Bouche bé, il ne lui demande rien en retour et Rhey en profite pour s'écarter, ne posant qu'à peine le regard sur le petit homme. Et alors qu'elle s'apprêtait à retourner au bordel, d'un pas décidé et marqué, elle butte contre le torse d'un homme à la carrure démesurée. Immense. Un simple regard haineux lancé vers lui pour savoir de qui il s'agit. Horko, un ancien garde viré tout bonnement des services de la famille royale pour avoir une tendance trop prononcée pour l'alcool. Rheygaïa le dévisage, il est sur son chemin, collé à elle plus précisément.

"Tu es sur mon chemin." qu'elle lui lance, la voix douce mais le ton arrogant.

Il l'ignore.

"Rheygaïa...Jakku." Il titube mais tient bon, trop gaillard pour faillir à une heure pareille. Chacun de ses mots est prononcé lentement mais durement. "La beauté Rahjak !" Il s'exclame plus qu'il ne le devrait, complètement saoul.

"Tu es sur mon chemin, ivrogne." Elle le répète plus fort, plus encore impertinente.

Et il n'apprécie guère. De sa main ne tenant pas l'enfore contenant le liquide précieux, il la giffle si violemment qu'elle en perd l'équilibre. Et personne ne vient à son secours car, après tout, ce n'est qu'une esclave, une demi-âme, un demi-rayon. On s'avance, curieux, mais on ne prend pas part. Rhey pousse un cri à la fois de surprise et de douleur alors qu'elle tombe durement sur le sol poussiéreux de la place marchande. Son panier en osier se déverse par terre près d'elle et instinctivement, elle se redresse à l'aide de ses avant bras et fixe encore plus durement Horko, le visage si crispé qu'on aurait dit qu'elle s'apprêtait à lui sauter dessus et le mordre en plein visage. Fauve.

"Petite insolente ! Esclave ! Comment oses-tu t'adresser à moi de cette manière ? Je suis un garde ne t'en..." Il hurle plus qu'il ne parle, mais elle le coupe, à nouveau.

"Tu n'es plus rien Horko ! Tout le monde le sait ! Retourne dans ta taverne servir de vide enfore au plus offrant." Rheygaïa crache son venin aussi perfidement qu'un crotale et elle le fait sans le quitter une seconde des yeux.

Elle aurait dût se taire, ce n'était qu'une esclave. Elle aurait dût se laisser faire, se faire petite. Disparaitre en s'excusant pour quelque chose qu'elle n'avait pas fait. Un esclave aurait certainement fait ça. Mais Rhey n'était pas n'importe qui. Elle le savait. Trop précieuse pour que son maître l'assassine aussi froidement qu'il avait tué sa mère, elle provoquait chez la majorité des hommes Rahjaks de violent fantasmes que les plus riches avaient l'opportunité de réaliser entre quatre murs dans le bordel qui l'avait vu grandir. Rares étaient ceux qui levaient la main sur elle, pour la plus part, parce qu'elle était trop effrontée et que sa classe sociale -inexistante- ne lui permettait pas de prendre la parole aussi librement. Et la parole, elle la prenait. Acerbe et suffisamment maline pour savoir l'user avec autant d'aisance et de profondeur qu'une personne libre et cultivée. Un vent de surprise s'était levé lorsqu'elle avait sifflé ses dures paroles, les habitants étaient choqués autant par ses mots que par sa condition qui normalement l'en empêchait. Horko était un homme que beaucoup craignaient. Du haut de ses 45 ans, il n'avait pas terminé de terroriser la population de la cité Rahjak.

"Catin !" cria-t-il.

