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† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Mar 2 Juin - 0:23
Silencieux. Immobile. A L'orée des plaines se trouvait là un Rahjak qui habituellement prenait d'autres chemins Pour se rendre ou il le désirait. Il venait de loin ayant voyagé des jours. Il se détendait les jambes, laissant paître son cheval tranquillement. Il avait aimé ses plaines durant son adolescence. Même si pour lui ce n'était pas la porte à coté. Mais les distances ne l'avaient jamais rebutées au contraire. Dans son cas, ça rendait la vie plus palpitante, et selon lui la sienne avait été plutôt bonne. Certes des regrets comme tous il s'en étaient forgés. Certaines des histoires pour lesquelles il s'était enflammées il n'en avait plus souvenance. Par exemple ici, il savait qu'au tout début il devait y avait une raison précise qui l'avait décidé à ne revenir jamais. Et le fait ayant déclenché cette décision avait alors une grande importance. Si bien que jusqu'à maintenant il avait maintenu cette interdiction. Seulement à présent quand il tentait de retrouver ces années là il ne voyait qu'un trou noir. Il avait traversé, vécu et participé à tant de tragédies malgré lui qu'un jour il avait fait le choix de tout effacer. Pour survivre. Pour respirer. Pour voyager.

Mais un événement s'était produit. Sa nièce vivait désormais chez son oncle. Il habitait dans le coin, mais il ignorait ou exactement. Pour cela il devait rompre le contrat passé avec lui-même. Il devait s'assurer que la petite se trouvait entre de bonnes mains. Et que son supposé père comprenne qu'Oz comptait bien faire en sorte que rien de fâcheux ne lui arrive. Il se mit en mouvement, légèrement, tranquillement car rien ne pressait. Il la trouverait et il voulait profiter du paysage magnifique qu'il avait sous les yeux. Il tenait à ses petits moments qu'il s'accordait. Ces rares instant ou il n'était pas obsédé par ses incessantes fouilles ou recherches. Ces minutes ou ses mouvements d'humeur le laissaient libre d'embrasser son unique personnalité. Mais les couleurs restaient toujours. Voilà qu'un oiseau chantait et devant ses yeux dansaient une sarabande de toutes les teintes. Il sourit puis se mit en mouvement, se décidant à pénétrer ces lieux interdits depuis tant d'années. Les naseaux de l'animal frémirent derrière lui avant que de le suivre dans les plaines.

Quoiqu'il advienne depuis tout jeune les nuances de ton se succédaient à n'importe quel moment. Pour cela il croyait que la folie le guettait. Malgré tout ce qu'il avait traversé pour l'instant il restait toujours sain d'esprit. Enfin d'autres le regardaient régulièrement de travers mais il les ignorait. A moins d'une interaction véritablement négative. Et dans ce cas tant pis pour eux. A cette bizarrerie il s'était fait, elle lui manquerait même si elle disparaissait soudainement. Car souvent à travers elle le monde était plus beau. Il n'y avait donc nul besoin de porter sur ses épaules d'anciennes histoires qui le morfondraient. Forcément c'était des broutilles auxquelles il avait réagit comme un gosse. Si d'aventure quelqu'un allait se souvenir de lui, ce ne serait qu'une vague réminiscence d'un passé éteint. Un espèce de souvenir échappé qu'on n'arrive pas à rattraper. Dont on se dit "Ca me rappelle quelque chose" et puis le moment s'estompe. Car depuis les ans tous ceux là avaient du faire ou même refaire leur vie et lui n'y tenait aucun rôle.

Alors il marcha, plus fermement, car il avait vieillit, cette raison qui l'avait retenu s'était forcément effacée. Que pouvait-il déclencher de si terrible en passant la ligne interdite?
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le Jeu 11 Juin - 0:49
Dans les plaines, difficile d’imaginer sous un terrain aussi grand et vaste qu’un ennemi se terre, patient, attendant simplement votre venue, veillant sur le moindre de vos faits et gestes jusqu’à s’emparer de vous. Vous ne le voyez pas, et si vous tournez la tête et tombez nez à nez sur lui, alors il est trop tard. Pas moyen de retracer le temps dans le sens opposé, l’inévitable se présente et plus personne ne peut agir si ce n’est par un affront. Certains des nôtres avaient disparu dans de mystérieuses circonstances ; Franklin en faisait partie. Egaré sur sa route, peut-être sorti du sentier le protégeant. Pour n’avoir écouté, pas prévenu, nul ne pouvait deviner ce qu’il était advenu de lui. Ne restait que l’imagination pour alimenter les scénarios les plus fous, hypothèses fondées sur ses propres angoisses, ses propres hantises, ses propres peurs. La prévention, méconnue sagesse de tout voyageur qui se respecte, faisait constamment partie de mes expéditions. L’oublier, c’était prendre un risque. Depuis quelques temps, je ne voulais pas jouer avec ma vie. Etonnamment, les idées noires disparaissaient à mesure que les jours filaient, et que la lumière semblait s’être installée en mon sein. Bercée dans un rêve utopique, depuis que je savais, il y avait comme une forme d’apaisement, comme un calme étonnant qui sillonnait dans mon esprit. La promesse que le tunnel débouchait sur une sortie pour me faire revivre, renaître. En attendant, et même si l’attente d’un signe sur mon abdomen suffirait à faire disparaitre toutes les craintes, une vague lueur d’espoir venait se manifester. Intimidée, peinant à s’imposer, elle siégeait là dans un coin, patientant jusqu’à ce qu’on la remarque, qu’on la place sous le feu des projecteurs. Lorsque le moment serait venu, je saurais où le trouver, puisque dorénavant j’acceptais son existence et sa présence.
Un bon début vers la guérison. Un premier pas, certainement pas le plus simple, mais pas non plus le difficile. Sur le chemin, bon nombre de cailloux se placeraient en son centre pour entraîner la chute, le retour en arrière. Beaucoup de labeur pour finalement penser à reculer. Non, je devais me battre et peut-être me rapprocher à quelque chose, quelqu’un pour tenir bon jusqu’au bout. Epave disséminée au fond de la mer, je peinais à récupérer les morceaux éparpillés dans les abysses. La guérison demandait de savoir retourner en Enfer pour rapporter ces morceaux de soi cassés, et les réunir tout au long d’un processus lent où la cicatrisation peinait à se manifester.

Nulle récolte encore commencée, je profitais de ce temps où je n’étais pas meurtrie par les poignards invisibles pour me ressourcer et marcher dans ces plaines, face à ces collines verdoyantes ayant bercées mon enfance et mon adolescente. Des sentiers que je connaissais cœur, des coins où se dissimuler sans être aperçu, des cachettes aux mille trésors naturels. Au loin, le voyageur perdu dans ce paysage progressait vers sa direction. Nos chemins se rapprochaient progressivement, et j’eus le temps au loin de distinguer ses traits, sans savoir si ce dernier m’avait aperçue. Familiers, mes pas me rapprochèrent inévitablement de mon passé. Si j’aurais dû craindre cet affrontement avec ces démons d’antan et le moment présent, ce fut avec surprise que je constatais finalement combien cette part de vie avait un goût agréable. Du miel accompagné de fruits de saison, une odeur d’iris en fleurs, de muguet de mai. Un souvenir doux, agréable, intact. Authentique.
Parvenue à sa portée, je me suis arrêtée face à lui. Pas question de simplement le croiser pour ensuite repartir comme si de rien n’était. Combien de temps ? Quatorze ans sans nous voir ? Un peu avant peut-être puisque je n’étais encore qu’une jeune femme naïve, amoureuse, croyant encore que le mariage demeurait la plus belle chose de la vie. A son adresse, un simple moi.

« Toi »

Oui, toi. Que j’ai connu malgré le temps et les années. Dont j’aurais reconnu le moindre de tes traits même sous une apparence encore plus dissimulée. Toi que je ne pourrais jamais oublié, que je n’ai pas pu effacer. Tu as bouleversé mon existence, tu m’as appris ce qu’était l’amour entre deux personnes, qu’ils soient frères, sœurs, amants, époux. Cela fait bien longtemps que cette étincelle semble éteinte, disparue. Tu n’as pas eu le temps de constater les dégâts. Qui sait, peut-être veillerais-je également à ce que tu n’apprennes rien à ce sujet. Comme il est étrange de te retrouver après tout ce temps, comme ça, dans les plaines, là où je t’ai si souvent vu, toujours avec Amaryllis à mes côtés, encore toute petite.
Tu n’imagines pas comme il est bon de te voir. Peut-être me suis-je déjà trahie par ce regard qui t'observe encore, craignant qu'en se détournant, tu disparaisses, redevenant mirage.
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le Dim 14 Juin - 17:15
Sans se poser de question il marchait, profitant du paysage, de l'air vivifiant, des arbres fleurissants, des fleurs sauvages et de sa liberté tant chérie. Au loin, vers lui avançait une silhouette, rien qui soit inquiétant pour lui. Au contraire il se réjouissait de croiser l'éventualité d'un sourire ou d'un bonjour par une si belle journée. Bien que solitaire il appréciait les instants volés à la vie en compagnie de nouvelles personnes ou de retrouvailles inattendues. A tout moment il pouvait rompre le contact, continuer sa route et reprendre sa vie de nomade solitaire. Rien ne l'enchaînait que l'amour de son désert. Il ne pressait pas le pas, son cheval derrière prenait son temps à brouter l'herbe, aussi faisait-il de petits arrêts le laissant accaparer son temps. De temps à autre il jetait un regard vers l'inconnu qui s'approchait ne distinguant pas encore s'il s'agissait d'un homme, d'une femme, d'un vieux ou d'un jeune. Ça n'avait d'ailleurs en soi aucune importance. Rien qui puisse réellement inquiéter sa longue vie immuable ponctuée d'événements qu'il finissait par enfuir dans l'obscurité de sa mémoire.

