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Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Misha Machir MESSAGES : 252 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Awona METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU/CAMP : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 20

Air of wind | Maori Empty Air of wind | Maori

le Ven 10 Juil 2020 - 18:10
L’après-guerre avait été très difficile. Comme tous les blessés, Cyd avait atterri à la plaine aux côtés de Maori. Elle avait refusé d’être séparée d’elle, la défendant bec et ongles. Jusqu’à que sa sœur surgisse de nul-part avec d’autres Kovariis et le pot aux roses avait été dévoilé. D’un côté, sa sœur se doutait qu’elle sortait avec quelqu’un, mais pas avec une fille du ciel. Elle ne semblait pas contente, mais compte tenu du fait que Cyd était l’aînée, elle n’avait rien dit ce jour-là. Des mois s’étaient écoulés depuis cet événement tragique et la druidesse en gardait encore des séquelles. Sa cuisse gauche avait été guérie, mais elle boîtait encore et elle gardait une cicatrice. Elle devait faire des exercices régulièrement et consommait un mélange régulier de plantes pour soulager les douleurs. Après cet événement, elle avait décidé comme promis à son amoureuse, de trouver un menuisier et de faire construire une cabane dans les bois entre leurs deux tribus. Bien entendu, cela avait pris des mois, mais avec plusieurs mains, il y était arrivé. Cyd avait dû dire pourquoi elle voulait cette cabane. Au début, elle disait qu’elle la voulait pour soigner les gens extérieurs et puis finalement elle avait dit la vérité. Là aussi, cela avait été accepté. Les naoris n’avaient rien contre les enfants du ciel.

Cependant… Les Kovariis ne semblaient pas vraiment contentes. Cyd le voyait bien aujourd’hui, sa sœur faisait une tronche pas possible, tenant dans ses bras sa fille. La petite allait sur ses deux ans. L’androgyne soupira. « Tu sais, c’est une fille bien. Tu ne devrais pas en faire tout un plat. » Sa sœur lui jeta un regard étrange. « Tu ne pouvais pas faire comme tout le monde et prendre une naori ou une native ? Non, il y a fallu t’intéresser à ces gens de là-haut. Elle ne te comprendra jamais ! » Cyd la regarda, navrée de voir sa sœur vieillir aussi mal, aussi intolérante. « J’espère que la Déesse saura calmer ton âme un jour, ma chère sœur. » Elle l’embrassa sur le front, fit de même pour sa nièce et partit sans demander son reste. La brune n’avait pas envie de se bagarrer avec la seule famille qui lui restait. Elle avait prévu de passer plusieurs jours dans la cabane où elle devrait passer du temps avec Maori. Un soupir lui échappa. Elle récupéra ses affaires et se mit en route. Elle ne comprenait pas sa sœur qui était intolérante au possible. Les enfants du ciel n’avaient jamais eu d’échange houleux avec les Kovariis, alors pourquoi s’en méfier autant ? Probablement car c’était ainsi qu’elles étaient faites dans sa tribu.

Cyd était fatiguée de se justifier pour tout, pour ses choix, ses amours, tout. Elle passa une main dans ses cheveux courts. Atteindre la cabane prendrait des heures, surtout avec sa blessure qui la handicapait encore, mais cela irait. L’androgyne ne cessait de se dire que sa sœur accepterait bien cette relation avec le temps. Elle n’avait pas le choix de toute manière. Cyd ne comptait absolument laisser Maori juste car sa sœur cadette avait décrété ne pas l’aimer. La Kovarii se sentait complète auprès de cette femme et ne changerait jamais d’avis. Toute sa vie, elle avait obéi à sa mère, elle avait tenté de gommer son côté androgyne, mais impossible, il était évident, il sautait aux yeux. Elle ne pouvait gommer ce qu’elle était et refusait de gommer son amour pour Maori. Elle cueillit quelques plantes médicinales sur son chemin. Elle avait choisi l’emplacement de la cabane avec Maori, entre leurs deux tribus, mais aussi proche d’un point d’eau et avec des plantes médicinales proches. Elle pouvait ainsi joindre l’utile à l’agréable.

Après de nombreuses heures de marche, elle sut qu’elle arrivait au lieu chéri. La cabane était simple, mais confortable. Cyd ouvrit la porte et laissa l’odeur de bois l’envahir. Elle avait commencé à décorer les lieux et laissait Maori faire de même. La cabane n’était guère grande, mais comportait tout ce qu’il fallait. Un coin pour faire le feu et chauffer l’eau et la nourriture, un coin où dormir. Elle retira son sac en bandoulière et s’assit sur un tas de couverture confortable. Elle massa sa cuisse. Elle portait une tenue de cuir typique des Kovariis. Le cuir épousait son corps, mais cachait sa poitrine, couvrait ses cuisses pour protéger sa cicatrice. Un bruit lui fit tourner la tête, c’était probablement Maori qui arrivait. Son cœur se gonfla rien qu’à l’imaginer. Elle attendait ces rencontres à chaque fois et c’était comme si, elle respirait enfin normalement. Cette sensation aux côtés de sa petite amie était irréelle, mais la rendait si heureuse. Parfois elle avait peur, peur de la perdre comme elle avait failli la perdre durant la guerre. Elle lui en avait un peu voulu de son audace durant le combat, mais pouvait-elle vraiment lui en vouloir ? Si elle avait été une guerrière, elle aurait agi comme elle. Elles n'en avaient jamais vraiment parlé, peut-être devraient-elles le faire.
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa, Lazuli, C'yra MESSAGES : 444 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : lux aeterna avatar, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Traqueuse ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU/CAMP : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 31

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le Dim 12 Juil 2020 - 14:49

I want you always to remember me. Will you remember that I existed, and that I stood next to you here like this ?
(Haruki Murakami, Norwegian Woods)
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Maori est en sueur, tandis qu'elle transporte son sac rempli de provisions et un rouleau de fourrures dans la forêt. Elle est bien contente que leur cabane soit proche d'un point d'eau, parce qu'elle a hâte d'aller y piquer une tête pour se rafraîchir. Leur cabane. Elle n'aurait jamais cru cela possible, et pourtant si, les y voilà. Elles ont leur maison, à elles. Leur cabane, coquette, simple, posée au sol, au milieu des bois. Comme lorsqu'elles se sont rencontrées. Il fallait bien tirer quelque chose de bien de tout ce foutoir. Maori avait alterné entre phases de conscience et d'inconscience pendant quelques jours, après la bataille. Son coup à la tête l'avait plus amochée que ce qu'elle pensait, et les vertiges revenaient quelquefois quand elle se redressait trop vite, mais sinon elle n'avait plus aucune séquelle de ce coup-là. Et sur son avant-bras, là où l'épée l'avait entaillée, il n'y avait plus qu'une cicatrice, encore brunâtre pour le moment, mais qui palissait à vue d'œil, avec le soleil et le grand air pour l'apaiser. Seule son épaule la tiraillait encore quand elle devait bander son arc, mais c'était parce que le muscle n'avait pas encore repris toute son élasticité. Maori s'en sortait bien, elle était résiliente. Cyd avait plus de mal, en même temps elle avait eu une blessure plus grave. Pourtant ça ne l'avait pas empêchée de veiller sur elle, quand elle était inconsciente, dans le camp de fortune de la plaine des Pikuni, et Maori en ressentait une fierté immense. Ainsi qu'un peu de gêne, elle n'avait pas l'habitude que quelqu'un s'occupe d'elle. C'était plus qu'appréciable, mais assez nouveau, pour elle qui avait toujours mis un point d'honneur à être celle qui sauvait les autres et qui se débrouillait toute seule en échange. Seulement cette fois-ci, elle n'avait sauvé personne. Maori en avait fulminé pendant des semaines, les enlèvements de ses amis tournaient en boucle dans sa tête et se lever pour aller les chercher la démangeait. Lorsqu'elle avait enfin été autorisée à repartir chasser, ses premières expéditions elle les avait menées droit vers la plage, en dépit des recommandations de tous les dirigeants de tous les clans. Puisqu'elle n'était pas habilitée à interroger les prisonniers, elle pouvait au moins chercher des indices pour trouver leurs kidnappés. Le soir, elle revoyait leurs visages, avec acharnement, pour ne pas les perdre. Anoki. Jonas. Taël. Lucie. Kai. Et l'un des Odysséens qui avaient participé à la mission avec eux. Et d'autres qu'elle ne connaissait pas. Mais surtout des Cent, et des amis proches. La tente était bien vide, sans Anoki dans les parages. Même s'il n'y dormait pas tout le temps, en vadrouille comme elle mais pas pour les mêmes raisons, son lit vide avec ses affaires bien pliées dessus rappelait son absence avec l'intensité d'un fer chauffé à blanc. Alors Maori était bien contente d'avoir la cabane maintenant, un pendant plus chaleureux du camp des Cent, plongé dans l'apathie et les mauvais souvenirs. Quelques-uns de ses camarades en connaissaient l'emplacement, au cas où ils auraient besoin d'elle, d'autant qu'elle pouvait y passer plusieurs jours d'affilée. Maori faisait toujours en sorte de revenir avec des prises pour ses camarades, elle essayait de trouver un équilibre. Elle ne pouvait pas abandonner ses amis survivants comme ça, même pour les beaux yeux de Cyd.

Beaux yeux qu'elle croisa à son entrée dans la cabane, les bras pris. Un sourire heureux éclaira son visage, et en passant devant Cyd pour aller poser les fourrures plus loin, elle se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres. "Hei. Ha yu ?" Maori en profite pour travailler son trigedasleng. Elle sait que Cyd ne voulait pas exposer leur relation au grand jour, mais maintenant que c'est chose faite, Maori se sent assez libérée. Elle ne le balance pas sur tous les toits, mais elle est quand même assez ravie de ne pas avoir à se cacher. Elles en parlent peu, néanmoins, du secret éventé de leur relation. Elle ne sait pas à quel point cela affecte Cyd. "J'ai acheté des fourrures, pour les nuits plus fraîches. Ou pour la déco, comme tu préfères." La jeune femme pose le rouleau dans un coin de la pièce et se redresse, s'étire avant d'ôter son arc et son carquois et de les poser à côté, appuyés contre le mur. Son sac atterrit également avec un bruit mat sur le plancher rustique, et elle détache ses cheveux en se retournant vers sa compagne. Elle se sent plein de vigueur, pleine d'énergie. Et ça dure depuis qu'elle s'est remise. Hormis ces quelques séquelles physiques, Maori semble avoir plutôt bien vécu cet événement tragique, et elle paraît plus vive que jamais. C'est probablement parce que, revancharde, elle attend avec impatience le moment où elle pourra récupérer ses amis. Hors de question de les laisser entre les mains de ces abrutis de la mer.
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Cyd Raye
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le Ven 24 Juil 2020 - 20:20
Maori arriva et Cyd lui sourit avec douceur. « Hei, en’s ku en yu ?  » Lui répondit-elle pour tenir la conversation. Elles s’entraînaient ensemble à parler le trigedasleng. Cyd appréciait ce geste et était toujours fière d’entendre Maori parler sa langue. Une part d’elle aurait voulu présenter Maori à sa mère, car c’était une sorte de guerrière, en tout cas, elle en avait l’étoffe selon la druidesse. Elle s’approcha lentement de sa petite amie qui déposa le rouleau de fourrure et retirait son arc et son carquois. Elle adorait son allure, son regard, mais elle lui trouvait un air presque revanchard. « Tu as bien fait, les nuits peuvent être froides par ici. » Dit-elle avec un sourire. Pour elle, il ferait toujours plus froid que sur son île natale avec son air chaud et moite, ce temps lui manquait souvent. Elle s’approcha de Maori et tendrement, la serra dans ses bras. Elle était toujours heureuse de pouvoir la serrer contre elle et remerciait la Déesse de ce cadeau. Elle ne pouvait s’empêcher de la détailler discrètement. Elle regardait toujours comment elle bougeait pour s’assurer qu’elle guérisse bien.

« Tu vas les chercher ? Je veux dire, tu vas partir chercher tes amis quand tu pourras ? » Et c’était légitime. Elle, elle n’avait perdu aucun ami. En tant que guérisseuse, elle ne pouvait interroger les envahisseurs et tant mieux. Elle ne voulait pas approcher de ce peuple qui semblait pourri jusqu’à la moelle. Ils dégageaient quelque chose qui la terrifiait au fond d’elle. Elle en parlait rarement de ce qui s’était passé sur le champ de bataille. Cela l’avait marqué, pas seulement la chair, mais l’esprit aussi. Ses rêves étaient douloureux, des cauchemars plutôt. Elle avait tellement peur au fond d’elle, elle était tout simplement terrifiée. Terrifiée de tout perdre, de devoir revivre cette horreur. Elle s’était sentie impuissante sur le champ de bataille, si faible. Elle avait été incapable de se battre. Certes, elle n’était pas guerrière, mais on lui avait appris à donner quelques coups. Des coups pas toujours faciles à donner et là sur le champ de bataille, elle avait été incapable de les donner. Elle n’avait même pas été capable de soigner, elle avait été un poids. Elle avait été faible et encore aujourd’hui elle s’en voulait.

Maori était tellement plus courageuse qu’elle, elle ne semblait jamais hésiter. Cyd l’admirait même si elle ne lui disait jamais. Elle relâcha sa petite amie pour aller voir la fourrure qu’elle avait amené. Elle déroula le rouleau et toucha la fourrure douce qui promettait de tenir chaud. « Elle est magnifique. » Elle n’osait pas vraiment dire ce qui la hantait, l’inquiétude constante d’un deuxième combat, de Maori qui y retournerait probablement. Elle se redressa, arrangea la fourrure. Jamais elle n’avait cru qu’elle tomberait amoureuse d’une guerrière, elle qui avait été incapable d’en devenir une au plus grand damne de sa mère. Cyd savait que tôt ou tard, elle devrait parler avec Maori, avouer ce qu’elle avait sur le cœur, mais c’était difficile. La druidesse sentait presque une dispute se profiler. Elle se dirigea vers les affaires de cuisine et prépara un thé. « Tu veux un thé ? » Même en plein été elle n’hésitait pas à boire un breuvage de plantes. Elle avait besoin de se détendre. Elle remplit la théière d’eau et la mit sur le feu. Cela prendrait du temps car le feu était petit, mais ce n’était pas grave au final. Elle avait besoin d'occuper son esprit plus agité que d'habitude.
Maori K. Ho'oname
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le Lun 10 Aoû 2020 - 23:51

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«Ai ste ku.» répondit Maori, attendrie devant le sourire fier de Cyd. Elle s'est mise en tête de parler couramment le trigedasleng, alors elle s'entraîne autant qu'elle peut et Cyd lui sert de cobaye. Ça la fait bien rire, de voir sa tête quand elle essaye de dire quelque chose et se trompe de prononciation et finit par l'insulter involontairement. Il faut savoir se rattraper après. Mais heureusement Cyd ne lui tient jamais rigueur de ses fautes et est une enseignante patiente, qui apprécie quand même ses rattrapages sur l'oreiller. C'est un nouveau concept : au lieu du rabibochage sur l'oreille, elles ont le rattrapage sur l'oreiller. C'est tout aussi bien, selon elle. Et puis c'est nouveau, et rien qu'à elles, alors c'est encore mieux. « Tu as bien fait, les nuits peuvent être froides par ici. » Cyd vient l'entourer tendrement de ses bras, et Maori se retourne pour être confortablement coincée contre sa poitrine, déposer un baiser léger sur la ligne de sa mâchoire et susurrer «Le mot important étant peuvent, bien entendu.» C'était soit ça, soit 'Les nuits ne sont pas souvent froides avec toi.' Mais c'était trop gros, trop balourd. Le principe du sous-entendu, c'était qu'il soit discret... et qu'il vienne d'en dessous, quand on fait une tête de moins que sa compagne. Mais bref, passons. Maori sortit du cocon créé par Cyd, récupéra son sac et entreprit de le vider. Elle posa les affaires qu'elle avait ramenées, qui sur le lit quand c'était ses vêtements, qui sur les petites étagères en bois quand il s'agissait de provisions. Chacune amenait quelque chose et elles mettaient en commun ; un pique-nique collaboratif destiné à durer plusieurs jours. Du camping collaboratif, quoi. Un autre nouveau concept, eh ? « Tu vas les chercher ? Je veux dire, tu vas partir chercher tes amis quand tu pourras ? » Maori eut un sombre sourire de loup en finissant de répartir ses affaires avant de laisser retomber son sac vide au sol, et ses fesses sur le lit. «Il faudrait déjà qu'on sache où ils sont, mais si je peux je me porterai volontaire oui. Je suis assez bonne guerrière, quand je veux.» Elle grimace un peu, pas parce qu'elle a mal, mais parce qu'elle est dépitée. Ses dernières aventures de princesse guerrière ont tourné court et elle a l'impression de ne pas avoir pu montrer tout son potentiel, ce qui la met en rogne. Elle n'a pas subi l'entraînement de sa mère et de Chris pour rien ; eh ben si en fait, vu qu'elle n'a rien pu démontrer la dernière fois. Alors non seulement elle veut retrouver et sauver ses amis, mais elle veut aussi se rattraper, rappeler qu'elle n'est pas qu'un poids à demi inconscient sur les brancards et qu'elle sait aussi se débrouiller. D'autant que cette fois-ci elle ne sera pas armée d'un bout de bois et d'une fourchette, alors elle pourra surpasser les couteaux à beurre de Chris. « Elle est magnifique. » Cyd a saisi la fourrure et la retourne entre ses mains, sort Maori de ses cyniques pensées. La jeune femme étend ses bras derrière elle pour les utiliser comme appuis, et confortablement assise sur le lit répond d'un lumineux «Hm hm», assentiment double tandis qu'elle regarde aussi Cyd, droit dans les yeux. Elle est jeune, passionnée, à quoi s'attendre hein ? « Tu veux un thé ? » La proposition la prend au dépourvu, mais elle est trop joyeuse pour y voir un signe annonciateur de tempête, elle se dit juste qu'elle adore vraiment que Cyd la surprenne. «Sha, beja.» Maori ne bouge pas, penche juste la tête sur le côté, admire Cyd, son cœur vibre avec force. «Ha ste yu strechon?»
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le Ven 21 Aoû 2020 - 17:26
Entendre sa petite amie parler sa langue était un bonheur. Cyd avait l’impression que Maori pourrait s’intégrer au sein de sa tribu, même si sa tribu aujourd’hui, c’étaient les naoris. Être contre l’autre femme la faisait sourire, la faisait se sentir heureuse, vivante. Un rire lui échappa quand Maori affirma que les nuits pouvaient être froides, en effet, entre les deux, la nuit n’était jamais froide. Elle laissa sa petite amie s’éloigner et la regarda. Rien qu’un instant, Cyd se dit qu’elle ne la voyait pas seulement comme une petite amie, mais comme plus, une compagne de vie, d’aventure. Elle se sentait si bien avec elle, en paix. Pourtant, quelque chose la rongeait, la certitude que Maori repartirait un jour car il s’agissait de ses amis, mais aussi car c’était une guerrière. Cyd ne savait pas comment gérer cette situation car elle ne cesserait jamais d’être inquiète pour sa petite amie, bien sûr. Elle s’était toujours posé la question de comment elle ferait si elle sortait avec une guerrière. Elle ne s’était jamais imaginée tomber amoureuse d’une femme du ciel et encore plus, une guerrière. Son cœur paniquait, elle prenait sur elle pour ne pas complètement s’effondrer de peur. Ses confirmations étaient fondées alors qu’elle écoutait Maori dire qu’elle se porterait volontaire.

Elle sentait aussi autre chose dans ses paroles et elle se tourna vers elle, tendrement, avant de s’approcher et de lui prendre les mains. « Tu es une bonne guerrière. » Elle voyait bien que l’autre femme se reprochait des choses, tout le monde le faisait en ce moment, c’était normal bien entendu. Elle se redressa et alla voir la fourrure que Maori avait amené, cela n’empêchait pas son esprit de tourner à toute allure et avec panique. Elle avait besoin d’un thé et en proposa un à l’autre femme qui lui répondit en trigedasleng. Cela ne manqua pas de la faire sourire bien entendu. L’androgyne se sentait détaillé, mais prenait sur elle alors qu’elle préparait la théière en fonte. Sa jambe, elle regarda un instant sa cuisse qui avait été transpercée par une lance. Elle se revit, la lance dans la jambe. Elle sentait la douleur à nouveau, puissante, vibrante. « Ça va, j’ai encore des douleurs, mais cela ira. Il faut que je continue de marcher. Et toi, la tête ? » C’était le genre de blessure qui inquiétait particulièrement Cyd, surtout quand elle avait l’impression que sa petite amie ne prenait pas le temps de se reposer. Au moins, quand elle était ici, la guérisseuse l’avait à l’œil et pouvait s’assurer qu’elle se repose le temps nécessaire et ne se surmène pas.

« Peut-être que tu devrais laisser d’autres guerriers chercher des survivants. On ne sait pas qui sont ces ennemis, ce qu’ils veulent. Si vous tombez dessus, vous pourriez subir de graves blessures. » Elle avait lâché la bombe qu’elle retenait, cette angoisse qui dévorait son ventre, jour après jour. Elle regarda Maori. Elles ne s’étaient jamais disputées. Mais depuis qu’elles vivaient ensemble, Cyd retenait des choses. Elle appréciait d’avoir sa petite amie avec elle, mais elle avait peur, peur de la perdre. Elle avait peur de devoir un jour lui donner les derniers soins, de dire les dernières paroles à une guerrière et de la laisser partir de l’autre côté. « Tu peux être très utile au camp, auprès des tiens. Tu as fait ta part, tu as le droit de prendre soin de toi. » La peur tenaillait son ventre. Elle avait peur de se heurter à de la colère, de l’incompréhension. Mais elle ne voulait pas taire ce qui la rongeait, elle voulait lui dire la vérité.
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le Mar 25 Aoû 2020 - 23:10

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Cyd avait l'air d'être préoccupée par quelque chose. Même sous son doux sourire, tandis qu'elle décelait l'amertume de ses paroles et la rassurait, elle sentait qu'elle pensait à autre chose. Maori ne savait pas comment elle pourrait l'expliquer, ou l'étayer, c'était vraiment une sensation qui s'était développée à force de la cotoyer, un sixième ou septième sens apparu grâce au temps passé ensemble. Ces derniers mois, ces dernières semaines, ces derniers jours, dans leur cabane. Leur petite maison, leur petit coin rien qu'à elle, avec ses beaux murs de bois encore tout neufs, qui n'avaient pris qu'une ou deux pluies d'orage. L'intérieur était beau, sentait encore la sciure et le liant. C'était une odeur ténue, qui ne la dérangeait plus depuis longtemps, et si quelquefois les effluves se rappelaient à ses narines Maori les oubliait bien vite. Elle avait envie de se renverser dans le lit, de s'allonger dessus et de fixer les yeux sur le toit de leur maison. Non pas pour voir à travers et imaginer les feuillages des arbres, et par-delà les étoiles, mais justement pour admirer les rainures dans le bois, les petits accrocs et les taches, l'emboîtement des poutres et les croisillons de la structure. Elle éprouvait une sensation de félicité à chaque fois qu'elle pensait qu'elle avait une maison, à elle ; à elles. Et à chaque fois avec la félicité venait la fierté, une fierté sans noms et sans bornes, qu'elle avait envie d'expulser à corps et à cris, qu'elle avait envie de crier sur tous les toits, au mépris des avis des autres. Elle avait tellement envie de se targuer d'avoir une maison à elle, hors des limites du campement des Cent, qu'elle s'était fait une vie, avec quelqu'un, avec quelqu'un de l'extérieur, qu'elle était l'espoir d'une union entre leurs peuples et que oui, ils pouvaient y croire, grâce à elle. Elle n'avait pas connaissance d'un autre couple mixte tel que le leur. Oh, forcément, aucun couple n'était tel que le leur, mais on ne s'attardera pas dessus.

Ses yeux reprirent prise avec la réalité, et épièrent Cyd qui regardait (à nouveau) la fourrure, avant de se mettre à faire le thé, le regard décidément fixé sur les ustensiles en terre cuite, avec à peine un coup d'œil sur sa cuisse. « Ça va, j'ai encore des douleurs, mais cela ira. Il faut que je continue de marcher. Et toi, la tête ? » Maori passa une main sur son crâne, là où elle avait eu une belle bosse et une toute petite plaie. La croûte avait déjà disparu, elle ne sentait plus rien sous les doigts. « Rien à signaler. » Hormis quelques vertiges par-ci par-là, après un mouvement trop brusque, mais ça elle le garda pour elle, ce n'était pas grand-chose, et c'était bien normal, après un PUTAIN DE COUP DE BÂTON VOLANT. C'est sûr que le tapis volant, ça fait moins mal. « Peut-être que tu devrais laisser d'autres guerriers chercher des survivants. On ne sait pas qui sont ces ennemis, ce qu'ils veulent. Si vous tombez dessus, vous pourriez subir de graves blessures. […] Tu peux être très utile au camp, auprès des tiens. Tu as fait ta part, tu as le droit de prendre soin de toi. » À l'issue de la première phrase, outrée, Maori a failli s'exclamer... elle ne sait pas trop quoi d'ailleurs, mais elle a failli pousser un coup de gueule. Cependant, visiblement, elle a engrangé un peu de raison ces derniers temps, et elle se tut. Cette fois-ci, Cyd la regarda, et Maori voyait ses pupilles dilatées, son air tourmenté. Elle avait peur, même si elle ne le disait pas. Elle avait la peur au ventre. La traqueuse resta silencieuse quelques instants, histoire de peser ses mots (un autre talent caché dirait-on), puis se pencha un peu en avant, joignit inconsciemment les mains et secoua la tête. Pas de vertige cette fois-ci. « Je ne peux pas. Si tout le monde pensait comme toi, personne n'irait les chercher, et on les laisserait pourrir entre les mains de ces sauvages. » La jeune femme passa une main dans ses cheveux, puis se leva et rejoignit Cyd près de l'eau qui chauffait, enroula ses bras autour de son bassin et se cala confortablement contre son dos. « Anoki... On s'est connus en prison. Je le défendais toujours là-bas. Et Jonas, je le connais depuis que je suis toute petite. Il avait déjà peur des Rahjaks, il doit être mort de peur avec eux. » Ses yeux bruns se perdirent dans les flammes, même si ça faisait mal ; au moins elle pouvait prétendre que l'humidité qui y brillait était dû au rayonnement, ou à la chaleur, ou aux deux tiens, ça fait d'une pierre deux coups. Maori releva subitement la tête vers Cyd, pour déclarer calmement, affrontant son regard : « Je sais que tu as peur pour moi. Mais ça va aller. » Son sourire devint coquin, le coin de ses lèvres frémit, et elle se dressa sur la pointe des pieds, du plus haut qu'elle put, pour chuchoter à l'oreille de Cyd, avec ce qu'elle espérait être une voix sensuelle : « Et ça ira mieux après que tu t'es occupée de moi. » Elle n'a jamais dit que sensuelle rimait avec subtil. D'ailleurs ça rime pas.
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@Cyd Raye j'espère que ça te convient Air of wind | Maori 484338566
Cyd Raye
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le Jeu 10 Sep 2020 - 21:37
Cyd était nerveuse, mais ne manquait pas de demander à Maori comment allait sa tête car elle restait tout de même inquiète pour elle. Elle ne pouvait cacher son inquiétude, c’était vraiment plus fort qu’elle, c’était viscérale. Elle était heureuse d’apprendre que Maori n’avait plus rien et la croyait sur parole. Elle se souvenait encore du coup qu’elle avait pris et qu’en tant que petite amie, mais aussi guérisseuse, la peur qu’elle avait ressenti face à cette scène. Une peur dévorante, une peur qui l’avait fait quasi pleurer sur le champ de bataille. Elle avait cru mourir ce jour-là, quelle horreur. Elle avait tâté le terrain avant de faire son grand discours, de lâcher ce qu’elle avait sur le cœur en se demandant si ce serait leur première dispute. Elle se demandait comment Maori allait réagir et à son grand étonnement, elle resta calme. Elle la regarda se pencher, secouer la tête, se demandant si c’était bien de faire ce genre de geste quand on avait pris comme elle, un coup sur la tête. L’androgyne se tendit légèrement alors que Maori exposa ses raisons. C’était vrai, si tout le monde pensait comme elle, à garder son guerrier ou sa guerrière à sa maison, personne n’irait les sauver. Mais tout de même, était-ce si égoïste de vouloir protéger la femme qu’elle aimait ?

Elle laissa Maori s’approcher, se caler contre elle, calme et curieuse. Elle caressa un des bras de la brune, l’écouter parler de ses amis kidnappés. Elle n’osait imaginer la douleur, la rage intérieure que cela devait créer. « Je ne te demande pas de les laisser pourrir entre les mains des envahisseurs. » Elle disait envahisseur plutôt que sauvage, car elle s’était sentie envahie sur ces nouvelles terres, sa nouvelle maison. De plus, on était toujours le sauvage de quelqu’un et elle n’oubliait pas que quelques années auparavant, les principales tribus étaient des sauvages pour les natifs du ciel. Il y avait eu un décalage violent et même si sur son île, Cyd avait été préservée et n’avait pas ressenti cela, elle avait entendu les récits de certains peuples du continent. Son regard clair affronta celui de Maori. Elle adorait se perdre dans ses yeux, se sentir importante, être le centre de son univers. C’était ce qu’elle se plaisait à croire les concernant, la connexion qu’elle ressentait envers elle. Elle ne savait pas si cela allait aller, mais elle était obligée de croire Maori, d’avoir confiance en elle, elle n’avait absolument pas le choix en réalité. Cyd sentait bien que la discussion glissait sur un sujet plus coquin, surtout quand elle voyait ce sourire de charmeuse.

Elle ne pouvait que fondre, laisser son cœur s’emballer comme une jeune adolescente, sans réfléchir. Un rire lui échappa, Maori n’avait aucune subtilité, mais c’était exactement pour cela qu’elle l’aimait. Elle aimait ce qu’elle dégageait, sa manière d’agir. « Tu n’essaies pas de m’embobiner par hasard ? » Souffla-t-elle, charmeuse à son tour. Elle se retourna en direction de Maori et doucement, posa ses lèvres sur les siennes. Ses bras s’enroulèrent fermement dans son dos, la serrèrent avec joie contre elle. Elle approfondit le baiser, sentant les papillons dans son ventre qui la rendaient si euphoriques. Tout à coup, elle n’était plus inquiète pour l’avenir, de savoir comment elle allait gérer le départ de Maori. Elle ne voulait penser qu’à la chaleur de son corps contre le sien. Ses mains glissèrent sur les fesses de son amante alors que la bouilloire se mit à faire du bruit. Elle grogna, rompant le baiser. « Je vais la sortir des braises, on va mettre le feu sinon. » Et elle ne voulait pas perdre leur maison, leur petit nid d’amour. Cyd délaissa son amante à contre-cœur et alla retirer la bouilloire du feu. Elle s’approcha d’elle d’un air félin, les yeux brillants. « Où on était ? » Elle s’enroula autour d’elle comme un serpent, tentant au maximum de coller leurs corps alors qu’elle caressa sa chute de reins. Elle en avait complètement oublié son inquiétude, le cerveau retourné par le désir.


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le Lun 21 Sep 2020 - 23:37

I want you always to remember me. Will you remember that I existed, and that I stood next to you here like this ?
(Haruki Murakami, Norwegian Woods)
⤜⤐⤞
Est-ce qu'un coup du sort est un coup de bâton ? Yep, c'est incongru, mais ça lui vient soudainement à l'esprit, comme ça. Et ça n'a rien à y faire, mais c'est là, Maori ne peut s'empêcher de se demander si se prendre un coup de bâton en pleine bataille n'avait pas été une aubaine immense pour elle ; un coup du sort. A la fois 'aïe, c'est douloureux ! ' et 'j'sais pas ce que j'aurais fait sans toi '. C'est sûr que se retrouver nez à nez avec un bâton, ça vous change une vie. En tout cas sans ça, Maori n'aurait pas fini allongée dans les bras de Cyd pendant des jours, et leur relation n'aurait pas été révélée au grand jour. Enfin ça, c'est qu'on appelle un plot twist, et Maori ça lui convient bien. Plus elle y réfléchit, plus elle se dit que sans ce bâton, leur relation n'aurait pas fait un tel bond. C'est le principe du bâton sauteur non ? ça fait des bonds et ça repart, ça prend de l'élan et ça franchit des fossés. Ca construit des cabanes au fond des bois. Ca ravit une Maori sauvage.

"Je ne te demande pas de les laisser pourrir entre les mains des envahisseurs.
-Tant mieux, parce que je ne pourrais pas." La voix de Maori a subitement perdu ses inflexions rêveuses, s'est nourrie d'un ton dur. Du bois sec, raide. Sans appel. Maori ne saurait passer outre certaines choses, et abandonner ses amis en est une. Cyd devrait comprendre. Cyd devra comprendre. Elle aussi a connu cela, l'exil. Elle aussi devrait savoir ce que c'était, ce lien si fort qui pouvait unir les survivants d'un cyclone ou autre événement traumatisant impliquant de perdre son foyer et la moitié de ce qu'on y avait construit. Même blottie entre les bras de Cyd, avec ses douces caresses sur son bras, Maori sentait la rage brûlante qui glaçait son cœur. Même là, la douceur de leur étreinte n'atténuait en rien son envie de vengeance. Il y avait ce contraste saisissant entre le grain velouté de sa peau et l'os saillant de ses côtes. Il lui fallut lever les yeux pour croiser son regard clair, sentir son murmure sur ses lèvres pour pouvoir l'écarter, poser un voile pudique dessus. Sujet sensible, elle l'avait compris. Et elle avait peur de cette noirceur grésillant en elle. Elle ne voulait pas que Cyd la voie, s'en effraie, la quitte. Elle voulait que la noirceur la quitte, pas Cyd. "Tu n'essaies pas de m'embobiner par hasard ?
-Je crois que j'ai déjà réussi..." Sa voix est redevenu soyeuse, un murmure gazouillant au creux du cou de sa compagne. Les bras de Cyd se refermèrent autour d'elle ; Maori tira sur le voile un peu plus fort. D'autres braises s'allumaient au creux de son ventre, tandis que leurs lèvres se croisaient avec une douceur venue du fond du cœur. Elles grognèrent en même temps quand la théière siffla de mécontentement sur le feu. Vieille marâtre. "Je vais la sortir des braises, on va mettre le feu sinon.
-Hmhm." Inutile de dire ce qu'elle en pensait, pas vrai ? Son sourcil levé suffisait à dire ce qu'elle en pensait, pas vrai ? "Où on était ?" Cyd était de nouveau collée tout contre elle, Maori sentit son corps frémir, une perle de sueur rouler le long de sa nuque. Elle embraya sur un autre baiser à la lenteur langoureuse, puis décroisa leurs lèvres, le temps de regarder Cyd droit dans les yeux, avec sa franchise, son honnêteté, et son côté droit 'j'y vais tout droit même si c'est les pieds dans le plat'. "On en était à toi qui m'apporte le thé au bord de l'eau. Je suis toute crasseuse et suante, je vais aller me rafraîchir...(éphémère baiser) ... nue." A force de pratiquer, elle réussira peut-être à devenir subtile.
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Cyd Raye
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le Sam 26 Sep 2020 - 21:01
Cyd ignorait tout de la rage qui léchait les entrailles de sa petite amie. Cela l’aurait-elle choqué ? Peut-être pas, mais pour l’instant elle ignorait tout. Elle sentait bien à la voix de Maori qu’elle était dure, mais la guérisseuse ne se froissa pas pour si peu. Elle se contenta de la regarder calmement. Oui, elle savait ce que cela faisait de perdre sa vie, d’être une survivante avec d’autres. Mais elle, elle n’était pas une guerrière et elle n’irait pas chercher des kidnappés. Elle s’était sentie suffisamment inutile sur le champ de bataille et cela avait laissé des marques. Elle faisait régulièrement des cauchemars où elle se voyait mourir ou voyait mourir Maori. Lui en avait-elle parlé ? Non, elle ne voulait pas l’embêter avec ses démons. A son sens, c’était tout simplement inutile. Elle prenait un mélange régulier de plantes pour tenter d’apaiser son âme troublée. Elle sentait bien que quelque chose clochait chez Maori, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus ni même à comprendre ce qui lui échappait. C’était tellement frustrant au fond. Et elle ne se voyait pas tenter de creuser car elle pressentait que cela pouvait glisser sur un sujet dangereux. Alors elle laissait couler, c’était mieux ainsi.

A la place, elles se charmaient et cela prenait. Elles avaient cette complicité que l’androgyne n’avait trouvé nul-part ailleurs. Elle savait que cela signifiait quelque chose et elle n’irait jamais le nier. Maori continuait de la charmer, ce qui rassurait la druide qui se laissait aller dans ses bras. Un rire lui échappa alors que Maori affirma qu’elle avait déjà réussi à l’embobiner. Ce n’était pas faux. Cyd se laissait facilement avoir car elle aimait cela. Leur baiser réveillait les papillons dans son ventre. La théière interrompit leur flirt et cela la frustra. Elle revint bientôt dans les bras de son amoureuse. Cyd sentait son esprit s’échauffer alors qu’elles reprenaient leur baiser. Ses mains caressaient les reins de Maori dans une promesse de mêler leurs deux corps. Leur baiser s’interrompit, elle regarda droit dans les yeux la brune en se demandant pourquoi elle avait cessé le baiser. Y avait-il quelque chose ? Elle l’écouta dire qu’elle était sale et devait aller se laver. Un baiser et Cyd cligna les yeux bêtement. « Oh, bien sûr. » Elle allait vraiment apporter un thé au bord de l’eau ? Visiblement oui. Elle se leva et alla servir deux tasses de thé fumantes.

L’idée d’aller rejoindre Maori dans l’eau n’était pas une mauvaise idée. Il fallait bien avouer qu’elle aussi n’était plus vraiment propre. Elle sortit de la petite cabane et rejoignit Maori au bord de l’eau. Elle posa les tasses dans un petit creux de terre et lentement, retira ses vêtements. Elle défit les lacets qui retenaient les pans de tissu entre eux. Ils tombèrent au sol, dévoilant sa poitrine. Elle fit de même avec son pantalon. L’air chaud de l’été glissa sur sa peau, elle frissonna et se glissa dans l’eau. Cyd se plongea jusqu’au menton, appréciant la fraîcheur du ruisseau. Elle regarda Maori, la dévorant du regard. Si elle avait pu la manger, elle le ferait bien évidemment. Il fallait avouer qu’une part d’elle s’était sentie un peu rejetée, même si l’excuse d’aller se laver était une bonne excuse. Inutile de piquer la mouche pour rien. Elle se rapprocha de Maori. « Alors, tu es propre ? » Dit-elle, un peu impatiente. Allait-elle seulement boire son thé ? Cyd n’en avait pas vraiment envie, elle était plutôt vibrante de désir. Elle avait envie de se blottir contre la belle brune. Elle était tellement heureuse qu’elles aient leur cocon, mais surtout que leur relation soit connue. Certes, ce n’était pas bien accepté de son côté, mais au moins, elles ne se cachaient plus. Elle pouvait aisément aller dire qu’elle allait voir la femme qu’elle aimait. Les jugements, elle s’en fichait, comme des regards.
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le Dim 27 Sep 2020 - 16:51
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le Dim 4 Oct 2020 - 17:45
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le Sam 24 Oct 2020 - 15:08
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le Jeu 12 Nov 2020 - 21:37
Cyd était allongée dans l’herbe, le souffle reposé, le corps encore nu. L’eau s’évaporait et elle était lovée contre sa compagne. Elle se sentait paresseuse et peut-être qu’elle le resterait encore un petit moment. Sa main caressait le dos de la belle brune à ses côtés. L’eau était toute proche d’elles, effleurant ses pieds. L’odeur du thé embaumait l’air, c’était si bon. Elle ferma un instant les yeux, laissant Maori s’agiter. Elle rouvrit les yeux, la regarda approcher et sourit paresseusement. Ce qu’elle aimerait qu’elles restent ainsi à jamais, à rêver dans leur monde. Elle sentit Maori s’agiter et se redresser. Cyd sentit son cœur accélérer, bougea la tête vers les fourrées. « Tu as vu quelque chose ? » Il n’y avait rien que le silence. Et pourtant, une bombe fut lâchée. Les mots se percutèrent dans sa tête, Jasmine, pourquoi Jasmine viendrait maintenant ? Maori semblait s’en amuser, mais elle, elle ne comprenait pas. Cyd était glacée d’horreur, sa bulle de bonheur venait d’exploser alors que sa compagne ne semblait rien voir.

La tête de Maori sur son épaule ne l’apaisait pas. La panique l’envahissait, gonflant et menaçant de la faire exploser. Son regard clair se posa sur Maori qui dit avoir de la chance de l’avoir. Elle s’adoucit aussitôt, sa colère se calma un petit peu. « Moi aussi je suis chanceuse. Je remercie la Déesse de t’avoir mis sur mon chemin. » Dit-elle avec un petit sourire amusé en repensant à leur première rencontre avec l’arc cassé et une Maori sauvage. Cyd sentait que sa foi envers sa Déesse avait augmenté depuis la guerre avec les inconnus. Après tout, elle avait vu une biche durant le combat. Certains parlaient d’hallucination, elle, elle voyait une vision. Elle le gardait pour elle, bien sûr. Ses croyances lui appartenaient et elle ne supporterait pas le jugement à cet égard. « Mais au fait, pourquoi Jasmine arriverait ? Elle ne sait pas qu’on vit ici, n’est-ce pas ? » Et le calme avait été de si courte durée. La rage léchait ses entrailles. Être nue et en colère n’était pas forcément le bon plan. Elle se redressa légèrement pour tenter de se sentir moins bête.

Elle fixa Maori, espérant une réponse qui lui conviendrait. « On avait dit que c’était notre lieu à nous, que personne ne devait savoir. » Elle était furieuse, déçue. Le petit cocon venait de se briser. Maori pouvait la mettre dans tous ces états. Elle attrapa au moins son pantalon qu’elle enfila. Si elle devait s’énerver, elle préférait avoir son pantalon. S’énerver poitrine nue ne la dérangeait pas, mais pas complètement nue. Elle croisa ses bras sous sa poitrine, son regard était bleu électrique de rage tandis qu’elle s’était assise. Elle espérait avoir mal compris, elle espérait pouvoir retourner dans les bras de Maori, mais elle avait comme le sentiment qu’aucune réponse ne lui conviendrait. Elle tenait à leur liberté, au fait que personne ne sache pour leur maison. Pourquoi protéger autant ce lieu ? Car elle en avait tellement rêvé et surtout, elle ne voulait personne de sa tribu dans ses pattes. Cette cabane était leur chez elles. Le lieu où il n’y avait plus de tribu du ciel ou de naori. Le lieu où elles pouvaient s’aimer sans réfléchir et sans conséquence pour Cyd. En faisait-elle trop ? Peut-être bien, l’androgyne pouvait se montrer bien théâtral par moment.

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le Lun 16 Nov 2020 - 22:52
 

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« Moi aussi je suis chanceuse. Je remercie la Déesse de t’avoir mis sur mon chemin. » Cyd lui répondit avec cette douceur dans la voix et dans le regard que Maori lui aimait tant. Elle aimait que Cyd soit si calme, si posée, tout le contraire d'elle, bouillonnante et agitée. En tout cas, elle aimait que Cyd l'apaise, puisque c'était vraiment ça. C'était cliché, Maori n'aimait toujours pas faire dans le cliché, mais il fallait se rendre à l'évidence : c'était bien ce qui lui arrivait quand elle était avec Cyd. Et encore plus quand elle était allongée contre elle, ainsi, sous le soleil et l'ombre des feuilles. Une ombre qu'elle ne vit pas passer dans le regard de sa compagne, tandis que les rôles se renversaient lentement, que c'était à présent au tour de Cyd de bouillonner, alors que Maori avait fermé les yeux, et qu'un sourire béat dansait sur ses lèvres.

«Mais au fait, pourquoi Jasmine arriverait ? Elle ne sait pas qu’on vit ici, n’est-ce pas?» Les yeux de Maori se rouvrirent aussitôt. Quelque chose dans le ton de Cyd avait tiré la sonnette d'alarme chez elle. Mais elle refusait d'y croire. Même quand son amante se dégagea de leur étreinte, obligeant Maori à rouler sur le côté pour la laisser prendre son envol. « On avait dit que c’était notre lieu à nous, que personne ne devait savoir. » Même alors que la colère montait dans sa voix, même alors qu'elle se rhabillait à moitié et croisait les bras sur sa poitrine, Maori refusait d'y croire. Elle s'était rallongée, à plat ventre, dans l'herbe, un peu plus loin. Toujours nue, juste le buste redressé et les coudes posés au sol. Elle levait la tête vers Cyd, subitement silencieuse, pour une fois que quelqu'un lui en avait bouché un coin il aurait fallu en profiter. Sauf que ce n'était pas une de ces chamailleries qu'elle pouvait avoir avec Anoki, Liam ou Autumn. Là, c'était... dangereux. Elle avait l'impression d'être une proie, la proie de la colère de Cyd, et elle n'aimait pas ça. Et quand Maori n'aimait pas la position dans laquelle elle se trouvait, elle la rejetait. Elle la rejetait, avec force et violence. Elle ne se laissait pas faire, elle tentait de renverser les rôles.

La jeune femme baissa la tête sur le sol, le visage caché par ses cheveux d'un brun sombre. L'ombre passait aussi dans son regard à présent. Avec un soupir, elle s'assit en tailleur, d'un mouvement souple. Les cicatrices sur sa hanche luisaient de gouttelettes retardataires au séchage. Dès qu'une situation tournait au vinaigre, Maori puisait de la force dans ses cicatrices. Elle les oubliait, quand elle vivait sa vie, que tout allait bien. Elles étaient une part intégrante d'elle, et elle oubliait leur existence au même titre que celle de son nez. Sauf dans les moments intenses, de nostalgie, ou de danger. Et là, le danger courait sur sa peau, comme l'eau, comme le désir. Maori serra la mâchoire, et entreprit elle aussi de se rhabiller. Elle avait bien compris que l'idylle était finie pour aujourd'hui. « Si, elle sait. » Elle faisait un effort pour contrôler sa voix, mais la colère perçait dedans quand même, tumultueuse, prête à se déchaîner. « Je lui ai dit, au cas où quelqu'un aurait besoin de toi au village. Et j'ai fait pareil avec les Cents, au cas où quelqu'un aurait besoin de moi au campement. » La chasseuse se redressa, elle sentait la vexation lui faire pousser des ailes. Car c'était ça. Elle était vexée que Cyd ne lui fasse pas confiance pour faire les bons choix. « C'est toujours notre lieu à nous. Mais quelqu'un devait savoir. Au cas où. » Il y avait le au cas où quelqu'un aurait besoin d'elles. Et il y avait l'autre au cas où.
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