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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

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le Dim 14 Juin 2020 - 23:35

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ELECTRIC HEARTS

"Salut. J'ai trouvé ton chien." Elle a comme un amer goût de déjà-vu dans la bouche, ou alors c'est un goût de sang. L'animal s'est débattu quand elle l'a attrapé pour le ramener à sa maîtresse, il lui a défait ses bandages (une bandelette pend de sous sa tunique) et elle s'est mordue la langue en essayant de le maîtriser. Une journée pourrie. Et dire que de base, elle était juste censée faire un tour pour récupérer des forces tranquillement mais sûrement. Et puis la boule de poils blanche lui avait foncé dans les pattes et s'était mis à japper et à lui sauter autour. Il lui avait fallu du temps pour comprendre que c'était bien à elle qu'il s'adressait, et encore un peu de temps pour le reconnaître. Au départ, Werowa a cru qu'il lui sautait dessus parce qu'elle avait mangé du saucisson à peine une heure plus tôt, pour son repas du midi, et qu'il l'avait senti. Quand elle s'était agenouillée pour le regarder, il lui avait bien léché le visage en plus. Mais non, en fait il voulait juste des caresses, ou jouer avec elle, bref lui montrer qu'il l'aimait bien. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il lui avait grogné dessus, en phase avec l'aigreur de sa maîtresse. Peut-être qu'il s'était déridé, comme elle quelques dizaines de minutes plus tard. Attends... il était où, lui, à ce moment- ? Werowa avait secoué la tête, puis s'était relevée, et avait regardé autour d'elle, cherchant avec peut-être un peu d'espoir la silhouette d'Ezra aux alentours. Mais en ce début d'après-midi, aux heures les plus chaudes de la journée, les rues étaient désertées, et Ezra n'était nulle part en vue. A son grand dam, elle allait devoir rapporter le chien à sa maîtresse. C'était étrange, de dire d'une esclave qu'elle était maîtresse. Même d'un chien. C'était aussi étonnant que Roan ait accepté que le chien reste. Ezra pouvait prendre de la confiance avec ces responsabilités, et elle n'en avait pas besoin, elle n'en manquait pas. Pas besoin de cynothérapie pour elle. Avec un soupir, Werowa avait d'abord essayé de s'éloigner, mais s'était aussitôt entravée les pieds dans la queue du chiot tout excité. Avec une grimace elle s'était alors décidée à se pencher et à le prendre dans ses bras. Et dès le départ, la bestiole s'était débattue, lui avait fourré ses pattes là où il ne fallait pas, donné des coups là où il ne fallait pas, léché les joues et griffé les pommettes et à nouveau léché les joues. Werowa ne lui avait même pas crié dessus. Il faisait trop chaud pour ça. Elle était à peine arrivée au bout de la rue qu'elle était déjà en sueur, et prévoyait que le trajet allait être très long. C'est à ce moment-là que le chiot l'avait agréablement surprise en se calmant. Son pelage blanc l'aveuglait, son poids ankylosait son bras, mais elle avait trop peur d'avoir à lui courir après si elle le lâchait, alors Werowa avait serré les dents, serré les muscles, croisé les doigts, et poursuivi sa route. La moindre tache de soleil faisait un bien fou. Elle s'y arrêtait quelques secondes, laissait le chiot renifler le mur ou une rose coriace qui poussait par là, faisait rouler ses épaules pour les délasser, et reprenait sa route. Peu à peu, la soif s'invita aussi au tableau, et alors elle aurait tout donné pour trouver une bouteille de vin sur son chemin, même un fond, quoique l'alcool n'apaisait pas trop. Heureusement le chien était tranquille, c'était quoi son nom déjà ? Peu importait à vrai dire, elle ne lui a pas parlé, elle l'a juste porté, et visiblement monsieur chien a apprécié. Avec un peu de suspicion et un peu d'ironie, Werowa s'était fait la remarque que ce chien était devenu son maître pour le trajet. Elle l'aurait bien reposé par terre et obligé à marcher, si elle avait eu une laisse. Sans rien, elle avait dû se faire à cette idée et continuer de le promener, le petit arrogant confortablement installé sur son bras, une patte pendante, la langue pendante, intéressé par tout mais pas longtemps. Un chien qui agissait comme un papillon, c'était très étrange. D'ailleurs, il avait mangé une mouche qui lui tournait autour. Et avec l'apport de protéines il s'était remis à gigoter. Werowa lui avait grogné dessus, pour le coup, ce qui n'avait eu aucun effet, comme elle s'en doutait. Sourd à ses grognements de douleur et à ses soupirs d'agacement, le chiot qui avait bien grandi s'était agité comme un petit diable, jusqu'à ce qu'elle lui attrape les pattes et, courroucée, le transporte tête en bas sur quelques mètres. Elle l'avait redressé après quelques piaulements, et il s'était mis à lui lécher le visage à nouveau. Elle lui aurait bouffé la truffe pour le faire arrêter, si la porte d'Ezra n'était pas enfin apparue dans son champ de vision. Encore quelques enjambées de plus en plus pressées, puis Werowa avait pu poser son fardeau, avec précaution, puis quand elle s'était aperçue qu'il restait à ses pieds, enfin essayait de lui grimper dessus, elle avait pu se redresser et taper doucement à la porte de Roan, sans trop savoir si elle espérait qu'Ezra soit là, seule. Un coup de griffe dans la hanche, et c'était décidé, elle espérait VRAIMENT qu'Ezra soit là. Hors de question qu'elle s'occupe du diablotin jusqu'à son retour, ou qu'elle se retrouve à le trimballer jusqu'à la grande place si c'était là qu'elle le cherchait, ou qu'elle le ramène chez elle. Elle a peu de choses, mais elle a suffisamment entendu d'histoires pour savoir qu'il lui casserait tout quand même. Et comme elle venait tout juste de se mettre à décorer sa maison, ce serait dommage d'avoir à tout recommencer de sitôt. Quand la porte s'était ouverte, elle avait été soulagée, le chien s'était figé, ses pattes accrochées à son bassin, l'air tout fou, l'air tout joyeux. Et elle, l'air tout soulagé, l'air tout blasé. L'animal se remit subitement à sauter partout, et partit en courant à l'intérieur de la maison. Cette fois-ci, Werowa soupira de soulagement, et en profita pour récupérer discrètement la bandelette qui était censé entourer son ventre, et la coincer dans son pantalon. Elle allait devoir refaire ses pansements. Ses blessures n'étaient pas très graves, mais multiples. De nombreuses estafilades, sur ses cuisses, ses bras, son ventre, son visage. Son dos était globalement indemne. Elle s'en était bien sortie, comparée à d'autres. Elle s'en était sortie, comparée à d'autres.
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Dernière édition par Werowa Sundagger le Mar 21 Juil 2020 - 21:58, édité 1 fois
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

