Aller en bas
Game Master
DATE D'INSCRIPTION : 28/05/2014 PSEUDO/PRENOM : Le Grand Manitou MESSAGES : 2412 CELEBRITE : Nobody POINTS GAGNES : 235
Voir le profil de l'utilisateur
Admin

Intrigue commune des 100 Empty Intrigue commune des 100

le Dim 14 Déc 2014 - 21:42
RP commun des 100

   Intrigue numéro 2
   
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


   

   L'invisible est toujours plus menaçant que le concret, car il tue dans le silence.
C'est ce que fait le froid. Aucun des 100 ne l'avait vu venir. Silencieux et funeste , il avait investi la Terre et avait fait chuter la température en moins d'une semaine. Encore meurtris des derniers événements impliquant la mort de huit d'entre eux, les jeunes débarqués n'avaient pas été prêts, leurs fournitures rongées par les pluies acides laissant souvent leurs peaux à la portée des morsures d'un vent glacial et d'un froid sans pitié, la nourriture rare et discrète creusant leurs ventres vides et leurs esprits encore endoloris des pertes de leurs compagnons. Omniprésent, le gèle avait même réussi à chasser les terriens de leurs préoccupations primaires : tout ce qui les importait était de survivre à cette météo capricieuse et bipolaire. Leur dernier captif n'a pas pipé mot malgré la torture sans pitié dont il fut l'objet, vendetta d'un deuil collectif. Il décéda de ses blessures, laissant beaucoup de jeunes assoiffés de justice, la rancœur encore brûlante.
C'est ainsi que les Leaders décidèrent de faire rentrer tout le monde dans le vaisseau, ultime rempart au froid. La durée ? Indéterminée.

Les jours se succédèrent sans qu'un rayon solaire ne réchauffe une pierre.
Le brouhaha ambiant tenait les haleines chaudes ainsi que les tensions. Toute cette proximité ravivait les conflits internes, la boite de métal n'offrait pas de fuite face au visage d'un ami trahi ou celui d'un amour déçu. Tous les 100, mise à par quelques patrouilleurs courageux, étaient réunis dans le vaisseau, le sol recouvert d'un tapis de cuir arraché aux sièges et de tentes reconverties en couvertures. Les seuls rires qui perçaient l'ambiance morose furent bien vite éteints, comme si la fatigue et le deuil réclamaient le silence chaque fois que la bonne humeur voulait se faire entendre.
Vers les ordinateurs s'activèrent ceux qui n'ont pas vraiment les capacités à tenir une arme ou bander un arc mais pourtant indispensables à la survie des débarqués. Informaticiens et ingénieurs, ils essayent par tous les moyens de remettre la communication avec l’Odyssée, espoir qui depuis leur débarquement, semble se ternir de jour en jour. Les récents événements n'ont pas aidé et la tâche n'a jamais semblé aussi difficile, seul un miracle pourrait les aider.

Le miracle fût.
La connexion quoique filandreuse, réussit à se stabiliser et l'espoir enfla dans le cœur des jeunes au moment où les écrans s'allumèrent. L'émotion fût à son comble lorsque le chancelier, après s'être assuré de la situation, leur indiqua qu'à ce moment précis, c'était Noël. Rires et larmes se mélangèrent tandis que les aînés décidèrent de rompre la communication pour mieux la sauver, promettant à chacun leur tour devant l'écran dès le lendemain. En attendant, ils devaient profiter de cette unique soirée pour oublier l'horreur des dernières semaines et profiter de l'amitié de chacun, apaiser les tensions et pourquoi pas, pardonner.
Quelques instants plus tard, un patrouilleur affecté à la surveillance des portes, pénétra dans le vaisseau, les yeux brillants de malice : « Il neige ! » s'écria t-il avant de se faire de nouveau avaler par un pan de couverture qui masquait l'entrée.
Murmures surpris, une fébrilité nouvelle parcourut l'assemblée. Personne n'avait vu ou touché de la neige. Encore moins un jour de Noël.
A cet instant, des flocons tombèrent du ciel en une myriade de points blancs et recouvrèrent le sol d'un manteau poudreux et éclatant. Le spectacle était à la fois beau et inquiétant car, la tranquillité de la soirée semblait presque irréelle face au chaos des derniers jours.
Les aînées en profitèrent pour marquer le coup ; ce soir était différent, l'espoir était revenu enflammer leurs cœurs glacés. Qu'on ramène un peu de nourriture et couverture en plus, ils allaient tous en profiter. Ce soir, c'était leur veillée de Noël.

   


Dernière édition par Game Master le Ven 27 Fév 2015 - 23:40, édité 1 fois
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Lun 15 Déc 2014 - 23:12


❝winter is coming❞
Gamora & The Hundred

Elle avait beau frotter ses mains l'une contre l'autre, les réchauffer semblait être devenu impossible depuis quelques jours. En un battement de cil, le soleil avait disparu laissant place à un ciel nuageux qui ne quittait pas le campement des cents. Gamora ne fermait l'oeil que de rares heures la nuit, constamment réveillée par la présence des cents autour d'elle étant trop peu habituée à être si proche de tant de personnes. La brune soufflait sur ses doigts gelés qui tendaient presque vers le bleu, créant au dessus de ses mains un nuage de fumée qui ne tarda pas à s'évaporer. Quelle merde. Le froid la rongeait comme il rongeait ses camarades, lui arrachant le peu de bonne humeur qui lui restait. Le manque de nourriture se faisait lui aussi sentir, plongeant les cents dans une fatigue perpétuelle pour la plus part oubliée lors d'une seule et unique soirée. Noël. Ou la veillée de Noël. Peu importait à Gamora qui n'avait plus fêté cette nuit là depuis ses douze ans. Contrairement aux autres, la brune n'était pas éprise d'un sentiment d'espoir, de magie, de soudaine bonne humeur. L'Arche ne lui avait apporté que des problèmes et recevoir ne serait-ce qu'une simple nouvelle d'eux l'avait l'espace d'un instant anéantie. Elle sentait qu'un piège se refermait sur elle et sa colère qui avec le temps s'était estompée, avait doublée en quelques heures. Personne n'osait lui adresser la parole, ou la regarder tant ne serait-ce qu'un regard de travers aurait suffit pour qu'elle implose. Les pieds sur terre, ou peut-être même sous, elle arpentait le vaisseau munie de son légendaire regard noir bien qu'au fond elle les enviait tous d'avoir pût connaitre cette fête familiale, plus qu'elle ne la connaîtrait jamais.

Son regard finit par se poser sur la petite Marylizze. Grelottante dans son coin, laissée pour compte par les autres autour d'elle. Le coeur de Gamora se serra un peu, la petite métisse était bien une des rares qui ne méritait pas cet aller simple pour la Terre. La brune ne montrait jamais une once de douceur, de tendresse envers les autres. Mais Marylizze était différente. Elle se retrouvait d'une certaine manière en elle. Arrachée à sa famille trop tôt, envoyée dans un monde cruel sans avoir pût faire ses adieux. Perdue dans cet environnement hostile, ignorée, trop timide pour faire quoique ce soit. Gamora s'était considérablement rapprochée de la jeune fille ces derniers mois, se laissant complètement aller en sa présence. Elle était la rare, si ce n'est la seule, des cents envers qui l'ainée agissait non pas avec violence, mais avec coeur. La jeune femme se rapprocha déterminée vers Marylizze et se fraya un chemin toujours aussi brutalement à travers la foule, tentant d'atteindre l'enfant le plus rapidement possible. Elle attrapa en route une couverture de fortune qu'elle enroula autour de son bras pour qu'on ne la lui prenne pas et s'avança décidée vers la petite métisse. Marcher la réchauffait un peu plus, mais elle finit par s'asseoir rapidement près de Marylizze autour de laquelle elle se pressa de déposer la couverture.

"Tiens, prends ça." lui souffla-t-elle le plus gentiment possible, ce qui s'avéra plus maladroit que prévu.

