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Misha Machir
DATE D'INSCRIPTION : 15/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Amsaja MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye MESSAGES : 85 CELEBRITE : Ju Ji-hoon COPYRIGHT : avengedinchains METIER/APTITUDES : Ingénieur TRIBU/CAMP : Enfant de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III, Ordre 8 POINTS GAGNES : 264

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le Sam 27 Juin 2020 - 14:04
Le coup de poing le cueillit à l’estomac alors qu’un rire lui échappa. C’était ainsi depuis sa capture, on le frappait, encore et encore, il crachait du sang, vomissait, jurait, mais ne cessait de prier à voix haute. L’homme en face de lui hurlait, l’attrapa par le visage. Misha se fit plaquer au sol. Au fil des mois, il avait compris que ces Aveugles parlaient plusieurs langues. Il y avait une langue, impossible de comprendre même si parfois, il croyait entendre parler de l’anglais modifié. Et il y avait des hommes et des femmes qui parlaient anglais. « Que vouliez-vous en venant ici ? » Il avait appris l’anglais très jeune, avant que cela soit vraiment interdit sur le Berceau. Mais il ne l’avait plus pratiqué depuis sa tendre enfance, alors il ne parlait pas. Par contre, il les comprenait, mais n’en montrait rien. Il priait. « Svarog est mon guide, je ne crains pas la peur, le froid et la faim. Sa Lumière me protégera. » Il ne comprit pas ce que dit son bourreau alors qu’on le secoua. Il parla plus fort, encore et encore. On lui tordit un bras et il hurla, mais reprit sa litanie. « Il est têtu, on arrête. » Souffla une femme déterminée. Elle s’approcha de lui, lui caressa le visage. Misha la regarda avec haine et lui cracha à la figure. Elle lui donna un coup puissant au niveau de la gorge et il perdit son souffle alors que ses bourreaux ricanèrent.

On le traîna, il refusait de marcher, même si parfois à cause de la douleur il en était incapable. Il ignorait où il se trouvait, tout ce qu’il savait, c’était qu’il était avec certains des siens, même si on murmurait qu’il y en avait d’autres ailleurs. Misha fut jeté dans la caverne. Il roula sur le dos en grognant, toussant. Il avait mal aux côtés. L’ingénieur avait des habits usés, sales. Il avait été étonné en se faisant kidnapper par les Aveugles, il avait été soigné. Durant la grande bataille, il s’était fait blesser au niveau des côtes et s’était pris une balle dans le bras. Il ne portait que des cicatrices à présent. Lentement, il se redressa. Il regarda ses compagnons de fortune avant de se traîner. Il faisait tellement humide ici, froid, le sol était dur, rugueux, impossible de dormir correctement. Il pensait souvent à ses enfants pour tenir, convaincu qu’on viendrait les sauver. Il tourna la tête en voyant Eva revenir d’une séance de torture. Ces foutus Aveugles n’étaient pas cohérents, étranges comme s’ils n’étaient pas du même peuple. Lentement, il s’approcha de la jeune femme. « Comment te sens-tu ? » Il ne faisait pas vraiment jour ici. Il s’assit devant elle. « N’oublions pas le chemin que Svarog a dû suivre. Nous sommes testées mes frères et sœurs. » Sa voix était rauque, son regard brûlant de haine.

Sa foi était éprouvée ici, mais il n’abandonnait rien. Il était convaincu qu’en restant sur ses positions, tout irait bien. « Ils sont trop lâches pour nous tuer. La Lumière ne les guide pas. T’ont-ils fait du mal ? » Sa plus grande crainte était que les femmes se fassent violer. Oui il y avait pensé et s’il y pensait, l’ennemi aussi. Ici, il sentait les ténèbres se développer, mais il continuait de prier, convaincu que Svarog ne les abandonnerait. Etonnement, Misha n’était pas choqué d’avoir tué durant la grande bataille, ni d’avoir blessé. Il s’était senti vivant comme jamais. Il avait été terrifié au début, puis il avait compris qu’il devait rester fort car il était dans les plus âgés. Il devait guider les autres, continuer à prier, à faire les litanies. Il connaissait les textes sacrés et il n’abandonnerait pas. Il avait peur que les plus jeunes abandonnent, il ne le permettrait pas. Il avait la rage. Peut-être était-il ici pour une bonne raison, car en temps voulu, il serait capable de se plonger dans les ténèbres pour sauver les siens. Misha le comprenait maintenant, il devait accepter d’être le monstre pour protéger les plus jeunes. Svarog ne l’abandonnerait pas. Tendrement, comme le père qu’il était, il caressa les cheveux d’Eva. « Il ne faut plus avoir pitié d’eux. Ces Aveugles sont incapables de nous comprendre, ce sont des sauvages, des damnés. Ils ne méritent que la mort. »

Au début, il s’était dit que la mort était un châtiment trop violent et qu’il se perdrait, mais aujourd’hui, il ne doutait plus. Il se rendit compte que sa main était sale, couverte de sang séché et il soupira. Il n’osait imaginer quelle apparence il renvoyait. Le regard sombre hanté par la rage, le visage souillé, couvert de grasse et de sang. Malgré la faim, la soif, il refusait de ployer.
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 535 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : BYWEASLOVE (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 870

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le Sam 27 Juin 2020 - 15:33

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ayant pensé écrire une lettre d'amour à destination de ce monde nouveau. Ayant pensé, encore idéaliste, que ce monde nouveau serait merveilleux. Ayant eu conscience avec l'annonce du prophète que ce départ en direction de ce nouveau continent n'était pas une visite de courtoisie mais une invasion pourtant. Ce dont j'avais eu conscience. Mais idéaliste. Ayant cru qu'il aurait été possible d'éviter la guerre. Ayant cru qu'en leur donnant le choix, qu'en voyant la lumière, ces derniers en viendraient aussitôt à abandonner l'obscurité pour se tourner vers la splendeur de Svarog. Mais ils étaient depuis trop longtemps dans l'obscurité. Depuis trop longtemps leurs yeux étaient fermés. Un choix qui leur avait été donné de choisir entre Svarog et la mort. Choisir de trouver la paix, de trouver le réconfort auprès de lui, de se tourner vers une vie meilleure ou choisir la destruction et le sang. Ils avaient choisi la voie que Svarog avait tracé devant eux. Ils avaient choisi d'emprunter ce chemin dangereux, entouré de ronce et d'épine, qu'ils ne connaissaient pas. Une erreur qu'ils avaient commises. N'étant pas prêts. N'étant pas prêts ce jour là à faire face à la puissance de Peroun, à faire face à cette armée qui se battait corps et âme, unis jusqu'au bout pour Svarog. Cette union qu'il n'avait pas. S'étant battu pour défendre leur vie mais destinés à échouer depuis le début. Comment aurait-il pu en être autrement alors que nous nous battions pour un même nom. Un plan qui avait été préparé à l'avance. Un armement supérieur. Entraînés. Prêts à mourir pour Svarog là où eux voulaient vivre. Et une victoire qui s'était concrétisée. Une guerre qui s'était concrétisée. Peroun murmurant à mon oreille alors que là-bas, comme tous les enfants de Svarog, je m'étais battue jusqu'au bout de mes ongles. Ayant craint que j'allais mourir, mais j'avais vécu et j'étais devenue l'instrument de la mort, l'instrument de Peroun. Mon bâton de combat qui était devenue l'extension de mon bras, comme me l'avait prédit [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Arme fatale avec laquelle j'avais blessé. Mais au-delà de vouloir vaincre pour Svarog, de vouloir protéger [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], des émotions plus obscures avaient vu le jour. Ayant laissé Chernobog, le dieu de l'obscurité me parlait. Proposition plus attirante que celle faite par son opposé, Belobog. Voie que j'avais pourtant tenté de suivre que leur laisser le choix, mais rapidement, trop rapidement, les balles avaient commencé à pleuvoir et à partir de là, seuls Peroun, Svarog, Chernobog et Hors m'avaient aidé. Car Hors, le dieu de la survie, était aussi de la partie, attirant la mort autour de lui. La mort qui avait dansé alors que des amis, des proches avaient perdu la vie. Le visage de Vladimir dansant devant mes yeux. Tué. Le guérisseur qui ne rouvrirait plus jamais ses yeux de la couleur du ciel pour voir une dernière fois la lumière. Il ne reviendrait pas comme de nombreux autres. Et là où les uns avaient survécu, d'autres étaient décédés. Mais le point le plus important était de se rappeler que la mission avait réussi. Certains kidnappés mais de notre côté aussi, kidnappé.

Ce que j'étais devenue, prisonnière d'un ennemi. Un ennemi qui parlait une langue dont je ne connaissais rien. Questions auquel je ne pouvais répondre alors que je ne comprenais rien. Ayant perdu la notion du temps. Ayant perdu la notion de tout. Des journées qui se résumaient désormais à une nouvelle dose de douleur, alors qu'à chaque moment, les uns puis les autres nous étions entraînés dans l'obscurité au coeur d'une caverne aux parois grisées, pour subir un nouvel interrogatoire. Un interrogatoire, un mot bien joli pour décrire ces questions qui étaient posées que je ne comprenais pas et pour décrire la torture imposée. Sans doute ce qui était au final amusant que de les voir s'énerver, frustrer de ne pas pouvoir nous entendre, de nous faire entendre raison, de ne pas réussir à m'arracher de réponses. Ce qui me donnait la force de continuer. Ces petites notes de sarcasme et cette foi auquel je me raccrochais sans faille. Chasser les ombres, faire le vide. Peroun toujours là, dissimulé dans un recoin. Svarog aussi proche. Pour lui. Pour lui que j'esquissais un nouveau sourire en direction de mes geôliers avant que son poing n'en vienne à se diriger en direction de mon visage. Poing qui heurtait ma joue. Douleur multipliée. Des mots échangés. N'ayant le temps d'hurler, de prononcer un mot de plus alors que la seconde d'après j'étais traînée de nouveau en direction de notre cellule. L'interrogatoire qui était terminé pour le moment. Jetée sans ménagement sur le sol froid et humide. Mains qui interrompaient la chute. Mains égratignés. Devenant coutumière à voir du sang. Oubliée la douce Eva. Oublié l'idéalisme.

Me redressant légèrement et tête que je levais en direction de Misha. Compagnon de fortune. L'un des cinq qui se trouvait là, enfermés dans cette même cellule. Me redressant un peu plus. Regard qui se posait sur lui. Son regard encore plus sombre, hagard. « Comment te sens-tu ? » « ... ça va. » En effet, aujourd'hui ça allait. Un peu moins secoué qu'auparavant. Plus de questions que de coups. Un jour un peu mieux. « N’oublions pas le chemin que Svarog a dû suivre. Nous sommes testées mes frères et sœurs. » Son regard brûlé de haine, peut être que le mien reflétait cette même lueur. « Mais à la fin de journée, notre coeur est pur. » Il l'était. « ... tandis qu'eux sont encore plongés dans l'obscurité. » Ce n'était pas pour rien qu'ils étaient appelés des aveugles. Ils ne voyaient rien. Coeur teinté de noir.

« Ils sont trop lâches pour nous tuer. La Lumière ne les guide pas. T’ont-ils fait du mal ? » Partageant cette même opinion ou presque. Etant certaine qu'ils ne nous tueront pas. Et sourire qui se dessinait sur mes lèvres. Sourire de prédateur. « Sans nous, ils nous trouveront jamais leurs amis. » Rire qui résonnait doucement en écho dans la caverne. Note d'hystérie ou de folie, ou de certitude. Ne pouvant nous tuer alors que sans nous jamais ils ne trouveraient leurs amis. Un monde extérieur qu'il ne connaissait pas. Le berceau qui serait toujours invisible à leurs yeux. Le berceau qui pouvait simplement être trouvé par nos soins. Tandis que ceux envoyés en éclaireur n'avaient eu aucune difficulté à trouver leur repère, à former un plan. Et pouvant voir aussi dans son regard l'inquiétude. Rire qui retombait en écho alors que rassurante, je reprenais la parole en douceur. Oscillant. Equilibre perdu. Ce qui était aussi dangereux. « Je vais bien. » Regard qui se reportait plus sur loin, sur une silhouette endormie. « Je m'inquiète plus pour Ana... » Presque un murmure. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui était jeune, auquel l'humidité ne faisait bien. Mais qui était surtout soumise à la cruauté, à la merci de nos geôliers. Ce que je détestais. Ce qui me faisait enrager le plus. Ayant promis à sa mère, à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de la protéger. Là avec moi. Elle était en vie. Etant restés ensembles pendant la bataille, ayant combattu ensembles comme deux soeurs d'arme. Mais elle était plus à mes yeux qu'une soeur d'arme, elle était comme une soeur. Voulant la protéger même là alors que j'avais les mains liées.