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le Jeu 18 Juin 2020 - 10:21

Electric hearts
Ezra & Werowa

« Warriors don't show their heart until the axe reveals it. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il n'était pas là. Tout simplement invisible. Hors de portée. Il n'était pas présent dans la pièce. Lèvre inférieure que je mordillais. Signe de réflexion ou d'inquiétude. Regard qui se portait en direction de la table et plus précisément en-dessous de la table. Table sous laquelle je me penchais, un peu plus difficilement. Main que j'avais posé sur le rebord de la table alors que ma jambe comme là de nouveau devenait un léger obstacle. Pas et mouvement que j'avais appris à maîtriser. Corps que j'avais appris à balancer de nouveau. Equilibre que j'avais appris à retrouver. Mais parfois par intermittence, la balance penchait d'un côté ou de l'autre. Le poids qui était reporté d'un seul côté du corps, comme maintenant, alors que je forçais sur cette jambe toujours plus délicate que celle de gauche. Grimace que je retenais. Plis qui se dessinaient sur mon front, creusé par la réflexion alors que je découvrais qu'il n'y avait là aucune trace de son passage. Ne se trouvant dissimilé sous la table comme il le faisait parfois. Hors de vue. N'étant pas là rouler en boule ou allongé en train de dormir. N'étant pas non plus dans un des coins de la pièce aménagé à son égard. Me relevant lentement alors que je reportais mon attention dans le centre de la pièce avant de me diriger vers la séparation légère entre les deux pièces, dont celle principale. Mais il n'y avait là non plus nulle trace du canidé dans la chambre. Le canidé n'était simplement pas en vue. Yuj n'était nul part en vue. Le canidé aux oreilles pointus qui avait suivi Roan du désert jusqu'à la cité rahjak n'était simplement pas là. Repérable par son pelage blanc mais aussi virant sur le roux. Un chien bâtard. Alors qu'il n'avait quand il était arrivé quasiment aucune peau sur les os, déshydraté, amaigri, l'animal avait repris du poil de la bête, regagnait en prestance. Du canidé solidaire, il était devenu bien plus affectueux au fur à mesure des jours, d'une loyauté sans faille. Suivant souvent [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] au coeur de la cité rahjak, l'accompagnant autant qu'il m'accompagnait aussi en direction de la grande place, le jour du marché. Mais Yuj n'avait cette fois-ci suivi son maitre, ce dont j'étais certaine. Alors le mystère restait épais. Le mystère existait et se posait la question de savoir où est-ce qu'il se trouvait en ce moment même. Une question que je me posais réellement alors que je me dirigeais vers la porte pour découvrir l'os qu'il mâchouillait préalablement abandonné restait là sur le sol. Abandonné devant la porte. Questions qui existaient, qui se posaient alors que je n'étais pas sans me demander si le chien n'avait pas pris la fuite et allait vadrouiller soudainement au coeur de la cité. Ce qui m'inquiétait bien plus. Porte que je refermais de nouveau et me dirigeant de nouveau vers la chambre, non pas pour cette fois-ci regarder si Yuj y était car sachant il n'était pas là. Non me dirigeant dans la pièce pour attraper ma besace que je déposais ensuite sur la table. Comptant vérifier le contenu avant de sortir et le retrouver. Ce qui devenait une tâche prioritaire.

Mais n'ayant pas le temps de reprendre la besace ou sortir en direction de la cité alors que des premiers coups étaient frappés contre la porte. Porte vers laquelle je me dirigeais, plus pressée de sortir que de discuter. Porte que j'ouvrais que pour découvrir un visage familier mais surtout Yuj au sol. "Salut. J'ai trouvé ton chien." Sa tête devant moi. Langue sortie alors que le canidé semblait plus qu'heureux et enthousiaste. Excité aussi alors que sa queue battait l'air avant qu'il n'en vienne à s'agiter, japper. Comme si c'était une fête. Passant entre mes jambes sans que je n'ai le temps de lui faire une grattouille derrière les oreilles tandis qu'il se dirigeait tout aussi soudainement vers l'intérieur de la maison. Me tournant vers l'intérieur de la pièce pour regarder où il allait. Petite tempête de sable qui passait et balayait tout sur son passage. Ne remarquant pas que juste derrière l'entrée, un pas en dehors de la demeure, elle remettait ses bandages défaits par le canidé, tentant d'avoir une certaine contenance. Regard qui ne se posait qu'après sur elle. Mouvement lent. Action qui se déroulait lentement alors que je pivotais sur mes talons pour finalement redresser ma tête, et posait mon regard sur elle. Regard qui mémorisait les nouvelles cicatrices. Cicatrices qui n'étaient pas là avant mais des estafilades dessinées sur son visage ou plus précisément sur sa joue. "J'allais justement aller le chercher." Ce que j'aurai fait. Un trajet évité alors que le canidé avait disparu de ma vue. "Il a dû disparaître quand j'avais le dos tourné." Une explication que je n'avais pas encore, ne sachant pas encore exactement à quel moment et comment le canidé avait pris la porte et avait filé en direction de la cité. Au moins de nouveau là et visiblement satisfait de lui alors qu'il revenait soudainement, passant à côté pour attraper son os préalablement abandonné sur le sol. Os qu'il attrapait dans sa gueule. Queue remuée de la droite à la gauche, traduisant de nouveau sa joie alors qu'il se dirigeait vers Werowa pour s'appuyer contre ses jambes ou plutôt vouloir jouer avec elle. L'attirant avec cet os visible qui dépassait de sa mâchoire. Satisfait de lui. "Il a l'air de bien t'aimer maintenant." Ce qui n'était pas le cas avant. Première fois à lui aboyer dessus mais désormais à lui présenter son os et l'invitait à jouer avec elle. Comme un autre monde. Comme une autre histoire.

Werowa Sundagger
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le Lun 13 Juil 2020 - 21:44