Gamora ne pouvait que s'imaginer ce que la petite pouvait ressentir en ce moment même. Et cela la frappa d'une telle force qu'elle ne pût s'empêcher de la prendre dans ses bras, la rapprochant un peu plus d'elle afin de la réchauffer comme elle le pouvait. Marylizze passait son premier Noël loin de sa famille, sur une planète qui s'entêtait à essayer de la tuer. La brune se pencha vers elle et déposa un rapide baiser sur le front de la jeune fille avant de s'écarter et d'enlever brusquement sa veste en cuir qu'elle posa sur ses épaules tremblantes, ignorant le froid qui la mordait déjà. Enfouissant son visage dans son écharpe, Gamora entoura son amie de ses bras et frotta énergiquement son dos pour lui apporter chaleur et réconfort. Puis son visage se durcit à nouveau lorsqu'elle leva les yeux sur les cents qui se mouvaient autour d'elle, comme si en la quittant du regard elle redevenait la jeune femme haineuse et imprévisible qu'elle était d'ordinaire.


©️ Pando


Spoiler:
Mon petit bébéééééééééé  Intrigue commune des 100 3474094350
Intrigue commune des 100 Tumblr_mkyy85EFyy1qgeyn1o3_250


Dernière édition par Gamora Willis le Mer 17 Déc 2014 - 15:22, édité 4 fois
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 1:05
Intrigue commune des 100 Tumblr_n5nycuMAEN1qzelujo4_500

Make my wish come true
Baby all I want for Christmas is you


S’il ne faisait pas aussi froid dehors, j’y resterais. Entassé dans le vaisseau me devenait presque insupportable.  C’était donc ça, que l’on appelait l’hiver. Merde, quelle belle ordure de climat. Entre les pluies acides et la neige. Je sortais parfois, patrouillant dans ce froid glacial ; emmitouflé dans des vêtements pas trop encombrants, préférant me réchauffer en marchant plus vite que d’habitude. Je me demandais comment les Terriens se débrouillaient d’un temps pareil. Puis je revenais, parce que c’était ça ou mourir. Je n’étais pas près d’abandonner ; parce que la liberté je ne l’avais pas assez goutée. Elle nous appartiendra.

Ce n’était pas que j’étais le moins frileux, mais disons que je ne me plaignais pas et ne grelottais pas devant les autres. Alors, je me retrouvais là à distribuer le peu de nourriture que l’on pouvait avoir. L’on avait beau s’être amélioré en chasse, les gibiers se faisaient rares. Eux aussi se planquaient à cause de froid j’imagine. Je n’étais pas le type franchement sympa qui servait avec le sourire. D’ailleurs, on ne me regardait pas vraiment. Je me contentais de voir si tout le monde allait bien, sans montrer que ça m’intéresser. Parce que je n’avais pas envie de les entendre se plaindre, je n’étais pas docteur et encore moins leur père. J’allais devenir dingue ici. Certains ont des engelures et franchement c’est dégelasse à voir. Ils pouvaient bien se foutre de ma gueule, mais avoir pris soin de mes chaussures ça avait payé. Une chose est sure. La terre aura notre peau.

C’était Noel. Voila ce qu’ils disaient ; leur cadeau c’était la mort. Les enfoirés, qu’ils aillent crever. J’évite tout le monde, je ne parle pas. Ils disaient que nous irions devant l’écran, je laissais ma place. Je m’en foutais pas mal de ce qu’il se passait là haut. Mais des visages s’étaient illuminés et je n’ai rien dis jalousant secrètement leur joie. Tu n’avais plus rien à espérer… Tu le sais toi, que la magie n’existe pas. C’était tellement dur, mais je me disais constamment que le pire était derrière moi.

Les cens se mettent en mouvement et je l’ai vu Hannah parmi eux. Elle est passée près de moi, sans me voir, à moins qu’elle m’ait ignoré… Je chassais l’idée de ma tête et j’ai attrapé son poignet pour qu’elle ne se fasse pas happée et emportée loin de moi. J’ai l’impression que cela fait une éternité que je ne suis revenu vers elle et quand elle me fit face je me suis rendu compte qu’en fait je m’étais trompé : c’était le plus beau noël de toute ma vie. Merci.

« Tu m’as manqué… » Disais-je simplement, sans réfléchir. Je ne sais pas si c’est l’euphorie générale qui m’ya poussé, parce que je n’avais pas l’allure du type surexcité à l’idée de quelques flocons de neige. J’étais calme et j’ai simplement souris. A croire que  les miracles existent vraiment…

Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 2:10

Earth, Hunger & Snow
RP Commun


J’étais debout dans un coin du vaisseau, croisant les bras. Ce n’était pas parce que j’avais froid que j’étais dans cette position à la différence de beaucoup à l’intérieur mais plutôt car je me comportais toujours de cette façon lorsque je me perdais dans mes pensées. Ce ne fut pas une décision facile que de faire rentrer tout le monde dans le vaisseau mais la situation devenait intenable, la température baissait toujours plus au fur et à mesure des jours et des nuits et les maigres toiles de tentes n’étaient clairement plus suffisante pour permettre d’avoir chaud et depuis la pluie acide nous étions en cruel manque de tout : Couverture, armes, outils, nourritures. Une bonne partie de nos stocks avaient disparu avec cette satané pluie ! Tout en pensant je jetai un œil au vaisseau, veillant au relatif calme qu’il pouvait y a voir. Il faut dire que cela n’a pas toujours était le cas ces derniers jours, en effet ce que nous craignons le plus avec les autres leaders c’était les conflits que cette proximité allait entraînée. C’était un réel problème, tout le monde ne s’appréciait pas forcément au campement. Moi le premier, j’en étais l’exemple parfait notamment avec Luka avec qui il y a quelques temps, je m’étais battu en pleine nuit alors qu’il tentait de partir se balader en pleine nuit dans la forêt ce qui était évidemment défendu. Mais fort heureusement personne n’était au courant de cela et malgré les blessures que cela lui avait occasionnées notamment au visage, dont il en portait encore quelques subtils stigmates, j’avais réussi à tenir cela discret. De ce fait, comprenez bien qu’à partir de là il y a eu forcément quelques disputes et tensions qu’il fallait tempérer dans une situation aussi tendu et difficile qu’était la notre. Ce n’était absolument pas le moment de se chercher querelle, l’heure était à la solidarité malgré le froid et la faim. Il fallait voir les « bons côtés », après tout le fait de dormir tous ensemble dans un espace confiné permettaient d’avoir chaud et de sentir une certaine protection, un sentiment de famille entre tout les 100 malgré les conflits qu’ils pouvaient y avoir. Il faut dire que joli travail avait été fait en dépouillant les fauteuils pour en faire des matelas et des couvertures qui permettait d’être installé plutôt confortablement.

Tout d’un coup, j’étais sorti de mes pensées par le grésillement de la radio dont la connexion quoique chaotique, réussi à se stabiliser. Les écrans s’allumèrent avec le chancelier sur chacun d’eux, un long silence s’ensuivit en écoutant la voix du chancelier qui finit par leur indiquer que c’était Noël à ce moment précis. Les 100 se partageaient des sentiments divers et variés, il y avait cette fille qui pleurait de joie en enlaçant une autre, ce gars euphorique qui sautait partout, cette petite fille également qui poussait de petits cris aigus tout en frappant dans ces mains et cet autre gars qui tapait dans la main de ce qui était certainement son ami. Et puis il y en avait d’autres qui était plus mitigé voir impassible comme moi, si cela permettait de remonter le moral de tout le monde tant mieux mais il fallait quand même garder à l’esprit que cela ne changeait pas notre situation, qui était critique. Je regrettais que nous n’ayons pas profité de cette communication pour demander l’envoi de matériel, des armes en priorité mais pourquoi pas des vivres et du matériel notamment pour contrer le froid de l’hiver terrien mais également médical. On manquait de tout ici. Néanmoins, il n’était pas le seul à décider et puis après tout, en promettant à chacun de discuter avec leurs proches cela permettait de remonter encore un peu plus le moral du groupe, ce qui n’était pas une mauvaise chose avec les derniers événements. On lui tapota l’épaule sur le côté, il se retourna et découvrit la figure familière de Zander, celui avec lequel il partageait sa chambre au début de leurs arrivés sur Terre. Son visage était comme quand il était arrivé, radieux des yeux verts étincelants et il lui souriait lui faisant comprendre que ce n’était pas le moment de « faire la tête » ou de penser à la survie, ce soir était la veillée de noël et c’était l’heure de passer un merveilleux moment en oubliant tout les tracas, les déceptions et les tristesses connu jusque là. Il me montra enfin du doigt les flocons de neiges qui tombaient par milliers comme si une pluie d’étoiles brillantes s’abattait sur le sol, c’était magnifique. Je e retournai pour le serrer dans ses bras, mais Zander avait disparu. Il était mort dans la pluie d’acide.

