-50%
Le deal à ne pas rater :
XIAOMI Mi band 5 – Montre Connectée
29.99 € 59.99 €
Voir le deal

Aller en bas
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Black Sails [Werowa]

le Mar 21 Juil 2020 - 23:20

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Le cliquetis. Les menottes qui se refermaient sur mes poignets. Un sentiment de déjà vu. Les chaines apposées pour m'empêcher de fuir. Coin des lèvres qui se redressaient. Chaînes sur lesquels ils tiraient. Tirée en avant alors que mon corps se penchait en avant. Me redressant avant de chuter. Un équilibre que je tentais de conserver ou de retrouver. N'ayant tenté d'apposer nulle résistance. Ce qui n'aurait servi à rien. Ce qui n'était pas au grès de mon compagnon de route, qui tenta lui de résister. Crocs montrés alors que le canidé aboyait. Croc sortis, étincelants alors que l'instant d'après il avait tenté de sauter sur celui qui se trouvait le plus proche. Plus protecteur depuis sa mort. Sentant lui aussi son absence. Méfiant envers les étrangers et comme s'il connaissait les intentions de ceux venus, il n'avait pu qu'aboyer. Situation qu'il ne pouvait totalement comprendre mais son instinct qui avait pris le dessus alors qu'il aboyait, voulait attaquer. Ce qu'il voulait faire et réussissant à déchirer bout de tissus, plantant ses crocs dans les mollets de celui le plus proche avant que d'un coup de bâton il fut projeté plus loin. Cri qui s'échappait de mes lèvres. Coup reçu en retour. Gémissement qui s'échappait de mes lèvres alors qu'une laisse était passée autour canidé. Regard furieux jeté au mercenaire, bien que je m'efforçais de rester de marbre. Il n'y avait rien que je ne pouvais faire. Le seul point de réconfort serait que Yuj fasse partie du lot. Restant avec moi alors qu'il me suivait vers mon destin.

Pendaison qui ne m'attendait pas, mais la mort qui aurait été plus rapide. Ce n'était néanmoins pas la mort qui m'attendait si ce n'était que j'allais devoir emprunter un chemin plus long et laborieux. Un destin dont j'avais déjà conscience et qui m'attendait. J'avais simplement gagné quelques jours avant qu'ils ne viennent me chercher. Préoccupés par la guerre qui avait fait ses ravages, par la nécessité de soigner et parer à l'urgence, compter les morts. Mais tôt ou tard tout se savait et personne ne pouvait échapper au système. Ce qui était une certitude et ce dont j'avais conscience. Une raison pour laquelle je n'avais pas résisté. Ce qui n'aurait servi à rien. Ne pouvant ni fuir, ni échapper à la vente qui se déroulerait. Vente dont je ferai partie. N'étant toutefois pas l'organisateur, ni l'acquéreur, simplement la marchandise vendue. Statut d'esclave qui ne me quittait pas. Etiquette qui me collait à la peau. La mort de mon maître qui ne m'avait pas redonné la liberté. Passant simplement de main en main. De nouveau vendue. Déjà vu. Non pas que l'expérience serait plus agréable. Une estrade que j'allais simplement retrouver. Une estrade qui serait un peu différente, cette fois-ci elle ne serait pas bâtie à la hâte pour que je sois châtiée publiquement suite à ma fuite. Non celle-ci serait bien réelle et se tenait déjà au coeur de la grande place, attendant les prochains esclaves à vendre. Chacun qui devait gravir les marches, être observé et voir les enchères débutaient. Ce qui serait le cas, alors que nulle vente privée n'aurait lieu mais bien une publique. Ce qui ne rendait pas l'expérience moins appréciable et moins humiliante.

Chemin qui se déroulait quasiment en silence alors que des mains des mercenaires, j'étais conduite entre les mains de celui de charger d'organiser la vente, de fixer les prix. Celui chargé de m'examiner. Sous la tente, que j'étais examinée. Objet entre ses mains alors qu'il m'observait toutes ses coutures. Retenant mon souffle alors que l'homme au visage barbu soulevait des mèches de mes cheveux bruns pour toucher ma chevelure, voir si mes cheveux étaient épais ou fin. Ses mains qui se posaient ensuite sur mon visage sans aucun douceur, se posant sur mes joues alors qu'il écartait mes paupières puis me forçaient à ouvrir la bouche de force. Comme si j'étais un animal. Vérifiant ma dentition. Vérifiant la qualité de la marchandise. Il n'y avait là aucune retenue, aucun respect. Bientôt débarrassé de ma robe alors que le vendeur prenait compte des coups de fouet sur mon dos, des cicatrices, de la cicatrice sur mon cou, des mes orteils en moins. Se renseignant. Evaluant le prix, l'état de la marchandise. Comme si je n'étais là dans la pièce. Cette froideur qui m'enveloppait alors que je ne bougeais d'un orteil tandis qu'il continuait de se renseigner, non sans grimacer alors qu'il comprenait que j'étais celle qui avait préalablement fui la cité. Commençant à se rappeler. Ce qui était un inconvénient pour lui. Ce qui rendait sa tâche plus ardue alors qu'une esclave qui avait fui la cité n'était pas forcément la bienvenue, pouvait ternir des réputations. Un prix de départ qui pouvait aussi être moins élevé dû à ce fait. Ce qui n'était pas pour le satisfaire alors qu'il désirait faire du profit comme n'importe qui dans la cité. Alors il se renseignait sans poser une seule fois une question dans ma direction. Ne s'adressant pas à moi mais aux mercenaires encore là pour glaner des informations. N'étant pas un égal alors mais un bien à vendre et tout un discours qu'il préparait. Me faisant signe finalement de me rhabiller. M'exécutant sans un mot. Bretelle d'une robe redressée avant que je ne sois de nouveau enchaînée.

Conduite à l'extérieure de la tente, là où attendait les autres. Ceux qui attendaient d'être vendues à leur tour. Il y avait là des hommes et des femmes. Des personnes âgées et des mineurs. Des enfants trop jeunes. Il y avait des peaux mâts, des cheveux bruns ou plus clairs. Attendant tous le même sort. Certains qui pleuraient silencieusement. Il y avait peu à dire. Il y avait peu de mot de réconfort qui permettrait de rassurer. Il n'y avait aucune certitude que l'acquéreur serait un bon acquéreur, verrait l'humain plus que l'objet. Derrière ces marches, il y avait l'inconnu et il y avait les mots du vendeur qui parvenaient alors que le prochain était conduit sur l'estrade. « Qui veut un mineur ? grand et fort, parfait pour la culture des champs ? » L'homme qui continuait à débiter, vantant les avantages, tentant d'attirer les badauds et les acquéreurs avant que la vente ne commence réellement. Muette alors que les prix s'annonçaient, que les enchères continuaient. Attendant sous le soleil du désert sans bouger, avant que mon prédécesseur en vienne à redescendre. Ayant été vendu et bientôt il rejoindrait un vignoble presque à l'extérieur de la cité de feu. Regard échangé avant que poussée en avant, je n'en vienne à me diriger vers le haut de l'estrade. Des marches sur lesquelles j'avançais doucement, sans tomber à la différence de la dernière fois. Gardant la tête haute. Ce qui me restait de ma fierté alors qu'à côté Yuj tirait sur sa laisse. Regard porté devant. Regard fixé vers l'horizon alors qu'en dessous de l'estrade s'étendait la foule de badauds, de ceux venus assister au spectacle ou simplement acquérir. La vente commençait.

Le vendeur qui à côté essuyait une goutte de sueur avant de commencer. Une tâche ardue qui l'attendait alors que je représentais une épine dans son pied. Coin de mes lèvres qui s'étiraient. Sourire en coin. Note d'amusement ou de sarcasme. Note de défiance. « Et maintenant une esclave de premier choix. Elle a fait tomber le plus grand, et maintenant elle nous est revenue, aussi docile qu'un chameau ! » Ne pouvant éviter de parler de l'accident. Tous savaient. Tous ceux qui étaient venus pouvaient se rappeler mon visage, se rappelait ce qui s'était passé. « Elle peut tenir la maison, coudre, vous entretenir pour le plaisir... » Quelques rires qui résonnaient alors que le vendeur cherchait et tentait de vendre. Me faisant pivoter sur moi-même, presque à tenter de relever mon jupon sous les sifflements de ceux les plus proches. Me dégageant alors qu'il m'empoignait par les cheveux. « Elle est encore fraîche et jeune mais fougueuse ! Mais celui qui l'achètera aura le plaisir de pouvoir la mater pour de bon ! » Un discours qui manquait de splendeur et de charme. Tête que je gardais haute. Sans doute pas le vendeur du meilleur cru. Lui continuant son discours. Toujours plus. Une phrase qui retenait mon attention. « Le chien va avec. » Lot. Ce qui était assuré, au moins.  « Et le prix de départ est ... de 20 pièces d'or ! » Ce qui était là totalement insultant. Alors totalement offensée que le prix soit aussi bas. Ayant certes été déchue, vendue à plusieurs reprises mais de là à ne valoir que vingt pièces, c'était peu. Certes avoir un lot ne l'aidait pas, lui tentant de faire un prix mais tout de même. C'était offensant. Non définitivement, je n'appréciais guère ce vendeur. Et là était un faible mot alors qu'avec joie, ce dernier s'exclamait : « Que les enchères commencent ! » Le show commençait vraiment.
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Ven 24 Juil 2020 - 23:25