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Elles avaient passé des mois sans se parler. Quand Werowa était rentrée, ça avait été au milieu d'un chaos indescriptible. Il fallait envoyer des émissaires rahjaks pour participer aux interrogatoires des prisonniers ennemis, des savants pour essayer de comprendre leur langue, des scribes pour noter les réponses, des soldats pour escorter le tout et assurer la sécurité de tout le monde. Werowa, elle, avait été récompensée de ses services, et profitait encore d'un repos bien mérité. Une atmosphère étrange planait sur la cité. Le Roi était parti pour voir ces étrangers venus de la mer, se faire sa propre idée et démêler les récits, supposait-elle. A dire vrai, Werowa n'avait pas la force ni l'envie de se poser la question, ces derniers temps. Elle ressassait chaque instant de l'attaque. Le retour au camp rahjak pour attraper leurs armes. Le retour sur le lieu de la fête pour donner bonne figure, participer aux combats parce que ce serait une honte immense de fuir pour un peuple guerrier et puissant comme le leur. S'ils pouvaient sauver quelques vies et regagner un peu de l'estime des autres tribus, ce serait encore mieux, comme ça ils ne seraient plus les brebis galeuses de la Terre. Au moins, l'avantage de ce nouvel ennemi, c'est qu'ils prenaient leur place. Ils étaient les nouvelles brebis galeuses de la Terre, ces inconnus venus de la mer qui n'avaient même pas de noms. Werowa, pourtant férue des dénominations, ne s'était pas non plus donné la peine de leur en créer un. Son cerveau s'était comme arrêté à la fin de l'attaque. Elle avait aidé à déplacer les blessés. A construire des abris de fortune. A relancer les feux. A garder le camp improvisé le temps que les renforts arrivent. Puis elle était rentrée. Épuisée. Éraflée de tous côtés. Elle avait de la chance que ses plaies ne se soient pas infectées. Elle était rentrée en un morceau, tous ses collègues ne pouvaient pas en dire autant. Elle était chanceuse. Mais il y avait une rage et une déception inextinguibles qui grondaient dans son être. Ses nuits, elle les passait à revoir chaque geste qu'elle avait fait. Et à se demander comment elle aurait pu mieux faire. C'était ça, la question. Comment aurait-elle pu mieux faire. La guerre n'était pas le problème. Les morts n'étaient pas le problème. Les blessures n'étaient pas le problème. Le problème, c'est ce qu'elle n'a pas fait. Ce qu'elle aurait dû voir venir, ce qu'elle aurait pu anticiper. L'efficacité qu'elle aurait pu gagner dans tel ou tel geste, la précision perdue parce que son pied n'était pas bien placé. Alors quand elle était revenue, quand elle avait eu fini de reprendre des forces, Werowa s'était remise à s'entraîner. Avec acharnement. Seule dans sa maison vide. Au milieu de la pièce. A répéter, encore et encore, les mêmes gestes. C'était pour ça que ses plaies prenaient temps de temps à se refermer, parce qu'elle ne s'arrêtait pas quand le sang se remettait à couler, parce qu'elle ne leur laissait pas la durée nécessaire à leur cicatrisation. Elle se fichait des réprimandes des sorciers et des guérisseurs, les réprimandes dans sa tête étaient bien plus fortes. Ce n'était pas que sa voix, pas que celle des chefs militaires de l'arène, pas que celle de ses mentors mercenaires, c'était un mélange de toutes ces voix, une cacophonie polyphonique qui la peuplaient d'accents rauques et de souffles suaves de remarques épicées et de piques bien placées, dans ses rêves et ses cauchemars peu importe la nuit peu importe la lune peu importe le jour peur importe le soleil les voix ne cessaient de la peupler de leurs remontrances prédatrices et intonations réprobatrices elle s'agitait sur son lit de paille sommaire elle se cognait contre le mur et se couvrait de sueur quelquefois juste pour ne plus les entendre elle se levait et au milieu de la nuit sous le clair de lune elle refaisait un mouvement en particulier et souvent c'était pire les voix étaient omniprésentes plus puissantes et la guidaient ne se tarissaient que quand elle réussissait à l'aube à faire le mouvement parfaitement une fois deux fois trois fois et alors elle pouvait se reposer un peu récupérer un peu des forces perdues dans la nuit elle vivait selon un rythme complètement déréglé peut-être était-ce ça la folie mais Werowa ne se considérait pas comme folle jusque comme perfectionniste à l'outrance mais subitement elle se rendit compte que rapporter le chien à Ezra avait calmé les voix. Elles s'étaient tues, pendant qu'elle était occupée à autre chose. Ce qui lui faisait ses défauts, c'était bien ce qu'Ezra lui avait balancé à la figure : son seul hobby était de protéger la famille royale. Elle l'avait fait, plus d'une fois, mais pas suffisamment bien pour elle, et ça la hantait. Trouver un autre hobby l'aiderait peut-être à ne plus ressasser ces imperfections parce que Werowa le sait bien, au fond d'elle, son cœur de pierre est très lucide là-dessus : sur le moment, elle n'aurait pas pu faire mieux. Et toute la joie qu'elle tirait à réaliser le mouvement parfaitement maintenant, elle ne pouvait l'éprouver en plein combat. Sans quoi elle se ferait trancher la tête. « J'allais justement aller le chercher. Il a dû disparaître quand j'avais le dos tourné.
-Sûrement. Elle sait que ça n'attend pas de réponse, mais elle murmure quand même l'adverbe, Werowa. Elle est fatiguée, assoiffée. Troublée, comme à chaque fois qu'elle se retrouve à proximité d'Ezra semble-t-il, elle regarde le chien s'évanouir à l'intérieur de la maison, sans trop savoir si elle devrait en être soulagée ou un peu inquiétée, étant donné qu'il avait apaisé les voix. Mais quand il revient, l'air tout joueur, l'air tout farceur, et qu'il se frotte contre elle avec tant de force qu'elle en tomberait sur le derrière si elle n'avait pas de muscles soléaires, d'adducteurs et d'abdominaux, avec son os qui lui frappe douloureusement le tibia, elle se dit qu'un peu de calme c'est quand même bien. Et que pour une fois quelqu'un veut jouer avec elle. 
-Il a l'air de bien t'aimer maintenant. La remarque d'Ezra est énoncée sur un ton anodin, alors Werowa n'arrive pas à savoir si ça la dérange ou pas. Même si elle n'y connaît pas grand-chose en animaux, elle se penche doucement, et réussit à récupérer l'os après moult retraits de sa main à chaque mouvement vif de la gueule du chien. Il est gentil, il finit par laisser tomber son machin et attendre qu'elle le récupère. Finalement Werowa se redresse, et se retrouve toute bête face au regard d'Ezra.
-Euh... Je peux le lancer où ? » Dans la rue ? Pour qu'il se barre à nouveau ? Dans la maison ? Pour qu'il casse tout sur son passage ? La jeune femme n'a pas le temps d'entendre une réponse que subitement l'animal (il a bien grandi quand même) saute sur l'os et la renverse sous son poids, avec ses grosses pattes prenant appui sur ses hanches. Werowa finit bien le derrière par terre, malgré ses muscles soléaires, ses adducteurs et ses abdominaux, la gueule baveuse de la bête devant le visage, sa langue sur son visage. Un grognement mécontent lui échappe, et elle le repousse doucement. Sa dernière expérience avec un canidé remonte à une bonne vingtaines d'années. Et c'était un coyote. Et elle l'avait tué. Situations bien dissemblables.
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DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

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le Mar 21 Juil 2020 - 22:19

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Ezra & Werowa

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Agissant un peu par automatisme. Comme si d'une part je m'étais déconnectée du reste pour me concentrer uniquement sur la disparition de Yuj. Déconnectée. Ou peut être qu'il était simplement plus facile de se concentrer sur la disparition du canidé, que celle d'un être humain. Déconnectée dans le présent mais pas totalement là non plus. La tête ailleurs. L'esprit ailleurs bien que dans l'immédiat, mes émotions avaient répondu à la disparition du petit canidé, inquiète face à sa disparition. Ce qui me restait. Seule avec lui. Ce qui restait de Roan. Car si le canidé avait été retrouvé, Roan ne sera jamais lui retrouvé. Il était partie. Aussi simplement que soit. Non pas disparu dans la nature, non pas envolé comme je l'aurai voulu à mainte reprise. Tout simplement parti vers un autre monde. Ayant fait partie des combattants sur le champ de bataille, ayant été là-bas, l'épée à la main. Il avait combattu et il avait perdu.

