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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

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le Ven 23 Oct 2020 - 14:56

After you
Ezra & C'yra

« Groundbreaking. »
Une nouvelle robe. De nouveaux tissus. De nouvelles associations. De nouvelles inspirations. De nouvelles inspirations venues d'autres contrées. Chaque touche apportée. Des modèles qui devenaient de plus en plus variés. Un peu partout il y avait des chutes de tissus, des fils, des pelotes. Un peu plus loin il y avait la machine à coudre posée. La seule possession qui m'avait suivi. Le seul bien qui me restait. Une demeure laissée derrière. Tout ce qui me restait de Roan. Cette machine à coudre qui me rappelait à lui mais qui était aussi l'une de mes uniques compagnes. Me tenant en effet compagnie pendant que ma nouvelle maîtresse n'était là, de garde au palais ou ailleurs, perdue dans la nuit obscure. Fuyant. Deux navires dans la nuit. Chacune qui avait pris ses distances. Yuj qui était devenu le messager. Celui qui nous retenait l'une vers l'autre. Celui qui nous forçait à revenir l'une vers l'autre. Des messages qu'il ne pouvait portant pas transmettre bien que s'il aurait pu, peut être que c'était de lui que des mots auraient été soufflés dans un chuchotement. Reste, ne pars pas. Des mots qui se perdaient dans le vide. Son esclave et pourtant presque libre alors qu'elle passait la plupart de son temps à l'extérieur de ces quatre pièces. Seule dans la demeure qui ne représentait pas encore un chez-soi bien que je tentais de m'adapter, de me faire à l'idée. Une nouvelle forme de solitude. Manquant la chaleur du dieu du soleil. Manquant les flammes et les étincelles. Comprenant mieux ce que le précédent mercenaire avait pu manqué lorsque je m'étais plongée dans le silence. Un silence qui pouvait être trop pesant. Devenant une ombre. Alors seule, la couture représentait de nouveau le moyen de m'échapper. Me concentrant sur moi-même, me concentrant sur Yuj et Argo. Me concentrant sur ces nouvelles robes ou ces modèles différents plus masculins, ces tuniques que je continuais de coudre. Un marché illégal. Nul commerce possédait mais espérant troquer ou échanger de nouveau au noir les tenues contre une bourse remplie de piécettes d'or. Ce qui n'était jamais de trop alors qu'il fallait finir les mois et que désormais qu'elle m'avait achetée, la garde royale ne roulait pas sur l'or. Alors pendant qu'elle travaillait, je m'éclipsais.

Une robe cette fois-ci aux motifs floraux, dans des tons plus obscurs que les précédentes qui venait s'ajouter aux précédentes. Celle-ci dont le tissus était plus épais alors que d'autres étaient constituées d'un tissus plus fin, plus léger. Des notes de pourpre. Des notes d'ocre. Des notes qui variaient selon mes désirs. Certains plus simples, d'autres plus complexes alors que chaque fois j'usais mes compétences en la matière pour venir ajouter des détails. Des broderies. Espérant attirer les regards. Des styles qui se transformaient aussi alors qu'à chaque venue sur la grande place, je ne pouvais que m'inspirer de la présence des voyageurs, de ceux qui appartenaient à d'autres tribus pour créer de nouvelles tenues. M'inspirant aussi de mes rencontres avec ceux venus du ciel. M'inspirant du dieu du soleil mais aussi de la mort elle-même. Si la vie continuait son cours dans la cité, certains pleuraient encore ceux partis trop vite, ceux tombés au combat. Pleurant encore en secret la mort du mercenaire. Perte plus difficile. Tout près de cette grande place que je me retrouvais désormais, ayant emportée avec moi les derniers modèles cousus. Ayant pris soin de faire attention à ne pas les plier mais ayant aussi pris soin de ne pas trop me charger alors que chaque démarche pouvait être alourdi. Ne pouvant que rêver de posséder un commerce ou de pouvoir voyager de village en village pour voir de nouveau le monde et vendre des étoffes, des tissus. Rêveuse de nouveau. Rêveuse à des heures perdues bien qu'à cet instant mon regard s'était dirigé vers un petit attroupement. Les badauds curieux et avides de toute distraction attirés par une caravane de marchands et d'artistes qui avait visiblement le désir de s'installer au sein de la cité rahjak temporairement. Cette même caravane vers laquelle je m'approchais, curieuse et avec le désir interne d'entrer en négociation, voir de commercer.
C'yra Lor-Istad
DATE D'INSCRIPTION : 26/09/2019 PSEUDO/PRENOM : J/CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Werowa, Lazuli MESSAGES : 144 CELEBRITE : Seo Soojin COPYRIGHT : endlesslove vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : marchande, danseuse TRIBU/CAMP : Athna POINTS GAGNES : 56

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le Lun 26 Oct 2020 - 21:10




after you

Comparés aux tribus du Nord, les Rahjak avaient moins de fêtes. Pas de dégel pour eux qui ne connaissaient pas la neige. Pas de Luxem pour eux dont le paysage ne changeait guère d'une saison à l'autre. En revanche, Samain restait un jour de recueil et de célébration pour cette tribu nichée dans le désert aride. Si la plupart des cérémonies se faisaient dans le secret du Temple de Feu, où les visiteurs étaient interdits, cela n'empêchait pas la caravane de C'yra de venir s'installer pendant les jours précédents et suivants Samain. Ils venaient vendre leurs produits venus des autres tribus, et récupérer un stock préparé par des artisans Rahjak qu'ils revendraient chez les Naori, Athna ou Pikuni, et là récupéreraient d'autres spécialités de ces tribus et reviendraient les vendre à la cité de feu et ainsi de suite. Un cycle sans fin, presque semblable au cycle de la vie : une denrée écoulée remplacée par une nouvelle, comme une vie écoulée remplacée par une nouvelle. Seulement leurs ventes n'avaient pas valeur d'être fatales mais agréables (et quelquefois futiles, et c'était le plus plaisant). Ils devaient instiguer le plaisir chez leurs clients. Ils devaient attiser leur envie, à force de sourires et de flatteries. C'yra détestait ces minauderies. Chaque sourire lui gerçait les lèvres, chaque flatterie lui arrachait les dents. Mais il n'y paraissait rien. Elle était passée maître dans l'art du faire-semblant, déesse dans l'art du paraître.

Aujourd'hui est jour de grand marché, alors les clients sont plus nombreux que d'habitude. Attirés par les étals des marchands, ils forment un petit attroupement dans le coin qu'on leur a octroyé. Les gardes rodent non loin, un peu suspicieux. Depuis l'attaque des envahisseurs au solstice, tout le monde est sur les nerfs quand ils arrivent à la porte du village ou de la cité. Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps, les richesses exotiques et les denrées nécessaires qu'ils proposent aident les méfiants à passer outre leur paranoïa. L'avantage, aussi, c'est qu'ils ont fini par être connus et donc reconnus. Depuis le temps que la caravane écume les routes et se produit, pour le plus grand bonheur des grands et des petits, ils ont fini par devenir des parties intégrantes du paysage aux périodes de fêtes. Ils auraient eu plus de problèmes s'ils avaient eu de nouvelles recrues, mais ce n'était pas le cas cette année. Cela allait bientôt faire trois ans qu'ils tournaient entre les tribus et qu'ils n'avaient pas de nouvelles additions. Pas de nouvel artiste pour rajouter un art inconnu ou remplacer un vieillard édenté. Personne pour la remplacer elle. Non pas qu'on puisse la remplacer. C'yra est derrière son étal, et croiser son regard suffit à faire fondre les cœurs et ouvrir les bourses. Personne ne s'explique ce charisme fou qu'elle a, mais tout le monde en profite ; elle la première. Aujourd'hui elle a encore moins envie de sourire que d'habitude. Son air blasé ne repousse personne pourtant, au contraire, on dirait même que ça les attire. Des abeilles, et elle est censée être le miel. Chacun y va de son petit mot et de sa réflexion, se croit meilleur que les autres et cherche à lui décrocher un sourire ou un regard. Mais C'yra a bien retenu la leçon : elle ne sourit à personne, et regarde tout le monde. Traiter les clients avec égalité pour ne pas faire un heureux et vingt mécontents.

La foule n'est pas particulièrement dense, mais pas clairsemée non plus. Il faut viser entre les corps amoncelés pour voir ce qui se passe derrière, les autres passants, les mères qui jettent des regards circonspects ou dégoûtés aux étrangers et empêchent leurs enfants de s'approcher. Même s'ils les supplient et se traînent à quatre pattes pour avoir un jouet, elles ne cèdent pas, ce sont des étrangers et il ne faut rien leur acheter au cas où ils auraient empoisonné un cheval en bois. Après tout, ils pourraient attraper la peste ou la lèpre. C'yra doit réprimer avec force son sourire cynique, il serait mal perçu et ce serait mauvais pour les affaires. Mais tandis que ses yeux se sont perdus dans le vague ocre derrière la première ligne d'abeilles, son regard croise des yeux bruns qu'elle connaît. L'effort pour réprimer un mouvement de surprise est surhumain, puis sans attendre elle fait signe à l'un de ses collègues de prendre sa place, et le laisse superviser la vente et la coupe des tissus tripatouillés par des dizaines de mains. C'yra se faufile entre les étals, et on s'écarte devant elle en la dévisageant, surpris par elle ne sait pas trop quoi, ça faisait quand même dix minutes qu'ils la dévisageaient. Elle ressort derrière Ezra, la foule a de ces dimensions de labyrinthe quand on s'y plonge, et apparaît à son côté, le pas souple et silencieux de la danseuse favorisant une approche discrète. "Le vert t'irait bien." Elle-même est vêtue de noir et d'or, tenue discrète bien loin des flamboyants costumes qu'elle revêtira sur scène ce soir. Son ton est, comme à l'accoutumée, neutre. Elle s'adresse déjà à quelqu'un de son plein gré, faut pas trop en demander non plus.
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capraccoon
Ezra Aerys
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le Mar 27 Oct 2020 - 20:29

After you
Ezra & C'yra

« Groundbreaking. »
N'étant pas assez rapide. N'ayant pas réussi à arriver au plus près de la caravane. Ayant commencé à me faufiler parmi les badauds mais n'étant pas au plus près. Etant comme un petit poisson égaré parmi d'autres, perdu dans le grand flot. Pourtant curieuse alors que je tentais de me dresser sur la pointe des pieds pour répérer ou des pièces intéressantes sur les étalages ou découvrir toutes merveilles du monde. Trouvant toujours intéressant de voir de caravanes de voyageurs s'arrêtaient au sein de la cité. Apportant avec eux l'odeur alléchante du monde extérieur. Apportant avec eux des nouvelles fraîches. Un point de communication. N'étant pas seulement possible d'en savoir plus sur ce qui se passait à l'extérieur de ce monde, en dehors des murs de la cité mais offrant aussi la possibilité d'acquérir de nouveaux produits, de faire de bonnes découvertes. Werowa qui disait qu'il fallait se serrer la ceinture mais ne restant pas moins qu'en dépit de ces restrictions j'avais toujours ce petit pactole dissimilé que j'avais mis de côté. Quelques bourses d'or. Ce qui ne représentait pas une montagne de piécettes d'or. Ce qui ne me permettrait pas de fuir. L'idée n'était même pas envisagée mais il était possible avec ces piécettes d'or de faire quelques extras, de décider, de choisir. Comme maintenant. Me donnant l'opportunité d'acheter et peut être découvrir des produits rares ou dans ce cas-ci peut être de nouveaux tissus, de nouveaux coloris ou de nouvelles textures. Ce qui était une possibilité mais chaque caravane qui n'apportait pas forcément des tissus avec. C'était toujours une découverte, une surprise. L'adrénaline qui ne pouvait donc que courir dans mes veines alors que j'avais hâte de découvrir de plus près la caravane.

Un premier étal vers lequel je tentais de jeter un regard au plus près. Et soudainement une silhouette qui surgissait de l'ombre avec voix qui retentissait.  Mon regard qui se posait sur cette silhouette en effet familière mais que je n'avais pas vu depuis longtemps. Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors qu'elle prenait avec délicatesse la parole. Discrète. Vêtue de noir et d'or. "Le vert t'irait bien." Mon regard qui suivait le sien, attiré par l'étoffe verte. Un coloris moins obscur que celui que j'avais vu des années plutôt pour une toute autre personne. Et un coloris vert qui trancherait en effet bien avec mes cheveux couleur jais. Un contraste saisissant. Un coloris que je n'avais jamais réellement choisi ou porté, préférant généralement porté des couleurs plus chaleureuses, plus lumineuses. Des couleurs vives faisant référence aux symboles à la cité rahjak. Parfois des couleurs sombres, parfois pensant à la couleur du ciel, de l'eau. Changeant mon humeur, changeant mon inspiration. Mais peut être que je pourrai tester, essayer. "Je pourrai essayer en effet." Une possibilité. Pouvant tester. Je n'avais rien à perdre et j'étais toujours intéressée par faire de nouvelles expériences. Mon regard qui se reportait sur la jeune femme aux cheveux bruns et aux traits du visage de ceux rahjaks. "Cela faisait longtemps que vous n'étiez pas venus." Sa présence assimilée à celle de la caravane, aux personnes qui se trouvaient là. "Il y a l'air d'avoir déjà foule." Faisant référence à tous les badauds qui étaient déjà présents, continuant de s'agglutiner autour de la caravane comme autour d'un pot de miel. Ce qui était bon signe pour eux. Cela signifiait des négociations, des échanges, des affaires et c'était intéressant pour eux. "Vous restez longtemps ?" Curieuse d'en savoir plus en effet. Curieuse de savoir s'ils allaient resté pendant une longue période, s'ils voulaient le faire. Ce que j'espérai dans le fond alors que son arrivée était toujours à mes yeux très bon signe et qu'heureuse a l'idée de pouvoir discuter plus avec elle.

C'yra Lor-Istad
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le Lun 16 Nov 2020 - 23:16




after you

La cité de feu avec ses tons d'ocre et ses couleurs chatoyantes. Tout est sous le régime de la lumière ici, de jour comme de nuit, du soleil brûlant aux bougies et lanternes des rues quand le crépuscule tombe. Les plus flamboyants restent le palais et le Temple de Feu, où les flammes ne meurent jamais. Il y a une atmosphère particulière dans cette ville. Pour C'yra, c'est le voyage le plus exotique qu'elle ait fait. Pas celui-ci en particulier, mais c'est toujours un choc d'arriver dans la cité de feu. Elle est au plus loin de la montagne athna avec sa roche et ses neiges, mais pourtant ils ont quelques points communs. Ils sont méfiants vis-à-vis des étrangers, principalement. Ils sont droits, et fiers, à la limite de l'arrogance. C'est pour ça que C'yra se tient bien droite, la fierté athna et la fierté kovarii coulant dans ses veines. Quand elle veut, elle revendique son sang kovarii. Quand ça lui sert. « Le vert t'irait bien. », qu'elle dit à Ezra. Parce que dans tout ce bazar de couleurs, il y a peu de vert. Il y a beaucoup de rouge, encore plus de doré ou de jaune, aussi un peu de noir parce que ça se marie bien avec ces complexions mattes. Mais de vert, de bleu, il y en a peu, ils sont rares, autant que les arbres et l'eau. Alors C'yra lui parle du vert, pour changer un peu, pour briser un peu la monotonie de ce fatras multichrome. Du vert un peu clair, pas trop sombre, du vert émeraude pour draper ses épaules. « Je pourrai essayer en effet. » Du vert pour lui plaire. « Viens. » Elle l'invite à moitié, l'entraîne à moitié de force. Pas physiquement, il lui suffit de fendre à nouveau la foule, en sens inverse, C'yra touche peu les gens d'ordinaire. Le toucher n'est pas son sens préféré. Ce serait plutôt l'ouïe, pour pouvoir entendre les problèmes arriver et les fuir vite fait, ou les éviter avec grâce.

C'yra réapparaît de nouveau hors de la foule, comme si elle avait plongé la tête sous l'eau et, en apnée, avait crevé la surface quelques mètres plus loin. Ezra en ressort à ses côtés, tandis que la marchande attrape précautionneusement l'un des tissus verts de son étal, et le lui tend. « Tiens, regarde ce que ça donne. » Elle sait qu'Ezra a l'habitude de coudre. Un vague souvenir qui remonte de leur première rencontre, il y a quelques années, bien loin d'ici. Bien plus près de la montagne athna. « Cela faisait longtemps que vous n'étiez pas venus. » Une moue contrariée échappe à la jeune femme, et c'est son naturel qui revient au galop. « Ça a été compliqué après l'attaque. On ne savait pas si vous alliez nous accueillir ou nous fermer les portes au nez. » Elle a à nouveau croisé les bras, et c'est son naturel qui est déjà revenu au galop qui continue de galoper. « Il y a l'air d'avoir déjà foule. Vous restez longtemps ? » C'yra haussa les épaules. Le temps était assez relatif pour elle. Autrement dit, elle n'en avait guère la notion. Elle avait tendance à passer des heures à danser, et alors tout le monde lui disait « t'as dansé longtemps !! » et pour elle ce n'était rien, ça n'avait duré qu'une minute, qu'un espace de temps réduit, qu'un instant. Elle oubliait facilement la durée comme objectif et donnée objective ; autrement dit, C'yra n'est pas très ponctuelle. D'aucuns diraient qu'elle vivait dans son propre monde, avec sa propre temporalité. Et bien entendu c'était une temporalité fluctuante : impossible de savoir ce qu'une heure devenait dans sa mesure de temps, impossible de convertir de x minutes à x c'yras... Alors la jeune femme se contente de hausser les épaules, c'est bien la seule chose qu'elle peut faire, parce qu'elle ne sait pas s'ils restent longtemps selon les critères d'Ezra, et parce qu'elle s'en fiche : « Quelques jours avant Samain, quelques jours après... On partira quand on n'vendra plus. » Autrement dit, ils partiraient quand ils auraient tout vendu. C'yra a aussi son propre langage. Allez la décrypter...
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