Et le voilà qui levait déjà l'enfore -maintenant vide- qu'il tenait depuis le début de l'altercation au dessus de sa propre tête, prêt à la briser sur Rheygaïa qui prenait maintenant pleinement conscience de la situation dans laquelle son impertinence l'avait mise. Levant son avant bras droit au dessus de son visage pour se protéger du coup qu'il s'apprêtait à asséner, elle attendait sa sentence.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4941 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 0

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le Lun 29 Juin 2015 - 19:23
Une petite fourmi courageuse s'amusait à grimper le long de la nuque du dormeur. Explorant les longs cheveux noirs parfois striés de gris, elle se félicita sûrement d'y trouver quelques miettes de pain. La bestiole s'empressa de ramener ce qu'elle pouvait chez les siens pendant que l'homme du désert s'étendait avec force bruit. Tout courbaturé il ouvrit des yeux bleus métal dont s'échappait une mauvaise humeur évidente. La veille au soir revenu d'un de ses longs voyages, pour oublier plusieurs nouvelles ainsi que revoir quelques têtes,  il s'était invité à la taverne comme à son habitude. Malheureusement les années passant Le rahjak ne tenait plus aussi bien l'alcool. Quelques pintes aidant morphée eut raison de lui. Jamais encore cette situation ne s'était produite. Certains même, au début le crurent mort, mais la respiration sifflante se faisant entendre la plupart des clients, ainsi que le tavernier décidèrent de le laisser dormir. Chacun le respectait sans forcément le comprendre. Comme cette cité possédait aussi son lot d'excentrique tous pouvaient trouver leur place. Cette dernière n'étant pas toujours enviable non plus. Cependant il aurait été une erreur de croire que cet endroit ne regorgeait que de Mercenaire, Esclaves et Prostitués. Certes on en croisait pas mal mais d'autres existaient à coté.


Quand il se releva, il tangua si fort qu'il dut s'appuyer contre un mur. Il lui semblait que son corps entier le grattait alors attrapant un immense seau d'eau il s'arrosa de la tête aux pieds - la fourmi avec art sauva sa vie de justesse -. Réveillé il s'empara de la bouteille qui restait en face de lui pour la terminer. Il ne gaspillait jamais son argent, bien qu'il ne fut pas pauvre, on ne le comptait pas parmi les riches non plus. Sortant de l'établissement avec des remerciements de la tête il vérifia si son cheval se trouvait encore dans le coin. Heureusement pour lui, l'animal l'attendait sagement ayant résisté aux tentatives de vol en se cabrant avec énergie. Certains s'en souvenaient encore. A pied pour s'éclairer l'esprit, sous un soleil de feu qu'il ne connaissait que trop il décida de se rendre chez lui. L'homme du désert suivit par son animal plus fidèle qu'un chien déambulait dans les rues tranquillement. Il ne restait jamais longtemps bien trop occupé par ses recherches extravagantes que ceux de la cité lui passaient depuis son adolescence.  Bien que particulièrement bon combattant il ne remplissait son rôle d'éclaireur qu'à demi. Mais ce qu'il entassait dans sa maison - désormais inhabitable - se révélait utile pour le peuple.  


Son estomac criant famine il décida de faire un tour au marché. Quand il aurait fait quelques achats il se cuisinerait un plat conséquent puis déballerait ses affaires tout en commençant un tri avec ce qu'Oz jugerait disponible pour les autres rahjak et ce qu'il désirait garder pour lui. Certainement il choisirait aussi un bel objet particulier qu'il donnerait à Ahn, la Jeune Albinos, lors de leur prochaine rencontre. Les cris raisonnants de loin lui indiquaient que les vendeurs ne se trouvaient plus très loin.  Il devait encore y avoir du grabuge, il ne se passait jamais une fois sans qu'un incident ne se produise lors d'un de ses retours. Au départ il n'y porta aucune attention car il ne se mêlait que rarement - sinon jamais - des histoires personnelles. Cependant il capta quelques murmures,  puis plusieurs personnes agitées passèrent en courant. Alors il s'engouffra dans la foule pour découvrir ce qui produisait tout ce remue-ménage. Autant dire que le Rahjak se moquait des esclaves comme du reste, il n'y portait pas plus d'attentions qu'aux autres. Il ne les méprisait pas, ne les aimait pas non plus particulièrement et n'en possédait pas. Ca l'aurait géné. Il ne remettait pas non plus en cause leur existence.  Sauf quand il s'agissait d'enfant ou de maltraitance inutile et volontairement cruelle faite devant lui.


