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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

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le Mar 19 Mai 2020 - 13:08

My heart is black and blue
Ezra & Lion

« It's hard to keep the pace when you're staring at the sun »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Trois jours. Trois jours s'étaient passés depuis l'annonce, depuis le discours des deux princesses. La cité qui était en effervescence plus que jamais. La cité qui s'agitait encore plus violemment que précédemment que leur discours. La guerre qui était dans toutes les têtes. Et pourtant la vie continuait aussi à la cité. La vie continuait alors que les marchands continuaient leurs affaires. Peu importait ce qu'il arrivait dans le monde extérieur, à l'intérieur de ces murailles ou plutôt des murs de la cité, les affaires continuaient. Des affaires étaient négociées. Et de nouvelles affaires naissaient, étaient négociées. Ce qui était le cas plus précisément pour les armuriers. Armuriers qui préparaient des armes. Les forges résonnaient. Les armuriers travaillaient, forgeant le métal, plongeant les lames dans le feu avant de les refroidir et les modeler à leur goût. Une activité qui était alors capitale alors que chacun se préparait pour la guerre, et que pour eux la tâche essentielle était de créer de nouvelles armes pour les soldats, pour les gardes. Des gardes qui paraissaient plus vigilants que jamais quand ils réalisaient les patrouilles, quand ils veillaient sur la cité. Et regard qui se portait en direction de l'étalage étalé près de l'armurerie Visegard. Ariane qui n'était pas là. Espérant qu'elle allait bien et consciente qu'elle devait être occupée. Mais cette armurerie qui était aussi l'une des meilleures de la cité. Ne pouvant d'ailleurs penser à aller contempler d'autres lames dans la cité que celles forgées dans ce lieu. Regard qui dérivait d'une lame à l'autre, passant des poignards aux épées qui étaient accrochées un peu plus haut. Un des poignards que je portais désormais sur moi. Et intérêt pour les lames aiguisées que je n'avais jamais eu avant de fuir la cité. Des étincelles que je pouvais voir briller dans les yeux qui aimaient aiguiser ses lames, les manipuler, qui aimaient combattre. Pouvant voir à quel point ceux qui tenaient aux lames en prenaient soin, comme si elles étaient des objets de collection, des objets à valeur sentimentale. Et une lame qui représentait aussi l'extension de leur corps. Entrainement qu'ils devaient poursuivre pour savoir porter des coups, esquiver et frapper. Une lame qui pouvait leur sauver la vie s'il savait s'en manier. Des armes en tout genre qui étaient en ce moment manier de l'autre côté du continent alors que là-bas hommes et femmes se battaient de toutes leurs forces pour faire reculer les aveugles, gagner un peu de terrain et vaincre. Le sentiment d'être un peu inutile ici. Mais ne pouvant rien y faire. Il n'y avait que cet éclat qui miroitait dans mon regard lorsque j'observais celui qui forgeait une nouvelle épée qui pouvait trahir des pensées plus lointaines.