Yu gonplei ste odon. Son combat qui était terminé. Ce qui faisait mal. Cela faisait plus mal que je n'aurai jamais pu le penser. L'ayant tellement haï. Ayant voulu sa mort. Ayant voulu qu'il disparaisse. Ayant voulu que la douleur cesse. Ayant voulu lui échapper. Ayant voulu me suicider pour lui échapper. Mais autant que je l'avais haï de toutes mes forces, autant que je l'avais détesté, je l'avais aussi aimé. J'avais aussi vu en lui le bon, là où d'autres ne l'aurait vu cette bonté cachée. Car elle était là. Cachée derrière une épaisse muraille de ronce. Homme qui se voulait monstre, mais qui ne l'était pas. Aussi humain que je l'étais, qu'elle l'était. Ayant subi trop. Détruit par une vie trop dure, mais de la pauvreté, de l'esclavage il était sorti pour combattre et devenir mercenaire. Et là où il prétendait n'avoir aucun coeur, j'avais vu ce coeur battre. Peu le savait, peu l'avait vu vraiment mais je l'avais vu tout comme Arméthyse l'avait vu, celle qui avait fait succomber son coeur la première fois. Et peut être que j'avais succombé aussi. Une certitude. Ayant succombé dans la violence, face aux ténèbres et la dangerosité de l'homme. Succombant à l'irrésistible. Passion auquel se mêlait la violence des mots. Jouer avec le feu, avec cette adrénaline qui courrait dans les veines. Il y avait eu les mots, il y avait la violence, il y avait les coups. Des façades. Car derrière il y avait eu aussi ce lien qui s'était créé. Là pour l'autre. Se comprenant maladroitement. Ayant des difficultés à parler, mais la vérité avait toujours été là. Une vérité qui s'était dévoilée en douceur. S'il y avait les obstacles, je ne pouvais oublier qu'il m'avait laisser le temps, il m'avait laissé la vie sauve. Mercenaire miséricordieux. Car il aurait dû me tuer. S'il l'aurait voulu, il aurait pu tuer Shanareth pour avoir posé la main sur moi. S'il avait su, il aurait pu la tuer elle. Il aurait pu me tuer aussi ou me faire subir bien pire. Mais il nous avait laissé la vie sauve et m'accordant ces jours de liberté, me laissant de l'avance. Il m'avait offert à sa manière la liberté. Il m'avait offert une machine à couture, il avait gardé Yuj, là où il aurait pu se débarrasser de lui. Là où il y avait de la froideur, il y avait aussi de la chaleur. La glace et le feu qui se combattaient sans cesse. Il y avait des souvenirs qui restaient, que je ne pouvais oublier. Et le savoir mort était peut être juste trop, car autant que j'avais pu le détester, à la fin ce n'était plus le cas. L'incompréhension pour certains. Mais je n'avais pas changé de camp, simplement que je le comprenais mieux. Ce que nous avions réussi à faire, maladroitement ou habilement, à faire fondre la glace et presque avoir une relation saine, à faire ressortir le meilleur, à devenir quelque chose. Et le maudissant autant d'être parti, maudissant qu'il ne soit plus là. Un choix qui existait. Des choix qu'il avait. Peu savait d'où il venait, mais sachant d'où il venait. Sans doute que s'il le savait, certains auraient fait des choix différents. Retournant au désert, d'où il venait. Là où il était le meilleur. Doué alors que du bas, il avait monté l'échelle. Et alors que je l'avais fait tombé de cette échelle, il s'était relevé de nouveau. Renaissant de la terre. Renaissant de ces cendres. Les gens entendant parler de lui de nouveau. Préparé. Meilleur. Liberté qu'il avait acquis et sa réputation qu'il avait reprise. N'étant pas revenu un esclave, alors qu'il avait continué de se battre. Voulant être craint et respecté. Ce qu'il avait été. Il était mort debout, autant qu'il avait refusé de vivre à genoux. Et un choix que je comprenais plus que jamais, que ce désir de s'en sortir, ce désir de trouver une connexion. Le comprenant peut être aussi, alors que tout comme lui j'avais voulu percer la solitude. Me rappelant que nous étions nombreux et qu'ils étaient peu. Mort l'épée à la main comme il l'aurait voulu. Ce qui n'atténuait pas la peine, même si j'espérai que son âme puisse trouver la paix. Ce pour quoi j'avais prier, alors que derrière la colère, là était ce que j'avais espéré aussi.

Et peut être que ce qui me faisait le plus bizarre, le plus mal c'était qu'il me manquait. Il me manquait et autant que j'aurai pu détester le sentiment, j'étais juste triste. Le nombre de personnes que je connaissais qui continuait de diminuer. Avant lui Roan, avant lui Shell. Ayant perdu ceux que je connaissais alors, autant que je les appréciais peu. Ayant perdu Shanareth. Ayant perdu Arméthyse. Ayant perdu Ariane. L'ayant perdu lui. Les gens partaient et je restais. Il y avait ce poids qui m'accablait. Me sentant seule alors que les larmes venaient perler au coin de mes yeux. Il y avait la douleur qui surgissait de nouveau alors que sa mort ravivait les souvenirs, ravivait la douleur. Seul le temps qui apaiserait les blessures. Ce qui ne rendait pas la vie plus facile ou sa mort plus facile à accepter. Ce que je n'aurai cru possible, mais la vérité. Ne pouvant faire demi-tour. Ne pouvant prétendre être soulagée qu'il ne soit plus là, que je ne le verrai pas. Ce qui serait un mensonge. Ce qui serait une marque d'irrespect envers sa mémoire. Allant me manquer. Et à cet instant, c'était dur.

Immobile alors que les mots de Werowa me parvenaient en écho, qu'elle me demandait si elle devait envoyer l'os de Yuj quelque part. « Euh... Je peux le lancer où ? » Ne lui répondant pas. Ne remarquant même pas la scène qui aurait pu dans une autre situation me faire sourire, en la voyant affaisser sous la masse de poils. Le canidé avait surgi de nouveau pour l'attaquer ou plutôt lui sauter dessus, la renversant. Sa langue qui courrait sur son visage, rapeuse. Une scène qui m'aurait faire rire rien qu'en voyant l'image gênée de la jeune femme, les grognements s'échappaient de sa gorge, alors que tel un ours elle tentait d'échapper au canidé, à cette trace d'affection. Et peut être que j'aurai pu rire si je n'avais pas pivoté légèrement, si ma vision s'était embuée de larmes. Le détestant peut être encore plus, lui, que d'être faible à cause de lui, que d'en venir à pleurer suite à sa disparition. Mais ce qui était alors trop, alors qu'avec les nouvelles de la guerre, l'annonce des morts, les émotions prenaient le dessus. Car si non seulement il avait perdu la vie, même dans la mort, il me laissait un cadeau. Ayant perdu mon maître. Ce qui ne signifiait qu'une chose, que lorsque les morts seraient comptés, que les blessés seraient guéris, alors je perdrai ma maison et me trouverait projeté dans les bras d'un autre ou d'une autre. Connaissant déjà le destin qui m'attendait, sachant ores et déjà que les mercenaires viendraient me chercher pour me conduire sur la place publique. Il n'y avait rien que je pourrai faire pour échapper à ma destinée, pour échapper à cette nouvelle scène. De nouveau vendue. De nouveau, je passerai de main en main et subirait cette humiliation publique. Rouage dans le système alors que je perdais aussi un foyer dans lequel j'avais réussi au bout d'un certain temps à trouver la sécurité. Un endroit que je connaissais. Un endroit auquel j'avais apporté ma touche féminine. Un endroit qui avait résisté au séisme, aux failles du temps. Perdant tout. De nouveau, tout allait recommencer à zéro. De nouveau, comme si j'étais un nouveau-né projeté dans le nouveau système. Cycle qui n'en finissait pas mais qui recommençait juste. Ne me restant rien si ce n'était Yuj qui avait alors trouver autre preneur momentanément. Me sentant alors seule et triste. Et ne pouvant empêcher ses larmes de couler le long de mes joues.
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le Ven 24 Juil 2020 - 23:12