L'homme du désert
  appréhenda la situation en quelques instants. Puis l'analysa et décida d'agir en conséquence. Personne ne lui avait rien demandé mais il estima que certains gestes se retrouvaient hors-limite de leur  droit. Ensuite,  il n'avait
certainement pas  envie de traîner plus que de raison sur la place. Toute personne croyant qu'Oz pouvait jouer le rôle d'un justicier masqué ce serait lamentablement trompée. Certes il possédait certains codes mais pour la plupart des gens ils restaient obscurs.

Quand la roche de la grosseur d'une main vint heurtée l'amphore sous la vitesse de cette dernière l'impact fut si fort qu'elle explosa blessant Horko au visage par la même occasion. La tête de la jeune femme - inconnue de lui au premier regard - se trouvait seine et sauve. Rangeant alors son lance-pierre qui était son arme favorite il  il visa alors rapidement une flèche avec son arc qui attérie entre les deux pieds de l'homme légèrement sonné.  L'éclaireur le connaissait de vue mais ne se rappelait aucune rancune à son sujet. Aussi entre eux deux de compte à régler il n'y avait point. Pour Oz l'homme devait simplement ne pas dépasser les limites. Ainsi lui fit-il comprendre en s'avançant vers lui.

« Je serais toi je ne m'attarderais pas ici, tu risquerai de fâcher du monde à mettre la main sur des esclaves qui ne t'appartiennent pas »

Fermement il attrapa l'épaule de son confrère Rahjak approuvé par des murmures autour de lui, puis le poussa de façon à ce qu'il se retire.  Ce dernier mécontent opposa un peu de résistance mais sachant pertinemment que l'éclaireur ne parlait jamais pour ne rien dire Il préféra tirer sa révérence. De plus la réputation de combattant d'Oz ne lui étant pas inconnu, cela pesa fortement dans la balance. Maintenant sur la place, tranquillement chacun repartait de son coté. L'homme du désert tendit une main à la jeune femme pour l'aider à se relever. Il remarqua par la suite les affaires éparses sur le sol. Il ne connaissait pas cette Demoiselle du moins aucun souvenir ne lui revint quand il posa son regard sur elle une deuxième fois.  De plus si cette femme en avait l'habitude elle ne pu détecter une quelconque lueur d'envie dans les prunelles bleues foncées du presque cinquantenaire. iL possédait sa propre vision des autres qui ne s'appuyait pas sur les critères physiques car généralement ils l'indifféraient. De plus si il lui arrivait d'être remué à la première vision - et que de très rares fois -  jusqu'à présent il ne s'agissait que d'hommes. Non pas qu'il n'apprécia pas les femmes mais pour être conquis, tout d'abord il devait apprendre à les connaître. Il ne s'emportait pas pour des passions passagères ou fuyantes. Ou si ça pouvait en donner l'impression c'est que tout ce qui bâtissait la personne le touchait infiniment. Il se pouvait donc que Rheygaia fut la plus belle entre toute - Et là encore pour lui tout était question de point de vue -  mais tant qu'il n'aurait pas connaissance de sa véritable personne il n'en verrait rien. En attendant il se contenterait de la respecter le temps qu'il lui parlerait.

