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Murphy Cavendish
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Nuna Cortez MESSAGES : 45704 CELEBRITE : Sophia Bush COPYRIGHT : jenesaispas (vava); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) METIER/APTITUDES : Conseillère diplomate; militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. TRIBU/CAMP : Odyssée POINTS GAGNES : 651

The other side (Skylar) Empty The other side (Skylar)

le Mer 4 Nov 2020 - 5:15


The other side

Murphy Cavendish & @Skylar Rees

(31 octobre 2120 / jogging automnal)


Ca y était, les mauvais jours n'étaient plus seulement arrivés, ils étaient installés. C'était drôle de réaliser que le printemps et l'été avaient passé si vite. L'automne en était d'autant plus mélancolique pour quelqu'un comme Murphy, qui n'avait retrouvé aucune de ses vieilles habitudes estivales pour le précéder. Juste des mois passés à s'inquiéter et à se questionner, à se retourner l'esprit, à chercher des réponses dans les moindres méandres secrètes d'un monde dans lequel elles auraient pu venir s'enterrer. Des mois passés à attendre que le temps passe et apporte des réponses, à redouter que le temps ne passe sans apporter de réponses. Mais l'automne était bel et bien là, et avant qu'elle n'ait eu le temps de le réaliser et de l'accepter, ce serait au tour de l'hiver de s'installer.

Malgré les circonstances, il fallait continuer à vivre tant que possible. Et peut-être encore plus pour une militaire et une diplomate comme Murphy, il fallait être persistant, ne pas s'abandonner au désespoir. Ils finiraient par avoir des réponses, d'une façon ou d'une autre, et ils finiraient par revoir ceux qui leur avaient été pris. Elle ne se berçait pas d'illusions comme elle avait pu le faire si longtemps avec Faust ; elle s'autorisait à espérer, cependant, parce que sans espoir on ne se battait plus. Et se battre, c'était aussi accepter que les choses continuaient et qu'elles s'adaptaient continuellement à ce qui pouvait les forger. Le Conseil avait travaillé, estimé, discuté, bataillé. Le Conseil avait accusé le coup, aussi, mais le Conseil, comme elle, comme eux tous, subsistait. Et aujourd'hui était à l'image de cette résistance en course de fond. Elle s'entraînait comme avant, peut-être, pour ne pas perdre son endurance et ses bonnes vieilles habitudes de militaire ; mais en fait elle s'entraînait plus qu'avant, peut-être, ou avec une rage nouvelle, dans la perspective de nouveaux combats, d'une victoire à arracher à ceux qui leur avaient déjà tant volé. Elle était enragée, Murphy, et c'était une rage tenace, une rage qui ne s'amenuisait pas. Elle nourrissait chacune de ses prises de décision. Il n'y avait pas de place pour le deuil et égoïstement, Murphy se consolait aussi dans cette petite victoire personnelle qui consistait à ne pas avoir de deuil à faire - pas cette fois. Ceux qui avaient combattu à ses côtés étaient encore là. Tous avaient été amochés, à leur façon. Elle-même avait mis quelques mois à retrouver la mobilité de son bras. Même maintenant, elle n'était pas bien sûre d'avoir récupéré toute sa dextérité. Mais peut-être qu'il fallait la forcer. Elle s'entraînait à l'arc plus souvent encore, convaincue que ses capacités d'archère sauraient lui rendre service en temps et en heure, et plus seulement au détour d'une mauvaise rencontre hasardeuse dans un coin de forêt. Son bras la faisait encore parfois souffrir et ça lui faisait peur : dès qu'une douleur la lançait, elle craignait une stagnation de son état, de ne plus être capable de faire mieux et de retrouver sa mobilité d'antan. Ou pire encore : dans ses moments les plus pessimistes, c'était un retour en arrière qu'elle redoutait. C'était des douleurs qui la lançaient par surprise au milieu d'accalmie, lui rappelant que sa blessure était encore là, lui faisant craindre qu'elle fasse à jamais partir d'elle. Elle n'avait pas fait d'infection et c'était le pire qu'elle aurait eu à craindre de cette sale lacération. Mais une fois cette possibilité écartée, le pire était devenu tout autre : et ses capacités au combat ?

Alors aujourd'hui était à l'image de tout ça : elle courrait à en perdre haleine, plus encore que d'habitude, pour se prouver qu'elle ne pouvait pas faire mieux, mais que c'était déjà pas si mal que ça. Ce n'était pas pour fuir quand le combat viendrait : c'était pour être au meilleur de sa forme quand le combat viendrait.

