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Ezra Aerys
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2251 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : Draíochta (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 235
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le Sam 14 Sep - 20:53

   
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Ezra & Werowa

   
« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
Des vents si violents. Des vents si violents qui transportaient avec une infinité de particules de sable. Un sillage tracé derrière. Brouillard de poussière et de sable qui se dirigeait droit vers la cité. Tempête qui frappait soudainement. Des vents qui s'étaient intensifiés tout au cours de la matinée alors que chacun s'était hâté de rentrer, de ranger étalages. Des signes que chacun au coeur de la cité rahjak avait appris à reconnaître. Tempête de sable auquel il n'était possible d'échapper. Personne ne pouvait rien faire si ce n'était attendre que le vent en vienne à retomber, que la tempête soulevant le sable en vienne à se soulever. Des tempêtes de sable qui étaient fréquentes au coeur du désert. Cité rahjak dont les murs visaient à protéger ses habitants des attaques d'autres tribus mais aussi des conditions météorologiques. Des conditions météorologiques qui devenaient virulentes. Une tempête de sable qui prenait forme, dont personne ne pouvait réellement prédire l'épicentre ou la direction qui serait soudainement prise. Le vent qui pouvait soudainement changer de direction, emportant derrière lui particules de sable et poussière. Il était trop rapidement impossible de respirer, de voir. Impossible de voir quoique ce soit dans cette purée de poussière et particules en désordre. Une impossibilité de respirer alors que les grains de poussière, de sable s'infiltraient dans tout orifice. Les dunes qui bougeaient. Mouvements constants alors que le sable recouvrait tout sur son passage. Un paysage qui paraissait de nouveau transformé, un paysage qui changeait. Le jour qui pouvait paraître nuit lorsqu'une tempête de sable frappait. Des dégâts causés. Des dégâts différents de ceux laissés par le tremblement de terre. Il n'y avait pas de risque zéro. Les probabilités étaient existantes. Les risques étaient là. Certains qui mourraient. Ceux qui n'avaient rien pour se protéger. Ceux qui ne trouvaient un abris à temps pouvait se retrouver dans une situation que des plus périlleuses. Tempête de sable qui frappait toujours brutalement mais si la force du tourbillon, sa gravité était plus ou moins élevée. Tempête de sable qu'il restait favorable d'affronter au coeur de la cité rahjak qu'à l'extérieur.

Une tempête de sable dans laquelle j'avais été prisonnière au coeur du désert. Là-bas il avait été bien plus difficile de survivre, mais comme tous ceux qui empruntaient ces chemins ensablés, comme tout mercenaire ou marchand ou voyageur j'avais appris. Ayant l'expérience, ayant plus de savoir sur le désert que ceux qui n'y avaient jamais posé pied. Là-bas, au coeur du désert, il n'y avait personne à mes côtés, il n'y avait personne pour partager ce sentiment. Mais à vrai dire je n'étais pas alors exactement seule. Argo, le camélidé à mes côtés. Mon réconfort au coeur de cette tempête. Dune surélevée trouvée. Le camélidé couché sur le flanc qui m'avait servi de rempart. Un camélidé qui savait survivre, affronter le désert instinctivement. Un camélidé qui n'était un simple camélidé, un simple compagnon de route, le camélidé de Shanareth et un lien créé. Restée là, immobile, accroupie. Laissant le sable frapper et rebondir, laissant la tempête s'abaisser. Heures passées avant que je n'en vienne à reprendre ma route. Et une tempête de sable qui frappait de nouveau. S'engouffrant dans la cité en dépit des murs. La poussière transportait. Les nuages poussiéreux, ensablés là.

Prise de nouveau dans la tempête. Et de nouveau Argo à mes côtés. Mains qui avaient lâché la corde qui le retenait pour rapidement recouvrir mes cheveux, mon visage, main misée en visière pour protéger les yeux. Toute parcelle de peau nue qu'il fallait recouvrir pour échapper au sable, pour échapper au regain de la tempête. Les ruelles qui se vidaient. Mais trop loin encore de la demeure. Des bâtiments bientôt proches mais pour le moment, ne pouvant que décider de ne pas bouger. Immobile au milieu de la ruelle alors que je guidais rapidement Argo pour que le camélidé fasse un barrage avec la tempête. Commençant à être difficile à voir alors que le sable se soulevait. Particules qui rebondissaient en partie sur les remparts faisant barrière autour de la cité, qui s'éloignaient mais particules de sable qui s'étaient aussi infiltrées, ayant profité de l'ouverture des portes. Il n'y avait rien de plus à faire que d'attendre. Alors je hâtais mes gestes sous le regard indifférent d'Argo, nullement embêté par cette situation ou par cette soudaine interruption. Indifférent alors qu'il était à l'aise, qu'il avait été dessiné pour survivre dans cette zone aride. M'accroupissant à ses côtés, le long de son flanc. Barrière. Barrière entre moi et la tempête de sable. N'étant pas seule. Souffle repris, projetée brièvement, étouffée par le foulard déplié qui couvrait désormais ma tête. Des traits masqués. Une robe qui n'était heureusement portée en ce jour. Pantalon long et chemise dont je remerciais la présence. Une besace accrochée à Argo qui serait sans aucun doute sans tarder recouverte de sable. Statues que certains deviendraient. Des mouvements à économiser pour le moment. Une gourde d'eau proche. Prête. Et encore la possibilité d'attendre un des bâtiments non loin. Plusieurs mètres de séparation non moins rendus difficiles à parcourir. Sans penser à une démarche encore claudicante. Et déjà les premiers objets qui volaient dans l'air. Chaise qui était emportée par le vent. Espoir qu'aucun coup ne serait reçu. Mais un espoir surtout que la tempête de sable cesse rapidement.
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DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 105 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 80

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le Dim 15 Sep - 21:51
 
   
Over and over you play this out, like some ominous dance with death just before dawn. Why ? Because this storm isn't something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. Haruki Murakami
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La tempête surgissait à l'horizon, les rues se vidaient. La tempête surgissait à l'horizon, les gens disparaissaient. Tous aux abris ; c'était le mot d'ordre dès qu'une de ces fameuses tempêtes de sable du désert se levait. Aux portes, c'était un bazar impossible, tous se pressaient et se poussaient pour rentrer plus vite, se mettre à l'abri, et les gardes avaient quelquefois du mal à gérer les débordements. La dureté bien connue des Rahjaks, et la menace de l'esclavage si l'on désobéissait à leurs règles étaient leurs meilleures armes dans ces instants, afin de garder l'ordre. Mais bien vite, il fallait se rendre à l'évidence : il fallait placer les demandeurs d'asile dans un endroit neutre, tant qu'ils n'avaient pas déposé leurs armes et accepté le tatouage au henné sur leur main. Branle-bas de combat, une nouvelle fois, pour les parquer tous dans une salle d'attente, entourés par les gardes qui se mettaient également à l'abri, et qui les surveillaient, empêchaient les débordements qui ne pourraient qu'être fatals, dans un endroit clos, avec la tension et la peur accumulées dans l'espace.

   
Werowa était bien contente de ne pas être aux portes, mais en patrouille dans la cité. Ils étaient plusieurs, à patrouiller ensemble. Mais quand la tempête s'annonça, Werowa fut séparée de ses collègues. Enfin, elle se sépara elle-même de ses collègues. Les mouvements de foule étaient propices aux voleurs, ils utilisaient la débâcle pour commettre leur forfait, et blâmaient la tempête pour avoir envoyé l'objet de leur délit à des lieues de là. Pas de chance pour l'un d'entre eux, Werowa l'avait vu. Et lui, avait vu qu'elle l'avait vu. Cet instant de suspens bien reconnaissable, puis ils s'élançaient tous deux, dérapant dans le sable, faisant pousser des exclamations de surprise à tout le monde. On aurait dit deux lièvres en pleine course-poursuite. Le voleur connaissait probablement mieux la cité et ses recoins que Werowa, mais elle était tenace. Et elle détestait s'avouer vaincue. Hors de question qu'elle laisse le lièvre s'échapper, alors elle lui collait aux basques, évitait les obstacles en travers de sa route, sautait allègrement par-dessus des murets et des tonneaux, mais ne grimpa pas sur les toits plats des maisons, comme il le fit. Elle aurait pu, sans problème. A vrai dire, à chaque course-poursuite, Werowa espérait avoir à courir sur les toits. C'était son espace préféré de la cité : au-dessus de tous, à l'écart de tous. Mais ce n'était ni le lieu ni le moment de procéder à une analyse de la métaphysique des toits. C'était le lieu et le moment de se mettre à l'abri. La tempête grossissait vite et fort, et Werowa eut à peine le temps de remonter sa tunique sur le bas de son visage, sa tunique toute neuve, que les grains de sable filaient en tout sens, cherchaient à s'infiltrer insidieusement dans ses narines et dans sa gorge. Sa tunique, maigre barrière de tissu, ne suffisait pas à empêcher tous les grains de sable de passer, mais elle n'avait pas de foulard. Cela ne faisait aucun doute qu'elle en achèterait un, dès ce soir.

   
Les rues avaient été complètement désertées à présent, le voleur avait lui aussi disparu. Werowa était l'une des rares à être encore dans la rue, à la recherche aveugle d'un abri. Aveugle, car le sable et le vent lui fouettaient durement le visage, et elle ne pouvait ouvrir les yeux sans qu'ils ne se remplissent de l'un ou de l'autre, la faisant pleurer de douleur. Simple réaction physique, bien entendu. La garde titubait dans la rue, lorsqu'elle se risqua à ouvrir un œil, un bras devant le visage pour se protéger juste le temps d'apercevoir une porte. Porte qu'elle aperçut vite, simple rectangle de bois, marron sombre sur les murs d'ocre, et cela lui suffisait. Ne restait plus qu'à se fier à ses sens, et elle leur faisait toute confiance. Surtout lorsque sa vie était en jeu. Ainsi, elle se dirigeait vers la porte, lorsque ses genoux heurtèrent brutalement une masse posée là, en plein milieu de la rue, qui cumulée à un coup de vent dans le dos, la fit basculer par-dessus. La guerrière tendit, par réflexe, les mains en avant, heurta une autre masse - ou la même, à ce stade elle n'était pas capable d'en juger - et tomba au sol, durement, sur le dos. Werowa laissa échapper une sorte de mélange entre grognement et gémissement, et le sable, en bon traître opportuniste, s'infiltra aussitôt dans sa gorge. Elle se mit à tousser, incapable de s'arrêter, les grains raclant sa gorge de fond en comble, comme si c'était un conduit de cheminée à ramoner. Werowa replaça sa tunique devant sa bouche, et roula pour se placer face au sol, éviter le gros de la masse mouvante des grains qui par conséquent s'abattait sur son dos. Werowa continua de tousser, pleurer et essayer de respirer, sans trop savoir ce qui lui était arrivé, ni pourquoi la tempête l'atteignait moins ici. Pour le moment, ce qui lui importait, c'était de retrouver un peu de souffle, si possible moins brûlant et irritant. Si possible.
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le Lun 16 Sep - 7:32

   
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« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
Une tempête de sable qui ne cessait pas mais dont l'intensité était amortie par la barrière vivante se trouvant au milieu de la ruelle. Des calculs qui étaient réalisés au sein de ma tête. Tentative de déterminer si j'avais le temps d'aller jusqu'à la porte du bâtiment le plus proche encore trop loin. Un véritable parcours du combattant qui existait si j'en venais à franchir soudainement cet espace à nu. Espace nu dans lequel volait objets en tout genre en général. Les risques d'accident et de morts existaient. Peut être aurais-je dû me hâter plus rapidement encore pour me rendre jusqu'à la porte la plus proche. Peut être aurais-je du aller plus vite que de prendre la soudaine décision d'asseoir Argo sur le sol, de faire de lui une barrière vivante.

Un peu soucieuse de le laisser seul bien alors qu'un voleur pouvait toujours surgir et tenter de s'emparer. Certes des voleurs il en existait mais autant, il était préférable qu'à cet instant ils se fassent discrets. Peu serait assez fou pour vouloir voler et affronter la tempête de sable en même temps. Une tempête de sable qui offrait non moins une distraction alors que nul cri ne pouvait être entendu. Personne ne pouvait crier au voleur et risquer de se faire entendre alors que tout écho de bruit était masqué dans le brouillard de particules de sable. Nuage de fumée, de sable et de poussière qui s'amoncelait au-dessus de nos têtes. Et ne pouvant que m'inquiéter pour @Lion F. Ishtarr. Espérant que l'enfant, que ce gamin n'ait pas pris de risques insensé et ait décidé de sortir affronter la tempête de sable. Espérant qu'il se trouvait à l'abri plutôt qu'à affronter les vents violents. Vents violents qui pouvaient l'avoir aussi pris au dépourvu. Idée rejetée dans mon esprit alors que je tentais de reprendre mon souffle, prisonnier de la masse de tissus. Il allait bien. Idée dont je me convainquais alors que je faisais le tour des visages familiers que je connaissais. @Roan Ezeriel qui m'attendait à la demeure. Avec un peu de chance, le mercenaire ne serait pas tenté de sortir pour s'assurer que j'aille bien. Idée qui ne lui viendrait pas à l'esprit non ? D'autres qui étaient en sécurité, je le savais, abrité au sein du palais royal. L'image de Shanareth qui se dessinait à son tour dans mon esprit tout en ayant conscience que la mercenaire aux cheveux bruns savait retomber sur ses jambes, savait survivre. Coeur qui se serrait toujours en pensant à elle. Ne passant plus par les rues qui conduisaient à sa porte. L'ayant fait une fois puis ayant renoncé parce qu'à chaque fois que je la croisais je pouvais lire la colère sur son visage, une colère que je ne réussissais à faire retomber. Redevenues des étrangères l'une pour l'autre. Ce qui faisait mal. Ce qui faisait mal sans aucun dire. Alors pour guérir, je pensais à autre, tentative d'échapper aux démons du passé comme là-haut sur la plage. Autre silhouette qui se dessinait dans mon esprit que je chassais à son tour. Tout moyen de distraction bienvenue en attendant que la tempête passe. Mais distraction bienvenue aussi offerte par Argo qui impassible se tenait là, non sans me rappelait la mercenaire endiablée.

Et soudainement une distraction bel et bien offerte. Silhouette que je ne vis pas, que je n'entendis pas s'approcher dû à l'écho des violents si ce n'était que j'étais perdue dans mes pensées. Masse qui s'effondrait soudainement sur moi. Un équilibre perdu aussitôt alors que je tombais en direction du sol. Une chute moins conséquente alors que je ne me trouvais pas auparavant début mais accroupie à la différent du malheureux ou de la malheureuse qui venait de chuter. Masse que je distinguais pas alors entièrement. Masse auquel je ne prêtais pas attention bien que sentant le poids, la proximité du corps séparé par les tissus que je m'empêchais de remettre à leur place. Plus protégée. Plus chanceuse. Si ma jambe me ferait souffrir de nouveau, ma vision était restée protégée car ne tombant totalement face contre terre, proche d'Argo. Vision plus agréable que de se prendre toutes les particules de sable dans les yeux ou dans la bouche. Me redressant un peu. Me remettant maladroitement accroupie près de cette barrière de protection tandis que la silhouette à mes côtés s'agitait et toussait en direction du sol. Les particules de sable qui virevoltaient alors que ma main cherchait la main de l'autre pour la tirer un peu lamentablement avec un grincement des dents en direction d'Argo. Là-bas, plus apte à reprendre son souffle. Mains désormais en visière pour tenter de distinguer la forme humaine dont je ne voyais la tête, aussi enroulée par les étoffes, par le turban. Souffle qui ne serait totalement repris alors que la tempête n'était pas du tout poussée, qu'elle continuait de tambouriner aux portes. Il fallait continuer de résister coûte que coûte, d'attendre en espérant que lorsque l'intensité diminuerait gagnait un endroit plus protégé des vents violents.
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DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 105 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 80

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le Mar 17 Sep - 19:56
 
   
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Deux êtres unis au milieu de la tempête, une alliance fortuite contre les éléments. Pourtant, tous savaient qu'aucun de ces deux êtres, ni séparés, ni réunis, ne pourrait faire le poids face à la tempête de sable. Dans le désert, sur les dunes, le sable roulait à gros moutons, les dunes étaient des vagues écumantes à la géographie ondoyante. La tempête, c'était un instant où tout se reformait. Tout ce qui avait tenu de repères jusqu'alors était brouillé, déformé, défiguré et reconfiguré dans un engrenage nouveau. Il fallait oublier toutes ses habitudes, dans le désert : ne pas se fier à ses yeux, mais directement à son sens de l'orientation. Ne pas croire ni le sable, ni les mirages, et les dunes traîtresses encore moins. Au contraire, se pencher sur les étoiles, aussi oxymorique que cela puisse paraître. L'antithèse du désert, le paradoxe des dunes : vous les aimiez, sans jamais pouvoir leur faire confiance. Leur constitution-même appelait la méfiance, à grand renfort de cors et de sirènes. Au bout d'un moment, on ne le regardait presque plus, le désert, et on passait son temps la tête levée vers les étoiles, et surtout, vers le Soleil. Point de repère, boussole astrale, Âme du désert qu'il habitait de ses chauds rayons. Un désert bien monotone, quand on y pensait : des kilomètres et des kilomètres de sable, à perte de vue et jusqu'à l'horizon des grains et des grains et des grains et des grains. Tel le serpent, tel le scorpion, il attendait son heure, lové sur et dans les dunes, puis bondissait lorsqu'on s'y attendait le moins, et dévastait tout sur son passage. Ravageait les maisons, détournait les chemins, détruisait les oasis, recouvrait les dunes ; brûlait les poumons, envahissait les gorges, suppliciait les yeux, hurlait aux oreilles. Sifflement, sifflement, sifflement du et froid, incisif et piquant, dans ses oreilles, dans ses ouïes, dans ses tympans, heurtant ces derniers avec tant de vigueur qu'il les brisait et n'en tirait que la mélodie de l'agonie.

   
Il fallait qu'elle bouge. Même contre cette masse qu'elle avait fini par identifier comme étant celle d'un chameau, elle n'arrivait pas à respirer. Même grâce à cette main providentielle, sortie de nulle part et qui avait remonté la Coupe, elle n'arrivait pas à respirer. Elle avait perdu ses repères, ses points cardinaux, avec sa chute et son roulé-boulé. Il lui fallut rouvrir les yeux, retrouver ce rectangle sombre de la porte, essayer vainement de reprendre son souffle alors qu'elle avait l'impression que plus de grains rentraient toujours plus dans ses poumons, que sa toux continuelle les y impulsait au lieu de les expulser. Par instinct, presque, ou alors c'était juste une action qu'elle ne s'expliquait pas, un acte manqué, la poigne de fer de Werowa se posa sur la nuque de la personne à ses côtés, et elle s'élança, l'emmenant de force avec elle, deux formes titubant dans la tempête, deux êtres perdus au milieu des éléments tourbillonnants, jusqu'à heurter douloureusement le mur, une main à peine tendue devant elle au dernier moment, main à peine salvatrice mais qui l'empêcha de s'exploser le nez sur la terre battue, puis main qui tâtait la façade et trouvait enfin le bois constamment éraflé de la porte, la poignée sur laquelle son poignet se posa, et qu'elle actionna, ouvrit, poussant devant elle son compagnon d'infortune avant de refermer derrière eux, agrippant la porte avec force pour lutter contre le vent de plus en plus furieux, et rabattre le battant au lieu de le voir s'envoler. Enfin, pas de le voir, ses yeux continuaient de pleurer. La porte fermée, le loquet abaissé, Werowa se plia en deux et reprit sa toux sèche, secouée de hoquets constants et violents, de vrais coups de poing au creux du ventre, mais qui avait ce bénéfice de sortir enfin le sable de ses poumons raclés.
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le Mer 18 Sep - 9:16

   
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« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
Une silhouette mouvante à côté dont je n'arrivais toujours pas à distinguer le visage. Une impossibilité dans la tempête. Une identité qui serait découverte que plus tard lorsque l'intensité de la tempête de sable s'affaiblirait, lorsqu'il serait de nouveau possible d'enlever en toute prudence les couches de tissus entourant ma tête. A ce moment là seulement, il sera possible de savoir si la personne à côté était une personne connue ou non, mais pour le moment il fallait attendre. Une nécessité. Point que je m'étais mis en tête alors que la porte que j'avais discerné tout à l'heure était trop loin. Un aller simple dangereux au risque de se prendre des objets volants. Et ne comptant laisser Argo là. Décision prise alors que j'avais rapidement retrouvé une position accroupie comme au coeur du désert. Là plus près du sol, protégé derrière Argo, les vents étaient moins violents. Ce qui n'empêchait toutefois les particules de sable de voler, la poussière de s'amasser sur les pieds, de se déposer sur les étoffes. Plus à l'aise que la personne qui se trouvait à côté dont je n'entendais plus un son. Brève seconde où il était possible de se demander si elle respirait encore, si le sable n'avait pas déjà formé un tas, l'enveloppant dans sa silhouette. Si je l'avais tiré en avant, je n'avais fait un geste de plus. Une concentration qui s'était tournée de nouveau pour respirer, pour éviter le sable. Sable qui m'avait jusqu'à alors épargné. Sable qui ne brûlait encore mes yeux ni mes poumons. Collée contre Argo, je ne bougeais d'un trait. Et certainement que je serai restée là sans tenter d'esquisser le moindre mouvement vers la porte la plus proche. Question de patience auquel je m'étais préparée à répondre. Non, il était même certain que je comptais pour dire rester là au coeur de la tempête, rocher tentant de ne pas bouger, abritée derrière Argo, en grande partie protégée de la violence des vents. Un choix logique alors qu'il était plus facile de rester là et d'attendre que le calme rejaillisse que de tenter d'atteindre la porte, que de prendre le risque d'affronter le vent pouvant emporter des hommes, que de se faire attaquer par la poussière et le sable. Risque que je n'aurai pris. Mais un risque que j'étais forcée à prendre.

Soudainement tirée vers l'avant par la personne que je venais de rapprocher d'Argo. N'ayant tenté de crier, ni de me débattre. N'ayant le temps d'esquisser le moindre de ses gestes alors que déjà les particules de sable mordaient mon visage désormais offert sur un plateau d'argent. Mains qui tentaient de rabattre les étoffes de tissu, de protéger la bouche si ce n'était les yeux, le nez. Des mouvements qu'il était plus difficile de réaliser quand on devenait un cible mouvante. Tête penchée. Tout le corps penché en avant mais démarche ralenti pour une jambe vacillante car tirée trop sèchement vers l'avant. La morsure du vent qui n'était simplement une morsure si ce n'était une brûlure. Trébuchant. Titubant alors que les mètres étaient parcourus. L'impossibilité de voir devant soi. Une simple estimation qui pouvait être hasardeuse, qui pouvait nous coûter la vie. Et impossibilité de se débattre alors que je me laissais être emportée. La silhouette qui m'entraînait que j'heurtais de plein fouet quand elle manquait de se prendre une surface plus dure, le mur. Nouveau titubement. Jetée à l'intérieur, porte qui se fermait de nouveau. Tissus autour de mon visage que je défaisais avec hâte pour cracher les grains de sable avalés. Des yeux qui s'étaient mis à leur à tour à pleurer. Silhouette floue que je distinguais en partie devant moi alors que je tentais d'effacer les larmes. Silhouette floue que je réussissais à voir en partie en clignant des yeux. Une silhouette humaine, sans aucun doute de femme mais un visage qui n'était encore visible. « Qu'est-ce qui va pas avec vous ?! » Pas un mot de remerciement mais les premiers mots d'éclatement, peut être une note d'hystérie après avoir traversé la tempête de sable. « J'étais bien là-bas ! » Certes c'était autre chose d'avouer que l'endroit était mieux protégé des vents, mais prête à résister là-bas, à attendre, n'ayant alors mordu le sable comme je l'avais fait là. Sable et particules de poussière qui continuaient de me brûler les yeux, de piquer. L'image d'Argo qui se dessinait dans mon esprit. Seul dans la tempête de sable, laissé derrière. « Je vous jure que si Argo se fait voler....! » Vociférations en direction de cette inconnue que je ne reconnaissais pas, que je ne voyais alors comme une sauveuse. Me demandant ce qui lui avait pris et tentant encore d'enlever le sable. Calme qui n'était pas retrouvé. Sang froid précédent qui avait laissé sa place à autre chose. Et douleur à la jambe qui me rappelait qu'en effet j'étais très bien là-bas.
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le Dim 22 Sep - 21:32
 
  
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Le calme après la tempête. Enfin, le calme dans la tempête. Le sable qui ne lui rugissait plus directement dans les oreilles, mais qui battait avec force le bois et la terre battue. Une douce mélodie à ses oreilles, simple bourdonnement comparé aux bourrasques d'il y a à peine quelques secondes. Presque une berceuse, doux bruit de la pluie de sable s'abattant drue sur les toits. Werowa ne pouvait guère y penser, encore trop occupée à cracher les grains infiltrés dans ses poumons ; et ces salopiauds s'accrochaient à ses alvéoles pulmonaires avec leurs petites pattes, comme s'ils avaient eu le temps d'y faire leur nid et qu'ils ne voulaient abandonner leur antre. Mais ce n'était pas chez eux ! Il fallait les déloger, les expulser, les renvoyer d'où ils venaient, sur le sol qu'ils iraient joncher ! Minimes osselets de silice ! Parasites insidieux, misérable poussière du désert ! Leur absence dans ses poumons ne lui manquerait pas. Mais ils résistaient, tous autant qu'ils étaient, se cramponnaient à sa gorge de toutes leurs forces, refusaient sa sentence pourtant irrévocable, et mettaient de nombreuses toux à céder la place. Finalement, entre salive et toux, entre déglutition et expulsion, Werowa finit par calmer un peu le feu dans sa gorge, et put profiter, les yeux fermés encore larmoyants, du calme après la tempête.

   
Et le règne de l'accalmie fut brève. La personne qui l'avait remontée contre le chameau, la personne qu'elle avait embarquée avec elle pour la mettre à l'abri avec elle, se retourna contre elle avec verve. "Qu'est-ce qui va pas avec vous ?! […] J'étais bien là-bas ! […] Je vous jure que si Argo se fait voler… !" Werowa garda les yeux fermés, et grogna sourdement, un "La ferme." franchement pas commode. La voix encore plus rauque que d'habitude, elle restait pliée en deux, les mains sur les genoux, quelques quintes de toux la secouant encore. Enfin, elle se releva, sachant pertinemment que c'était le moyen rapide de retrouver son souffle, et dressée bien droite, se tourna vers la personne qu'elle avait enfermée avec elle, essuyant les larmes douloureuses au coin de ses yeux. Ces derniers la piquaient encore, sauvagement enfonçaient leurs aiguilles dans ses orbites, et elle dut s'y reprendre à plusieurs fois battant des cils à toute vitesse pour faire apparaître les larmes et humidifier, régénérer, soigner ses pauvres globes. Enfin, quand elle eut recouvré une vision un peu plus nette, le sang dans ses veines, échauffé par la course puis par la prison de la tempête, ne fit qu'un tour, et se glaça. "T'as raison, j'aurais dû te laisser dehors, Ezra. J'imagine que cette fois-ci tu ne pas te gêner pour porter plainte. Oh, profites-en, t'es coincée avec une garde, tu peux déposer ta plainte." Qu'est-ce qu'elle pouvait être c*nne, quand elle s'y mettait. Vraiment, Werowa était excédée. La tempête dans son dos, le volcan dans son âme, qui rendait son ton venimeux, vulgaire, loin de son ataraxie usuelle. Trop usée, l'ataraxie. Aujourd'hui, elle allait préférer la volcanaxie.
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DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2251 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : Draíochta (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 235
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le Jeu 26 Sep - 6:42

   
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« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
Se raccrocher à des éléments connus, c'était toujours une action instinctive. Comme un bébé pourrait se raccrocher à sa mère, chercher ses bras, je me raccrochais instinctivement à Argo. Certains qui pourraient décrire cet attachement comme futile. Certains qui pourraient énoncé que le camélidé n'était qu'un animal. Et certes à première vue ce n'était qu'un camélidé, mais l'animal était là depuis le début. Là dans la tempête. Un roc lorsque les tempêtes de sable s'était déchaîné. Un point d'ancrage dans le désert, là où il pouvait être difficile de trouver un endroit pour se sentir en sécurité. Là non pas à mes premiers pas, mais là dans mes premiers moments de liberté, et peut être en tant que femme libre, bien qu'en fuite. Le camélidé qui m'avait accompagné, qui avait quitté les dunes ensablés pour s'avancer dans l'autre monde, pour s'avancer sur le continent en dépit des risques. Retraite bien méritée alors qu'il avait désormais retrouver le décor du désert avec une certaine joie, là où il était réellement bien. Son milieu de vie et sans doute le mien. Difficile de quitter la cité rahjak quand on emportait des points d'attache, comme lui parce qu'il était le dernier point de rattache avec Shanareth. Elle qui lui manquait, comme elle me manquait. Mais non seulement là dans les moments les plus nostalgiques, la présence d'Argo m'avait permis de ne pas sombrer dans la folie alors qu'il était devenu un compagnon d'histoire, de conversation. Evidence de ce fait que j'en vienne à me raccrocher à lui. Colère et note d'angoisse qui peinaient mes traits alors que j'étais inquiète à l'idée non pas qu'il se fasse emporter par les ravales de vent soufflant au-delà de la porte, mais qu'il se fasse kidnappé. Et alors ce serait de sa faute. Sa faute à elle. Tout ce que j'avais. Cette silhouette que je venais de sauver que je regrettais désormais. Une voix rauque qui me parvenait en écho. Réponse à mes paroles accompagnées d'une note plus aigüe que la sienne. « La ferme. » Toujours pliée en deux, en train de tenter de se débarrasser des grains de sable qui avaient gagné sa bouche. Espérant qu'elle en vienne à s'étouffer avec ces grains de sable. Pensée qui germait dans mon esprit alors que je faisais les quatre cents pas à côté de la porte, dans la pièce, bien plus habilité à me mouvoir qu'elle. Des pensées qui se bousculaient alors que j'hésitais à ouvrir la porte pour me fendre dans le décor, aller affronter la tempête. Un risque qui devait non moins se calculer. Encore un peu de jugeote restée bien que l'adrénaline courrait dans mes veines.

Lionne en cage. Toutes griffes qui étaient dehors. Une proie qui était à côté dont j'avais un peu dénié tout intérêt jusqu'à ce qu'elle en vienne à s'exprimer. « T'as raison, j'aurais dû te laisser dehors, Ezra. J'imagine que cette fois-ci tu ne pas te gêner pour porter plainte. Oh, profites-en, t'es coincée avec une garde, tu peux déposer ta plainte. » Une silhouette que je n'avais pas encore reconnue, trop exécrée. Mais une silhouette que je commençais désormais à plus reconnaître. Werowa en personne. « Exactement ! » Elle qui ne m'avait pas sauvé, étant parfaitement bien dehors. Etant préparée. Elle qui ne l'était pas, qui aurait eut plus de risques de se faire emporter par les vents violents, se recevoir un objet sur la tête que moi. Elle qui était prisonnière des vents violents, de la tempête de sable et de poussière tandis que j'étais accroupie. Uniquement sortie de la trajectoire des vents parce que je l'avais poussé à mes côtés. Un geste que je regrettais désormais alors qu'elle donnait dans le sarcasme. Des yeux qui lançaient des éclairs alors qu'elle continuait de considérer l'idée qu'Argo puisse être volé, me proposant d'un ton nonchalant de déposer plainte. Cette journée prenait une tournure des plus remarquables, il n'y avait pas à dire. Et à chacun des mots, la lionne tournait de plus belle dans sa cage. Griffes qui laissaient une note grinçante dans l'air alors que le mouvement fluide et léger du tissus suivait chaque mouvement que j'esquissais. Ayant au moins la minime satisfaction de voir qu'elle ne ressemblait encore strictement à rien tandis que je continuais de tourner en rond, le sang qui battait mes tempes. Et envie de hurler, désireuse d'ouvrir la porte soudainement car la compagnie de la tempête de sable serait bien plus appréciable de la sienne. Idée qui continuait de se frayer un chemin dans mon esprit.
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Werowa Sundagger
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DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 105 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 80

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le Dim 29 Sep - 23:07
 
   
Over and over you play this out, like some ominous dance with death just before dawn. Why ? Because this storm isn't something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. Haruki Murakami
Werowa & Ezra

   

   
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Ni l'une ni l'autre n'avait envie d'être là, c'était assez clair. Enfin, ni l'une ni l'autre n'avait envie d'être avec elle, avec cette autre justement. Si leur première rencontre avait plutôt bien commencé, elle s'était mal finie, et la seconde promettait de prendre le même chemin de suspicion et de dureté. Les grains de sable semblaient s'être infiltrés en elles, et avoir pris la place de leur chair, pour qu'elles deviennent elles-mêmes tempêtes de sable miniature. Ezra tournait dans tous les sens, furieuse, ses pas martelant le sol, alors que Werowa s'appuya nonchalamment contre le mur, parce qu'elle tourbillonnait suffisamment à l'intérieur. Et deux lionnes en cage, ça ne donnait jamais rien de bien. Quitte à être coincées ensemble, mieux valait ne pas faire un massacre. Voilà les arguments de la raison. Mais Werowa n'avait que faire de la raison en cet instant. Vraiment, la raison paraissait avoir été emportée par la tempête, projetée contre un mur et explosée au sol, jonchant la rue de ses mille éclats dont plus aucun n'était assez tranchants pour percer le voile de rage sourde sur son esprit. Sérieusement, quelle personne saine d'esprit lui crierait dessus pour l'avoir mise à l'abri ?! Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?! Hormis qu'elle tournait en rond, évidemment ! Elle pourrait au moins montrer un peu de gratitude, mais non, elle l'engueulait pour avoir laisser le camélidé dehors. Elle n'avait qu'à pas se promener avec un camélidé, alors ! Autant prendre un chien, au moins lui pouvait passer les portes ! Ou alors, elle se trouvait une lampe magique, et demandait au génie de réduire le chameau ou de le transformer en Abu, peu importait, mais elle arrêtait de l'engueuler ! Ca lui apprendra à vouloir aider son prochain tiens !

   
Et Ezra continuait de tourner, tourner, tourner, et elle lui donnait un peu plus mal aux yeux. Non qu'elle essayait de la suivre du regard, mais c'était difficile de ne pas la manquer, comme elle passait dans son champ de vision toutes les deux secondes et demie. "Arrête de bouger !" explosa enfin Werowa, décroisant les bras et se redressant pour plonger son regard sombre dans celui d'Ezra. Elle vibrait d'une aura furieuse, les poings presque fermés. L'esclave était encore capable de l'accuser de l'avoir touchée. D'avoir "levé la main sur elle", comme elle le disait si bien. Comment aurait-elle pu savoir que c'était une esclave, qu'elle aidait ainsi ?! Ca l'apprendra à vouloir aider son prochain, une nouvelle fois ! Mieux valait garder ses mains pour soi, hein ? Et laisser tout le monde crever dans sa ruelle, avec son chameau chéri, étouffée par le sable, hein ? Note pour la prochaine fois : laisse-les crever, Werowa. Ca t'évitera un paquet de foutaises, dont une d'un mètre cinquante-sept, cinquante kilos toute mouillée, et qui se foutait bien de sa gueule ! "Tu veux ton chameau ? Alors va le chercher !"
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Ezra Aerys
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le Mar 1 Oct - 21:28

   
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« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
Et elle se mettait à crier à son tour, beuglant plus qu’elle ne criait alors que je continuais de tournoyer autour d’elle. « Arrête de bouger ! » Des volcans. A ce stade, c’était comme  si le magma continuait de bouillonnait, que la température continuait de monter. Ce n’était plus qu’une question de secondes, de minutes avant que le volcan n’en vienne à exploser. Ce n’était plus qu’une question de minutes avant qu’il ne reste plus rien, que des cendres. La larve qui commençait déjà à dégouliner le long des parois rocheuses, qui continuait de se répandre sans se soucier du terrain accidenté, sans se préoccuper des vies qui pouvaient être arrachées au passage. Quand l’explosion se produisait, ce n’était toujours qu’une question de minutes. Et en ce moment, elle explosait à son tour. Cendres laissés au passage, obligées de retomber en direction du sol. Ses bras qui se décroisaient sans pour autant m’inciter à reculer ou arrêter ses mouvements de va et vient. Au contraire, il n’y avait qu’une fraction de minutes où le mouvement s’arrêtait avant de reprendre son cours. Il n’y avait qu’une fraction de secondes où tout aussi butée, mon regard croisé le sien. Mordant. Ses poings qui se fermaient alors qu’à côté elle fulminait, tout aussi peu ravie que j’en sois venue à me retrouver enfermée là. Enfermée là par sa faute. Geste où je l’avais sauvé en due et forme regretté alors que je la toisais du regard et continuai ses pas comme faits en cage. En colère et en partie hystérique parce que je savais que s’il avait été facile d’entrer, il ne serait pas aussi facile de ressortir. Il ne pouvait aussi être aisé de ressortir alors que dès que la porte s’ouvrirait d’un centimètre, elle serait arrachée de ses gongs. Arrachée par les vents violents qui aussitôt entreraient impitoyablement dans la pièce, mais qui principalement n’offriraient aucun répit. Vent violents que je savais m’empêcherait de me tracer un chemin aussi facile pour sortir, qui m’empêcherait d’avancer jusqu’à Argo encore plus que là n’avait été le cas vivant. Objets qui pouvaient bloquer le passage tout aussi facilement. Porte qui ne se refermerait pas ou qui serait presque impossible de refermer si elle résistait. « Tu veux ton chameau ? Alors va le chercher ! » « Tu sais que je ne peux pas ! » Elle connaissait tout comme moi les règles en cas de tempête de sable ou du moins les règles que suivaient à elles seules les tempêtes de sable sans se soucier du reste. Les tempêtes de sable qui ne se préoccupaient de ceux qui se trouvaient dehors, qui pouvaient changer de direction tout aussi brutalement. Tempête de sable qui entretemps n’avait pas faibli mais dont le souffle semblait avoir atteint son point maximal. Souffle qui se répercutait, qui faisait trembler. Souffle violent qu’il était perceptible d’entendre même à l’intérieur, même abrité. Si à l’extérieur, il n’y avait d’autre choix que de l’entendre, d’être envahi par son écho et apprendre à ne faire qu’un avec, on aurait pu cru qu’à l’intérieur, l’écho aurait été étouffé. Mais c’était faux. La tempête de sable et de poussière grondait toujours, rendant mes prochains mouvements ineffectifs. Raisons qui exacerberaient sans aucun doute ma colère. Note d’hystérie. Mais surtout ce sentiment de frustration alors que je savais qu’il n’y avait rien que je pouvais faire dans l’immédiat. Ne pouvant me rendre dehors pour crier ma rage. Ne pouvant me rendre dehors pour embarquer Argo, et l’emmener plus loin, pour m’assurer qu’il ne serait pas capturé. J’étais impuissante. Ou presque car tout comme la tempête de sable changeait son cours, il y avait une autre personne sur laquelle ma colère pouvait se reporter soudainement. Ce qu’elle faisait alors que de la main sur la poignée, je virevoltais soudainement vers elle pour lui tenir tête. Lui tenir tête ou plus ou moins alors que la guerrière me dépassait sans craindre d’une tête. Doigt pointé dans sa direction alors que les notes vibraient, que le ton se faisait plus cinglant. « Tout ceci c’est de ta faute ! » Ne pouvant l’accuser d’avoir provoquer la tempête de sable et de poussière qui ne répandait qu’à ses lois, mais pouvant toujours la blâmer pour m’avoir trainé à l’intérieur. Ce pourquoi je la blamais alors qu’elle ne comprenait pas que je devais être dehors, que cela lui passait par-dessus la tête. Autant que je regrettais sans aucune pitié de lui avoir tendu le bras, elle le regrettait aussi. Mais ce qui aurait pu servir de points communs, de ressemblances étaient mis de côté alors que chacune se faisait face, alors qu’aucun répit n’était accordé. Une autre alternative pour passer le temps, pour atteindre la fin de la tempête de sable que de crier à tour de rôle l’une sur l’autre. Un moyen comme un autre. Une alternative qui semblait être la parfaite alternative alors. Il fallait bien dépenser cette énergie et à cet instant, c’était sans reculer même en m’y engageant la tête la première en dépit de son statut de garde, que je m’élançais. Si elle voulait crier et provoquer des explosions, alors elle allait crier.
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le Mar 8 Oct - 19:49
 
   
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Grondement sourd. Une colonne, une vague menaçante à l'horizon, tempête de sable à l'extérieur mais qui grondait aussi à l'intérieur. D'abord un petit vent, une petite brise, qui soulevait en petits tourbillons quelques grains. Des tornades miniatures, bien inoffensives, dansant là-haut sur la crête des dunes, effet de mirage et de poussière. Comme si l'on époussetait les dunes. Mais bien vite le vent forcissait, et le sable dévalait les pentes, la crête devenait véritablement crête, dentelée de petits cratères, crénelée, échancrée par intervalles, et le vent enlevait toujours plus de sable, se faisait incisif et découpé un peu plus la dune. Puis petit à petit, le sable qui dévalait les pentes était emporté par la brise devenue bourrasque, bourrasques qui faisaient rouler les grains entre leurs doigts, les enfilait et les tournicotait telle une tapisserie sans trame. De tourbillons, le sable devenait rouleau, de bourrasque, le vent devenait tempête. Les grains s'envolaient toujours plus haut, étaient toujours plus nombreux, jusqu'à former une masse mouvante, comme animée d'un souffle propre. Poussée par-delà les dunes, par-delà leurs crêtes désormais affaiblies, digues sans renfort et sans utilité, elle envahissait tout, s'insinuait en tout. Et était toujours accompagnée de ce grondement sourd, d'un millier de pas, de milliards de grains frappant le sol et s'entrechoquant. Une force colossale, provoquée par les chocs de ce boulier immense, une armée en marche qui dévalait les pentes et se ruait sur les villages comme sur les villes, sur les oasis comme sur les maisons, imposait sa masse énorme et étouffait tout de par sa présence-même. L'impression de suffoquer qui se rejouait, la gorge nouée, non plus par l'étau du sable, mais par l'étau de la colère. Une colère flamboyante, grondante, qui avait dévalé les pentes de son cœur et s'était ruée sur les poumons comme sur les intestins, sur la cage thoracique comme sur les cordes vocales. Trop de chocs en elle, trop de choses qui rebondissaient partout, secouaient tout son être, elle avait juste envie d'expulser tout ça, comme elle l'avait fait avec le sable qui s'était insinué dans sa bouche. "ASSEZ !!!" Sa voix avait tonné, éclat et coup dans la pièce ; ses pas avaient claqué, poussant Ezra contre le mur ; sa peau avait éclaté, son poing contre la terre battue. Et pourtant, elle était totalement inexpressive. Elle avait acculé Ezra, de nouveau, mais cette fois-ci la rage avait fait céder sa retenue ; elle ne l'avait pas touché, n'avait pas levé la main sur elle, c'était le mur qui avait pris. Enfin, ses phalanges surtout ; même calleuses, même endurcies, sa peau s'était quand même déchirée, tissu trop fin. Mais elle était totalement inexpressive. Un visage de marbre ; un visage de mort. Le visage de l'arène ; elle entendait, attendait, les cris de la foule, les hourra et les huées, les à mort et les grâce ; le visage de la Dague du Soleil, coupée de tout et d'autant plus de ses émotions, si lointaine et distante, si inaccessible. Tueuse de sang-froid dans l'ombre-même de la vie.
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le Dim 13 Oct - 14:46

   
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« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions.  You change direction but the sandstorm chases you. You turn again but the storm adjusts. »
« Assez ! » Le poing qui s'écrasait contre le mur. Jointures fragmentées. Le résonnement de l'impact. L'écho d'un résonnement bien plus loin, bien moins puissant que celui d'un tremblement de terre. Tremblement de terre qui ne s'était pas reproduit de nouveau. L'écho du choc qui était moins fort, moins bien puissant. Immobile alors que le bruit se répercutait dans les murs. Des murs qui avaient bien moins ressenti l'impact que sa main, que les jointures de sa main. Pas le premier mur de la cité à ressentir un impact, à se prendre un coup de poing. Cette explosion déjà ressentie. Mon regard posé sur elle. Mon visage qui se tournait vers elle légèrement. Un masque froid sur son visage, apposé dessus. Il aurait été possible de croire que la colère aurait de nouveau déformé ses traits quelques instants plutôt mais là n'était alors le cas. Son visage n'était que froideur et glace contrastant avec la chaleur reconnue au coeur de la cité de feu. Froideur et chaleur qui étaient opposées. Des éléments qui se percutaient sans arrêt, sans pour autant réussis à aller complètement ensembles, pouvoir se lier. Un qui tentait d'éteindre l'autre. Un qui tentait de prendre le dessus. Une volonté de posséder le plus de territoire. Une volonté de dominer. Un affrontement qui ne pouvait jamais prendre fin. Ce même contraste saisissant avec la jeune femme. Entre cette passion qu'elle dégageait, cette violence volcanique et ce soudain masque figé dans la roche qu'elle affichait. Ces mêmes traits de caractère qui avaient permis de bâtir sa réputation. Une réputation qui s'était bâtie non seulement parmi les mercenaires mais aussi au coeur de l'arène, et désormais maintenant. Cette ambiguïté qui existait et cette violence qui était visible dans ce simple mot prononcé que dans ce geste. Contrôle qu'elle avait perdu. Laissant court au démon intérieur. Laissant libre cours à sa rage. Laissant les flammes dévoraient tout sur son passage. Flammes qui laissaient derrière elles une traînée de cendre. Empreinte sur ce mur. Empreinte laissée par sa main. Fissure qui resterait, dont personne ne connaîtrait la raison exceptée pour nous deux.

Mon regard qui ne quittait pas son visage. Cette respiration retenue parce que de nouveau ce poing avait faillit non pas s'abattre sur mon visage, sur mon corps mais juste à côté, un centimètre à côté. Main qui n'était jamais entrée en contact avec mon corps. Poing fermé qui ne m'avait jamais percuté. Mais le frisson laissé derrière elle restait le même. Cette peur qui profilait le bout de son nez. Ce feu sourd qui courrait dans les veines. Souffle repris alors que je prononçais pas un mot, totalement immobile. Une statue. Comme de nouveau sonnée par les feux de l'enfer, laissée derrière à même sol. Il y avait ces pupilles qui s'agrandissaient légèrement parce que quand bien même les circonstances changeaient, l'évolution était là, il y avait toujours ce soupçon de peur. Il y avait toujours ce même ressenti, ce même étau qui venait à m'emprisonner. Cette voix à l'intérieur de mon esprit qui m'ordonnait de rester immobile, de n'effectuer aucun mouvement avant que les tremblements n'en viennent peut être à s'emparer de nouveau de mon coeur, à porter le premier coup. Premier coup qu'elle avait porté. Main invisible dont je pensais m'être départie mais peut être que son empreinte continuerait de me suivre toujours sans que je ne puisse rien y faire. Peut être que nouveau je n'échangeais qu'une cellule contre une autre. Il y avait ce feu qui grondait les minutes d'avant qui avait disparu remplacé par cette sensation de froideur, d'obscurité. Ayant appris à me défendre pour ne plus ressentir ce sentiment, mais ce sentiment il ne partait jamais véritablement bien que je ne cillais pas. Regard entrecroisé avec le sien. Baisser la tête qui revenait à perdre. Dernière ligne de défense. Dernière ligne de défense silencieuse alors que je ne quittais son regard, ne détournant pas le regard ni ne m'éloignait d'elle. Là et pourtant aussi loin que possible d'elle.

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Hier à 21:51
 
   
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Sand and dust

   
Elle avait, dans les yeux et dans le cœur, un désir de mort. Réminiscence d'un temps passé. La clameur dans ses oreilles se poursuivait, envahissait tout. Devant elle, sous ses yeux, ce n'était pas Ezra. C'était un gladiateur ; ou peut-être une gladiatrice. Quelqu'un qui avait croisé son regard, et qui n'en serait probablement pas sorti vivant. Quelqu'un qui avait croisé les yeux de Méduse. Quelqu'un qui avait plongé au plus profond de l'âme et de l'être de Werowa, et qui savait qu'il n'y survivrait pas. Une plongée au cœur de l'enfer, au cœur de la fournaise aux flammes bleutées qui gelaient tout sur leur passage, ne laissaient aucun survivant. Il n'y avait plus aucun sentiment dans son cœur, plus aucune expression sur son visage. Plus aucune souffrance dans son corps. Berserker. La rage de la Berserker : la douleur ne l'atteignait plus. Les jointures éraflées et le sang qui y coulait, elle n'en avait pas conscience. Un néant absolu, où le givre ravageait tout, se posait sur tout, constellait tout. Formait une distance sidérale avec tout ce qui venait de l'extérieur, tout ce qui pouvait l'atteindre. Toutes les informations étaient sélectionnées, étudiées, analysées de façon très scientifique, de façon purement pragmatique. Disséquées. Elle échappait à toute sensation. Au contraire de sa victime, totalement soumise aux sentiments. Son dernier espoir était cette foule, cette multitude mouvante, à l'opinion jamais certaine et jamais sûre, parce qu'il n'y avait plus rien à espérer de la part de Werowa Sundagger, la sans-cœur. La foule était son dernier recours, sa denrière chance, son dernier pari. Gagner son cœur était tout un art ; le conserver, un miracle. Elle se lassait très vite, cette hydre aux mille têtes, aux deux voix. Oui ; non. Mort ; vie. Perpétuation ; meurtre. Deux choix, un choix impossible. Comment se faisait-il que la foule était toujours allée dans un sens ? Pas une fois, Werowa n'avait pas une fois été témoin d'une égalité de la part de la foule. C'était toujours oui ou non, mort ou vie, perpétuation ou meurtre. Thumbs up ou Thumbs down. Jamais il n'y avait eu de tergiversation : dès que l'un huait, tous huaient. Dès que l'un acclamait, tous acclamaient. Il suffisait d'une tête, et toutes les autres suivaient le même mouvement, allaient dans la même direction. Petits moutons de Panurge. Il était difficile de les retenir, une fois leur choix fait. Elle n'avait plus qu'à exécuter leurs dernières volontés. D'ici à quelques instants, elle serait fixée. La foule aurait fait son choix. Elle saurait si elle devait lui trancher la gorge, ou la laisser vivre.

   
Brutalement, brusquement, soudainement, tout à coup, Werowa cilla, reprit vie avec une violence considérable. Elle recula de quelques pas, encore détachée de tout, mais pas de la même manière. Cette fois-ci, c'était plus une suspension qu'un état d'esprit. Un moment où elle s'étonnait, encore et toujours, de ces instants où elle était d'une rage si froide que plus rien ne l'atteignait. Que tout était anesthésié. Moments dont, souvent, elle n'avait qu'un souvenir diffus, tout disparaissait sous le marbre de son esprit, elle ne se souvenait plus de ce qui était arrivé, tant elle se concentrait sur la sensation. C'était difficile à expliquer, encore plus étrange à vivre. Elle se rendait compte à quel point elle avait été proche de céder. Et si, dans son esprit, la foule avait réclamé la mort ? La guerrière se tenait le poignet, la douleur n'était encore que diffuse, qu'à peine sensible. La guerrière tressaillit violemment, un coup de fouet dans les oreilles, et elle fut même obligée de jeter un regard par-dessus son épaule, pour ne voir que le mur de terre battue. Ce n'était probablement qu'un morceau de bois qui venait de heurter le mur, emporté par la tempête. Ou ce n'était que dans son esprit. "Pourquoi faut-il toujours que ce soit à cause de toi ? Pourquoi faut-il toujours que tu réveilles ces…" Elle s'arrêta, plus par manque de mots que parce qu'elle ne voulait pas dévoiler le fond de sa pensée à Ezra. Après la froideur de la guerrière, succéda l'ardeur sanglante de la femme ; et le regard que Werowa jeta à Ezra, était brûlant.
(c) crackle bones

   


@Ezra Aerys Sand and dust [Werowa] 484338566
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