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le Lun 13 Avr 2015 - 20:52



Everybody
Mitch Albom wrote:"Death ends a life, not a relationship"

L
a tension monte les menaces fusent et les agressions ne tarderont pas à suivre. Du coin de l'oeil j'ai vu la Blanche s'enfuir comme chaque fois que ça crie, je lui envie cette faculté qu'elle a à éviter les conflits, même si elle ne voit probablement pas ça ainsi et si certains la croient juste faible et influençable. Je reprends la parole, sans prêter attention à ceux que cela dérange, tant pis pour ceux qui n'écoutent pas, ou tant mieux peut être, après tout je prêche une voie qui ne les attire guère.
    

▬ « La chasse aux sorcières a commencé avant que l'on accuse les nôtres. Les  êtres du ciel ont peut être tué Ed ou peut être pas. Leur déclarer la guerre ne répondra pas à la question, ça n'apportera que mort et désolation. Certains parmi vous sont peut être capables de tuer des gosses froidement et sans état d'âme, ce n'est pas mon cas. Je veux voir couler le sang du coupable, je le ferais, avec plaisir, couler moi-même. Mais seulement le sang du coupable. Si c'était Hestia qui avait tué un Ed, parlerait-on de déclarer la guerre à toute sa tribu ? De marcher sur les terres Calusas armes en main pour les exterminer jusqu'au dernier, enfants compris ? »

Je regarde Hestia un instant, l'assurant d'un sourire que je n'ai utilisé son nom qu'en exemple et que je ne la crois pas un instant coupable. Les êtres du ciel sont des coupables idéals en cela qu'ils nous sont inconnus. Difficile de déclarer la guerre à ceux avec qui l'on festoie trois fois l'an, ceux que l'on croise régulièrement, ceux avec qui l'on partage le pain et le vin. Mais les êtres du ciel ils sont inconnus, nouveaux, ils ont débarqué sans prévenir, sans avoir la politesse de se présenter, ils  ont des coutumes qui nous sont inconnues, ils descendent de ceux qui se sont enfuis, ceux qui ont abandonné nos grands parents, ceux que notre histoire nous a appris à haïr, à mépriser. Ils font des cibles idéales et si ce n'était leur jeune âge ils n'auraient pas survécu une semaine. Mais tuer des gosses, cela reste difficile à envisager pour certains, et c'est heureux, l'humanité a encore en elle quelques bribes d'espoir semble-t-il.

Debout face à l'assemblée j'attends les réactions, la main posée négligemment sur la dague qui orne ma ceinture. Je ne lance plus aussi bien qu'avant et je n'ouvrirais pas les hostilités mais les tensions s'accumulent et je n'ai pas vraiment l'intention de me laisser agresser sans réagir si ça en venait au pugilat en règle.

Curieusement les tribus sont unies dans leur désunion, chacun a un avis mais personne n'a le même, personne ne parvient à parler d'une voix pour un groupe, chacun y va, moi la première, de son avis personnel. Cette réunion improvisée ne peut que virer au désastre et les souvenirs de ces instants me hanteront probablement autant que ceux de ce gamin mort d'amour pour la blonde insensible et froide que je fus autrefois.




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le Lun 13 Avr 2015 - 21:35
Elle a à peine terminé de donner son avis que les réponses fusent d'un côté comme de l'autre. De ceux qui sont de son côté, comme son cousin Mewan par exemple, ou la sage Thiziri qu'elle s'en va parfois retrouver en forêt quand elle a besoin de ses conseils ou simplement de sa douce compagnie. Katelynn suit tant bien que mal la discussion qui part dans tous les sens. Les argument lancés à l'aveuglette lui semblent bien dérisoire lorsque l'on connaît la situation actuelle. Le véritable problème ? C'est d'avoir laissé ces étrangers se débrouiller seul durant tout ce temps. Ils auraient dû leur tendre la main, ou au moins engager le dialogue, ils auraient dû apprendre à les connaître, apprendre quelles étaient leurs intentions. Ces hostilités ne mènent nulle part. Bien sûr que l'autre est un danger si on ne le connaît pas. Bien sûr que ses habitudes dérangent, puisqu'il ne partage pas le même mode de vie. Ces gamins sont arrivés sans savoir dans quoi ils mettaient les pieds. Ils viennent de l'espace bon sang, ils n'ont aucune idée des règles de leur peuple, de ses coutumes, des choses à faire ou ne pas faire. Une bonne partie d'entre eux n'ont même pas encore atteint l'âge adulte. Doit-on vraiment les accuser de meurtre alors que leur plus grand crime est l'ignorance ? Katelynn fulmine. Elle s'irrite de voir son propre peuple aussi peu ouvert d'esprit, aussi enclin à tuer des innocents. Elle bout de l'intérieur d'autant plus que durant les derniers mois, elle a fait l'effort, elle a appris à les connaître. Et elle ne supporterait pas que l'on fasse du mal à ses nouvelles connaissances, à ces amitiés naissantes qui offrent tant de possibilités. Elle aimerait qu'ils ouvrent un peu les yeux. S'ils ne veulent pas leur laisser une chance, très bien. Mais qu'ils ne partent pas en croisade contre les débarqués, ce serait inutile. Si vraiment leur présence dérange, qu'ils aillent leur parler et leur demander de quitter ces terres. Les attaquer serait un acte gratuit, dénué de tout sens de l'honneur. Et certains le font très judicieusement remarquer.

Elle entend la voix d'Egon, à sa droite, qui les met au défi d'égorger une fillette de treize ans. La Calusa acquiesce, observe les réactions des autres. La déception la reprend quand Haldir demande à ce qu'ils agissent au lieu de l'ouvrir. Elle sait que son ami a un tempérament combatif, mais sa haine des étrangers est incompréhensible aux yeux de la jeune femme. Et quand elle voit Egon lui répondre, elle sent la tension dans l'air, comme une dose d'électricité qui la paralyse. Katelynn s'avance, pose une main sur l'épaule de l'Athna pour l'inciter au calme. Se provoquer les uns les autres ne sert à rien. Pas aujourd'hui. Pas alors que les esprits sont tourmentés par la mort de l'un des leurs. Malheureusement, tous ne sont pas de cet avis. Hestia essaie de leur faire entendre raison, mais son ton peut être pris comme insultant envers ceux qui ne sont pas d'accord avec elle, envenimant un peu plus la situation. Quant à la leçon de morale de Baelfire, elle finit de la faire bouillir. Katelynn en a marre. Sa patience atteint largement ses limites. « ... J'imagine que cela va commencer par moi, vu que j'ouvre ma gueule c'est ça ? Vous devenez ridicule les gars. » Elle lui lance un sourire mauvais et réplique avec calme : « Ce qui est ridicule, c'est le nombre de conneries que tu peux déblatérer en aussi peu de temps. » Elle le sent qui aimerait répondre à son tour, mais la voix de Thiziri, bien que douce, s'élève au-dessus du vacarme ambiant. Katelynn détache son regard du blondinet Athna qu'elle estime indigne d'intérêt et écoute la sorcière avec attention. Ses paroles sont pleines de bon sens. Chacune d'elle rassure la Calusa qui se dit que, parmi eux, il existe encore des personnes qui savent se servir de leurs neurones. Oui, le coupable doit être puni, elle est bien d'accord avec cette idée. Et s'il s'agit d'un cent, il devra en payer les conséquences. Mais tous les autres n'y sont pour rien, et ils n'ont pas pour habitude d'attaquer les innocents. Oui, certains sont des criminels, mais savent-ils seulement quels crimes ils ont commis ? Il ne s'agit en rien de crimes pour les terriens habitués aux pires horreurs. Alors non, ils ne méritent pas de tous payer.

« Le sang du coupable coulera, c'est une certitude. Mais pas sans preuve. Et pas en faisant payer des innocents au passage. C'est bien joli de vouloir agir, mais je n'vois pas en quoi se lancer à l'aveuglette vengera les Pikuni de la perte qu'ils ont subi. » ajoute-t-elle après le discours de Thiziri, appuyant ses propos d'un sourire dans sa direction. Non, les Pikuni ne seront pas vengés s'ils attaquent au hasard, et pourtant, le coupable doit être exécuté, c'est aussi simple que ça.
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le Lun 13 Avr 2015 - 22:18

intrigue commune
calusas, pikunis & athnas




« Dans quelques minutes, ils s'accusent les uns les autres, classique » Chavo, il dévoile un sourire éclatant, moqueur en entendant les paroles prophétiques du blond. Ils ne se sont jamais particulièrement bien entendus, lui trop explosif, trop inconstant et Baelfire trop froid, trop calme. Pourtant, il semblerait qu’aujourd’hui soit une exception. Un jour où le Calusa se sent d’humeur Athnaienne. Ca s’dit ? Nova, voyant son mari s’amuser du chaos qui s’empare des esprits pousse un soupire avant de lui retirer le verre des mains et de s’en aller, rappelant leur deux cadettes. Elle part avant l’orage, avant l’ouragan. Et Chavo, il lui en est reconnaissant, parce que si il se sent à l’aise dans l’anarchie, il aime à savoir ses filles loin des cris et des armes qui bientôt, il en est sûr vont servir. Alors prévenant, Chavo il se met à caresser sa lame accrochée précautionneusement à sa ceinture. Comme toujours. 
Une voix féminine s’élève par dessus les autres, la jeune Griffin, l’inconsciente Griffin. «Non mais vous êtes cons ou quoi ? » Il a cessé d’écouter le reste de son argumentation pitoyable au moment où il elle l’a insulté, lui et l’Athna homosexuel. La lueur d’amusement dans les yeux ébène du Chavo disparait, laissant un brouillard sombre apparaître, mué par cette folie…Cette folie qui sommeille en Chavo et qui parfois s’échappe. Muet, le brun fixe l’adolescente avant de laisser un sourire terrible se dessiner sur ses lèvres. «  Respecte tes ainés petite, ou tu ne risqueras pas de faire long feu. » Le feu… Il embrase le corps de Chavo. Il incendie ses sens, il aveugle ses perceptions. Il n’entend plus les débats. Il ne les écoute plus. Préférant fixer cette jeune inconsciente encore quelques instant, imprévisible. Comme le serpent. Constamment menaçant, perpétuellement dangereux, et pourtant…Personne ne sait à l’avance deviner les dégats qu’il fera. Et soudain, il se laisse distraire par les arguments de la sorcière  ( Thiziri), ses arguments sont poignants, et une moue se dessine sur le visage du Calusa… Elle a raison, ça l’emmerde d’autan plus. Lui, il s’en fout de l’Ed décédé, du moins ce n’est pas sa première préoccupation… En revanche, le peuple du ciel.. Lui, il préoccupe ses pensées. Toujours. Parce que Chavo, il ne sait pas comment agir face à ces gens ignorant… Ces gens sophistiqués…  Ces enfants…« Le sang du coupable coulera, c'est une certitude. Mais pas sans preuve. Et pas en faisant payer des innocents au passage. C'est bien joli de vouloir agir, mais je n'vois pas en quoi se lancer à l'aveuglette vengera les Pikuni de la perte qu'ils ont subi. » D’un pas nonchalant, Chavo il s’écarte de Baelfire, son soutien pour quelques temps avant de s’approcher de Katelynn, plantant ses yeux sombres dans les saphirs de la brune. «  Alors tu proposes quoi ? Attendre que par miracle un coupable se dénonce pour éviter qu’un peuple de sauvages soit massacré ? Tôt ou tard ils vont mourir, t’en as conscience, j’espère. Tôt ou tard, ils vont commettre l’irréparable…  » Tôt ou tard. Chavo, il a conscience qu’il n’est peut-être pas sur la même longueur d’onde que les autres. Eux, ils cherchent un coupable. Lui, il cherche un crime à assigner aux cent, ces adolescents qu'il considère comme des futures menaces.
AVENGEDINCHAINS
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le Lun 13 Avr 2015 - 23:44
Le deuil (et toutes ces choses que l'on fait à cause de ces Athnas).