Pas un instant il ne se serait douté de ce qui s'approchait de lui. Ni maintenant, ni dans un futur qui se dirigeait inéluctablement vers la mort. Il n'attendait rien de la vie alors il se contentait d'en profiter. Ses humeurs à présent brèves et passagères lui embrouillaient si bien l'esprit que de nombreuses déchirures se trouvaient enfuies sous les sables. Pouvant se réveillées au moindre coup de vent lui infligeant la blessures des souvenirs incendiaires et cruels. Il avait beau ne pas s'attacher ses nombreuses années ne lui avaient pas épargnées les déceptions plus qu'aux autres. La preuve en était qu'il ne servait à rien d'éviter les autres, toujours il vous rattrapaient, l'exemple allait être donné de manière flamboyante. La main sur le coup de sa monture qu'il flattait son regard s'attacha légèrement aux traits de l'arrivante dont le pas se figea. Ce ne fut pas tant le visage transformé par les années - Celui d'une femme, pas d'une jeune fille - embelli par ses histoires secrètes, que cette chevelure rousse qui lui donna la réponse.

« Toi » lui renvoya t-il comme un écho.

S'ouvrit alors un raz de marée d'images de leur histoire passé soulignant l'infinie tristesse dans laquelle il s'était retrouvé quand Grâce - Ce prénom repoussa dans son esprit comme un bourgeon trop longtemps prisonnier de l'hiver - décida de se marier à un autre. Toute la douceur, les rires, les plaisanteries, les caresses et mots doux s'étaient envolés à jamais. Il n'avait plus été le même, il s'en faisait à présent la réflexion. Même si il avait aimé follement, restait une retenue, un voile en plus de ses bizarreries empêchant un accomplissement total. Voilà seulement qu'il comprenait pourquoi. Cette histoire non accomplie s'était tapie au fond de son cœur comme une menace récurrente envers tout ce qui avait suivit. menaçant chaque amorce importante de ne jamais pouvoir se diriger vers un conclusion acceptable. Après tout ce temps il ne sentait cependant que la joie de la revoir vivante, ainsi tous les deux après une vie accomplie - il l'espérait du moins - se retrouvaient inopinément au détour d'un croisement. Ses doigts sans le savoir s'étaient crispés sur la crinière de l'animal qui frémit légèrement sous le tiraillement. Il lâcha faisant un pas vers elle

« Comment va Amaryllis? »

Car elle non plus, il ne l'avait pas oubliée, cette petite avec qui il partageait des jeux, qu'il prenait plaisir à amuser. Il gardait en lui malgré une certaine férocité cet amour de l'enfance éclairant son regard d'éclairs de douceur quand il songeait à eux. Ceux-là devenus grands gardaient toujours une place de choix en ses pensées. Mais dans cette simple question s'en cachait milles autres. Ça ne le regardait certainement pas puisqu'elle était désormais mariée. Il se retrouvait un peu empoté à son âge ne sachant quelle serait la meilleur manière d'agir puis comme elle semblait heureuse de le revoir il lui renvoya un sourire franc, clair et engageant. Après tout ils se trouvaient trente ans plus tard, entre eux il n'y jamais eut de mauvais sang. Rien dont il ne se douterait ou qui vivrait dans les images de leur histoire. Il flatta le col de sa bête puis se dirigeant vers son ancienne flamme lui tendit la main. Un baiser sur la joue serait éventuellement malvenu ou trop personnel. Alors il rajouta sans flatterie aucune car il n'exprimait qu'une vérité évidente. Et qu'elle devait pertinemment savoir qu'il n'avait jamais rien eut d'un charmeur.

« Tu es devenu magnifique »

Certainement elle serrera sa main, puis le remerciera et ils passeront leur chemin. Pourquoi voudrait-elle aller plus loin dans la conversation. Des années plus tôt elle s'est montrée très claire, Jamais il ne s'est élevé contre sa décision. Il ne voyait plus de raisons qui l'empêcherait de passer de temps à autre, il ne viendrait pas mettre le bordel dans sa vie, elle devait à présent l'avoir compris. De plus il avait besoin d'un coin pour s'isoler quelques instants. Toutes ces petites bulles remontant dans sa tête prenaient un malin plaisir à buter contre sa poitrine ouvrant de petite failles appelées sentiments.
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le Dim 14 Juin - 23:50
Une simple silhouette pour réveiller votre cœur, appliquer un baume cicatrisant, remonter dans le temps jusqu’aux souvenirs perdus. Ce moment où ils rejaillissent, métamorphosaient votre monde à l’apparence terne en couleurs jaillissant de nulle part. On les croyait perdus, elles revenaient au galop, envahissantes, s’échappant d’une trainée de poussière multicolore. La flamme se ravivait, finalement jamais éteinte, simplement mise sous cloche pour ne pas qu’un souffle de vent ne l’éteigne par mégarde. Intacte et plus puissante encore, revenant d’outre-tombe, manifestant sa présence avec force. Les pensées précédentes m’animant venaient tout d’un coup de s’envoler, devenues futiles, et sans importances. Si j’avais eu des idées noires, une impression d’abandon ou des pensées vides, il sévissait maintenant comme un souffle chaleureux auquel je pensais ne plus jamais être confrontée. Jamais, un bien grand mot que l’on marque dans la pierre quand le temps ne vous rend pas ce qu’il vous a arraché de force. Revenant des méandres de mes souvenirs, voilà que je m’étonnais à sourire, me rappelant ces moments avant toute cette histoire. Epouser un ami d’enfance pour satisfaire les parents, surtout Achim, n’avait pas été l’idée la plus brillante qui soit. Et voilà qu’il reparaissait des années plus tard une fois toute cette histoire effacée dans le sable, mais pas dans ma mémoire me rappelant constamment la culpabilité m’ayant autrefois rongée. Quatorze années pour tout changer, tout bouleverser.
Les mots se perdent, dans la surprise de revoir cette silhouette du passé, je ne sais pas trop quoi dire. Les circonstances de notre séparation ont été tragiques, j’y ai mis fin, contrainte de me résoudre à l’impossible finalement. Qui sait, j’aurais peut-être été plus heureuse à ses côtés qu’à ceux d’Achim ? Inutile de changer le cours du passé, puisqu’Ozvan prenait place dans mon présent maintenant.

« C’est devenu une bien jolie femme. Blonde, espiègle, acrobate, un rayon de soleil quotidien.»

Amaryllis, sans qui mon monde n’aurait plus la moindre saveur, la moindre couleur. Ma petite fille adorée, que je chérissais, surprotégeais plus que tout. A qui j’acceptais maintenant d’accorder de la liberté, pour la laisser vivre et s’épanouir davantage. Puisqu’elle avait grandi trop vite, et que je n’avais jamais eu d’autres enfants à chérir malgré mon envie d’en avoir. Chose qui allait changer d’ici les prochains mois, même si j’appréhendais terriblement les conséquences, craignant de ne pas arriver au terme. Amaigrie, je ne sentais point de ventre pointer tandis que les nausées demeuraient, moins fréquentes et violentes, néanmoins là. Ne me restait plus qu’à faire preuve de patience, tâche bien compliquée.
Magnifique. Que répondre à un compliment pareil ? Je fanais pourtant petit à petit, tandis que le temps me prenait ma jeunesse pour laisser les jeunes roses s’épanouir à leur tour. Mon regard dans le sien se baissa un instant, embarrassé par le compliment. Il me plaçait au centre de son monde, et j’avais oublié cet effet. Pourtant, je me sentais particulièrement détendue, malgré les battements multiples de mon cœur à coups saccadés à n’en plus finir. D’un sourire, je répondis néanmoins par un compliment également.

« Tu n’as pas changé.  »

Même si quelques rides s’étaient gentiment dessinées sous ses traits tirés, il n’en demeurait pas tout aussi imposant qu’à l’époque où je l’avais posée. Dans le temps du bouleversement, j’en avais presque oublié de répondre à cette poignée de main que je trouvais bien trop conventionnelle. Ce n’était nullement ce que nous avions construit par le passé. Est-ce que le temps devait changer notre façon de nous comporter, à tous les deux ? Comprenant la distance, ne l’acceptant certainement pas, je me suis approchée, calmement, mon regard dans le sien. Ma main se perdit rapidement dans ses cheveux à peine grisonnant, pour se perdre derrière son cou. Franchissant la barrière, le fossé dirais-je entre nous, je le brisais d’un éclat, déposant mes lèvres sur sa joue. N’ayant plus le moindre homme pour dicter, j’étais libre de me comporter comme je l’entendais avec n’importe qui. Mes pieds décollés du sol pour tenter vainement d’atteindre sa taille retrouvèrent le sol ferme tandis que je m’écartais de lui, brisant cette proximité entre nous pour retrouver cette zone de confort entre nous. Après tout ce temps, nous devions nous apprivoiser à nouveau. Si une flamme commune semblait brûlée, consumant tout sur son passage pour rayonner, nous avions changé. Le temps, les circonstances ; tout, au final.

