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Demyan Draghsteel
DATE D'INSCRIPTION : 05/03/2018 PSEUDO/PRENOM : Authenticity MULTICOMPTES : Alaska & Maxim MESSAGES : 652 CELEBRITE : Michiel Huisman COPYRIGHT : @BLINDNESS METIER/APTITUDES : Prince | Diplomate & Stratège TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 167

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le Dim 24 Mai 2020 - 11:07
rock fight
for the love
He read the letter again, but could not take in any more meaning than he had done the first time and was reduced to staring at the handwriting itself. She had made her g's the same way he did : he searched through the letter for every one of them, and each felt like a friendly little wave glimpsed from behind a veil.
J.K. Rowling, Harry Potter and the Deathly Hallows
Tes doigts plient le papier avec douceur. Il y a longtemps que tu n'avais pas voulu faire parvenir de missive à qui que ce soit. Du plus loin que tu te souviennes, les messagers ne sont pas les porteurs de parole les plus habiles. Il arrive que certaines missives ne parviennent pas à leur destinataire, ou qu'elles soient adressées à la mauvaise personne. Les informations confidentielles qui veulent le rester doivent être données en main propre, afin que personne ne puisse les interférer. Et encore parfois, les murs ont des oreilles. Ils écoutent chacun des faits et gestes du peuple, se languissent de voler au compte-goutte des informations cruciales à transmettre aux tribus. Si tu n'étais pas toi-même l'investigateur de certaines oreilles indiscrètes, tu jugerai la perte de tous ces fouineurs, vendeurs de rêve qui marchandent ces informations volées. Les murs du palais sont solides, bien gardés. Et pourtant, rien ne reste jamais secret.

Dans le creux de ta main, tu soupèses ce papier léger comme une plume. Tu espères qu'elle trouvera son destinataire... Si celle-ci n'est pas bien cachée, ni bien gardée. Tu ignores tout de ses desseins, tu ignores complètement ce qui se passe en son peuple. Seul des échos, quelques mots venus d'ailleurs, quelques faits rapportés qui cachent des histoires malveillantes. On dit qu'il ont perdu leur grand sage, bien qu'ils pensent pouvoir le retrouver dans un autre corps. Tu ne crois en rien que les âmes se baladent d'une vie à une autre, qu'ils changent de corps une fois que ceux-ci sont fanés. Et si c'était le cas ? Que les dieux préservent celui qui aura hérité d'Arkhip.

Quelques jours, que tu prépares cette lettre et les mots qu'elle contient. Quelques jours, que tu cherches le messager royal qui ne te fera pas défaut. Quelques jours, que tu observes les voyageurs qui viennent vendre au palais et dans la cité. Si les étrangers sont reçus sans délicatesse, ils n'en sont pas moins intelligents et tout à fait capable de comprendre que tu es à même d'offrir beaucoup de pièces d'or. Bien que tu sois certain de son allégeance, tu as supposé que la mercenaire rousse, Astrid, risquait de ne pas spécialement apprécier d'être recrutée pour... un morceau de papier. Cela va sans dire. Et puis, elle risquerait de te coûter toute ta bourse. « J'aimerais qu'on me l’amène. » Je veux, aurait surement été plus juste. « Inutile de demander à ce que ce soit fait au plus vite. », ajoutes-tu pour redresser un peu la balance. Le garde s'en va, et la porte se referme une fois de plus sur toi.

Il y va sans dire, tu préfères nettement recevoir les gens dans tes propres appartements. D'ailleurs, tu es probablement fait pour la vie de château. Nul ne saurait te contredire, tes appartements sont probablement les plus confortables. La seule exception à laquelle tu te tiens ce sont... les femmes. Il y a bien d'autres endroits beaucoup plus opportuns pour ce genre de cachotteries. Et si Tasha tombait sur toi, à cet instant précis, n'est-ce pas ? On ne refait pas un Rahjak, mais on protège au moins les princesses de la dureté de ce monde. Si on peut dire dureté.

Un coup sourd à la porte, et tu gardes si précieusement ta missive entre tes doigts. Quelques pièces sont déposées sur la table, signe de bon marché. Tu ne sais pas trop à quoi t'attendre. Tu sais que c'est un homme fiable, qu'il parcoure le monde pour commercer. « Entrez », tu laisses les gardes passer la porte, la refermer derrière l'invité en faisant attention à ne jamais quitter un seul de vous deux des yeux. Du coin de l'oreille, tu écoutes tranquillement. « Asseyez-vous. » Tu lui fais dos, regardant par la fenêtre.  
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Theodore-Charles Jones
DATE D'INSCRIPTION : 16/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Thirteen MULTICOMPTES : Wyatt Sheperd & Nila Yurinova MESSAGES : 696 CELEBRITE : Dominic Cooper COPYRIGHT : halamshiral - corvidae ;; lost at sea - in this moment METIER/APTITUDES : Marchand - Orientation, Diplomate. TRIBU/CAMP : Pikuni. POINTS GAGNES : 175
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le Dim 15 Nov 2020 - 21:47
ROCK FIGHT

Or don't you like to write letters? I do because it's such a swell way to keep from working and yet feel you've done something. - Ernest Hemingway


Les voyages dans la cité rahjak avaient toujours une saveur un peu particulière. Si TC avait passé leurs portes assez jeune accompagné de son mentor, il n’en restait pas moins impressionné des années après. Ce trésor au milieu du désert renfermait bien des secrets. S’il avait été moins lâche, TC aurait sans doute tenté de se faire une vie dans ce secret de sable. Au lieu de ça, voilà des années qu’il arpentait les rues désertiques pour troquer, vendre et entendre les secrets les mieux gardés du palais. Il ne faut pas s’y méprendre, Jones a su maintenir les relations très bonnes que son prédécesseur avait construites avec la royauté, la seule différence avec ce dernier était que le cadet avait tendance à laisser traîner ses oreilles. Au-delà de tout ce que venir au cœur de la cité dorée impliquait en temps normal, ce voyage avait une saveur encore plus particulière. TC avait amené Makenna faire un tour du monde, en évitant soigneusement le désert et il l’avait quitté seulement quelques semaines auparavant. L’ancienne esclave avait enfin retrouvé la force de vivre et de se reconstruire, s’il était profondément fier d’elle, le marchand ne pouvait pas s’empêcher de toujours se sentir coupable de l’avoir su aussi brisée. La cité l’avait brisée, elle lui avait volé son innocence et éclaté son âme qu’elle tentait de reconstruire tant bien que mal. Jones le savait, elle était loin d’être la seule dans ce cas-là. Pourtant, des autres il arrivait à faire abstraction. Comme disait le vieux Bren, ce n’est pas ton problème et encore moins à toi de jouer les sauveurs. Ce sont leurs règles, on est chez eux. Tu te tais, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. Les règles ne semblaient pas si dures à suivre la plupart du temps mais lorsqu’il s’agissait de Makenna elles avaient été une torture innomable.

Malgré ça, le marchand n’en avait jamais vraiment voulu aux mercenaires, pas plus qu’à la royauté ou qui que ce soit d’ailleurs. Sans doute que Bren avait mis un peu de plomb dans la tête du gamin et que s’il n’avait pu s’empêcher de s’attacher à une esclave il n’était pas suffisamment stupide pour en tenir rigueur à quelqu’un d’autre que lui. Depuis la libération de l’athna il était retourné plusieurs fois entre les murs fortifiés mais c’était la première fois qu’il le faisait en la sachant vraiment en sécurité. C’était un pas particulier, un sentiment indescriptible qui le parcourait alors que ses yeux et ses oreilles se baladaient dans les rues marchandes. Voilà déjà un jour ou deux qu’il a mis les pieds ici, les transactions se font avec une aisance presque magique, les relations pré-établies offrent des sourires et des tapes dans le dos. Parfois, les sourires sont un peu faux mais la marchandise compte trop pour les deux parties pour ne plus se voir. Et puis, il y a les nouveaux clients. Les curieux, ceux qui ont quelque chose qu’ils trouvent précieux. C’est un jeu bien unique auquel joue le conteur. Au final, c’est un peu un conte là aussi, sauf qu’au lieu de raconter des légendes, ses mots lui servent à faire passer des objets, des biens, de tout de main en main. Comme une évidence.

Lors de ce jeu trop parfait, une main un peu lourde vient se poser sur son épaule. Dans une confiance fainte, le pikuni se tourne sur un garde royal. Sans cacher son étonnement, il ne faut que quelques minutes au garçon pour savoir la raison de ce coup de main. Autant vous le dire, les gardes royaux n’ont jamais eu l’air très commodes et TC n’a jamais eu envie de les contrarier. Alors d’un sourire et d’une révérence il quitte ses compères de l’instant pour suivre l’homme massif. Sans un mot, le marchand observe les lieux qui se succèdent jusqu’à se voir dans des lieux bien plus chics, s’il avait eu l’occasion de franchir les portes du palais pour des raisons diverses et variées, officielles ou un peu moins officielles, il n’était jamais allé dans cet endroit précis. Ses yeux admirent la beauté étourdissante de l’endroit avec en tête d’en photographier le plus de souvenirs possibles. Les gens adorent les histoires de palais. Mais sa tête ailleurs retrouve bien vite le chemin de la réalité, quittant celui des contes pour un grondement sourd contre une porte lourde. Un sursaut à peine dissimulé et voilà la porte qui s’ouvre.

Ce n’est pas une si grande surprise que ça que de voir le Prince mais pourtant, TC ne peut s’empêcher d’arborer un sourire en coin, un peu fier. Sans un mot, il attend les instructions pour bouger, alors que le garde semble le fixer comme s’il allait le bouffer, le Prince, lui, lui demande d’entrer. Silencieusement, ses chaussures foulent le sol royal et les portes se referment derrière lui - et les gardes, toujours aussi peu commodes. Son sourire narquois quitte ses lèvres pour laisser place à une expression bien plus polie et courtoise alors que sa majesté ne daigne pas se retourner. Ils sont donc deux à aimer faire impression, ce n’est pas pour déplaire au marchand. L’ordre qui suit laisse le regard noir de l’homme se perdre sur les lieux avec un peu plus de précision avant qu’il ne saisisse une assise pour s’y poser avec plus de délicatesse qu’il n’en a eu dans toute sa vie. S’il entend la voix de Bren lui sommer de bien se tenir, le brun ne peut s’empêcher de croiser les bras et fixer cet homme de dos.

Les sbires prêts à attaquer le font sourire et sans trop savoir si c’est malin, judicieux ou de circonstance, il commence par dire. « Vous avez peur que je vous attaque, mon Prince ? » Sourire bien accentué pour les toutous de garde et il décroise les bras avant de reprendre, plus sérieusement. « Je ne voudrais pas vous faire perdre de temps. » ou plutôt, j’ai très envie de retourner boire dans un de vos superbes établissements. « Que me vaut l’honneur d’une telle invitation ? J’imagine que vous n’avez pas besoin de moi pour obtenir tous les objets et autres marchandises dont vous avez besoin… » Vraiment, celui-ci, il faut qu’il apprenne à se taire, au lieu de ça, il soupire et ajoute. « Alors, mon Prince, que puis-je faire pour vous servir ? »


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le Mer 2 Déc 2020 - 22:40
rock fight
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He read the letter again, but could not take in any more meaning than he had done the first time and was reduced to staring at the handwriting itself. She had made her g's the same way he did : he searched through the letter for every one of them, and each felt like a friendly little wave glimpsed from behind a veil.
J.K. Rowling, Harry Potter and the Deathly Hallows
Dos à tes propres appartements, ton regard se perd sur la cité de feu que tu as déjà dévoré mille fois du regard. Cette image, tu veux te la graver en tête à jamais. Ce moment où elle fourmille, où tu peux entendre le bruit de la foule qui se presse au marché et dans les auberges, où tout semble paisible, calme, normal. Tu ne laisserais jamais Isaak mettre à feu et à sang un aussi bel endroit. Irina a probablement raison, tu ne sais pas ce que tu veux, et tu ne sais pas comment tu - vous pourriez sauver le peuple de l'emprise d'un roi fou. Mais malgré son caractère tenace et ses ambitions, tu ne peux t'empêcher de penser qu'il était fait pour ce trône. C'est de cette façon que votre père l'a forgé, à l'image de lui-même. Peut-être que s'il avait accordé un peu plus d'attention à ses autres enfants, Tasha et toi seriez devenus aussi sanguinaires et féroces que lui. Pourtant, tu n'as l'impression de ne ressembler en rien à ton frère. Tu es beau - non pas qu'Isaak ne le soit pas, mais vous n'avez tout de même pas la même prestance - ; pacifique et tu gères les affaires diplomatiquement avec une aisance qu'il n'a probablement jamais acquise. Et pourtant, personne ne serait plus apte qu'Isaak à diriger ton peuple. Seulement, une question te ronges de plus en plus, chaque jour depuis qu'Irina est venue répandre son poison auprès de toi : à quel prix ?

Tu laisses le marchand s'installer et tu gardes le silence. Tu l'as fais quérir en plein milieu de la journée et il a au moins eu la décence de ne pas refuser cette rencontre. Voilà qui te mettrait facilement de bonne humeur si seulement la lettre que tu venais de rédiger n'avait pas rendu ton cœur aussi lourd. Vous avez peur que je vous attaque, mon Prince ? Tu te retournes et tu dévisages l'homme assis face à toi. Installé avec nonchalance, tu te demandes l'espace d'une seconde si finalement tu as bien fait de le requérir lui en particulier. Et pourtant, on ne t'en avais rapporté que des notes positives. Je ne voudrais pas vous faire perdre de temps. Tu restes de marbre, essayant de comprendre s'il se moque de toi ou non. Mais quel genre d'abruti as-tu donc déniché là ? L'avantage certain est qu'il risque de passer complètement inaperçu jusqu'à sa destination, personne ne le prendra au sérieux avec un tel sourire. L'un des gardes derrière lui te regarde avec insistance. Vous parlez déjà beaucoup pour quelqu'un qui n'a pas eu la politesse de dire bonjour relèves-tu. Et vous êtes bien impatient pour quelqu'un dont le travail même repose sur le finesse des négociations. L'homme demande ce qu'il peut faire pour toi en soupirant et tu restes sceptique quant à sa bonne volonté. Tu as à peine le temps de réagir que l'un de tes hommes le soulève déjà par le col. Tu parles mieux ou je te ref.. C'est mon invité dis-tu fermement à l'homme qui soulève le marchand. Et ce n'est généralement pas comme cela que l'on reçoit les gens. Pas plus qu'on ne leur parle de cette façon. Cela vaut pour vous deux. ajoutes-tu avec insistance. Reposez-le donc, il va bien se comporter. Lses yeux du garde oscillent entre toi et l'homme de la forêt, mais il finit par le jeter par terre non sans oublier de lui porter un coup bien frappé sur le nez. Tu t'empêches de lever les yeux au ciel, et tu laisses quelques instants à l'invité pour se relever.

Tu t'assoie à demi sur la table pour lui faire face et tes doigts viennent caresser les pièces d'or que tu as laissé reposer là. Non, je ne compte rien vous acheter. Tu saisis du bout des doigts quelques pièces en continuant de regarder l'homme qui se relève. Bon, tu espères qu'on ne lui a rien cassé, tu n'as pas réellement envie de compromettre les affaires. Rien de matériel, j'en conçois. C'est de vos services dont j'ai besoin. ajoutes-tu avec un regard appuyé. Je vous paierais, bien entendu.

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