J’étais perdue. En moi.
C’était supposé être joyeux. La fête du printemps, la fête des semences à venir. Au lieu de ça, c’était tout l’inverse. C’était la joie malsaine, un sentiment de haine froide parmi les corps, plus bas. Je ne m’étais pas mêlée aux trois tribus. Pour quoi faire ? J’étais l’instigatrice de ce rassemblement, malgré moi.
Ce n’était pas un jour pour parler, aujourd’hui. Mais un jour pour se recueillir. Et … plus les voix s’élevaient, plus je les haïssais. Je n’avais pas besoin d’être au centre de l’attention pour tous les entendre de toute façon. Personne n’était capable de se recueillir ici, ou bien de profiter de la fête, comme l’avaient suggéré les Ed.

Ils n’étaient pas là. Ils ne comprennent pas.

C’était du grand délire. Je pouvais entendre les différentes tribus s’exprimer, reconnaissant parfois certains timbres de voix. Ceux de Nathanaël Katelynn, d’Egon, d’Hestia. Même Thiziri était présente et s’était exprimée. Ils me faisaient pitié. Ce n’était pas le moment de choisir le coupable, ni celui de préparer une guerre. Ce n’était ni un jugement, ni une réunion de combat. Ce n’était qu’une invitation de la part des Pikunis pour se recueillir en la mémoire du vieux Ed.

Habillée de fête, partie chercher des baies. Personne n’était là. Juste vous. Et les tâches de sang sur l’arbre, baies flamboyantes. Les belles, les jolies, si douces que vous auriez pu croquer dedans. Les perles sèches qui s’accumulaient sur les petites feuilles naissantes. Et au bout, tout au bout …

Il n’y avait pas eu une seule réunion entre tribus de tranquille depuis que les Débarqués étaient présents. Les fêtes des pirogues et des combats n’étaient que des leurres vides, personne n’avait trop le temps de parler. Mais purée, quand les Athnas et leur intelligence sous-développée s’y mettaient, ils en débitaient, de ces conneries … Ils étaient affligeants. Tous en train de s’exciter, en bas, des prouesses qu’ils ne tiendraient pas une fois face aux prétendus coupables. Mais malgré toute l’agitation dont ils faisaient preuve, et vraiment, ils étaient une bonne source de distraction, tous autant qu’ils étaient, je ne pouvais m’empêcher de regarder la table des chefs. L’absence d’un Ed était flagrante. Et même si je ne distinguais qu’approximativement leurs visages, j’étais persuadée que le chef Athna arborait un large sourire. Il aimait la violence, il aimait que son peuple se défoule. Je le savais depuis la réunion qu’il y avait eu chez eux, et qu’un des siens était revenu, amoché du passage chez les 100. L’histoire qu’il avait raconté était horrible pour nous, intolérable pour les Athnas. Et Tyee était resté fidèle à lui-même, et les paroles qu’il avait sans doute prononcé pour lui-même … le peu que j’avais entendu m’avait suffi. Ma perception de lui avait changé. Il n’était pas con comme les autres, oh non. Il était moitié intelligent, et moitié fou. Aujourd’hui, j’étais sûre qu’il arborait le même putain de sourire, son sourire de violence dans les cœurs, violence chez ses enfants.

Ed souriait, lui aussi. Enfin, sa mâchoire grande ouverte s’apparentait à un sourire. Vous vous étiez approchée, la curiosité morbide et l’estomac à deux doigts de se retourner, pour trouver le corps sans vie. L’odeur, le sang séché, le tableau. Tout est gravé, tout est marqué, la scène se joue et se rejoue dans votre crâne sans que vous ne puissiez-vous en défaire, c’est plus fort que vous.

J’en avais entendu assez. Le gros de la conversation divisait deux camps : les sceptiques, qui préféraient attendre que le coupable tombe du ciel, et les convaincus, prêts à aller égorger quelques jeunes Débarqués … et qui attendaient probablement une bonne occasion pour le faire depuis longtemps. Et le pire dans tout ça ? C’était les Athnas et les Calusas qui se disputaient le bout de gras. Pitoyable.
Enveloppée dans une très grande cape de voyage, avec capuche, et de pas grand-chose en dessous, je descendis de mon perchoir. Il était temps d’aller leur botter les fesses. Il était temps qu’un Pikuni se bouge tout court, car à part Nathanael et Thiziri, on ne nous avait pas trop entendus. Et Nathanael, malgré ma mise en garde, avait été des plus stupides aujourd’hui … Une bête sauvage ? Vraiment ? Thiziri, quant à elle, avait des arguments très louables, mais elle vivait suffisamment en marge de notre village pour que son avis soit moins important aux yeux de certains.

Vous les aviez vu, les creux dans la chair. Dans le ventre, les parties molles. Le corps avait pourri à cause des premières chaleurs, impossible pour vous de ne pas dissocier l’image d’Ed le Sage à Ed le Cadavre. Sans doute des coups de couteaux, ou n’importe quoi d’assez humain. Vous saviez très bien que seuls les charognards étaient passés par là. Un animal sauvage aurait pu tuer Ed, mais il aurait été incapable de laisser de telles gouttes de sang sur son passage, et pire encore, il lui aurait été impossible de se retenir devant un tel festin.

Je n’étais qu’une ombre dans la foule, maintenant, et je me frayais un passage jusqu’au lieu des échanges plein d’esprits dont faisaient preuve certains. Katelynn avait repris la parole. Je ne savais pas si j’appréciais ce qu’elle disait. Oui, sûrement, évidemment. Mais il y avait toujours cette petite part en moi, qui avait souhaité leur mort à tous. Qu’ils n’aient jamais atterri.
J’avais ralenti, j’approchais du but, sur les dernières paroles de Kat qui s’inquiétait des Pikunis. Merci. Mer-ci. Enfin une qui s’posait les bonnes questions. Alors forcément, quand un type deux fois plus vieux qu’elle l’interrompt pour la rembarrer, mon corps bouge tout seul. Franklin se serait probablement cogné la tête contre une table pour me voir faire preuve d’autant de débilité, mais c’est plus fort que moi. Je ne m’arrête pas avec les autres, à la lisière du spectacle. Non, j’y mets les deux pieds dedans, et mon poing s’écrase sur sa mâchoire.
Qu’un type se permette de critiquer une femme, déjà, c’était irrespectueux, mais insulter Kat et les Pikunis en même temps, fallait pas pousser le bouchon trop loin. Et aussi vite qu’il s’était abattu sur le visage de Chavo, je croisais les bras … Il n’allait pas me frapper moi non plus ?

Et vous avez fui. Vous avez crié votre horreur depuis les bois, vous mettant dans une position plus que délicate si l’auteur du crime était resté dans les parages. Mais la terreur avait court-circuité votre cerveau, et vos jambes ne ralentissaient pas.
Les baies s’étaient répandues au sol. Se mêlant au sang séché. Attirant toujours plus de charognards.


C’est vrai que si on attendait d’un lâche qui a tué un ancêtre, un chef, dans un bois à l’écart de toute surveillance et sans revendication, qu’il porte ses couilles et se dénonce, on peut attendre ! J’enlevais ma capuche d’un geste lent. Je portais encore les traces de charbon sur mon visage, les traces du deuil. Les traces du respect. Cela n’incrimine pas pour autant les Débarqués ! Et si lui savait à quel point j’avais prié pour que l’hiver les emporte, il en ferait une crise cardiaque. Je me retournais, observant chacun des Athnas, des Calusas présents.
Ayez un peu de respect pour Ed. Il y a un temps pour le deuil et un pour la vengeance, mais on ne vous a certainement pas invité ici pour juger du coupable. Ils me dégoûtaient. Et je me dégoutais pour avoir pris part à leur échange. J’allais donc m’enfuir, à nouveau, repartir d’où j’étais venu, écouter leur conversation vaine. Et je croisais le regard de D’Artagnan (Haldir), celui-là même qui avait été échauffé lors du banquet de Noël … Toujours les mêmes. Toujours les Athnas.
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le Mar 14 Avr 2015 - 20:02





Elle était restée à l’écart lorsque la nouvelle lui était parvenue ; ses yeux avaient dévisagé ceux, impuissants, de la doyenne des Calusa, Winema. Sans un bruit, sans suivre son peuple qui préparait déjà les armes d’une guerre qui n’avait pas encore commencé, elle s’était glissée dans les bois, avait disparu entre les arbres. Les murmures et les chuchotements ainsi ne venaient pas jusqu’à elle ; il n’y avait que le silence de la forêt, Hannibal, lové et endormi sur son épaule, et puis elle, cette guerrière silencieuse, cette archère brisée. Ces derniers temps, elle ne pensait que trop à l’enfant blonde morte de ses mains. Son mensonge révélé pourrait lui causer l’exil ; elle serait seule, loin des siens. Loin de sa famille. Peut-être rejoindrait-elle l’une des tribus perdues dans le désert, ou une tribu nomade par laquelle elle voguerait avant de partir, armée de sa solitude et de son hermine. Mais là, ses pieds la guidaient à travers le dédale des troncs, et ses yeux cherchant la cime des arbres auraient voulu lancer des éclairs, rendant plus réel ce que vivait son cœur en cet instant. Révulsée, elle ne pouvait que regarder son poing serré, dans un accès de rage incontrôlable. Elle avait eu besoin de s’éloigner, ne voulait pas laisser ses émotions la dominer toute entière ; sa haine ne pouvait être plus grande. Elle allait tuer quelqu’un, s’emporter ; toute cette colère allait se déverser sur les autres sans qu’elle ne puisse y faire quelque chose, et dès le lendemain les regrets lui seraient insupportables, ils glisseraient en elle, ils lacéreraient sa peau, ses os, ne lui laisseraient plus rien. Et pourtant, alors que lentement ses pas l’amenaient à travers les bois, vers le village de la tribu Pikuni, elle était incapable de s’ôter de l’esprit le visage de l’enfant blonde. Bientôt, cela ferait onze ans ; onze ans qu’elle vivait le regret, qu’elle ne pouvait s’en détacher.

Mais la mort de l’un des Ed avait réveillé en elle des émotions interdites. Désormais, la rage qui se dessinait dans ses prunelles était plus forte que jamais. Elle se mit à courir, et sentit les petites griffes de son hermine s’incruster légèrement dans sa peau, alors que l’animal tentait de se maintenir sur la terrienne. Les arbres dévalaient, glissaient simplement, se mettaient eux aussi à suivre ses pas, courraient à en perdre haleine. C’était à peine si elle savait où elle allait, dans quelle direction elle laissait ses pieds la conduire. Elle ne donnait pas cher de la peau d’un débarqué si elle tombait sur l’un d’eux, là. Dans sa fureur elle le démembrerait sans doute, sans lui laisser la moindre chance ; et à bas Kate, à bas Kate et son envie de leur faire confiance, de leur donner une chance. Ce n’était plus le moment, désormais il fallait se battre. Jus drein, jus daun. Elle se répétait mentalement la devise, continuait à marcher, son corps tentant de ne plus ressentir la triste peine, la douleur, les regrets. Bien qu’elle ne fût pas une Pikuni, qu’elle ne fût pas proche d’Ed, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir ce que les parents terriens, de cette douleur qu’ils avaient dû ressentir lorsqu’elle avait ramené l’enfant, ensanglantée, dans ses bras, cette foutue douleur dont elle était responsable et dont elle ne pouvait s’extirper.

Peu lui importait son retard, alors qu’elle regardait le village des Pikuni, une once de désespoir dans les yeux. Là, il semble presque en deuil, lui aussi. Sans un bruit, elle s’approcha de la foule, le poing légèrement desserré. Elle trouva de quoi se peindre le visage, se fit quelques traces, et fit quelques pas, jetant parfois quelques regards à son hermine, qui d’un air nerveux passait d’une épaule à l’autre avec des petits bruits. Dählia n’écoutait pourtant pas les voix qui s’élevaient ; elle savait que la mort d’Ed allait les diviser. D’un côté, elle voyait déjà Kate, prête à les défendre, ces insupportables gamins du ciel. De l’autre, elle était prête à prendre les armes. Elle voulait les voir morts. Elle avait depuis longtemps attendu ce moment, celui où ils feraient le geste de trop. Elle avait attendu que, sans le savoir, ils signent leur arrêt de mort, qu’ils commettent cette maigre erreur qui leur coûterait la vie. Dählia était prête, prête à les détruire, à les déchiqueter ; ils paieraient. Elle resta cependant silencieuse, regardant chaque membre des différentes tribus, tentant de déchiffrer leur avis dans leurs yeux. Elle reconnut l’homme sur lequel la forêt l’avait faite tomber, quelques mois auparavant. Elle ne voyait en lui qu’un regard d’acier, comme s’il allait à lui seul détrôner la montagne. Il y avait quelque chose dans ses prunelles, quelque chose de fort, d’impitoyable, et malgré son propre regard de braise, Dählia se surprit à éprouver une certaine peur mêlée d’admiration pour lui, ce terrien inconnu. Elle fit un signe à Kat, mais ne s’approcha pas d’elle ; elles allaient être séparées, Dählia le savait, jamais elles ne pourraient tomber d’accord. Il y aurait toujours la haine de la Thanatos, la confiance de la Hawkins et rien ne pourrait les leur enlever.

Elle ne put écouter que Honey, puisque son échappée en forêt afin de contenir sa rage lui avait valu un retard trop conséquent. « Ayez un peu de respect pour Ed. Il y a un temps pour le deuil et un pour la vengeance, mais on ne vous a certainement pas invité ici pour juger du coupable. » Elle laissa échapper un ricanement ; s’approcha de la jeune femme, écartant légèrement les gens qui restaient là, prostrés, silencieux et immobiles, et se tint, fière, non loin de la métisse Pikuni. « Combien devront mourir avant que nous n’ouvrions les yeux ? Combien de pères, de chefs, de mères et d’enfants devrons-nous perdre avant que quelqu’un ne se décide à ouvrir enfin les yeux ? » Sa rage s’était éveillée, à nouveau. Dählia fulminait mais elle ne semblait pas entièrement hors de contrôle ; elle était simplement pleine de passion dans ce qu’elle disait, bien que cela fût peut-être pire. Au contraire, elle semblait presque trop calme. « Ils sont venus sur notre Terre, l’ont souillée, n’ont eu aucun respect pour nos tribus. Mais désormais ils ont fait l’erreur, celle qui leur coûtera la vie. » Elle se tourna vers Honey, les yeux empreints de rage, de passion. De deuil. « Qu’aurait fait Ed, à ton avis, Honey ? Aurait-il laissé mourir sans rien faire quelqu’un de son peuple ? Quelqu’un de sa famille ? », dit-elle, appuyant sur le dernier mot. Elle leva le poing, hurla, et à cet instant on aurait presque dit que les traces peintes sur son visage se mettaient à luire, s’embrasaient dans un feu ardent que rien ne pouvait arrêter. « Jus drein jus daun ! »


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le Mar 14 Avr 2015 - 21:31
Apparemment, la simple exposition de deux idées contraires avait suffi pour mettre le feu aux poudres et diviser les terriens entre ceux qui réclamaient le sang à grand cris et les autres, qui essayaient plutôt de raisonner et, de façon plus générale, apaiser les premiers. Si les Hawkins semblaient avoir la même opinion, les voix s’amassant contre celles-ci et pour eux s’accumulaient, l’atmosphère s’électrifiant de seconde en seconde. Et Thiziri, ils l’écoutent ou pas ? Allez, quoi, dans l’assemblée, on faisait difficilement plus respectable que la sorcière. Et les gens osaient encore protester. Bon ben, ils vivaient leur vie comme ils voulaient, hein, on allait pas les empêcher éternellement de filer la tête dans le mur, si ? Cependant, le fil des conversations s’était rapidement emmêlé, entre insultes et arguments plus ou moins raisonnés. Ce n’est que lorsque Honey descendit de son perchoir pour flanquer un bon coup de poing dans la mâchoire de Chavo qu’il arriva à rattraper un peu les choses. Elle avait raison, la brunette. Qu’est-ce qu’ils foutaient en l’air ? Un enterrement, est-ce que les gens s’en souvenaient ? La violence des mots contrastait terriblement avec l’atmosphère solennelle qui régnait il n’y avait même pas six heures. « Si vous n’écoutez pas Katelynn, si vous n’écoutez pas Thiziri, alors Honey. Au moins. S’il-vous-plaît. » C’est presque une supplication, d’un coup. Qu’il s’apprête à continuer avant que Dählia n’intervienne. Elle, il ne l’a entrevue que quelquefois, pas assez pour se faire une opinion. Mais ce qu’elle dit, malgré l’afflux d’émotions et de rage qu’on y perçoit, a son sens. Simplement, pas maintenant. « Le vieux Ed? Il aurait au moins attendu qu’on finisse ses rites funéraires avant d’aller parler de massacrer qui que ce soit, voilà ce qu’il aurait fait ! » Le respect pour les morts, bordel. Si ça continuait comme ça, il savait très bien à l’enterrement de qui il pourrait difficilement verser une larme.
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le Mar 14 Avr 2015 - 22:01
Les paroles des uns et des autres bourdonnaient à ses oreilles avec tant de force qu'une grimace déforma ses traits. Haldir n'écoutait pas. De toute façon, les conversations s'emmêlaient et disparaissaient dans ce méli-mélo particulièrement irritant pour ses tympans. Pour lui, ils hurlaient tous. Pour lui, ils cherchaient tous à faire valoir ses arguments au détriment de ceux d'un autre. Ne voyaient-ils rien ? Ne comprenaient-ils pas qu'ils s'entre-déchiraient, qu'ils se divisaient sur le sort de gamins ? D'enfants pas plus haut que trois pommes, qui ne connaissaient ni la Terre ni ses habitants. Mais qui croyaient les connaître... Qui pensaient pouvoir s'en débarrasser. Au fond, ses pairs étaient tout aussi naïfs qu'eux. Ils ne parvenaient pas à saisir le danger qui planait au-dessus d'eux. Ses ailes masquaient leur seule chance de se débarrasser d'eux et personne ne semblait voir ce que ce pan d'ombre dissimulait. Eux, il ne voyait que ce qu'ils souhaitaient voir : l'espoir. Mais quel espoir ? Celui d'une vie meilleure, celui de clans unis, se tenant main dans la main afin d'accueillir parmi eux une poignée de mioches perdus dans l'infinité d'un monde encore plus étranger qu'eux ? Peut-être passait-il pour un vieillard enferré dans les habitudes terriennes, peut-être était-il le seul à considérer des inconnus comme de potentiels ennemis. Peut-être que les plus jeunes d'entre eux ne méritaient pas la parole, incapables de saisir les enjeux qui s'esquissaient autour de l'assassinat de l'un des trois Ed. ...Lequel, déjà ? Bah, quelle importance, de toute façon ? Ils se ressemblaient tous. Ils n'avaient pas d'identité. Comme tout le reste des pikunis. Comme tout le reste des terriens qui ne faisaient que reformuler les dires du précédent. Ignorant délibérément Egon – pourquoi se soucier de lui ? Il ne le connaissait plus. Enfin, son cerveau l'y forçait. Dorénavant, il le haïssait. Six pieds sous terre dans son estime, que restait-il d'Egon Meinhard ? Aussi con que les terriens les plus jeunes, Haldir ne réprima pas un reniflement dédaigneux. Et une terrible envie de l'étrangler. Peut-être aurait-il dû s'y résoudre, quelques jours plus tôt. Peut-être aurait-il dû achever l'ignoble besogne qui empoissait encore et toujours son esprit brumeux. Infesté par une envie de sang irrésistible que plus rien ne pouvait désormais réprimer. Par une envie de viande particulière, par une envie de viande de mioches. De viande d'envahisseur qui ne méritaient rien de plus que de trôner dans un bol, cuisinés à la broche. Mais ça, il se le gardait bien de le dire. Son immonde secret ne résonnait que dans ses propres oreilles et n'était pleinement accepté que par sa propre personne.