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Le chien lui lèche le visage, alors Werowa ferme les yeux et ne voit rien de la peine d'Ezra. Dans un premier temps, du moins. Trop occupée à repousser faiblement le chien, par peur que ses instincts sauvages se réveillent et qu'il ne lui dévore le visage au lieu de le lui mouiller, Werowa est aveugle, borgne, inconsciente du drame qui se joue. La bave lui colle les paupières en position fermée, ses cheveux forment des filets d'étroite maille qui emprisonnent sa vision, des visières qui font qu'elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez (ou à la limite, de la truffe du chien). Et elle met du temps, aussi, à lever les yeux, car pour une fois Ezra ne tempête pas. L'absence de tonnerre devrait lui mettre la puce à l'oreille, mais la garde se prend à aimer ces taquineries avec le chien, alors elle prend son temps. Timidement, Werowa se met même à le caresser, avec sa robe un peu rêche un peu douce, déloge grains de sable et moutons de poussière installés entre ses poils. Elle n'aime toujours pas qu'il lui bave sur le visage, mais quand elle se met à le caresser il finit par se rouler sur le dos, et tout de suite c'est plus compliqué pour lui léchouiller la face. Il tire la langue et frétille du bas du dos, heureux comme tout, tandis que la guerrière se met à lui gratter le ventre. Oublié, l'os qui traîne à côté d'eux, aux pieds d'Ezra. Werowa profite du silence. C'est dans le silence qu'elle s'épanouit. Mais ce silence devient peu à peu inconfortable, et, enfin, elle relève les yeux. Pour apercevoir une Ezra qui s'est détournée vers l'intérieur de la maison. Même aux trois quart cachée par l'ombre qui règne dans l'habitation, l'esclave ne peut dissimuler ses larmes. Werowa cesse petit à petit de caresser le chien, qui recommence à lui lécher le visage, avant de se diriger vers la femme dans l'embrasure de la porte. Comme si, maintenant que Werowa était consciente des larmes, lui aussi était conscient du mal-être de celle qui l'avait élevé. La garde se redressa, lentement, se frotta les mains contre le pantalon pour les débarrasser du sable, de la poussière et des poils emmêlés, et hésite. Sur le pas de la porte, elle ne sait pas de quel côté aller. Ezra ne dit rien, profondément triste. Werowa ne dit rien, profondément gênée. A elles deux, elles forment une belle paire. Werowa ne sait pas quoi faire : elle devrait partir. La laisser gérer seule ses émotions, ne pas être témoin de ses larmes, garder le secret sur cette eau salée qui déborde de ses yeux. Elle est à peu près sûre que si elle reste, le sel, ce sera pour elle. Elle connaît suffisamment Ezra pour entrevoir le moment où elle se retournera contre elle et lui balancera une pique bien sentie si elle s'enquière de son état. Ce serait logique. Ce serait habituel. Ce serait normal. La laisser tranquille, ce serait le mieux. Refaire le chemin en sens inverse, sans un bruit, retourner à sa vie et à sa récupération, se concentrer sur ses propres problèmes et la laisser avec les siens. D'autant qu'elle ne peut pas l'aider, elle n'a aucune idée de ce qui la prend, de pourquoi ça la prend, de combien de temps ça va durer, et de ce qu'elle peut faire, et de ce qu'elle doit faire, et de ce qu'il convient de faire, et de ce qu'on attend d'elle, et de ce qu'elle attend d'elle. Marcher dans ses traces, retracer ses pas, rentrer chez elle, la laisser se débrouiller. Sans le chien, cette fois-ci, parce qu'il était lourd mine de rien et qu'elle a sacrément mal aux bras maintenant. Elle aura de bonnes courbatures le lendemain, avec cette satisfaction qui les accompagne quand elle sait qu'elle les a durement gagnées et amplement méritées. Cette satisfaction qui lui dit qu'elle a bien travaillé. Pourtant elle a un goût amer dans la bouche, Werowa. Amer, ou acide, peut-être plutôt acide, comme si du jus de citron lui piquait le palais et crépitait sur sa langue. Ce qui est sûr, c'est que si elle reste là à la fixer, Ezra va vraiment s'énerver. Une belle cruche plantée sur le pas de sa porte, personne n'en veut. Avec l'impression qu'une pince lui serre les vertèbres du bas, Werowa fait un pas, se met en branle, se met en marche. Elle ne peut rien faire. La queue du chien lui fouette le tibia avec force. Sa semelle évite de peu l'os abandonné par terre, qui prend le sable et la poussière. Doucement, ses doigts vont s'accrocher à ceux d'Ezra, presque avec tendresse, en tout cas avec inquiétude, avec consternation. Werowa se sent inutilement concernée par sa peine. «Parle.» Elle en perd ses mots. Parle ? Elle aurait pu faire mieux. Lui dire Parle-moi, lui dire Qu'est-ce que tu as, tu veux en parler, mais non il fallait qu'elle en fasse un ordre. Un mot péremptoire, pour savoir ce qui lui arrive sans lui demander à quel point elle est touchée. Une méthode presque clinique, dans son ton neutre ; d'aucuns diraient aseptisé. Au contraire du guérisseur qui demande où on a mal, Werowa demande pourquoi.
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Ezra Aerys
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le Lun 27 Juil 2020 - 20:14

Electric hearts
Ezra & Werowa

« Warriors don't show their heart until the axe reveals it. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Contact. Ses doigts qui rencontraient les miens. Les sentant à peine. Sentant à peine ce contact humain. Il y avait une distance. Il y avait un fossé. Perdue dans mes pensées. Il y avait ces larmes qui coulaient le long de mes joues. Sans doute en aurait-il ri ou trouvé cela ridicule ou peut être aurait-il détesté cela. C'était dur d'imaginer ce qu'il aurait pensé de la situation là maintenant. Cela aurait tout aussi difficile d'imaginer que j'en venais à manquer et pleurer la présence de mon bourreau. Ce que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] aurait sans doute détesté. En étant certaine, peut être m'aurait-il haï de plus belle que de savoir que je le pleurais à ma manière. Lui qui pensait qu'il m'avait fait un lavage de cerveau. Lui que j'avais déçu en venant à apprécier le mercenaire. Lui qui croyait que je l'idéaliser comme un dieu. Ce qui n'était pas le cas, mais n'ayant pu lui mentir. Ne le détestant plus depuis un certain moment. La haine elle avait disparu pas à pas alors que nous nous étions rapprochés, alors que nous avions trouvé ce terrain un peu étrange sur lequel glissait. Toujours une danse presque comique esquissée, un peu maladroite, presque à se marcher dessus alors que nous tentions de trouver un terrain d'entente, un meilleur moyen de communiquer. Ayant évolué, ayant changé tous les deux.

Et chaque relation qui pouvait changer. D'ennemis devenir amis. D'amants devenir cendre. Ou l'inverse. Aucune relation n'était figée. Elles évoluaient toutes sans cesse avec le temps. Il y avait des fissures qui pouvaient se créer. Il y avait des liens qui pouvaient être rompus à jamais. Mais il y avait aussi des ponts qui se créaient. Il y avait des liens qui devenaient plus fort avec le temps. Et parfois c'était l'inverse. Tout changeait. Tout évoluait sans cesse. Il y avait des histoires qui naissaient et qui prenaient fin aussi. Il y avait des pages qui se tournaient. Peut être qu'une était en ce moment en train de se tourner, comme une autre avait pu se tourner bien avant. Le visage de Shanareth qui se dessinait dans mon esprit alors que je me rendais compte aussi que de la bande, il ne restait que nous deux dans la cité. Enfin une bande à proprement parler, ce n'était pas tout à fait exact. Un peu la variable inconnue, la pièce rapportée parmi ces mercenaires. Et pourtant des liens s'étaient créés autant qu'un degré de compétition, de jalousie. Un univers particulier dans lequel j'avais plongé sans hésiter. Et dans les ténèbres que la vie était apparue plus belle. Ne restant désormais que nous deux alors que tour à tour chacun était partie. Mais la jolie brune que je n'avais plus vu depuis un moment. Chacune évitant l'autre. Chacune fuyant l'autre. Deux navires dans la brume qui ne se croisaient plus. Mon coeur qui se mettait à palpiter de plus belle alors que soudainement la pensée inquiétante de la savoir morte à son tour se formait dans mon esprit. N'ayant plus de ses nouvelles et la mercenaire qui pouvait très bien s'être rendue là-bas, dans l'optique de profiter des célébrités. Des célébrités et des danses qui avaient pris une tournure macabre. Mais si même les plus grands tombaient comme Radoslav, Shell, Roan, alors elle pouvait tomber aussi. Arméthyse qui pouvait être tombée aussi alors que nous ne l'avions retrouvé, nous perdant en forêt avec la princesse. Moment de complicité oublié dans mon esprit alors que la peur se mêlait désormais à la peine. La panique qui prenait le dessus en pensant à cette amante perdue. Tenant toujours à elle. Trop attachée. Aimant trop. Espérant trop. Voulant trop. Et la chute qui était toujours plus impressionnante vue d'en bas. Il y avait les larmes qui redoublaient sans pouvoir les arrêter, la respiration qui se faisait plus courte alors qu'elle prenait la parole. « Parle. » Un simple mot. Un ordre. Suffisant un tout petit peu pour m'arracher de ce mode robotique, dans ce cercle vicieux dans lequel j'étais en train de plongé. Ce qui ne voulait pas dire pour autant que les larmes avaient cessé de couler alors qu'elle continuait de dévaler le long de mes joues. Tombant plus bas comme les gouttes d'eau. Mots que je tentais de formuler. « Roan....» Vérité qu'il était plus difficile à prononcer. C'était comme se prendre un mur à chaque fois et pour le moment les minutes qui s'écoulaient et les jours qui passaient n'aidait pas le choc à devenir plus doux. « Roan.. est mort.... » Reprenant ma respiration brièvement alors que les battements s'accéléraient, que tout n'était que palpitation et douleur. Visage baigné de larmes que je tournais vers alors que je reprenais la parole, inquiète. « Et si.. Shana est morte... aussi ?! » Ayant alors besoin qu'elle me rassure, qu'elle me dise que non la jolie brune a la langue de vipère défierait la terre mais jamais ne s'agenouillerait, ayant besoin de l'entendre me dire qu'elle était en vie même alors que les deux femmes ne se connaissaient pas. Peur irrationnelle qui prenait le dessus que de voir tour à tour ceux aimés disparaitre les un après les autres, que de voir les dominos s'affaissaient. Après tout, si Roan était tombé, s'ils n'avaient pas réussi à les retenir, à les vaincre alors même que les guerriers rahjaks comptaient parmi les plus forts, que les tribus s'étaient unis, qu'est-ce qui ne disait pas qu'ils viendraient jusqu'ici. Peut être que le désert ne serait pas suffisant pour les retenir. Les prières réalisées n'ayant pas été suffisantes pour permettre à tous les guerriers de revenir sain et sauf alors rien ne disait que le dieu du soleil était toujours de notre côté. « Et si le dieu du soleil... nous... nous a aban-donné ?!» Rien ne disait justement qu'il était toujours là et l'idée qu'à son tour il ait abandonné la cité se formait dans mon esprit, augmentant cet état de panique dans lequel je plongeais.

Werowa Sundagger
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le Jeu 13 Aoû 2020 - 22:35

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« Roan... […] Roan... est mort... » Les larmes roulaient sur ses joues, libres de tout mouvement, au contraire des mots qui peinaient à sortir de sa bouche. Le mouvement fluide des larmes ne se répercutait pas dans ces quelques mots, hachurés, hachés par la peine, la tristesse, un souffle court et une respiration durement reprise. Sa poitrine se soulevait et s'abaissait de plus en plus rapidement. En lui ordonnant de parler, Werowa l'avait sortie de cet état de stase où elle ne ressentait que de loin et où son souffle était régulier. À présent qu'elle avait ôté le cadenas autour de son cou, sa respiration se perdait dans les méandres de la douleur. Une douleur teintée de surprise. Et Werowa aussi été surprise, c'était à son tour d'être sous le choc. Comment n'avait-elle pu rien savoir ? Comment avait-elle fait pour ne pas le savoir ? Certes, Roan et elle se voyaient peu, mais ils s'entendaient bien, pouvaient presque s'appeler amis. Et ils avaient été ensemble sur les lieux de l'attaque. Ils faisaient tous deux partie des Rahjak accompagnant le prince Demyan ; et maintenant qu'elle y repensait, il est vrai qu'elle ne l'avait pas vu lors du voyage retour, ou lors des jours suivants l'attaque. Lorsqu'elle avait aidé à bouger les blessés et les morts, elle ne l'avait pas vu. Lorsqu'elle avait monté le camp et la garde au retour de l'escorte, elle ne l'avait pas vu. Quand son cerveau fatigué lui posait la question, elle répondait en supputant qu'il était déjà reparti, ou pas encore, qu'il était parti avertir la cité du soleil ou qu'il aidait encore les blessés. Elle n'avait pas envisagé qu'il ferait partie de ces blessés, puis de ces décès.

Ses doigts restent accrochés à ceux d'Ezra, tandis qu'elle accuse le coup. Le chien joue tout seul maintenant, il a compris que ce n'était pas le moment de s'immiscer entre elles et de leur demander des câlins ou de l'attention en général. Elles n'en ont pas pour lui. Si ça se trouve, elles auront à repartir à sa recherche après, mais pour le moment leurs yeux sont perdus dans les ténèbres. « Et si... Shana est morte... aussi ?! » Les sanglots dans sa voix la réveillent plus que sa question, et Werowa relève des yeux imperturbables vers ses cils qui semblent couverts de rosée. Cœur de glace, cœur de pierre, elle ne sait pas qui est cette Shana, et si Roan est mort c'est que l'Âme du Soleil l'a voulu. Elle n'éprouve qu'un bref pincement, eu égard à leur amitié lointaine, à leurs points communs. Cela ne l'empêche pas d'enlacer Ezra, de passer ses bras autour de son torse, de reposer ses mains entrecroisées sur sa hanche. « Je ne l'ai pas vue parmi les morts. » Elle ne lui dira pas qu'elle n'y a pas vu Roan non plus. C'est le mieux qu'elle puisse faire, elle ne peut pas lui mentir sur un sujet aussi tragique et important. Si elle ne sait pas à quoi elle ressemble, elle ne peut pas l'avoir vue. Tout simplement. « Et si le dieu du soleil... nous... nous a... aban-donné ?! » La panique dans sa voix obligea Werowa à raffermir sa prise autour du corps frêle d'Ezra. « Il ne nous a pas abandonné, Ezra. Le dieu du soleil est toujours là. S'il a rappelé certains des nôtres auprès de lui, c'est qu'il le fallait. Mais il est toujours là. Tu verras. » Elle a l'impression d'entendre les prêtres du Temple de Feu. Il y a sûrement moins d'adoration dans sa voix que dans la leur, moins de ce ton illuminé qu'ils prennent pour rassurer les foules, parce que sa voix à elle est calme, assurée, posée. Ezra panique, elle n'a pas besoin d'un sermon sur la foi, ou d'un prêche sur la destinée. Elle a besoin qu'on la tienne. « Rentre ton chien, avant qu'il disparaisse de nouveau. »
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Ezra Aerys
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le Sam 15 Aoû 2020 - 9:35

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« Warriors don't show their heart until the axe reveals it. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il y avait l'avant. Il y avait l'après. Il y avait le contre coup. Il y avait ce moment où la douleur se faisait ressentir. Il y avait cet élan de confusion. Il y avait cet oubli de la notion du temps ou du simple fait qu'elle ne connaissait pas Shanareth, qu'elle ne l'avait jamais vu. Partant de ce point, il paraissait difficile que la jeune femme puisse savoir de qui il s'agissait, de la description de sa silhouette. Si je pouvais la décrire à la perfection, elle ne la connaissait pas et la description de la perfection ne servirait pas à grand chose dans ce monde imparfait. La perfection qui n'existait sans doute pas non plus. Et autant que possible, chaque description physique faite pouvait évoluer et aurait évolué certainement si la mercenaire s'était trouvée sur le champ de bataille et avait reçu des coups. Description physique qui pouvait évoluer et se transformer. Par ailleurs, il paraissait difficile de croire que la garde ait eu le temps de s'arrêter sur chaque blessé ou sur chaque cadavre rencontré sur son chemin, là-bas. Des morts, il y en avait eu. Certains enlevés. Elle-même qui aurait pu être enlevé et se retrouver actuellement au coeur du territoire ennemi, au sein du berceau. La jeune femme qui ne pouvait savoir à quoi ressembler la jeune femme, qui aurait pu la voir et ne pas la reconnaître. Elle aurait pu trouver sur son cadavre sans pour autant savoir qui elle était. Paraissant difficile d'imaginer que les scènes du champ de bataille puissent être celles dont la garde voulait se rappeler. Il n'y avait d'autant rien de glorieux à partir en guerre. Et pourtant, c'était ce que je lui demander, de se rappeler de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, de se rappeler de l'horreur comme si je n'éprouvais alors aucune empathie à elle. Trop préoccupée dans cet après alors même que je n'y avais été. Dommage collatéral.

Et ses bras qui venaient passer autour de mon corps, m'enlaçant, me rapprochant d'elle. Des larmes qui continuaient de dégouliner le long de mon visage, tâchant le tissus. Peut être qu'après que j'en viendrai à m'en vouloir d'avoir été vulnérable devant elle, faible. Peut être qu'après j'en viendrai à craindre qu'elle se serve de ce moment contre moi. Peut-être qu'après j'en viendrai à craindre que son opinion ne puisse changer mais là n'était pas encore le cas. Pour le moment, ce contact faisait du bien. Un peu de chaleur dans un monde tourmenté et glacé. « Je ne l'ai pas vue parmi les morts. » Sa voix était calme. Il n'y avait sa voix qui ne trahissait aucun mensonge. Il y avait sa voix qui ne faiblissait pas d'un octet. Calme et tranchante. Elle ne l'avait pas vu. Pas un mensonge. Un constat. Sa vérité alors qu'elle ne la connaissait pas, qu'elle ne l'avait pas vu. Sa voix réussissant à me calmer un peu, un tout petit peu alors que déjà l'hypothèse que le dieu du soleil puisse nous avoir oublié, abandonner venait à la surface. Sa prise qui devenait plus fort. Se transformant en ancre. Bouée de sauvetage auquel elle proposait de m'accrochait comme je lui avais proposé bien avant. « Il ne nous a pas abandonné, Ezra. Le dieu du soleil est toujours là. S'il a rappelé certains des nôtres auprès de lui, c'est qu'il le fallait. Mais il est toujours là. Tu verras. » Il n'y avait aucune note d'adoration dans sa voix. De nouveau sa voix était calme. Sa voix était posée, tranquille. Ce qu'elle pensait. Et pourtant encore sous le coup de l'émotion, je ne pouvais m'empêcher de répliquer, en partie cynique. « Tu ne crois même pas en lui... » Ce qui me semblait. Sa foi qui n'était pas à toute épreuve. Et caractéristique commune de nombre de mercenaires alors que certains se détournaient de la foi, ne comprenaient le désir des autres de trouver un refuge dans le temple du feu. Ne pouvant à mon tour me décrire comme une fanatique. Ce que je n'étais pas, alors que ma foi avait été ébranlé. Mais m'y raccrochant encore. Auprès de lui que j'avais prié. Priant pour qu'ils reviennent sain et sauf. Mais si certains étaient revenus, d'autres n'étaient pas revenue. Elle, elle était revenue. Lui n'était pas revenu. Décidant qui rappeler. Et quelle différence y avait-il entre lui et à elle. A quel moment, sa vie avait plus de poids dans la balance. Ne comprenant pas. Peut être qu'à ce moment il y avait des émotions contradictoires. Peut être de la colère, de la haine. Peut être de l'amour. Peut être de la jalousie. Peut être de l'incompréhension. Un mélange de tout. Il y avait cette ambiguïté alors que soudainement le désir plus obscur de s'écarter d'elle était là. Ce que je n'eus le temps de faire alors que déjà elle proposait de rentrer à l'intérieur. Une idée face à laquelle j'étais moins certaine. Voix qui me criait de fuir, de partir le plus rapidement possible et pourtant sa proposition qui était bien contraire. « Rentre ton chien, avant qu'il disparaisse de nouveau. » Et si j'étais un peu perdue et presque à fuir, Yuj décidait pour moi. Entrant à l'intérieur de la demeure. Partant de ce point, obligée de le suivre. Me relevant et essuyant rapidement les larmes qui coulaient le long de mes joues. Là où il y avait des cendres, il y avait toujours des braises. Peut être la meilleure protection que de forger une épée dans le feu de la colère. Ce qu'elle réussissait toujours à attiser, des émotions plus contradictoires, ambiguës, plus profondes et aussi la colère. En colère contre moi-même et peut être en colère contre elle alors que je me demandais si elle voulait éviter le spectacle. En fait, là où le monde s'ébranlait, elle devenait une cible. Ayant autant envie de rester entre ses bras, qu'envie de lui hurler dessus, de me servir d'elle comme punching ball. Mais après tout, ce lien il était né dans la passion et les cris. N'étant pas réellement étonnant que cela puisse continuer. Amusant que je puisse avoir envie de lui griffer le visage, de la défigurer pour prendre soin de moi et vouloir me dissimiler et autant avoir envie de l'embrasser. C'était compliqué. C'était confus. C'était ambigu. C'était volcanique. Elle la dernière fois qui avait volé un baiser endiablé pour s'échapper juste après. Jouant avec le feu. Peut être à en devenir ses créateurs un jour. La porte qui se refermait derrière dans un bang. Regard qui se posait sur elle. Elle était là à un pas. Quelques centimètres nous séparant. Distance brisée et lèvres qui venaient chercher les siennes. Une explosion.
Werowa Sundagger
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le Jeu 20 Aoû 2020 - 16:04

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« Ce n'est pas parce que je ne suis pas passionnée que je ne crois pas. » La voix de Werowa était froide, piquante comme le gel des plus rudes nuits d'hiver en haut de la montagne. Nuits qu'elle n'avait jamais connues, mais c'était la seule comparaison possible, tant son ton était acide. Elle n'accepterait pas qu'Ezra mette sa foi en doute, pour quelque raison que ce soit. Elle sait qu'elle est une carapace dure à percer, mais ce n'est pas parce qu'elle a un masque qu'il faut croire qu'il n'y a rien derrière. La statue a quand même un cœur, et des croyances, et de ces sentiments qui vous emportent. Ils sont rares, diffus, ils sont cachés dans un recoin de la pierre, dissimulés entre deux encoignures dans la roche, mais ils sont là, et elle ne permettra pas que quiconque en doute. Ce n'est pas parce qu'elle ne le montre pas qu'il n'y a rien, et ça Ezra va devoir l'apprendre ; elle aurait cru qu'elle l'aurait déjà compris. Et d'ailleurs il se pourrait bien que ses sens lui soient (un peu) revenus, qu'elle se soit rappelée que cette chair de marbre pouvait s'animer et s'embraser, parce que subitement elle fond sur les lèvres de Werowa, l'embrasse à pleine bouche et à plein cœur. La porte s'est refermée avec un bruit qui lui paraît assourdissant dans le silence de la maison endeuillée, et le tumulte bruyant lui semble venir d'Ezra. Comme si le bruit de sa robe contre sa chair venait faire écho au chaos de ses pensées, à ces pensées erratiques qui traversaient son esprit dans un méli-mélo de couleurs et de noir, flashs perçants et obscurité crue. Ezra l'embrasse, et Werowa répond à son baiser, sa chair animée par la chair qui la touche, dont la passion et l'émotion semblent se communiquer à elle par le biais de ce toucher interdit, rendu possible par la clôture de la maison. Ses mains trouvent le chemin des hanches d'Ezra, presque par habitude, se posent sur son bassin et froissent la robe sous ses phalanges nues, dépourvues d'accessoires, bagues et autres breloques, sour ses phalanges franches, dans toute la splendeur de leurs cals et de leurs minuscules cicatrices. Leurs langues s'entremêlent, avec l'explosion de saveurs comme quand son père goutait son vin ou le vendait sur les étals du marché ; à grand renfort de cris et d'affection débordante, de connivence dépassant les bordures de la connaissance. Dans ces moments-là il connaissait tout le monde et traitait tout le monde comme son ami le plus proche, comme son confident au coin du feu ; tant qu'il avait une bouteille de vin à la main. Leurs corps se heurtent, comme les gladiateurs soigneusement huilés dans l'arène qui ont perdu leur trident et leur lance et doivent passer au combat rapproché avec ce qu'ils ont sous la main : ongles ou dague. Leurs doigts agrippent la nuque, la hanche, le bras de l'autre et glissent sur les vêtements comme sur l'huile, aucune prise possible ; escalade impossible. Werowa bloque Ezra contre le mur, ça a l'air d'être une constante, tout en l'embrassant sauvagement, elle a réveillé un feu au creux de son ventre ; un feu couvé par un dragon qui maintenant pleinement alerte est insatiable. « On ne devrait pas. » souffle-t-elle contre ses lèvres, entre deux baisers, et pourtant elle remonte quand même la robe le long de la cuisse, ses mains qui glissent sur la chair dessous, avec vitesse, avec vivacité. Dans la pénombre de la maison, la robe sombre, les corps sombres, sont presque indiscernables. Tout en nuances de noir. Et de brun. Et d'ocre. Et de sang. Il y a cette présence invisible, tout autour d'elle, qui les environne. Un fantôme, un spectre, un ectoplasme aux yeux inquisiteurs ; ou juste un souvenir. En tout cas une présence invisible, un Roan de vent et d'impression. Il est partout, dans cette maison qu'il a habité tant d'années, sur laquelle il a posé sa marque et son empreinte. Omniprésent, bien que distant. Juste une petite pointe de dague insidieuse à l'arrière de la nuque, une chair de poule qui se réveille le long de l'échine. Pas de surnaturel, juste l'impression de ne pas être à sa place. Pas l'impression de désacraliser l'endroit, mais de le nier. L'impression d'écraser les souvenirs et la peine sous le poids des corps qui s'emmêlent et des tissus qui s'enchevêtrent. J'ai envie d'elle quand il fait noir... Et le noir qui favorise ces instants dérobés n'est plus comme à l'ordinaire le dépositaire de leur secret palpitant. Toute en nuances de noir et de brun une chape de plomb et un voile de linceul recouvrent la maison et les deux amantes, se déposent en doux tapis sous leurs pieds et au fond de leur esprit. « NON ! » Cette fois-ci la voix de Werowa a tonné, tandis qu'elle s'est subitement écartée d'Ezra, pantelante. La mort la hante ; avec ses hardes sombres, elle habite la maison du défunt. Opportuniste, la Mort, elle prend pour elle tout ce qui a appartenu à autrui ; là où le défunt a de son vivant apposé sa marque par habitude et répétion, elle vient et l'efface, d'un coup de chiffon et de désinfectant, elle nettoie les empreintes disséminées sur les meubles et laisse derrière elle une odeur caractéristique ; fraîche, mais amère. Puis elle se pose sur un fauteuil, et regarde avec intérêt la vie qui se poursuit, tandis que le défunt marine dans une antichambre quelconque, dépossédé de tout ce qu'il avait. Elle lui prend tout : sa vie, sa maison, ses relations ; et à ces dernières elle ôte la lucidité.
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le Sam 22 Aoû 2020 - 16:35
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le Sam 29 Aoû 2020 - 19:09
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le Sam 5 Sep 2020 - 13:22
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le Sam 12 Sep 2020 - 19:26
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

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le Dim 13 Sep 2020 - 22:21
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori, Lazuli, C'yra MESSAGES : 272 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : jenesaispas vava, drake signa, capraccoon icons&texts METIER/APTITUDES : Garde ¤ combat TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 80

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le Sam 26 Sep 2020 - 22:46
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