« Je vous ramène jusque chez pour éviter une éventuelle vengeance sur le chemin » 

L'homme du désert ne lui posait pas une question mais expliquait un fait. Devant lui il savait très bien que Horko ne retenterait rien. Mais saoul et hargneux comme il était Oz ne serait aucunement étonné qu'il cherche misère sur le retour de la jeune femme. Non pas qu'il fut particulièrement chevalier servant, d'ailleurs il ne s'enquit pas de son nom, mais il n'aimait les tâches à moitié terminées. A quoi servirait-il d'aider l'agressée si elle venait à se faire ossir au retour. Car lui même n'avait encore fait aucun achat, et il se demandait si à ce rythme il arriverait à rentrer chez lui avant son prochain départ. Après si elle souhaitait réellement se libérer de sa présence pour retourner dans ses quartiers il en profiterait rapidement pour terminer ce qu'il avait prévu de faire. Il n'obligeait jamais personne à supporter sa présence
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le Mar 30 Juin 2015 - 20:02
Elle ferme les yeux, s'apprêtant à recevoir le coup qu'elle mérite surement. Pour avoir été trop insolente, trop fière, trop vivante. Pour avoir été plus que l'ombre que l'on attend qu'elle soit, elle, l'esclave. Mais Rheygaïa le sait au fond d'elle. Elle est bien plus que ça. Elle n'est pas Rahjak. Elle y est née, certes, mais sa mère non et son père certainement pas. Captive dès sa naissance, on lui a imposé ce statut de force. Esclave, elle n'en a ni l'air, ni le comportement et pourtant. Sa vie ne lui appartient pas, n'importe qui a le droit de vie ou de mort sur elle mais personne n'ose le prendre de peur d'être victime de son maître imposant et craint. Et Rhey profite de cette peur pour agir et parler bien plus que sa condition ne lui permettrait normalement. Même là, à terre, faible et exposée, elle ne perd pas de sa force de caractère et de ce feu qui brûle constamment en elle, vestige d'un passé ravagé par les flammes. Alors elle attend cette sentence, cette terre cuite qui ne devrait pas tarder à s'abattre sur ce bras tendu au dessus d'elle afin de protéger son visage, précieux, trop pour être abimé.

Un bruit de casse, un cri de rage, des soupirs d'étonnement.

Tout se passe vite. Les yeux fermés elle n'a rien vu, seulement entendu cet impact puissant qui avait vraisemblablement détruit l'enfore. Quand Rheygaïa ouvre les yeux, ce n'est que pour voir un spectacle dont elle se délecte : Horko, la joue droite en sang, visiblement ouverte à cause d'un éclat de terre cuite qui l'avaient évité elle. Elle pense à sourire mais n'en fait rien, ne dévoilant aucune émotion si ce n'est la surprise sur son visage. Et puis une flèche vient se nicher entre les pieds de l'homme qui s'était alors approché de Rhey, menaçant, la prenant surement pour responsable. Elle s'écarte, subitement, de peur d'être la prochaine à recevoir une flèche entre les pieds et rampe rapidement hors de porté d'Horko qui continue, ivre, de proférer des insultes.

« Je serais toi je ne m'attarderais pas ici, tu risquerai de fâcher du monde à mettre la main sur des esclaves qui ne t'appartiennent pas »

C'est une voix terriblement grave qui se fait entendre par dessus les chuchotements surpris de la foule qui entourait la scène, avide de voir l'esclave se faire, enfin, punir pour son comportement impertinent. Rhey cherche l'homme qui vient de prendre la parole mais ne trouve aucun visage particulièrement menaçant pouvant scier à une telle voix. Et ce, jusqu'à ce qu'elle repère l'ours se frayant un passage entre deux marchands. Grand, grave, imposant et sombre, il s'avance et empoigne fermement Horko, regardant à peine Rheygaïa. Habituée à être fixée comme si elle n'était qu'un bout de viande, elle fronce les sourcils, méfiante de cet homme qui se faisait passer pour un sauveur de ces dames. Il pousse Horko, le surplombant presque d'une tête et celui-ci finit par quitter la scène après avoir lancé un regard méprisant à l'esclave.

"Pense pas que t'es saine et sauve Rhey, l'pense pas !" qu'il lui dit durement avant de tourner les talons.