« Qu’est-ce qu’il t’amène dans ces contrées ? Où es-tu allé durant toutes ces années ?  »

Pas question de le laisser s'échapper.
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le Ven 19 Juin - 17:43
La couleur bleu accompagnant la réponse de  la  jeune fille devenue femme  s'harmonise avec son cœur. Le rayon du soleil n'a pas allumé cette petite flamme brûlant dans les lieux interdits. La verdure qui les entoure n'explique pas l'apaisement soudain de son esprit. Les naseaux curieux de son cheval soufflant dans son coup ne provoque pas la fraîcheur parcourant son âme. Les mots se bloquent à l'orée de ses lèvres car il voudrait répondre. Dira la joie de savoir Amaryllis sur les pas de sa mère. Pas un instant il n'imagine que la vie de Grâce ait pu devenir tragique. Pour l'homme du désert elle se doit d'être une femme heureuse, entourée du rire de ses enfants, de l'amour de son mari tout au long d'une vie bien remplie. Pour lui elle est reste un fruit interdit caché dans la pénombre de ses pensées labyrinthiques dont  un pan vient d'être soulevé. Elle est comme un oasis qui rafraîchirait toutes ses plaies mais dont l'entrée reste interdite. il sent que ses jambes se dérobent mais il reste bien droit lui accordant un regard franc presque brûlant sachant qu'il ne peut pas rester muet. Bienheureuse monture qui lui permet de prendre appui pour donner le change. Quelques minutes puis il pourra se reprendre.

« Elle à donc tenu toutes ses promesse de petite fille ... Il faudrait que je passe la voir »

C'est idiot ce qu'il dit là, se remémorait-elle seulement de lui ? Et puis ce sont des banalités mais elles empêchent de prononcées des phrases qu'on ne pourraient plus effacées. Trop sérieuses ou malvenues. Le Rahjak en temps normal ne passe par par quatre chemins, ne s'arrête pas au conséquences qui découlent de ses actes, car il estime que les autres n'ont qu'à réfléchir. Cependant les premières aventures sentimentales s'apparentent souvent à de la dentelle fragile qu'on craint de déchirer au moindre faux mouvement. même s'il s'est endurci depuis, la Pikuni tant aimée fait ressortir en lui des cotés avec lesquels il ne veut plus composer. Avec elle. Pourtant il sait que c'est peine perdu, malgré le peu d'assurance qui se ramène bien trop tranquillement à son gout. Cette soudaine affirmation selon laquelle il serait toujours le même lui arracha un grognement involontaire qu'il tente de réprimer. Il ne s'illusionnait pas sur son apparence, n'étant pas coquet il ne portait pas son plus beau costume qui n'existait en plus absolument pas. Les jeunes parfois le traitait de vieillard, mais il s'en gaussait puisqu'il gardait la forme ce qui était devenu avec le temps la chose la plus importante de sa vie.  Alors qu'il se redressait ne voilà t-il pas, il ne sait comment qu'elle se retrouve avec une main dans ses cheveux. Il n'a pas comprit ce geste, il n'a rien vu venir mais il s'est penché de façon automatique pour accompagner ce mordant baiser sur la joue.  

Non elle ne l'avait pas mordue, mais l'impression restait là, car chaque étape qu'elle franchit depuis cette rencontre produit un savant mélange de sensations en son corps qui lui donne l'impression d'être redevenu un apprenti. De quoi ? Il voudrait bien le savoir. Soudainement à la question de Grâce il fronce les sourcils se demandant quelle jeu elle joue. Mais se rend compte aussi qu'il à emprisonné son poignet dans sa main. Elle même ne semble pas s'en être rendu compte et il hésite à le relâcher. Il serait bien tenté par une action folle, là tout de suite. La faire monter derrière lui sur son cheval puis partir loin, au galop devant eux. Mais il faut être deux pour faire une telle folie, jamais il n'imposerait de force une action à ceux qu'il aime. Alors elle. Il la libère enfin, ne s'excuse pas de son geste. Que pourrait-il dire de plausible ? Il ne veut pas remuer le passer alors il préfère se taire au risque qu'elle le prenne pour une fou. Ce ne serait pas la première fois, puis il enchaîne l'air de rien, malgré tout troublé.   

« Je viens voir ma nièce  »  Il reste laconique bien qu'il sache que ce premier amour l'a connu orphelin mais se souvient-elle, il ne souhaite pas l'ennuyer avec des détails superflus. « Toujours dans le coin mais jamais ici  »

Voilà une réponse précise mais non moins vrai, son cœur se perche au bord de ses lèvres, il en faudrait peu pour qu'il déborde, surtout il ne veut pas faire des ronds dans l'eau de Grâce. IL se trouve désarçonné par ses gestes, ses questions en plus de la croiser inopinément. Il ne s'était pas préparé à un tel tremblement de terre, alors il s'accroche à cette vieille certitude que non elle n'est pas faite pour lui, et que oui il ne repassera plus par là pour éviter au volcan d'exploser.
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le Dim 21 Juin - 3:17
Invisible, elle se glissait entre eux, marquant son territoire, les étirant l’un à l’autre sur leurs frontières indescriptibles qui déjà les cloisonnent dans un coin l’un comme l’autre, les empêchant d’approcher. Quelques contacts ça et là, pour retrouver ce qui n’a pourtant jamais été effacé par le temps. Revenant à vive allure, se dévoilant des lambeaux d’antan, quelques contacts, quelques regards suffisent pour qu’ils se retrouvent, éternels amoureux d’un moment. Je ne l’ai pas oublié, malgré ceux qui sont passé, que j’ai aimé à ma manière, pour lesquels il demeure encore des traces de sentiments. Heureux sont ceux qui ont l’occasion de partager l’exclusivité avec un autre, à la vie comme à la mort, à ceux qui croient en cet amour unique, qu’aucun autre ne pourra remplacer. J’ai appris à apprécier, à faire naître quelques fragments de sentiments malgré tout. Briser une amitié pour laisser passer l’amour fut loin d’être une chose simple ; je crois même que c’est la raison qui nous détruisit, nous laissant tous deux malheureux. Trop tard pour avoir des regrets, c’est pourtant eux qui me rappellent ma décision quelques années plus tôt. En mon for intérieur, je sais que j’ai suivi la raison au prix du sentiment, l’écrasant sous la volonté parentale. Ce qui nous a finalement malgré nous brisés tous deux.

Il ne m’a pas posé la question comme une rhétorique. Craint-il seulement ma réponse, affirmant mon bonheur face à lui avec qui j’aurais pu le partager ? Est-il seulement possible de défaire le nœud du passé pour le recoller dans les débris du présent en espérant que quelque chose s’y retrouve ? Trop tard. Comme beaucoup trop de circonstances, de chemins choisis. A l’époque, j’avais écouté, me pliant aux règles, me faisant à l’idée, rangeant mes rêves de jeune fille pour devenir femme et être mariée. Le passé pouvait-il simplement se rattraper et être vécu des années après ? Et son cœur, que lui disait-il, pensait-il de la même manière, ou faisais-je simplement face à un écho de mon propre battement de poitrine ?

« J’ignorais que tu en avais une. »

Je ne savais même pas qu’il passait par ces sentiers, à vrai dire par si près de chez moi, et que jamais il n’avait pris la peine de passer me voir. Respectant pourtant son cœur et ces raisons ignorées, un pincement en ce même organe me prend, à la fois déçu et rappelant également la culpabilité d’avoir avortée une histoire si bien débutée, à la fois belle et innocente. Nous retrouver ensemble, suffisait à rendre les heures à la fois belles et simples, douces et superbes. Sans les baisers, sans nos contacts si souvent rapprochés, j’aurais pu continuer à le voir, le laisser jouer face à une Amaryllis grandissant. Achim ne me l’aurait jamais permis, sa jalousie envers le moindre homme rôdant autour de moi suffisait à le rendre fou de rage, quitte à lâcher les mots durs, puis plus tard avec l’aide de la boisson, poser sa main sur mes joues pour que j’obéisse. Dans cette tourmente, seul Franklin avait été autorisé à me fréquenter, à passer quelquefois, pour finalement s’en aller lui aussi sans mot dire. J’avais trop perdu, j’en avais assez de me laisser détruire. Cette fois, il ne partirait pas sans lui laisser des portes ouvertes : libre à lui de les franchir ou non.

« C’est tout, tout ce que tu as à raconter depuis quatorze ans ? »

Un sourire se fendit sur mes lèvres. Peu bavard, moi non plus. Et déjà je ne souhaite nullement le laisser filer et s’échapper, qui sait pour ne plus jamais revenir ? Ce rayon de soleil ne sortant nullement de mon imaginaire trônait pourtant dans ma tête. J’avais trop perdu pour laisser tomber ce qui pouvait encore allumer une flamme, la faire jaillir et briller. Depuis trop longtemps la mort me tournait autour, pourquoi ne pas laisser cette fois une chance à la vie de marquer sa place ? Comme cette vie naissante en moi, n’attendant qu’un souffle qu’un amour pour vibrer. Celui même que je pouvais donner ou reprendre.

« Cela me ferait plaisir de te voir passer chez les Pikunis. Quand tu veux. Si … Si tu l’acceptes. »

Ma voix a tremblé, serait- ce par crainte d’un quelconque refus ? Evidemment, auquel cas aucune hésitation n’aurait été visible. De vie, j’aurais pu lâcher quelques bribes, mais il ne m’a rien dit demandé pourtant. Taisant les propos, il pourrait penser mon invitation étrange. Peu importe.
On ne peut composer qu’avec le présent, sans jamais regarder en arrière. Modifier notre histoire n’est possible que dans les actes que je n’ai pas encore couchée sur du papier. Que nous n’avons pas encore écrits.
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le Jeu 25 Juin - 19:44
Quelques bourdonnement d'abeilles troublaient le silence intermittant s'installant entre eux par saccade. L'une d'elle tourbillonnant alentour d'un lys capta son regard bleu foncé l'égarant quelques secondes du lieu ou il se trouvait. L'impact de ses ailes frappant l'air semblait soudainement accaparer le moment présent. Soulignant plus encore ces minutes de balbutiements que sont des retrouvailles tardives et imprévues. Au premier son prononcé par ELLE une boule de vapeur avait explosé son cœur lui faisant perdre tous ses repères. Il tentait vainement de se rattraper aux piliers Habituels aujourd'hui étrangement fuyants. L'homme du désert pas un instant ne s'imaginait que son trouble se répercutait juste en face. Comment le Rahjak  aurait-il pu une seul instant soupçonner la possibilité de manquer à Grâce ? Cette rousse rare et précieuse si mal oblitérée de sa mémoire qu'un unique mot  *Toi* enclencha l'ouverture de la boîte de Pandore. Cette ligne il refusait de la franchir. Pourtant tel un athlète attendant le départ, à s'embarquer son corps aussi bien que son esprit le prendraient  sans un regard en arrière. Pas plus simple que la bouillante Pikuni, il offrait cependant un visage à la fois sombre et lumineux induisant l'erreur quant à sa nature profonde. Longtemps avant ce premier amour avait approché de prêt cette flamme brute s'adoucissant au contact des êtres précieux. Il su la garder intacte bien que fragile jusqu'à cette autre. Ce prénom désormais interdit après qui il refusa de ne plus jamais s'engager.

Pouvait-il redevenir cet autre rejeté au risque de déclencher des drames imprévus. Tout ce que Grâce aurait voulu entendre il aurait pu le dire mais se taisait. Indifférent aux mordillement qu'infligeait son cheval à l'une de ses mains réclamant quelques friandises habituelles. Une goutte de sang perla parcourant sa peau mat pour finir dans le gris du chemin poussiéreux. Seule indicatrice de son trouble. Doucement il se reprit lâcha du regard l'insecte pour revenir sur elle. Comme la première fois bien des années avant puis toutes les rencontres suivantes il reprit son souffle cherchant un air pourtant bien présent. Tous ces petits détails qui alors ne lui échappaient pas et qu'il tentait d'annihiler avant leur renaissance.


« Parce que j'avais aussi une petite soeur dont j'ignorais qu'elle avait survécu, adoptée ailleurs. De là cette nièce ... fille d'un certain Solan  »

Faits probablement peu palpitants pour la femme à ses cotés, mais depuis le début l'essentiel empruntait les voies souterraines du non-dit. Cependant elle  connaissait peut-être cet homme ce qui pourrait donner un élan différent à leurs échanges. Il semblait que la Dame posséda plus d'un tour dans son sac puisque elle exprima un avis tombant un peu comme un reproche selon la perception d'Ozvan. Et pourquoi voudrait-elle en savoir plus à part pour le tourmenter? Comment pouvait-il remplir un blanc de dix-sept ans en quelques phrases ? S'amusait-elle à ses dépends comme il le songeait un peu avant. Parce que c'était ELLE il ne monta pas sur son cheval lui faisant un signe d'adieu sans aucun autre propos. Mais la renseigna avec une tessiture de méfiance dans sa voix. 

 
« Parce qu'il serait compliqué de te résumer en trois phrases et que probablement ce serait très ennuyeux à coté de ta vie qui doit être bien remplie  » Il chassa de sa main un mouche intéressée par l'odeur du liquide vermeil en parti séché avant de renvoyer à grâce comme une boomerang « D'ailleurs tu n'as rien raconté non plus  »
 

Évidement puisqu'il s'abstenait de demander ne voulant pas voir la fresque idyllique imaginée pour elle s’effriter sous ses yeux. Trop tard, il venait de poser les jalons qui menaient à la vérité. Qui non dite lui permettait de s'illusionner encore. Son monde au bord de la rupture profitait encore des quelques instants de répit. Ce répit qui se dégonflerait comme une baudruche quand L'homme du désert apprendrait que toutes les frustrations imposées, le suivant à la trace se révéleraient simples mirages. Pour l'instant, fouillant un des sac il en retira une pomme légèrement fripée qu'il lança à sa monture enfin comprise.

« Je ne sais pas Grâce  » lâcha t-il à l'invitation de la Pikuni    « Autant je serais heureux de rencontrer tes enfants, je ne souhaite pas me trouver en présence de ton mari  »   

L'ancien amoureux prit dans ses retranchements s'était vu contraint d'énoncer un refus clair pour ne pas s'infliger la vision d'une famille heureuse condamnant son ancien espoir de bonheur. Il eut souhaité que tout se termina sur quelques civilités anodines accompagnées d'une bonne poignée de main - s'attardant un peu trop peut-être -, chacun repartant dans son espace. mais  par ces derniers mots cela ne serait sans doute pas car probablement voudra t-elle creuser des propos aussi étranges, désobligeants sans doute. Et en lui se trouve ce petit combattant qui se réjouit d'avoir remué les bonnes manières  au risque de se perdre une nouvelle fois.
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le Lun 29 Juin - 23:18
Le retrouver ici, si près de chez moi, si proche, après des années, tout en apprenant qu’il franchissait régulièrement ces terres me laissa pensive. Notre passé avait détruit toute perspective d’avenir, et le présent actuel confirmait avec tristesse ce qui avait été autrefois détruit. Difficile de retrouver sans repenser à tout ce qui avait été perdu lorsque j’avais fait mon choix. L’impact d’une décision pouvant changer tout le reste, modifiant le cours du temps, un battement d’aile dans le cours du temps. Un effet papillon. Si je regrettais ? Certainement y avait-il au fond un pan de mémoire pour me rappeler que mon mari n’avait jamais été un homme en qui j’avais été réellement amoureuse. Nous avions été contraint de le façonner ensemble de passer d’amitié en amour malgré nous, suivant l’accord parental. Est-ce qu’il y avait un sens à ce que les autres façonnent vos relations avec autrui ? Est-ce que cela signifiait quelque chose de suivre un code, un accord donné par votre famille pour lui plaire, tout simplement ? Je pouvais clamer aujourd’hui que non ; forger une mentalité pour suivre la vôtre n’apportera sur le long terme rien de bon. Une prise de conscience que finalement j’appliquais avec Amaryllis. Malgré son handicap, la cloisonner, l’enfermer dans le but de la protéger ne ferait que briser notre lien jusqu’au point de retour. En l’état des choses, ma vie semblait suffisamment morcelée pour que je détruise le lien nous unissant.

Il faisait renaître de bons souvenirs. Doux, agréables, chaleureux. Ceux que j’avais laissé s’en aller refusant de m’écouter. En y réfléchissant, avec le recul des années, dans quoi mes choix s’étaient-ils portés ? La bonne conscience, la douce illusion, la vie parfaite. Jamais je n’avais pris le temps de m’écouter, de me comprendre, finalement de décider par moi-même des couleurs à mettre sur le tableau. Et si je voulais mettre toutes les couleurs sans qu’il n’y ait d’harmonie ? Le multicolore offrait ses charmes. Pourquoi restreindre les nuances lorsque la vie offrait la possibilité inouïe de pouvoir toutes les goûter, les croiser sur le long chemin de notre vie ? La voilà donc l’erreur, celle de barricader un interdit mental avant même d’avoir confirmation de la dangerosité, ou non d’ailleurs. J’avais perdu. Nous avions perdu. Emporté à travers mon choix, il n’avait pas pu changer la donne. L’amour se construit en duo, si l’un s’en va, il ne reste plus rien.
Recommencer, se donner une autre chance. Ce que je voulais au fond, en quête d’une renaissance certaine, pour que les lambeaux éparses de mon existence se rejoignent bout à bout pour s’unir à nouveau. Et si je le brisais à nouveau ? Jamais je ne pourrais me pardonner cet acte. Tiraillée entre mon envie de franchir un pas et de rester en retrait, je demeurais entre les deux eaux, flottant dans l’air, attendant qu’une bourrasque fasse pencher mon équilibre sur un des deux poids de la balance. Là encore, je laissais les évènements extérieurs choisir à ma place. Tu n’as toujours pas compris ma pauvre fille ; non, effectivement.

« Tu n’as rien demandé »

Ses paroles, je les écoutais avec attention, tendant de comprendre l’homme d’aujourd’hui, contraste avec celui d’hier. Si au fond, il semblait toujours le même, l’extérieur le montrait fatigué de ce long pèlerinage qu’il faisait depuis tout ce temps. Un voyageur de passage, allant et venant, puis repartant vers de nouvelles contrées. Je ne l’imaginais pas s’arrêter pour se reposer, pas suffisamment pour ne plus pouvoir repartir. Forcément venait un moment où il reprenait la route, inlassablement. Pour ma part, je ne souhaitais nullement me lamenter, être un bureau des pleurs d’années rudes auxquelles je ne parvenais même pas à aligner une note positive pour dire que je m’en étais sorti, que la vie continuait. Pourtant j’étais en vie. Dans quel état… celui d‘aujourd’hui. Ni plus ni moins. Me taire m’éviterait de tinter mes aventures d’une note de sarcasme, pour ne pas accepter d’avoir été malheureuse et de finalement n’avoir pas su prendre les bonnes décisions au bon moment.
Pour pallier cet imaginaire ligne me faisant inlassablement flotter entre deux mondes, j’avais tenté, posant ma proposition pour ne pas le laisser filer une fois encore. Ne se doutant de rien, s’imaginant que j’avais été heureuse, je répondis d’un sourire éloigné, recherchant un doux souvenir auquel me raccroché. Il y avait pourtant, mais s’ensuivant inlassablement une note douloureuse que j’avais envie de simplement effacer pour cesser de tout gâcher, de détruire même les moments de joie.

« Mon mari est mort. Quant à ma fille, tu la connais déjà. Rien que tu ne puisses craindre. »

Comment résumer quatorze ans en deux phrases. Sans bavure, sans larmes, d’une pointe d’indifférence, le tout saupoudré de pensées suspendues dans l’air, que rien ne les ferait s’échapper par des mots.
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le Sam 4 Juil - 15:35
Cette petite fraîcheur du matin rapidement chassée par la chaleur envahissante commençait à manquer dans l'air soudainement irrespirable. Ou était-ce la proximité de Grâce, si souriante, si lumineuse qui lui coupait le souffle. Jamais il n'aurait imaginé que sa victoire contre la douleur fut si peu aboutie. Comme un océan grondeur dans le lointain elle grignotait avidement son cœur à nouveau. Tout ce dont le jeune homme amoureux pensait avoir triomphé se repointait d'une façon si innocente que lutter se dévoilait injouable. Si cette belle rousse devenue se découvrait l'instigatrice du choix décidé alors, il s'en retrouvait la victime. Leur vision fondamentale de cet amour avorté ne pouvait en aucun cas se raconter de la même manière. Alors il avait accepté, compris - mal -, renoncé - difficilement -, reculé - les pieds ancrés dans la terre -, disparu - Au cœur des chagrins -, pleuré - au pied de l'océan - puis oublié - mais son ombre jamais -. Revenir dans le sens inverse moquerait toutes les difficultés alors endurées. En tenir rigueur à la jeune femme d'autrefois il n'en fut pas capable. Il savait que l'amour ne s'impose pas, il se découvre, parfois se gagne mais il n'obéit jamais à la force. Malgré son origine - souvent décriée - l'homme du désert refuserait toujours de goûter  aux relations nées dans la contrainte. Il ne pouvait que s'incliner si on lui expliquait qu'il ne pourrait jamais devenir l'élu. Ozvan ne  prétendait pas que sa vie s'en retrouvait différente puisqu'il restait maître de ses choix. Mais il ne faisait pas parti de ses hommes aux milles amours, alors forcément une de perdue ne signifiait pas dans son cas dix de retrouvées.

Pour autant il n'endossait pas le manteau d'un saint. Bien que son parcours fut solitaire il ne resta pas toujours isolé en ses pensées. Quelques amours légers, partagés, frivoles mais consentis bercèrent ses jours ou ses nuits. Il s'en trouva un plus profond, douloureux aussi, qui se brisa de par sa nature de voyageur. Alors il ne voulu rien perdre de ses passions désespérant l'autre de ses longues absences. Fidèle pourtant la jalousie de cet âme sœur brisa le fragile édifice de leur relation. Raconter ses amours à la dérive devant celle qui restait un rêve non abouti, trahirait un échec que le Rahjak ne voulait pas exposé en pleine clarté. S'il n'avait su se faire aimer la fierté de conserver une image forte s'imposait à lui. Aussi raconter ses errements, ses folies, ses batailles de chiffonnier pour un objet n'entrait pas dans ses plans. Maintenant après toutes ses luttes intérieures, il pourrait pour une flamme puissante, consentir à modeler son existence selon les besoins de celle, ou celui, qui deviendrait sa lueur.

« je n'ai rien demandé  » répéta t-il à la première personne laissant un infime silence prendre vie avant de rajouter « Parce qu'il me semblait évident que je n'avais plus ce droit  »

Par cette remarque, innocemment, il avouait son attachement toujours présent envers la pikuni. Si le désintérêt eut été son sentiment principal, tous ses petits détails ne profiteraient pas de la faille ouverte dans son esprit, pour resurgir de leurs séjours en apnée profonde. Il répondait comme si son départ datait d'hier. Cette rencontre amorcée sur le bout des doigts d'un coté comme de l'autre, dissimulait des pans des souffrances de chacun, trop personnelles pour venir les exposées en pâture aussi vite.  Aucun des deux ne possédait la carrure d'une silhouette frêle se laissant abattre par ses revers. En apparence du moins. Car aussi forts qu'ils puissent vouloir illusionner l'autre, sur cette plaine ne s'opposait que deux  êtres humains, pas des monstres, pas des harpies, pas des héros ni des assassins. Ou tout à la fois.

La révélation qui suivie - Une anecdote pour la femme rêvée qui l’énonçait - le laissa légèrement dépourvu - bien que la bise ne fut pas venue en cette bouillante journée d'été -. La fondation dressée en l'honneur de la renonciation d'un vie espérée. Pour le bien de celle qui finalement ne la partageait pas, s'effondra comme une marionnette désarticulée. Les questions roulèrent dans sa tête, depuis quand? comment? encore d'autres envahissantes mais mal identifiées qu'il ne posa pas. Trop respectueux encore du deuil de Grâce.  Il fit alors un pas vers elle, posant sa main sur la joue - mon dieu si douce - de celle qui resterait à jamais ce rire joyeux de l'adolescence. Il murmura, avec une douceur peu habituelle, tout en se faisant violence pour ne pas laisser ses doigts explorer le visage de celle qui lui faisait face.

« je suis réellement désolé d'apprendre cette nouvelle et de la perte que tu as subis » sans savoir - Ô vie tortueuse - qu'il en était le responsable « je viendrais juste après avoir rendu visite à ma nièce  »

Puis il reprit ses distances, sachant que jamais il ne dominerait cette envie de la prendre dans ses bras. Laissant la fraîcheur de sa peau à regret. Elle avait tord de dire que rien ne fut à craindre. Au contraire, auprès d'elle il pressentait qu'en acceptant de la revoir à nouveau, il ne serait plus maître de cette magnifique indifférence qu'il aimait tant à afficher en toutes circonstances.
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le Ven 10 Juil - 11:24
Bourgeon doré se développe, grandit, devient, pour ensuite se faner et mourir. Toute cette énergie, c’est la nature qui la met en forme pour lui donner suffisamment de vigueur pour pouvoir se reproduire et perpétrer son espèce. Notre individualisme n’avait pas de sens, ce qui importait n’était autre que la survie des pierres de nos édifices jusqu’à des temps inattendus. Nous cherchions un but erroné d’une quête inassouvie alors qu’elle se trouvait sous nos yeux : devenir immortels sans que même le temps ne puisse nous oublier lui-même. Peu pouvaient se vanter d’y parvenir, les vivants d’hier ne semblaient d’ailleurs plus avoir la moindre existence maintenant que leurs descendants avaient tout détruits sur leur passage. Que restait-il de toute cette humanité construite hormis des cendres et une destruction massive de notre environnement ? Plus grand-chose pour la nourriture, exception faite qu’il fallait la reconstruire.

Cette conversation ne représentait qu’un point dans une vue, une existence infime dans une vie, un rien dans le cosmos de l’infini. Pourquoi accorder tant d’importance à un temps insignifiant, un moment qui finirait oublié comme les autres ? Pourquoi se torturer l’esprit pour une personne alors qu’au fond nous finirions tous dans le même état à l’aube du crépuscule de nos vies ? Aucune réponse ne satisferait à elle seule les élans de l’existence, aucune suffisamment forte pour convaincre toutes les autres de se mêler dans son sens. Voilà donc ce qu’il resterait de nous, une fois nos chemins repris, nos existences reprenant un sens bien différent. Serait-ce du regret qui parsèmerait nos lèvres une fois la décision prise ? Ou simplement la culpabilité nous rongeant pour ne pas avoir tenté de se battre davantage ? Abandonner semblait si simple et pourtant demandait autant d’efforts à fournir que d’avoir le courage d’aller jusqu’au bout. De défaite il n’y avait que pour celui qui ne saurait renaître de ses cendres et se laisserait abandonner par toutes ces forces extérieures l’entourant. A commencer par avoir le courage pour se réconcilier, se retrouver, et avancer à nouveau ensemble. Je sentais Oz hésitant, derrière cette carapace pourtant impressionnante émanant de lui.

« Pourquoi l’aurais-tu perdu ? Parce que j’ai choisi à ta place, cassant ce que nous avions tous deux construits en une fraction de seconde ? Tu l’as toujours eu. Tu l’auras toujours. »

Malgré les circonstances, malgré les vas et viens de la vie, malgré les conséquences, il ne pouvait penser à la place des autres, surtout après tout ce temps. Si j’avais des regrets, si j’étais déçue ne relevait que de mon pressenti, et, là encore, il ne pouvait que se compter uniquement dans l’équation nous liant tous les deux. Par les mots, nous pourrions à nouveau lier quelque chose ; certainement pas comme avant, peut-être autrement, d’une autre manière. Autrement.
Cette distance entre nous ne m’enchantait guère. Déchirant les derniers lambeaux de notre lien, le temps les avait également répandus dans le monde, s’en moquant presque de tout ce désespoir que nous recueillions sur nos épaules. Plus rien ne subsistait désormais, pas même une simple connexion pour nous laisser un espoir, nous laisser quelques minutes tout au plus, y croire. Me sentant quelque peu terrassée par cette envie de tout lancer en l’air, en un coup de vent sec, balayant ainsi la surface sans considération apparente, sans sélection.

« Tu as toutes les raisons de m’en vouloir. Tu peux même me détester, je le comprendrais. Et je ne te contrains pas à passer me voir si… si ça te met mal à l’aise. »

Si tu l’acceptes. C’était ce que je lui avais dit avant. Il n’avait répondu que par une vague hésitation, craignant le pire. Sans mari, sans enfants, ce pressentiment subsistait dans une lente agonie dans son être. De tous ces messages, ces mots, ce qu’il avait dit, je sentais pourtant une hésitation, la crainte d’un pas de trop, d’un chamboulement supplémentaire. Quelque chose, qui semblait-il, le désormais jusqu’à l’empêcher de raisonner correctement. Là ne demeurait aucunement mes intentions et je souhaitais qu’il le comprenne, qu’il en ait conscience.

« Nous avons changé, toi et moi, ni en bien, ni en mal, mais en notre moi actuel. C’est ainsi, et si nous nous laissons tous deux le temps de nous reconnaître, alors peut-être que ce malaise que je sens finira par disparaitre. »

C'était stupide, tellement puéril, comme deux enfants après une dispute. De conflits, il n'y en avait pourtant pas eu, mais le trouble cependant persistait sans que son origine n'en soit décelée. Déclenchée par nos retrouvailles, à la fois brusques et inattendues, elle ne pouvait éternellement s'installer au carrefour de notre relation.
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le Mer 15 Juil - 19:42
Les paroles cristallines sortant de la bouche de Grâce se mêlaient aux odeurs suaves, sucrées, musquées ou même inconnues que recelaient cette plaine emplie d'une vie éclatante. Les mots dansaient comme des petites fées voletant autour de lui, se glissant dans sa chevelure sauvage, coulant dans son coup, envahissant son corps, réchauffant son cœur. Les phrases brèves, ponctuées d'une impatience cachée, chassaient les hésitations, démantelaient les murs, clouaient le bec aux objections. Il aurait pu lui dire que non ils n'avaient rien construit, juste posés des bases depuis longtemps recouvertes par d'autres. Il ne le fit pas. Rien au fond ne l'empêchait d'aller vers elle. Que lui-même. Les émotions loin d'avoir disparues restaient aussi fraîches que des marguerites sous la rosée du matin. Il eut été facile de se voiler la face, de la serrer dans ses bras puis la suivre chez elle. Tout autre sauterait sur l'occasion. Il le savait aussi que la vie n'offre que peu de retour sur les amours perdus, égarés, gâchés mais jamais oubliés. Peut-être était-elle plus courageuse que lui, peut-être était-il plus sensible qu'elle. En dépit des apparences. Il ressentait un danger, une mise en garde, un obstacle de taille autour d'eux mais ne pouvait l'identifier. Le chant des oiseaux accompagnant la couleur des dires de sa rousse retrouvée effacèrent les avertissements de son instinct. Par dessus le reste, Elle, sa monture le poussait de quelques coups de tête dans le dos, semblant dire *Qu'attends-tu?*.

Il fallait que le Rahjak rationalise les choses. Sa tendance à la solitude accompagnée d'un éternel vagabondage le portait à amplifier les événements comme un état de guerre permanent. Ou chaque décision semblait une question de survie. Son silence détonnait donc au milieu de cette cacophonie de sons et de couleurs. Il se sentait submergé d'émotions qui faute de ne pouvoir trouver une sortie creuseraient des petits trous tout le long de son corps pour trouver la liberté. Le transformant en passoire - loque - humaine. Un immense soupir détendit son visage sévère laissant apparaître une éventuelle avancée à la fin de cette route. courte par les rencontres, mais si longe par les années. Il ne pouvait camper sur ses positions indécises, sans se - la - blesser, sans la - se - perdre.

« Pourquoi ? je ne sais pas » commença t-il d'une voix basse mais grave. Le visage baissé vers le sol, il releva enfin la tête posant un regard bleu, profond, métallique finalement dénué du voile d'une certaine indifférence. Au contraire un feu passionné commençait à y prendre vie. Tout comme son verbe qui changea soudainement de sens « Parce qu'en réalité c'est ce que je voulais croire, je savais que te voir me ferait souffrir, même si je voulais ton bonheur, je n'étais pas prêt à supporter cela. Ni alors. Ni maintenant. »

Enfin l’honnêteté pointait son nez. Non pas que l'homme du désert eut menti impunément, simplement il ne comptait pas partager ses sentiments avec qui que ce soit. Ni même la pikuni de son adolescence. Autrement dit Oz se trouvait être un homme non pas possessif mais qui ne partageait pas avec les autres, donc fidèle, loyal, probablement jaloux aussi par moment. Il en avait aimer d'autres après, plus ou moins fort, et il se connaissait Désormais. Il pourrait changer une partie de sa vie pour une autre personne. Pas tout. Il ne ferait d'ailleurs jamais une telle demande.  Mais il lui faudrait une certitude, dans ce monde qui en donnait si peu. le Vagabond n'en obtiendrait pas mais son visage s'adoucit encore alors qu'il souriait à Grâce en toute sincérité. Même on pouvait déceler une petite pointe de joie sur la commissure des lèvres.

« Tu as été honnête ma dou... »  Le voyageur s'interrompit alors se rendant compte qu'il se laissait dominer par ses anciennes habitudes si promptes à revenir. Tapies elles n'attendaient que cette occasion. Jadis il la nommait tendrement *ma douce*. Il ferait attention désormais à ce que ses privautés se tiennent tranquilles, mais il se permit malgré tout de lui prendre la main. « Grâce, tu ne m'as pas menti, je ne t'en veux pas, je ne suis pas fâché, c'est simplement moi qui .... Pour éviter de souffrir ait choisi de ne plus jamais te revoir. je ne suis pas non plus certain que ton mari ait pu voir d'un bon œil ... ma présence  »

Le rahjak n'avait jamais été un grand parleur, mais il s'étonnait de cette soudaine avalanche de réponses tout en les donnant. Étonnamment un soulagement parcouru son échine relâchant enfin ce qu'il portait depuis si longtemps en lui. Qu'un autre certainement aurait jeté par dessus l'épaule depuis des lustres. Il n'avait pas lâché la main de son ancienne connaissance retrouvée. Distraitement ses doigts libres  attrapèrent une mèche rousse tout en la caressant doucement.

« Je viendrais, après avoir visité ma nièce, dans pas très longtemps.  » Tranquillement il repoussa les quelques cheveux roux entre ses doigts vers l'arrière « Elle disparaîtra je te l'assure  » Il porta la main à ses lèvres, l'embrassa avec douceur, la serra contre son cœur puis la relâcha  « Nous nous donnerons le temps  »

Soyez heureux maintenant fleurs, petites fées, oiseaux et papillons, vos distractions ont menées à bien la persuasion des mots et de la vie. Maintenant une brèche était ouverte dans le cœur de l'homme du désert d’où pourraient désormais s'écouler les pleures, les rires, les malheurs, les bonheurs, la vie, la mort, l'amour ou la haine.

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le Lun 20 Juil - 23:46
Peut-on aimer plusieurs personnes à la fois ? Peut-on les aimer au point de ne savoir choisir, ou décider quelle personne nous est le plus cher ? En tous cas je le pense. Diverses formes d’amour nous habitent, et en chacun de nous n’attendent qu’une braise pour se manifester : un regard vers cette personne et inconditionnellement, on sait. Qu’il soit amical, fusionnel, fraternel, maternel, platonique, passionnel ou simplement incompréhensible, l’amour se glisse, tisse sa toile, entrelace les fils les uns aux autres, et lient chaque personne à jamais. Malgré la rigidité de ces lianes, parfois elles se brisaient et souvent définitivement. Difficile de relier les bouts défaits, de retrouver une rigidité à ce fil indestructible qui autrefois sévissait. J’avais une première fois détruit ce lien entre nous, et il s’était retiré. Certainement attendrait-il que je relace les fils, lie les nœuds pour mettre en place fabriquer une nouvelle histoire une page se tournant. Personne ne m’attendait chez moi, hormis un veuvage trop lointain : une page pouvait se tourner. Franklin disparu depuis des mois, aux abonnés absents, probablement mort même si je préférais qu’il soit simplement disparu : ce serait tellement plus simple à accepter. Une autre page pouvait se tourner, même si cette dernière semblait plus difficile que la précédente. Des guerriers disparaissaient régulièrement, leurs corps retrouvés des années plus tard, parfois jamais identifiés.

Au fond je voulais savoir. Cette vérité, ce qu’il enfouissait depuis des années sans les avoir laissés s’échapper, peu importe la raison. Qu’il le dise, le clame, dussè-je en souffrir. Une revanche sur le temps, sur les années qu’il pouvait apporter, qu’à ma demande sa voix pouvait déverser en flots d’amertume. Prête à encaisser, à prendre cette rancœur en pleine figure, j’acceptais d’en assumer les conséquences, responsable de ce qui était arrivé des années plus tôt.
Penser à la place des autres, c’est négliger un pilier de l’équation dans lequel chaque élément évolue. Etais-je vraiment heureuse de ne plus le voir ? Si c’est ce qu’il désirait tout en souhaitant s’éloigner, n’y avait-il pas là un amalgame difficile à satisfaire ?

