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Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Lazuli, C'yra MESSAGES : 448 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : endlesslove avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 62

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le Mar 29 Déc 2020 - 18:04
 

air of wind
I want you always to remember me. Will you remember that I existed, and that I stood next to you here like this ? (haruki murakami, norwegian woods)

« Ne sois pas stupide. » Maori avait sifflé, vraiment furieuse. Elle avait tendance à partir très vite dans les tours. Ses parents auraient dû l'appeler Ben-Hur. « Evidemment que quelqu'un de mon camp sait où se trouve notre cabane. Et quand je viens ici, je préviens quelqu'un. C'est juste normal. C'est une chose responsable à faire, alors POURQUOI TU ME FAIS CHIER ?! » Elle avait tendance à partir très, très vite et très, très haut dans les tours. Et pour une fois, elle n'aimait pas ça. Et ça l'énervait encore plus. C'était un cercle vicieux. Pour une fois qu'elle agissait de façon mature, elle se faisait engueuler. Et les souvenirs remontaient, aussi. Et la peur s'en mêlait. Cette peur si atroce, cette peur si féroce. Les souvenirs de sa mère énervée, dont le visage ressemblait tant au sien en cet instant. Si elle se regardait dans l'eau, elle la verrait. Avec ses yeux brillants de fureur. Avec ses poings déversant sa rage. Avec ses poings serrés, les jointures blanchies. La seule présence de sa petite fille l'empêchant de se défouler sur son mari. Mais dès que les yeux bruns innocents de Bambi étaient hors de vue, quand il n'y avait personne d'autre autour d'eux que les murs, l'enfer brûlait. Mais les murs ont des oreilles, ça c'est vrai. Et Pan-pan avait de grandes oreilles. Ô ironie, Pan-pan entendait les poings. Sans comprendre, puis la lumière était venue, la lucidité avec elle, les ténèbres toujours à la limite du regard.

Bordel. Te cherche pas d'excuses. T'es pas censée t'apitoyer sur ton sort. Elle ne voulait pas de pitié, pas de sympathie. Elle ne voulait pas expliquer sa peur, raviver son passé. Elle voulait en finir avec cette dispute, au plus vite. Arracher le pansement d'un grand coup sec. Et malgré l'envie de s'enfuir dans les bois à grandes enjambées rageuses, Maori ne bougea pas après son coup d'éclat. Elle fit l'effort de respirer, de reposer sa voix. Ou plutôt de l'entraver, de l'entourer de chaînes pour qu'elle ne s'élève plus. « Non ce n’est plus à nous. Tu as pris la décision seule sans me demander mon avis. Comme si ton avis comptait plus que le mien. » Maori se mordit la langue, presque jusqu'au sang. Elle avait la fâcheuse habitude d'être extrême, vous l'aurez compris. Elle regarda Cyd par en-dessous, riposta sagement après une inspiration tremblante. « C'est toujours à nous. Tu vois quelqu'un d'autre ici ? » Elle était butée aussi. La tête dans le mur.

« Au cas où quoi ? [...] Je ne veux pas que des gens viennent souiller ces lieux. On ne s’absente jamais longtemps. » Maori haussa un sourcil, se mordit la joue. Faut bien changer de cible. « Non mais tu t'entends ? Souiller ? Bordel c'est pas un lieu de culte ici. C'est notre maison, si nos amis s'y pointent c'est assez normal. » Un silence, le temps de peser ses prochains mots. « Et ils ne viendront qu'au cas où ils auraient besoin de nous. Crois-moi, s'ils viennent pour autre chose, je leur casse les jambes. » Ses yeux se baissent à nouveau sur le sol, elle croise les bras, frileuse, frigorifiée, terrifiée. « Ils ne viendront aussi qu'au cas où on aurait besoin d'aide. Si je me blesse, ou si tu te blesses. Pour toute autre raison, je répète, je leur casse les jambes. Crois-moi, ils savent que j'en suis capable. » Elle lui demandait beaucoup de la croire, dernièrement. De lui faire confiance. Maori ne voyait pas sur quoi d'autre elle pouvait baser leur relation, hormis sur la confiance. Elles viennent de deux mondes différents, ne se voient que quelques jours par mois. Qu'est-ce qu'elle peut faire d'autre que la croire quand elle la quitte, la croire quand elle lui raconte ses légendes, la croire quand elle lui dit que tout va bien ? Et elle la croit, de tout son cœur. De tout son petit cœur diablotin. Tiny Angry vs Tall Loveable. Maori déteste cette situation.
capraccoon

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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 255 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 44

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le Dim 10 Jan 2021 - 14:59
Les mots la frappèrent de plein fouet, ne sois pas stupide. C’était comme si elle venait de se prendre une baffe. « Pourquoi je te fais chier ? Probablement car je suis stupide comme tu dis si bien. » Elle avait été frappée fort, trop fort. Elle avait affronté les mots forts de sa mère jusqu’à sa mort sans broncher. Peut-être qu’au final elle aimait cela, se faire parler comme si elle était une moins que rien. Elle affronta le regard furieux de la femme qu’elle aimait, une vraie furie. Elle avait mal au cœur. S’il y avait bien une chose que Cyd ne supportait pas, c’était d’être traitée comme une moins que rien. Elle ne semblait n’être rien, rien qu’un petit pantin qu’on baladait sans aucun état d’âme. Elle avait la bouche sèche et elle avait l’impression que c’était un dialogue de sourd qu’elle avait perdu. De toute manière, Maori avait bien résumé la conversation dès le début. Même si Cyd se sentait triste, elle refusait de laisser complètement tomber et elle continua de se défendre, coûte que coûte.

Bien entendu, Maori ne comprenait pas, disant que c’étaient à elles. Cyd était bien trop blessée et furieuse pour l’écouter. « Si tu le dis. » Elle commençait à baisser les bras, rêvait de retourner chez les naoris pour panser les plaies suite aux coups qu’elle venait d’encaisser. Elle se sentit insulté, encore et encore. « T’as raison, ce n’est pas un lieu de culte. En fait tu sais quoi ? Je n’en ai rien à cirer. Retourne dans ta tribu. Tes explications après m’avoir insulté ? Garde-les, garde-les. Je ne sais pas qui t’as fréquenté, mais je ne t’autorise pas à me parler sur ce ton. » Et Maori n’avait que casser les jambes de ses amis si cela lui chantait. Elle lui jeta un regard hautain et tourna les talons pour retourner dans leur maison. Non, ce n’était pas leur maison, ce n’était rien. Ce n’était pas un lieu de culte avait-elle dit. Elle ne la comprendrait pas, ne comprenait pas ses rêves, ses croyances, ses envies. Cyd entra dans les lieux et sans réfléchir, jeta le premier truc qui lui passa sous les mains. La poterie en terre cuite se brisa. Elle souffla, elle ne s’en rendait pas compte, mais elle pleurait. Elle jeta les fourrures au sol, attrapa ses affaires.

Elle était trop sensible, trop à fleur de peau pour écouter. Elle avait cru avoir son chez elle, enfin, sans injonction, sans règle stupide. Elle ne pouvait pas l’expliquer à Maori, toute la souffrance vécue avant l’éruption du volcan sur son île. Quand sa mère la regardait comme une moins que rien. Elle s’assit sur le lit en tailleur, le visage en larmes, s’essuya péniblement le nez, souffla. Elle pria la Déesse de lui apporter de la patience, de chasser la peur, la douleur. Elle tremblait comme une feuille, reprit son souffle. Elle se sentait stupide d’avoir habité leur petit nid. Elles n’avaient pas besoin d’aide, Cyd ne voulait de personne ici. Peut-être qu’elles étaient trop différentes pour se comprendre, peut-être que leur manière de montrer l’amour, d’aimer l’autre était trop différent. Elle ne savait pas, elle avait besoin de respirer, de bouger. Pourtant elle était pétrifiée dans ce lit comme une enfant, le cœur serré. C’était ça d’aimer quelqu’un sans raison ? Elle passa ses mains dans ses cheveux courts qu’elle ébouriffa. Elle avait l’impression que depuis la guerre, leur vie était compliquée, chaotique, remplie de questions et des disparus.  
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