Let me play with your shadows And you can play with mine too. We'll fall in love with the dark side of life, make our twisted fantasies come true.
(Christy Ann Martine)
☆ ★ ☆
La grand'place était bondée. C'était jour de marché. Entre les étals recouverts de ferronnerie ou de fruits contre les murs, les chevaux et dromadaires parqués dans des enclos ridicules, et la grande estrade qui trônait en plein milieu de la place, l'agitation était à son comble. Cris d'animaux, cris de marchands ; « Au voleur ! » et « Il est parti par là ! » « Mais non de l'autre côté ! », et autres cris de bêtes. Werowa se frayait un chemin dans la foule d'un pas souple mais déterminé. Discrète, elle faisait bien attention à la bourse qu'elle tenait entre ses mains aux doigts serrés, ses sens aux aguets. Elle n'était pas aussi folle de l'or que certaines de ses connaissances, mais pour aujourd'hui elle avait besoin de chaque pièce, alors elle veillait jalousement dessus. Le moindre voleur s'en sortirait avec un doigt coupé par ses soins. Elle n'avait toujours pas récupéré ses fonctions, mais rien ne l'empêchait de rendre justice par elle-même. Elle ne s'en priverait pas. La garde donna un coup d'épaule à un marchand costaud planté sur son chemin, et affronta son cri de colère d'un regard froid. Elle faisait deux têtes et cent kilos de moins que lui, mais il ferma quand même son bec de canard. Sans attendre, Werowa poursuivit sa route sans s'attarder, prise d'une subite angoisse d'arriver en retard et de louper sa chance. Tout en se demandant perpétuellement ce qu'elle faisait. Qu'est-ce qui l'avait pris, quand elle s'était mis en tête d'acheter Ezra ? Depuis qu'elle avait pris sa décision, voilà quelques soirs, impossible de se la sortir du crâne. D'où son stress subit : ce serait dommage de la voir partir avec quelqu'un d'autre parce qu'elle s'était pris le bec avec un marchand mécontent.

Quand elle arriva en vue de l'estrade, Werowa sentit son anxiété s'amenuiser, jusqu'à disparaître. Elle était partie en avance. Très en avance. La vente n'avait pas commencé. Pourtant une flopée d'acheteurs s'agglomérait déjà au pied de l'estrade, pour avoir la meilleure vue sur les esclaves présentés. Werowa, elle, resta en retrait. Pas besoin d'examiner la marchandise. Ironiques, les coins de ses lèvres se relevèrent sous le coup d'un humour sombre. En silence, la garde patienta, regarda les corps se succéder sur l'estrade, les vendeurs se frotter les mains ou faire la grimace, les acheteurs se frotter les mains ou faire la grimace, quelques-uns sourire en partant avec l'esclave idéal, d'autres faire la moue en prenant ce qu'il y avait, certains rester la mine de plus en plus sombre parce que rien ne leur convenait. Quelques étrangers observaient la vente avec dans les yeux du mépris et du dégoût, d'autres passaient en jetant des regards en coin, curieux mais révoltés, la majorité ignorait tout ce qui se passait sous leurs yeux. Caustiques, les commissures des lèvres de Werowa se relevèrent une seconde fois. Ils se rendent compte que c'est pire quand ils font semblant de ne rien voir ? Ce n'est plus seulement insultant pour nous, ça l'est aussi pour les esclaves. Des abrutis, ces étrangers. Elle gardait toujours une oreille ou un œil sur l'estrade, l'autre œil ou l'autre oreille sur sa bourse et ses pièces cliquetantes. De quoi se claquer un muscle. Décidément, elle avait du sarcasme à revendre aujourd'hui. Tout le monde en prenait pour son grade. Presque ennuyée, son regard s'éclaira quand Ezra et son chien montèrent sur la scène. Werowa retint un éclat de rire. Le chien venait avec ?! Ils avaient été gentils. D'ordinaire ils les auraient séparés. Mais vu le prix annoncé, ils avaient dû se dire que c'était un lot à perte, un de ces esclaves qui rapporterait plus de problèmes que d'argent. « 50 pièces. » Sa voix s'éleva, incongrue, forte mais aussi sombre que son humour du jour. D'un pas toujours aussi souple mais déterminé, Werowa s'avança lentement vers l'estrade. Une lueur féroce brillait dans ses prunelles. Elle se croirait presque de retour à l'arène. Des dizaines de regards posés sur elle, dans l'attente, dans l'expectation de son prochain mouvement, le souffle coupé par la surprise de son mouvement audacieux. Elle éliminait les moins hardis d'un estoc, se remettait en garde. «60 pièces.» Une autre voix, de l'autre côté de la place. Le vendeur était bouche bée et yeux écarquillés. Il n'avait pas prévu que les enchères montent si vite. Dans quelques secondes, il se frotterait les mains, littéralement, n'en serait que plus ridicule. La plupart des acheteurs avait déjà abandonné la partie. Ils avaient reconnu Ezra. Sa beauté n'avait d'égale que son insolence, c'était bien connu, et ils ne cherchaient pas une esclave à mater. « 62. » Pour la majorité. Werowa et son principal rival se retournèrent vers la voix aigrelette qui s'était élevée du fond de la foule, et tout le monde avait la même tête. Un sourcil levé, un sourire en coin. Un jeunot, qui venait acheter sa première esclave. Probablement. Werowa aussi, à vrai dire, mais elle avait clairement plus de jugeote que lui et ses deux sous. Vraiment beaucoup de sarcasme à revendre.  «65.» Une autre voix, dans un autre coin. Encore un qui rentrait dans la course, pour la forme. « 75. » avança Werowa, presque avide de connaître les contre-propositions. «85.» Le second qui s'était avancé était encore dans la course, et Werowa l'aperçut enfin, entre les grappes d'acheteurs spectateurs. Un homme d'âge mûr, richement habillé, avec prestance. Son front criait représentant de la famille royale à dix lieues à la ronde. Werowa resta impassible à sa vue. L'intensité du combat venait de monter d'un cran, mais elle n'en laissa rien paraître ; rien sur son visage, de ses lèvres à ses prunelles, ne signifia qu'elle se sentait menacée. Qui pouvait bien vouloir d'Ezra au palais ? «90.» La voix aigrelette avait disparu, mais le troisième était encore là. Plus pour longtemps, vu ce qu'il proposait. Parade, estoc, parade, taille. Ça manquait un peu de grandiose. « 120. »
⇜ code by bat'phanie ⇝
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Dim 26 Juil 2020 - 23:19

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Regard levé. Un point fixé dans le lointain. Comme si je n'étais pas prête à accorder un regard à la foule. Ce que je n'étais pas encore prête à faire. Ce que je ne voulais faire. Un sort que je savais déjà scellé. De nouveau, j'allais passer de main en main. De nouveau, j'allais devenir la chose d'un autre. Le maître changeait. Sa personnalité pouvait changer. Son statut au sein de la cité pouvait changer, et ma fonction en tant qu'esclave évoluerait de nouveau. Le contexte évoluerait en fonction de l'acquéreur. Acquéreur qui pouvait vouloir faire de moi une esclave domestique. Chargée alors de remplir les tâches quotidiennes, de préparer les repas, de nettoyer, d'être chargé de l'entretien de la demeure et de sa tenue. Pouvant faire de moi de nouveau une esclave prostituée, avec un corps à la merci des autres. Une fonction que j'occuperai qui pouvait de nouveau évoluait. Des tâches qui pouvaient être modifiées en fonction de mon utilité, en fonction de mon rôle. But que je permettais à mon prochain maître de remplir. Servant ses intérêts. Servant ses intérêts personnels ou ceux professionnels, ou tous ceux qui lui convenaient. Si les esclaves pouvaient remplir des tâches diverses et être divisés entre les acquéreurs et ce dont ils avaient besoin, que le maître lui-même allait changer, le statut ne bougeait pas.

Ayant toujours la même étiquette collée sur mon front. Ayant toujours la même étiquette accrochée à mes vêtements, à mon haut. Une étiquette qui avait été à maintes reprises lavées, qui était même un peu déchirée et marquée par l'usure et le temps. Une étiquette qui avait jauni alors que j'avais vieilli, que j'avais perdu au yeux du marché de la valeur. Chaque petit accroc qui comptait et toute déchirure était remarquée, notée. Tout détail comptait comme ma fuite, la déchéance de mon précédent maître, mon caractère. Chaque détail comptait. Et un prix qui était revu à la baisse face à chaque accroc. Des ruptures qui n'étaient pas gages de perfection. Or, c'était justement la perfection qui était recherchée parmi les esclaves. Mais ce n'était pas seulement un idéalisme, la perfection qui était voulue, si ce n'était la docilité. Chaque esclave qui devait remplir certains critères recherchés, et rentrer dans le moule voulu. Aucun maître qui ne cherchait la défiance ou l'arrogance. Préférant de loin chercher l'esclave qui combleraient leurs attentes. Ce à quoi nous servions, nous étions destinés. Destinés à servir, à remplir leurs attentes. Nous étions ceux qui étaient soumis à la puissance absolue des maîtres, pourtant eux-mêmes soumis à celle royale et divine. Et de nouveau, j'étais destinée à servir.