Encore et toujours, des peut-être. Des suppositions. Que ce soit de la bouche de la sorcière (Thiziri) qui tentait désespérément de ramener une raison disparue depuis longtemps ou de la bouche Katelynn, qui clamait des preuves dont ils n'avaient guère besoin, Haldir ne souhaitait qu'une chose : faire couler le sang. Au fond, il n'en avait cure du coupable. Que ce soit un athna, un calusa, un pikuni ou même l'un de ces tribus dont il ne parvenait pas à se souvenir le nom, il s'en contrefoutait. À bas le respect, à bas les preuves, à bas les inepties qu'ils déblatéraient tous. À bas les pikunis et leur faiblesse. À bas les trois Ed. À bas les deux restants.
Un sourire gras s'étala sur la face d'Haldir, déformée par une folie nouvelle. À moins qu'elle ne hantait déjà sa face depuis longtemps ? Enveloppé dans un cocon que lui seul savourait, le monde n'était plus le même à ses yeux. En vérité, il n'a jamais su s'accommoder à ce qui l'entouraient, ne se complaisant que dans une violence brutale, dénuée de miséricorde. Et sans qu'il ne s'en rende compte, ses mains tremblaient. Celle dépouillée d'un doigt s'agitait même beaucoup plus fort, incontrôlable. Incapable de définir la source de ses muscles tiraillés par des crampes, Haldir ne s'en souciait plus. Ne le remarquait plus. Passait-il pour un fou ? Probablement. S'en inquiétait-il ? Certainement pas. Pourtant, il savait pertinemment que c'était ce que pensait la pikuni qui croisa son regard. Honey, si sa mémoire ne lui jouait pas des tours. Tout aussi faible, tout aussi pathétique que le reste de sa tribu. Néanmoins, elle avait eu assez de cran pour balancer son poing dans la gueule de Chavo. Chose que l'athna aux nerfs bien trop fragiles eut l'envie d'apprécier. Chose qu'il se refusait. Alors qu'enfin, il s'apprêtait à l'ouvrir, qu'enfin, il allait appuyer les mots d'une terrienne tout aussi sanguine que lui (Dählia) – chose étrange, pour sa jeunesse, nota-t-il –, un mioche intervint. Un gamin qui voulait du respect ? Pour les morts ? Pourquoi l'Ed méritait-il le respect, alors qu'il n'avait pas crevé sur le champ de bataille ? L'athna ne respectait que la force. Que l'honneur. Hors, la tribu des forêts en était dépouillée.

Avec lenteur, le cannibale grimpa sur une table. Sans se soucier des couverts qui en tombaient. Au contraire, ce brouhaha ne fit qu'apporter le silence. Et toute l'attention vers lui – du moins, il l'espérait. Pour une fois qu'il l'ouvrait plus que pour une poignée de mots. Pour une fois qu'il s'efforçait de structurer sa pensée, ils avaient intérêt à l'écouter. Ou ils tâteraient de sa hache. « VOS GUEULES ! » Beugla-t-il de toutes ses forces. Avant de se tourner vers Nathanaël, un pikuni tout aussi faiblard que la donzelle. « Tu veux qu'on respecte ton Ed ? S'il voulait du respect, il n'avait qu'à pas crever comme le faible qu'il est ! Comme le faible que vous êtes tous ! » Au fur et à mesure qu'il parlait, sa main valide se faufilait vers la garde de sa hache. Comme s'il cherchait à se protéger. Ou à les menacer. « Et je n'écoute pas les paroles des faibles ! » Précisa-t-il, faisant basculer ses yeux d'acier, incandescents, sur tout ceux qui avaient osé protéger les mioches du ciel. Que ce soit Katelynn, Baelfire, Thiziri ou Hestia... Il les haïssait tous. Surtout Katelynn. Qui, à l'instar d'Egon, disparaissait de son estime. « J'vais vous avouer un truc, bande d'abrutis. Ils n'attendent pas pour nous abattre. Ils n'attendent pas pour s'en prendre aux nôtres ! Ce doigt en moins, j'le dois à l'un d'eux. À l'un d'eux qui n'a pas hésité à m'prendre en traître. » Lâcha-t-il tout en levant sa main meurtrie, sa main droite dépouillée de petit doigt. « J'ai pas attendu pour m'venger. J'ai pas attendu pour prendre la vie de deux d'entre eux. Et vous savez l'meilleur ? Je me suis jamais senti aussi bien qu'en m'débarrassant de cette vermine. Qu'en nous débarrassant de ces putains de squatteurs. » Pour une fois, sa voix ne tremblait pas. Pour une fois, ses paroles résonnaient clairement sur l'assemblée. Pour une fois, on l'écoutait. Lui, l'athna revêche, l'athna qui, outre la bagarre, n'affectionnait que le silence. Et enfin, il l'obtenait. « Alors qu'est-ce que vous attendez pour m'suivre, putain ? Vous qui ne voulez plus de cadavres des nôtres sur les bras, prouvez-le ! » Conclut-il, espérant qu'enfin, tous se secoueraient. Dans le bon sens.


Dernière édition par Haldir Svensson le Mer 15 Avr 2015 - 0:57, édité 1 fois
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le Mar 14 Avr 2015 - 22:51
Death knocks on our door
egon ∞ les grounders

troubles keep coming ✻✻✻ … C'est une vraie folie. Un désaccord si total que le ton des personnes qui osent s'exprimer semble augmenter au fur et à mesure du débat qui fait rage. Ce que la plupart souhaitent, c'est le sang par le sang. Que les intrus payent, que du sang soit versé et au diable si ils sont innocents. Car après tout, c'est tellement plus simple de rejeter la faute sur quelqu'un sans chercher à comprendre plus loin que le bout de son nez. Et Egon, il en a marre. Lui qui avec son âgé avancé ainsi que les années écoulées demeure plus calme qu'avant, en cet instant, il bouillonne littéralement. De toutes part. Prêt à s'élancer impulsivement sur le premier qui fera l'erreur de trop le chauffer, d'attiser les braises de sa colère. Il a tellement encaissé ces derniers temps, prenant sur lui même pour garder un contrôle suffisant de son être qu'au final, il a seulement renforcé sa frustration. Ses nerfs n'en peuvent plus. Quelle bonne idée de s'être rendu ici, aussi... Avec un mort sur les bras, ses semblables ne pouvaient que se conforter dans leurs avis de guerre. Ils veulent le combat, ce décès n'est au final qu'un prétexte. Honey ne manque pas de le faire remarquer. Ce qu'il devraient faire, actuellement, c'est continuer de se recueillir en paix. Pourtant, même Egon n'est pas d'humeur pour. Du moins plus maintenant. Et puis il ne faut pas oublier qu'une grande partie ici présents ne connaissaient pas l'Ed. Ils se moquent probablement plus que tout des funérailles ou du temps de deuil. Ils réclament la vengeance, appellent le sang, mettent leur cerveau de côté. Certains tentent pourtant de se conforter dans leurs avis : ils veulent une guerre mais clament que leurs raisons sont plus qu'évidentes. C'est tout sauf beau à voir. Pire encore à entendre. Surtout lorsque Dählia ouvre la bouche, le quarantenaire étant certes bien d'accord pour confirmer que trop sont morts ces derniers temps mais sûrement pas pour reposer toute la faute sur les débarqués. Ce rassemblement, c'est finalement le moment où les masques tombent. Ou la plupart découvrent les avis de leurs proches ou amis et n'ont pourtant qu'une envie : leur faire ravaler leurs paroles. Alors les relations s’effritent doucement voire plus brusquement – même pour ceux qui ne se connaissent pas. Comme Honey qui quelques minutes plus tôt, à envoyé son poing à la figure de Chavo. Chose étonnante mais compréhensible qu'il ne risque pas d'oublier. Si même les plus calmes – encore plus que lui comme cette dernière commencent à frapper, c'est bien que tout va mal.

Soudain, la voix d'un plus jeune résonne. Nathanaël que Egon a sûrement déjà aperçu de loin mais c'est tout. Le chasseur sait à l'avance qu'il ne sera pas plus entendu que lorsqu'il avait auparavant prit la paroles. Ici, ce sont les plus anciens qui imposent leurs avis – que ça plaise ou non. Et même si, étant dans cette tranche d'âge, il pourrait appuyer les dires du plus jeune, il n'en a plus envie. C'est inutile. Franchement inutile. La seule chose qu'il a désormais envie de faire parler, ce sont ses poings – comme s'il retombait dans sa jeunesse impulsive. Alors son regard noir vacille à droite puis à gauche. Il serre les dents, sent sa jambe en venir à trembler d'énervement. Il songe certes à se calmer pour diminuer l'eau au sein du vase : mais Haldir, avec ses paroles soudaines, fait déborder cette dernière. En plus de l'avoir salement ignoré, son ancien comparse de chasse débute par de belles insultes – nullement étonnant, quand on le connaît, puis monte sur une table pour être en vue de tous. Déblatérant encore de belles crasses et tiens, avouant même avoir déjà tué deux débarqués. Pas étonnant qu'après, ces derniers les voient tout autant d'un mauvais œil. Le pire, c'est que Egon doute quant aux raisons de la mort. Bouffés, sûrement ? Et même si Haldir a clamé que son doigt lui a été ôté par l'un d'entre eux – chose dont il ne doute pas, la rage est trop forte. Elle brouille suffisamment son esprit. Trop. Il craque totalement. Se moquant bien des regards braqués, de tout ce monde, le quarantenaire se jette littéralement sur l'Athna en allant même à le renverser de son perchoir. Agrippé à son col, ignorant son corps pas encore tout à fait rétabli, leurs deux corps roulent jusqu'à atteindre une genre de flaque de boue un peu plus loin. Et là, une magnifique droite est offerte à Haldir, signant le début d'une bagarre qui s'annonce puérile dans leur état.