L'homme lui tend alors une main se voulant rassurante, lui proposant son aide pour se lever qu'elle ne prend pas. Trop fière, trop indépendante pour accepter sa pitié. Elle se hisse seule debout avant de se baisser et de ramasser ses affaires. Méfiante au possible, elle prend quand même le droit de dévisager l'inconnu avant de se redresser, droite comme un piquet, la tête haute, le regard déterminé.

« Je vous ramène jusque chez pour éviter une éventuelle vengeance sur le chemin »

Rheygaïa le détaille du regard une dernière fois, avant de se rendre compte de l'absence de perversité autour de ses propos, de sa personne même. Qu'un homme l'aide sans arrière pensée était chose bien rare pour Rhey qui se méfiait toujours des autres et des hommes en particulier. Finalement, face à sa sincérité, elle s'adoucit et perd un peu de son arrogance.

"Merci beaucoup" lui dit-elle aussi gentiment qu'elle en est capable, humble.

Elle reconnait bien que sans son aide, elle serait certainement si pas morte, gravement blessée. Défigurée même ce qui de toute façon aurait résulté en sa mise à mort. Personne ne voudrait d'une prostituée balafrée. Pas ici du moins. Rheygaïa le dépasse, sa démarche naturellement chaloupée, l'entrainant dans les rues Rahjaks. Et puis il la rattrape facilement et sa présence se fait de plus en plus familière. Après quelques mètres parcourus à ses côtés, elle s'arrête et il continue avant de se retourner d'un air de dire "qu'est-ce que tu fais". Ces yeux océans, cette carrure d'ours, cette barbe mal taillée... Il lui rappelait quelqu'un. Vaguement. Une silhouette familière qu'elle avait vu dans son enfance, un homme au sourire carnassier que sa mère avait présenta à sa fille, âgé de cinq ans. Elle avait joué autour de lui de rares fois. Était-ce vraiment lui ?

"Ozzy ?" commence-t-elle presque accusatrice. "Tu t'appelles Ozzy?"

Rheygaïa se pince les lèvres, attendant cette réponse dont elle était presque déjà sûre. Et s'il ne s'appelait pas Ozzy, c'était surement assez proche de la vérité, se rappelant ne pas savoir bien prononcer certains noms enfant.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
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le Mar 7 Juil 2015 - 17:57
Hors RP:
Ha ha j'étais certain qu'elle prendrait pas sa main !

Le marché continu alors que les curieux se dispersent. Aucun drame véritable n’a eut lieu, alors la foule se désintéresse. Elle aime voir du sang, des cris ou des injustices. Loin d'être parfait, cet homme du désert s'en tient loin car ce ne sont pas ses centres d'intérêts. La plupart du temps, il n'intervient pas. Pourquoi cette fois ? Il ne tente même pas d'y répondre lui-même. Il fait confiance à ses impulsions. La jeune femme sur qui tous les regards s'attardent décide de se lever sans son aide. Il l'aurait parié mais son visage reste de marbre. Après tout chacun fait comme il veut. Il sait très bien ce qu'est un esclave ou une prostituée. Aucun des deux ne l'intéresse. Ils ne les tient pas en moindre estime que les autres. Mais chacun sa place che les Rahjaks. Tout ne lui plait pas, mais ailleurs ce n'est pas forcément mieux. Il évite simplement de participer à ce qui ne lui convient pas. Il se sent détailler des pieds à la tête mais ne bronche pas. Après tout il vient d'intervenir dans la vie de cette jeune femme sans qu'elle ne lui ait rien demandé. Il serait bien malvenu de sa part de ronchonner simplement parce qu'elle le dévisage. Il sent de la méfiance dans son attitude. Une pincée de sourire apparait dans ses yeux alors qu'elle le remercie.

