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Alan Cole
DATE D'INSCRIPTION : 06/04/2020 PSEUDO/PRENOM : Haeny MULTICOMPTES : Oona MESSAGES : 1670 CELEBRITE : Fionn Whitehead COPYRIGHT : Electric Soul (avatar) - EXCEPTION (signature) METIER/APTITUDES : Architecte / Mécanicien TRIBU/CAMP : Cents POINTS GAGNES : 95

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le Ven 22 Mai 2020 - 20:23


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Soon We'll Find Peace... But Not Today
Mars 2120


L’hiver avait été rude. L’épidémie de grippe qui avait frappé les deux camps laissait des souvenirs amers, douloureux. Alan avait alors passé quelques jours à l’Odyssée pour veiller sur Nora, à peine consciente. Et puis les semaines s'étaient enchaînées, longues, monotones. Ce n’était que depuis quelques jours qu’il avait l’impression de revivre. Alan avait pu revoir Devos début mars. Lui et son mentor avaient convenu de se retrouver avant la fin du mois pour aller jeter un œil aux serveurs restés dans les vestiges de l’Odyssée. Ce rendez-vous, il l’avait attendu avec fébrilité. Al’ appréciait toujours ces moments passés avec Devos. Et pour peu qu’il y ait un peu d’informatique ou de technologie dans l’équation, ce sentiment était presque décuplé.

L’expédition avait été fructueuse. Devos et Alan avaient pu évaluer les dégâts mais aussi faire quelques tests et estimer les besoins des serveurs. Cette technologie, comme lui, était survivante. Elle était la seule chose qui le reliait encore à son monde d’avant. Alan se prenait souvent à regretter sa vie sur l’Odyssée. Tout lui semblait beaucoup plus simple, à l’époque. Son avenir était tracé. Il pouvait vivre sa passion, sous l’aile de son mentor qu’il admirait profondément. Tout avait dérapé à cause de Nora… Aujourd’hui, il se consolait en se disant que l’Odyssée n’était plus qu’un souvenir pour tout le monde, désormais. Et il était souvent pris d’une émotion indescriptible en pénétrant dans les ruines de son ancien monde, réduit à l’état de carcasse. De coquille vide. Les serveurs avaient miraculeusement survécu. On ne l’expliquait pas vraiment, mais ils étaient toujours intacts, ou presque. Et ça lui laissait l’espoir de poursuivre sa formation, bien sûr, mais aussi d’en faire quelque chose pour améliorer cette vie sur Terre. Ces serveurs, même s’il n’y touchait pas autant que les informaticiens professionnels de l’Odyssée, c’était son petit espoir à lui. L’espoir d’apporter enfin quelque chose aux siens. De prouver qu’il pouvait se rendre utile. Qu’il n’était pas un inadapté, comme on se plaisait souvent à lui rappeler.

Alan avait retrouvé ces machines comme on retrouve de vieux proches après des mois d'absence. C’était comme revivre après des mois de veille. Redémarrer son esprit. Et il n’avait pas vu le temps passer.

Un problème les avait particulièrement occupés, cette fois-là. Un circuit électrique semblait endommagé et demanderait des réparations plus poussées. Ils en avaient longuement discuté, avec Devos. Toutes leurs conversations ou presque avaient tourné autour de ces quelques serveurs qui semblaient les maintenir eux aussi en vie.

Mais cette parenthèse dorée devait prendre fin. Le matin même, ils s'étaient mis en route vers le gouffre du métro. De longs kilomètres les séparaient encore de leur destination, et ils avaient pour ambition de rejoindre le campement avant la nuit. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il leur restait encore des heures de marche mais Alan jugea bon de proposer une pause à son compagnon de route. Il attendit qu’ils soient sur un terrain plat et dégagé. « Ça te va si on s’arrête maintenant ? Il doit nous rester quelques provisions. » L’architecte déposa son sac à dos sur l’herbe pour en faire un rapide inventaire. Les trois jours leur avaient demandé pas mal de vivres, même s’ils avaient eu l’occasion de chasser sur place. « Il reste un peu de viande fumée et quelques fruits… Si ça te dit. » En sortant ces quelques denrées qui constitueraient leur maigre ration du midi, Alan comprit que ce serait sans doute leur dernier repas à deux avant de regagner la civilisation. Le lendemain, il devrait rejoindre son campement et les siens, et laisser cette belle expédition derrière lui. C’était toujours difficile pour lui de dire au revoir à Devos, surtout après ce qu’ils venaient de vivre pendant ces quelques jours privilégiés. « Dernier repas avant le retour des hostilités… C’que le temps passe vite…  » Devos savait à quel point Alan pouvait être asocial, parfois. Et en soi, les deux hommes étaient pareils. La vie en communauté était une épreuve pour le jeune homme et rejoindre le campement ne l’enchantait pas vraiment. D’autant qu‘au gouffre, il y avait toujours le risque de croiser Nora. Il s’arrangeait pour l’éviter, en général. L’agencement du campement lui permettait de lui échapper. Même si les années avaient passé, Alan avait toujours une peur, au fond de lui. Peur de sa réaction, s’il la revoyait. Peur d’avoir une parole, voire un geste qui le replongerait dans ses vieux démons. Mais il se gardait bien de partager ces craintes avec Devos pour l’instant. Il ne voulait pas l’ennuyer avec les choses étranges qui se passaient dans son esprit. Et puis, tout ça s’était un peu calmé, ces derniers temps. Du moins il le pensait.

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Devos Acciaro
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le Dim 31 Mai 2020 - 14:48

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MARS 2120

En quelques semaines, Devos a vécu plus d’aventure qu’en quelques années.

Entre la grippe et la tempête de neige, beaucoup ont souffert. Devos le premier, s’était retrouvé entre la vie et la mort au milieu de nulle part, avant d’avoir été trouvé par Gen. Les quelques jours à ses côtés, ont généré chez l’informaticien un tout autre regard envers les tribus. Il n’a pas oublié ses objectifs, mais ces imprévus l’ont marqué d’une certaine façon. Dès son retour, il s’est donc remis en travail. Il s’est acharné, après avoir vérifié l’état de santé de son père – pour qui la grippe a été particulièrement difficile. Père et fils se sont, en quelque sorte, retrouvé depuis le cyclone. C’est comme si le lien était devenu plus fort, plus important que jamais et sans doute que Devos réalise, enfin, l’importance d’avoir une famille. De veiller les uns sur les autres.

Alors quand il croise Alan, il ne peut s’empêcher d’aller vers lui. De s’enquérir de sa situation, de lui proposer de venir avec lui. Se rendre aux ruines de l’odyssée, c’est son rituel, à Devos. Un aller-retour vers le vaisseau en décomposition, son habitude. Il se glisse à travers les débris de ce cimetière comme si une carte du labyrinthe est inscrite dans sa tête. Devos connaît cet endroit par cœur. C’est un refuge, mais aussi un espoir. Pour ceux qui s’aventurent véritablement dans l’arche, il n’est pas compliqué de retrouver la salle des serveurs. Intacte malgré le cyclone de 2117 qui a fait d’énormes ravages. Le gouffre du métro, le premier, à largement souffert de ce caprice météorologique et ce n’était que l’été dernier, qu’ils avaient réussi à y retourner. À récupérer quelques kits de survies, mais c’était tout. Tout le reste, ainsi qu’une partie du travail de Devos, a sombré dans la boue, emportée à jamais. C’est donc sans surprise qu’il est devenu bien plus paranoïaque avec les serveurs, consolidant la salle et vérifiant que rien ne mette en périple cet espoir auquel il tient tant. Lui et d’autres informaticiens, ils espèrent arriver à ce jour où ils produiront assez d’énergie pour refaire fonctionner ces machines et récupérer toutes ses informations auquel ils avaient si facilement accès, autrefois.

La bonne volonté d’Alan, lui fait toujours extrêmement plaisir. Comme si, après toutes ses années, le lien qui les unissait n’avait pas changé. Il était toujours le mentor, l’ami de son père, prêt à l’instruire et à l’aider. Mais la vie ici, était si différente de la vie là-haut. L’informatique est impossible à pratiquer pour l’instant. Il sait le sentiment qu’Alan doit avoir, de ne plus plonger dans ce monde binaire. Devos le sait très bien.

« D’accord, faisons une pause. » Tout comme Alan, Devos pose son sac à terre. Il avait récupéré des ruines, quelques câblages pour essayer d’aboutir à un prototype de défibrillateur – un projet médical assez récent auquel il réfléchit beaucoup avec [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . Mais il y a encore tant d’idée, tant de piste, tant de possibilité…

« Oui, ça m'dit. » De toute manière, il n’a pas très faim, mais il reste encore du chemin s’ils veulent arriver à temps, et il faut prendre de l’énergie. Boire, déjà, c’est très important. Il s’assoit à terre et sort sa gourde pour boire une petite gorgée – il ne reste plus grand-chose, mais c’est comme pour la nourriture : le calcul a été fait pour les jours nécessaires et comme ils sont censés arrivés ce soir, ils arrivent au bout.

Ces quelques jours à passer dans les ruines, ont tout de même été sympathique – pour une fois qu’il n’était pas seul, ça change. La compagnie d’Alan lui a fait du bien, même s’il ne l’exprime pas forcément, il espère que ça se sent. Les deux garçons ne sont pas du genre hyper social avec les autres, mais ensemble, ils ne connaissent pas vraiment de restriction. Ils acceptent aussi bien les silences que les conversations, échangent sans obligation. C’est agréable d’être avec quelqu’un qui sait.

« Parfois, j’me dis que je préférais revivre dans les ruines. » Qu’il annonce, acceptant une partie de la viande fumée. « Faudrait faire un sacré ménage, parce que ce n’est pas un endroit très accessible, mais j’me sens… » Il regarde autour de lui : « A la maison. »

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Alan Cole
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le Sam 13 Juin 2020 - 20:38


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Mars 2120


Cette pause, c'était l'occasion de se reposer, de regagner quelques forces avant de reprendre la route, mais aussi de profiter, peut-être une dernière fois, de la présence de Devos. Alan ne l'avait jamais envisagé comme un père. Mais plutôt comme un grand frère plus doué que lui. Leur relation manquait parfois de cette spontanéité qui semblait si évidente pour les autres. Ils n’étaient pas du genre à se dire qu’ils s’appréciaient. Non, c’était bien plus subtil que ça. Al’ avait toujours eu en lui une certaine retenue qui filtrait ses sentiments, qui laissait peu de place aux gestes, et aux paroles sincères. Avec Devos, il sentait parfois ce filtre vacillait. Il lui rappelait l’Odyssée. Son père aussi. William était mort dans le crash et Al’ n’avait jamais vraiment fait son deuil. Vu les circonstances, c’était difficile de se dire que ses parents n’étaient plus là. Point. Il préférait éviter d’y penser. Il gardait en souvenir les bons moments, l’amour qu’il avait eu la chance de recevoir sur l’Odyssée. Et surtout la dernière visite de ses parents avant l’exécution du projet Cents. Il préférait se les rappeler comme ça. Le crash, il n’y pensait pas. C’était enfoui dans son esprit.

Al’ commença son repas et mâcha difficilement la viande séchée. Il n’était pas très fan du mets, mais reconnaissait son aspect pratique, surtout dans le cas d’expédition de plusieurs jours. Devos s’installa pour se joindre à lui. Il accepta un morceau de viande et lui confia que parfois, il préférerait retourner vivre dans les ruines. Il s’y sentait à la maison. Alan sourit. C’était ça. Il éprouvait la même chose, et pourtant l’Odyssée était réduite à l’état de carcasse délabrée. Mais il reconnaissait ces couloirs, ces pièces qui avaient fait son quotidien pendant des années. « Pareil » dit-il simplement en avalant un nouveau morceau, songeur. Vivre dans les ruines … c’était impossible, bien sûr. Mais qu’est-ce qu’il aimerait avoir accès à cet endroit quand bon lui semble, pour échapper un peu à l’agitation du quotidien. A cette ébullition qui lui pesait tant. « Tu sais, j'peux pas m'empêcher de penser que... » il hésita, pudiquement. Inutilement. « Enfin… que ce ne sera jamais vraiment chez moi, ici. » Il baissa la tête, repensa à ses parents, furtivement. Puis, à tous ses espoirs aujourd’hui vains. « Je suis pas … j’ai encore du mal au campement, tu sais. Ça va un peu mieux. Mais c’est toujours difficile. »

Inadapté. C’était comme ça qu’il se qualifiait lui-même, intérieurement. Si sur l’Odyssée, on valorisait ses compétences, on lui promettait un brillant avenir, sur Terre rien n’était pareil. Il devait se servir de ses mains, construire à la force de ses bras, survivre et se battre. Rien ne l’avait préparé à ça. Rien. Et si, après presque six ans, il s’était amélioré, Al’ savait au fond de lui qu’il resterait toujours un peu étranger à cette planète. Il ne serait jamais comme ces fiers guerriers Athnas qui défendaient les leurs avec acharnement, ou comme ces Pikunis qui cultivaient et connaissaient la terre mieux que personne. Quelque part, il ne se donnait peut-être pas toutes les chances non plus. Une partie de lui était restée là-haut, dans les étoiles. C’était plus fort que lui.  

« Comment tu fais quand t’en peux plus ? Parfois, j’ai juste envie de … disparaître. »

C’était une question sincère. Alan se disait que Devos devait comme lui, trouver la présence constante des autres pesante, voire insupportable, à certains moments. Al’ n’avait rien trouvé d’autre que l’isolement, parfois contre l’avis de la communauté. On n’acceptait pas toujours ses « tours de garde » à rallonge, sa mauvaise volonté dans les tâches quotidiennes ou encore son manque d’implication auprès des autres. Al’ traînait rarement autour du feu et préférait se terrer dans les ombres, seul. Quand il devait bien s’activer et faire quelque chose de ses journées, il supportait difficilement la présence des autres. Leurs remarques, leurs traits d’humour parfois stupides, voire leur hostilité à peine voilée. Il s’était surpris plus d’une fois à souhaiter malheur à ses ennemis, à céder à sa colère pour les remettre à leur place. Avec les années, cependant, il avait réussi à se faire accepter. Les moqueries et mesquineries n’étaient plus qu’un mauvais souvenir, mais quelques exceptions subsistaient. Ca ne passait toujours pas avec Abel. Alita, quant à elle, n’hésitait pas à le rabaisser à la moindre occasion. Il avait juste parfois envie de les faire taire à jamais. Puis, il revoyait ce qu’il avait fait subir à Nora. Et il craignait de perdre le contrôle. De nouveau. C’était sa hantise la plus profonde. Du coup, Alan fuyait. C’était sa seule réponse. Sa seule défense. Il ne voulait pas retomber dans cette violence qui le prenait aux tripes. Il en avait trop peur.

Al’ se gratta le crâne, un peu mal à l’aise d’aborder ce sujet aussi négativement. Devos parlait, presque avec humour de revivre dans les ruines, et lui en profitait pour se plaindre de sa situation. Il ne voulait pas gâcher ce dernier repas. Ces trois jours avaient été agréables, apaisants, pourquoi finir sur une note négative ?

« Enfin … c’est pas important. L’essentiel c’est que ça se passe mieux. »
Il accompagna cette conclusion d’un sourire un peu trop forcé. Mieux, ça ne faisait aucun doute. Bien, il ne le pensait pas vraiment. Il n’aurait pas employé ce mot pour parler de sa situation, c’était certain…
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le Dim 21 Juin 2020 - 18:57

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MARS 2120

Pour Devos, cette journée n’était pas si différente de son quotidien. Aller aux ruines? était pour lui, presque une tradition. Un lien qu’il ne voulait pas perdre avec ce qu’il a connu dans l’espace, quand il était encore un informaticien de haut niveau. Qu’il passait des heures face à des écrans. Il était fasciné par la façon de créer la vie, avec des chiffres. Et l’intelligence artificielle avait une place majeure dans l’Odyssée, puisque c’est tout un tas d’interface qui gérait, automatiquement, certains robots et mécaniques. Il se sentait comme un dieu. Unique personne capable de communiquer avec ces êtres qu’il créait. Unique homme capable de faire évoluer ce monde si petit, et si vital. En tant qu’informaticien, il avait une place majeure dans l’Odyssée. Lui et d’autres, ils étaient la force même du vaisseau. De son avenir. De la survie de l’humanité, en soi. Formé Alan, c’était formé une génération capable de prendre le relais. De tenir le flambeau. Et Devos regrette que les choses se soient terminées de manière aussi catastrophique. Il regrette qu’il n’existe plus rien de ce que les hommes avaient réussi à créer. De cette technologie, de cette capacité à aller dans les étoiles. Tout ce qu’il a enseigné, avait perdu de sa valeur sur terre. Trop nombreux sont morts dans le crash, trop nombreux ne savent toujours pas quoi faire de leur connaissance. C’était toujours compliqué, de ne pas se réveiller un matin sans tendre son bras pour attraper une tablette. Leur quotidien tout entier avait été bouleversé, et des années plus tard, l’équilibre n’a toujours pas été trouvé. Devos le signal le premier.

Il se sent chez lui près des ruines, et non au village.
Il se sent chez lui dans le passé, dans les étoiles, dans le monde qu’ils ont détruit en s’écrasant sur terre.

Alan comprend parfaitement. Il ressent, sans aucun doute, cette même sensation. Devos arrache un morceau de viande séché avec une facilité surprenante. Physiquement, il avait tout d’un militaire. Une énorme carrure, des muscles imposants, et malgré le manque de nourriture, il est l’un des rares à ne pas avoir maigri, c’est le contraire, même. Il a pris en muscle après toutes ses années et pourtant, pourtant, il ne rejoint pas les expéditions. C’est un scientifique. Un homme à tout faire qui s’est plié en quatre pour faire du campement, puis du village, un endroit adapté, structuré.

« Je sais ce que c’est. » Ils ont été éduqués et préparés à une vie, mais cette vie à changer pour laisser place à quelque chose de plus imprévisible. De moins contrôler. Alors ils flottent, là où d’autres savent davantage comment se trouver une place et quoi apporter. Mais eux ? Si le père de Devos n’avait pas été mécanicien et ne lui avait pas enseigner les bases, Devos aurait été complétement inutile au campement. Une anomalie. L’envie de faire marche-arrière lui a longtemps traversé l’esprit, d’ailleurs. Mais il s’est heurté à une simple réalité : ce n’est pas possible.

« Le travail. » Qu’il annonce enfin, tout en regardant ses mains. Elles sont imparfaites, pleines de cicatrices, sales. Il pose ensuite son regard, sérieux, sur Alan. « Il y a toujours, quelque chose à faire. Quelque chose à améliorer, à créer. » Devos est un solitaire, tout le monde le sait. Alan s’est sans doute déjà isolé lui-même, mais malheureusement, ce n’est pas suffisant. Et Devos l’a bien compris, surtout depuis que le métro a été submergé par la tempête, que son bureau est partie avec. Il aime s’investir dans un endroit, travailler en silence, disparaître. Mais il veut aussi contribuer.

« J’étais triste, là-haut, tu sais. Triste parce que malgré toute notre avancée technologique, j’avais tout appris. J’étais arrivé au bout et je n’avais aucun moyen de faire des expériences, d’aller plus loin. » Une réalité qui l’a frappé, quelques années avant l’envoi des cent sur terre, avant de découvrir les failles de l’Odyssée. Il était déjà trop en avance sur son temps, Devos.

« Ici, tout ce que la civilisation humaine a construite pour en arriver à l’Odyssée, tout ça il faut le refaire. Repartir à zéro, poser les bases. Qui mieux que nous, pour ça ? » Et tout de suite, ça change tout. Son acharnement, son expérience, son ambition. Devos est quelqu’un qu’on laisse en paix, parce qu’on voit à travers lui quelque chose d’important : l’espoir. Quelque chose qu’Alan pourrait lui-même, véhiculé.

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le Dim 28 Juin 2020 - 16:49


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Mars 2120


Alan n’était pas du genre à s’ouvrir, à parler, à discuter. Même avec Devos. Il était pudique. Mais ces quelques années sur Terre l’avaient changé. Il avait bien été forcé de s’adapter, de vivre en communauté, de supporter les autres. Encore et toujours les autres. Alors, cette discussion, c’était une manière de chercher des réponses, mais aussi de se confier, avant le retour sur le campement. De parler à cœur ouvert avec une personne chère. Il sentait qu’avec Devos, il pouvait se permettre ce genre de confidence. Parce qu’il savait qu’ils étaient faits du même bois, tous les deux. Deux passionnés en deuil, deux inadaptés qui se réfugiaient dans un monde de chiffres et de codes qu’ils comprenaient mieux que l’humain. Mais Devos, lui, était encore en avance sur lui. Il se savait, Alan. Si quelqu’un pouvait lui donner quelques conseils pour améliorer son quotidien, c’était bien lui. Il craignit que sa première confession ne casse l’ambiance plutôt sereine de leur retour. Il n’en fut rien : Devos se montra plutôt empathique. On aurait dit qu’il voyait parfaitement ce qu’Alan tentait d’exprimer, assez maladroitement, avec ses mots. Il ressentait la même chose. Pourtant. Il semblait aller tellement … mieux que lui. Alan ne demandait qu’à connaître son secret : ce qui lui avait permis de s’adapter, de se faire accepter, et surtout d’accepter les autres.

La réponse l’étonna par sa simplicité un peu décevante : le travail. Devos se retranchait derrière son labeur pour s’impliquer dans la communauté. Alan haussa les épaules, un peu gêné. « Je n’ai jamais été très doué de mes mains, c’est ça le problème. » Du travail, il y en avait sur le campement, ça oui. Mais Al’ n’était pas manuel, et toutes les tâches ou presque se résumaient à cela : la force, la dextérité, la débrouillardise. Lui était encore trop cérébral. Trop abstrait. Il avait fait des efforts, pourtant : Autumn lui avait appris quelques bases de mécanique, tout comme Claire, grâce à qui il avait bien progressé. Mais il y avait toujours plus qualifié, plus habile que lui. On lui confiait très peu de choses à faire, parce qu’en soi, il n’avait pas réellement fait ses preuves. Al’ restait « l’architecte » du clan. Ce qui, en soi, était déjà bien. Mais la plupart du temps, son boulot se résumait à coordonner quelques réparations, apporter des idées pour améliorer le campement, et mettre la main à la pâte, secondé par quelques compagnons bien plus forts et dégourdis que lui.

Dans l’espace il était supérieur, reconnu pour son intelligence. Ici il était toujours le dernier, le plus inutile, le moins valorisé. « Qu’est-ce qui t’occupes en ce moment ? Tu penses que tu pourrais me montrer ? » Complètement absorbés par leur expédition et les systèmes vétustes de la carcasse odysséenne, ils n’avaient pas vraiment discuté de leur quotidien, sur le campement, de ce qui faisait leurs journées en ce moment. Comme l’auraient fait la plupart des gens. Les gens normaux.

Devos, ensuite, se confia sur quelque chose qu’Alan ignorait complètement : il se disait triste sur l’Odyssée. En apprenant ce détail assez surprenant sur son professeur, Al’ fronça les sourcils sans comprendre. Mais bien vite, son aîné s’expliqua : l’homme avait été si loin, la technologie était déjà si avancée, qu’il ignorait alors comment la faire progresser. En soi, seul le déclin de toute cette civilisation était possible. Alan comprenait parfaitement l’idée : ils étaient au bout d’une chaîne longue de plusieurs milliers d’années. Descendants et héritiers de toutes ces découvertes et progrès auxquels, finalement, ils n’avaient pas réellement contribué. En repartant de zéro, quelque part, ils pourraient être aux fondements d’un nouveau monde, et de la renaissance de toutes ces évolutions.

Alan acquiesça, songeur « Je n’avais jamais vu les choses comme ça. » Il devait bien admettre que l’esprit de Devos l’impressionnait. Il voyait les événements et le monde sous un angle tout à fait différent du sien. Et il parvenait, grâce à cela, à tirer le positif d’une situation plutôt précaire. « Repartir de zéro… Je sais pas si c’est possible. On a peut-être perdu tout ça pour toujours. On ne recréera sans doute jamais de vaisseau comme l’Odyssée. » Il se tut, songeant à cette perspective d’un monde sans technologie, sans évolution, sans progrès. « Quand je vois les Pikunis, les tribus … leur façon de vivre et comment ils se sont adaptés, ben, je me dis que c’est peut-être pas une si mauvaise chose, en fait. La vie ici est beaucoup plus simple. » Sur l’Odyssée, la vie était conditionnée par tellement de facteurs que c’en devenait obscur, même pour le plus qualifié des ingénieurs. Elle était fragile, incertaine. Sur Terre, la vie était un combat de tous les jours. Mais elle était forte. Elle s’imposait comme une évidence. Elle répondait à une logique naturelle, et non à des normes techno-spatiales qui la maintenaient dans un état de convalescence permanent. « Enfin, « simple »… pas quand on débarque au milieu de tout ce bordel. » Il rit légèrement, naturellement, avant d’avaler une nouvelle bouchée et une petite gorgée d’eau.

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le Lun 6 Juil 2020 - 10:23

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MARS 2120

S’il y a bien une chose que Devos a appris, sur terre, c’est comment comprendre ses propres émotions et celles des autres. La tâche n’est pas facile et il a encore du chemin à faire, pourtant, après toutes ses années, l’informaticien a fait des progrès. S’il a encore du mal à comprendre toute les nuances, il parvient cependant à réfréner ses réactions pour essayer d’abord d’analyser ce qui lui est dit. Plus que les mots, c’est aussi le comportement de la personne qui se trouve en face de lui, qu’il étudie. Sa manière d’aborder les conversations est désormais différente et surtout, focaliser sur la compréhension de chacun. Lui, il sait que trop souvent, personne ne saisit ce qu’il raconte et pour améliorer ça, il parle peu. Se limite dans ce qu’il souhaite exprimer, pour éviter d’inonder d’informations ceux qui l’écoute. Ça ne marche pas toujours, car il peut facilement se laisser emporter, mais ça lui permet de faire un compromis et d’arrêter d’esquiver les autres sous prétexte qu’une discussion est inutile. L’écoute, ensuite, joue un rôle essentiel. Et Devos s’est créé tout un dictionnaire pour traduire les gestes par les émotions. Ce qui englobe la peur, l’inquiétude, l’affection. Pour ça, il fait beaucoup d’observation et tente, de plus en plus, d’aller vers les autres.

Depuis son échec au sein de la rébellion, Devos sait que pour pouvoir faire ce qu’il y a de mieux pour les autres, il doit être en capacité de savoir ce qu’ils ressentent. Pas facile pour l’informaticien qui a passé toute sa vie rejeté, éloigné de tout, enfermé dans une bulle qu’il a construite et développé pour sa propre sécurité. La terre a tout bouleversé et cela de bien des façons. Ce n’est pas seulement un travail qu’il a perdu, c’est une partie de lui-même. L’arrivée sur terre a donc sonné comme une condamnation. Sans informatique, il aurait pu sombrer. Ne plus être capable de rien. Rester à l’écart pour disparaître.

« Ne te sous-estime pas, Alan. » C’est un jeune garçon si intelligent, il avait la vie devant lui pour apprendre, s’améliorer. Les barrières qui l’entourent, il se les imposent lui-même et Devos se reconnaît facilement là-dedans. Il imagine sans problème ce qui traverse son esprit et se dit que c’est son rôle d’aider Alan à avancer. « Il y a peut-être des gens qui sont plus doués que toi, mais personne n’a ce que tu as, là. » Il désigne sa tête, ce puissant cerveau qui se cache sous sa chevelure. « Ça, c’est ton outil à toi et tu peux t’en servir de bien des façons. » Il en est persuadé Devos, ce n’est qu’une question de temps, d’adaptation. Ils ont besoin de plus, eux, parce qu’ils ne rentrent pas dans les cases.

« Il n’y a plus vraiment d’urgence en terme de ressource en nourriture ou même de construction solide pour le village. Un cycle s’est établi pour l’essentiel de nos besoins, mais il y a encore tant de mystère et de danger sur la planète, que nous devons être au point dans nos soins. Il nous faut des outils plus avancés, alors je travaille beaucoup en ce moment avec une conseillère, un médecin, pour trouver des solutions viables. » C’est pour lui, l’ordre naturel des choses. La petite éolienne est une énorme avancée et la possibilité de faire quelque chose de plus gros encore, n’est pas ignoré, mais la santé est une priorité urgente. Ils auront toujours besoin de soin, et plus ils avancent dans le temps, moins ils ont de ressource de l’Odyssée. C’est là que l’aide précieuse des autres tribus entre en compte, mais aussi le travail de Devos sur les serveurs : s’ils pouvaient récupérer l’histoire de leur innovation humaine, alors cela changerait tout. « Si ça t’intéresse, je peux te montrer l’avancement de nos recherches. » Il a changé d’espace de travail, depuis ce qui s’est passé dans le métro, et pourra lui dévoiler tout ça une fois de retour au village. Il fait confiance à Alan et partager ses recherches lui fait plaisir.

« Il arrivera bien un moment où nous cesserons de survivre, pour vivre, Alan. » Il boit un peu d’eau pour enlever le goût salé de la viande séché, puis reprend : « C’est à nous de ne pas commettre les erreurs de nos ancêtres. Ce n’est pas notre génération qui construira des vaisseaux, mais peut-être que dans mille ans, tout sera différent. » Il se rapproche un peu d’Alan et plante son regard dans le sien : « Nous sommes des inventeurs, des créateurs. C’est dans notre nature, d’aller plus loin. D’imaginer l’impossible. De faire évoluer ce monde. »

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Elias Caroll
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le Ven 9 Oct 2020 - 16:55
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