A ses côtés, jamais très loin d'elle, il y avait Antarès, qui en profitait parfois pour s'écarter, la convainquant à chaque fois qu'il avait trouvé son prochain repas. Mais il revenait à ses côtés toujours trop vite pour ça. Et puis il y avait Skylar, aussi, avec qui ils échangeaient des regards entendus dès que leurs routes se croisaient entre les arbres. Ils ne parlaient pas. Ils courraient comme s'ils se défiaient l'un l'autre, mais il savaient l'un et l'autre qu'il ne s'agissait pas d'un jeu, et que chacun était son propre concurrent. Les feuilles crevées, sèches et orangées craquaient sous leurs pas pressés. Ils ne cherchaient pas à être discrets. Ils n'étaient pas là en patrouille. Ils faisaient le tour du village entre eux, respectaient depuis des mois cette promesse qu'ils s'étaient faite au sortir de la bataille : ne pas lâcher. Subsister ensemble. Si l'un devait désespérer le temps d'un jour, d'une semaine ou d'un mois, l'autre espérerait pour deux. Ils avaient eu si peur, cette nuit-là. Ils avaient eu si peur ensemble. Ils s'étaient relevés ensemble. Ils se tenaient debout ensemble, maintenant. Ils refusaient ensemble de se laisser abattre, de se laisser avoir par la peur instillée par ces connards qui leur étaient encore bien trop inconnus. C'était juste des connards et Murphy les haïssait comme elle n'avait probablement jamais haï personne auparavant. Elle n'avait jamais connu pareil ennemi. Sa rencontre avec la prisonnière, si tôt après la bataille, l'avait confortée dans cette sensation viscérale. Elle avait tué à cause d'eux mais ne le regrettait pas. Ils avaient tué et ils auraient peut-être tué plus, si elle n'avait pas tué. Elle les détestait pour tout ça, pour avoir changé la donne, et tant de donnes en réalité. Ils n'étaient plus en état de paix et de construction. L'avenir se dessinait différemment, maintenant. A plus court terme, sans doute.

C'était le même trajet qu'ils empruntaient à chaque fois que leurs plannings leur permettaient de courir ensemble. A chaque fois ils faisaient une pause près de la rivière pour se désaltérer. Ils y arrivaient bientôt et leurs chiens devaient déjà y être. Murphy courait comme si elle avait le démon aux trousses ; sans doute comme si l'issue du prochain affrontement en dépendait. Son bras, tendu, recommençait à la lancer, mais elle en avait pris l'habitude lorsqu'elle courrait si longtemps. Elle le bandait toujours, consciente pourtant que ça ne lui offrait probablement plus un soutien psychologique qu'anatomique. Il faisait froid et la brume courrait entre les arbres, mais elle crevait de chaud, ruisselait d'un mélange de sueur et d'humidité condensée.

Elle s'arrêta au bord de l'eau, dont elle pouvait déjà deviner qu'elle était glacée. A bout de souffle, elle se pencha pour s'appuyer sur ses genoux et sursauta quand son bras se rappela à elle. Elle grimaça et se redressa en essayant de trouver une position qui pourrait lui permettre de reprendre plus rapidement son souffle, mais il n'y avait pas de position miracle. Les sourcils froncés, elle cherchait Skylar, qui s'était peut-être arrêté à un peu plus loin. Antarès arriva tranquillement à ses côtés, les babines trempés : lui était arrivé là bien avant elle. Frost le suivit, toute heureuse, et elle se pencha au-dessus des deux chiens pour leur flatter l'encolure. C'est un mélange de craquements de feuilles mortes et de galets qui se faisaient déplacer qui la fit lever le nez. Skylar ne semblait guère en meilleur état qu'elle. Ils avaient encore bien courru, et elle ne put d'abord que lui offrir un sourire pour le lui signifier. « J'ai couru... comme si j'avais Chris... au cul, j'en peux plus ! » Elle se laissa tomber les fesses dans les graviers, encore trop faible pour boire dans la rivière. Elle se tenait le bras, comme si ça pouvait l'empêcher de tomber - ou quelque chose comme ça. A force de connaître et retrouver cette douleur, elle avait appris qu'elle ne saignait pas - mais sans cette habitude, le doute aurait été permis. « Je pense qu'on a mis un peu... moins de temps... que la dernière fois ? » Elle avait envie qu'il le lui confirme mais elle-même était incapable de l'affirmer. Ils ne pouvaient guère se fier qu'à l'allure du soleil et aux angles de ses rayons, et autant dire qu'il n'y avait pas beaucoup de soleil à une heure pareille. A dire vrai, elle commençait même à réaliser que la nuit tomber et que le temps de rentrer, elle aurait se serait même probablement bien installée sur la forêt dense. Non, en fait, ils n'avaient absolument aucun point de comparaison mais comme à chaque fois, Murphy aimer suggérer qu'ils avaient encore fait mieux que la fois précédente. Comme à chaque fois, Skylar se moquerait sans doute d'elle et de ses estimations bidons. « T'es de patrouille... ce soir ? » Elle n'avait pas peur de rentrer de nuit, même si les nuits d'automne étaient toujours bien particulières. Plus effrayantes même, peut-être, que celles glaciales d'hiver. C'était la brume qui changeait la donne. Elle floutait tout, et on pouvait y perdre ses repères, même aussi proche du village et en plein terrain connu, reconnu et cartographié. Mais Murphy n'avait pas peur - ces paysages étaient tellement rares qu'ils gagnaient une préciosité fascinante. Ils ne pourraient pas se perdre parce qu'ils étaient deux patrouilleurs et deux chiens habitués des lieux. Grâce à leurs patrouilles déjà, enchaînées depuis qu'ils étaient installés au village, mais aussi grâce à ce parcours exact qu'ils empruntaient ensemble depuis des mois. Tout ce qui pouvait déterminer le temps qu'ils pouvaient prendre avant de reprendre leur course jusqu'aux portes du village, c'était leurs engagements. Murphy avait été de patrouille dans la journée et elle était tranquille jusqu'au lendemain. De l'emploi du temps de Skylar elle ne savait que qu'il pouvait se permettre le temps de courir avec elle maintenant. Mais combien de temps pouvaient-ils traîner ?