Je réussi à retenir une larme qui allait couler le long de mon visage. Ce soir, ce n’était absolument pas le moment pour ça.

On demandait à chacun de récupérer quelques choses à manger pour le repas de noël mais je n’avais rien ou pas grand chose, à moins que…  Je me rappelai enfin que j’avais confisqué une bouteille d’alcool à Jeremiah, quel petit celui là. Il croyait certainement que je ne l’aurais pas repéré se trimbalant avec quelques choses d’aussi gros dans le campement, « caché » dans sa veste ! Il m’avait que ce n’était pas la sienne et qu’il l’avait piqué à quelqu’un pour la vidait car l’alcool n’avait pas sa place. J’éclatai de rire en y repensant, il avait vraiment essayé de me prendre pour une truffe ! Il allait chercher cela dans son sac, c’était en théorie pas vraiment autorisé mais après tout aujourd’hui était un jour spécial et c’était le moment de transgressé tout les interdits ! Je rapprochai de Jeremiah est d’une partie des plus jeunes après avoir soigneusement récupéré la bouteille que j’avais soigneusement gardé dans un coin sans même y avoir touché ; après tout cela pouvait toujours servir de monnaie d’échange contre des terriens s’ils ne savaient pas ce que c’était. J’avais vidé une partie de la substance éthylique dans un contenant destiné à l’eau et tenait à la main ce dernier et après en avoir bu une belle rasade, je la tendis au jeune homme avec un sourire. Ce dernier me regarda interloqué semblant me demandais ce que cela pouvait bien être.

« Goûte tu verras bien » Lui dis-je. « Mais dans tout les cas, je t’interdis de la vider » Ajoutais-je en éclatant de rire pendant qu’il goûtait le troublant nectar.

Autour de moi, les rires se faisaient entendre. La bonne humeur régnait. Les tristesses de chacun devenaient cendres. La joie pleuvait. Malgré la mort de certains d’entre nous, malgré le froid et malgré la faim nous étions toujours en vie et c’est ce qui comptait.


Dernière édition par Seth Brody le Mer 17 Déc 2014 - 9:52, édité 1 fois
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 14:15
Depuis qu'elle s'était faite emprisonnée, Tawnie avait perdu toute notion du temps. Connaître le jour était un détail lorsque l'on faisait partie des cents, la date n'était pas une chose importante contrairement à leurs priorités. Mais elle ne comprenait pas vraiment le comportement météorologique de leur planète. Elle l'avait étudié en classe, mais maintenant qu'elle le vivait elle était beaucoup moins anxieuse bizarrement. Elle venait tout juste de s'habituer au froid du dehors, à comprendre son fonctionnement et à presque l'aimer quand les aînés avaient décidé de les enfermer dans le vaisseau. C'était une piètre idée qui allait raviver de nombreux conflits, sans parler des claustrophobes qui vivaient un sale quart d'heure. Depuis le début elle avait croisé le regard de tout le monde, comme quoi garder ses distances avec certaines personnes était clairement devenu impossible. Et puis les ingénieurs ne pouvaient pas travailler avec le brouhaha incessant, donc leurs chances de recontacter l'Odyssée étaient un peu plus réduites. Mais ce n'était que temporaire. C'était d'ailleurs la seule chose qui motivait Tawnie, car bientôt elle pourrait aller au dehors et respirer le bon air glacial, que les aînés le veuillent ou non. Elle n'était pas de nature rebelle mais elle savait que quasiment tout le monde partageait son avis, elle supposait donc que c'était normal d'avoir envie de sortir d'ici. Quoiqu'il en soit, elle s'était approprié un petit coin du vaisseau, elle y avait apporté une couverture qu'elle partageait avec les personnes qui voulaient bien de sa compagnie, comme Cecily avec qui elle avait pu se rapprocher un peu plus au cours de ces derniers jours. Quoiqu'il en soi, sauf au besoin, personne ne venait la déranger et elle pouvait garder un œil sur tout le monde, surtout sur Laserian et Améthyste, auxquels elle ne manquait pas de lancer des regards noirs à toute occasion. Tawnie restait dans son coin de vaisseau, assise par terre, s'allongeant quelques fois, la couverture sur elle et sa bouteille d'eau à proximité. A cause du froid, la nourriture se faisait rare et elle savait que quitte à cesser de manger, il fallait toujours boire pour vivre, alors elle ne prenait que peu de nourriture la journée mais buvait en quantités impressionnantes le reste du temps.

Elle était justement occupée à écouter les divers sons qui l'entouraient, lorsqu'elle en entendit un qui lui fit comme un violent retour dans le passé. Ce grésillement, cette mélodie qu'elle avait tant entendu sur l'Arche. Elle se crut dans un rêve, croyant s'être endormie mais l'agitation la ramena à la réalité. Elle se leva et marcha en toute hâte vers là où tout le monde s'était agglutiné : les machines. La connexion avait été rétablie. Elle était un peu bancale et avait besoin de perfectionnement mais elle était rétablie. C'était impensable, ils avaient enfin un contact avec l'Odyssée ! Un sourire vint se loger sur les lèvres Tawnie tandis qu'elle se mettait sur la pointe des pieds pour voir ce que les aînés faisaient auprès des ingénieurs. Puis une voix s'éleva et leur donna la date. Le 24 Décembre ; ils étaient la veille de Noël. La rousse n'avait jamais vraiment été une grande fane de cette fête, car le principe était de se retrouver en compagnie d'êtres chers et de leur prouver l'amour qu'on leur portait en leur offrant des cadeaux, or elle n'avait jamais eu un grand nombre d'amis à qui elle avait pu offrir de telles choses, et encore moins ici.

Une nouvelle euphorie gagna le groupe des Cents lorsque'un patrouilleur qui venait du dehors leur annonça qu'il neigeait. C'était un phénomène qui avait fasciné Tawnie, des gouttes d'eau qui explosent sous une certaine température. C'était magnifique. D'un coup elle se sentit redevenir une gamine et elle se posta vers la porte d'où venait ce garçon. La neige tombait bien et le sol était recouvert d'un tapis blanc qui ressemblait à du coton. Il faisait froid et ses joues étaient déjà rougies alors qu'elle n'avait même pas fait un pas dehors. Des gens la doublaient pour pouvoir toucher cette chose encore inconnue pour eux. Cela donnait à ce jour quelque chose d'encore plus magique qu'avant et pour ce soir, elle avait envie de tout oublier et de se laisser aller. Elle retourna sur ses pas, avec un de ses plus beaux sourires et chercha Cecily. Lorsqu'elle trouva enfin son amie, elle lui prit la main. « Viens Cess, viens dans la neige avec moi ! » Elle aurait voulu faire la même chose avec Laserian, mais elle avait pris ses distances de lui et elle ne doutait pas qu'il allait en profiter lui aussi de la neige, avec Améthyste. Mais pour le moment, c'était un moment qu'elle avait envie de vivre avec Cecily. Elle la tira donc vers la sortie du vaisseau, qu'elle le veuille ou non.
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 14:39


L’hiver s’était installé sur Terre, arrivant en conquérant en l’espace de quelques jours, amenuisant nos provisions et nous prenant totalement au dépourvu. Les températures ont chuté drastiquement, sans que l’on n’y soit préparé. Beaucoup d’entre nous sont tombés malades, plus ou moins gravement. Les terriens ne sont désormais plus une priorité, remplacée par celle de se maintenir en vie et passer cet hiver rude. Pour parer le froid, les plus âgés ont décidé de tous nous faire rentrer dans le vaisseau et y vivre, ce jusqu’à ce que les températures remontent suffisamment.  Voilà donc plusieurs jours que nous sommes ici, entassés les uns sur les autres. Et moi, je suis là, assise au fond du vaisseau sur nos tapis de fortune, les genoux contre moi,  le plus loin de toute cette foule, tentant tant bien que mal de lutter contre mes crises d’angoisse et de claustrophobie. Deux options s’offrent à moi : rester ici et lutter contre ça, ou sortir et lutter contre le froid. Sale dilemme. Et je crois que le pire, la cerise sur le gâteau, c’est que je n’ai pas mon calepin pour communiquer, l’ayant oublié dans la tente de River… je n’ai même pas songé à le récupérer. Me claquant la tête contre la paroi du vaisseau, je soupire en fermant les yeux. Je ne me vois pas révéler le fait que je ne suis pas muette maintenant. Pas dans une situation pareille. Surtout que c’est Noël. Je ne sais pas si les gens me pardonneront un tel mensonge et je n’ai pas envie d’affronter ça maintenant….  

Un grésillement se fait entendre. Le chancelier apparait par intermittence sur les quelques écrans qui fonctionnent encore. C’est vrai qu’une connexion avec l’Odyssée a réussi à être établie. La joie se fait sentir dans la colonie. Beaucoup sourient, se prennent dans les bras, son heureux de cette nouvelle. Quant à moi ? Je m’en fiche totalement. Aucun sourire n’étire mes lèvres. Je n’ai personne à qui dire que je vais bien. Ma mère s’en fout totalement. Je crois que pour elle je n’existe plus. Qu’elle n’a plus de fille depuis les événements d’il y a trois ans. Quand je pense qu’elle m’a traité de menteuse, et qu’elle ne m’a même pas aidé, ni écouté…  Il ne faut pas que je pense à ça, que je me torture l’esprit avec ces souvenirs. Après tout, c’est une période de fêtes en ce moment. Mais je ne peux faire autrement. Trois ans que je n’ai pas fêté Noël car enfermée en prison. Et le dernier Noël que j’ai passé, était le plus horrible de tous… un frisson me parcourt tout le corps. Je pensais pouvoir oublier les démons du passé sur Terre, mais ils ne cessent de me hanter.  Je me passe une main sur le visage. Je dois sortir d’ici. Prendre l’air. Toute cette joie et mes souvenirs me foutent le cafard.

Je me faufile difficilement vers la sortie, me faisant bousculer et bousculant plusieurs personnes. Je croise Tristam qui distribue le peu de provisions que l’on a. Je refuse poliment d’un signe de tête, pressant le pas vers l’entrée du vaisseau. Trop de gens, j’ai besoin d’air frais. Une fois dehors, j’inspire un grand coup, les mains dans les poches de mon sweat, la capuche vissée sur la tête, pour me protéger du froid. Ce dernier me mord la peau. Bien que je sois en train de grelotter, je préfère rester là plutôt qu’à l’intérieur avec les autres, les voir pleurer de joie parce qu’ils peuvent parler à leurs proches. Je ne sais même pas où est Hannah. Mais je ne peux pas non plus courir vers elle dès que je ne suis pas dans mon assiette. Quant à Thomas, je ne sais pas non plus où il est. Depuis notre dispute et ses révélations, nous nous évitons. Je ne sais plus comment agir avec lui. Je ne sais pas quoi faire. Merde. Tout part en vrille.

Perdue dans mes pensées, je m’assoie sur un tronc d’arbre près du feu de camp pas totalement éteint. Je décide de le raviver, histoire d’apporter un peu de chaleur. Au bout de quelques minutes, les flammes prennent possession du bois. le crépitement du feu me déconnecte de la réalité. Ça fait du bien ce calme comparé au brouhaha incessant dans le vaisseau. Les ainées nous obligent à rester dedans une fois la nuit tombée, mais en journée ils ne peuvent nous forcer à rester dedans. Alors que je me laisse hypnotiser par les flammes, au même moment des petits points blancs commencent à tomber du ciel. Je lève la tête, émerveillée. De la neige. Première fois que l’on en voit. Mon regard s’illumine de surprise. C’est presque magique. Bien que trop froid à mon gout. Mais cela me réchauffe tout de même le cœur. J’en ai bien besoin.

   
Code by Silver Lungs
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 15:41
Cela faisait des jours, ses semaines voir peut-être même des mois qu'ils étaient là… tous enfermés dans le vaisseau, tendant tant bien que mal de se réchauffer avec le peu de ressources qu'ils leur restait. Chacun usait de sa méthode. Certains se collaient entre eux, d'autres préféraient rester recroquevillés sur eux-même, une mince couverture couvrant leurs épaules. Les pulsations cardiaques ralentissaient à mesure que la température baissait et que le froid s'engouffrait à l'intérieur. Ou bien cela ne faisait que quelques heures. Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle avait perdue toute notion du temps en entrant dans ce vaisseau qu'elle s'était intérieurement promis de ne plus jamais y mettre les pieds, même en cas de grand danger. Seulement on l'y avait poussée, qui, elle ne savait même pas, mais s'en fichait. Elle se fichait de tout, l'unique chose qui lui importait était de sortir de cet endroit horriblement clos.
Claustrophobe, Ash ne supportait plus cette proximité avec les autres, les entendre se plaindre du froid, de la faim et de la soif, mais surtout, elle ne pouvait plus les voir. Eux, ce petit reste des 100 similaire aux restes d'une gazelle qu'une lionne aurait été obligée d'abandonner en urgence. Une puanteur devenant de plus en plus insoutenable à mesure que les jours avançaient sans parler de cet étouffement qu'elle éprouvait. Elle devrait sortir d'ici et vite. Pluie acides terminée ou non. Mais avant qu'elle ne se soit levée, un grésillement se fit entendre, ne présageant rien de bon. Et elle avait raison. Le Chancelier venait d’apparaître sur un écran, blablatant, comme dans ses souvenirs, pour ne rien dire. Les cœurs ne mirent pas longtemps à se réchauffer, ce qu'Ash ne comprit pas du tout, sa vision des choses étant tellement différente de celle du reste du groupe. Elle savait une chose et était certaine d'avoir raison. Le contact avec l'Odyssée ne leur apporterait rien de bon pour l'avenir. Cela signifiait la fin de leur libre arbitre. Les anciens ne tarderaient pas à les rejoindre sur Terre et réinstaureraient leurs règles. Remettraient en prison les 100, les privant de nouveau de la liberté qu'ils leurs avaient offert, car pour ces gens, les 100 resteraient à jamais des criminels, des monstres.
Elle décida cependant de taire son point de vue, refusant de gâcher ce moment de bonheur en ce jour de Noël. Bonheur encore plus grand lorsque quelqu'un annonça que des flocons de neiges tombaient.

Elle se précipita alors vers la sortie, n'hésitant pas à pousser les gens autour d'elle pour passer plus facilement. Elle avait besoin d'air, de respirer quelque chose de pur à ses narines et non plus l'odeur insupportable des humains. Enfin ! Enfin elle se tenait hors de ce cercueil d'acier, le froid sur son visage était différent de celui de l'intérieur. Ash était aller s'allonger à même le sol, se moquant de la neige qui tombait. Elle aurait tout le temps après pour s’émerveiller. L'unique chose qu'elle avait en tête était de reprendre de l'air, d'oublier ces heures atroces d'enfermement durant lesquelles elle a bien cru finir par mourir. Elle avait essayé de garder les yeux fermer, s'isolant dans ses pensées pour tenir le coups, mais il était temps que les portes s'ouvrent de nouveau car l'efficacité de sa méthode commençait à être nulle. A présent, elle était de nouveau libre comme le vent. Elle allait donc pouvoir plomber l'ambiance et réveiller les autres, notamment les plus vieux, qui au final, prenaient les décisions, même mauvaises. Surtout mauvaise...

- Bon il neige c'est super, mais il faudrait penser à des choses plus sérieuses, non ? Par exemple réfléchir à notre avenir, sauf si vous comptez mourir de froid avant la fin de l'hiver. Et surtout comment vous comptez résoudre le soucis de la guerre qui approche ? Parce que votre plan avec le grounder a super bien fonctionné. Franchement, bravo. Vous avez signé notre arrêt de mort à tous, donc merci, c'est gentil, fallait pas, hein ! Maintenant vous comptez faire quoi ? Recommencer ? Non parce que dans ce cas là, essayez de le garder en vie un peu plus longtemps ou alors d'utiliser sa dépouille pour manger, histoire qu'il ne crève pas pour rien.
Dit-elle avec un ton un brun ironique, en applaudissant doucement avant de continuer son discours pour qui l'écouterait.