Regard qui se détournait pour se poser sur un homme bâti comme un géant qui s'approchait. Le reconnaissant. Lui qui m'avait aidé. Lui qui avait transporté [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en direction de la demeure. Cette facilité pour le reconnaître alors que l'homme était bâti comme un ours, corpulent et une barbe en désordre. Peau tannée par le soleil. L'observant sans un mot alors qu'il déposait des piécettes d'or dans la main du vendeur et récupérait son épée. Moulinet et pointe de l'arme que j'évitais alors que je m'écartais, évitant de justesse de la lame. « Whooooo !  » Esquissant néanmoins un sourire alors que l'homme abaissait la minute d'après son arme, non sans esquisser ensuite un sourire. « Z'ardon!  » Ayant oublié sa tendance à manger une partie des mots et esquisser des petits sifflements, zeuzotant pour ainsi dire. « C'est pas grave. » Sourire dessiné dans sa direction alors que je n'étais pas blessée. Le pire qui était évité. Il n'y avait aucune plaie, aucun couteau à remuer. Tout allait bien. Et son visage qui se transformait alors que je comprenais qu'il m'avait reconnu aussi, qu'il avait replacé un visage, un prénom, un endroit, une histoire. « Z'voulez z une arme ? » « Non, je regarde juste. » Ne comptant pas acheter. Ne comptant pas acheter une arme en effet alors que je possédais déjà un poignard à mes côtés et n'ayant pas vraiment l'entraînement pour. M'interrogeant alors que je me demandais aussi ce qu'il faisait. Ayant acheté une arme. Apte à se battre, ce qu'il était certain. Ce qui ne me disait pas pour autant s'il était un mercenaire, un garde ou quoi. N'ayant pas eu le temps réellement de communiquer plus alors que toute l'attention était focalisée sur une autre personne ou plutôt sur un blessé. « Z'est pas là ? » Regard cette fois-ci plus intrigué alors qu'il reprenait de nouveau la parole. « Qui ? » Question plus intéressante pour tenter de comprendre de qui il parlait. Une conversation qui devenait parfois plus compliquée à suivre. « Votre fils ! » Ah oui. Sur ce détail. Déjà en train de réfléchir pour inventer une excuse, pour indiquer qu'il était quelque part dans la cité sans doute en train de vadrouiller quelque part. Ce qu'il faisait sans doute. Ce qu'il était sans doute en train de faire ; que de passer d'une ruelle à l'autre, occupé quelque part. Mais n'ayant pas le temps de prononcer la moindre phrase, justifier son absence alors que déjà il reprenait la parole tout en agitant la main. Heureusement, il agitait la main qui ne tenait pas l'épée. « Z'est là ! Hé ! » Continuant d'agiter la main alors que lentement je pivotais lentement sur mes talons, prête à découvrir le sujet même de la conversation en chair et en os. Confirmation qui ne vint pas encore mais des mots de nouveau prononcés qui me suffirent à me convaincre de l'identité de celui qui s'approchait. « Zviens pas dire bonzour à ta mère ? » Souris.
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le Ven 24 Juil 2020 - 23:06


My heart is black and blue


MARS 2120 - @Ezra Aerys


La dernière fois qu’il a vu la Cité grouiller de la sorte, c’était il y a six ans environs, lorsque les Débarqués sont tombés du ciel. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre, à une vitesse ahurissante, embrasant tout sur son passage. La Cité de feu avait été comme incendiée à l’annonce d’une vie extra-terrestre. La population, d’abord choquée, assommée, paralysée face à l’incroyable, avait connu un instant de flottement, le temps de quelques minutes. Puis la vie avait repris ses droits, animant chacun d’émotions propres. Certains, trop stupéfaits pour croire aux rumeurs, criaient à la folie d’un gouvernement manipulateur. D’autres, intrigués, commençaient à fabuler quant à l’identité et aux desseins des infortunés venus des étoiles. Un troisième mouvement exprimait davantage de crainte au travers d’une hostilité manifeste. Se croyant attaqués, les plus menacés s’étaient empressés d’assurer leurs arrières et de se munir des armes les plus tranchantes pour riposter. Et voilà qu’aujourd’hui, le passé se répète. A ceci près que seules la peur et la colère dominent à présent. Les nouveaux venus semblent avoir clairement exprimé leur soif de sang. Leur volonté de conquérir un territoire qui ne leur appartient pas. Et s’il y a bien un peuple sur cette Terre qu’il ne faut pas titiller, c’est bien celui des Rahjaks. Fiers, indomptés, indomptables même, la simple idée de laisser un inconnu s’aventurer sur leurs terres les irrite au plus haut point. L’autre est une menace, ou une opportunité. Il n’est jamais un innocent touriste. Tout corps étranger doit profiter aux habitants du désert, réputés pour être parmi les plus mesquins, les plus cruels. Une réputation qui a, jusque ici, plutôt éloigné les plus téméraires. Peuple solitaire et solidaire, les Rahjaks se suffisent à eux-mêmes. C’est ainsi que l’annonce d’une nouvelle guerre a réveillé le tempérament belliqueux de nombreux habitants.

C’est comme si la ville toute entière tremblait de fureur. Les habitants comme les soldats arpentent les rues du matin au soir, leur pas martelant le sol poussiéreux à une cadence infatigable. Tout le monde est sur le pied-de-guerre, cherchant une façon de se rendre utile. Le corps militaire, surtout, a rarement été aussi sollicité. Cette menace sortie des entrailles de la Terre est du pain béni pour le nouveau roi du désert. Guerrier sanguinaire, l’intraitable Isaak doit y voir l’occasion d’asseoir son pouvoir encore fragile, de rallier l’opinion publique et de s’affirmer en tant que souverain idéal. Maître des armées et stratège visionnaire, la main du destin semble l’avoir poussé sur le trône au moment opportun. Comme s’il était né pour cet instant, pour mener cette bataille. Puisse ce même destin le mener à la victoire.

Car, en attendant que le souverain fasse ses preuves, son peuple est aux abois. La peur ronge les veines de chacun, et les oppressés réagissent comme ils le peuvent. Alors que certains préfèrent rester calfeutrés chez eux, sans plus oser mettre le nez dehors de peur de se le faire couper, d’autres au contraire ont besoin d’air, et sillonnent les rues bondées à la recherche d’une occasion de passer leurs nerfs. En quelques jours à peine, une recrudescence de violence s’est faite sentir. Jamais la nuit n’a autant été le berceau des interdits. Lion, pour sa part, est comme chez lui. La violence, il est pratiquement né dedans. Les combats de rue, les agressions délibérées, l’intimidation musclée, il connaît. Un peu plus que d’autres, du moins. Bien qu’il s’en tienne éloigné depuis des années, force est de constater que la Cité se repeint comme dans ses souvenirs. Il ne sait pas si ça lui déplaît ou pas. La monstruosité de ses pairs est devenue un repère. Un point d’ancrage dont on sait qu’il ne changera jamais. Une petite madeleine que l’on mange en savourant malgré tout l’âpreté des souvenirs qu’elle ramène à la surface. Dans ce monde qui se retrouve, du jour au lendemain, assailli par l’ennemi, il y a des choses qui restent éternelles. L’égoïsme en est une. Une tare solide qui en pousse bien à sauver leur peau à tout prix, plutôt que d’aider autrui. Et Lion se voit légèrement consterné de constater que, une fois de plus, c’est le quartier des armuriers qui semble en bénéficier. Tous ont passé commande pour se procurer une arme digne de ce nom. Tous, même les plus pauvres. Lion en connaît un ou deux qui ont sacrifié toute une vie pour caresser le sentiment d’être protégés. D’être en sécurité.

Bien qu’il ait connu une vie tumultueuse faite de danger constant, Lion n’a jamais ressenti le besoin de posséder une arme. Ça, c’est un luxe qui ne le tente même pas. Un privilège réservé à la jeunesse, peut-être. Lion se croit invincible, éternel. Qui pourrait bien arrêter le gamin que même la vie de galère n’a pas su freiner ? Qui pourrait bien rattraper ce gabarit tout sec, agile comme un singe, vif comme l’éclair ? Son aptitude à s’extirper des situations les plus dangereuses suffit à l’enfant. Il n’a pas besoin de crever des yeux ou de couper des têtes. La fuite est le secret de sa réussite. Un atout mis à mal depuis quelques temps, cependant. La dernière fois que l’enfant imprudent s’est risqué à arpenter les toits de la Cité, il a eu du mal à s’en relever. En témoigne la béquille de fortune dont il est obligé de s’équiper depuis pour avancer en solitaire. Lion n’est pas intouchable, et commence à en prendre conscience. C’est peut-être pour cette raison que lui aussi s’aventure dans ce quartier qu’il connaît mal, où l’acier le dispute à l’or. Le secteur est plein d’un bruit qui lui scie les oreilles. Désagréable, insupportable. On lui mutine les tympans avec le chant du métal qu’on travaille. Ca crisse, ça taille, ça martèle, ça brûle, ça cisaille, ça lime, ça peaufine dans le plus tonitruant des vacarmes. Un enfer de fer, de lames, d’instruments de torture. Une seule ressemblance avec le reste de la Cité : à droite comme à gauche, on hurle pour apostropher les potentiels clients, pour les appâter avec des offres bienvenues en ces temps difficiles. A peine a-t-il commencé son exploration que Lion déteste déjà les environs. Il ne masque même pas son dédain sur son visage tordu en une grimace écœurée. Il n’éprouve rien d’autre que du mépris pour ces figures qui transpirent au-dessus de leur création, pour ces soldats fainéants qui n’avaient pas vu le coup venir, pour ces badauds paniqués qui vendent père et mère pour une lame émoussée, pour ces vendeurs dénués de tout scrupule, qui profitent de la détresse générale pour gonfler leurs prix. Tout le dégoûte, ici. Et il n’est pas au bout de ses peines.

Alors que le gamin relève la tête pour poser les yeux sur un autre bout de misère, il aperçoit un grand gaillard qui lui fait de grands signes. Interloqué, Lion suspend son pas, arquant un sourcil dédaigneux, se demandant qui peut bien être le gorille qui s’agite de la sorte. Il hésite trop longtemps. Le type va comprendre qu’il l’a reconnu. Ce qui n’est pas tout à fait vrai. Lion a surtout reconnu la personne qui l’accompagne. Sous l’étole légère qui la protège du soleil, l’enfant reconnaît Ezra. Belle comme si la guerre ne l’atteignait pas. Forte comme si rien ne pouvait l’ébranler. Et pourtant, Lion sait quels démons peuvent l’habiter. Elle n’en laisse rien paraître, si bien que lui-même s’était fait berner. Mais maintenant qu’elle lui a avoué des choses, il sait qu’elle n’est pas que courage et pureté. Elle a ses failles et ses entailles. Elle est humaine elle aussi, faite d’un passé douloureux et d’envies inassouvies. Elle n’est pas la créature parfaite que Lion a longtemps idéalisée. Et quelque part, ça lui fait mal de savoir que ces fantasmes sont brisés. Ça lui serre le cœur, de penser qu’il n’a pas su voir qui elle était. Ce qu’elle traversait. Ce qu’elle ressentait. Il se sent rongé par la culpabilité, alors qu’il croise son regard et qu’ils se reconnaissent de concert. Il voudrait détourner le regard, comme il a pris l’habitude de le faire, et fuir à nouveau, lui qui ne sait faire que ça. Mais le colosse qui continue de s’agiter à ses côtés le hèle directement.

- Zviens pas dire bonzour à ta mère ?

La grimace intérieure que lui inspire cette remarque déteint un peu trop sur son visage. Il n’a plus le choix. Résigné, il se dirige vers le couple improbable. Celle qui a déclaré être sa mère, et celui qui leur a prêté main-forte alors que Lion agonisait suite à sa terrible chute. La nuit lui revient en mémoire. Le mensonge aussi. Cette fois, il compte bien ne commettre aucun faux pas. Il veut dire les bons mots, même si ce n’est pas son fort, pour ne pas griller leur couverture. Quelle plaie, tout de même. Il fallait qu’il retombe sur ce type alors qu’il pensait ne jamais le revoir.

- Salut m’man, marmonne-t-il sans grande conviction.

Un mot qui lui retourne le cœur, alors qu’il prend conscience de ce que cela signifie. Cette fois, il le prononce sans hostilité, sans l’air narquois qui lui va si bien. Il se défait de ses artifices et se présente timidement, tout penaud, à des années lumières de ce qu’il prétend être. Il n’a pas l’enthousiasme nécessaire pour jouer la comédie. Il ne peut être que lui. Errakhlion, l’enfant abîmé qui sait qu’il a fauté. L’enfant qui aurait préféré ne jamais recroiser le chemin de celle qu’il a blessée. Il n’ose même pas soutenir son regard, de peur d’y lire tout ce qu’il redoute. Il garde la tête basse, serrant fort entre ses paumes irritées le morceau de bois qui soutient son pas. Il s’y raccroche pour ne pas couler, attendant un courroux qu’il doit sans doute mériter. Mais le tempête n’éclate pas. Sans doute grâce à la présence d’une tierce personne. Une personne devant qui il faut jouer le jeu. Lion redresse la tête, et ne voit sur le visage d’Ezra qu’un sourire. Ne sachant s’il est forcé ou sincère, Lion préfère miser sur la prudence, et ne pas s’avancer en terrain miné. Aussi reporte-t-il son attention sur celui à qui il doit ces quelques secondes d’enfer. Le badaud de l’autre soir.

- Dis donc, vieux, tu voudrais pas lâcher c’t’épée ? lance l’enfant, retrouvant un peu de sa ferveur habituelle. Tu vas finir par tuer quelqu’un, merde. C’est dangereux ces trucs-là. C’est toi qui les fabriques ?

Comme il ne veut pas non plus avoir l’air d’écarter Ezra en s’adressant à l’autre guignol, il fait l’effort de se tourner vers elle, et engage la conversation comme il peut.

- Et toi, tu viens ach’ter ça pour ton gars, ou pour le tuer ?

— code by lizzou —

Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 3264 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : alcuna licenza. (avatar) - frimelda (signa) METIER/APTITUDES : esclave de Werowa▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée, esclave domestique de Roan TRIBU/CAMP : Rahjak POINTS GAGNES : 95

My heart is black and blue [Lion] Empty Re: My heart is black and blue [Lion]

le Lun 27 Juil 2020 - 8:42

My heart is black and blue
Ezra & Lion

« It's hard to keep the pace when you're staring at the sun »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Salut m’man.  » Un mot qui retourne les coeurs. Un mot qui faisait palpiter le mien un peu plus rapidement. Un mot qui avait son importance, décrivant un lien maternel, décrivant un lien forgé dans le sang et la chair entre deux personnes ou un lien existant entre deux personnes au-delà de la biologie. Un mot qui avait son importance, que certaines personnes prononçaient avec bien plus de facilité que d'autre. Certains qui étaient pudiques, qui éprouvaient des difficultés à exprimer leurs sentiments. Certains qui le reconnaissaient avec une facilité déconcertante, dévoilant cette affection, cette existence. Certains qui préféraient l'occulter ou le haïr, qui ne le reconnaissait pas pour les raisons qui étaient les leurs. Un mot banal mais qui avait son importance, à mes yeux. Un mot dont je n'avais aucun droit de vouloir obtenir la propriété. Et pourtant un mot qui représentait ce que j'aurai voulu être, un mot dont j'aurai aimé acquérir les droits mais dont je ne pouvais pas. Ce qu'il ne voulait pas non plus. L'aimant comme s'il était mon fils, comme si je l'avais créé de mes propres mains mais lui m'avait toujours faire comprendre que je ne possédais ce droit, que je n'étais pas sa mère. Ne l'étant pas et ne pouvant jamais remplacer celle qu'il avait perdu. Et distance qu'il avait créé, alors qu'aussitôt que sa jambe remise, il avait disparu. Une promesse qu'il avait respecté, là où je voulais crier et hurler. Ce que j'avais fait mais parti, il l'était déjà. Sa trace que je n'avais pas tenté de retrouver car il ne le voulait, respectant son voeu de ne plus me revoir autant que cela me déchirait. Mais le destin ou le rahjak qui semblait se moquer du destin, tenait à nous réunir. Approchant et prononçant ce mot si important, peut être trop chéri. Cependant, il n'y avait là nul amour, nulle volonté de reconnaitre la valeur de ce mot, nulle volonté de concrétiser un lien alors que le mot était prononcé sans conviction. Mais là où d'autres voyaient ce manque d'affection, ce manque de volonté, d'autres pouvaient remarqué très subtilement que là était une des rares fois où le jeune homme justement ne prenait aucun ton dramatique, sarcastique, faisant disparaitre tout artifice. Un regard qui se posait sur lui. Une lueur d'espoir que je regrettais d'avoir, alors que sans doute encore allait-il piétiner un peu plus mon coeur. Un regard que je posais sur lui pour voir son regard se détournait, lui penaud. Son regard qui n'osait rencontrer le mien. Un signe, peut être. Un signe, je le savais. Le problème qui était peut être que je le connaissais trop bien, et autant que je pouvais détester le voir s'éloigner, cet instinct maternel qui me guidait était plus fort. Cette volonté de protéger et d'aimer. Cet amour que j'avais envie de lui donner. Cet amour qui était sans doute de trop pour lui, presque étouffant alors qu'autant que je l'aimais, je l'avais aussi trahie en fuyant la cité. L'eau qui avait coulé sous les ponts mais l'eau qui pouvait toujours être tumultueuse. Et malgré moi, le désir qui existait que de le prendre entre mes bras. Gestes que je voulais effectuer que je retenais parce que tout ne pouvait être réparé d'un claquement de doigts, que parfois certaines failles avaient besoin de plus de temps pour être réparées. Fin sourire qui se dessinait. Une note de tristesse dissimilée car là n'était qu'un jeu. Son regard qui croisait le mien au même moment, silencieuse alors que quelques instants plus tard, il reprenait du poids de la plume.

« Dis donc, vieux, tu voudrais pas lâcher c’t’épée ? Tu vas finir par tuer quelqu’un, merde. C’est dangereux ces trucs-là. C’est toi qui les fabriques ?  » Et cette fois-ci un regard plus courroucé, plus réprobateur qui était lancé à l'enfant qui s'adressait un peu trop méchamment à mon goût à notre compère. « Zadrianz... Zadrizanz.. » Mot qu'il répétait ou plutôt prénom qu'il répétait avec une pointe de bégaiement et zeuzotement. Pris au dépourvu, le rahjak l'était mais néanmoins prêt à rectifier l'erreur commise sans s'offusquer totalement. Ne voyant pas le mal où j'avais pu le voir, alors qu'un sourire était affiché sur son visage, qu'il semblait simplement content de nous avoir trouvés. « Et toi, tu viens ach’ter ça pour ton gars, ou pour le tuer ?  » « Parle bien Lion. » Cette fois-ci la note de réprimande qui était visible. N'ayant pu m'en empêcher. Trop d'erreurs commises et n'appréciant peut être pas le "ton gars" avec une facilité déconcertante. Une expression qui n'était pas suffisante pour savoir s'il parlait de lui ou de Roan. N'aimant guère dans les deux cas la tournure des événements. « Regarder...  » Presque un murmure, un peu perdue dans mes pensées. Et perturbée alors que l'homme déjà effectuait un moulinet du bras pour désigner la taverne la plus proche. « Zvenez zoir un verre.  » Ce que je pouvais faire, ce qui paraissait la meilleure alternative alors que l'atmosphère était aussi chargée de tension, que déjà j'étais retombée dans le silence sans ajouter quoique ce soit de plus. Un peu trop troublé. Un peu trop marqué par les mots préalablement prononcés et boire un verre qui semblait la meilleure porte de sortie pour le moment. Suivant l'homme en direction de la taverne jusqu'à une table la plus proche. La suite promettait d'être intéressante ou particulièrement drôle. Des verres déjà commandés et ne pouvant que me dire que le verre de vin déposé sur la table allait grandement être apprécié et ne serait sans doute pas suffisant pour survivre au malaise.


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le Dim 27 Sep 2020 - 15:09
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