Elle commençait à retrouver son souffle, et doucement elle lâcha son bras. Elle n'osait plus le mentionner à Skylar depuis un moment mais il savait. La douleur revenait pratiquement à chaque fois qu'elle courrait. Elle lui lança un regard un peu inquiet mais ne dit rien. Elle n'osait pas vérifier l'état de la vieille plaie. Elle avait cicatrisé depuis longtemps et laissé une traînée encore rougeâtre, mais bel et bien fermé. Murphy ne pouvait pas saigner, et elle se contraignait à ne pas s'inquiéter de ce qui ne pouvait tout simplement pas être. Mais même si elle ne l'exprimait plus vraiment à Skylar, elle avait peur, toujours, de ne jamais totalement récupérer. Elle n'avait pas à se plaindre, pourtant, et elle le savait. Mais pour une combattante comme elle, perdre de son aisance, même de son bras gauche, c'était perdre de sa force, de ses capacités. Combien de temps avait-elle encore pour récupérer - si elle pouvait seulement complètement récupérer ? Et si c'était demain que tout se jouait, de quoi serait-elle capable ?

Murphy se redressa, encore un peu tremblante de ses efforts, pour se traîner à quatre pattes et sans aucune élégance jusqu'au lit de la rivière, à un mètre d'elle. Elle plongea les mains dans l'eau glacée et douloureuse et porta quelques gorgées jusqu'à ses lèvres. Putain que c'était froid, mais putain qu'est-ce que ça faisait du bien. Leurs chiens trottaient autour d'eux et Antarès finit par poser ses fesses à côté de celle de son humaine, qui plongea brièvement sa main dans son pelage clair pour le cajoler. Elle lui jeta un coup d'œil, juste de quoi réaliser que : « Eh, mais il a trouvé de la bouffe ! Il t'a ramené quelque chose ou il l'a gardé pour lui ? » Les babines humides et ensanglantées, Antarès semblait fier de lui. Est-ce qu'ils auraient de quoi ramener un peu de viande à Cassandre et à ses collègues cuisiniers ce soir ? Murphy baissa le nez pour chercher à côté d'elle s'il avait laissé une carcasse ou un morceau de carcasse, mais rien. Pas même une trace de sang. Probablement qu'il s'était bien rempli la panse avant de penser aux estomacs de ses compagnons humains - et il avait bien raison, d'ailleurs, le chenapan.
Skylar Rees
DATE D'INSCRIPTION : 05/05/2016 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 488 CELEBRITE : Norman Reedus COPYRIGHT : lux aeterna METIER/APTITUDES : Responsable adjoint des patrouilles - Pisteur - Combat à mains nues - Stratège TRIBU/CAMP : Odysséen POINTS GAGNES : 24

The other side (Skylar) Empty Re: The other side (Skylar)

le Jeu 19 Nov 2020 - 16:56
Des mois que l’attaque était arrivée et elle laissait des marques douloureuses. Skylar le sentait dans ses nuits bien courtes. Les réveils en sursaut qui faisaient qu’il se demandait ce qu’il faisait là. Les personnes qui comptaient pour lui étaient vivantes, Richard, Murphy. Malgré tout, son esprit n’était plus vraiment calme. La preuve était aujourd’hui où il courait avec sa lieutenante. Elle était plus rapide et endurante que lui, une réalité qu’il acceptait. Malgré le fait qu’il continuait de courir et refusait de laisser tomber. Le souffle rauque, il se déplaçait rapidement alors que Frost ne le lâchait jamais vraiment. Elle courait joyeusement dans les feuilles mortes au sol. Elle s’éloignait, revenait. De temps en temps, le regard clair de l’homme croisait celui de Murphy et malgré la fatigue, il lui lâchait un sourire discret qui voulait tout dire. Cette course était importante, ou plutôt ce marathon dans leur périmètre. Leurs plannings étaient serrés et il avait fallu chercher le bon moment pour s’absenter les deux, mais pas impossible.

Il vit Frost filer en avant, ils devaient être proches de la rivière. Il sentait son corps tendu, son genou protester. Des étranges douleurs articulaires étaient apparues, signe que son corps vieillissait alors qu’il s’y refusait. Il refusait cette réalité dérangeante qui montrait bien que son corps continuait de vieillir alors que son esprit restait jeune. Il distingua la rivière et son amie au bord de l’eau. Le militaire ralentit progressivement avant de marcher vite, le souffle rauque. Les feuilles crissèrent sous ses pieds, mais il réagit à peine, essoufflé comme un cochon. Un petit rire lui échappa quand Murphy lui dit avoir couru comme si elle avait Chris au cul. « Tu devrais vraiment arrêter avec lui. Un jour, je vais avoir une commission de harcèlement au cul à cause de tes blagues. » Dit-il d’un air amusé alors qu’elle se moquait de l’autre militaire. Il la regarda s’assoir et s’approcha de l’eau, s’accroupit. Ses articulations craquèrent et se firent entendre, le faisant grimacer alors qu’il fit l’air de rien. Skylar mit ses mains en coupelle et prit de l’eau qu’il but lentement. Il vit du coin de l’œil qu’elle se tenait le bras auparavant blessé.

Elle parla, comme pour détourner son attention du fait qu’elle avait toujours mal. « Je crois que pas vraiment. J’ai traîné. » Il termina de boire et alla s’assoir à ses côtés. Il sentait l’air se fraîchir et le soleil se coucher au lointain, la nuit tombait. « Non et toi ? » Il connaissait son planning, mais préférait lui demander. Par chance ce soir, il pouvait rester chez lui. Dans sa maison douillette qu’il partageait avec Richard. C’était toujours étrange d’y pense, cela réchauffait quelque chose au fond de lui à chaque fois qu’il y pensait. Il regarda la brume qui se déposait sur le coin de l’eau alors que son regard se glissa sur Frost aux côtés d’Antarès. La chienne semblait bien aimer son compagnon canin. Son comportement s’était amélioré et elle était un peu moins sauvage avec les autres, ce qui apaisait le côté papa poule de Skylar qui avait eu la crainte qu’elle soit dangereuse pour les autres. Si cela s’était avéré confirmé, il aurait dû la ramener à son éleveuse. Skylar sentit le regard de Murphy et la regarda alors qu’elle avait lâché son bras. Il percevait son inquiétude même s’ils ne parlaient plus de sa blessure. Lui était d’avis que cela mettrait du temps à guérir, mais si une guerre éclatait demain, aucun d’eux n’était en bon état. Les interrogatoires n’avaient rien donné de très intéressant et exploitable.

Toute cette situation était très frustrante mine de rien. Skylar ne savait pas de quoi serait fait demain, mais il l’incertitude était le pire. Il regarda Murphy s’éloigner, aller boire. Frost vint auprès de lui et il la caressa tendrement. Passant ses mains froides dans son pelage chaud et la chienne tachetée ne protestait pas. Il était un peu dans son monde quand Murphy l’interpella et lui dit qu’Antarès avait trouvé de la nourriture. Il regarda à son tour Frost qui avait les babines ensanglantées. « Frost aussi, mais elle ne m’a rien ramené. » Visiblement les deux chiens s’étaient régalés sans se soucier d’eux. Skylar la flatta. « Où est la bouffe ma belle ? » Frost battit de la queue joyeusement, mais ne dit rien. Bien entendu qu’elle n’irait pas répondre. Si elle venait sans la proie, c’était qu’elle l’avait mangé. Il lâcha un petit rire, elle avait bien raison d’en profiter. La vie au camp n’était pas facile et même s’il lui gardait toujours une part pour manger, s’il y avait une diète, il prenait sur sa part pour la partager. C’était l’accord pour garder les animaux en ces temps pas si faciles.
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