Il pose ses pas dans les siens alors qu'elle le dépasse sans un mot. Il devine que cette femme n'est pas ordinaire. De son coté, il peut sembler lointain ou détaché. C'est ainsi, il lui arrive d'intervenir face à ce qu'il juge comme une éventuelle injustice de son propre chef. Après il ne se lie qu'avec peu de monde. Il n'est pas intéressé par les relations sociales. Si, dans certains cas. La ou le principe hasard se dépose sur une personne qui lui semblera se détacher du lot. Cette personne n'a aucunement besoin d'être belle, riche, insolente, connue ou terrifiante. C'est la couleur qu'émet sa voix qui le trouble.  Cela fait parti de ses bizarreries et des secrets qu'il ne divulgue pas. Suivant la belle esclave il s'aperçoit à quel point elle semble être populaire. Il n'en est que peu surpris vu sa prestance. Se livrant à quelques réflexions il la dépasse sans le remarquer, puis se fige, et se retourne vers elle. La jeune blonde pose une regard étrange sur lui. Qu'a t-il pu faire qui va lui attirer des ennuis se questionne t-il. Mais c'est d'une voix presque accusatrice qu'elle lui demande si il se nomme ozzy.

Ce prénom à existé, mais il ressort du passé, seul deux personnes le nommaient ainsi. A présent on se contente généralement de Oz plus rapide à dire qu'Ozvan. Il la détaille avec plus  d'intérêt, histoire de se rappeler ou il aurait déjà pu la rencontrer. Mais rien dans sa mémoire ne se ranime. C'est qu'il en à croisé des gens pendant plus de quarante ans l'éclaireur. Il devient à son tour un peu suspicieux envahit par les effluves de fleurs et de linges fraîchement lavés qui parcourent cette rue de fortune.



« Ozvan » Finit-il par répondre «Et toi quel est ton prénom? » Car oui il aimerait le savoir, ça éclairerait sans doute un petit coin bien sombre dans  son cerveau. Là ou il à rangé les souvenirs douloureux des êtres perdus ou morts. Il devine que ce qu'il découvrira d'un manière ou d'une autre ne le fera pas sourire. « Il y à plusieurs années j'ai en effet été désigné de la sorte : Ozzy. Ou l'as tu entendu? »

C'est à son tour de laisser la méfiance le gagner. Il n'est pas à l'abri d'ennemis qui pourraient chercher à se venger. Pour des broutilles comme des choses plus importantes. Il ne va pas jusqu’à penser que l'incident était préparé. Heureusement pour La belle Rahjak il ne se trouvait pas dans une des ses crises de l'humeur. Légères le plus souvent mais qui pourraient tourner à la paranoïa. Il reste persuadé que c'est un concours de circonstances. Malheureux pour lui. la seule possibilité qui lui semble viable serait de l'avoir connue enfant. Alors il se rapprocha, rapidement, sans qu'elle puisse réagir, il soulève son menton, plus plonge son regard intense dans le sien. Il cherche des lumières anciennes qu'il à pu remarquées dans ses yeux enfantins. Car eux généralement il ne les oublie jamais. Il la relâche car si jamais ce regard à contenu des étincelles, il n'en reste rien. Des flammes brûlantes remplacent une enfance probablement dévastée. Il recule, respectueux de toutes les douleurs enfuies qui se dissimulent dans cette âme forte.


« J'ai probablement dû te croiser quand tu étais une enfant  »

L'homme du désert à été incapable d'identifier quelle fut cette petite fille. Changée, détruite, reconstruite par les aléas de la vie, elle fait partie des trop nombreuses victimes qui se croisent en ces lieux. Même si son allure défie la vie. Il se souvient de cette femme, brisée, qu'il aidait de son mieux. Pour laquelle il possédait de l'affection. Ce surnom venait d'elle. Une enfant passant par là, devenue femme maintenant l'avait certainement entendu. Mais pourquoi se souvenait-elle de lui avec cette précision ? Que lui avait-il donc fait ?
Hors RP:
D'ailleurs désolé pour le retard, avec la chaleur j'arrivais pas !
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le Jeu 30 Juil 2015 - 9:38
Rp archivé suite au changement de personnage de Rheygaïa (Ozvan) truth never damages a cause that is just. 484338566
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