✻✻✻
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le Mar 14 Avr 2015 - 23:57
Elle déteste ça. Katelynn a horreur de ces débats qui n'en finissent pas. Elle pose ses yeux emplis de rage et d'amertume sur tous ces terriens et elle les trouve écœurants, pathétiques. La vengeance les aveugle, la peur de l'inconnu les guide et depuis l'arrivée des débarqués, ils trouvent tous les prétextes possibles et imaginables pour pouvoir leur faire la guerre. Mais bon sang, qu'est-ce qu'ils ont tous avec ça ? Est-ce que ça ne leur suffit pas d'avoir vécu de longs conflits entre les tribus ? Est-ce qu'ils ne devraient pas pourtant jouir de cette paix enfin méritée pour trouver un accord avec ces étrangers ? Entre les trois villages, ils doivent être dix fois plus nombreux que ces gamins tombés du ciel. Le combat serait inégal et injuste. Ce ne serait pas une guerre, ce serait un massacre, un véritable génocide. Du sang versé sans raison pour le simple plaisir de le voir couler de la gorge de ceux qui ne sont pas d'ici. Peut-être ont-ils cette envie morbide de voir si leur sang est de la même couleur que la leur ? Peut-être qu'ils désirent s'assurer qu'ils meurent de la même manière ? Katelynn est dégoûtée par tous ces propos haineux qui n'en finissent pas. Elle en ressent l'horreur comme des vagues de nausée et plus les autres parlent, plus cette odeur est pestilentielle. Elle sent que le courant est trop fort. Que la tension est arrivée à son comble après des mois d'attente et que le barrage va céder, emportant tout sur son passage. Elle sait que réagir est inutile face à cette montagne d'esprits butés. Pourtant, elle essaie. Elle reprend les paroles de la sage Thiziri et tente de faire entendre raison à tous ces gens. Mais à peine a-t-elle ouvert la bouche que Chavo s'avance vers elle, dardant son regard d'ébène dans le sien. Le charme du Calusa n'est en rien effacé par ses paroles d'ignorant, pourtant, il ne la déstabilise plus autant que lorsqu'elle était adolescente, jeune et naïve. Non, il n'a plus ce pouvoir sur elle. Et encore moins lorsqu'il prend la parole. Il parle d'un peuple de sauvages. Il parle d'une échéance qui arrivera tôt ou tard. Katelynn serre la mâchoire et les poings. Les sauvages, ce sont ceux qui ont envie de faire couler le sang de gamins sans défense. Les sauvages, c'est ceux qui se sautent à la gorge à la moindre contrariété. Les sauvages, à l'instant, ce sont eux. Donnant raison à ces enfants de l'espace qui les craignent plus que de raison.

Pourtant, Katelynn n'a pas le temps de réagir à ces paroles incohérentes. Tout se passe en une fraction de seconde et une silhouette apparaît à ses côtés, balançant son poing sur le visage du Calusa. Honey la douce, Honey, la rebelle. Honey qui n'a jamais eu froid aux yeux. À cet instant, l'étincelle qui luit dans son regard ne souffre aucune réplique. Elle a mal. Et elle a la rage. D'après les rumeurs, c'est elle qui a découvert le corps sans vie du pauvre Ed, et c'est en toute connaissance de cause qu'elle prend la parole. Katelynn soupire, de soulagement, de reconnaissance aussi. Ce sont les Pikuni qui sont les plus touchés, et pourtant, personne n'écoute ce qu'ils ont à dire. Pas même Honey qui fait preuve d'une grande force d'esprit après ce qu'elle vient de vivre. Il est temps de faire le deuil, non de se mettre en chasse. Le coupable n'apparaîtra pas sur un plateau d'argent, mais se venger sur des innocents n'apaisera en rien la peine de ceux qui étaient proche du défunt. Non, ce ne sera qu'une vengeance creuse, car ils ne sauront jamais pourquoi. Cette lancinante question du pourquoi...

Puis au moment où les choses semblent aller mieux, une autre voix s'élève, puissante, tellement familière. Dählia fait son apparition, le visage décidé, les prunelles brillantes d'une envie d'action. Non, cette fois, Katelynn n'en peut plus. Ces personnes qui se permettent de prendre une décision qui ne revient qu'au peuple des plaines, c'est au-dessus de ses forces. Elle sait bien que son amie de toujours n'est pas favorable à l'idée d'avoir tous ces étrangers sur leurs terres, mais elle n'aurait jamais imaginé qu'elle inciterait les siens à prendre les armes et à aller réclamer une justice qui n'en est pas une. Katelynn jette un œil à son cousin. À tous ceux qui sont contre ce bain de sang injustifié et elle recherche un soutien qui survient en la personne de Nathanaël. Ce jeune homme si doux et si rêveur. Bien sûr qu'il a raison, que le temps n'est pas aux clameurs. Mais est-ce que quelqu'un l'écoute ? Non. Un non clair et sanglant qui gronde comme le tonnerre. Et ce tonnerre, c'est Haldir, qui du haut de son promontoire, leur intime bien poliment de fermer leur gueule, se met à insulter la mémoire du défunt et les incite à prendre les armes et à le suivre. Mais surtout, il annonce sans préambule avoir déjà tué deux d'entre eux. Katelynn reste pantoise, totalement interdite face à cette nouvelle, face à cet homme qu'elle pensait connaître. Celui qu'elle voyait comme une force tranquille. Un guerrier qui ne parle que lorsque c'est nécessaire, un homme qui ne s'embarrasse pas de mots et agit. Un ami qui lui a sauvé la vie et qu'elle a toujours estimé. Pourtant... elle doit se rendre à l'évidence. Elle s'est voilée la face. Et Haldir est tout sauf une force tranquille. Il est une montagne de haine et d'envie de sang. Tout sur son visage exprime son désir d'en finir. Alors Katelynn songe à ces jeune cent qu'elle a rencontré, elle pense à ce qu'ils vivent, à ce qu'ils sont. Et un sentiment de profond dégoût la prend à la gorge.

Sans s'en rendre compte, elle s'est avancée dans sa direction pendant son discours. Ses doigts la démangent, elle a envie de frapper du poing, sur la table, sur sa gueule, sur celle du prochain qui l'ouvre. N'importe quoi en fait. Mais un homme lui passe devant et saute sur Haldir, le plaquant au sol après une chute douloureuse et le frappant de toutes ses forces en se roulant dans la boue. Bien entendu, cette scène d'une grande virilité échauffe les foules et bientôt, les clameurs s'élèvent. Le spectacle est de toute beauté pour ces vautours assoiffés d'hémoglobine. Et bien entendu, on entend murmurer que les Athna ne savent pas se tenir, que ce ne sont que des brutes. Mais est-ce que quelqu'un songerait à les arrêter ? Bien sûr que non ! Les poings volent, les encouragements fusent. Peut-être que c'est tout ce dont ils avaient besoin pour se calmer ; une bonne baston pour évacuer la pression. Mais Katelynn en a marre. Elle jette un regard autour d'elle et sonde particulièrement les visages des Pikuni qui sont totalement atterrés par la tournure des événements. Alors la Calusa s'avance dans le cercle formé par la foule et attend que l'un des combattants soit violemment repoussée pour se mettre entre eux, sortant une lame de sa ceinture et portant un regard menaçant sur l'autre, en l'occurrence, sur Haldir. Son autre bras en arrière pour intimer à Egon de ne pas en rajouter, elle s'adresse à l'Athna et à tous ceux qui l'entourent. « Vous devriez avoir honte. Vous êtes pitoyables. Si c'est du sang que vous voulez, allez donc vous battre au bord d'une falaise, ça nous fera des vacances. » Son ton est dur et la menace est réelle. « On vous a dit que c'était pas l'moment de chercher la merde. Si vous avez pas de respect pour ce pauvre Ed, vous auriez pu tout aussi bien rester terrés chez vous. Vous traitez ces gamins de danger public ? De sauvages ? Les seuls sauvages que je vois ici, c'est nous. » Elle garde sa lame bien levée à l'encontre de Haldir et cherche les instigateurs du conflit du regard. « Alors maintenant, ayez le bon sens de fermer vos gueules et de laisser en paix ceux qui ont encore la décence de vouloir honorer l'un de nos chefs. »
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le Mer 15 Avr 2015 - 1:02
Mais qui a tué l'un des Ed ?
Hestia & Intrigue

Run boy run! This world is not made for you Run boy run! They’re trying to catch you Run boy run! Running is a victory Run boy run! Beauty lays behind the hills Tomorrow is another day And you won’t have to hide away You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! ✻✻✻  Merde alors. A peine Hestia avait parlée, que Bae ouvrait aussitôt sa bouche, interprétant mal les paroles de la Calusa. Allons bon, tu te sens visée ou quoi ? Elle ne pu retenir son regard noir qui s'adressait directement à lui. Elle eu envie de répondre, de lui balancer une bonne lancer de mots dans sa petite tronche de conquérant, mais elle n'eu pas le temps d'en placer une. Son nom fusa dans l'air, et elle tourna immédiatement le regard vers la Pikunis. Elle ne lui en voulait pas et hocha la tête pour lui montrer qu'elle avait bien compris le message. Chavo et la montagne se serait mit en colère pareil si c'était leur propre tribu qui aurait fait ce crime ? En faite, Chavo venait des Calusas, voilà seulement que Tia le remarquait. Elle n'avait jamais chercher à le comprendre et vue la pensée que cette homme arborait, elle n'avait pas envie de le connaître plus que ça. Mais oui, en soit, si l'une des tribus auraient fait ce crime, ont n'en serait pas là à hurler à qui veut bien l'entendre la mort. Ces reactions exaspérait la Calusa. Elle repensa à Lucas, ou bien à Ailina. Si ils étaient tous comme ça, y'avait pas de risque ça venait d'eux. Mais la jeunette attendait surtout des preuves. Après tout, ont ne croit aux choses que quand ont les vois sois même non ? Katelynn prit la parole et répondu à Baelfire. Tia ne pu réprimer un sourire qui animait ses lèvres. Bien reprit. Les paroles qui suivirent était parfaitement logique et sage, ce qui ne l'étonnait pas venant de son amie. Chavo en revanche, n'avait bien bien avaler les paroles de Tia, et ne tarda pas à tonnée d'une voix fumante. Ah tiens donc ! Hestia tourna le regard vers son ainé, une lueur farouche dans son regard. « Tu me menace ? » Sa voix ce fit fulminante. Elle de dévisagea un long moment, ne quittant pas son regard.  Mais il répondit à Katelynn, et encore une fois, il cherchait surtout une bonne raison pour s'en prendre à eux. Tia roula des yeux et ce rassit auprès de Mewan. Ces mains tapotaient sur la chope de bierre. La jeune femme tentait de ce calmer face à la colère dévastatrice qui la menaçait déclater. De toute manière, cela allait encore ce finir mal. Tia en avait bien conscience. Il fallait juste attendre quelqu'un pour lancer l'assaut. Soudain, une silhouette qu'elle connaissait très bien apparu. Son poing vint heurter le visage de Chavo. Un plaisir irréparable s'empara de Tia, qui ne peut s'empêcher de retenir un ricanement. Bien fait pour ta tronche ! Sa t'apprendra à dire des bétises tiens. Elle brûlait d'amusement, le regard pétilliant de Malice. Ah la la, son amie Honey l'étonnera toujours tiens ! Elle était une tigresse. Douce avec les gens qu'elle aimait, violente quand ont s'attaquait au gens qu'elle aimait. Cela n'avait aucun doute. D'ailleurs, habituellement c'est avec celle ci qu'elle passe les réunions tribales. Lançant des parie sur qui allait attaquer qui en premier. Ou bien qui allait gagner. Mais elle était contente que son amie fasse ce que Tia aurait surement fait quelque minute plus tard.