« Et si mon bonheur t’incluait, malgré les évènements, tu serais resté ? »

Tellement égoïste de lui poser cette question, d’avoir le culot de le faire, de le tourmenter ainsi. Mes mots s’échappaient, incapables de résister, se laissant entrainer dans une danse grondante chargée d’émotions de plus en plus vivaces, incontrôlables. Malgré je conservais un contrôle clair et concis, même si la nervosité reprenait le dessus. Nos petits jeux reprenaient, et cette distance disparaissaient à mesure que les mots, les réponses à mes questions s’entrechoquaient. Enfin je savais ce qui semblait lui brûler les lèvres depuis tant de temps. Autant savoir, effacer cette ardoise d’amertume à nous en ronger le cœur pour écrire une nouvelle page blanche, vide de toute animosité et de rancœur.

Je comprenais sa décision et pourtant je la regrettais, comme celle faite quelques années plus tôt. Une erreur, pour satisfaire la famille, pour accepter un arrangement voué à l’échec. Un mariage avait suffi pour détruire l’amitié entre Achim et moi et laisser l’amour obligatoire nous grignoter tous deux. Sali et souillé, ne restait plus grand-chose de ce que aurait pu nous laisser heureux. Si seulement nous n’avions pas été mariés.
Il viendrait, il l’a promis. Et c’est ainsi qu’il repartirait, dissipé par le vent, une poussière s’envolant vers de nouveaux horizons. Allait-il seulement revenir un jour, ou n’était-ce qu’une fourberie supplémentaire pour éviter de souffrir à nouveau ? Autant ne pas gâcher l’instant par des paroles aussi vilaines.

« Nous nous sommes donnés trop de temps. Je ne sais si cela se réparera un jour, si les morceaux se colleront, ou s’ils s’évaporeront. Et je ne veux pas savoir de quoi demain sera fait »

Je ne veux pas. Je n’attends pas, je l’ai assez fait. A sa portée, l’empêchant de se dérober une fois de plus, de s’en aller sans un mot pour rejoindre ses affaires et sa vie, j’ai agrippé ma main à son épaule. Franchissant d’un pas de danse la distance nous franchissant, mon index accompagné du majeur se glissèrent sous ce menton touffu pour l’amener jusqu’au mien, laissant mes lèvres se déposer contre les siennes. Sans lui laisser, je terminais le geste, prenant un temps atemporel pour ensuite reculer. Déjà terminé. Furtif, une fraction de secondes dans une vie. S’en souviendrait-on à l’avenir, aurait-elle la moindre importance par la suite ? A quoi bon se faire des idées, penser à plus tard quand maintenant se plaçait à notre porte ? Nous verrions bien, à notre prochaine rencontre.
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Ozvan Hickok-Cannary
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le Mer 22 Juil - 18:40
L'édifice s'ébranlait, mais pas les bases, pas encore. Tout ce qui l'entourait, le ciel, les arbres, les pierres, les oiseaux, les insectes, les fleurs, les sable, les quelques vieux loup l'accompagnant parfois, tout cela faisaientt parti de son quotidien, de sa vie. Depuis bien avant elle, ce lien se bâtissait. Elle. Grâce. Quand il s'en alla, des années auparavant, le cœur lourd, il s'accrocha à eux, il se rebattit en fonction d'eux, il ne pouvait, en aucun cas, et dans n'importe quelle situation en faire abstraction. Ainsi par leur soutient, en ce moment, il restait debout. Le pire c'est que le Rahjak ne comprenait pas d’où venait cette soudaine question. Pour le moins imprévue. Pourquoi son bonheur l'aurait-il inclus alors qu'elle choisissait un autre ? Oz ne se compliquait pas la vie avec les sentiments, s'il avait du hésiter entre deux personnes, il serait parti. Car il en aurait conclu que le véritable amour, pas une seconde, n'eut hésité. Les convenances il s'en fichait. Ça ne l'atteignait pas. Depuis longtemps il avait décidé de vivre ses passions sans en  répondre à personne. Pour les femmes. Pour les hommes. Il ne donnait à quiconque aucune explication sur ses penchants, ses goûts, puisque ça ne regardait que lui et l'autre en question. l'éclaireur savait pertinemment que la plupart des hommes fonctionnaient autrement. Mais il s'en moquait. Pas une seconde, la belle rousse n'avait évoqué un arrangement quelconque pour ses parents. Il la croyait rebelle et libre. Son désir se portait alors sur un autre, il ne se battait jamais contre la vie qui s'imposait. Les mouvements du cœur pour lui étaient sacrés.

Que cherchait cette femme hors du commun exactement, que voulait-elle trouver entre les mots clairs - il lui semblait - énoncés, et la promesse de revenir. Le vagabond ne pouvait en dire plus, il dépassait déjà ses limites. Un image ayant parcouru plus d'une décennie avec lui ne pouvait se briser en une minute. Lui n'osait pas. Son amour adolescent, passionné, il l'avait porté très haut dans le ciel, alors pour lui, elle était devenue intouchable. Forcément, elle appartenait à un autre. Oui si Oz était resté, il aurait sans doute pu savoir les tenants et les aboutissants des mystères qui se dérobaient sous ces pieds. Tout son être se raccrochait à la nature environnante pour ne pas sombrer dans cet univers d'espoirs et de déceptions, que le rahjak ne voulait plus fréquenter. Bien sur, qu'il voulait la pikuni heureuse, mais pas aux dépends de lui même. Alors qu'il cherchait ses mots, elle en prononçait d'autres , ne laissant pas l'homme du désert la rattraper dans sa course. Comme un geste désespéré, elle l'embrassa alors.

La faille étant ouverte, il fut prit en traître. Comment aurait-il pu résister au goût de ses lèvres à la fois salées et parfumées par l'air environnant. Alors qu'elle reculait, Oz l'encercla de ses bras, la serrant contre lui, la soulevant presque de terre. Non il n'y avait rien de forcé, à tout moment elle pouvait s'échapper, reculer, refuser. Le Voyageur répondait à ce furtif baiser par un geste plus passionné. Parce que cela le représentait complétement, même si il n'en faisait pas état. Tâchant de communiquer à travers leurs lèvres réunies, tout ce qu'il exprimait si mal en temps normal. Non ce n'était pas qu'un simple baiser, mais un message codé se transmettant du Vagabond à la rebelle. Saurait-elle le décrypter ? La passion se transforma tranquillement en tendresse, avant de relâcher son accolade tout en laissant une des mains sur sa hanche.


« Certes avant je l'aurais fait » Brisant le silence, l'homme du désert  répondait à cette première question l'ayant tant bouleversé. Comme toujours il se voulait le plus honnête possible avec Grâce. Au risque de lui déplaire  « Mais je ne peux imaginer que désormais tu souhaiterais que je souffre pour ton simple bonheur ? Alors peut-être que j'essayerais, mais si cela devenait trop douloureux, je m'éloignerais. » Puis Oz rajouta comme s'il devinait ses doutes « Je viendrais »

Certes Oz n'avait qu'une parole, il pourrait le jurer autant qu'il le désirait, si cette femme se persuadait qu'il voulait se défiler, il ne possédait pas le pouvoir de la rassurer au delà de sa parole. Elle demandait du temps, elle ne voulait plus attendre, elle semblait quelque peu perdue au milieu d'une tempête que le Rahjak ne pouvait apercevoir. Ils n'étaient visiblement pas passés par les mêmes épreuves, et si, lui, semblait avoir trouvé un quelconque apaisement. Il sautait aux yeux que ce n'était pas le cas pour la rousse flamboyante qui se trouvait à ses cotés. Alors il posa quelques doigts légers sur sa joue, se pencha vers elle, le regard bleu métallique intense, et murmura en y mettant  toute cette bouillante âme qu'il cachait sous ses atours de vagabonds


« Je viendrais, si tu n'étais pas là, je t'attendrais, et s'il fallait te retrouver j'irais jusqu'au bout de la terre »
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le Ven 24 Juil - 20:44
Il y a dans notre existence des codes, des règles, fondamentales pour régir ces pulsions qui toujours nous prennent au cou, presque par surprise, pour simplement mieux nous surprendre. Ces limites nous empêchant de braver l’interdit se placent sur notre chemin par une société déjà mise en place : ainsi, l’adultère est une chose mal vue par ma tribu, tout comme celui qui ne cesse de se marier pour mieux se séparer de sa précédente épouse, perpétrant un cycle néfaste. Ces règles se placent dans notre respect de l’autre, dans la tolérance… toutes ces choses nous faisant clairement comprendre que la liberté s’arrête lorsque commence celle des autres. A la mort d’Achim, mon cœur chagriné s’est emmuré, empêchant n’importe qui de franchir des barrières impénétrables ; le temps les avait ensuite progressivement effacées, me laissant le droit d’aimer à nouveau, d’enfin accepter Franklin, dernier rempart de mon équilibre fort instable. Désormais disparu, plus rien ne semblait m’arrêter, comme si toutes les règles semblaient s’être volatilisées, comme si plus rien ne pouvait contenir ces pulsions, ces envies irrésistibles, n’attendant qu’un claquement de doigts pour se libérer au gré de mes fantaisies. Ce que je voulais ? Je ne savais pas. Instable, acquérir un peu d’équilibre pourrait faire pencher la balance en faveur d’une potentielle stabilité ; à la vérité, peu importait maintenant. Ne devant plus de comptes à personne, libre comme l’air, il y avait comme qui dirait un sentiment de libération s’échappant des barreaux construits. Malgré tout, le premier venu ne ferait plus partie des options ; pour avoir tenté l’expérience une fois, il n’était pas question que cela recommence.

Qu’avais-je dit plus tôt, de nous laisser le temps ? Pour finalement changer d’avis, jetant mon dévolu sur Ozvan sans pouvoir me l’expliquer moi-même. Etais-je simplement en train de me faire pardonner mon geste marquant nos vies une décennie plus tôt ? A moins que l’idée de le laisser s’échapper m’apparaissait comme absurde au point de laisser cette pulsion m’entrainer vers l’objet de son désir ? A vrai dire, je ne saurais expliquer ce qui me prit, me laissant emporter par un tourbillon dans l’instant présent. La suite, je ne songeais à y penser, incertaine de prendre un risque par un engagement avorté par la première pluie. Avais-je envie de cette vie de vagabond ou bien préférais-je aspirer à la tranquillité d’une vie paisible ? Ce que je désirais, ce que je voulais se plaçaient sur le sentier de mon chemin sans savoir si je devais envisager l’option ou me retrancher dans ce qui m’apparaissait comme familier. Je représentais cette épave partant à la dérive, qui malgré tout tentait de s’accrocher à un souffle de vie pour continuer, avancer. Le geste passionné de l’homme, en écho à son timide appel, ralluma une flamme autrefois éteinte par une décennie sur un sentier contraire à celui qui aurait pu nous rendre heureux. Peut-être. Trop tard pour tenter de revenir sur des pas bien trop éloignés. Ne restait que l’instant, éphémère, pour bâtir une dernière quelque chose. Après, il serait trop terre pour reconstruire sur l’argile déjà cuite.

« Si je suis la cause de ta souffrance, alors il est préférable que tu ne me revois plus »

Je lui ai brisé le cœur. Qu’est ce qui pourrait m’empêcher de recommencer, et, par mégarde, briser les derniers fragments, fragiles, lui restant ? Personne ne devrait connaître ce que j’avais vécu. Ce malaise, cette chute, ce sentiment vide vous traversant, sans en comprendre l’origine, la raison ou sa venue. Simplement là sans pouvoir la chasser, sans pouvoir couper les racines la maintenant en vie. Pour ne pas comprendre sa présence. Si j’étais un fardeau pour les autres, alors je ne souhaitais plus m’approcher, et retournerai à cette vie solitaire qu’aujourd’hui je tentais de fuir. Toute en contradiction comme toujours. La mer n’est-elle donc pas capricieuse elle aussi, lançant ses vagues sur la berge pour ensuite s’en éloigner ? Attirée par cette terre promise sans jamais trop s’en approcher, indomptable et fière, ses sentiments lui appartenaient pour toujours, libres de s’exprimer ou de se taire, pour celui qui n’écouterait pas, ne souhaiterait plus d’elle.

Comme un coquillage, je tentais la fuite, voulant déjà partir de cette position inconfortable, me ravisant déjà pour un geste que j’avais pourtant voulu. Sans doute cette culpabilité montante du passé se manifestait, écho d’un regret. J’avais pris le mauvais chemin, subit les conséquences derrière, en laissant visiblement les moments joyeux, heureux au fond d’un placard. Face à cette déclaration soudaine, inattendue, un pâle sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je baissais le regard par gêne d’être placée au centre de son attention, ou de retrouver une certaine importance.

« Je ne veux pas refaire partie de ton monde, si je… si je te fais du mal. »

Que pouvais-je dire d’autre ? Le pousser à rester malgré tout ? J’avais assez vécu d’un mariage fragmenté de lambeaux par notre tristesse muette pour que cela n’arrive avec quelqu’un d’autre. Si mes doigts détruisaient tout ce qu’ils touchaient, je ne voulais pas prendre le risque de faire ce bond vers l’inconnu. A la sortie du tunnel, il ne devait pas y avoir de désespoir ou d’amertume. Seulement de l’espérance et un bonheur inattendu.
† Hell Ain't Civilized †
Ozvan Hickok-Cannary
DATE D'INSCRIPTION : 27/05/2015 PSEUDO/PRENOM : I MULTICOMPTES : My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam MESSAGES : 4887 CELEBRITE : Anson Mount COPYRIGHT : AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette METIER/APTITUDES : Eclaireur & Orientation & Combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 47

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le Dim 26 Juil - 17:16
Tranquillement le soleil descendait de son piédestal, faisant avancer le jour vers sa fin, bien que la lumière fut encore chatoyante. Le temps, court ? Long ? semblait suspendu pour quelques moments. Un papillon s'égara, voletant entre eux, dans le même instant qu'Oz senti se raidir Grace, comme esquissant un retrait en arrière. Il retira sa main, n'ayant jamais forcé les choses. Sachant par l'expérience que le faire menait inévitablement à une catastrophe. Libre depuis longtemps, Le rahjak ne se posait plus les questions qui semblaient hantées la jolie tête de Grâce. Leurs choix, si différents, chacun ignorant le parcours de l'autre, soulignaient davantage encore leurs caractères opposés. Elle la mer, Lui le roc. Les hésitations de la pikuni ne l'agaçaient pas, depuis longtemps l'homme du désert avait renoncé à s'obstiner sur ce qu'il ne pouvait contrôler. Les sentiments. Ça pouvait s'apprendre, grandir, se forger, mais jamais se forcer. Le papillon se posa sur la main du Rahjak, il la retira, libérant ainsi son amour adolescent. Levant sa paume pour admirer l'insecte à travers la clarté des rayons. L'homme du désert pendant les moments les plus intenses trouvait toujours le temps pour admirer la beauté de la nature. Le papillon s'envola, le regard souriant se reposa sur le visage indécis de celle qu'il avait aimé. Qu'il aimerait toujours, car jamais le voyageur ne pourrait haïr une personne à qui il avait donné son amour. Simplement, si la communication ne pouvait plus se faire il s'éloignerait.

« Pourquoi une telle interprétation ? j'ai peut-être souffert oui, et je souffrirais sans doute encore, mais pas forcément par toi. Ce que je voulais simplement dire, c'est que ...  » Indocile l'insecte réapparu à nouveau dansant entre eux, alors que l'éclaireur cherchait ses mots  de façon à exprimer ce qu'il ressentait au fond de son être. Le plus correctement possible, sans emballement intempestif du cœur « Une relation ne devrait pas être destructive, on ne devrait pas demander à celui qu'on aime de souffrir pour soi, il peut le décider néanmoins de son propre chef ... il serait dommage dès le départ que la douleur définisse une relation. Le soutien de l'autre me semble une meilleur option  »

Étonné lui-même par tant de paroles, le vagabond, ne maîtrisait pas la soudaine dextérité de sa langue. Le Rahjak ne s'exprimait pas souvent, ni beaucoup, simplement quand ça lui semblait nécessaire. Et dans cette occasion, ou il aurait pu se sentir un peu démuni face aux étranges revirements de cette femme perdue puis retrouvée, il pensa important d'expliquer les propos qu'il avait tenus. Loin de lui d'imposer une quelconque façon d'agir, pour le moment, ils ne faisaient que se parler. Une visite avait été évoquée, puis du temps, puis un baiser, maintenant la souffrance. L'homme du désert se demanda si garder ses distances ne serait pas la meilleure des choses à faire pour l'instant. Il refusait qu'elle se laisse encore aller à une impulsion qu'elle puisse regretter ensuite. L'évidence se montrait petit à petit, la vie l'avait malmenée, mais comment ? qui ? quoi ? Le voyageur n'en avait aucune idée. Peut-être qu'il faudrait y remédier alors, pour éviter que le mot souffrance ne se pointe à chaque phrase.  

« Avant que de prendre une décision aussi catégorique, j'espère que tu m’accueilleras quand je frapperais à ta porte, ainsi prépare moi quelque chose de bon à boire, et tu me raconteras tout ce qui s'est produit dans ta vie pour que je puisse avoir une vision entière de toi.  »

Intentionnellement il avait sauter par dessus l'obstacle. Le vagabond ne s'exemptait pas de multiples défauts que la jeune femme ignorait de son coté. Par honnêteté, il se devrait de les évoqués aussi. Elle ne retenait que le jeune homme joyeux et amoureux de l'époque. Mais les humeurs, son besoin d'amasser, ses hallucinations restaient ignorés. Maintenant n'était sans doute pas le bon instant pour se décharger. Il le ferait, de son coté, quand il la retrouverait. A coté de lui sa Elle, sensible, perceptive de certaines tensions lui mâchouillait le tissu de sa chemise. Il lui tapota la tête avec douceur pour qu'elle arrête.

« Et de mon coté je te dirais tout ce que tu ne sais pas, et c'est peut-être toi qui ne me voudras plus dans ta vie  »

Oz aurait pu sembler indifférent mais non. La faille demeurait. Mais le retrait de la jeune femme, l’ensevelit au plus profond de lui. Le rahjak connaissait les techniques d'auto-protection à la perfection. Grâce par magie avait effleuré la surface, provoqué des mouvement inhabituels, presque une peur panique. Dorénavant pour retrouver cela il faudrait creuser. Prouvant à cette âme insolite qu'il ne s'agissait pas que d'une passade. Esprit peu fait pour les jeux du chat et de la souris, quand il s'agissait d'aimer, le voyageur se montrait aussi inébranlable qu'un immense pilier, mais ce n'était qu'une illusion. Trop instable par ses humeurs, il ne pouvait répondre à de tels remous sans s’effondrer, par conséquent son armure déjà épaisse, venait de se renforcer.
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