Regard que je reportais après un moment en direction de Misha. « Il ne faut plus avoir pitié d’eux. Ces Aveugles sont incapables de nous comprendre, ce sont des sauvages, des damnés. Ils ne méritent que la mort. » « ... je ne sais pas.... ils sont perdus, comment pourraient-ils voir la bonté de Svarog alors qu'ils n'ont jamais vu la lumière ? » Oracle et mission que j'avais qui revenait automatiquement dans mon esprit, celle de les guider vers la lumière. De nouveau cette oscillation, alors que dans un coin je voulais aussi voir leur sang être répandu rien qu'à l'idée qu'ils puissent faire du mal à Ana, en pensant à Vladimir et d'un autre côté je pensais à cette mission, qu'il fallait leur permettre de retrouver la lumière. Poings qui se serraient. « Mais il est vrai qu'ils doivent payer. » Le devant. Justice devant être faite.

Et alors que ses mains étaient venus caresser mes cheveux, je n'avais pu m'empêcher d'avoir un léger de mouvement de recul. N'étant pas tous les deux proches. Nos familles qui se connaissaient, mais l'homme qui était aussi solitaire, un peu étrange. Des liens qui naissaient alors que nous étions compagnons de cellule, mais aussi cette réserve. Cette réserve et cette froideur naissante, ravivée par les interrogatoires plus musclés les uns que les autres.

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le Dim 28 Juin 2020 - 15:12
Misha se tenait aux côtés d’Eva et vit sa joue blessée. Nul-doute qu’elle avait reçu un coup de poing et qu’elle aurait un bleu plus tard. L’ingénieur était venu auprès d’elle sans réfléchir. A une époque, il aurait préféré se tenir loin d’elle car ses parents en auraient vu une possibilité de mariage. Mais ici, plus de question de mariage, juste le fait que Misha était le plus âgé et devait veiller sur les autres. Eva compléta ses paroles et il hocha la tête. « Nous sommes éclairés par Son chemin, nous voyons à travers l’obscurité. » Compléta-t-il après elle. Il affirma que ces Aveugles ne les tueraient jamais et le sourire d’Eva ne le fit pas broncher. Autrefois, il aurait eu de la méfiance, mais son propre cœur se remplissait de ténèbres pour se préparer à se battre, encore et encore. Misha ignorait depuis combien de temps ils se trouvaient ici, un mois, deux semaines, deux jours ? Le temps défilait étrangement. Le seul moyen d’évaluer le temps était de regarder les blessures cicatriser. Probablement qu’un certain temps s’était écoulé compte tenu que les blessures profondes n’étaient que des cicatrices rouges non douloureuses. Oui, ils ne trouveraient jamais leurs amis. Misha avait foi en le Berceau et ceux qui s’y trouvaient.

Dans un coin de sa tête, il y avait tout de la même l’interrogation de savoir si eux resteraient à jamais ici. Il préférait ne pas partager cette réflexion pour éviter toute hystérie. Il sentait que certains camarades n’étaient pas bien et même Eva semblait au bord d’un certain précipice. Il tourna la tête quand elle regarda la benjamine du groupe. « Elle est la plus jeune d’entre nous. Il est de notre devoir de la protéger, je l’ai promis à sa mère. » Et dans sa voix résonnait un grondement animal. Il n’aurait pas peur de tuer pour elle, pour s’assurer que l’avenir survive. Elle était l’avenir en tant que benjamine, Misha avait déjà des héritiers, il pouvait mourir, il devenait vieux. Il pensa à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], il lui avait promis sur le Berceau de veiller sur sa fille. « Rien ne lui arrivera, que Svarog en soit témoin. » Même sale, roué de coup, Misha refusait de se soumettre et d’être cassé. La faim constante n’émoussait en rien sa foi, elle ne faisait que la décupler. Il ferma un instant les yeux, la tête lourde, le corps usé. C’était comme s’il avait pris plusieurs années ces derniers mois. Il rouvrit les yeux, estimant ne plus devoir avoir pitié des Aveugles et il le dit. Il écouta les paroles d’Eva. Elle avait raison, mais il en avait plus qu’assez.

« Ils sont perdus et vont preuve de cruauté. Il faut savoir voir quand la Lumière n’est plus accessible. Plus le temps passe et plus ces Aveugles s’enfoncent dans l’Obscurité. Nous ne pourrons bientôt plus leur montrer le juste chemin. Serais-tu prête à ce qu’ils blessent les plus jeunes d’entre nous ? » Misha avait cru en la bonté des Aveugles, mais les coups, les mauvais traitements avaient eu raison du peu de gentillesse qu’il possédait. Aujourd’hui, il ne nourrissait qu’une soif de combat digne de Péroun. Il savait qu’il était trop faible pour se défendre, mais un jour, il faudrait le faire. Il faudrait le faire avant que les Aveugles entraînent certains loin de la Lumière. Misha se demandait qui s’éloignerait du chemin. Au moins Eva ne le décevait pas, elle affirma qu’ils devaient payer et Misha hocha la tête. L’homme était fatigué et presque avec tendresse, il caressa les cheveux de la femme, grave erreur. Un instant de faiblesse, un geste tendre que d’habitude il octroyait à ses enfants. « Pardonne-moi, je n’aurais jamais dû. » S’excusa-t-il platement alors qu’il recula à son tour, mettant une distance raisonnable pour bien montrer à Eva qu’il ne lui ferait aucun mal.

Leurs deux familles se connaissaient bien, mais Misha s’était toujours tenu loin de la jeune oracle dès qu’il avait perdu Ada. Il avait très bien vu que sa mère adorait cette famille et trouvait Eva bien comme future épouse. Alors, l’ingénieur s’était montré glacial avec l’artiste. Ainsi, ses parents préféraient [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] comme future épouse et c’était mieux ainsi. Eva lui apparaissait comme une enfant. Il serait incapable de coucher avec elle, ce qu’on attendait d’un mari et d’une femme. Pourquoi avait-il ce genre de pensées impures ? Ses réflexions ne s’arrêtaient jamais et allaient toujours jusqu’au bout de ce qui était tolérable. « De toute manière, ils ne parlent pas notre langue, impossible de leur parler de la Lumière. » Il ne lui dit pas qu’il avait compris une des deux langues, l’anglais. Avait-elle appris cette langue qui avait été enseignée quand Misha était gamin ? Il en doutait. Ses parents ne parlaient pas cette langue et quand elle avait été interdite à l’enseignement, le gamin qu’était Misha avait perdu progressivement l’usage de cette langue impure. Il était étonnant de constater qu’après tout ce temps, un coin de son cerveau se souvenait encore de certains mots.
Eva Belikov
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le Lun 29 Juin 2020 - 8:16

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « Nous sommes éclairés par Son chemin, nous voyons à travers l’obscurité. » « Grâce à lui, nous formons un. » Unis devant lui. Unis devant le prophète bien que ses mots avaient aussi chamboulé toutes les générations. Des mots qu'il avait prononcé et qui avaient surpris. Ce même état d'interrogation, de curiosité, de doute dans un premier temps alors qu'il avait annonçait l'existence d'une nouvelle terre, d'un nouveau continent, la présence d'êtres humains. Nous n'étions pas les derniers. Nouvelle qui avait surpris alors qu'il avait aussi annoncé le désir de les envahir, de les rallier à la lumière de Svarog. La guerre avant la paix. Nouvelle qui m'avait surprise, mais n'étant pas des ceux à avoir la compétence à remettre en doute les paroles du prophète. Le servant et servant les dieux. Alors j'en m'étais remis à Svarog pour continuer de me guider vers la lumière. Lui faisant confiance. Et alors que je me trouvais sur un nouveau continent, je me rattachais à la foi. N'ayant pour le moment aucune raison de m'être en doute ces paroles, n'ayant pour le moment aucune raison de croire à 100% qu'il n'avait pas eu tort, que c'était une erreur. Des adversaires perdus dans l'obscurité qui étaient devenus nos geôliers. Et comme après le premier discours du prophète, une part de moi était tenté de les guider vers la lumière comme j'avais continué de les faire auprès des enfants de Svarog. Rassurante et douce. Mais cette douceur s'effaçait face à la froideur de nos cellules.

Inquiète pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Inquiète pour elle alors qu'elle comptait. Lien de vulnérabilité mais puissant en elle aussi cette force pour me battre. Une mission de la protéger et mon regard qui se posait sur Misha alors que de sa voix sortait un grognement, grondement. Instinct plus primaire, plus bestial qui prenait le dessus. Pouvant lire dans ses yeux la volonté de protéger, de tuer. « Elle est la plus jeune d’entre nous. Il est de notre devoir de la protéger, je l’ai promis à sa mère. » « Alors nous sommes deux. » Une promesse solennelle. Une affirmation. Ce point commun qui nous reliait alors qu'il était possible de voir des fondements solides se construire, ce même désir de la protéger et d'assurer dans sa survie. Dans ce regard entrecroisé, il était possible de voir que tous deux nous nous battrions pour elles jusqu'à notre dernier souffle, voir que nous étions prêts à mourir pour elle.  « Rien ne lui arrivera, que Svarog en soit témoin. » « Et s'ils lui font du mal, ils mourront. » Peut être était-ce là l'une des limites. Autant prête à épargner leur vie, mais prête à tuer si cela était nécessaire. Prête à tuer pour elle, alors que je n'osais imaginais le pire des scénarios, qu'ils la touchent ou qu'ils la blessent encore plus qu'elle ne l'était déjà. La violence des interrogatoires qu'il était impossible de lui épargner, à peine protéger par son âge. La froideur et l'humidité des cellules qu'il était impossible de lui épargner alors que là aussi, elle était enfermée sans que nos geôliers n'éprouvent la moindre compassion. La guerre avait fait ses ravages et elle continuait de les poursuivre. Reprenant la parole en rencontrant le regard de Misha. « Que Svarog et Peroun en soient témoins. » Complétant ses mots. Une promesse. Là où allait Svarog, Peroun était proche. Le dieu de la guerre qui nous avait guidé dans la bataille alors que nombre des leurs avait été occulté, kidnappé. Il y avait la colère et il y aurait sans aucun doute les conséquences de la revanche. Un chemin plus diplomatique qui se dessinait difficilement. Obéissant au prophète, mais là de l'autre côté du continent, nous étions aussi seuls. Seuls et pourtant si peu alors que nous étions ensembles, avec Svarog à nos côtés. Pensées qui se mélangeaient et chassant l'obscurité, détournant ma propre attention alors que je me tournais vers lui pour lui poser une question qui m'avait traversé l'esprit un peu plutôt. « Quel est ton lien avec Lazuli ? Elle n'a jamais parlé de toi. » Note de curiosité. La jeunesse de l'âge. La curiosité en effet alors que je me demandais quel était son lien spécifique avec elle. Ne lui demandant pas comment il la connaissait alors que chacun se connaissait au sein du berceau. La guerrière qui devait avoir confiance en lui pour lui confier la protection de sa fille, mais là ne répondait à la question de savoir qui il était pour elle alors qu'elle n'avait jamais prononcé son prénom. Non pas qu'elle n'était pas secrète et silencieuse mais, curieuse. Et toute alternative de discussion était la bienvenue pour échapper à la morosité de l'emprisonnement.

« Ils sont perdus et vont preuve de cruauté. Il faut savoir voir quand la Lumière n’est plus accessible. Plus le temps passe et plus ces Aveugles s’enfoncent dans l’Obscurité. Nous ne pourrons bientôt plus leur montrer le juste chemin. Serais-tu prête à ce qu’ils blessent les plus jeunes d’entre nous ? » « N'use pas tes tactiques avec moi, vieil homme. » Il ne pourrait me faire douter de ma foi. Il ne pourrait réussir à me démontrer que j'avais échoué devant Svarog alors que j'étais là, sur le continent. Il ne pourrait réussir à ébranler mon désir de protéger Ana. Car il était plus âgé et s'il faisait mine de me caresser les cheveux, que je me reculais, il n'était pas mon père. Et n'étant pas naïve au point de ne pas avoir ma propre opinion. « Que connais-tu des rituels, et de ceux qui retrouvent la lumière. Car tous peuvent retrouver la lumière s'ils le veulent, chacun peut être purifié. » Chacun qui avait commis des fautes pouvait encore être purifié s'il était prêt à saisir cette chance, à trouver sa rédemption, à retrouver le chemin de la lumière. Maître de ces rituels de purification alors que je les accompagnais. Croyant que tous ceux perdus dans l'obscurité pouvait retrouvait le bon chemin, la lumière. Ne pensant pas encore qu'il était trop tard même avec la guerre, même emprisonnée. N'étant pas encore brisée. N'ayant pas encore renoncé à toute trace d'humanité. « Ce chemin vers la lumière est simplement plus difficile à leur montrer alors qu'ils ne comprennent les signes devant eux leur indiquant le chemin. » Barrière de la langue. Seul signe de radoucissement alors que sur les nerfs, tout mon instinct avait été d'attaquer, de se défendre verbalement, quand il présenta ses excuses. « Pardonne-moi, je n’aurais jamais dû. » Un hochement de tête en signe d'acceptation. En effet il n'aurait pas dû. Il n'était pas  mon mari et quant à ceux pour lesquels j'avais succombé, il ne faisait là non plus pas encore parti du lot. Tactile et extrovertie envers les hommes, aimant attirer les regards mais les derniers traitements subis avaient eu tendance de ce genre de faveur.

Continuant de l'observer alors qu'il semblait perdu dans ses pensées. Regard fixé dans les siens alors que je pouvais voir ses pupilles se dilataient. Intéressant bien que ne pouvant saisir le cours de ses pensées et redevant par la suite normale. Comme une hallucination. En doutant alors qu'il semblait retrouver son calme. Un premier signe. Un premier signe qui n'était pas encore analysé alors qu'il reprenait la parole. « De toute manière, ils ne parlent pas notre langue, impossible de leur parler de la Lumière. » « L'ancienne langue est impure. » Connaissant peu de leur langue, mais reconnaissant quelques consonances comme lui. Ayant dû apprendre à en reconnaître les consonances pour la bannir, alors que cette ancienne langue qu'ils parlaient était reconnue comme indésirable. Des mots chassés par le prophète alors qu'une seule langue nous unissait. Rôle des oracles que de conduire les enfants de Svarog vers la lumière des dieux et du prophète alors que nous prêchons sa parole. Certitude réaffirmée mais conversation sur laquelle je ne préférai pas m'attarder et cette barrière de la langue qui n'empêchait rien. « Si nous voulons, nous pouvons. » Ayant voulu envahir le continent, et l'ayant fait. Il y avait toujours un choix et sa capacité à servir la cause que je ne pouvais m'empêcher de jauger. Ne pouvant que me demander si auprès de lui, la lumière vacillait.

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When you believe | Eva Empty Re: When you believe | Eva

le Mar 30 Juin 2020 - 18:02
Pour l’instant, tout se passait bien entre Misha et Eva. Ils se comprenaient et parlaient convenablement même si l’ingénieur perdait peu à peu son humanité sans même s’en rendre compte. Il hocha la tête alors qu’Eva affirma qu’ils étaient deux à avoir promis, c’était bien. Si l’un d’eux mourait, l’autre veillerait encore sur la fille. C’était rassurant. Oui il pensait toujours au pire car il fallait penser au pire pour survivre dans ce monde et cette nouvelle épreuve en était la preuve. Il leva les yeux vers la femme quand elle affirma qu’ils mourront s’ils faisaient du mal à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. « Serais-tu prête à donner la mort ? » C’était un acte courageux. Misha se revit sur le champ de bataille assommer des Aveugles. Il se revit, vibrant de rage malgré la douleur et les blessures. Péroun l’avait presque envahi, l’animant comme on animait une marionnette. Il hocha de nouveau la tête quand elle parla de Svarog et Péroun, les dieux les guideront. Misha le croyait car il ne possédait que cela. Combien de temps resteraient-ils ici ? Peut-être faudrait-il en parler, mais pas aujourd’hui. Il voyait la foi d’Eva, il la voyait si vibrante l’artiste. Il n’appréciait pas la curiosité, mais il ne pensait pas que l’autre femme soit un danger pour lui, alors il décida de répondre. « Nos familles se connaissent et elle a été là quand ma femme est morte. »

Il en parlait sans montrer l’émotion que cela créait en lui. Cinq ans qu’Ada était morte. Il l’acceptait encore difficilement, sa douce moitié, la mère de ses enfants. Il allait devoir se remarier, quand il retournerait sur le Berceau, peut-être que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] serait là. Il ne savait pas, il se le demandait. « Elle ne m’a jamais parlé de toi non plus. Quel est ton lien avec elle ? » Ils se découvraient. Il s’était toujours tenu si loin d’Eva. Ils avaient tout de même sept ans d’écart, sept ans c’était énorme. C’était pour cela que quand sa mère avait parlé de cette famille, il avait cru s’étouffer. La famille d’Eva était pieuse, Eva l’était, mais non, elle était une enfant. Elle ne pourrait pas le canaliser, supporter sa noirceur en tant qu’épouse. Elle était si naïve, si douce, il n’appréciait pas les femmes douces et gentilles. Misha ne pouvait s’empêcher de tester, de parler, vérifier que les Aveugles n’avaient pas éloigné Eva de la lumière, elle était maligne la petite. « Sois respectueuse, je ne suis pas si vieux. » Certes, il n’était plus dans la tranche d’âge très jeune, mais tout de même, elle lui devait un minimum de respect. Bien entendu, Eva semblait déborder et partir dans tous les sens. Misha la regarda durement, un regard qui disait bien qu’il ne tolérait aucun manque de respect et de défiance. « Je connais car je les pratique et que je fais passer la parole des dieux. As-tu déjà perdu la tête dans cette grotte pour oublier qui je suis ? Reprends-toi. Tu es en train d’agir comme quelqu’un défiant notre Prophète. N’oublie pas que nous sommes des Enfants, nous n’avons pas à nous entre-déchirer de la sorte, c’est indigne des dieux. »

Il la regardait comme si elle avait perdu la tête. Il n’avait rien à lui prouver, s’investissant assez sur le Berceau, faisant les rituels, rependant la parole des dieux, ramenant les brebis galleuses dans les rangs. Certes, il était ingénieur, mais dès le moindre temps disponible, il s’investissait auprès des dieux et des siens. Il commençait sérieusement à se demander si elle n’avait pas subi un lavage de cerveau de la part des Aveugles. « Peut-être que leur chemin sera difficile, mais ne te laisse pas attendrir. Il y a des gens qui resteront Aveugles toute leur vie. » Il n’y avait pas que des croyants, même sur le Berceau. Il en avait vu des gens douter, des gens qui étaient morts, qui avaient tenté de fuir. « Ils vont essayer de nous faire douter, de nous faire croire qu’ils savent tout et que leur vie est mieux que la nôtre. Nous sommes ici pour répandre la Lumière, reprendre nos terres. Ils ont tué certains des nôtres, ne l’oublions pas. » Eux avaient tué des Aveugles, mais cela le répugnait moins. Misha refusait d’avoir le moindre pardon pour ces gens-là.

« S’ils étaient si bons, ils auraient vu les plus jeunes qui sont ici, avec nous. Crois-tu que les nôtres ont maltraité leurs prisonniers comme ils nous maltraitent ? S’ils ont attrapé des jeunes, ils les traiteront bien, comme nous l’avons toujours fait. » Il étouffait. Il se massa la nuque, colérique. Il détestait être ainsi, il détestait entendre quiconque défendre les Aveugles. Quand il pensait à l’état du Berceau, les machines qui se fatiguaient, c’était une question de survie. Bien sûr, il ne pouvait pas dire à Eva. Il ne pouvait pas dire qu’il y avait des choses impossibles à réparer. Cela devenait une question de survie pour les prochaines générations. Ses enfants ne pourraient pas grandir convenablement sur le Berceau. Misha se calma et décida de changer de sujet. Il refusait de se bagarrer avec Eva. Il n’abandonnerait pas les siens. Si elle montrait de la défiance, il ne manquerait pas d’en faire un rapport sur le Berceau et elle répondrait aux dieux de son arrogance, voilà tout. Pour l’instant, ils devaient rester unis. Les Aveugles seraient bien trop heureux de les voir se bagarrer. La langue ancienne était impure et il le savait. Eva affirma que s’ils voulaient, ils pourraient. Misha la sonda, ignorant qu’elle faisait de même avec lui. « J’ai essayé de leur réciter des textes anciens, mais cela semble les agacer. » Probablement car ils ne comprenaient rien.

« Que proposes-tu pour les atteindre ? La Parole leur est inaccessible. Peut-être l’art leur parlera. » Et il se rappela qu’elle dansait. Mais y seraient-ils sensibles ? Ou n’y verraient-ils que le corps d’une femme, sans voir la Parole de Svarog dans ses mouvements ? Sans musique, la tâche serait ardue. Misha tenta de se mettre mieux, mais impossible. L’humide collait aux vêtements, il manquerait plus qu’il ne tombât malade. Peut-être cela expliquerait ses humeurs difficiles, le manque de lumière, la mauvaise nourriture, tout ceci pouvait le rendre malade et altérer son jugement.
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 535 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : BYWEASLOVE (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 870

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le Mar 30 Juin 2020 - 20:11

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Parlant d'Ana, parlant de la guerre. Les conséquences là. « Serais-tu prête à donner la mort ? » La première fois que le sang avait coulé. La pointe du bâton de combat tranchant et perçant. Mort que j'avais évité en dansant avec l'aveugle. Bâton qui de nouveau ne m'avait pas faillit alors que j'étais devenue l'arme de Peroun. Pointe de l'arme qui s'était planté avec violence dans la jambe de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Le sang qui avait giclé. Ayant disparu de l'ombre tout aussitôt pour surgir de nouveau et frapper, faisant tomber les aveugles comme des mouches comme [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Elle que j'avais blessé. Lui qui avait attiré mon regard. Tableau poétique et romantique qui semblait formé. Et pourtant, au final, chacun d'entre nous n'avait répondu qu'au sang, qu'à la colère, qu'à la vengeance. Le désir de vengeance qui avait grandi alors que le voleur s'enfuyait. Ayant perdu mon arme de combat, l'extension de mon bras mais ayant gagné une épée. Mais au final ce n'était pas de la pointe de mon épée que j'avais transpercée [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] même si alors plus que jamais j'aurai voulu que la pointe de cette épée traverse son coeur. Pour Vladimir. Son bras que j'avais désarticulé à la place car voulant la voir souffrir autant que j'avais souffert en voyant mon ami mourir. Quelqu'un extérieur qui aurait pu dire que ce n'était pas moi, mais c'était moi. Long moment de silence alors que les images de la bataille tournoyaient dans ma tête. Soudainement, ce n'était pas seulement l'humidité et la froideur des cellules que je ressentais de l'extérieur que cette froideur intérieure comme si je devenais de glace alors que lui brûlait d'un feu ardent, celui de la haine. « Je le voulais. » Une vérité nette et absolue. Il ne servait à rien de croire que je n'avais pas succombé à l'appel de l'obscurité. Masque de guerre qui avait été peint sur mon visage alors que le sang et la boue avait maculé mes vêtements. Disparaissant l'image de la jeune femme au visage rayonnant.

Et sans doute prête à tuer pour sauver Anastasia, voir à mourir alors que tout comme lui, un serment nous reliait avec Lazuli. Et curieuse d'en savoir plus sur le lien qui l'unissait à la jeune femme aux cheveux blonds et visage sévère. Paraissant si froide de l'extérieur pour ceux qui ne la connaissait pas. Mais ce n'était pas la vérité alors qu'elle était protectrice, et prête à défendre sa fille plus que tout, du bout de ses crocs et de ses griffes. Ne doutant pas que là-bas au sein du berceau, elle était prête à remuer ciel et terre, voire mettre des cités à feu et à sang pour obtenir des réponses et nous retrouver. Regard qui se tournait vers lui alors qu'il reprenait la parole. « Nos familles se connaissent et elle a été là quand ma femme est morte. » Ce que mes parents avaient aussi été, le trouvant toujours plus que respectable, prêt à chanter ses louanges. Mais ce n'était pas pour autant qu'un tel lien unissait nos familles. « Vous devez être proches. » Un simple constat alors que sa femme était morte il y a des années. Un lien qui les unissait alors qu'elle avait été là pour elle. Et rare étant les fois où j'avais vu la disciple s'ouvrir complètement, voir son visage s'illuminait. Il fallait du temps pour gagner sa confiance. « Elle ne m’a jamais parlé de toi non plus. Quel est ton lien avec elle ? » « Je suis proche d'Ana. » C'était ainsi que je l'avais connu. Et sa fille était devenue comme une soeur. Mais ce n'était pas seulement une soeur que je voyais en elle, voyant bien plus derrière ce visage angélique. Voyant le futur. « Je veux être sa mentor après. » Ce que je voulais, l'entraîner pour qu'elle devienne l'une des meilleures oracles que le berceau n'avait jamais vu. Ce dont j'étais certaine qu'elle deviendrait alors qu'elle avait tellement de potentiel. Représentant le futur. Représentant l'espoir. Un espoir à préserver.