D'ailleurs, il semblait que c'était elle qui avait découvert le corps de l'Ed. Hestia eu soudainement énormément de compassion envers elle. Entendre les autres débité de tel absurdité avait du finir par l'énerver. Ce qui expliquait parfaitement ce comportement. Tellement compréhensible. Tout le monde semblait ce ficher de la mort de l'Ed. Tous ce qu'ils voulaient, c'était mettre le crime sur le dos des Cents pour pouvoir les détruires dans la seconde qui suit. Ce n'était pas jute pour les Pikunis. L'Ed ne méritait pas ça, surtout qu'il devait ce retourner dans sa tombe à les regarder ce déchirer. De toute manière, citer moi une réunion qui ne finit pas mal ? Tiens, vous êtes silencieux tout d'un coup. Honey prit la parole, et Tia lisa le chagrin sur son visage.Et des paroles sages sortirent de ces lèvres. Elle avait raison. Ils n'étaient pas ici pour ce battre, mais pour célébrer les funérailles. Tia ce leva de sa place pour porter son regard sur l'assemblée. « Elle a raison, nous sommes ici pour lui rendre hommage et j'ai l'impression que la plupart s'en fou. Franchement vous êtes absurdes à vouloir vous en prendre au débarquer. » Elle visa particulièrement tous ceux qui voulait les voirs mourir. « C'est trop dur d'avoir une seule réunions sans ce sauter sur la gueule ? Même pendant la mort d'un chef, y'en a encore qui trouve le moyens de tout gâcher. » Elle aurait bien citer des exemples, mais elle était trop exaspérer pour continuer. Sur ce, Tia ce rassit, et Dählia prit la parole. Encore des phrases pour accuser les Cent et bla bla. C'était dommage qu'elle pensait ainsi, parce que Tia l'appréciait. Mais bon, chacun son opinions sur les débarqués et après en avoir attaquer plusieurs Hestia était mal placer pour penser quoi que se soit. Mais même si elle s'en prenait à quelque un qui ce montrait particulièrement agressif envers elle, elle n'en avait tuer aucun. Nathanaël prit la parole. Lui aussi il en avait mort, et il confirma presque les dires de Tia en disant qu'ils auraient du finir les rites funéraires avant d'accuser qui que se soit. Vrai. Totalement vrai. Mais alors, la montagne monta soudainement sur la table et intima à tous de fermer sa gueule. Attendez une minute, il a bien dit de fermer sa gueule ? Tia le dévisagea de haut. Pour qui il ce prenait lui ? « Toi, y'a pas marquer chef sur ton front, alors excuse moi si je ferme pas ma gueule. » Mordante, ces paroles avaient dépassée la pensée de Tia. Mais franchement, il ce prenait pour qui lui ? Il voulait que les autres le suivent ?

Ah beh curieusement, il n'y avait pas beaucoup de monde qui avait l'air d'envie de le suivre. Preuve qu'il était complètement débile. Mais une ombre passa devant la jeune femme et Haldir fut percuté de plein fouet, tombant et ruer de coup de poing. Oh bah mince alors, sayez les choses habituelles revenait. Qu'es ce qu'avait dit Tia déjà ? Pas une reunions sans que ça ce termine ainsi, c'est ça ? Tous cela ne faisait que confirmer ses dires. Et comme par hasard, c'était encore les Athnas qui faisait des siennes. Ils étaient pas civiliser une minute eux ? Toujours régler les choses par la violence, c'est pas vraiment utile. Cependant, le magnifique spectacle d'un jeune homme ruant de droite le visage de la montagne plaisait à Tia. Même si c'était un Athnas, il était temps que quelqu'un boucle leur clapet. Hestia ce leva pour observer la scène de plus prêt, tandis que tout le monde affutait pour mieux voir et que des cris s'élevèrent. Personnellement, Tia profitait de cette occasion pour ce glisser prêt d'Honey. Elle avait envie de réconforter son amie. Alors, elle lui adressa un sourire tendre et plein de compassion. Elle aussi elle avait déjà perdu des êtres chers. « Je suis désolé pour l'Ed. Tous cela est ridicule. » Elle s'adressait à son amie, avant que la voix de Katelynn ne résonne dans la cohue. Elle ce trouvait entre les deux combattant, une lame de sortis. Encore une fois, ces paroles pleine de sagesse suffir à ramener le silence. Tous ce qu'elle disait était complètement censé. « Mêmes pendant des funérailles, vous savez pas vous tenir. » C'était pas méchant, plus une désespération totale.

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le Mer 15 Avr 2015 - 20:58

intrigue commune
calusas, pikunis & athnas




Chavo, il menace un peu, il insinue beaucoup. Ses yeux sombres se figent dans l’Océan profond que sont ceux de l’Hawkins tandis qu’il tente tant bien que mal de poser un utlimatum. Il essaie de leur faire comprendre que certaines choses sont inévitables et que de toute façon ces adolescents sont condamnés. Leur sort est scellé… Et passer à l’attaque serait une façon comme une autre de donner un coup de pouce au destin. Mais voila, le coup de pouce, personne ne semble prêt à le donner, et c’est un coup de poing que Chavo se ramasse en pleine gueule. Il ne l’a pas vu venir. Sa main sur son nez, déjà il sent un liquide chaud dégouliner tandis qu’un incendie fait déjà rage à l’intérieur de ses prunelles sombres. Chavo, il a été frappé au visage, mais c’est surtout son ego qui a été blessé. Son coeur bat au rythme des tambours de guerre que lui seul entend, tandis qu’il ne lâche pas du regard l’impétueuse métisse. La métisse moralisatrice. Il n’entend plus ce qu’elle dit. Ce qu’ils disent. tous. Il y a ce Nathanaël qui supplie tout le monde d’écouter les arguments des femmes. Inutile. Il y a aussi cette inconnue (Dählia) , certainement assoiffée de sang qui soutient les arguments que Chavo avançaient. Mais désormais, il s’en fout. Parce que le Chavo, il est assourdi par ses pensées colériques, ses pensées meurtrières… Il se laisse cependant distraire lorsque le montagnard se met à hurler à l’assemblée en entamant de drôles de confessions. « Ce doigt en moins, j'le dois à l'un d'eux. À l'un d'eux qui n'a pas hésité à m'prendre en traître. » Finalement, Chavo il n’est pas si étonné… Il se souvient de sa première rencontre avec un membre du peuple du Ciel. Une membre pour être précis. Sauvage, hargneuse… Sa folie et son entêtement la rendait dangereuse… Imprévisible. Stupide. Le montagnard n’est pas l’intelligence incarnée, mais finalement, Chavo, il est en partie d’accord avec ce qu’il avance. Puis, sorti de nul part c’est un autre Athna qui décide d’attirer l’attention sur lui. Egon sautant sur le montagnard, le faisant tomber de son perchoir avant de le ruer de coups. Le regard pétillant, Chavo il s’essuie du revers de la main le filet de sang qui ne s’est toujours pas arrêté de couler, avant de sourire. Amusé. Diverti. Du coin de l’oeil, il voit la Katelynn détourner le regard du spectacle, agacée, dégoutée, avant de tenter de séparer les deux chiens sauvages, avec quelques difficultés. Chavo il lève les yeux au ciel, déjà lassé par le spectacle pitoyable qu’offrait les deux athnas quarantenaire par terre, entrain de se battre comme des animaux. Le Calusa s’empare de son couteau avant de laisser sa voix se perdre au hasard dans le brouhaha. «  Quelqu’un avec moi. On va les séparer.  » Katelynn, seule ne suffira pas. Sans attendre l’arrivée de ce potentiel ‘quelqu’un’ Chavo, il se fraie un chemin à travers la foule qui s’était accumulée autour des deux combatants et rejoint le cercle de la honte. Le couteau fermement serré dans la main droite, il tente de séparer les deux hommes, tirant vers lui la montagne de muscles qui quelques années plus tôt s’était trompée sur l’orientation sexuelle de Chavo. Il est fort. Aveuglé par la rage, cherchant sans cesse à repartir à l’attaque. Chavo, il a conscience de n’être pas aussi puissant que l’Athna, mais sa lame menaçante sur son cou, risque de le dissuader de repartir à l’attaque. «  Moi non plus j’l’aime pas le Meinhard… Mais laisse-le. Pour aujourd’hui…. Et venge-toi plus subtilement demain.  » Quelques mots uniquement chuchotés à l’attention de l’Athna qu’il tentait de séparer de Meinhard et déjà, Chavo il dévoile un sourire fourbe, un sourire venimeux à cet Egon qu’il méprise. 
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le Jeu 16 Avr 2015 - 23:18
La respiration sifflante, Haldir toisait ses pairs. Tous faibles. Tous pathétiques. Et tous prêts à lui sauter à la gorge. Peu semblaient avoir apprécier les mots qui s'étaient extirpés de sa bouche rageuse, déformée par la haine. Peu le suivaient. Bah, quelle importance ? Haldir n'estimait plus que lui-même et exécrait son propre peuple presque aussi fort que les envahisseurs du ciel. Ils ne valaient pas mieux qu'eux. Sinon pourquoi chercheraient-ils à les excuser, à les intégrer à un univers déjà bien assez saturé d'étrangers ? Il n'eut pas le temps de se faire lyncher. Pas plus que de reprendre son souffle, épuisé par trop de paroles. En moins d'une seconde, il bascula en arrière, attiré par le vide, entraîné par une main qu'il reconnu entre mille. Celle d'Egon. Son dos se fracassa avec tant de violence dans la boue qu'un hoquet traversa ses lèvres tandis que ses omoplates craquaient. Tiraillé par l'épuisement, son corps n'en répondait que plus facilement aux affres de la castagne. Sa mâchoire craqua si fort et si douloureusement lorsque le poing de son confrère athna le cogna qu'il crut un instant qu'elle allait se déboîter. Pourtant, ça ne l'empêcha pas de riposter. Avec sa violence habituelle, il agrippa la tignasse de son vis-à-vis, enroulant sciemment ses mèches folles autour de ses doigts afin d'assurer une meilleure prise. Afin d'être sûr que sa tête ne bougerait pas d'un millimètre lorsque son front rencontrera son nez. Chose qui ne tarda pas. En proie à une terrible envie de faire couler le sang – peu importe lequel, peu importe les drames que ça engendrera – il ne se gêna pas pour répandre celui de son ancien compagnon de chasse dans la boue.
Et Haldir entendait les gens hurler. Certains les acclamaient : eux aussi, voulaient du sang. D'autres s'offusquaient. Certains accusaient même les athnas d'être égaux à eux-mêmes : stupides, bagarreurs, incontrôlables. Et le sourire qui s'étirait sur les lèvres de la montagne athnaque ne fit que raviver cette certitude. La folie s'insinuait sur ses traits alors que cette fois, sa main valide s'abattit dans l'estomac d'Egon avec tant de force qu'il crut l'entendre gémir. Oubliant l'assemblée et le deuil qui les accablait – qu'en avait-il à foutre, de toute façon ? Il n'éprouvait aucune sympathie envers le peuple des plaines – Haldir continuait de frapper. Aussi fort que ses muscles endoloris le lui permettaient. Un cercle s'était formé tout autour d'eux : personne ne les séparait. À quoi bon ? Les athnas n'obéissaient qu'à leur propre code, ne suivait que leurs propres envies carnassières sans se soucier du reste. Au final, les deux chasseurs dépeignaient à merveille ce dont les mioches du ciel craignaient : des bêtes sauvages. Et les autres n'étaient pas mieux. Ils se déchiraient avec les mots avec qu'Haldir préférait se déchirer avec ses poings. Avec rudesse, il repoussa son ennemi. Et se redressa, chancelant, les jambes molles et tremblantes. Mais prêt à en découdre. Encore. Inlassablement. Il renifla dédaigneusement, à quelques secondes prêt de se jeter sur Egon. Mais Katelynn s'interposa pour son plus grand désespoir. Au lieu de calmer son jeu, sa haine ne fit que grandir, se décuplant lorsque ses yeux se posèrent sur la jeune femme que quelques jours plus tôt, il estimait encore. Sur l'abrutie qu'il avait sauvé des bras de la mort. Ses paroles ne résonnèrent qu'à peine à ses oreilles. Creuses, qu'elles étaient. Elle se croyait importante, la calusa ? Elle n'était rien. Qu'une énième voix parmi une multitude d'autres, qu'un son enfoui sous les beuglements.

Alors qu'il s'apprêtait à lui cracher à la gueule et à l'écarter de son chemin, le mordant d'une lame d'acier effleura la nuque d'Haldir. Une grimace déforma ses traits alors que ses poings se serrèrent compulsivement à tel point que ses phalanges craquèrent, répandant une flopée de sang dans la boue. « J'vois pas pourquoi on honorerait un con. » Lâcha Haldir, sans se rendre compte qu'avec ça, il insultait toute une tribu. Il s'apprêtait à continuer, à cracher tout son venin une bonne fois pour toute mais la dague qui frôlait de bien trop près sa carotide l'en dissuada. À la place, ses yeux se plantèrent dans ceux d'Egon, libre de ses mouvements, libre de ses coups. Un chanceux. Chose qui ne durera pas. Il ne rêverait plus que d'une chose : lui éclater la gueule. Terminer ce qu'il avait commencé. L'achever. Se complaire dans son sang. Pourquoi pas le dévorer, tiens ? Qu'il serve à quelque chose d'autre que de protéger des faibles. Et Chavo semblait tout autant le haïr que lui. Maintenant qu'il se rendait compte qu'il ne pouvait y avoir que lui pour le retenir, que lui d'assez pour le défier, son sourire furibond se changea en sourire torve. Moi non plus j’l’aime pas le Meinhard… Qu'il soufflait. Ils ne partageaient certes pas les mêmes goûts en matière de fesses mais au moins, ils n'appréciaient pas la même personne. Et aussi étrange que cela paraisse, ses paroles le détendirent. Le firent réfléchir. À moins que ce ne soit la lame vissée près de sa nuque ? Mais, contrairement au calusa – qui sentait toujours autant le poisson, quoi qu'il en dise – Haldir ne se gênait pas pour clamer à voix haute ce qu'il avait en tête. « J'te buterai, Meinhard. Parole d'athna. » Cracha-t-il de façon tout aussi figurée que littérale. Le mollard s'écrasa au sol et se mêla à la boue, encore plus crasseux qu'elle. Promesse formulée, promesse tenue. Et alors qu'il souriait de toutes ses dents à Egon, il fit de même pour Katelynn. Et pour Hestia, une autre idiote calusienne. Et pour Honey, une crétine pikunienne. Il les haïssait presque autant que les mioches du ciel. Et dans son sourire, ils pouvaient tous comprendre que cette promesse s'appliquait tout autant à eux.


Dernière édition par Haldir Svensson le Ven 17 Avr 2015 - 16:37, édité 1 fois
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le Ven 17 Avr 2015 - 0:21
Death knocks on our door
egon ∞ les grounders

troubles keep coming ✻✻✻ Egon vient de se jeter sur Haldir. Sans hésitation, sans regrets, juste par impulsivité. Se fichant de détériorer encore plus leur relation qui de toute manière, n'est plus la même qu'auparavant à cause de son compère. C'est entièrement de sa faute. Il a foiré jusqu'au bout. Le quarantenaire, actuellement, ne fait que lui rendre la monnaie de sa pièce – certes de manière brutale par faute de n'avoir pu se contrôler. Leurs corps ayant basculé contre le sol, dans la boue, il lui offre de belles droites. Ignore sa propre douleur – notamment au niveau de son dos ainsi que ses bras. Sent l'autre Athna venir agripper sa chevelure et le faisant de ce fait grimacer. Mais qu'importe, il continue. Même lorsqu'un brusque coup s’abat en plein dans son estomac, manquant de lui faire recracher son dernier repas. Ils sont si puérils en cet instant... Surtout que cela ne ressemble pas au plus âgé. Lui qui devrait se montrer plus mature se montre au contraire plus stupide en cet instant. Et d'un autre côté, Haldir n'agit pas mieux que lui. Ils ne demeurent que deux boules de nerfs laissant leur frustration s'exprimer par leurs poings. Par le physique, comme ils l'ont souvent fait – c'est plus simple et direct que de vulgaires paroles. Dire qu'ils étaient si proches autrefois. Si unis, respectueux envers l'un comme l'autre... Tout est brisé. Tout a été massacré. Toute cette rancœur, Egon ne cherche plus à la contenir. Malheureusement – ou non, malgré la foule envieuse d'en avoir toujours plus, Katelynn arrive pour venir les séparer. Une lame sous la gorge de son ancien compagnon, un bras en arrière pour le retenir lui. Mince. Il ne déteste pas la jeune femme, c'est même le contraire, mais il est encore en rage et prêt à continuer le combat – malgré ses muscles le tiraillant. Alors ce qu'elle clame par la suite lui passe étrangement au dessus de la tête. A la place de tendre l'oreille, son regard se pose sur Haldir un peu plus loin. J'vois pas pourquoi on honorerait un con. Au fond, même si Egon doit bien avouer que lui aussi se moque un peu de ces funérailles là, il n'aime pas entendre l'autre clamer ça. « Tu t'arrêtes de causer parfois ? » Rétorque-il alors avec un ton plein d'amertume, son regard se redressant peu après vers la jeune femme nullement décidée à les laisser continuer.

Tandis que Egon songe à finalement repousser Katelynn – ce qui n'arrangerait rien, Chavo l'interrompt en venant vers eux. Tiens, il se serait bien passé de lui en plus. Ce dernier et lui, ils ne se sont jamais entendus. Il y a toujours eu de multiples tensions entre eux, pour diverses raisons. Notamment pour leur caractère radicalement opposé. Moi non plus j'l'aime pas le Meinhard... Mais laisse-le. Pour aujourd'hui... Et venge-toi plus subtilement demain. Et bien évidemment, là, le Calusa prend la défense de Haldir – ça lui fera une raison de plus mal le voir. Il ne dissimule nullement le regard noir en direction de celui-ci. Ses poings se serrent de nouveau, ignorant finalement tout autre personne que ceux qui sont proches d'eux dans l'instant. Après tout, pourquoi s'intéresser à la foule avec ce qui se passe juste ici ? D'ailleurs, soudain, son ancien compère en vient à le menacer. J'te buterai, Meinhard. Parole d'athna. Loin d'être calmé, Egon n'ignore pas. Il en rajoute une couche quitte attise une énième fois les braises. « T'auras jamais les couilles de faire ça. Comme tu les as pas eues l'autre jour. » Il dit vrai. L'autre le sait. Certes, il n'y a pas de quoi s'en venter mais c'est la vérité. Alors après l'avoir clamé, ses pupilles se reposent sur Chavo. Un regard noir si perçant comme s'il rêvait de lui faire la peau. Lui faisant comprendre que non, lui non plus ne peut toujours pas le blairer – et encore moins maintenant. Puis il repose son attention sur Katelynn. « Laisse moi finir ça. » Là, il joue à l'inconscient. La colère est vraiment capable de vous faire réagir de manière trop bête.

✻✻✻
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le Ven 17 Avr 2015 - 15:36

Death knocks on our door
Grounders


Ils sont en train de se battre. Un soupir s'échappe doucement de ses lèvres alors qu'il reste dans son coin. Il ne tente même pas de les séparer, de toute façon, il ne voit pas en quoi ça pourrait servir. C'est stupide. Les aliens obtiennent ce qu'ils veulent en agissant comme ça, bien sûr, c'est ce qui le met hors de lui. Il ne comprend rien à ce qu'il se passe, il ne comprend rien, il a envie de comprendre, mais il ne peut rien y faire. Ils sont désespérants mais bien sûr, il n'y a pas de solution miracle. Il n'y a rien à dire, pas une seule réplique qui puisse les pousser à s'éloigner les uns des autres. De toute façon, Bae n'a même pas envie de le faire. Il ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe. Bien sûr qu'il a compris qu'on ne voulait pas de lui, bien sûr qu'on ne veut pas entendre ce qu'il a à dire, encore une fois, il a été suffisamment intelligent pour le comprendre tout seul. Et au vu des cri de haines de l'autre débile, il ne s'en soucie pas vraiment. Il a mieux à faire, tout ceci ne rime à rien et il a uniquement l'impression qu'il serait plus simple de se casser. Il sait que cela ne marche pas comme ça, il sait que s'il part, ils vont lui reprocher de nouvelles choses. Les bras croisés, la respiration assurée, il se moque bien de ce qu'il va bien pouvoir se passer. Il n'a pas envie de chercher tout comme il n'a pas envie de comprendre. Il désespère devant le comportement de tout le monde, que ce soit ceux de sa tribu ou ceux des autres tribus. Il ne s'énerve jamais et pourtant, là, il est principalement gonflé. Il n' pas envie de les voir se déchirer alors qu'on s'éloigne du problème.  « Tout le monde est méchant, on a compris. Mais plutôt que de se taper dessus, peut-être qu'on pourrait s'occuper du coupable ? Terrien ou Alien, je crois qu'un Ed est mort pour nous diviser. Ça semble assez bien marcher.. Encore une fois, il donne son avis alors qu'il aurait dû se contenter de se taire. Il l'a compris pourtant, à force de les entendre, mais il ne parvient pas à se résoudre à faire autrement. Il ne se voit ps bêtement attendre que les choses se passent, ici, il a uniquement l'impression que cela ne rime à rien et qu'il devrait prendre la fuite. Il sent que cela ne va pas aller en s'arrangeant et pourtant, il continue de tenter sa chance. Il ne saurait pas dire pourquoi, mais il trouve cela plus facile. Cette situation semble plus facile à comprendre et en même temps, il n'y a rien à comprendre, finalement. Il n'a qu'une seule envie, celle de ne pas se prendre la tête, celle de ne pas avoir à réfléchir plus longtemps. Mais à côté de ça, ça ne veut pas dire qu'il va y arriver. Au contraire, là, il a uniquement envie de respirer et de s'éloigner. Ca dégénère, il le voit bien, et même en restant dans son coin, il réalise que cela pourrait bien mal se passer. Cela ne lui plaît pas. Il ne comprend pas comment ils peuvent constamment se déchirer comme ça. Il ne se le reproche qu'à moitié, il ne s'en soucie pas ou en tout cas, il est hors de question pour lui d'en faire tout une histoire. Néanmoins, qu'il s'en moque ou non, cela ne change rien.

Ils ne risquent pas de se calmer à ce rythme, pas en jouant à celui qui criera le plus fort, pas avec de nouvelles personnes qui entrent dans la conversation. Il passe une main dans ses cheveux, songeur. Il aurait dû rester chez lui. A chaque fois qu'il se mêle à ce genre de connerie, il finit par le regretter, il finit par s'en mordre les doigts, par regretter. Et il regrette oui, il regrette une nouvelle fois, il en a marre mais il sait aussi qu'il n'y a rien à faire. Il regrette et en même temps, il sait qu'il est à sa place, qu'il est là où il doit être, parce que même s'il ne l'assume pas toujours, il fait partie des Athnas. Ses parents auraient trouvé les mots, ses parents auraient eu leurs places. Ils auraient sans doute déclenché une guerre, ils seraient peut-être déjà en train de marcher vers le campement des aliens, mais au moins, ils auraient fait quelque chose. Mais il n'était pas leur fils ou en tout cas, ils ne l'avaient jamais accepté. Aujourd'hui, ils ne sont plus là, grâce ou à cause de lui. Et même s'il s'agit de quelque chose dont il ne sait rien, il s'en moque. Il ne compte pas s'y intéresser. De près ou de loin, d'ailleurs.
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le Sam 18 Avr 2015 - 23:29
Hello - goodbye.

Il faut courir, se dépasser. Avancer, progresser. Tous ces mots, tous ces termes, pour au final revenir au même sens : il faut évoluer. Notre survie en a dépendu pendant près d’un siècle. Il a fallu combattre les éléments, se retrouver, comprendre, changer. Et on se retrouvait là, à des funérailles, à se déchirer. Alors qu’il nous avait fallu temps de temps pour nous coordonner. Le vivre ensemble, le bon sens, tout ça venait de voler en éclats. Et mon poing dans la figure du premier en face de moi qui osait encore parler. Malgré mon acte, je tentais de calmer les choses. Moi, Pikuni, moi, touchée de plein fouet par l’événement qui nous réunissait aujourd’hui.
Sauf que comme d’habitude, les conversations partent dans tous les sens. J’entends une folle qui déboule de nulle part s’exprimer sur tout le contraire de ce que je venais de dire, voulant répandre le sang comme si elle ne m’avait pas écoutée. Et le respect ? J’entends Nathaniel qui défend pourtant mes propos, mais je sens que lui non plus n’est pas entendu. Comme si toute la foule ne réagissait qu’aux plus forts. J’avais envie qu’ils rentrent tous chez eux.
Et l’autre D’Artagnan (Haldir) qui se fait porte-parole de sa petite personne, montant sur une table pour mieux parler. Il devait avoir un gros problème d’ego, celui-ci. Déjà je l’avais remarqué à plusieurs réunions intertribales, mais là, c’était la fameuse goutte d’eau. Il se vante d’en avoir tué deux … Et pendant qu’Hestia réplique, que quelqu’un le plaque au sol … je découvrais l’abysse sans fond de la débilité Athna. Ce type s’est gentiment chargé d’en tuer deux, et après on semble s’étonner de la mort de l’un des nôtres ? Ed était une cible facile, que ce soit pour l’un des nôtres, ou l’un de ces Débarqué. Le sang appelait le sang. C’était aussi valable pour nos ennemis.

Ce n’est que quand la voix de Katelynn porte que je reprends mes esprits, enlacée dans les bras d’Hestia qui me réconforte, à sa manière. L’autre Calusa semble s’être chargée de séparer les deux Athnas (ça ne pouvait être que deux Athnas, pas vrai ?) et c’est à ce moment que je réalise qui a interrompu le discours de D’Artagnangnan. Egon. J’aurai presque pu être impressionnée par cette réaction. Faire taire (de manière brutale, certes) un gros tas de débilité. Kat avait sorti ses armes, intimant aux deux parties d’arrêter leur pseudo combat. Oui. Il le fallait. Si le sang commençait à couler, alors la suite des choses allait devenir incontrôlable. (Presque.)
Un autre (Bael), parmi plusieurs voix, mais je le reconnut car ce fut l’un des premiers à raconter n’importe quoi aujourd’hui, s’exprima sur la cohésion de notre peuple, visiblement mis à mal, et qui pourrait bien être le motif du meurtre du vieux Ed. Et bah ! Enfin quelqu’un avec une tête bien faite ! C’est que ça rattraperait presque toutes les conneries qu’il avait sorti ! (Presque.)
Le mec que j’avais frappé au visage (Chavo) s’était par ailleurs retrouvé je ne sais comment, derrière la grosse brute. Leurs messes basses devaient être tout à fait passionnantes, mais le brouhaha m’empêchait de les écouter. J’avais juste entendu clairement, comme tout le monde ici, la menace de mort à l’encontre d’Egon. Et ce sourire flamboyant qui apparaissait, alors qu’il tournait la tête vers Kat, puis Hestia, et moi. L’effet était sans doute dramatique. Mais il fut vite coupé par les paroles d’Egon, qui me laissèrent bien plus pensive.
Il en rajoutait une couche, et il semblait aimer ça. Peu importe son passé avec son compatriote Athna. Je ne voyais que ma mère, insultée par les mêmes paroles, les mêmes intentions. Ou plutôt, je me voyais moi, ou un fantôme de moi petite, remplaçant l’image que je n’avais jamais connu, de ma mère petite. Impuissante face aux assauts de l’Athna. Et l’image que j’avais de lui se brisait. Je le voyais à présent, je la comprenais. Egon …
Après tous les efforts de l’homme pour se racheter une conduite, et toute ma naïveté dont j’avais pu faire preuve, c’était clair à présent.
Il n’y avait rien de bon dans le cœur des Hommes, les sentiments troubles qui nous animaient tous nous dévoraient.
Fuir ses démons. Se fuir soi-même, c’était donc ça. Survivre.

Lui n’avait pas survécu. Ou plutôt si, considérant son âge avancé. Vous ne savez plus, les morts ne parlent pas, et lui, ça faisait bien depuis votre naissance qu’on ne semblait pas l’avoir entendu. Et pourtant, son silence en a fait un sage respecté. Loin de lui l’impétuosité, il semblait être né sage, né vieux, né respecté. Vous ne connaîtrez jamais cela. Vous ne serez ni sage, pas plus qu’eux qui se trainent dans la boue, ni vieille, après tout ça doit bien être de famille tout ça, et encore moins respecté, personne ne vous écoute, personne n’a envie d’écouter la pauvre qui se lamente, l’orpheline, on a presque oublié la joie de vos sifflements tant ils ont disparu.
Et personne, personne, personne.


Je préférais encore fuir la scène. Abandonnant la pseudo-réalité sous mes yeux. Je préférais encore retourner auprès des morts. Eux comprendraient. Mes yeux frappèrent un bref instant les silhouettes de mes amies Calusas, Kat et Hestia, mais la mienne se retira de l’assemblée, encapuchonnée à nouveau. Ce n’était pas mon combat. Si même les plus anciens d’entre nous agissaient comme des enfants impétueux, alors la sagesse leur faisait défaut. Et tôt ou tard, leur fougue les pendrait haut et court. En attendant, je les observerai depuis là-haut.
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