- L'hiver est là mais c'est quoi la suite ? On pourrait explorer plus loin encore. Trouver un campement de grounders et les observer. Voir leur style de vie, apprendre des choses utiles. Comment ils s'organisent pour passer l'hiver sans trop de perte. On pourrait aussi garder la peau des animaux pour en faire des vêtements et des couvertures. Il est temps pour nous de vivre sur Terre et non plus comme sur l'Odyssée. Don la neige c'est joli et tout, ok. Mais les problèmes plus importants, on en parle ou bien ?
Admin - Supermassive Black Hole
Liam Cohen
DATE D'INSCRIPTION : 04/11/2014 PSEUDO/PRENOM : Mystery Light MULTICOMPTES : Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade MESSAGES : 30900 CELEBRITE : Thomas B.-Sangster COPYRIGHT : @Gallifreys. Signa HERESY METIER/APTITUDES : ancien patrouilleur, désormais leader diplomatie. TRIBU : Cent (ancien kidnappé) POINTS GAGNES : 637
Voir le profil de l'utilisateur
Admin - Supermassive Black Hole

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 16:32


Liam était distant depuis leur enfermement dans le vaisseau. C'était différent de l'enferment sur l'Odyssée parce qu'ils pourraient en sortir lorsque le temps serait plus clément mais cela restait un endroit clos, un endroit qu'il s'était efforcé d'éviter, le plus souvent possible et avec brio, jusque là. Il avait opté pour deux solutions, rester à l'écart (du moins quand c'était possible) des autres ou ne pas lâcher Jeremiah d'une semelle et là c'était le brun qu'il suivait comme son ombre ... enfin ... il était assis à ses côtés hein parce qu'avec le monde il leur était impossible de faire quelques pas sans se marcher sur les pieds et raviver les tensions. L'idée était mauvaise mais c'était ça ou mourir de froid alors Liam faisait avec.

Il parlait encore moins que d'habitude et s'efforçait de garder son calme, la tête posée sur ses genoux et n'avait pas encore paniqué. Il guettait la moindre proposition de sortie pour s'échapper de cet endroit même si c'était pour grelotter de froid en aidant à la traque d'animaux introuvables. Ces derniers connaissaient cette Terre mieux qu'eux, étaient plus intelligents, mieux protégés contre cette météo qui leur en faisait voir de toutes les couleurs. Il leva la tête de ses genoux en entendant la voix d'un des grands qu'il n'allait d'avance pas apprécier vu le rire qu'il avait eu en tendant ce truc à JJ. Ça sentait le coup foireux et le traqueur eut assez d'énergie pour attraper le flacon avant que son ami ne décide de faire quelque chose de stupide.

L'alcool ne réchauffait pas, il leur donnait cette fausse impression et c'était dangereux. Stupide. Complètement stupide. Il était à la fois fatigué et agacé. La prise de contact avec le Chancelier n'avait rien fait pour le rendre un peu plus joyeux. Ils n'avaient jamais vraiment fêtés Noël à la maison mais il avait vu des films et ces derniers avaient le don de leur mentir sans vergogne. Jamais un Noël ne s'était passé comme dans l'un d'eux et si les Cent voulaient faire semblant, vivre un peu de cet esprit de Noël: cela serait sans lui.

Il se leva et se dirigea un peu plus loin pour éviter toute confrontation. Il n'avait pas encore touché à liqueur et ne comptait pas le faire quand il aperçu Rhys. Il lui tendit l'objet en baragouinant rapidement ce que Seth avait tenté de faire avant de se diriger la porte de sortie sans apercevoir qu'il avait laissé la maigre couverture sur le sol. Il se doutait bien que tous allaient prendre le même chemin. Il y avait de la neige. La neige était blanche, pure, tout leur contraire. La neige était fascinante et le resterait en l'espace d'un instant, jusqu'à ce qu'ils ne la piétinent tous. Liam resta un moment à l'écart de la foule, comme à son habitude mais n'était pas sourd au point de ne pas entendre des voix qui s'échauffaient. L'esprit de Noel... c'était bien joli sur papier. Quelque chose lui disait que cette veille de Noël allait apporter plus de soucis que de paix. Il en était persuadé.

Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 16:59

Do you wanna build the snowman ?
 
les 100 feat ailina
 

 
 


 


  Le froid nous a pris de court, on n’était pas prêt, on ne pensait pas qu’il serait aussi ravageur. Il est vrai que la décision de nous faire enfermer dans le vaisseau n’a pas été très bien accueillie, entre les claustrophobes,  les naturellement rebelles et ceux qui râlent juste pour se donner bonne conscience. Ce choix ne m’a pas gêné, je me sens juste mal pour les phobiques, je sais à quel point cela doit être dur pour eux de vivre coller les uns aux autres dans le vaisseau. Toutefois, je n’ai pas trop le temps de penser à eux, depuis qu’on est de nouveau terré dans le vaisseau, je concentre toutes mon attention sur les écrans et divers circuits pour parvenir à contacté l’Odyssée. Ça doit faire des jours qu’on tente de résoudre ce problème. L’avantage, c’est que c’est un nouveau défi pour moi, que ça m’occupe les dix doigts et que le fait que je ne dorme pas ne choque personne. Mais finalement on a réussi, après des heures de travail sans relâche, on parvient à contacter notre ancien chez nous. L’image n’est pas nette, le son ne cesse de sauter mais c’est déjà ça de pris. Je sens un sourire illuminer mon visage, je n’ai personne à qui parler en haut mais au moins on fait des heureux grâce à ça. Lorsque la nouvelle s’est répandue, je suis rapidement éclipsée, je ne suis pas claustrophobe, mais je n’aime pas avoir trop de monde autour de moi, ça m’étouffe. Mais leur bonheur fait plaisir, ça valait tous les coups de jus que j’ai eu pour eux.

Noël, c’est le seul mot que je retiens de cette courte communication avec l’espace. Ce que je connais de Noël se résume à la neige, la nourriture, les cadeaux mais surtout le partage, en jetant un œil autour de moi je me rends compte qu’on est plutôt limité dans ce que j’imaginais être Noël. Tout le monde vaque à ses occupations jusqu’à ce qu’une nouvelle annonce face son entrée en même temps que l’un des nôtres dans le vaisseau. « Il neige ! » Une nouvelle euphorie éclate, tous gesticulent dans tous les sens me bousculant au passage, j’aperçois la crinière rousse de Tawnie au loin, puis une voix s’élève malgré le brouhaha ambiant. « Bon il neige c'est super, mais il faudrait penser à des choses plus sérieuses, non ? Par exemple réfléchir à notre avenir, sauf si vous comptez mourir de froid avant la fin de l'hiver. Et surtout comment vous comptez résoudre le souci de la guerre qui approche ? Parce que votre plan avec le grounder a super bien fonctionné. Franchement, bravo. Vous avez signé notre arrêt de mort à tous, donc merci, c'est gentil, fallait pas, hein ! Maintenant vous comptez faire quoi ? Recommencer ? Non parce que dans ce cas-là, essayez de le garder en vie un peu plus longtemps ou alors d'utiliser sa dépouille pour manger, histoire qu'il ne crève pas pour rien. L'hiver est là mais c'est quoi la suite ? On pourrait explorer plus loin encore. Trouver un campement de grounders et les observer. Voir leur style de vie, apprendre des choses utiles. Comment ils s'organisent pour passer l'hiver sans trop de perte. On pourrait aussi garder la peau des animaux pour en faire des vêtements et des couvertures. Il est temps pour nous de vivre sur Terre et non plus comme sur l'Odyssée. Don la neige c'est joli et tout, ok. Mais les problèmes plus importants, on en parle ou bien ? » C’est Ash, ma bavarde de colocataire de tente, je suis en partie d’accord avec ce qu’elle dit, mais aujourd’hui, je suis pour une journée off, on a le droit de souffler un peu. J’avance d’un pas mal assuré vers tapotant son épaule pour qu’elle centre son attention sur moi plutôt que sur son discours de révolutionnaire. « Laisse-les souffler un peu, c’est Noël. On a tenu jusque-là, on tiendra jusqu’à demain. » Je veux la rassurer, je veux aussi qu’elle profite. « Je suis sûre que tu vas aimer la neige. » Je lui fais signe de sortir, de rejoindre ceux qui sont déjà dehors, après tout elle fait partie des personnes qui ne supportent pas l’enfermement.








 
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 17:37
intrigue.

Certains sont faits pour commander et d'autres pour obéir. Personnellement, je suis destiné à faire les deux. Par exemple, ce midi j'ai obéi à mes instincts en commandant à mon bras de prendre cette bouteille à Liam. Désolé, Rhys ! Clin d'œil de remerciement au petit gars, le jeune homme s'isola. Nul besoin d'avoir de compagnie pour tuer son foie ! Goûtant à l'élixir, il eut un sourire de satisfaction, le goût séduisant son palet devenu expert en la matière. Ah la magie de Noël ! Sourire sur le visage de tous les cons, humeur joyeuse à en faire vomir le plus cynique, et cadeaux à gogo. À défaut de détester cette fête, l'ancien n'allait pas se gêner en se servant des festivités pour justifier son alcoolémie excessive. L'humain était de nature à tout justifier, non ? Solel s'en fichait pas mal au premier plan, néanmoins prévenant, il s'assurait une excuse si jamais quiconque venait lui chercher des noises. Ayant le flair pour ça, il le sentait venir. Adosser à un mur, il ferma les yeux. « Il neige ! » Qu'est-ce qu'il en avait à foutre de la neige sérieusement ? Qu'un paon carnivore vienne le bouffer pour qu'il sorte de cette boite de conserve ! Il avait beau se faire rudement chier dans ce vaisseau, vraiment, il avait bien trop froid pour sortir ses miches de là. Et bien qu'il n'eût jamais vu de neige, il n'était point prompt à se dégourdir les jambes. La neige, c'est beau ? Magnifique ? Trop cool ? Et alors ? RIEN.A.FOUTRE. La neige, ça ne se bouffer pas aux dernières nouvelles ! Et il n'y avait que ce qui se manger qui pouvait ne serait-ce qu'éveiller son intérêt approchant le zéro absolu depuis qu'il avait débarqué. Buvant une autre gorgée, appréciant cette liqueur qui rendait l'homme le plus respectable qui soit en un simple goujat, il fut interloqué par une voix féminine. « Bon il neige c'est super, mais il faudrait penser à des choses plus sérieuses, non ? Par exemple réfléchir à notre avenir, sauf si vous comptez mourir de froid avant la fin de l'hiver. Et surtout comment vous comptez résoudre le souci de la guerre qui approche ? Parce que votre plan avec le grounder a super bien fonctionné. Franchement, bravo. Vous avez signé notre arrêt de mort à tous, donc merci, c'est gentil, fallait pas, hein ! Maintenant vous comptez faire quoi ? Recommencer ? Non parce que dans ce cas-là, essayez de le garder en vie un peu plus longtemps ou alors d'utiliser sa dépouille pour manger, histoire qu'il ne crève pas pour rien. L'hiver est là mais c'est quoi la suite ? On pourrait explorer plus loin encore. Trouver un campement de grounders et les observer. Voir leur style de vie, apprendre des choses utiles. Comment ils s'organisent pour passer l'hiver sans trop de perte. On pourrait aussi garder la peau des animaux pour en faire des vêtements et des couvertures. Il est temps pour nous de vivre sur Terre et non plus comme sur l'Odyssée. Don la neige c'est joli et tout, ok. Mais les problèmes plus importants, on en parle ou bien ? » Écoutant le discours de la jeune femme avec un sourire ironique, il nota qu'il n'était pas le seul à se foutre de Noël comme de sa première chemise. « Eh bien, quel sérieux ! » Dit-il sans la moindre discrétion. La discrétion et lui ça faisait dix mille. Remettons ce qu'on peut faire aujourd'hui à demain ... À après-demain. Ou à la semaine prochaine ! « La demoiselle a raison. » Ajouta-t-il en regardant la jolie blonde. « Tu vas faire pleurer les petits enfants en cassant l'ambiance. » En toute franchise, c'était la dernière chose dont il se fichait bien, Noël n'avait jamais été son truc. Que le chancelier le dise ou non. Que le Christ soit né ou pas.
lumos maxima
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 18:04
Un souffle passa la barrière de ses lèvres, il n'était que fumée, sûrement à cause du froid qui venait même geler sa respiration. Il avait abandonné l'idée de réchauffer ses mains bien trop engourdies, tout comme ses sens à ce moment précis. Le froid les avait frappé d'un coup, et une pénurie débutait presque. Tous les ventres criaient famine, y compris celui de Noäm. Pourtant, il était habitué, à l'Odyssée, il faisait parti des classes inférieures, et quand sa génitrice quitta ce monde alors qu'il n'était âgé que d'une dizaine années, il devint orphelin. Ne pas manger durant des jours, il n'y avait aucun problème pour lui mais le froid, par contre, s'immisçait dans sa peau, la lui mordait et il n'appréciait guère cette sensation. Il avait l'impression que sa peau n'était plus qu'un papier effrité, si fragile, qu'en un seul geste, elle pourrait se rompre, se fissurer encore plus. De plus, le froid annonçait toujours l'hiver, enfin, quand les températures étaient ainsi, ce qui voulait dire qu'il devait rester coincé avec ces énergumènes qui lui servaient de peuple car se réfugier au-delà du camp avec de telles températures semblait beaucoup trop fou. Même pou lui. Alors il s'était retrouvé coincé dans le vaisseau avec tous les autres débarqués qui se plaignaient du froid et de la faim qui les tiraillaient donnant un peu plus au chasseur l'envie irrépressible de ne plus faire parti de ses faibles, de ces idiots. Il n'avait fait que rester recroquevillé sur lui-même. Parfois, il lui arrivait de sortir de sa léthargie pour parler avec Luka, son compagnon de tente et un des rares qu'il appréciait. Sûrement le seul. Il lui arrivait même de se disputer avec Cecily mais cela ne changeait pas d'ordinaire comme sa haine pour le monde entier et ses regards noirs à l'encontre de tout le monde.

Un léger bruit, comme un grésillement, vint parasiter les conversations diverses qui résonnaient. Et miracle, le silence fut. Un répit de quelques instants pour le pauvre Junior qui commençait à désespérer. L'image du chancelier apparu soudain, et Noäm s'en fichait bien. Il n'avait plus personne sur l'Odyssée, plus personne nulle part mais avoir des nouvelles de ceux d'en haut ne le réjouissait pas, lui qui voulait couper tout contact avec son passé si ancré dans sa peau et dans sa tête qu'il en venait à faire des cauchemars toutes les nuits. Il n'écouta pas les dires échangés, juste un mot retenu son inconscient : Noël. C'était Noël, cette fête familiale ponctuée de cadeaux et d'amour qui donnaient envie de gerber. Cette fête lui rappelait seulement de mauvais souvenirs qui ne faisaient que persister. Et alors que lui crachait sur la nouvelle, les autres sautaient presque de joie. Désespérant, vraiment. Leur attitude était celle de gamins, et vu tous les drames écoulés, ils ne devraient plus l'être.

Ce ne fut pas la seule nouvelle. Un patrouilleur venait de faire irruption dans le vaisseau, de légers points blancs répartis sur son cuir chevelu, sur ses épaules.. Il neigeait. Bien que hermétique à bon nombres d'émotions, son cœur se réchauffa légèrement. De la neige.. Un rêve d'enfant. Pouvoir créer un bonhomme de neige, faire des batailles, des anges.. Il avait toujours voulu connaître ce genre de choses, à chaque fois que sa mère lui contait des histoires. Mais malheureusement, il n'avait plus cette malice enfantine dans le regard, cette lueur, ce petit pétillement.. Ses yeux sombres étaient vides. Il se déplaça quand même, quittant la chaleur réconfortante de sa couverture pour le froid déstabilisant de l'extérieur, tendant sa main pour récolter des flocons au creux. Et puis une fille, dont il ne regarda pas son faciès, se mit à déblatérer en quelques secondes un tas de mots. Encore une fille qui parlait trop pour ne rien dire malgré quelques arguments et idées à exploiter, elle gâchait le peu de réconfort qu'ils avaient eu depuis un certain moment.
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 19:11


it's christmas!

Il faisait froid, horriblement froid. Marylizze, grelottante, tentait de prendre sur elle et de faire comme si de rien n'était, mais le fait était qu'elle mourrait de froid. Sa peau était gelée, ses lèvres gercées et sa peau craquelée au niveau des mains. La température avait beaucoup chuté ces derniers jours, à cause de l'hiver. Enfin, elle supposait que c'était l'hiver; c'était ce qui était écrit dans les livres sur l'Odyssée, qu'en hiver il faisait très froid et il y avait de la neige. De la neige... elle se demandait bien à quoi sa pouvait ressembler. On lui avait raconté que ça ressemblait à du coton, des morceaux de nuages qui tombaient du ciel, de jolis flocons tout blanc, gelé qui se déposaient sur le dos et recouvraient le sol d'un manteau blanc épais la plupart du temps. Elle se demandait si il neigerait, si ils pourraient être les premiers depuis des générations à voir de la neige. Serait-ce possible?
Comme si l'on avait entendu son voeu muet, quelqu'un entra en trombe dans le vaisseau, essoufflé, poussant à bout de bras les couvertures qui servaient à fermer l'entrée du vaisseau;
« Il neige ! »
Le regard noir de la petite Marylizze se mit à pétiller en même temps qu'elle grelottait. De la neige! Comment était-ce? Elle aurait bien été dehors, mais elle mourrait de froid et ne voulait pas tenter le diable. Déjà que dans le vaisseau il faisait extrêmement froid, quelle était la température à l'extérieur? Recroquevillée dans un coin, comme si elle voulait prendre le moins de place possible, Marylizze avait passé ses bras autour de ses épaules et se les frottait avec vigueur. A chacune de ses expiration, un nuage de buée blanche se formait autour de son visage et elle l'observait jusqu'à ce qu'il s'évapore, à chaque fois.
Il faisait un froid glacial, un froid de mort, un froid insupportable qui commençait à leur peser à tous. Ils s'étaient organisés comme ils le pouvaient, même ils n'avaient pas été préparés à cet hiver qui les avait agressé sans prévenir, leur était tombé dessus d'un coup. Ils auraient dû le prévoir pourtant!
« Tiens, prends ça »
La petite ne vit pas Gamora arriver jusqu'à ce que cette dernière ne lui enroule une couverture de fortune autour d'elle, sortant la gamine de son état comatif. Un sourire se dessina sur les lèvres craquelées et gercées de Marylizze, qui aimait beaucoup la brune. Gamora s'était imposée comme une grande soeur, un modèle, une maman pour la petite Marylizze qui avait été injustement arrachée à sa famille et envoyée ici; ces derniers mois, elles s'étaient beaucoup rapprochées et la petite avait développé une confiance aveugle en son aînée, qui elle prenait soin de Marylizze.
« M-merci. »
La petite noire balbutia ces mots en claquant des dents, tout en se lovant contre Gamora qui venait de passer ses bras autour d'elle, l'emportant dans une étreinte maternelle qui apaisa quelque peu l'enfant gelée. Toute blottie contre son aînée, Marylizze se laissa bercer doucement et ferma les yeux quand son amie déposa un rapide baiser sur son front. Personne ne lui avait embrassé le front depuis qu'elle était arrivée, le dernier qu'elle avait reçu avait été celui de sa mère. Elle lui manquait beaucoup, horriblement. La gorge de la petite se serra et quelques larmes se mirent à parler au coin de ses yeux mais elle ne les laissa pas couler, les ravalant courageusement pour simplement dire, la gorge serrée et douloureuse;
« J'me demande à quoi ça ressemble la neige. »
Elle lève les yeux vers la sortie du vaissea. Quelques petits flocons s'étaient frayés un passage à l'interieur, mais ils fondaient à peine après avoir touché le sol. Il neigeait le jour de Noël, si ce n'était pas beau. Pour son premier Noël loin de sa famille, elle voyait de la neige. C'était une bien maigre consolation si vous voulez mon avis!
Toute serrée contre Gamora, Marylizze murmura d'une toute petite voix, les yeux humides;
« Joyeux Noël Gamora. »


Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 21:30

La radio... cette putain de radio! Il faut qu'elle se mette à fonctionner et je maudis le fait de n'avoir pas blessé toutes les mains de ces couillons comme je l'ai fait avec Raphael -bon ok c'était pas volontaire- mais sur un malentendu ça aurait pu marcher non? Elle grésille et comme un écho anime les prunelles des plus naifs d'entre nous. C'est noel! Super merci pour l'annonce chancelier, on vous envoie crever sur terre et joyeuses fêtes? J'aime pas bien ce nouveau contact qui fait renaitre l'espoir chez certains, moi je dis cette histoire ça sent le pâté! On va se retrouver avec les anciens, qui vont débarquer, adios liberté et bonjour prisonnier! Non mais avez vous oublié ce qu'ils nous on fait? Je secoue la tête de gauche à droite, les yeux plissés et des teintes de dégout dans le regard. Y'en a une qui commence à faire un flan, se la jouer leader en nous parlant de ce qu'on sait déja et des vêtements en moutmout des Grounders ou je ne sais quoi, puis y'a une autre qui la rembarre, Solel ajoute son grain de sel.. ok ok les gas, vous savez que rester coincé ici ça m'enchante pas plus que vous? Si vous pouviez éviter de vous engueuler -encore une fois- ça serait vachement cool, parce que question migraine perso je préfère avoir consommé d'la bouteille de Solel avant voyez c'que j'veux dire? Mon regard dérive dans l'assemblée, je lève mon pouce en regardant Moonshine, j'approuve un peu , mais pas trop, tu vas vite te retrouver à t'en manger une dans la gueule et je vais me sentir obligé de te défendre.     « -quelle soirée magique… » saisissez l'ironie, bonjour l'ambiance! Je me prive pas pour l'ouvrir de toute façon, je suis pas le plus populaire du camp, alors un peu plus un peu moins.. c'est pas mon aide de ces derniers jours qui changera la donne. Lâchant ma couverture pour la proposer aux demoiselles je me lève subitement, ras le cul d'être confiné la dedans, ras le cul des embrouilles, ras le cul des gens. J'ai besoin d'air! Comment ça je suis passé en mode grincheux? Non c'est faux! Regardez comme mes yeux brillent lorsque j'aperçois les flocons tomber comme s'ils dansaient dans les airs.

Passant la porte du vaisseau  je lève la tête regardant la scène pendant quelques secondes, avant de découvrir un sol blanc craquant sous mes pieds. L'acoustique que crée la neige est incroyable, mettant les sons en sourdine et leur donnant des tons plus doux. Mes yeux se ferment un instant alors que j'inspire profondément pour tenter de composer cette mélodie nouvelle. ça c'est juste magique! Le froid me saisit, mais rien de vraiment désagréable lorsque l'on peut bénéficier d'un tel spectacle, c'est surement ça qu'on appelle la magie de noël. Je m'approche d'une jeune fille qui réanime le feu, la muette snob comme je la nomme dans ma tête. Son nom? j'le connais pas.. ou on me la p'tet dit mais j'm"en souviens plus. Meuf soit t'es maline, soit t'es vraiment muette et je devrais p'tet être sympa pour une fois.   « -bonne idée...»  lançais je en pointant le feu d'un geste vague. Pas que j'ai envie de taper causette j'aime pas bien me prendre des vents. Mais c'est noël il parait, alors soyons sympa.   « -Tu veux une couverture?»  quoi? je drague pas je demande je suis poli moi madame! Mais je suis sur qu'elle va dire non, enfin bouger la tête quoi...enfin j'espère sinon je vous raconte pas le double vent. « -c'est beau...» soufflais je en m'extasiant de nouveau devant la neige qui tombait.

Spoiler:
les gas si j'ai pété vos plans hésitez pas a me dire ou jarter Aidan xD remarquez il peut se barrer de lui même aussi
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 21:42
Quand on lui disait froid, Cecily pensait d’abord aux conséquences pratiques de celui-ci sur son propre travail. A savoir que dorénavant, elle n’aurait peut-être plus besoin de fumer la viande, ou alors très peu. La température ambiante suffirait à conserver la nourriture sans qu’elle se gâte et pourrisse. Et puis les effets s’étaient vus sur les gens, la Terre en général. Elle avait beau avoir étudié les plantes d’avant et leur réaction aux différents climats terriens, c’était toujours autre chose de le voir en vrai, devant ses yeux. Et en attendant, sa priorité était de quand même faire ce qu’elle pouvait pour nourrir tous les autre Cent à l’intérieur du vaisseau. Et puis, continuer à travailler lui fournissait une bonne excuse pour penser à autre chose en permanence. Elle avait conscience que le froid n’aidait pas les chasseurs et les cueilleurs à lui ramener de quoi préparer deux repas quotidiens convenables, et commençait à se faire du mauvais sang sérieux concernant Le temps qu’elle ne passait pas à ça, elle se contentait de rester dans le coin du vaisseau qu’occupait Tawnie et bavarder avec elle. Ca meublait tout aussi bien le temps, et si depuis un moment elle s’était bien rapprochées, ça ne pouvait être que profitable, non ?

La jeune femme s’était remise à ranger machinalement son coin de travail, action comme une autre pour l’occuper et l’empêcher de trop s’inquiéter. Pas parce qu’elle était particulièrement maniaque, mais c’était juste reposant de laisser son cerveau se concentrer sur quelque chose d’aussi simple. Sa concentration fut brisée par un grésillement qu’elle ne se souvenait pas d’avoir entendu depuis des années. Elle en lâcha ce qu’elle faisait et tendit l’oreille, avant de se diriger vers le coin des machines. Une connexion. Elle peinait à y croire, mais pensa à ses parents, là-haut. Ils…non, ils n’allaient pas aller parler à leur meurtrière de fille, se dit-elle avec ironie en s’écartant du groupe. C’était une bonne nouvelle. Ils n’étaient peut-être plus abandonnés à eux-mêmes sur Terre avec les grounders pour seule compagnie. Mais c’était…Noël. Elle eut un sourire rêveur, se souvenant des célébrations de l’Odyssée avec une forme de nostalgie. Cependant, ce ne fut que quand un patrouilleur rentra pour leur annoncer des chutes de neige que son regard s’éclaira.

Elle eut à peine le temps d’assimiler la nouvelle qu’une main attrapait la sienne. Tawnie. Elle eut tout juste l’occasion d’attraper une veste de sa main libre avant d’être tirée dehors par la rousse. La blancheur des flocons l’ébahit. « Mon Dieu… » murmura-t-elle, ignorant complètement le commentaire pessimiste d’une blondinette derrière elle (Ashera). Elle tendit la main et cueillit un flocon qui fondit sur sa paume, tandis que d’autres parsemaient ses épaules, ses cheveux. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. « C’est trop beau, Taw. Trop beau » souffla la brunette.
Invité
Invité
Anonymous

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

le Mar 16 Déc 2014 - 22:53

Rp commun des cents

Noël n'est pas un jour, ni une saison, c'est un état d'esprit

Des heures, des jours, je ne comptais plus, mais cela faisait si longtemps qu'on était coincé dans le vaisseau que je n'arrivais plus à compter. Il faisait si froid, moi qui étais frileuse, j'étais gelée à cet instant, pourtant je n'avais pas le droit de trembler, je devais être précisé, sans faille, car si je ne touchais pas le bon fil ou que je mettais un truc de travers tous nos efforts pour remettre cette foutue communication entre nous et l'odyssée serait perdu. On travaillait dessus depuis un moment aussi, en réalité depuis que j'étais arrivée sois je travaillais dessus, soit j'essaye vainement de sécuriser ce vaisseau avec tous ces câbles qui partaient où bon leur semblait, soit je faisais des armes. Alors, on peut dire que je passais pas mal de temps à l'intérieur. J'avais si froid que toutes les minutes je devais réchauffer mes mains, j'agissais avec Ailina, elle était plutôt sympa, mais on faisait plus travailler que papoter. Je sentais que les gens en avaient plus que marre d'être enfermé dans ce trou à souris, certain ne supportait peut-être pas l'enfermement ? Je les plains à cet instant. Si j'avais eu peur de l'enfermement, ça aurait été devenu compliqué d'être mécano ou technicienne, car vu mon gabarit, on m'envoyait tout le temps dans les petits coins pour faire des trucs que les autres ne pouvaient faire à distance. Mais j'avais une peur qui pouvait devenir compliqué, la peur du noir, j'avais peur de rester seule dans le noir, car c'était comme si tous les pires cauchemars se cachaient dans le noir de la nuit sans lune. Dans le noir, je n'avais aucune maîtrise, je ne voyais rien, je ressentais juste ou entendais et c'est encore bien plus horrible car vous ne savez pas ce qui peut surgir de l'obscurité.

On travaillait sans relâche avec Ailine, je lui demandais si elle recevait, elle me disait oui ou non, bougeait le bouton de fréquence si elle le jugeait utile, sinon elle me disait qu'il faudrait que je bouge un fil ou une pièce pour pouvoir mieux capter, là j'entrais en jeu, moi je me chargeais d'associer le mieux possible ce magnifique "bazar" de fils et de mécanisme, pour être polie. Les objets électroniques étaient bien plus compliqués que les autres, car cela demandait d'être précis, rigoureux et surtout minutieux, car au fil prêt, on faisait tout péter. Je bougeai d'à peine quelque millimètre une pièce que j'entendis le grésillement de la radio puis l'écran s'alluma après quelques sautillements. On découvrit alors le chancelier qui nous informa que c'était Noël, à ce moment je me relevai pour mieux voir tout cela avant de me retourner vers Ailine et lui dire :

" On a réussi, on l'a remis en marche "

J'étais tellement contente, pas forcément parce qu'on pourrait bientôt reparler à nos parents, mais surtout parce qu'on en avait enfin fini avec cette foutu connexion. J'en pouvais plus de bouger des fils et des pièces d'un millimètre et de n'entendre qu'un vide en réponse à nos appels. C'est alors que Rhys vient nous demander de l'arrêter pour mieux préserver la connexion, je coupai alors la transmission, de voir les gens heureux me faisait tellement de bien.

Noël, j'aimais tellement cette fête d'habitude, cette période où in s'offre des cadeaux, où la bonne humeur, l'amour règne en reine. Certains étaient moins heureux d'être là, peut-être que la transmission avec l'Odyssée leur rappelaient des mauvais souvenirs ou que cela leur rappelaient qu'ils n'avaient plus de famille. Je crois que quand un de ses garçons annonça qu'il y avait de la neige, une pluie de sourires, de bonne humeur de joies enfantines s'abattut sur beaucoup d'entre nous, j'en faisais partie. J'étais une partisane de Noël, de tous les moments de joies possibles, qu'ils soient causés par des fêtes saisonnières ou par des personnes. J'avais cette montée d'euphorie qui grandissait en moi, elle me faisait sentir si bien, je redevenais une enfant de trois ans au mot "neige". J'avais ces étoiles dans les yeux, Noël était ma fête préférée avant même mon anniversaire. Alors que je voulais sortir je sentis ma situation physique me rattraper, en effet mon ventre recommença à me jouer des tours. Ma cicatrice était toujours aussi moche et aussi douloureuse, je décidai donc que j'irais plus tard dehors, pour l'instant je resterais un peu à l'intérieur et il fallait que je trouve un endroit où m'asseoir, je ne pouvais pas m'asseoir en plein milieu du passage.

Je me dirigeai vers les murs quand j'aperçus au loin Seth une place s'était libéré à côté de lui, je décidais donc de m'asseoir à côté de lui. Alors que j'arrivais vers lui, je me rendu compte qu'il était avec Jeremiah et qu'il se passait une bouteille, alors que j'arrivais à leur niveaux, je mis main sur mes hanches comme une maman et les interpella :

"Les garçons... Toujours en train de boire comme des trous sans fond. "


J'étouffai un rire, je n'étais vraiment pas bonne dans le rôle de maman. Je continuai en leur demandant :

"Je peux m'asseoir ?"


J'avais ce sourire dessinais à l'encre rose indélébile sur mon visage qui leur indiquait que je venais en ami, car nos relations avec Seth était un peu, comment dire, bouillante. Un coup je venais vers lui, il me draguait puis me repoussait et quand je partais, il revenait en s'excusant. Ce qui fait que l'on passait de "je t'adore" à tu es "le pire connard que la terre n'est jamais porté".



fiche codée par shirosaki
Contenu sponsorisé

Intrigue commune des 100 Empty Re: Intrigue commune des 100

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum