Le Deal du moment : -23%
Console PC Engine CoreGrafx mini
Voir le deal
84.40 €

Aller en bas
Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 458 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 45

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty L'apaisement de l'âme | Taël

le Mar 5 Mai 2020 - 17:23
Sa dernière crise de folie remontait à longtemps à présent. Eirik revivait et respirait à nouveau. Après sa dernière crise, il avait été chez les naoris et depuis vivait avec sa fille Tamara. Au début, cela avait été dur et il avait fallu s’apprivoiser. Il avait appris à prendre sur lui, à prendre mieux son traitement. Les premières semaines dans cette tribu avaient été difficiles, voire douloureuses. Mais il fallait l’avouer, vivre avec d’autres gens avaient apaisé son âme. Il avait revu Taël et se tenait régulièrement à leur rendez-vous dans la cabane de celui-ci dans la clairière. S’il prenait correctement le traitement, les voix s’apaisaient et il pouvait rester parmi les naoris. Il ne voulait que cela, rester dans cette tribu auprès de sa fille. Aujourd’hui, il avait prévu de sortir, il avait rendez-vous avec le jeune cent. Il siffla un grand coup et Avoine surgit, tout joyeux. Le gros chien blanc battait joyeusement de la queue et il le caressa. Avec le temps, il avait accepté de mieux s’occuper de cet animal. Lui montrer un peu d’affection ne lui coûtait pas grand-chose au final. Il alla auprès des chevaux et retrouva son hongre gris nerveux, taillé pour la chaleur et la vitesse. Eirik le prépara rapidement, l’attrapa par sa bride et se dirigea vers l’entrée de la tribu pour récupérer sa dague et saluer les gardiens.

Maintenant on le connaissait, mais l’ancien Rahjak se demandait toujours ce qu’on pensait de lui. Il se demandait ce qui se cachait derrière ces mines si gentilles. Il avait envie de les provoquer, mais jamais il ne le ferait, c’était une question de survie. Il avait sa place ici, alors autant ne pas faire d’histoire et respecter les règles, cela ne lui coûterait pas grand-chose. Il grimpa en selle et se mit en route, précédé d’Avoine qui trottait joyeusement. L’hiver avait été difficile, il avait passé son premier hiver au sein de la tribu naori, confronté à leur perte du Grand Sage et aux Kovariis qu’ils avaient recueilli et déprimaient aussi. Toute cette déprime avait été dure à encaisser et il avait pris sur lui pour garder ses commentaires. Eirik ne savait jamais comment gérer la peine des gens, incapable de gérer ses propres émotions. Il en avait pour plusieurs heures de monte, il s’était habitué maintenant à aller à la clairière. Son étalon connaissait le chemin par cœur, laissant l’homme divaguer. Eirik ne sortait plus vraiment et quand il sortait, il se montrait prudent. Il poussa un grand soupir, la nature s’éveillait gentiment et il voyait ici et là des animaux bondir ou fuir quand Avoine le précédait.

L’homme laissait le chien s’éloigner, il savait qu’il le suivait toujours. Il ralentit sa monture, vu les nombreuses heures de route, inutile de l’exténuer de suite. Il arriverait à l’heure au rendez-vous. Il fixait en général la même heure avec Taël, histoire de pouvoir se rappeler sans cesse. Il regarda le ciel, c’était bientôt. Traverser toute la forêt en évitant un des camps des débarqués était une épreuve difficile, mais faisable. Il fallait juste être prudent. Après des nombreuses heures à travers la forêt, il distingua l’entrée de la clairière. La cabane de Taël n’était pas loin et il chercha le chemin pour y accéder. Quand il la vit, il descendit de selle avec souplesse malgré son âge avancé. Avoine l’attendait déjà, la langue pendante. Eirik attacha sa monture, les rênes assez longues pour qu’il puisse brouter à côté de la cabane. Les papillons bleus de la clairière avaient envahi l’espace, réveillés par la chaleur. Le brun toqua à la porte et entra calmement, précédé d’Avoine qui avait adopté Taël et allait le saluer. « Bonjour jeune du ciel. » Ce n’était plus de l’agressivité qu’il avait dans la voix. Au fil des années, il avait apprivoisé la relation avec le débarqué et l’avait accepté dans son entourage. Finalement, son mélange de plantes l’aidait bien à repousser les voix furibondes. Même son humeur générale s'était améliorée.
- Hit the Road -
Taël D'Arbanville
DATE D'INSCRIPTION : 16/04/2015 PSEUDO/PRENOM : Isaïah/Burning Soul MULTICOMPTES : Ozvan & Hyacinthe & Ten & Celeste ( ex Elouan ) & Tam-Tam MESSAGES : 15516 CELEBRITE : Aneurin Barnard COPYRIGHT : Lubnjia Santa ! Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna & Rowen & Harlan METIER/APTITUDES : Cuisinier - Aide soignant/Leader Camp de vie TRIBU/CAMP : Cent / Ex-kidnappé POINTS GAGNES : 92

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty Re: L'apaisement de l'âme | Taël

le Jeu 4 Juin 2020 - 22:47

Erik & Taël @InALifetime  


Cette cabane dans les arbres avait fini par se faire sur le sol. Trop compliquée, elle finissait toujours par s'écrouler. Et finalement Gamora avait trouvé ses propres lieux où elle se sentait bien. D'ailleurs il la voyait de moins en moins, comme si elle s'appropriait une vie sauvage, très loin d'eux. Finalement ce fut lui qui se mit à l'utiliser pour se réfugier un peu loin du monde et de ses propres inquiétudes. Il y emmenait bien parfois le gamin mais c 'était encore une longue route pour ses petites jambes, alors le bouclé devait le porter toute une partie du chemin.

De temps à autre il découvrait qu'elle servait occasionnellement de bivouac. Cependant on respectait les lieux, même parfois on l'avait solidifiée et nettoyée. Et lui, Taël, ça lui plaisait bien de croire qu'il rendait service à d'éventuels terriens qui crapahutaient. Ceci dit pour plus de sureté, il en avait indiqué la location à Eirik, celui dont Rose s'était occupé pendant un moment, puis qu'elle lui avait refilé à cause de ses sautes d'humeur. Même si elle allait un peu mieux, elle préférait ne pas reprendre les échanges avec l'homme. Alors Taêl continuait à s'en charger. Et parce qu'il cherchait le meilleur en chacun, au fur et à mesure des rencontres il en vint véritablement à l'apprécier.

D'ailleurs ils avaient institué leurs heures de rendez-vous. Une facilité, dans l'idée de ne pas se manquer et d'appliquer une certaine constance. Il avait fallu se mettre sur la même longueur d'onde, ce qui provoqua quelques ratées mais ils finirent par se mettre d'accord. Ce qui prouvait bien que tout était possible !

Par contre il ne savait jamais s'il serait le premier ou le dernier arrivé. Ça lui coutait déjà un petit peu de son temps, mais plus encore à l'ancien esclave. Cependant depuis sa rencontre avec Alex, qui prétendait être une autre - ou le croyait réellement -, il prenait maintes précautions avant pénétrer dans la cabane. A la fois, il ne souhaitait pas se faire encore assommer, et surtout il craignait de la voir arriver avec sa mémoire retrouvée en réclamant James. Elle eut été dans son droit, il n'existait aucune loi, ici-bas, qui lui interdirait de récupérer son môme. Et, bien que le bouclé ait eu beaucoup de mal au début à s'en occuper, il le considérait à présent comme sa famille. Un petit frère tardif plus que comme son enfant. Honnêtement il ne s'estimait pas assez mature pour ce genre de responsabilités. Pour aucune d'ailleurs, pourtant il se retrouvait à jongler avec des tas de décisions à prendre tous les jours.  

Bien heureusement, le bouclé pu constater que personne ne se cachait dans les fourrés, et il alla s'installer tranquille. Rêvassant à des espoirs illusoires mais qui lui réchauffait le cœur. Perdu dans ses songes, il sursauta quand la porte s'ouvrit laissant passer Avoine qui vint aussitôt réclamer une caresse. Et de ce côté-là, Taêl n'était pas avare tellement la fourrure du chien possédait de douceur. Il sorti un petit biscuit de sa poche - fait maison -, et eut juste le temps de lui tendre qu'il disparaissait dans la gueule de l'animal.

Derrière lui suivait le terrien qui le saluât presque avec enthousiasme « Bonjour, la route à été bonne ? » Se renseigna-t'il en se levant pour tendre la main et échanger une poignée rude et amicale à la fois. Cela si Eirik consentait à le faire, ça dépendait toujours de son humeur, et Taêl ne s'en froissait pas. Une fois qu'il avait appréhendé les gens, et il ne se permettait pas non plus de croire qu'il les cernait complétement, il composait avec de bon cœur. Taël ne faisait pas partie de ceux qui demandait aux autres de changer, depuis toujours il se disait que si on appréciait une personne, on la prenait telle quelle, avec ses qualités et ses défauts, parce que ce n'était jamais tout blanc ou tout noir « Et ça se passe bien chez les Naoris ? »


@Eirik Thorvald L'apaisement de l'âme | Taël  3474094350
Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 458 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 45

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty Re: L'apaisement de l'âme | Taël

le Sam 27 Juin 2020 - 17:12
Eirik grogna en voyant Avoine prendre ce foutu biscuit. Le chien était tout heureux, peut-être un peu trop selon le Rahjak et se coucha non loin des deux hommes. Il attrapa la main tendue par le jeune et la serra. Il y avait quelquefois où il ne serrait pas, se montrait ombrageux et pénible. Mais aujourd’hui était un bon jour. « Oui, pas trop difficile. Tu devrais éviter de lui en donner, sinon je vais devoir te demander la recette et devoir lui en faire. » Eirik était toujours bourru, ronchon et difficile, mais c’était un rôle qu’il avait, une carapace qu’il portait. Malgré son ton, il était content qu’Avoine soit de si bonne humeur et heureux. Ce chien le méritait. Eirik s’assit calmement, poussant un long soupir. Il avait mal aux articulations, conscient que c’était l’âge qui voulait cela. Cela commençait à l’inquiéter car il approchait d’un âge bien vieillissant. Il en parlerait plus tard avec un druide de chez les naoris. Rien que d’y penser, il grinçait des dents. Comme si Taël lisait dans ses pensées, il lui demanda comment se passait sa vie avec les naoris. « Oui…Enfin c’est étrange de vivre avec eux. » Il se disait souvent qu’il ne méritait pas d’être avec eux, il ne méritait pas de vivre en paix. Il y avait aussi la cohabitation avec les Kovariis.

Il en avait entendu parler gamin et quel choc de voir ces femmes guerrières. Il les avait évitées soigneusement, conscient que cela ne pourrait que dégénérer entre lui Rahjak où la société méprisait les femmes et elles, où c’était l’inverse. Eirik laissa ses pensées divaguer un peu. « Ils sont gentils car je vis avec ma fille. Pour l’instant, je ne fais pas grand-chose. Je crois que… Comme je suis vieux… » Il grimaça en disant le mot vieux. « [color=olive]Ils ne veulent pas trop m’embêter. Je ne sais pas encore quoi faire. Si je dois me proposer pour aider aux soins, cueillir les fruits ou légumes. » Ou sentinelle comme sa fille, mais non. Il était trop violent, il avait peur de déraper, de péter un câble et de tuer quelqu’un. Un soupir lui échappa à cette pensée. Pour l’instant, il attendait encore avant d’aider. Il savait soigner, enfin, surtout évaluer les blessures. Il avait dû s’improviser soigneur dans les mines. En tout cas, il fallait apprendre vite si on ne voulait pas mourir. Parfois, il repensait à cette ancienne vie en se demandant si tout ce qu’il avait vécu était réel. Il ne savait pas jusqu’où il pouvait dire les choses à Taël. Il fallait garder certaines informations secrètes, même s’il pouvait dire qu’il était chez les naoris.

« J’ai l’impression d’être un imposteur chez eux. Tu ne connais probablement pas bien les histoires de nos tribus, mais… On va dire que j’ai toujours la crainte de m’énerver trop fort et que les voix… Elles se réveillent et veulent que je tue. » Maintenant que les herbes l’apaisaient, il passait la plupart de son temps à parler avec Taël. Il rechignait parfois à confier les histoires des tribus, de temps en temps il disait des choses. Il avait surtout peur, peur de trahir la confiance de Tamara, de se réveiller un jour et de tuer tout le monde. Il ne se faisait pas encore confiance bien que la dernière crise date de très longtemps. Son regard se posa sur Avoine qui lui s’était très bien adapté à la vie chez les naoris. Eirik savait que peut-être qu’il ne s’habituerait jamais complètement, qu’il aurait toujours peur et regarderait par-dessus son épaule. « Je ne veux pas la décevoir, ma fille. » Il avait mis du temps à en parler à Taël, et puis un jour, il avait parlé de sa douce Tamara. Cette fille née des naoris et des Rahjaks. Quand Eirik la regardait, il se demandait comment les naoris ne pouvaient pas voir son sang Rahjak. C’était tellement évident pour lui, de voir cette lumière intérieure, cette énergie. Peut-être n’était-il pas lucide à ce sujet car c’était sa fille, son unique enfant et héritière.
- Hit the Road -
Taël D'Arbanville
DATE D'INSCRIPTION : 16/04/2015 PSEUDO/PRENOM : Isaïah/Burning Soul MULTICOMPTES : Ozvan & Hyacinthe & Ten & Celeste ( ex Elouan ) & Tam-Tam MESSAGES : 15516 CELEBRITE : Aneurin Barnard COPYRIGHT : Lubnjia Santa ! Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna & Rowen & Harlan METIER/APTITUDES : Cuisinier - Aide soignant/Leader Camp de vie TRIBU/CAMP : Cent / Ex-kidnappé POINTS GAGNES : 92

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty Re: L'apaisement de l'âme | Taël

le Mer 19 Aoû 2020 - 21:56

Erik & Taël @InALifetime  


La poignée s'avère franche et énergique. Taël ne prétendra pas que cela le surprend, parce qu'en vérité il ne table jamais sur la manière dont se comportera le terrien. Évidement il ne perd jamais de vue que le danger rode toujours un peu, mais il se dit qu'il avisera selon les comportements de l'homme. Il ne voudrait pas se perdre dans une confiance aveugle mais le fait qu'ils soient arrivés jusque-là tous les deux, lui apparait plutôt bénéfique. Pour dire, il ne doute pas un instant qu'Eirik lui manquerait s'il disparaissait de sa vie sans prévenir. Parce que Taël il s'attache aux gens qu'il fréquente, peu importe ce qui ressort d'eux, il à toujours eut la folie de croire à l'importance de donner sa chance à chacun.

Ça demeure plus mitigé par rapport aux rajahks qui l'ont kidnappé. Il sait qu'il gardera toujours ce moment comme une terrible blessure, tout en comprenant qu'il ne doit pas tous les mettre dans le même panier. Et que ça s'applique aussi aux Odysséens, bien que ce ne soit pas facile tous les jours. Mais il a appris à ne pas trop miser sur le futur ou sur les actes des autres. Et pour l'instant il profite de la douceur d'Avoine, il rêverait d'un tel compagnon qui l'accompagnerait sur les routes. Néanmoins il redevient directement attentif quand la voix de l'homme résonne dans l'air « J'en aie apporté quelques-uns je peux te les laisser pour le retour … »

Le brun les dépose sur la table bancale. Aucune obligation. Il n'ignorait pas que le terrien tenait avant tout à ses choix et sa liberté. A travers les mots qu'Eirik prononçait, Taël devinait, que même s'il ne se sentait pas encore complétement à l'aise, il s'en dégageait un certain contentement. Et il estimait que c'était une bonne chose que chacun puisse trouver sa place dans ce nouveau monde bien que ça puisse ressembler parfois à un chemin de croix « Ah oui ? Vieux ? C'est un peu tout pour dire ça, et je trouve que tu sembles encore bien en forme ! » Le sujet n'avait jamais vraiment été abordé, mais l'attention du cent se voyait toujours éveillé quand il entendait le terrien se traiter de vieux ...

« Chez nous on dit que c'est le plus bel âge ... Enfin je pense que tous les âges sont intéressants .... Sauf que des fois on se dit si j'avais su ça ... On est encore ... Je suis surement encore un peu irréfléchi. Et j'échangerais bien avec un peu de ta sagesse » Oh le bouclé paraissait plus jeune que son âge, sans doute parce qu'il n'avait pas eu la possibilité de grandir correctement, et que parfois il agissait encore comme un gamin. Ça l'exaspérait tout en sachant qu'il ne pourrait jamais chasser sa maladresse et sa spontanéité « Oui, ce n'est pas toujours évident de changer de voie ... Il y des trucs chez eux qui te plairaient ... De faire ? » En aurait-il le droit ? Ça Taël l'ignorait car il n'avait aucune idée du comment ça se déroulait quand une tribu adoptait un membre d'un autre village.

Quelques rayons de soleil se faufilaient à travers les planches jouant sur la peau des deux hommes, parfois ils taquinaient un peu les yeux, aveuglant Taël, qui porta sa main devant ses yeux quelques secondes avant de hocher la tête. Pour confirmer qu'en effet il ne connaissait pas véritablement la culture des terriens. Un tout petit peu quand même puisque ça faisait désormais cinq ans qu'il arpentait cette Isle, sans pour autant en avoir percé tous les secrets « Oui .... Je sais malgré tout que les naoris sont pacifistes, et qu'ils voient d'un mauvais œil la violence, ceci dit si ... ta fille leur a un peu expliqué, ils vont surement en tenir compte »

Pas certain non plus, le brun ne connaissait pas tous les tenants et les aboutissants des conditions de l'accord qui le mena chez les naoris, ni ce que la fameuse enfant avait bien pu révéler. Il se pouvait très bien que pour protéger son père elle en eut dit le moins possible. Il ne la blâmait pas, lui c'est ce qu'il aurait fait, même si son incapacité à mentir l'aurait trahi immédiatement « Oui ça doit être dur de décevoir quelqu'un de si proche » Lui il n'avait plus vraiment personne à part le petit James et ça l'aurait tué de lui faire le moindre mal ou de lui amener la moindre déception « Des fois on sous-estime l'amour que les autres nous porte. Alors que nous même on pourrait tout leur pardonner ... »


@Eirik Thorvald L'apaisement de l'âme | Taël  3048774416
Eirik Thorvald
DATE D'INSCRIPTION : 15/06/2015 MULTICOMPTES : Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye, Misha Machir MESSAGES : 458 CELEBRITE : Colin Farrell COPYRIGHT : Schizophrenic METIER/APTITUDES : ancien esclave, ancien rebelle Rahjak, sait se battre, se soigner sommairement et casser des cailloux. Est formé en cueillette chez les naoris. TRIBU/CAMP : Rahjak, vit chez les naoris POINTS GAGNES : 45

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty Re: L'apaisement de l'âme | Taël

le Jeu 3 Sep 2020 - 21:19
Taël semblait vraiment apprécier Avoine et cela faisait plaisir au chien. Même si Eirik était plus au moins tendre, il ne l’était jamais autant que l’homme du ciel. Il hocha la tête quand son guérisseur lui proposa les gâteaux pour Avoine. « Volontiers, sinon il va encore se plaindre de te laisser. » Il jeta un regard sur le chien et contrairement à d’habitude, son regard était tendre. Il avait changé au fil des mois, sans même s’en rendre compte et probablement ne voudrait-il même pas l’avouer, qu’il avait changé. C’était un changement discret selon lui, mais pour tout œil extérieur, c’était voyant. L’ancien esclave attrapa les biscuits déposés sur la table et les glissa dans son sac. Il avait très bien vu le regard d’Avoine, le chien avait capté ce qui se passait, mais n’osait pas encore aller quémander chez son maître. Il avoua qu’il commençait à être considéré comme vieux. Il avait l’air en forme, mais intérieurement, Eirik sentait la fatigue. Il sentait ses os le matin, il sentait que certains gestes devenaient difficiles. Il savait qu’il avait encore des années à vivre, mais ses conditions de vie de jeunesse avaient accéléré son vieillissement probablement. Le plus bel âge, ces mots ne manquèrent pas de le faire rire. « Oui tu es encore jeune, mais ton corps fonctionne. Moi, je sens des douleurs dans mes os et je ne serai plus capable de me battre correctement. » Ce que pour un ancien gladiateur, c’était dur.

Il savait qu’il pourrait moins bien se défendre si des mercenaires venaient à le trouver et tentaient de le tuer. Peut-être bien en mourait-il s’il n’arrivait pas à se défendre et que les mercenaires préféraient le ramener mort. C’était une réalité qu’il devait accepter. Il fallait maintenant trouver sa place parmi les naoris, accepter leur tolérance. C’était difficile d’avoir affaire à des gens normaux, sans agressivité. Eirik avait été élevé dans la violence, dans la rudesse. Il avait besoin de temps pour arrêter de se méfier, arrêter d’être à cran. Il allait devoir prendre un rôle dans la tribu, faire sa place avec les moyens qu’on lui donnait. « Je ne sais pas encore, je n’ai pas beaucoup de talents. A la rigueur, m’occuper des plantes, je sais faire, je serai un peu seul et je ne dérangerai pas. » Il ne voulait pas déranger et le pire des scénarios, s’il craquait, il ne voulait s’en prendre à personne. Il partagea cette crainte avec Taël. Il avait cette peur sourde, cette peur qui rongeait son intérieur. Il avait préféré que Tamara ne dise pas grand-chose, le moins aggravant. « Ils m’ont accepté car je suis le père de l’un d’eux et que… Je ne pouvais pas rester seul. » Pas une seconde fois, il ne voulait pas que Tamara le trouve à nouveau comme elle l’avait trouvé.

Un état confus, délirant et ne sachant plus quel jour on était. Il était tout à fait capable de prendre soin de lui, de se nourrir, il n’était pas dépendant. C’était juste que son esprit pouvait parfois dériver. Il ne savait pas si cela recommencerait, ni quand, il espérait au fond de lui que cela ne recommencerait pas. Eirik ne pouvait pas garantir le risque zéro. Alors après vingt ans d’errance, il devait réapprendre à vivre en communauté et d’une manière qu’il n’avait jamais expérimenté. Lui qui n’avait jamais connu que la collocation douloureuse, celle où on regardait ses camarades mourir sans pouvoir rien faire. Il ne voulait pas que Tamara ait honte de lui, il voulait qu’elle soit fière. « Tout pardonner, ce n’est pas rien ce que tu dis. Tu serais capable de tout pardonner pour quelqu’un ? » Il posait la question avec intérêt. Au fond de lui, il le savait, il était capable de tout pardonner, peut-être même du pire. Il l’avait déjà fait. Il avait pardonné à son demi-frère, il avait pardonné à sa mère. Il avait même pardonné à Leia au début, alors qu’il l’avait aidée à s’enfuir, il avait été en colère, incapable de se gérer. Finalement, il avait compris sa colère et avait tout pardonné. Pourquoi ne pourrait-on pas lui pardonner ? Ne le méritait-il pas ? Eirik n’en était pas convaincu.  
Contenu sponsorisé

L'apaisement de l'âme | Taël  Empty Re: L'apaisement de l'âme | Taël

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum