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Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 465 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 91

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le Lun 21 Déc 2020 - 21:32
Les journées devenaient de plus en plus courtes, le froid d’installait et Eirik avait mal. Ses genoux étaient douloureux chaque matin et avant Noël, il grogna. C’était bientôt le vingt-un décembre, les naoris allaient prier. Il avait toujours du mal à prier, se demandant bien ce que le Dieu Soleil penserait s’il le verrait, à prier avec les naoris, lui qui était Rahjak à la base. Il avait besoin de s’aérer. Il supportait difficilement l’agitation qui traversait le campement. Il avait dans l’idée d’aller au duty-free avec un petit groupe qui avait besoin de faire du troc. Il avait envie aussi de voir si Athenaïs était là. C’était une cent qui le fascinait et qu’il tentait de voir depuis un moment. Si au début, il était plus à se dire qu’elle était comme les autres cents, stupide et jute facile à tuer, au fil des mois, il fallait avouer qu’il avait pu voir son intelligence. Il avait l’envie constante de la protéger, d’être sûre qu’elle aille bien. Eirik ne savait pas vraiment ce qu’il ressentait à son égard. L’ancien esclave savait juste qu’il n’en parlerait jamais à personne, c’était son secret.

Il avait toujours la crainte que les mercenaires débarquent et détruisent tout. Il avait beau vivre parmi les naoris grâce à sa fille depuis plus d’un an, l’ancien esclave avait toujours la crainte d’être rejeté. C’était un sentiment étrange, lui qui avait vécu plus de vingt ans en tant que solitaire. Il sortit de ses pensées en voyant une certaine agitation gagner le groupe qui devait partir. Il siffla et Avoine, son gros chien blanc de berger surgit. Autrefois, on l’aurait nommé patou, dans l’ancien monde avant la destruction de tout, mais aujourd’hui, c’était juste un chien. Eirik attrapa son étalon gris par la bride, peu décidé à traverser la forêt à pieds, surtout qu’ils étaient plusieurs cavaliers dans le lot. Il grimpa en selle et pressa les flancs de sa monture qui partit de manière vive. Vestige de Rahjak, monture récupérée il y avait bien longtemps. Lui aussi commençait à se faire vieux, comme Avoine qui les suivait tout content. La fourrure blanche du chien allait très bien avec le paysage enneigé.

Eirik aurait pu trouver cela féerique, s’il n’était pas ce qu’il était. Un esprit fatigué, les plantes médicinales lui permettaient de stabiliser son humeur, de ne plus avoir de flashs incessants ainsi que les voix, tellement furieuses. Il ne craignait plus d’essayer de tuer sa fille. Le pont fut le signal qu’ils étaient arrivés après ces heures de monte. Lentement, le groupe stoppa les montures et Eirik descendit de selle, les jambes ankylosées. Il parqua son cheval dans son coin avant de siffler. Il se glissa dans le duty-free, déposa ses armes à l’entrée alors qu’Avoine surgit, le suivant, tout content. Les naoris se séparèrent et le naori d’adoption se balada d’étal en étal. Il regardait ce qu’il pouvait troquer, sans que grand-chose n’attire forcément son regard. Soudainement, une chevelure de feu attira son regard. Il savait à qui elle appartenait pour avoir passé des heures à l’observer en secret avant de l’approcher, de lui parler enfin. Eirik vérifia autour de lui qu’aucun compagnon naori ne le fixait avant de s’approcher d’Athenaïs. « Bonjour Athenaïs. » Sa voix grave résonna.

Son accent Rahjak qui resterait à vie, notes sifflantes comme un fouet, se faisait entendre dans l’anglais, cette langue qu’il savait manier, mais ne pratiquait plus qu’avec Athenaïs. Ce n’était pas avec les compagnons natifs qu’il pratiquait cette langue. Comme à chaque fois qu’il voyait la cent, il avait cet étrange sentiment possessif à son égard. Ce sentiment qui faisait que depuis le premier jour, elle était son obsession et qu’il était incapable de la laisser dans son coin vivre sa vie. Avoine était content de revoir la femme et alla lui lécher la main, battant l’air de sa queue touffue. Une barbe dévorait le visage d’Eirik, une barbe poivre et sel qui rappelait son âge grandissant.
Athenaïs Chavez
DATE D'INSCRIPTION : 11/12/2020 MESSAGES : 11 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : SCHIZOPHRENIC, graphiorum, etc. METIER/APTITUDES : Professeure de langues et de littérature TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 23

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le Mar 22 Déc 2020 - 18:20
Cette fois, l’hiver était bien là. La neige avait recouvert les paysages de son beau manteau blanc. Quelques flocons se posèrent malicieusement sur le bout du nez d’Athenaïs, comme pour l’inciter à lever le nez de ses rêveries. Papillonnant doucement des paupières, la jeune femme ouvrit de grands yeux vers le ciel. Les nuages étaient d’un blanc presque aussi immaculé que l’épaisse couche de neige qui s’étendait à perte de vue. Le visage de la rouquine, bardé de tâche de rousseurs, se fendit d’un sourire : d’années en années, elle ne se lassai jamais de ce spectacle.

Athenaïs aimait beaucoup cet endroit. Situé non loin du campement, le duty-free ne manquait jamais d’offrir une joyeuse animation qui stimulait son imagination. Quand d’autres préféraient travailler dans le calme, elle avait besoin de se trouver au milieu de tout. Du bruit. Du monde. De vie. A l’origine, nul n’osait trop s’y aventurer. Au fil du temps, cette petite clairière qui se dressait au beau milieu de la forêt était devenue une véritable zone d’échanges. L’Anglais et le Trigedasleng s’y côtoyaient, embellis d’une multitude d’accents différents. Poussant un léger soupir, la jolie rousse entreprit de descendre de son perchoir – une branche basse d’un chêne multi-centenaire – pour déambuler au milieu des étals.

Ajustant correctement son épais poncho de laine autour de ses épaules, la jeune femme passa devant la potière qu’elle salua chaleureusement. Les deux femmes échangèrent quelques mots, comme si elles se connaissaient depuis toujours. Il fallait bien avouer qu’Athenaïs inspirait souvent la confiance et que sa gentillesse, son côté empathique et sa positivité à toute épreuve lui conféraient littéralement une aura rayonnante. Rares étaient ceux qui restaient insensible à son éternelle joie de vivre.

Se frottant les mains l’une contre l’autre, la rouquine se faufila ensuite entre les passants pour s’arrêter devant le marchand de cuir. Plutôt grand et sec, il avait le visage taillé comme les roches des montagnes qui l’avaient vu grandir. Athna jusqu’au plus profond de son âme, il dégageait quelque-chose de sévère, mais quand on apprenait à le connaître réellement, on découvrait alors quelqu’un de particulièrement attachant et attentionné envers ceux qu’il appréciait – bon, d’accord, ces derniers devaient se compter sur les doigts d’une main.

Athenaïs était en train de peser le pour et le contre, hésitant à acheter de quoi réparer la reliure de son calepin que lui avait offert Anoka. Soudain, la jolie rouquine sentit la brûlure d’un regard sur sa nuque. Fronçant légèrement les sourcils, elle reconnu sans peine la voix qui retentit derrière elle. A quelques mètres à peine. Se retournant doucement, elle planta son regard d’un gris bleuté métallique dans celui d’Eirik. Les battements de son cœur s’accélérèrent imperceptiblement. Songeant un instant que cette barbe lui conférait un charme fou, Athenaïs finit par secouer toute seule la tête et s’asséner une baffe mentale. Elle était tout de même contente de le voir. Cela faisait quelques temps qu’ils se connaissaient et ils avaient appris à s’apprivoiser et à s’apprécier l’un comme l’autre. Elle était réellement contente de le voir.

- « Salut Eirik » répondit Athenaïs en se fendant d’un large sourire « On dirait que tu ne peux pas te passer de moi » plaisanta-t-elle avec un clin d’œil malicieux.

Athenaïs était à moitié sérieuse tout de même ; après tout, la dernière fois qu’ils s’étaient vus ne remontaient pas à si longtemps que cela. A vrai dire, ce détail l’amusait presque autant qu’elle était ravie de revoir Eirik. Sous ses airs d’ours mal léché se cachait un homme brisé par la vie – enfin, par les Rahjaks pour être plus juste. Avoine, l’imposant chien du Naori d’adoption chercha à attirer l’attention de la rouquine ; habituellement aussi têtu et grognon que son maître, il changeait désormais littéralement de comportement quand Athenaïs était dans les parages. Un peu comme son maître en fait. Plissant son nez bardé de tâches de rousseur, la jeune femme caressa affectueusement le crâne de l’anima, juste entre ses deux oreilles.

- « Mais oui » s’amusa-t-elle de sa façon de quémander plus de caresses « Toi aussi tu m’as manqué ».

Sans cesser de prodiguer de douces caresses à Avoine, Athenaïs reporta son attention sur Eirik.  
Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 465 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 91

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le Sam 9 Jan 2021 - 21:17
Chaque fois qu’Eirik voyait la chevelure de feu d’Athenaïs, il sentait son cœur battre la chamade. C’était étrange comme sentiment qu’il ressentait et qu’il était bien incapable d’expliquer convenablement. Il souffla quand elle lui dit en plaisantant qu’il ne pouvait pas se passer d’elle, peut-être était-ce vrai quelque part. « Si tu le dis. » Dit-il avec un sourire doux comme le miel, d’habitude, il se serait braqué, mais pas là. Son caractère s’était amélioré depuis un an qu’il était chez les naoris, mais il y avait aussi autre chose. Peut-être l’envie de ne pas faire fuir Athenaïs loin de lui. Il avait le sentiment sauvage de possessivité, de la garder à ses côtés coûte que coûte. Même s’ils avaient une relation amicale, si on pouvait dire les choses ainsi. Il regarda Avoine se faire caresser par la fille du ciel. La vie semblait si simple quand on était un chien, ne pas se poser de questions. Lui s’en posait trop avec son esprit qui partait bien trop souvent à la dérive. Il grinçait un peu des dents à dire vrai, mais garda tout son sérieux, observant l’étrange duo. Eirik luttait contre la sensation de rappeler son chien.

Il arqua un sourcil quand il sentit l’attention d’Athenaïs sur lui. « Que fais-tu ici ? » Sa voix était ferme et son accent Rahjak qu’il ne perdrait jamais complètement résonna dans l’air. Une part de lui détestait la savoir ici, à la vue de tous, de tous ceux qui pourraient être intéressés par elle et lui apporter quelque chose. Les voix sifflèrent à ses oreilles, à moi. Même si elles étaient apaisées par les herbes médicinales, elles résonnaient régulièrement à ses oreilles. Eirik les ignora, le visage hermétique qui ne montrait strictement rien. « Tu aimerais aller boire un verre avec moi ? » Comme tout bon marché, il y avait une taverne ouverte avec un très bon cidre. Le naori n’avait pas envie de voir la belle femme partir. Elle avait probablement des courses et du troc à faire, mais Eirik pouvait bien passer un peu de temps avec elle, non ? Comme lors de leur première rencontre, il s’imposait et ne laissait pas vraiment le choix car c’était sa structure d’esprit. Quand il avait une idée dans la tête, il restait rivé sur celle-ci en refusant de tout lâcher. Il partait du principe qu’elle était d’accord d’aller boire un verre.

Il siffla une seule fois et Avoine délaissa aussitôt la belle rousse pour revenir sagement auprès de son maître qui le flatta. Eirik se dirigea déjà vers la taverne ouverte, bien décidé à boire quelque chose. Il glissa son regard sombre sur Athenaïs. Il l’avait pensée stupide comme les autres enfants du ciel, mais force était de constater que très clairement, il la trouvait plus futée que le reste des enfants du ciel. Il arriva à la taverne et commanda une bière avant de s’installer sur un vieux banc usé qui en avait connu de bien belle. « Tu sembles en forme malgré ce qui s’est passé. » Il parlait des envahisseurs de la mer venu en mars et qui avait kidnappé des gens de différentes tribus. Eirik était heureux que sa fille Tamara ait survécu à cette bataille même s’il avait eu terriblement peur pour sa fille. Il n’aurait pas supporté de la perdre après l’avoir découverte. Elle était son plus précieux secret, sauf pour les naoris où ils avaient dû dévoiler leur lien de parenté pour qu’il vienne dans la tribu.
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