« Sois respectueuse, je ne suis pas si vieux. » N'ayant pas aimé la comparaison ou la petite piqûre de rappel. N'ayant pas apprécié la taquinerie ou ce rappel que le temps passait vite, bien trop vite. Un commentaire que l'Eva d'avant n'aurait jamais fait. Elle n'aurait jamais jugé une personne sur son âge ou s'en serait permise de lui rappeler par taquinerie, note défensive ou volonté de faire du sarcasme. Mais la Eva d'avant s'éloignait déjà à grands pas alors que son regard à lui, à cet homme pas si vieux et pourtant vieux devenait plus dur. Me retenant soudainement de sourire alors que la situation n'avait rien de comique. Me retenant de sourire alors que son front plissait et apparaissait des petits plis alors qu'il devenait de plus en plus sérieux, de plus en plus formel. Comme pour me faire la leçon ou me rappeler que j'étais en train de commettre une boulette. Me montrer avec sévérité que les avions en papier que je venais de lancer ne s'étaient pas envolé pour atterrir avec succès dans la poubelle mais étaient tombés à côté. Paraissant néanmoins avec sa carrure dessinée légèrement dans l'obscurité plus que jamais grincheux et solitaire et étrange. L'une des seules raisons qui permettaient d'apprécier l'obscurité était qu'elle permettait de rendre plus difficile à observer les traits de son voisin. Il devenait dès lors bien difficile de voir s'il souriait ou s'il pleurait mais que certaine de voir son visage se creusait, se plissait comme il avait tendance à le faire les rares fois où je l'avais croisé au berceau. « Je connais car je les pratique et que je fais passer la parole des dieux. As-tu déjà perdu la tête dans cette grotte pour oublier qui je suis ? Reprends-toi. Tu es en train d’agir comme quelqu’un défiant notre Prophète. N’oublie pas que nous sommes des Enfants, nous n’avons pas à nous entre-déchirer de la sorte, c’est indigne des dieux. » Et en effet, il l'était. Aussi un oracle bien que sa branche était moins celle de la créativité, auprès des dieux qu'intellectuelle. Ingénieur avant tout. Profession similaire mais qui me paraissait pourtant moins parfaite bien qu'il était tout aussi dévoué aux dieux qu'à ses siens. Consciente que si mes parents étaient là, ils auraient été chagrinés de voir leur fille parler ainsi et déçus, extrêmement déçus. Me rendant compte aussi que c'était la première fois pendant laquelle je pensais réellement à eux de nouveau. Obnubilée par les entraînements au combat puis la guerre et désormais par nos geôliers. Mais il était certain que s'ils auraient été là, ils auraient tombé par terre. Des propos que je n'aurai jamais osé tenir avant ni même osé lui tenir tête. Ce qui était une marque d'affront, d'irrespect et qui pouvait être considéré comme il le disait comme un acte de défiance envers le prophète. Détestant peut-être encore plus l'idée qu'il puisse remettre en cause ma foi alors que j'avais versé mon sang pour le prophète, pour les dieux, que je faisais partie d'une des plus jeunes personnes autant impliquées sur le berceau. Encore là, encore vivante. Ne cédant pas devant nos geôliers. Mais là où j'aurai pu argumenter, je ne le fis pas, faisant taire cette voix dans mon esprit, cet instinct qui me disait pour l'une des rares fois à lui répondre. Au lieu de cela je reprenais la parole docilement. « Pardonne-moi, cet endroit me met les nerfs à vif. » Ce qui était le cas. N'étant pas à l'aise ici. Le jour qui n'était pas vu. Il y avait l'obscurité. La paroi grîsatre de la caverne. Toujours cette même froideur et humidité. Toujours des nouvelles questions mais aussi de nouvelles cicatrices qui s'ajoutaient. Séance de torture dont je revenais et espérant qu'il comprenne la situation alors que les nerfs de chacun étaient mis à vifs, que j'étais inquiète pour Ana et que nous étions testés de plus belle.  « J'ai besoin de prier. » Une certitude. Me raccrochant à la foi aussi.

« Peut-être que leur chemin sera difficile, mais ne te laisse pas attendrir. Il y a des gens qui resteront Aveugles toute leur vie. » Je ne me laisse pas attendrir. Ne le pouvant pas alors qu'ils avaient tué les nôtres, qu'ils avaient blessé. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui avait tué Vladimir sous mes yeux, juste devant moi. Ne pouvant oublier alors que son visage venait désormais me hanter comme celui des morts. « Mais le prophète m'a donné une mission, de guider ses enfants vers la lumière et ceux qui tombent dans l'obscurité, c'est ce que je continuerai de faire. » Une mission que je continuais de remplir dans ce monde, même si à des milliers de lieu de là, je ne pouvais plus continuer de répandre la bonne parole et solliciter les Dieux. « Ils vont essayer de nous faire douter, de nous faire croire qu’ils savent tout et que leur vie est mieux que la nôtre. Nous sommes ici pour répandre la Lumière, reprendre nos terres. Ils ont tué certains des nôtres, ne l’oublions pas. » « Pour le moment, leur vie ne parait pas être meilleure que la nôtre. » Un constat. Ne sachant rien à vrai dire de leur vie, n'ayant pas compétence pour en savoir autant que ceux qui avaient préparé cette mission, cette invasion. N'ayant aucune idée de l'endroit où ils vivaient, me demandant simplement si leur vie était celle-ci, là aussi plongée dans l'obscurité, dans ces cavernes immondes et humides. Une possibilité bien effrayante.


« S’ils étaient si bons, ils auraient vu les plus jeunes qui sont ici, avec nous. Crois-tu que les nôtres ont maltraité leurs prisonniers comme ils nous maltraitent ? S’ils ont attrapé des jeunes, ils les traiteront bien, comme nous l’avons toujours fait. » « Oh crois-moi j'étais là quand nous nous battions sur le champ de bataille, aux côtés d'Ana, ils n'ont que faire de savoir des enfants parmi nous. » La vie des plus jeunes ne leur importait pas. J'avais pu le voir de mes propres yeux quand ils avaient tenté de la tuer. N'ayant montré aucune compassion, nous ayant simplement enfermé là et depuis c'était autre chose. « J’ai essayé de leur réciter des textes anciens, mais cela semble les agacer. » Esquissant un sourire qu'il ne nous vit pas. « Ils paraissent si frustré de ne pas pouvoir nous comprendre. » Ils l'étaient et sans aucun doute que s'ils possédaient des talents en télépathie, ils se seraient réjouis. Mais là n'était pas le cas, au lieu de cela, ils devaient faire face à nous. Ils devaient réussir à nous briser ou obtenir des réponses par n'importe quel moyen sans pour autant voir que nous étions aussi en train de chercher des indices pour les comprendre, pour tenter de déchiffrer ce qu'ils disaient et percer leurs défenses. Un jeu de dupes et un jeu qui prenait du temps. Mais justement ce temps nous le possédions et nous pouvions nous permettre de l'user à bon escient pour Svarog. « Que proposes-tu pour les atteindre ? La Parole leur est inaccessible. Peut-être l’art leur parlera. » « On pourrait tenter. Je ne donnerai rien de mieux que de pouvoir les atteindre en dansant, voir en chantant mais encore faudrait-il être libéré de nos chaînes. » A chaque fois attaché et étant surveillés de près, gardés. Des interrogateurs qui se succédaient, toujours au minimum par deux voir plus pour enchaîner les questions ou les coups et toujours s'assurer que nous leur étions soumis. Mais si je pouvais être libre alors il était certain que je pourrai sans aucun doute tenter de les convaincre, user l'art pour les attirer vers la lumière de Svarog. Ce que je faisais, usant la danse mais aussi usant le chant. Chantant et accompagnant les danses, priant pour ceux dans le besoin. Peut être une solution. « A quoi tu penses ? » Curieuse de savoir à ce qu'il pensait pour les atteindre, pour les guider vers la lumière.

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Misha Machir
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le Lun 6 Juil 2020 - 21:37
Misha lui avait demandé si elle serait prête à donner la mort et de longues secondes s’étaient écoulées avant qu’elle ne parlât. Il hocha la tête quand elle avoua la vérité. « Nous ne sommes plus les mêmes que hier et nous ne serons plus les mêmes que demain. Ce continent nous transforme et nous devons l’accepter. Péroun est implacable et parfois, il a commis des choses affreuses, mais nécessaires. Si nous n’oublions pas Svarog, si nous n’écoutons pas Czernobog, tout ira bien. » La guerre n’allait pas sans mort, malheureusement. Il regarda en détail Eva, elle semblait si différente, si éteinte. Comme si on avait éteint sa flamme intérieure. Il avait cru qu’elle n’était qu’une gamine innocente, mais il entrevoyait autre chose, la future femme qu’elle se destinait à être. Il avoua son lien avec [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], ne disant pas la vérité. Ce désir animal qu’il ressentît pour elle. Il se souvenait encore de son corps contre le sien quand ils s’étaient entraînés au combat. Misha savait que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] n’était pas une femme pour lui, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] lui était destinée, elle était mieux. Il avait déjà pêché adolescent en s’adonnant à la chair par passion, sans réfléchir. Ada l’avait canalisé, l’avait élevé toujours plus haut. Il devait privilégier la raison, le désir était la tentation même pour lui et trop destructeur. Il sortit de ses pensées quand Eva dit être proche d’Ana.

Plus logique, il hocha la tête. Il apprit ainsi qu’elle voulait devenir sa mentore. C’était étrange, mais il ressentit une certaine joie de savoir que sa cadette se projetait à s’occuper des plus jeunes qu’elle. « C’est bien, nous devons offrir le juste chemin aux plus jeunes et en faire notre futur. » Quitte à oublier les anciens, mais c’était ainsi. Seule la vie comptait et la jeunesse. Et puis tout dérapa, Eva semblait perdre la tête. Misha la remit à sa place sans réfléchir, d’un ton autoritaire qui n’acceptait aucun compromis. Il la regardait si durement. Elle s’excusa, mais il comprenait. Elle venait d’une séance d’interrogatoire ou de torture ? Difficile à dire. Il n’osait lui demander si elle avait été malmenée. Il n’était pas bête, vu les coups qu’il se prenait, il se doutait que les femmes subissaient de même. Elle dit avoir besoin de prier. « Peut-être pourrait-on prier Soud ? Lui seul sait quel destin nous attend. Il voit notre fil de vie, nos épreuves à venir. Les autres nous trouveront. » Il voulait lui souffler de l’espoir. Les autres ne les abandonneraient pas. Il connaissait plusieurs pour savoir qu’ils ne les abandonneraient jamais.

Il n’avait pas voulu en parler au début, mais finalement, pourquoi ne pas partager son espoir avec Eva ? L’idée que les autres viendraient un jour le maintenaient en vie. Cependant, il avait conscience que ce n’était pas demain, peut-être serait-ce dans des semaines, voire au pire des cas, des années. Ses enfants grandissaient sans lui. Il chassa cette pensée d’horreur, sa famille veillerait sur eux et les élèverait. Mais quel choc cela devait être pour eux, surtout son fils. Ils avaient déjà perdu leur mère et voilà qu’il perdait leur père. Misha baissa la tête, envahi par la tristesse, tristesse qui se mua en colère, refusant de se laisser aller. Depuis quelques temps, il avait remarqué que ses émotions fluctuaient de manière étrange, voire dangereuse, mais il refusait de voir la vérité. Il refusait de se laisser attendrir par les Aveugles, les haïssant de toute son âme. Il écouta Eva dire qu’elle devait guider les enfants vers la Lumière et il hocha la tête. Il savait qu’elle avait raison, elle était plus sage que lui. Quand l’ingénieur était-il devenu aussi enragé ? Il semblait constamment habité par Péroun, incapable de s’apaiser. Il redressa la tête quand elle affirma que leur vie ne paraissait pas meilleure que la leur. « Ils semblent… différents les uns des autres. Certains ont une allure étrange, d’autres portent des habits… en peau de bête ? Même leurs visages semblent différents. S’ils sont du même peuple… C’est étrange. »

Et il repensa quand ils étaient sur la plage, qu’ils les avaient surpris et là encore, il y avait eu toutes sortes de gens. Misha trouvait tout ceci illogique, incompréhensible. Il se massa la nuque, sentant une migraine pointer le bout de son nez, il réfléchissait trop. Il apprit ainsi que la vie des plus jeunes ne comptait pas. Il soupira. « C’est pire que ce je pensais… J’ai cru voir des jeunes chez eux, des jeunes qui se battaient comme chez nous… » Il repensa aux regards qu’il avait croisé, aux peurs qu’il avait cru sentir. Ces Aveugles pourraient-ils leur ressembler ? Il refusait de l’envisager. Il avoua à Eva avoir récité des textes, mais que cela les agaçait. « Ils ne parlent absolument pas notre langue. » Et c’était si déroutant. Il n’y avait aucun moyen de communication, sauf la langue impure, l’anglais. Il vit qu’il pensait pareil qu’Eva qui parla de danser et chanter. Il hocha la tête. « Ils ne te laisseront jamais danser, ils te frapperont si tu bouges. » Et il refusait l’idée même qu’elle souffrît encore. « Je pensais au chant. Ils te parlent, alors ils attendent que tu parles ? Comment réagiront-ils si tu chantes ? Peut-être que cela les rendra curieux. » Il fallait trouver une porte d’entrée. Il regarda Eva, son visage doux, il la revoyait danser et chanter sur le Berceau. Elle était douce et pouvait apaiser les âmes. « Il faut les attendrir, leur faire oublier qui nous sommes. »

Des envahisseurs, des ennemis. Il fallait se lier à eux. Misha était incapable de douceur, bloc de froideur et dureté. « Et si nous leur faisions croire que nous ne sommes pas d’accord entre nous ? Peut-être est-ce ce qu’ils désirent, que nous nous séparions. » Les duper dans leur bêtise, c’était tentant, mais dangereux. L’un d’eux pouvait tomber, trouver leur Obscurité si belle. Il pouvait tenter aussi de les charmer, d’abaisser sa carapace. Il ne le dirait jamais, mais peut-être pourrait-il souffler un mot en anglais. Il devait passer plus de temps à écouter. Les mots reviendraient peut-être un jour, un peu. Misha risquait de se brûler en se rappelant la langue impure.
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 535 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : BYWEASLOVE (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 870

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le Mar 7 Juil 2020 - 17:17

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Nous ne sommes plus les mêmes que hier et nous ne serons plus les mêmes que demain. Ce continent nous transforme et nous devons l’accepter. Péroun est implacable et parfois, il a commis des choses affreuses, mais nécessaires. Si nous n’oublions pas Svarog, si nous n’écoutons pas Czernobog, tout ira bien. » Et en effet ce continent nous transformait, de même que la guerre nous avait transformé. Peroun qui n'était pas le dieu de la douceur alors que la guerre était une tragédie brutale et violente, ne restant après que de notre devoir de faire ce qu'il fallait pour survivre et permettre à la mission de se réaliser. Le risque qui était en effet de succomber à Czernobog alors que nous nous trouvions loin du berceau, de nos proches, du confort. Plongés dans le froid, l'obscurité, l'humidité et la tourmente. Il ne tenait qu'à nous de pouvoir réussir à s'en sortir et pouvoir réussir à rester debout. « Nous devons nous adapter. » Ce que nous devions faire mais nous devions aussi survivre. Une priorité. Celle en effet de résister à nos geôliers qui attendaient des réponses. Nous ne devions pas seulement résister mais aussi tenir jusqu’à l’arrivée des autres enfants de Svarog. Aucun doute qui n’effleurait mon esprit à l’idée qu’ils ne puissent pas revenir, qu’ils ne puissent pas reprendre les barques, voguer sur les flots et débarquer sur le continent de nouveau. N’ayant absolument aucun doute et au contraire la certitude absolue qu’ils viendraient à notre rescousse. Ce dont j’étais certaine, d’autant que parmi nous se trouvaient des proches. Lui qui avait perdu sa femme mais qui avait des enfants. Consciente aussi qu’en connaissance de cause, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] devait se débattre comme une lionne au cœur du berceau pour obtenir des réponses. Ne connaissant pas de mère plus féroce qu’elle alors que j’avais la certitude qu’elle avait les griffes sortis. Mais si je l’imaginais prête à se battre et tout tenter pour retrouver sa fille, je ne voyais pas mes parents se comportaient de la même manière. Il y avait cette distance entre eux. Pour eux mon destin reposait entre les mains des dieux, et comment aussi ne pas être d’accord avec eux. Ce que je pensais aussi que mon destin suivait celui des dieux, mais ayant peut être parfois ce brin d’espoir idéaliste qu’ils puissent être inquiets. Néanmoins réaliste, en doutant et plus que sceptique face à cette idée alors que les marques d’affection étaient rares. Ils m’avaient formé pour servir la communauté. La communauté passant avant les liens familiaux. Ce que je savais. Un principe que j’appliquais. Ayant fait de moi une jeune femme autonome. Et certainement que cette indépendance me servirait, étant prête, la tête fièrement levée, prête à faire face de nouveau à nos interrogateurs. Peut être parfois un peu trop impatiente d’y retourner pour les affronter, mais s’il y avait là de l’impatience, il était aussi connu que la partie qui s’en suivait n’était pas une partie de plaisir. Ce qu’il savait aussi.

« C’est bien, nous devons offrir le juste chemin aux plus jeunes et en faire notre futur. » « Une grande destinée l'attend. » Parlant de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Ce dont j'étais certaine. Un chemin qui était tracé devant elle. Un chemin qui pouvait la conduire au plus près des dieux, au plus près de Svarog. En étant certaine. Futur qui était néanmoins retardé alors que l'invasion avait survenu. Invasion et plus précisément mon kidnapping qui avait aussi permis de retarder les plans de mariage que préparaient mes parents. Célébrations qui avaient été retardées et ce qui n'était pas pour moins me rassurer. Un problème qui pouvait être mis de côté pour le moment, alors que de nouveau je pouvais continuer de me projeter et me focaliser sur la mission qui m'avait été confiée plutôt que celle maritale. Des pensées qui étaient peut être impures mais estimant simplement être trop jeune et n'étant certainement pas prête à me poser pour l'instant. La vie qui s'offrait encore à moi et de nouvelles voies qui se dessinaient devant moi. N'étant toutefois pas la seule dans ce cas, alors que tous ceux qui se trouvaient dans cette cellule voyaient tous leurs plans futurs de mariage être repoussés pour l'instant. Chacun plus ou moins chanceux alors que nombre de mariage qui s'opéraient au coeur du berceau étaient des mariages arrangés pour le mieux.

Et ayant tout autant le besoin de me recentrer, de chasser les ombres et retrouver la paix. « Peut-être pourrait-on prier Soud ? Lui seul sait quel destin nous attend. Il voit notre fil de vie, nos épreuves à venir. Les autres nous trouveront. » « Oui. » Les effigies des dieux qui évoluaient au fil des siècles, mais toujours là, offrant toujours une corde auquel se raccrochait dans les moments les plus obscurs. Et c'étant en chuchotant que je commençais à palsomier les chants et prières sacrées, me raccrochant à la foi alors que les yeux fermés, le monde s'effaçait. Mon esprit qui n'était plus là si ce n'était ailleurs, alors que je me remettais à Soud. Notre destinée qui nous appartenait pas, mais tout aussi certaine que Soud, Svarog et Rod, alliés avec le plus ancien des dieux permettraient aux enfants de Svarog de se retrouver et à eux de nous retrouver. Eux qui représentaient notre espoir mais aussi la force. Les mains liées. De notre côté nous ne pouvions rien faire si ce n'est tenter d'en savoir plus, voir s'échapper. Un destin que nous pouvions tenter de contrôler mais en attendant le caroussel continuait de tourner.

« Ils semblent… différents les uns des autres. Certains ont une allure étrange, d’autres portent des habits… en peau de bête ? Même leurs visages semblent différents. S’ils sont du même peuple… C’est étrange. » Il avait raison. Ces mêmes points de comparaison que j'avais constaté brièvement. Certains qui portaient aussi des tatouages. Certains qui avaient une peau plus rosée tandis que d'autres semblaient avoir passé trop de temps au soleil. Là où les enfants de Svarog avaient pour la majorité une crinière brune, des traits plus ciselés, les cheveux des aveugles étaient illuminés de teintes brune, blonde, rousse et encore. Leur tenue comme il l'avait fait remarqué qui était aussi différente alors que certains portaient des peaux animales, d'autres des vêtements plus rustiques, d'autres des vêtements plus modernes, plus classiques. « C'est vrai, ils sont différents... peut être qu'ils sont divisés ? » S'ils étaient divisés entre eux, alors peut être qu'il serait plus facile de se servir des failles, des points de rupture pour permettre la conquête du continent, permettent leur apprentissage et les guider vers Svarog. « Nous sommes chanceux. » Idée qui me traversait l'esprit alors que je ne pouvais que me demander si notre présence en ces lieux, ce kidnapping n'était pas le fruit de la volonté de Svarog et de Rod, le plus ancien des dieux slaves, qui était presque oublié, remplacé par Svarog et qui avait pourtant été représenté, tenant entre ses mains le livre du destin. Désormais dans l'ombre de Svarog mais qui en pouvait lui non plus être oublié. Il était de mon devoir de transmettre le message de tous les dieux, d'être proche de tous, même de ceux qui étaient plus lointains, plus oubliés. « Nous pouvons apprendre, nous pouvons découvrir qui ils sont, leurs forces et leurs faiblesses, nous pouvons les guider vers Svarog mais nous pourrons aussi revenir au berceau avec le savoir. » Une alternative que de revenir là-bas avec des informations précieuses sur les aveugles. Notre devoir de comprendre qui ils étaient pour pouvoir mieux les cerner, pour pouvoir s'affranchir des mystères pesant autour d'eux et tenter de percer leur défense. « Chaque vision doit être une opportunité. » Chaque rencontre, chaque vision d'eux était une chance. Nos geoliers qui étaient pour le moment absents, mais il était de notre devoir d'en savoir plus sur eux. Une course contre la montre où l'information était la clef. Les deux camps qui s'opposaient, qui s'affrontaient alors que chacun voulait tout savoir sur l'autre. Plus que de la curiosité, une volonté de leur part de savoir où nous avons emmenés les leurs et notre volonté de les convertir vers Svarog. Des pièces qu'il était nécessaire de déplacer avec soin et une partie d'échec qui pouvait se jouer de différentes manières.

« C’est pire que ce je pensais… J’ai cru voir des jeunes chez eux, des jeunes qui se battaient comme chez nous… »« J'en ai vu aussi, mais pas aussi jeunes que certains des nôtres. » Ayant vu certains qui devaient avoir mon âge mais n'en n'ayant pas vu qui étaient aussi jeunes d'Ana. Peut être qu'ils n'avaient pas d'enfants. Peut être que les enfants n'apprenaient pas l'art du combat. Peut être que... Il y avait trop de peut être. Il y avait une once de curiosité, mais une curiosité qui pouvait être malsaine. S'il y avait des questions, il y avait aussi des réponses que nous n'aimions pas forcément entendre. Et il y avait des réponses qui pouvaient ébranler la foi, la croyance envers le berceau. Mais pour le moment l'esprit n'était pas à chercher des réponses tordus, à trouver des points de comparaison. Focalisé sur Svarog et les siens.

« Ils ne parlent absolument pas notre langue. » Faisant un hochement de tête dans l'obscurité, qu'il ne vit sans doute pas. Mais en effet, il ne la parlait pas. La barrière de la langue qui pourrait être une difficulté, qui était déjà une difficulté. « Ils ne te laisseront jamais danser, ils te frapperont si tu bouges. » « Ils le font déjà quand nous sommes attachés. Tenter n'y changera rien, mais peut être... » Peut être que danser fonctionnerait. Paraissant néanmoins difficile que le traitement puisse être plus cléments ou moins pires alors que les coups pleuvaient déjà, alors qu'après la violence verbale se succédait la violence physique. Attachée lors des interrogatoires. Enchaînée. Espace personnel qui n'existait plus. Mais la douleur elle existait alors que tôt ou tard, à chaque fois ils craquaient, ne réussissant à maintenir un visage sympathique, voulant des réponses. Affolés alors qu'ils semblaient perdus. Et perdus, ils l'étaient dans une obscurité sans nom et sans fin. « Je pensais au chant. Ils te parlent, alors ils attendent que tu parles ? Comment réagiront-ils si tu chantes ? Peut-être que cela les rendra curieux. » « Tu as raison. Chanter je peux. » Avec le chant, ils seraient possible de les guider vers Svarog, de les convertir. Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors que chanter je savais faire. Il y avait des étoiles qui apparaissaient dans mon regard alors que je pensais aux rituels, aux chants les accompagnant, à ce moment où j'avais l'impression de me trouver si proche des dieux. « Il faut les attendrir, leur faire oublier qui nous sommes. »« Moi qui aurait pensé que me voir aurait suffit.. » Mi figue, mi raisin. Ne pensant pas être laide. Ayant plutôt pensé que cette vision de douceur et de beauté, aurait suffit à les convaincre. Ce qui ne semblait pas avoir été le cas comme l'avait prouvé mes précédents interrogatoires. La déception. Mais la meilleure idée qui restait néanmoins de se lier avec eux, de trouver des points d'accroche. « Et si nous leur faisions croire que nous ne sommes pas d’accord entre nous ? Peut-être est-ce ce qu’ils désirent, que nous nous séparions. » « Ne crains-tu pas que Chernobog vienne tenter les plus faibles ? » Le dieu de l'obscurité. Plus démon qu'ange. Entraînant même les plus pieux vers les ténèbres. Ce qui était un risque que cette stratégie en vienne à nous coûter. Loin des enfants de Svarog, loin du berceau, loin des commandements de nos aînés, certains pourraient vouloir céder. Regard qui ne le quittait pas. Diviser pour mieux régner. Une stratégie qui pouvait se révéler très efficace mais encore fallait-il pouvoir compter sur des éléments solides. La division et l'isolement parmi ces partenaires de cellule, Yana, Nikita, Ana, Misha et moi qui pouvaient aussi être le début de notre chute.

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Misha Machir
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le Mer 15 Juil 2020 - 11:05
S’adapter encore et toujours, ils n’avaient pas le choix, c’était une question de survie. Misha espérait qu’on viendrait les chercher, les leurs ne les abandonneraient pas compte tenu du rôle de chacun. Il y en avait qui avait des rôles plus importants que d’autres, mais tout le monde comptait. Misha tenta de reposer son dos contre une paroi, mais elle était humide et désagréable. Cela avait tendance à irriter ses nerfs de se rendre compte qu’aucune position n’était reposante. C’était une épreuve de plus à traverser, inutile de s’énerver. C’était pour le tester, encore et encore. Leur futur était parmi les plus jeunes qui composaient le groupe. Il fallait veiller sur eux, s’assurer de leur avenir quitte à ce qu’eux, ils ne soient plus de ce monde après la fin de cette aventure. Une part de Misha se rebellait contre cette idée, il voulait voir ses enfants grandir et voir ce qu’ils deviendraient l’un comme l’autre. Une autre part acceptait si ce destin devait se réaliser. La mort était une étape à franchir et permettait de rejoindre les dieux. L’ingénieur ressentait le besoin de prier, de se recentrer alors que son intérieur semblait ébranlé. Il proposa à Eva de prier. Soud entendrait peut-être leur prière et saurait les guider sur le destin tumultueux qui les attendait.

Misha joint ses mains et se mit à prier, lentement, la voix rauque et discrète. Il ne sut pas combien de temps s’écoula alors qu’il récitait les prières propres à Soud pour l’invoquer, lui demander d’exécuter leur destin que lui seul possédait. Lentement, le brun ouvrit les yeux. Il se sentait bien, entier et rempli de la foi envers les dieux. La rage qu’il retenait constamment était apaisée. Peut-être les dieux et surtout Soud, avait entendu son appel et accepté d’apaiser son âme douloureuse. La vie si pénible ici semblait soudainement plus légère. Mais Misha savait que ce répit serait de courte durée. C’était à chaque fois la même chose, le répit était de plus en plus court pour une raison qui lui échappait. Un certain trouble l’envahit, un trouble qu’il se dépêcha de cacher. Il ne pouvait montrer son âme troublée rongée par Czernobog. A la place, il parla de ces Aveugles qui ne possédaient aucune logique. Il n’y avait rien de pire que de se rendre compte que son ennemi ne possédait pas de logique, c’était déroutant. « S’ils sont divisés, alors tant mieux pour nous. » C’était une idée, mais il ne fallait pas prendre cela pour acquis. Après tout, eux étaient restés sur la terre ferme alors que les Enfants avaient fui cette fin du monde programmée. Seuls les dieux ce qui s’étaient passés durant ce temps qui séparait les deux peuples, quelle folie les avait envahis, loin des dieux. Il allait falloir apprendre d’eux et essayer de les découvrir. « Ils ne nous laisseront pas voir leur faille, il va falloir les atteindre. » Se mêler à eux, cela semblait impossible.

Impossible car ils ne partageaient pas la même culture, la même langue. Misha craignait que s’ils s’approchaient trop des Aveugles, ils perdent la Lumière. Il commençait à se demander quelle était la volonté de Svarog. Qu’ils se perdant dans cette conquête, qu’ils oublient qui ils étaient, pour se mêler à ces Aveugles ? Apprendre leur savoir, jamais, on les laisserait croupir ici. Il admirait la foi d’Eva, mais lui, à chaque vision avec ces Aveugles, il ne voyait rien. Ils avaient une certaine constance dans leur bêtise. Différents visages à chaque fois, mais la même méthode, cet anglais maudit qui était parlé, ainsi qu’une autre langue, les coups. Il y avait des visages qui se ressemblaient. Ils n’avaient pas l’avantage se rendit compte Misha. Et si leur peuple ne venait les chercher que dans des années ? Des années ici feraient des ravages, il en restait convaincu. Les moins croyants oublieraient la Lumière, se mêleraient aux Aveugles. Un frisson d’horreur le traversa alors qu’il imaginait leur pire avenir. Leurs jeunes combattaient, mais pas d’aussi jeunes que les leurs. Misha se massa l’arcade sourcilière, ce peuple aveugle n’avait aucune logique.

Comment élevaient-ils leurs enfants ? Il laissait son esprit tournoyer, chercher des échappatoires. Dur d’en trouver quand on était enfermé dans une cellule froide et inconfortable. Il tentait de trouver un plan pour les atteindre, quitte à utiliser Eva même si ce n’était pas avouable de faire cela. Ces aveugles les frappaient, leur hurlaient dessus, ils étaient faibles. « Ils n’ont aucune pitié, que ce soit pour les femmes ou les jeunes. Ils ne contrôlent pas leurs émotions. » Ils étaient instables. Misha se demandait comment les femmes et les jeunes capturés étaient traités sur le Berceau, mais probablement mieux qu’eux, assurément. Il était content qu’Eva approuve son idée de chanter. L’avis de la femme n’avait jamais vraiment compté pour lui, mais ils apprenaient à s’apprivoiser même si c’était franchement difficile par moment. Mais ils devaient rester soudés car c’était le seul moyen de survie. Misha espérait qu’elle pourrait les attendrir, mais cela pourrait s’avérer plus compliqué que prévu. « Normalement oui… Ils semblent indifférents à nos physiques. » Une manière détournée de dire qu’ils semblaient indifférents à la beauté d’Eva, car oui elle dégageait quelque chose, il en convenait. Peut-être n’envoyaient-ils que les adultes mariés pour s’assurer qu’aucun dérapage n’arrive.

Il n’y avait définitivement aucune logique dans tout ceci. Leurs ennemis les haïssaient de toute leur âme, quoiqu’ils fassent. Misha essayait la pire stratégie, mais peut-être fonctionnait-elle. Eva souleva un point qui l’inquiétait aussi. L’ingénieur se mura encore plus dans son silence habituel. « Peut-être que ne se sont que les plus croyants qui devraient le faire. Les plus faibles d’entre nous ont déjà affaire à Chernobog. » Pour ne pas dire les moins croyants, il ne fallait pas se leurrer. Misha pensa à lui, serait-il capable d’embrasser l’Obscurité pour atteindre les Aveugles ? « Tu peux chanter, moi, je peux devenir affable. » C’était dangereux, mais avaient-ils une autre stratégie ? Misha n’en voyait aucune. Il fallait accepter la possibilité de se perdre sur ce chemin et que peut-être, la Lumière les rappelle. « N’imposons pas cela aux plus jeunes ou aux plus fragiles. Ce serait les livrer à Czernobog. » Il ne savait pas si sa famille approuverait cette idée, mais il fallait savoir se sacrifier pour le bien commun, il le savait bien. Misha se demandait s’il était en train de perdre la tête pour trouver cette idée tout simplement fabuleuse…
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 535 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : BYWEASLOVE (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 870

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le Mar 21 Juil 2020 - 18:09

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Réfléchissant. S'en sortir, le but ultime. « S’ils sont divisés, alors tant mieux pour nous. » Un hochement de tête, alors qu'en effet, s'ils étaient divisés, peut être que nous pourrions percer leur défense, comprendre, retourner les uns contre les autres ou guider certain avec plus de facilité dans la lumière. Ce qui n'était pas une théorie du complot mais bien des suppositions. Connaissant peu d'eux, que de ce qui était vu au travers des interrogatoires et ce qui avait été vu sur le champ de bataille. « Comment sont-ils avec toi pendant les interrogatoires ? » Sujet plus délicat que j'abordais que celui de nos questionnements. Ces questionnements interminables, où toujours et encore, ils tentaient de savoir, de comprendre, de nous apprivoiser, de nous mettre la pression. « Certains sont plus violents... » Ils n'avaient pas la même personnalité, n'avaient pas les mêmes traits de caractère. Certains qui tentaient de se montrer plus doux, autant humain qu'il soit possible dans l'obscurité. Mais à l'inverse, d'autres se montraient bien plus violents, prêt à tout pour obtenir des réponses aux questions que nous ne comprenions pas. Certains interrogateurs qui étaient des hommes et d'autres des femmes. Certains plus jeunes et d'autres plus âgés. Peut être qu'il serait possible de les diviser, ou d'en influencer certains mais là encore la tâche paraissait ardue. Ni lui ni moi n'y étions arrivés. Tout ce que nous pouvions faire était de trouver un peu de répit, observer, reprendre son souffle. « Ils ne nous laisseront pas voir leur faille, il va falloir les atteindre. » « Cela risque d'être difficile. » Nous étions à chaque fois attachés, enchaînés à une chaîne. Mais s'il y avait des obstacles matériels, il y avait aussi les obstacles de la langue. Dans la plupart du temps, comme impuissant lors de ces interrogatoires où les coups pouvaient aussi succéder aux questions. Tentant de nous faire céder par tout moyen, alors que nous étions déjà affaiblis à leur merci. L'obscurité qui ne révélait pour le moment que la violence et la douleur. Ce qui semblait être. Notre devoir de ne pas craquer. Mais peut être qu'à la fin, ce ne serait que des morceaux de nous qu'il serait bon de récupérer. Des scénarios auquel je tentais de ne pas penser. Notre devoir d'être fort, pour le berceau, pour Svarog, pour les plus faibles.

« Ils n’ont aucune pitié, que ce soit pour les femmes ou les jeunes. Ils ne contrôlent pas leurs émotions. » Le contrôle qui résidait dans les émotions ou dans son cerveau. « Ils sont en colère. Ils veulent les leurs. » Ce qu'il voulait alors que nous avions débarqué, que nous nous étions emparé des leurs. Partant de là, ils ne répondaient que de leur émotion, comme nous répondions de nos émotions. Ce qui était certain. Pensant être comme eux même si alors je réfléchissais plus. Néanmoins, je savais aussi que sur le champ de la bataille c'était au grès de mes émotions que je m'étais exprimée. La colère et le désir de vengeance qui m'avaient guidé alors que j'avais frappé et voulu tuer. Ce que j'avais voulu. Instable. Once de folie. Once de vengeance. La guerre et l'amour sans aucun doute guidés plus par les émotions que par le savoir. Lui qui par comparaison était bien plus calme, bien plus calculateur. Mais tout autant, j'avais pu lire dans son regard, entendre dans sa voix le désir de vengeance et la colère. Tentés de frapper mais nous devions aussi nous montrer malins pour nous en sortir. « Il faut que nous soyons plus fort qu'eux. » Cependant s'ils ne trouvaient pas le repos, notre âme et notre esprit la trouvaient. Trouvant le repos dans les prières, trouvant la paix auprès de Svarog. Là où ils ne pouvaient se contrôler, il était notre devoir de nous rappeler que nous appartenions à une cause bien plus grande et bien plus importante. Appartenant au berceau. Un peuple qui était derrière nous. Des failles cherchés, mais le physique qui ne semblait pas suffire. Ne semblant succomber à nos beaux regards. « Normalement oui… Ils semblent indifférents à nos physiques. » Esquissant un sourire amusé dans le noir alors qu'il tentait de formuler ses pensées sans me froisser. Presque touchant pour un homme que j'entrevoyais comme un solitaire, presque bourru. « Nous avons tous nos faiblesses. » Il suffisait de trouver et de chercher avec soin leurs faiblesses.

Une stratégie qu'il proposait pour les atteindre mais des failles dans son plan qui m'inquiétaient. « Peut-être que ne se sont que les plus croyants qui devraient le faire. Les plus faibles d’entre nous ont déjà affaire à Chernobog. » « Est-ce qu'il faut leur dire ? » Est-ce qu'il fallait dévoiler ce plan aux autres ? L'information qui était transmise au sein du berceau que par cercle, morceau par morceau. Me rappelant aussi le choc auprès les propos du prophète. Fallait-il tout dire, préparer tout le monde au risque que certains craquent, fallait-il faire confiance au système ou fallait-il changer de plan. Nous n'étions plus sur le berceau, et à cet instant plus que jamais, je me sentais un peu perdue. Ne pouvant à vrai dire que me tourner vers lui pour avoir son opinion, plus âgé, plus expérimenté ou si peu, autant que moins mais cherchant ses conseils. Un plan qui se formait, qui pouvait être bon mais encore fallait-il ne pas se perdre en cours de route. « Tu peux chanter, moi, je peux devenir affable. » Un hochement de tête. Une stratégie. « N’imposons pas cela aux plus jeunes ou aux plus fragiles. Ce serait les livrer à Czernobog. » « N'imposons pas cela à Ana alors. » Ne devant rien dire. « Yana et Nikita ? » Leurs prénoms qui résonnaient dans un murmure. Nos autres compagnons de cellule. Connaissant peu Nikita. Fort physiquement mais représentant aussi le chaos. Ayant du mal à le cerner, à lui faire confiance alors qu'au contraire, j'avais une confiance absolue en la jeune femme aux cheveux blonds qui avait perdu sa langue. Dévouée au berceau. Faisant confiance mais des réserves qui existaient. Un plan qui incluait nous deux pour le moment, encore fallait-il voir si les autres seraient mêlés. Ne formant aussi pourtant qu'un, au nom de Svarog.
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Misha Machir
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le Lun 3 Aoû 2020 - 17:35
Misha espérait sincèrement que les Aveugles étaient divisés pour qu’ils puissent s’en sortir, mais il ne savait pas quoi penser. A certains interrogatoires, ils semblaient divisés alors qu’à d’autres, ils semblaient unis. C’était difficile de se reposer sur une certitude avec eux. La question d’Eva le tira de ses pensées. « Violents. Je me fais souvent frapper et toi ? » Les coups pleuvaient sans aucun répit. Était-ce par qu’il était un homme et ne montrait que de la froideur ? Peut-être bien se dit-il, même si rien n’était moins sûr. Misha savait qu’il pouvait paraître distant, détaché, peut-être que cette image qu’il renvoyait aux Aveugles les rendait fous de rage. Oui, certains étaient plus violents que d’autres, il ne comprenait décidément rien à leur stratégie. Misha ressentit soudain une grande fatigue et lassitude. Il avait l’impression de perdre sa Lumière ici, de se faire humilier, de devenir un animal. Depuis quelques semaines, les vagues de déprime venaient de plus en plus. Parfois remplacé par la rage, mais pas toujours. Il ne savait pas ce qui était pire, ressentir une rage brûlante, dévorante ou la tristesse si destructrice ?

Il fallait essayer d’atteindre les Aveugles, mais cela demandait beaucoup d’énergie et de volonté, et pas seulement. Ils ne se laisseraient pas atteindre, se cacheraient. Il faudrait se montrer clairement plus malin qu’eux. Cela ne serait pas du tout facile, bien au contraire. Ces ennemis qui n’avaient aucune pitié pour les femmes ou les plus jeunes. Des incontrôlables qui se laissaient dévorer par leur émotion. Quelque part, cela pouvait faire peur. Mais lui aussi, Misha sentait le contrôle lui échapper régulièrement, les émotions destructrices lécher ses entrailles. Bien sûr, ces Aveugles voulaient les leurs, c’était normal. « Les nôtres ne donneront pas facilement ceux qu’ils ont capturé. » Et tant mieux. Il fallait montrer la Lumière aux Aveugles capturés. Misha ne doutait pas une seule seconde de leur capacité d’y arriver. Eux par contre, rencontraient des difficultés pour montrer la Lumière. Il hocha la tête, oui il fallait être plus fort qu’eux, ils n’avaient pas le choix. « L’échec n’est pas permis. » Jamais, ils devaient réussir ou du moins tenir le plus longtemps possible en attendant les renforts. Misha craignait pour les esprits faibles, ceux qui risquaient de pas résister bien longtemps. Il garda cette remarque pour lui, il ne voulait pas inquiéter Eva. Elle avait suffisamment à penser sans qu’il en rajoute une couche.

La Lumière les guiderait, Svarog était avec eux. Ils n’étaient pas là pour rien ne cessait de se répéter Misha. S’ils étaient là, c’était pour une excellente raison. C’était qu’ils avaient les capacités de résister, de ne pas perdre la Lumière. La beauté ne semblait pas les toucher, de ne pas les atteindre, c’était déroutant. Peut-être avaient-ils d’autres critères qu’eux en termes de beauté. Il fallait trouver leur faiblesse. « On trouvera. » Dit-il. A force de se faire interroger, de les observer, ils les comprendront bien, non ? Misha craignait de les comprendre, de trop bien les comprendre et de perdre son chemin. Il gardait ses craintes et sa noirceur dans son âme tourmentée pour lui. Il avait un plan, un plan imparfait qui pouvait marcher sur des Aveugles imparfaits. « Je ne pense pas qu’il faille leur dire. » A d’autres, il aurait dit, mais pas à eux, il avait moyennement confiance. Il prenait déjà sur lui pour faire confiance à Eva, pour ne pas se méfier. Ce n’était pas facile franchement. Il ne pensait pas que certains avaient les épaules pour supporter le plan et le danger qu’il pouvait faire courir. Autant faire tout de leur côté et ils verraient bien. « Si ça marche, on leur en parlera. » S’ils se perdaient en route, leurs compagnons de cellule verraient leur chute sans comprendre et tant pis.

Misha n’était pas un homme de stratégie de prime abord. Un oracle oui, un ingénieur oui, mais pas un stratège. Il devait vite apprendre, se reconvertir, s’adapter, pas le choix. Il approuva son choix de ne pas imposer cela à Ana, hochant la tête. Il se montrait plus hésitant concernant Yana et Nikita. Il ne doutait pas de Yana, elle avait dénoncé sa mère, le souci, elle ne pouvait pas parler. Or la parole semblait le meilleur outil pour charmer les Aveugles. Il pensa à Nikita, il l’appréciait réellement, mais il le trouvait trop jeune pour supporter cette mission, ce n’était qu’un Servant. « Laissons-les pour l’instant. Je pense que nous deux pour cette mission peut suffire. » Surtout que s’ils échouaient, il serait tenu pour responsable et devrait rendre des comptes sur le Berceau.
Eva Belikov
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le Lun 3 Aoû 2020 - 20:17

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Sujet plus délicat. « Violents. Je me fais souvent frapper et toi ? » « Cela dépend. Certains parlent et parlent et parlent, et d'autres usent leurs poings. D'autres viennent plus près. » Venant toujours plus près. Envahissant l'espace personnel. Tentant d'intimider. Il y avait ces regards chargés de menace. Il y avait les coups qui succédaient aux mots. Il y avait la frustration. Il y avait les chaînes. Il y avait ce désir de fuir qui se faisait plus oppressant à chaque fois. Entre leurs mains, nous étions tous vulnérables. Et pourtant il y avait comme une limite qu'ils n'osaient pas franchir. « Un retient toujours l'autre. » Il y avait toujours un qui tentait d'empêcher un autre d'être trop violent, de frapper trop fort, comme tentant de rappeler son humanité. Regard qui se dirigeait vers Ana alors que je me rappelais ce qu'elle m'avait dit de son premier interrogatoire. Chaque interrogateur qui tournait mais chaque interrogatoire qui restait un interrogatoire. « Ils n'iront jamais jusqu'à nous tuer. » Ne pensant pas qu'ils le feront. Ils avaient besoin de réponse et aucun de mes voisins de cellule ni moi-même était mort. Simplement enfermés, laissés à pourrir dans ces cellules. « Peut être qu'ils veulent qu'on devienne fou en nous laissant là ? » Tout confort qui avait disparu. Chaque réveil qui brûlait. Chaque nuit qui était aussi dure et inconfortable que la précédente. Il n'y avait nulle lumière. Il n'y avait nul confort. Il n'y avait que la froideur et l'humidité. Il y avait le sol dur sur lequel il fallait dormir. Il y avait de la roche et de la roche. Aucune source de lumière. « Le soleil me manque. » La lumière me manquait. Ce que j'espérai qu'il ne verrait pas comme une marque de faiblesse, mais qui était le cas. Perdus dans l'obscurité, nous avions plus de risque de céder à la tentation, de voir nos yeux se clore à leur tour. Dans l'obscurité, il était impossible de calculer le temps, de savoir combien de jours s'étaient écoulés, de savoir si là était la nuit ou le jour. Il était impossible de savoir ce que devenait les autres alors que nous étions seuls au final face à nos geôliers. Affaiblie et une silhouette fine qui commençait à être marquée. Les conditions d'emprisonnement qui se faisaient dures.

« Les nôtres ne donneront pas facilement ceux qu’ils ont capturé. » « Non. » Ce dont je ne pensais pas. Paraissant difficile de croire que le but était juste de les kidnapper pour ensuite les relâcher le lendemain. Ce qui paraissait difficile à croire. De toute manière, il était impossible de partir du berceau sans savoir où aller. Auparavant, il n'y avait même que le berceau. Il n'y avait aucun autre endroit. Il n'y avait nul échappatoire même si on aurait pu en imaginer un derrière l'océan. Maintenant, conscient qu'il y avait tout un continent. Mais une route pour rejoindre le continent qui n'était pas aisée et qui était connue de peu. S'ils tentaient de s'échapper, ils mourraient. « Mais eux non plus. » Car s'il n'y avait pas de possibilité réelle de quitter le berceau même volontairement, nos geôliers eux même en nous laissant la possibilité matérielle ne voudrait sans doute pas nous voir fuir. « L’échec n’est pas permis. » « Tu penses qu'on pourrait s'échapper ? » Me demandant s'il pensait que nous avions une chance. Ce qui semblait difficile. Ou fallait-il sinon attendre qu'ils viennent nous chercher ? que les nôtres apparaissent ? Des questions dont je n'avais la réponse et ne pouvant me tourner vers lui pour savoir, comprendre, débattre. Il n'y avait pas de milliers d'occupations et l'esprit devait très certainement resté occupé pour ne pas sombrer dans la folie.

Il fallait trouver une solution pour s'en sortir et pour se faire comprendre aussi à vrai dire. Ce qui était plus compliqué mais aucun espoir qui n'était pour le moment perdu. « On trouvera. » Hochant la tête alors qu'une stratégie prenait forme doucement, pas à pas, mot à mot. Un plan qui n'était pas parfait car il existait des failles, mais rien ne coûtait d'essayer. Restait à savoir si nous serions deux à exécuter ce plan ou plus. Une question en suspens, alors que je tentais d'observer son visage, de deviner les expressions de son visage. C'était plus compliqué à faire dans l'obscurité. C'était plus compliqué à trouver, c'était plus compliqué à voir. Mais avec l'obscurité omniprésente, il était aussi possible d'inventer de nouvelles histoires, de laisser libre court à son imagination. Sans cela, il était nécessaire de se fier à ses autres instincts, au toucher, au goût, à l'odorat, à l'ouïe par exemple. Et l'homme qui reprenait la parole. « Je ne pense pas qu’il faille leur dire. » « Tu ne leur fais pas confiance. » Ce qui n'était pas tant une accusation qu'un constat, une affirmation. Ce que je soupçonnais et ce qu'il révélait. Une faille. Un point de vulnérabilité. Ses mains que j'attrapais. Presque brutalement. Et que je serrai. Contact humain. Regard qui cherchait le sien dans l'obscurité. « On doit se faire confiance. » Plus qu'une affirmation, une nécessité. Il était nécessaire que nous restions soudés alors que nous ne pouvions que compter sur nous-mêmes. Et doutant que ce soit simplement par crainte que le plan n'en vienne à échouer qu'il émettait ses réserves. Un solitaire. L'image même du solitaire et de la méfiance. « Si ça marche, on leur en parlera. » « Entendu. » L'échec qui n'était pas envisageable. Et si je leur faisais plus confiance qu'il ne le faisait, prêt à laisser ma vie entre les mains d'Ana, Yana voir même Nikita (certes avec plus de difficulté), j'acceptais néanmoins d'attendre. Mais acceptant d'attendre sans doute pas pour les mêmes raisons que lui. Acceptant d'attendre pour ne pas révéler de faux espoirs. L'espoir qui était rare et qui pouvait nous conduire à notre perte. Mais l'espoir allait de pair avec la foi par intermittence. Et ayant la foi et l'espoir que nous nous en sortirons, que Svarog et Peroun seraient à notre côté lorsque nous succéderons comme ils avaient été là sur le champ de bataille. Une confirmation alors que le plan était au point. « Laissons-les pour l’instant. Je pense que nous deux pour cette mission peut suffire. » « Alors nous ferons comme nous avons dit. On pourra même faire mine de se disputer ? Peut être que cela attirera leur attention ? » Peut être qu'ils croiront que l'un était prêt à passer de l'autre côté de la barrière. L'erreur alors que nous étions les loups prêts à entrer dans la bergerie. Prête.


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Misha Machir
DATE D'INSCRIPTION : 15/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Amsaja MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye MESSAGES : 85 CELEBRITE : Ju Ji-hoon COPYRIGHT : avengedinchains METIER/APTITUDES : Ingénieur TRIBU/CAMP : Enfant de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III, Ordre 8 POINTS GAGNES : 264

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le Sam 8 Aoû 2020 - 22:17
Misha n’avait pas peur pour lui, même s’il aurait dû, il avait peur pour les autres. Cela lui fit une étrange sensation quand Eva parla de poings. « Ils viennent plus près ? » Il n’aimait pas cela, un étrange sentiment l’envahit. Savoir que des individus s’approchaient d’Eva l’agaçait. Non pas car il éprouvait une forme d’affection pour elle, absolument pas, mais parce qu’imaginer ces barbares s’approcher de l’oracle l’énervait. Ils n’avaient aucune idée à qui ils parlaient, qui eux, ils étaient. Misha avait l’impression de faire face qu’à des sauvages, se demandant qui les commandait et se demandait la tête de ceux qui les commandaient. Il avait la tête lourde, peut-être que certaines informations n’étaient pas bonnes à savoir tant cela l’agaçait. Il avait l’impression de perdre sa Lumière et cela l’inquiétait. Il ne voulait pas céder à Czernobog, il ne voulait pas céder aux voix intérieures qui murmuraient, les pulsions. Les mots d’Eva le ramenèrent à la réalité, oui, il y avait toujours un pour retenir l’autre. Il y avait donc un schéma, une répétition. « Je l’ai remarqué aussi. » Ils avaient une logique qu’ils pouvaient cerner, un petit peu.

Non, jamais ils ne les tueraient. Ils allaient plutôt les traiter comme des bêtes, leur faire oublier ce qu’ils étaient. Combien de temps tiendraient-ils réellement ? Misha ne savait pas combien de temps il supporterait l’humidité, le froid, la douleur, la faim. Il se pensait fort, courageux, mais n’importe quel homme craquerait, non ? Était-il réellement assez fort ? Il prierait plus, doublerait d’effort et les dieux le guideraient, il en restait persuadé. C’était étrange, Eva semblait lire dans sa tête, dire à voix haute ce qui le hantait, l’inquiétait profondément. Peut-être n’était-elle pas la gamine qu’il pensait, peut-être était-elle forte, plus forte qu’il le pensait. « C’est peut-être le plan. Ils veulent nous briser, nous faire oublier la Lumière pour qu’on parle. » Lui, c’était ce qu’il ferait s’il était à leur place. Il savait que les prisonniers sur le Berceau seraient bien traités, nourris et qu’on leur parlerait de la Lumière. A croire qu’ici, sur Terre, ils ne croyaient en rien. Quelle vie misérable, sans Lumière, sans Svarog. Comment pouvaient-ils survivre ? Misha n’envisageait pas sa vie sans Svarog, sans le Prophète. Pas de soleil, de l’obscurité, que de l’humidité, il comprenait le besoin d’Eva. « Moi aussi, la mer me manque. » Loin de la trouver faible à cet instant, il la trouvait courageuse de parler. Courageuse de dire ce qui était dans son cœur.

Il était plus facile d’avouer ce qu’il avait sur le cœur quand elle le disait avant lui. Elle ne le trouverait pas faible, n’est-ce pas ? Il laissa son esprit errer. Il fallait réfléchir pour ne pas perdre la tête, même si ce n’était pas tous les jours facile en réalité. Un échange entre eux et les capturés serait difficile. Il le comprenait, il fallait leur faire voir la Lumière. Si les Enfants rendaient les Aveugles, ils perdraient tout espoir de montrer la vérité. Et pour eux, leurs geôliers ne les donneront pas, c’était évident. Que comptaient-ils faire d’eux ? Les intégrer à un moment ? Leur montrer les terres ? Misha ne les cernait pas. Misha refusait de perdre, d’échouer. Eva posa une question intéressante. Il tira légèrement sur ses chaînes qui teintaient. « Difficile, il faudra réfléchir comment se défaire de ça. » Ça prendrait du temps et puis, Misha doutait parfois. Sans Lumière, sans mer, il avait l’impression que Svarog les abandonnait. C’était un test, il le savait, cela n’enlevait rien à la douleur qu’il ressentait. Il devait comprendre cette douleur, l’accepter, elle faisait parti du test.

Ne pas perdre espoir, se faire comprendre. Peut-être qu’avec le temps, ils y arriveraient. Il fallait un plan et Misha se dévoila. Un homme solitaire qui surveillait les autres, qui avait toujours des réserves. Non, il ne faisait pas confiance aux plus jeunes qui devaient faire leur preuve. Il y avait Yana qui était plus expérimentée, mais elle n’avait plus de langue. Certes, c’était une gardienne et elle pourrait les aider. Il sursauta quand elle attrapa ses mains, une fissure dans son armure froide, des sentiments qui s’exprimaient enfin alors qu’elle avait dit qu’il ne faisait pas confiance. Bien sûr, ils devaient se faire confiance. L’obscurité cachait l’expression dure de Misha. Il pensait qu’Ana et Nikita n’avaient pas encore fait suffisamment leur preuve. « Oui on doit se faire confiance, mais il ne faut pas oublier qu’on a un ordre trois et un ordre deux. » Des échelons bien bas qui devaient prouver leur foi. Certes, ce serait la preuve qu’ils étaient dévoués à Svarog. « Je veux juste être sûr. » Il avait comme une crainte que quelqu’un craque lors d’un interrogatoire et parle. Loin du Berceau, loin des jugements, qui punirait en cas de faute ?

Pas eux, Misha ne pouvait punir personne dans cette cellule. Il concéda à quelque chose, si cela marchait, ils parleraient. L’obscurité réveillait les ténèbres dans son âme et la méfiance faisait parti des ténèbres. Se disputer ? Intelligent, mais il avait une crainte. « Les autres pourraient croire que c’est pour de vrai. » Et c’était embêtant. Il ne savait pas quoi penser. Il ferma les yeux, toujours dans l’obscurité. « Et si on s’ignorait ? Ce sera plus subtile. » Et les autres remarqueraient peut-être moins vite, pas leurs geôliers qui devaient les surveiller, les voir parler. Même s’il fallait avouer, qu’ils ne devaient pas voir grand-chose avec le peu de Lumière. Mais Misha avait du mal à croire qu’on ne les surveille pas un minimum. Heureusement que ce n’était pas lui qui surveillait les Aveugles sur le Berceau.
Eva Belikov
DATE D'INSCRIPTION : 14/03/2020 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Ezra & Chris MESSAGES : 535 CELEBRITE : Victoria Justice COPYRIGHT : BYWEASLOVE (avatar) METIER/APTITUDES : oracle - gardienne du savoir + artiste TRIBU/CAMP : Les enfants de Svarog CERCLE - ORDRE : Cercle III - Ordre 8 POINTS GAGNES : 870

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le Lun 10 Aoû 2020 - 17:07

When you believe
Eva & Misha

« Where is the real me? I'm lost and it kills me »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « Ils viennent plus près ? » « Oui... » Repensant au premier jour. Repensant au premier interrogatoire. Repensant au regard perçant de la femme et son ton mordant. Repensant aux doigts de l'homme contre ma nuque. Un regard qui se détournait. Note d'hésitation. Mots qui se perdaient dans le vent ou plutôt dans l'obscurité. Me demandant si ce n'était pas le cas pour lui non plus. Doutant après tout que ses interrogateurs puissent être simplement gentils. Certains qui voudraient coopérer mais en premier il y avait cette rage dans leur regard, bouillonnant. Ils en voulaient plus et pourtant pour le moment, ils échouaient avant tout.

« C’est peut-être le plan. Ils veulent nous briser, nous faire oublier la Lumière pour qu’on parle. » Cherchant leur logique. Cherchant à deviner leurs intentions. Ce qu'il faudrait deviner. « Je pense et sans doute obtenir des réponses par tout moyen... » Ce qu'ils prouvaient déjà. Ce qu'ils voulaient certainement et pour cela il ne fallait pas céder. Il ne fallait pas faiblir. Il ne fallait pas échouer. Ce qui était un test. Un teste de Svarog que nous devions réussir avec brio. Une nécessité. Une nécessité aussi de rester entouré de la lumière. Mais si là était ce que j'aimerai, je ne pouvais mentir. Le berceau me manquait. Un monde ici qui était inconnu, menaçant mais aussi si froid. Et finalement il en venait à reprendre la parole, ce qu'il confirmait. « Moi aussi, la mer me manque. » « Est-ce que certaines personnes te manquent encore plus ? » Me demandant s'il y avait certaines personnes en particulier qu'il aurait aimé revoir. Les gens me manquant.

« Oui on doit se faire confiance, mais il ne faut pas oublier qu’on a un ordre trois et un ordre deux. »« Les échelons ont encore de l'importance ? » Note de curiosité. Me demandant si c'était toujours le cas alors que d'un autre côté, nous étions tous sur le même piédestal. Ou plutôt nous en avions tous chuté. Tout le monde se retrouvait au même niveau. Tout le monde était enfermé dans l'obscurité. Tout le monde était prisonnier. Tout le monde affrontait la froid, la glace, l'humidité et l'obscurité. Ne pouvant en effet me demander si les grades avaient encore de l'importance ici. Des grades et échelons qui avaient quant à eux toute leur importance au sein du berceau. Chacun évoluait en fonction. Chacun pouvait espérer aussi grimper d'un échelon à l'autre. Chacun pouvait espérer monter au sommet de la pyramide ou au contraire en chuter. Tout était possible. Et l'ascension pouvait aussi se montrer particulièrement difficile et ardue pour ceux qui se trouvaient tout en bas. L'information dévoilée aussi en fonction, pas à pas. Et là était peut être la même chose. Peut être ou peut être que cela ne devrait pas être le cas justement. De nouvelles questions traversant mon esprit.

Une stratégie à mettre en place mais un plan qui ne pouvait  aller trop loin. Il fallait trouver un équilibre. Il ne fallait pas sombre. « Les autres pourraient croire que c’est pour de vrai. » « C'est vrai. » Il avait raison. « Et si on s’ignorait ? Ce sera plus subtile. » Et cette fois-ci ne pouvant m'empêcher de rire. Echo qui résonnait dans la caverne. « Ce ne sera pas difficile, tu le faisais déjà. » Faisant référence au berceau. Faisant référence à son comportement spécifique que j'avais repéré sans pour autant m'attarder à l'analyser. Considéré comme un solitaire et un homme qui avait pris ses distances malgré les considérations familiales. Ce que je n'avais pas compris. Ce que je n'avais pas cherché à comprendre. L'homme était simplement un solitaire, considéré ainsi. N'ayant pas cherché plus loin. Ne cherchant pas plus loin non plus à vrai dire. L'ignorer qui semblait donc un plan facile à mettre en place. Paraissant simple et efficace de poursuivre ainsi.
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Misha Machir
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le Dim 16 Aoû 2020 - 20:42
Misha trouvait intéressant qu’ils utilisent la proximité comme menace, pour tenter de faire peur aux autres. Lui n’utiliserait pas cette méthode car il détestait s’approcher trop des gens. Le réciproque ne devait pas être de même pour ce peuple. Il n’osait demander à Eva si elle avait subi plus et pire. Il espérait qu’elle oserait lui dire si elle s’était sentie mal. Il avait vraiment une crainte que ces Aveugles s’en prennent physiquement aux femmes. Oh bien entendu, c’était évident qu’ils avaient déjà commencé. Misha espérait que les limites ne seraient pas dépassées, c’était tout ce qu’il espérait. Il sentait la rage lécher ses entrailles et prenait sérieusement sur lui pour ne pas exploser. Il n’avait pas l’habitude de telles émotions. Même si extérieurement il paraissait calme, intérieurement, cela n’allait pas du tout. Il priait intérieurement pour que Svarog l’empêche de céder à la noirceur qui dévorait sa Lumière, minute après minute. A la place, il tenta de chercher la logique des Aveugles. Que ferait-il s’il était eux ? Il tenterait de faire oublier la Lumière, de leur faire oublier qui ils étaient, les rendre à l’état de bête comme à présent. Ils cherchaient des réponses, mais eux, ils ne pouvaient pas les donner.

« Peut-être qu’ils vont trouver un moyen pour communiquer. » Ils devaient avoir compris qu’ils ne parlaient pas la langue, non ? Misha se demanda comment les autres Enfants géraient la barrière de la langue sur le Berceau, s’ils trouvaient un moyen de communiquer avec les Aveugles. Ils leur seraient interdits de pratiquer la langue impure oubliée, même s’il devait rester des anciens sur le Berceau pour savoir la pratiquer. Sa vie lui manquait, ses enfants, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] lui manquait. Comment l’accueillerait-elle quand il reviendrait ? Ses parents la voyaient comme une bonne future épouse et il était vrai qu’il faudrait peut-être considérer cette offre. « Mes enfants. Selon le temps que nous passerons ici, ils risquent de m’oublier. » Ils étaient encore petits, le temps pouvait défiler vite. Misha sentit son cœur se serrer rien que d’y penser, à son fils qui devenait grand et à sa fille, sa princesse encore bien naïve. « Et toi ? » Il ne parlait pas de Nila et des autres, il préférait penser à ses enfants, son avenir, le futur des Machir. On pouvait se laisser aller à la tendresse, mais pas trop, cela allait un moment. Misha tentait de maintenir un semblant de cohérence et pour lui la cohérence tenait à ne pas oublier les règles du Berceau. Mais avaient-elles encore de la valeur ici ?

Les échelons avaient un but, un fondement. La question légitime d’Eva l’ébranlait à un point qu’il n’aurait pas imaginé. Il ouvrit la bouche, la referma, réfléchit quelques secondes quoi dire. Quelle était la meilleure réponse ? Toute sa vie, il avait tenu un rôle dès que les ténèbres avaient envahi son cœur. Il avait tenu à se montrer le mieux possible, à gravir les échelons dans le Berceau. Sans, qu’était-il ? Il regarda l’obscurité devant lui, qu’allait-il devenir sans le Berceau ? Il aurait toujours Svarog dans son cœur, il n’avait jamais douté, mais là son monde s’effondrait, parcelle par parcelle. « Ils en ont eu, là d’où on vient. » Se rappeler d’où ils étaient pour ne pas oublier qui ils étaient. Mais tout ceci avait-il du sens ? Il était un ingénieur qui ne pouvait exercer son travail, enchaîné comme une bête. On le frappait, on l’interrogeait, que possédait-il d’encore humain en réalité ? « Tu penses que les échelons n’ont plus aucune importance ? » A une époque, son avis ne l’aurait pas intéressé, mais plus maintenant. Il n’avait pas vraiment confiance en elle, mais ils pouvaient échanger ensemble et elle était la plus expérimenté, avec Yana. Mais Yana ne pouvait plus parler.

Un rire accueillit sa proposition de s’ignorer, c’était vrai. Il l’avait souvent ignorée alors qu’ils étaient les deux oracles. Il l’avait regardée vaguement, ne s’était pas trop intéressé à elle. « Je me devais de t’ignorer. » Il savait qu’elle ne comprendrait pas. Il soupira un grand coup, laissa partir en arrière sa tête et ferma les yeux. « Chaque femme à qui je parle, que j’ose regarder, peut devenir ma potentielle seconde épouse. Je n’avais pas envie de te faire subir cela, je préfère nous épargner cette épreuve. » Sa mère était une femme dévouée au Berceau qui estimait qu’il devait se marier, ne pas se laisser affecter par la mort d’Ada, avancer. Mais sans Ada, il n’était rien, une âme perdue. Il avait remarqué qu’il avait eu un temps pour son deuil, puis dès qu’il parlait à une femme, sa mère en parlait. Alors il avait compris quoi faire, ignorer toute individu féminin pour mieux respirer, c’était mieux ainsi. Il pouvait le dire, cela resterait entre eux. Peut-être ne rentreraient-ils jamais. L’idée se glissait dans son esprit et menaçait de le détruire, lui d’habitude si combatif et volontaire.
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