La vente aux enchères qui commençait. Et sentant bien malgré moi l'adrénaline courir dans mes veines. Entendant déjà dans un creux de mon esprit les premières voix s'élevaient. La peur qui était encore tenue. L'inconnue qui était devant alors que je n'avais aucune idée de l'identité de mon futur maître. Mais des questions que je préférai éviter de me poser. Il ne servait à rien de se torturer plus. Il suffisait d'attendre pour savoir. Et pourtant, il y avait aussi cette note d'impatience, cette volonté de savoir. Mais des mains qui étaient liées, qui étaient attachées. Respiration que je reprenais. Un rappel que je n'avais aucun contrôle sur ma vie. D'autres qui faisaient le choix de la contrôler pour moi. Et les pions qui étaient déplacés. Pièce qui était lancée en l'air alors que la première voix résonnait et qu'une silhouette se déplaçait en contrebas, fendant la foule pour se trouver au plus près.

« 50 pièces. » Une voix qui s'élevait et qui attirait les regards. Premier acquéreur qui attirait les regards de la foule, mais qui attirait malgré moi aussi mon regard. Lentement que mon regard se déplaçait pour croiser celui du premier acquéreur. Non pas un acquéreur, mais une acquéreuse. Lueur féline. Et silhouette que je reconnaissais. Sourire qui disparaissait. Mon regard qui s'agrandissait, un peu stupéfaite avant de reporter mon attention de nouveau sur un point plus loin. Masque positionné de nouveau sur mon visage alors que des milliers de questions se dessinaient dans mon esprit. Que faisait-elle là ? Pourquoi était-elle là ? Pourquoi était-elle en train de surenchérir ? Est-ce qu'elle voulait m'acheter ? Est-ce qu'elle voulait m'humilier ? Est-ce que c'était une blague pour elle ? Est-ce qu'elle voulait me sauver ? Des questions dont je n'avais pas la réponse, mais déjà elle s'immisçait dans les fentes. Réussissant à exploiter les failles du système, ou à creuser de nouveaux sillons, de nouvelles failles. La peur ou l'excitation qui avait été remplacée par d'autres émotions. Surprise qui prenait le pas alors que déjà une nouvelle voix s'élevait. «60 pièces.» Les enchères qui montaient. Les enchères qui montaient plus rapidement que prévu. Me demandant si c'était ce qu'elle voulait, que m'éviter l'humiliation d'être envoyée dans les mines ou connaître le sort des esclaves de ceux qui ne rencontraient preneurs. Me demandant si cela l'amusait de voir les autres se battre pour m'acquérir comme si j'étais un morceau de viande. Me demandant si elle avait conscience de mettre une pièce supplémentaire dans la machine. Le système qui continuait de survivre. Racines qui grandissaient et qui s'enfonçaient un peu plus profondément sous terre, représenté de tout part par les acquéreurs présents là et les badauds. Des acquéreurs tous aussi diversifiés mais qui étaient prêts à acheter, à sortir les pièces pour contenter leurs désirs. Proie que j'étais à leurs yeux. Pouvant être la plante apportée pour agrémenter la demeure, apporter une touche de décoration. Pouvant être le métal à forger, à écharper et à transformer. Chaque personne qui avait un but, un intérêt suivi. Ce but pouvait être plus facile à déterminer pour certains. Certains qui étaient des livres ouverts. Mais d'autres représentaient une énigme. Ce qu'elle était. Et peut être aurais-je du lui être grès d'offrir un échappatoire à mon esprit, qui tentait de répondre à ses questions sans réponse, mais là n'était le cas. Conduisant simplement mon coeur à palpiter plus rapidement alors qu'une autre voix plus criante s'élevait. « 62. » Un combat de coqs. Me demandant s'ils allaient se déchirer, si elle allait vouloir surenchérir de nouveau ou si déjà elle s'était de nouveau retirée de la course, ayant fait son office. Presque ce à quoi je m'attendais, qu'elle soit de nouveau partie. Peut être ce que je redoutais aussi bien que je m'efforçais de ne pas reporter mon attention dans sa direction, ou ce qui pouvait être sa direction. Continuant de porter mon regard vers l'horizon alors qu'une nouvelle voix s'élevait. «65.» A côté, le vendeur s'agitait d'un peu plus belle. L'impatience qui était lisible sur son visage, autant que son désir du gain. Ce qu'il voulait. Un spectacle pour lui. Un métier dont il profitait jusqu'au bout. Et une réponse que je me posais quelques secondes plutôt qui était reçue sur un plateau d'argent alors que sa voix s'élevait de nouveau. « 75. » Elle était toujours là. Elle était toujours dans la course. Ce qui ne me disait toujours pas ce qu'elle voulait réellement bien que sa seconde offre laissait supposer qu'elle voulait m'acquérir ou qu'elle voulait que d'autres perdent leur agent. Mais à peine avait-elle fait sa proposition qu'une précédente voix s'élevait. «85.» Un visage repéré dans la ligne de mire. Un navire se dessinant à l'horizon. Le pavillon de la famille royale qui flottait. Une certitude. L'étendard qui était levée. N'ayant besoin de baisser plus la tête pour comprendre qu'il était un représentant de la famille royale, du palais. Des représentants que j'avais déjà vu, alors que certains étaient déjà venus dans l'atelier de couture de Basile pour acquérir des tissus. Là pour acheter. Laissant présager un futur doré au sein du palais. Ce qui signifiait que par son bais, un membre de la famille royale voulait m'acquérir. Valeur qui remontait. Prix qui augmentait. L'idée que le roi en personne ou Demyan puisse vouloir m'acquérir qui paraissait incongrue, mais peut être l'idée était toute autre pour Irina et Tasha. Identité dissimilée alors qu'un risque pouvait être pris. Ne représentant pas la perfection. Etant loin d'être la perfection et de nouvelles questions qui s'élevaient dans mon esprit, alors qu'un autre acquéreur tentait le coup. « 90.» Prix qui continuait de monter. Et pièces d'or qu'ils étaient prêts à dépenser pour acquérir une autre personne. Objet entre leurs mains. « 120. » Objet entre ses mains.
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Jeu 13 Aoû 2020 - 22:39


Let me play with your shadows And you can play with mine too. We'll fall in love with the dark side of life, make our twisted fantasies come true.
(Christy Ann Martine)
☆ ★ ☆
Werowa jeta un regard en coin à Ezra, sur son estrade. C'était l'une des rares fois où les esclaves étaient plus hauts que les maîtres, et son regard était porté sur l'horizon, pas baissé sur eux. Quel dommage. Elle devrait en profiter. « 130. » L'émissaire de la famille royale continuait d'enchérir, Werowa reporta son attention sur lui. Ils fendaient tous deux la foule, venant de deux directions différentes, de deux ports différents. Lui sortait tout droit du palais, du beau palais avec ses marbres et ses statues et ses femmes sculpturales. Elle sortait de la ville, avec ses toits plats, son soleil cuisant et ses mendiants poilus. Elle faisait moins rêver, c'est sûr. Mais la présence d'Ezra au palais ferait tâche. Elle serait capable de creuser un tunnel et de s'enfuir sous le nez du roi. Si on y rajoute le chien qui court partout et fait ses besoins dans les beaux jardins bien taillés, le duo les ferait tous tourner en bourrique. En plus de ça, Werowa s'était mise en tête d'acheter Ezra. Il en faudrait vraiment beaucoup pour qu'elle abandonne l'idée. En fait, il faudrait beaucoup de pièces d'or, et ça, le palais en avait à foison. Mais pas l'émissaire. Lui, on lui avait alloué un budget qu'il ne pouvait pas dépasser. À moins qu'on lui ait dit 'à tout prix', auquel cas elle était mal. Très mal même.

La troisième voix s'est éteinte, et Werowa est arrivée au pied de l'estrade. À présent, elle ignore Ezra : bien plantée sur ses pieds, les bras croisés, elle est concentrée sur son combat avec l'envoyé spécial. « 200. » Ils ne vont pas tourner autour du pot trois cents ans non plus. Même si le combat est joli et inattendu, tout le monde va s'en lasser s'ils enchérissent dix par dix. Surtout que Werowa a de quoi aller loin, très loin même. L'émissaire reste impassible, comme elle, quand il annonce « 250. » Maintenant, ils sont face à face, ils s'affrontent du regard. L'un puis l'autre avancent des pièces sur la table, tas après tas, pile après pile. Ils renversent l'or sonnant et trébuchant sur le tapis, calculent ce qui leur reste, attendent avidement la réaction de leur adversaire. Chaque mimique est passée au crible : du coin de la lèvre au coin du sourcil en passant par la veine sur la tempe et les narines qui se dilatent. « 300. » Cinquante par cinquante, ça ira déjà plus vite. Avec des bottes de sept lieues ce serait mieux encore mais Werowa les a oubliées chez elle. « 350. » Les rôles se sont inversés, c'est au tour du grand baraqué de la tester. Avec ses vêtements simples, c'est sûr qu'elle ne paye pas de mine. Il ne l'a probablement jamais remarquée, même quand elle travaillait au palais. C'est à son tour d'être l'outsider, l'underdog, le challenger. L'avantage, c'est qu'elle ne cesserait de la surprendre. « 450. » Plus les enchères avanceraient, plus il se dirait qu'elle allait s'arrêter là, jusqu'à ce que le prix lui paraisse colossal, à lui, cet homme imposant pourtant si habitué aux sommes importantes.

« 3000. » Werowa est hors d'haleine. Elle a l'impression de s'être escrimée pendant deux heures, alors qu'en réalité ça ne doit faire que quinze minutes à tout casser. La guerrière s'est remise en garde, l'épée levée devant son visage, les appuis souples et fermes. Cependant en face d'elle son adversaire prend son temps, n'a pas encore attaqué. Il y a deux options : soit il attend avant de lui asséner le coup de grâce, soit il a abandonné le combat. Soit il se délecte du goût sucré de la victoire, soit il ravale le goût amer de la défaite. Au départ ses yeux ne sont le reflet de rien, ils sont concentrés à soutenir les siens. Puis peu à peu leur concentration disparaît, et l'émissaire incline la tête. Il s'avoue vaincu, et fait demi-tour, son long manteau battant ses mollets. Il s'éloigne dans la foule silencieuse, désintéressée ou étonnée. Avec le temps qu'ont pris les enchères, elle est en majorité désintéressée, et ils sont bien contents quand le marchand d'esclaves annonce la fin de cette enchère. Ezra et le chien descendent de l'estrade, et Werowa se glisse sans bruit le long de la scène en bois pour passer derrière. Elle passe devant les tentes et les files d'esclaves, sa bourse à la main. Enfin, elle arrive devant un partenaire du vendeur de l'estrade, et lui verse leur dû, puis attend patiemment qu'il recompte. 3000 pièces d'or. Même pour eux, ça fait beaucoup pour un lot à la mise de départ si basse. À présent, la guerrière attend, appuyée contre le mur d'une maison. L'un des marchands doit conduire Ezra et son chien à elle. Leur nouvelle maîtresse.
⇜ code by bat'phanie ⇝
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Ven 14 Aoû 2020 - 21:44

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Un visage tourné vers l'extérieur. Un visage tourné vers un point situé bien plus loin à l'horizon. Un regard qui ignorait la foule et les badauds, les acquéreurs qui massaient au pied de l'estrade assistaient au spectacle. Comme indifférente. Mais autant qu'il y avait de l'indifférence, la volonté de garder la tête haute jusqu'au bout comme ce jour sur le haut de l'estrade, il y avait aussi ce regard qui serait forcément attiré vers le bas. Comment cela pourrait-il en être autrement alors que le spectacle attirait plus d'un. L'attention détournée de l'estrade, le regard des badauds n'était plus dirigé vers la présente esclave mais vers les deux protagonistes qui étaient plongés dans un duel sans merci. Peut être que s'ils auraient pu, si cela aurait été permis, ils auraient sorti l'épée de leur fourreau ou attraper une épée pour se livrer à un duel dont il n'aurait resté qu'un survivant. Le gagnant, celui qui aurait remporté non pas la couronne de laurier mais le prix s'en suivant aurait été celui qui serait encore resté debout. Le prix qui aurait pu alors se mesurer dans le sang qui aurait couler. Et là on aurait pu croire que s'ils l'avaient voulu, ils auraient sorti leur épée, ils aurait pu être possible d'imaginer les voir déclencher une guerre. Un sentiment de déjà vu. Après tout des hommes s'étaient bien battu pour Hélène de Troie, d'autres pour des royaumes, d'autres pour des butins alors pourquoi pas pour une esclave. L'imagination qui laissait place à l'excitation des badauds. Mais là était une autre guerre. Cette guerre était différente, plus vicieuse et ne se mesurant pas à la force des bras, mais au tintement des bourses d'or. Un prix qui se payait au pesant d'or. Le poids de l'esclave qui ne donnait pas le prix, mais en quelque sorte l'idée restait d'allonger la monnaie. Et c'était des tas de piécettes d'or, des pyramides qui étaient dessinées. Une nouvelle structure. Une nouvelle vision d'échange. Des piécettes d'or qui s'ajoutaient et qui attiraient tous les regards. Un prix que je ne valais sans doute pas, alors que j'étais une esclave déchue, ayant résisté à plusieurs maîtres, ayant pris la fuite, ayant fait perdre des têtes mais les deux principaux protagonistes semblaient n'en n'avoir cure. Ce n'était pas une question d'honneur mais une question de volonté. Et si c'était une question de volonté, c'était aussi une question de moyens financiers. Des moyens financiers qu'il fallait posséder pour pouvoir se permettre de résister lors de cette course d'endurance. Et sans aucun doute était il possible d'observer le regard des plus cupides, ceux qui n'étaient plus attirés par ce qui se trouvait sur l'estrade ou les deux acquéreurs mais par le tintement de leurs bourses. Sur certains visages, il était possible de lire la cupidité, l'envie. Mais il y avait aussi là l'intérêt de découvrir qui allait gagner, qui allait remporter les enchères, qui allaient miser le plus. Ce que se demandait sans doute le vendeur dont les yeux semblaient lui faire tomber, sortant de leur orbite. Vendeur qui n'en revenait pas et qui continuait de voir les enchères grimpaient. Mais là où certains restaient curieux, intéressés ou voulant simplement voir le prochain esclave débarquer, d'autres semblaient se détourner doucement mais sûrement du spectacle, lassés. Ce qui paraissait difficile de leur en tenir rigueur alors que là était une course vertigineuse. Alors comment face à cette agitation se déroulant en contre-bas, ne pas être attirée par la scène se déroulant là ?

Mon regard qui aurait pu chercher en premier la silhouette du noble aperçu et le repérer près de la table. Mais ce ne fut pas tant lui qui attira mon attention, qu'elle. Elle était là. Elle était toujours là. Elle n'était pas partie après avoir lancé les enchères, après avoir posé la première pierre. Elle n'avait pas disparu sans enchérir de plus belle. Elle était restée, bien que ces questions qu'elle avait fait naître, j'avais réussi à les mettre de côté. Sa voix que j'avais bien reconnue. Là en train de se battre d'une toute manière dont elle avait l'habitude pour gagner. Un combat qui n'avait à la clef nulle promesse de liberté. La promesse de liberté qui n'en n'était la clef, ni la prestige. Seulement moi. Et les pièces d'or qu'elle alignait sans succomber, sans faire demi-tour. Déterminée. Déterminée à avoir le dernier mot. Déterminée à gagner. « 3000. » Et cette victoire qu'elle remportait alors que le noble se soumettait. Ravalant sa fierté. Gardant sa tête et sa bourse. S'éloignant dans une posture dramatique alors que déjà le vendeur se frottait les mains et annonçait rapidement la fin des enchères. Son regard que je ne croisais pas. Aucun mot que je ne prononçais. Tout qui se déroulait dans un tourbillon alors que les mains toujours liées, je descendais de l'estrade. Yuj à mes côtés, sur mes talons. Conduite à l'écart des autres, de ceux qui allaient être vendus alors que déjà le prochain esclave se préparait à monter sur l'estrade. A côté le vendeur qui respirait bruyamment, essuyant la sueur qui avait coulé sur son front. Transaction qui prenait fin alors qu'il faisait signe à un sous-fifre de me conduire auprès de mon nouveau maître ou plutôt de ma nouvelle maîtresse. Sa silhouette que je repérai quelques instants plus tard, adossée contre le mur d'une des maisons. Sans doute se disant qu'elle venait de commettre la pire erreur de sa vie en voyant se diriger vers elle un duo composé d'un canidé, bien trop enthousiaste pour son propre bien, et une esclave. Des poignets toujours liés entre eux. Et dans un tintement métallique que je me présentais devant elle. Enchaînée.

@Werowa Sundagger Black Sails [Werowa] 3237542935Black Sails [Werowa] 3237542935
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Sam 26 Sep 2020 - 22:42


Let me play with your shadows And you can play with mine too. We'll fall in love with the dark side of life, make our twisted fantasies come true.
(Christy Ann Martine)
☆ ★ ☆
C'est la première fois qu'elles se revoient depuis que Werowa avait ramené le chien à sa maîtresse. Et maintenant l'une a des fers aux poignets, l'autre de l'or entre les doigts. Werowa lança une ultime pièce d'or à l'homme qui venait de lui apporter Ezra comme sur un plateau, et récupéra les clés des chaînes. Un dernier mot d'avertissement du bonhomme, "Celle-là est sauvage.", un regard inexpressif de la part de la garde qui attend juste qu'il s'en aille, et il déguerpit. Maintenant elles sont seules, toutes les deux. Avec le chien qui a bien entendu décidé de se jeter dans les jambes de Werowa dès qu'il l'a vue ; comment mettre à mal sa crédibilité. Werowa s'agenouille pour le caresser, tranquille, sans un mot. Elle s'attendrait à une explosion de colère de la part d'Ezra ; elle connaissait suffisamment l'esclave pour se dire que c'était entre possible et fort probable. Mais à son grand étonnement, il n'y eut rien. Pas dès les premiers instants. Peut-être avait-elle enfin réussi à la méduser pour de bon. Son regard de pierre qui n'avait fait qu'attiser les étincelles aurait-il retrouvé sa fonction pétrifiante ? Werowa était curieuse de le savoir, alors elle releva les yeux, pour croiser ceux, si semblables, d'Ezra ; le même brun sombre d'un regard à l'autre. La garde se redressa, abandonna le chien qui se collait toujours contre elle, ôta le collier de l'un, les chaînes de l'autre. Elle les réunit dans sa main, les y garda. Elle doutait d'avoir à s'en servir à nouveau, mais c'était son esclave, les chaînes de son esclave, donc ses chaînes, donc elle les gardait. La garde se retourna, et commença à s'éloigner dans la rue ; il était implicite qu'Ezra et le chien devaient la suivre, tandis qu'elle récupérait la bourse qu'elle avait brièvement accrochée à sa taille. "On doit aller te chercher un lit, et à manger. Il va falloir se serrer la ceinture le temps que je reçoive ma paye." Elle lui avait coûté cher, quand même, Ezra. Mais Werowa détestait l'idée de la savoir entre les mains de quelqu'un d'autre. Elle détestait l'idée que quelqu'un d'autre pose les mains sur elle ; qui sait ce qu'elle aurait à subir, encore, à nouveau. Ce qu'elle aurait eu à subir, encore, à nouveau. Werowa ne se considérait pas comme une justicière, loin de là, mais connaître quelqu'un, ça changeait tout. A partir du moment où elle s'était mise à fréquenter Ezra, bon gré mal gré, son sort avait été scellé : si l'acheter n'avait jamais été écrit, la protéger avait été griffonné quelque part sur un coin de papier. Ezra s'en défendrait sûrement, refuserait son aide si elle le lui avait demandé... C'était peut-être l'une des raisons pour lesquelles Werowa ne lui avait pas laissé le choix. Elle était juste venue, là, sur la grand' place, en ce jour fatidique. Sans la consulter, sans qu'Ezra ne lui ait demandé quoi que ce soit. Elle était juste venue, et elle avait bataillé, et elle avait gagné. Et elle se retrouvait avec une esclave, et un chien. Elle qui n'avait plus de famille depuis longtemps, allait maintenant vivre avec une amante occasionnelle et un ours mal léché. Dans sa maison vide, spartiate, aussi laconique qu'elle. Elle s'était peut-être pliée à une idée folle, mais une part d'elle était soulagée. Elle croyait sincèrement qu'Ezra était plus sauve avec elle qu'avec n'importe qui d'autre. Werowa ne s'intéressait pas à savoir pourquoi (ne voulait pas savoir pourquoi) elle avait cette croyance enracinée au fond des tripes, mais elle était bien là, et avec elle une cape de soulagement. Tandis qu'elle marchait dans la rue, se dirigeait vers le marché dont le brouhaha s'entendait au loin, Werowa ne regarda pas derrière elle pour voir si Ezra la suivait. Elle lui faisait confiance, aussi. Elle lui faisait confiance pour faire le bon choix ; se rendre compte qu'elle était le meilleur choix possible dans cette cité de mercenaires, de voleurs et de vipères... Son sort serait bien plus funèbre sans Werowa. Et à l'inverse, le sort de Werowa pouvait devenir funèbre à cause de son esclave... Elle ne savait pas qui, au palais, avait voulu acheter Ezra ; elle ne savait pas en travers de quel chemin elle s'était plantée, quel torrent elle avait dévié. Elle n'avait pas encore conscience que sa nouvelle esclave pourrait la faire nager en eaux troubles...
⇜ code by bat'phanie ⇝
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Dim 27 Sep 2020 - 13:44

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Mon regard qui était posé sur elle. Etudiant. L'étudiant, elle. Comme si mon cerveau était en partie déconnectée et que j'attendais de voir ce qu'elle allait faire maintenant. Un peu déconcertée alors que je tentais encore comprendre le schéma tracé par l'ingénieur. Tentant de comprendre ses motifs et de savoir ce qu'elle allait faire maintenant. Prétendant que cela n'importait pas, mais en fait si ses motifs importaient. Elle représentait toujours et encore un mystère. Elle représentait un mystère que je tentais de déchiffrer sans réussir encore à savoir le pourquoi du comment. A chaque fois que je pensais l'avoir compris, que je croyais avoir retrouvé sa piste, elle m'échappait de nouveau. Elle s'enfuyait, elle disparaissait sans laisser de traces et brouiller les pistes comme maintenant. Des pistes qu'elle avait certainement brouiller alors que je tentais désormais de retrouver le fil d'Ariane pouvant me guider en dehors du labyrinthe. Il y avait cette curiosité qui me dévorait. Je voulais savoir. Je voulais comprendre. J'étais certaine qu'elle pouvait lire dans le silence cet éclat de curiosité qui brillait de milles feux dans mon regard. Et pourtant tentant de le réfréner, d'afficher un visage presque stoïque, presque inexpressif alors qu'à l'intérieur c'était la fête. Des milliers de questions en tête. Hésitant entre crier de joie et danser la samba ou poser toutes ces questions. Tentant de ne rien faire. Tentant de rester passive. L'attitude attendie de la part d'un esclave. Mais de nouveau une attitude qui était en contradiction avec mes motivations intérieures. Des contradictions alors qu'il y avait ce feu qui brûlait, il y avait cette volonté de comprendre ce qui la motivait ou ce qui était son but. Immobile alors que je l'observais en silence. La regardant alors qu'elle se redressait après avoir caressé Yuj pour croiser finalement mon regard. Regard fuyant et regard perçant.

Silence qui ne fut rompu que par le cliquetis des chaînes. Clef qu'elle tournait dans la serrure. Chaînes qui tombaient en direction du sol. Des chaînes qu'elle rattrapait à la dernière seconde. Mes poignets enfin libres. Mon regard qui dérivait en direction de l'endroit où les chaînes s'étaient préalablement tenus. Une marque laissée à l'emplacement enfin libéré. La peau qui avait été légèrement entaillée. Une empreinte rouge sur laquelle je posais mes doigts délicatement, massant d'un geste coutumier les poignets endoloris. Seulement après que je le revelais la tête pour constater qu'elle commençait à s'éloigner sans un mot. Surprise. Note d'hésitation. Peut être qu'en se glissant dans les ombres silencieusement, elle m'afranchissait à sa manière et me rendait sa liberté. Ou peut qu'elle m'invitait simplement à la suivre. Une voix qui me soufflait que là était ma chance, que de m'éclipser. Mais pour aller où ? De l'autre côté de la cité, en dehors de ses murs de nouveau et retrouver de nouveau la liberté, le nouveau monde. Mais fuir signifierait de nouveau être traqué. Et préparer une évasion nécessitait du temps si ce n'était des moyens. Des ressources financières que je ne possédais pas alors, même si coudre des tenues pour d'autres m'avait permis de récolter quelques piécettes d'or. Ce qui ne serait pas suffisant. Et un client qui disparaissait alors qu'elle devenait mon maître, ce qui signifiait que potentiellement la tâche serait réalisée en sa faveur. Si fuir ne paraissait pas une bonne idée d'autant qu'elle me poursuivrait sans doute aussi, bien qu'elle n'était plus une mercenaire. Or ma condition physique était moins bien avantageuse. Voyant mal où aller avec des orteils en moins. Certes, il me restait encore la possibilité de la fuir pour aller autre part dans la cité rahjak. Mais là encore se posait la question de savoir où aller. L'endroit que j'avais finalement réussi après des années à considérer comme une maison, n'était plus. Voyant mal où aller en partant de ce point. Voyant mal quelle direction je pourrai prendre alors que la plupart de ceux que je considérais comme des proches n'étaient plus ou étaient inaccessibles. Ce qui n'était pas une option. Le choix le plus logique restait donc de la suivre le temps de réfléchir à mes options, de préparer. Sa mort à laquelle je ne m'étais pas attendue à vrai dire. Il y avait toujours eu un risque. Mais le risque qu'il ne revienne pas n'avait jamais réellement existé. Regard qui croisait celui de Yuj. Lui qui me regardait en agitant la queue, les oreilles dressés. Traitre. Il avait déjà fait son choix, je le savais. Et choix que j'avais fait aussi. Soupir que je poussais avant de m'élancer sur ses talons. Du chemin qui avait été parcouru alors que je me retrouvais désormais à la suivre.

Un peu moins rapide, alors qu'il me fallut accélérer le pas pour la retrouver. La chance de mon côté alors qu'elle n'avait pas parcouru une grande distance. Me rapprochant tandis que Yuj trottinant prenait de l'avance pour double la garde. Et ses mots que j'entendais distinctement. "On doit aller te chercher un lit, et à manger. Il va falloir se serrer la ceinture le temps que je reçoive ma paye." Ce qui avait le mérite de répondre à l'une de mes questions, qu'elle souhaitait en effet me garder comme esclave domestique à ses côtés. Et ne pouvant que me demander si seulement elle venait de se rendre compte que maintenant de la somme qu'elle avait déboursé. Une somme phénoménale et le vendeur d'esclave qui s'était frotté les mains. Me demandant si cela représentait bien plus que ce qu'elle n'avait et si par ses mots, elle voulait dire qu'elle était désormais pauvre. De nouvelles questions et des limites qu'elle précisait. Néanmoins si elle voulait acheter des fournitures, elle ne se dirigeait pas dans la bonne direction. "Le marché est de l'autre côté." Une remarque qui pouvait être appréciée ou ne pas être apprécié. Des mots qui avaient fusé naturellement. Des mots qui auraient pu être sanctionnés dépendant du maître sur lequel je serai tombée, mais j'étais tombée sur elle ou plutôt elle était tombée volontairement sur moi. Mais ne voyant pas le point d'aller dans la direction de sa demeure alors que toutes les fournitures nécessaires et les produits frais se trouvaient sur les étalages positionnés sur la grande place du marché dont nous nous éloignons de plus en plus. Et or qu'elle possédait avec elle, à moins qu'elle n'est vidée toute sa bourse remplie de piécettes d'or en m'achetant. Ce qui restait de nouveau une possibilité. M'apprêtant à parler de nouveau et me retenant juste à temps en me mordillant la lèvre pour éviter de lui demander a) pourquoi elle m'avait achetée ? b) si elle s'était ruinée ? c) ce qu'elle voulait faire de moi désormais ?

@Werowa Sundagger Black Sails [Werowa] 3237542935Black Sails [Werowa] 484338566
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Dim 4 Oct 2020 - 22:49


Let me play with your shadows And you can play with mine too. We'll fall in love with the dark side of life, make our twisted fantasies come true.
(Christy Ann Martine)
☆ ★ ☆
Etonnamment elle ne se retrouve pas face à une farandole de questions. Et donc, pas de valse de réponses à effectuer. Et à Werowa, ça, ça lui convient. Elle est maîtresse de ses mots, et maîtresse de son silence. La seule chose dont elle a à se préoccuper c'est de son trajet, de planifier le reste de la journée. Elle sera sûrement bien courbaturée ce soir, à transporter des meubles et des malles, qui sait, elle n'en sait rien, ce qui meublait sa maison était déjà là avant ou alors elle l'a acheté au fur et à mesure. Au compte-gouttes, au goutte à goutte, quand elle en avait besoin. Werowa ne prévoit plus depuis bien longtemps. Ce n'est pas vraiment vivre l'instant présent ou au jour le jour non plus, c'est juste... acheter ce dont elle a besoin quand elle en a besoin. A-t-elle vraiment besoin d'une esclave ? La question la taraudait depuis quelque temps maintenant, l'idée l'effleurait de plus en plus souvent. Werowa est toujours réfléchie, c'est pour ça qu'elle ne s'est pas lancée avant. Les désavantages, ou plutôt les risques, lui paraissaient combler les bénéfices ; voire les dépasser. Et avec Ezra, la balance penchait clairement en faveur des risques. Pas sûr qu'elle puisse encore se qualifier de réfléchie maintenant.

Quoi qu'il en soit, Werowa se dit que ça ne peut pas lui faire de mal. Au moins elle n'aurait plus à s'occuper des tâches ménagères. Dans les histoires, personne ne parle jamais des courses à faire, du ménage à faire, du bricolage à faire. On laisse ça bien de côté, sous un vernis doré d'aventures et de péripéties dans des pays exotiques. Ce n'est pas digne du héros, le petit pipi avant d'aller se coucher. "Le marché est de l'autre côté." Elle aurait dû se douter qu'avec Ezra, le silence ne durait jamais bien longtemps. Le cliquetis des pièces d'or s'arrête net. Werowa, qui envoyait sa bourse en l'air et la rattrapait d'une main experte sans y penser, découvrit qu'elle envoyait sa bourse en l'air et la rattrapait d'une main experte quand les pièces arrêtèrent de s'entrechoquer près de son oreille. Elle se retourna, d'à peine un quart de tour, parce qu'Ezra avait fait le bon choix et l'avait suivie, même presque rattrapée. Le temps que la garde s'arrête, et son esclave était à ses côtés. "J'ai trouvé un boucher pour le chien près de la maison. Autant aller voir ce que ça donne, ce sera plus simple que d'aller au marché." Plus simple, c'est à dire plus près, donc plus rapide, donc moins embêtant, donc plus efficace, donc plus utile. Et Werowa reprend sa marche, sans laisser le choix à Ezra cette fois-ci. Elle a déjà planifié cette partie-là de leur trajectoire, et elle ne se laisserait pas dévier aussi facilement. "Si ça convient, on ira déposer la viande à la maison, que tu vois ce dont tu as besoin aussi. Et ensuite on va au marché." Le chien en question lui passe subitement entre les jambes, manquant de la faire voler face contre terre ; ou face contre le mur, ce qui n'était guère mieux. Il frétille de la queue en les attendant au bout de la rue, la langue pendante. "Rappelle-moi son nom ?" Est-ce qu'elle le lui a déjà donné en même temps ? Pas sûr. Et Werowa aime avoir toutes les informations en main. Cette tâche de récolter les rumeurs et les noms pour la princesse commence à devenir une habitude... ou une manie.
⇜ code by bat'phanie ⇝
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Lun 5 Oct 2020 - 20:59

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Les pièces d'or cliquetaient. De nouveau, elles cliquetaient en l'air. Si des enfants se seraient retrouvés autour, sans doute auraient-ils couru dans la direction de la mercenaire et plus précisément en direction de la bourse qu'elle envoyait voltiger dans les airs. Sans doute auraient-ils même sauté en l'air pour espérer l'attraper avant de repartir dans une course endiablée pour la semer ensuite. Une partie de cache-cache qui se serait alors déroulée dans la cité rahjak. Sans doute que si Lion aurait été là, ce dernier aurait tenté lui aussi d'attraper la bourse, usant milles ruses pour vaincre la jeune femme. Stratégique et malin. Les bourses et plutôt les piécettes d'or contenant étaient toujours intéressantes, attrayantes. Des voleurs il en existait donc da la cité, se faufilant parmi la foule et c'était d'ailleurs son rôle de les chasser, de maintenir la paix dans les ruelles. Son rôle qui n'était néanmoins plus le sien pour le moment, alors qu'elle avait évolué comme garde royale, grimpant les échelons. Un salaire qui avait certainement augmenté et tout aussi diminué avec cet achat. Achat que je représentais. Un achat distinct.

Ne connaissant le mode muet, étant plutôt une version parlante. Une version parlante qui s'intimidait de parler, ou du moins de réduire le flot de paroles usuel. Lui indiquant simplement qu'elle allait dans la mauvaise direction. Une soudaine prise de parole auquel elle ne s'attendait pas alors que pendant un instant, la bourse d'or voltigeait dans les airs. Mon regard attiré par celle-ci. Sa course qui semblait suspendue, au ralenti avant qu'elle n'en vienne à la rattraper agilement.

"J'ai trouvé un boucher pour le chien près de la maison. Autant aller voir ce que ça donne, ce sera plus simple que d'aller au marché." Si je comprenais bien ses motivations, je n'en venais pas moins à froncer les sourcils. Sa remarque qui laissait supposer qu'elle n'y était jamais allé avant. Alors que j'aimais prendre le temps, avait toujours fait auprès de Roan chaque achat avec soin sur la grande place du marché, je comprenais que tout risquait de changer désormais. Des habitudes qui changeaient ores et déjà. Devant m'adapter. Devant m'adapter plus précisément à sa position non sans me demander comment elle se nourissait auparavant, ou si elle se nourissait même avant. Ayant le sentiment que ce n'était peut être pas rien qu'à l'origine elle avait décidé d'acheter une esclave. Si je prenais le temps de me faire à cette logique, j'appréciais néanmoins qu'elle n'en vienne qu'à penser à Yuj dont la queue frétillait. Etant un lot. Inséparables et ne comptant me débarasser du canidé. La jeune femme qui avait un lot gagnant entre l'esclave, le canidé, le camélidé. Argo. Lui aussi de la partie bien que le vendeur ne l'avait précisé, sans doute n'avait-il pas voulu effrayer encore plus les potentiels acquéreurs. Ayant pourtant remporté plus qu'il n'aurait pu le penser. Quant à elle, il restait encore à savoir si elle ne regretterait rien.

"Si ça convient, on ira déposer la viande à la maison, que tu vois ce dont tu as besoin aussi. Et ensuite on va au marché." La surprise en vint à se lire sur mon visage alors qu'à la différence de mes précédents, elle me demandait à ma manière si cela me convenait. M'incluant dans la conversation comme si j'étais une égale alors qu'elle aurait pu décider que je n'avais pas un mot à dire. M'incluant alors qu'elle cherchait aussi à s'assurer que je serai à l'aise, faisant preuve de gentillesse là où rien ne l'obligeait. La garde royale qui aurait aussi pu décider de me laisser dormir sur le sol ou dans un coin. Mais non, là ne semblait être sa stratégie. C'était un tournant. C'était rafraichissant et aussi perturbant. De nouvelles questions que je laissais de côté alors que j'hochais la tête au bout d'un laps de temps plutôt long, qui venait de trahir ce moment d'égarement. Et déjà, elle reprenait la parole après que Yuj ait manqué de la renverser. "Rappelle-moi son nom ?" "Il s'appelle Yuj..." Reprenant mon souffle alors que je reprenais la parole. "... et il y a aussi Argo." Me doutant qu'elle allait cette fois se demandait qu'est-ce qu'était ou qui était Argo. "Mon chameau enfin celui qui était à Shanareth... ou plutôt celui que je lui ai volé... et celui qu'elle m'a après laissé..." C'était compliqué. "Ils l'ont pas mentionné parce que sinon jamais personne ne m'aurait acheté..." Enfin, j'avais désormais un doute. Mon regard qui se posait sur elle. "... tu aurais acheté Argo aussi ?"

Le chemin parcouru rapidement jusqu'au boucher. L'échope devant. Une échope différente des étalages qu'il était possible de trouver sur la place du marché. Une devanture que j'examinais avec soin bien que cela ne voulait rien dire aussi. Parfois l'apparence ne payait pas de mine, mais à l'intérieur, il était possible de trouver des trésors. Paraissant moins être l'idée alors que nous étions là pour acheter de la viande, mais ce qui pouvait être une idée. "Est-ce que tu voudras que je fasse tous les achats ou ... ?" Commençant à me renseigner, à tâter le terrain, savoir ce que je pouvais faire et ce qu'elle ne voulait que je fasse. Comme recommencer à zéro, alors que je me demandais à quoi aller ressembler cette nouvelle vie. Elle qui serait sans doute occupée au palais, ne rentrant peut être pas sans cesse. Des questions qui continuaient de me trotter en tête alors que le marchand s'intéressait, nous demander ce que nous voulions. Ne regrettant de ne pas avoir de besace ou de panier, mais ce qui ne faisait pas partie vraiment du lot. Tout qui n'était pas dû ou offert.

@Werowa Sundagger Black Sails [Werowa] 484338566
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Dim 25 Oct 2020 - 23:16


black sails
LET ME PLAY WITH YOUR SHADOWS AND YOU CAN PLAY WITH MINE TOO. WE'LL FALL IN LOVE WITH THE DARK SIDE OF LIFE,
MAKE OUR TWISTED FANTASIES COME TRUE. (CHRISTY ANN MARTINE)
Etonnamment, seul le silence répond à Werowa pendant.. assez longtemps, selon elle. Non pas que ça la dérange. Tant que ça ne signifie pas qu'Ezra est partie en courant dans l'autre sens et qu'elle doit lui courir après, ça lui va. "Il s'appelle Yuj..." Entendre la voix derrière elle la rassure ; elle n'aura pas à courir. Werowa n'aurait jamais cru que s'escrimer pour avoir une esclave la fatiguerait autant. L'adrénaline de savoir si elle devrait faire tapis ou si elle devrait se coucher, elle n'aurait jamais cru la ressentir un jour, ni se rendre compte qu'elle était si intense. "... et il y a aussi Argo." Cette fois-ci, Werowa se fige au bout de la rue, ce qui laisse le temps à Ezra de la rattraper tandis qu'elle lui explique qui était ce fameux Argo. Enfin, qu'est-ce qu'était ce fameux Argo. "Mon chameau enfin celui qui était à Shanareth... ou plutôt celui que je lui ai volé... et celui qu'elle m'a après laissé... Ils l'ont pas mentionné parce que sinon jamais personne ne m'aurait acheté..." Werowa dévisage Ezra, stupéfaite. Elle tombe des nues, et ça fait mal au cul. "... tu aurais acheté Argo aussi ?" La garde reprend sa route, fouille dans sa mémoire. Quand est-ce qu'on lui a dit qu'il y avait aussi un chameau dans le lot ? A quel moment ? A aucun. Qu'est-ce qu'elle est censée en déduire ? Que ces vendeurs d'esclaves sont de sales rats, entre autres. "Il faut croire. J'irai demander... quand j'aurai le temps." Parce que là tout de suite, elle voit mal quand est-ce qu'elle pourrait se libérer. Elle avait prévu de rester avec Ezra le temps de faire leurs courses, et de s'installer, et elle se voit mal la laisser se débrouiller seule. C'était prévu dans sa tête qu'elle ne la quitte pas d'une semelle le reste de la journée, et Werowa ne veut vraiment vraiment vraiment pas dévier de cette idée. Elle ira demain. Peut-être. Elle travaille, demain, au palais, dans les couloirs de marbre et devant les rideaux de soie. Peut-être qu'elle trouvera qui voulait acheter Ezra, au palais. Quel fou voulait d'une esclave à problèmes. D'accord, là elle regrette un peu, parce qu'elle avait prévu d'acheter une esclave, au départ : pas une esclave, un chien, ET un chameau ! Cette histoire commence à lui coûter cher, ce qui ne lui plaît guère. Et quand elle est véner, elle fait des vers. "Ç'aurait pas pu être un oiseau non ?" Ou elle râle à mi-voix et en aparté, mais c'est moins poétique, juste plus théâtral.

Elles sont arrivées devant la boucherie qu'elle avait repérée, à présent. Werowa a pensé en termes de proximité plutôt que de qualité. Sans un bruit, sans un mot, la garde observe les morceaux de viande, sans trop comprendre ce qu'elle voit. S'ils le vendent, c'est que c'est comestible, et franchement vu la bouillie qu'elle a mangé pendant sept ans, tout lui semble bon sur cet étal. Une fois cuit, ça lui semblera meilleur. "Est-ce que tu voudras que je fasse tous les achats ou...?" Ezra la tire de sa contemplation d'un morceau non identifié de viande, et Werowa se retourne vers elle, mais n'a pas le temps de répondre que le marchand s'approche et les presse pour savoir ce qu'elles veulent. Werowa fronça le nez, puis désigna le chien qui salivait devant la boutique, et répliqua : "Deux kilos d'abats pour le chien." Le marchand disparaît aussitôt, empressé de satisfaire sa cliente, et la garde profite de son absence pour se retourner vers son esclave. "Espérons qu'il ne soit pas du style à donner de vieux restes." remarque-t-elle avant de subitement saisir le chien par la nuque, l'arrêtant net dans son élan. Un morceau d'entrailles venait de glisser à terre, et en bonne bête sauvage qui se respecte, il allait se jeter dessus. Sauf que Werowa avait prévu de garder la main sur les dépenses. Littéralement, à ce moment précis. "Et oui, je veux que tu t'occupes des achats maintenant." Elle s'y connaît plus qu'elle, ce n'est pas une esclave domestique pour rien. Autant tirer le meilleur profit de ses talents. Lorsque le marchand revient, Werowa a laissé sa bourse dans les mains d'Ezra, et elle récupère le paquet de viande. Elle fronce à nouveau le nez, mais cette fois-ci devant l'odeur. Clairement, ce n'est pas l'heure de manger, et son odorat le lui fait bien sentir. Néanmoins, son regard sévère garde la bourse à l'œil, tandis que les pièces d'or s'amoindrissent encore un peu. Elle fait confiance à Ezra pour payer le juste prix, étonnamment, une confiance qui lui vient d'on ne sait d'où et qui commence à lui paraître bien trop aveugle pour son propre bien. Elle y remédiera plus tard, mais à la moindre incartade Ezra se prendrait deux kilos de viande rouge sur les pieds, et personne n'aime se prendre deux kilos de viande rouge sur les pieds. Enfin, elle suppose.
capraccoon
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Lun 26 Oct 2020 - 20:43

Blacks Sails
Ezra & Werowa

« ♛ Broken crown. ♛ »
Me rendant compte aux expressions de son visage qui se transformaient au fur à mesure qu'elle n'avait pas tout de suite compris tout ce qu'elle avait acheté. Me rendant compte qu'elle n'avait pas tout de suite capté qu'Argo, qu'un camélidé était aussi dans le lot gagnant. Ce à quoi elle ne s'attendait visiblement pas. Ce que le vendeur avait pris bien entendu le soin de ne pas mentionner. Lui qui se frottait sans doute à cet instant les mains alors qu'il avait pu revendre pour un prix plus important que prévu à la fois une esclave, un chien et un camélidé dissimilé. Ce qui signifiait aussi qu'il était à la charge du nouveau propriétaire de trouver de la place pour savoir où mettre le camélidé. Un camélidé qui était loin d'être une poterie facile à ranger, qu'il suffirait de poser sur une étagère ou sur une table. Non tout comme Yuj, Argo demandait non seulement de la place mais aussi des soins. De la nourriture à prévoir. De la place à prévoir qu'il allait falloir trouver. Un camélidé que je ne comptais pas abandonner mais dont le sort m'inquiétait. Me demandant si elle avait seulement la place, s'il n'était pas perdu ou sil n'allait pas transitionner de main en main en attendant que la jeune femme en ma compagnie potentiellement ne vienne le récupérer. Commençant alors seulement à se rendre compte de ce qu'elle avait gagné, de ce qu'elle avait acquis. "Ç'aurait pas pu être un oiseau non ?" Théâtre et en partant grognant. Esquissant un sourire alors que je répondais du tac à tac tout aussi. "Bah non." Ce qui paraissait une évidence. Un oiseau ou comme un rapace qui aurait été bien insignifiant en comparaison au camélidé. Un camélidé qui n'était pas un simple camélidé mais Argo. "Tu le regretteras pas." Tentant de la rassurer. Ce que le vendeur n'avait pas fait, ce que je tentais de faire bien que je n'étais pas certaine d'être la preuve vivante qui lui prouverait qu'elle ne le regrettera pas. Il y avait toujours un risque. Et la jeune femme avait bien pris un risque en décidant de m'acquérir, de surenchérir encore et encore. Un risque qu'un représentant de la famille royale avait aussi décidé de prendre en tentant de surenchérir.

La suivant et observant avec plus de soin qu'elle ne le faisait l'étalage de viande. Paraissant réellement en dehors de son élément. Commandant de la viande et continuant à mon tour d'examiner l'étalage pour noter quelques idées par la suite. "Espérons qu'il ne soit pas du style à donner de vieux restes." "Je pense pas que cela le dérangera." Yuj avait survécu au désert, presque manger rien avant de suivre Roan jusqu'à la cité rahjak, avant d'être receuilli. Canidé qui avait toujours l'estomac dans les talons et pour qui la nourriture n'avait pas d'importance tant qu'il trouvait de quoi manger. Tout qui était bon à manger et ce qui semblait dépasser, ce qui pouvait tomber de l'étalage était une source potentielle de nourriture. La langue pendante. Salivant à l'idée de manger tout ce qu'il pouvait trouver. Et l'homme qui revenait dans la boutique au même moment que Werowa me tendait la bourse qui contenait encore quelques piécettes d'or. Bourse que j'attrapais comprenant à ses mots qu'elle me laissait vraiment une liberté. "Et oui, je veux que tu t'occupes des achats maintenant." Morceaux de viande auquel je jetais un coup d'oeil non sans en venir directement à négocier avec le vendeur. Experte en la matière et là où il parut faire grise mine, il accepta néanmoins. Un accord qui était trouvé alors que je rajoutais un autre morceau de viande qui servirait de repas une fois cuisiné. Ne disant pas à voix haute qu'à sa place je n'aurai sans doute pas acheter autant de kilos de viande mais j'aurai acheté moins. Ne le critiquant pas et au lieu de cela, acceptant cette responsabilité avec soin, la bourse en main avec laquelle je sortais de l'échope. Peut être une vers laquelle je retournerai, avec des prix qui pouvaient devenir seulement avantageux s'ils pouvaient être négociés à un prix plus bas que ceux sur la grande place. Sortant de la pièce avec le canidé sur mes pas. "C'est peut être mieux de s'arrêter chez toi avant de retourner sur la grande place." Chez toi. Pas encore chez moi. Chez nous. Idée qui n'était pas encore faite à mon esprit et qu'elle ne tarderait sans doute pas de remarquer.

@Werowa Sundagger Black Sails [Werowa] 484338566
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

le Lun 16 Nov 2020 - 22:58


black sails
LET ME PLAY WITH YOUR SHADOWS AND YOU CAN PLAY WITH MINE TOO. WE'LL FALL IN LOVE WITH THE DARK SIDE OF LIFE,
MAKE OUR TWISTED FANTASIES COME TRUE. (CHRISTY ANN MARTINE)
"Bah non." La répartie d'Ezra produit un frémissement des lèvres de Werowa, qu'elle cache aussitôt sous un masque sérieux. C'était quand même une véritable préoccupation. Il fallait trouver un endroit où le loger, quelqu'un pour le nourrir... Ou alors c'était Ezra qui s'occupait de le nourrir, de nettoyer sa stalle ? Un questionnement que Werowa mis de côté, pour le moment ce qui importait c'était les emplettes du jour. "Tu le regretteras pas." Visiblement, vendre le chameau était hors de question. Enfin, Werowa se demandait bien ce qu'elle allait pouvoir en faire. Elle n'avait pas l'occasion de sortir de la cité très souvent ; déjà que sortir du palais, pour autre chose que rentrer chez soi, c'était rare... Certes, il y a pire comme lieu de travail, mais bref, elle a du mal à voir ce qu'elle allait faire d'un chameau. Subitement, une petite lueur naquit dans son esprit, et elle releva la tête, le visage éclairé par une ampoule invisible : "Aah, mais c'est le chameau qui était avec toi lors de la tempête !" Remarque très importante et très utile, mais ça donnait un peu plus de consistance à l'achat qu'auparavant. Auparavant, Werowa avait en tête un idéal de chameau, maintenant elle pouvait le visionner. Enfin il ressemblait à tous les autres chameaux mais au moins il était devenu tangible. Et Werowa réfléchissait mieux avec du tangible. Elle est comme un sculpteur : elle a besoin d'avoir de la matière sous les doigts, elle a besoin de bouger les mains et de pétrir un matériau pour en voir la forme apparaître sous ses yeux. Il faut que son corps soit en mouvement pour que son esprit fonctionne à toute vitesse, comme si son corps était un moteur pour sa réflexion. Et maintenant qu'elle avait un véritable chameau sous les doigts, avec sa chair et ses poils rêches, elle allait pouvoir en faire quelque chose. Déjà, des connexions se faisaient dans son esprit. Elle se rappelait de telle personne qui s'occupait des stalles de chameaux, ânes et rares chevaux. Au mieux, elle aurait une place ; au pire, elle aurait d'autres contacts. Les réseaux servaient à ça après tout, et Werowa n'en manquait pas. Quoique réservée, quoique renfermée, deux ans à patrouiller dans la cité lui avaient ouvert quelques portes. Autres que celles du palais qui, pour le coup, ne lui seraient pas d'une grande utilité.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir qu'Ezra se prenait déjà au jeu. L'esclave prit un autre morceau de viande, semble-t-il pour elles, et négocia le prix. Peut-être qu'elle la laisserait s'occuper du chameau après tout. Werowa avait tendance à payer le prix brut, par flemme de devoir batailler sur de l'argent. C'était pratique, l'argent, mais aussi tellement source de conflits... Elle avait eu sa part de combats. "C'est peut être mieux de s'arrêter chez toi avant de retourner sur la grande place." Werowa avait déjà pris la direction de sa maison. Le trajet était déjà tellement tracé dans sa tête que c'était comme si elle l'avait effectué cent fois, avait creusé le sol de terre battue de ses pas pour y laisser une empreinte indélébile. C'était prévu comme ça, et pas autrement, alors la garde marche, de ce qui lui semble être un pas normal. Elle tourne à deux coins de rue, puis arrive en vue de chez elle, et voit le chien se précipiter devant elle puis revenir en courant puis repartir et revenir gambader aux pieds d'Ezra. Werowa balance la viande sur son bras droit, déverrouille et ouvre la porte de la main gauche, puis entre dans sa maison si vide et si sèche. Tranquillement, elle se dirige vers la cuisine, et pose la viande sur ce qui servira de plan de travail un jour, puis se retourne et les garde dans son dos, caché par son corps des yeux affamés du chien. "Il vaut mieux lui donner à manger maintenant ou quand on reviendra ?" Elle n'a pas l'intention de l'emmener avec elle, il a déjà bien pris l'air, mais ça elle oublie de le dire. C'est, encore une fois, gravé depuis si longtemps dans son esprit que c'est évident pour elle, et qu'elle en oublie d'en informer la population extérieure qui n'a pas accès à l'intérieur de ce cadenas qu'est son crâne. People are like locked rooms. They've all got different locks, and you've got to guess the shape of their key. So, if you want someone to open a door, you have to try out different keys until you find the one that works.
capraccoon
Contenu sponsorisé

Black Sails [Werowa] Empty Re: Black Sails [Werowa]

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum