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Anoki W. Lu
DATE D'INSCRIPTION : 10/08/2019 PSEUDO/PRENOM : Mellowness MESSAGES : 503 CELEBRITE : Willy Cartier COPYRIGHT : LadyFame (avatar) / Astra (code signa) METIER/APTITUDES : Couturier / Artisanat & Cueillette POINTS GAGNES : 491
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le Ven 16 Aoû - 20:05



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Nos pêchés sont tétus, nos repentirs sont lâches. Nous faisons payer grassement nos aveux, et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux. Croyant par de vils pleurs laver toutes nos tâches.
★ Chris Wilson (sarasvati)
 

Tac tac tac. Tac tac tac. Tapage régulier qui tire ton esprit flottant de sa méditation matinale. Retour à la réalité, tes paupières se lèvent mais ta vision est trouble et éblouie quelques secondes. Cette douce et brûlante sensation du soleil sur ton visage est si agréable. Tu aurais aimé rester ici plus longtemps encore. Dans cette solitude sereine. Avec cette chaleur suffisamment élevée pour être vivifiante mais pas trop pour ne pas être oppressante. Tu restes assis quelques secondes encore. Bien installé sur une modique pierre. Ta curiosité t'incite à scruter le coupable t'ayant sorti de ton rêve éveillé. Animal coloré et appliqué à sa tâche. Rien ne pouvait le déconcentrer. Ni l'empêcher de faire ce qui devait être fait. Tu aimerais briller de cette même détermination. Certains Cents étaient comme cela. Sûrs d'eux et ne laissant personne les dévier de leur trajectoire. Allant au bout de leurs objectifs. Tu admirais ça. Le travailleur face à toi était solidement accroché à son arbre mort. Le tronc, dénué de toute vie, faisait pâle figure face au long bec impitoyable de la créature verte. Sa présence bruyante te rappelle que tu dois rentrer. Toi aussi, tu as du travail qui t'attend. Tu as traîné plus que nécessaire. Les Cents te pardonnent chacune de tes escapades mais la matinée est déjà bien avancée. À cette heure, tout le camp doit être actif et réveillé. Il est temps de retourner aux tiens. Tu te lèves et reprends ton chemin en sens inverse, laissant derrière toi le fascinant pic vert à son œuvre.

Tes jambes te mènent d'elles-mêmes à ton hameau sans que tu n’aies à leur donner la moindre directive, permettant à ton esprit de vagabonder quelques minutes supplémentaires. Tu prends ce chemin si souvent, qu'en 5 ans presque chacun des arbres que tu croises s'est imprimé dans ta mémoire. Tu ne perçois pas encore le campement tant la végétation reste dense, malgré le passage de l'été, mais le joyeux vacarme - que tu connais si bien - résonne déjà au creux de tes oreilles. Un mélange de voix féminines et masculines, de rires, et autre agitation tonitruante qui nous happe dès que l'on s'approche du territoire des Cents. Campement modeste mais grandement amélioré au fil des années. Et tu aimes ce chahut autant que tu aimes le silence. Car la vie là-bas n'est pas parfaite, mais tu es ici chez toi.

Pénétrant dans l'enceinte du camp, tu distribues des saluts chaleureux à tous ceux que tu croises, et ils te le rendent en retour dans une bonne humeur générale si précieuse. Certains aventuriers t'arrêtent pour échanger quelques mots. Ces contacts sont simples et sans filtre. Finalement tu parviens à atteindre ton abri. Tu y récupères ton matériel de couture. Sagement gardé dans une mallette qui ne ressemble plus à grand-chose. Mais elle tient bon. Elle est comme une vieille amie En fait, elle est même ce que tu as de plus précieux ici sur Terre. Tu caresses presque amoureusement le cuir, puis attrapes la poignée que tu fais virevolter avant de sortir de la tente. Tes deux pieds à peine à l'extérieur que tu te fis héler par un jeune Cent. Tu le vois t'attendre impatiemment près du feu de camp. Là où le soir, tout le monde se rassemble et oublie les tracas de la journée pour se mêler à l'ambiance festive et grisante. Les soirées sont elles aussi plaisantes dans les autres camps ? Mais il était précipité de penser déjà à la fin de journée, alors qu'elle ne faisait que commencer. Tranquillement, tu rejoins l’adolescent aux adorables taches de rousseur. Une minute plus tard, il est déjà parti. Simple bouton à recoudre. Chose que sûrement la moitié des Cents savaient faire. Mais il est si timide qu'il n'osait s'adresser qu'à toi. Un sourire léger illumine passagèrement ton visage velu.

Une présence derrière toi qui semble attendre, t'empêche de t'engouffrer trop profondément dans tes pensées. Qu'est-ce que ce sera cette fois ? Un t-shirt distendu, un pantalon déchiré, une veste ne pouvant plus se fermer ? Mallette à la main, tu te retournes pour demander cordialement : « Qu'est-ce que je peux faire pour...» Instant de surprise. « toi...» le mot s'échappe malgré tout de tes lèvres, mais l'intention n'y est plus. Ce n'est pas le visage d'un Cent. Ni d'un parfait inconnu. Familiarité dérangeante. Souvenirs lointains qui te reviennent en mémoire et te donnent presque aussitôt mal au crâne. Il n'est pas ton ennemi, à force de le croiser tu t'es même mis à le trouver sympathique mais tu crains à chaque fois vos discussions. Et tu as parfois dû mal à comprendre pourquoi il s'intéresse autant à tes affaires. Tu le regardes mais ne dis rien, prêt à écouter ce qu'il semble vouloir te dire. Heureusement, les autres Cents sont trop occupés pour faire attention à vous.


 
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le Lun 19 Aoû - 11:52

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« we are all guilty of something. »
Il était là perdu dans ses pensées. Echope de couture. Son endroit. « Qu'est-ce que je peux faire pour...» L'expression de surprise qui se peignait sur son visage. Ne s'attendant pas à me voir là. « toi...» Sans doute que j'aurai pu répondre avec un sourire, qu'en effet c'était bien moi. Lui tendant ma veste avec un sourire. Une veste qui faisait son âge, auquel je tenais bel et bien. Une veste qui était précieuse, mais qui commençait à avoir fait son temps. Des trous à rapiécer. Dépliant la veste pour lui montrer quelques endroits où le rapiéçage était forcément nécessaire. « J'aurai besoin de ton aide. » Mais à vrai dire là n'était seulement la vérité. Si j'avais besoin de son aide pour rapiécer la veste, pour recoudre l'étoffe et faire disparaître ces trous très moches au regard, je n'étais pas seulement là pour cela. Ce qu'il devait sans doute se douter. Ne pouvant qu'imaginer que ma présence puisse être expliquée par cette soudaine nécessité à vouloir réparer des vêtements. Une veste que j'aurai très bien pu faire recoudre au campement de l'odyssée. Il y avait là aussi de nouvelles activités qui s'étaient développées encore plus que là haut dans le ciel, comme celles de l'artisanat. Des activités nécessaires au fonctionnement du campement. Une nécessité pour chacun d'avoir des vêtements en bon état, là qui offrait un large champs de possibilité aux couturiers. Et des couturiers qui oeuvraient aussi sur le nouveau campement, bien que je les connaissais moins personnellement. Veste que j'aurai pu néanmoins faire réparer là-bas. Ce que je n'avais fait. Etant venu directement ici à la place. Non pas pourtant là pour la renommée du jeune homme, pour ses talents couturiers hors pair bien que je ne me posais pas de questions là-dessus. N'ayant pas de crainte à ce sujet. Ne craignant pas que la veste soit encore en pire état par la suite. Non j'avais confiance en ses compétences pour recoudre la veste autant que je savais que nombreux sur son campement venaient le voir pour ses talents, ses doigts de fée.

Et peut être que j'aurai pu faire valoir que j'étais là pour retrouver ceux dont j'avais estime, ce qui était aussi le cas. Peut être que j'aurai pu prétendre qu'il avait été un arrêt sur ma route, après que je n'en sois venu à me rappeler cette mésaventure. Mais là non plus cela n'était pas le cas. Aucune de ces raisons n'était réellement valable car j'étais venu ici avec un but. Venu là pour lui parler. Retrouver les autres, rapiécer la veste n'étaient que des bonus, des points annexes. Un peu comme des moyens pour atteindre mon but, mais là encore la situation était plus délicate. Ici pour le voir et pour le questionner. Un questionnement qui ne pouvait non moins être mépris, comme ayant été autorisé par mes supérieurs hiérarchiques ou par le nouveau conseil de l'odyssée. Enquête que je réalisais seul. Enquête que je réalisais discrètement pour tenter de faire taire ses doutes apparus avant, apparus là haut sur l'odyssée. Doutes qui existaient mais des preuves qui n'étaient pas suffisantes. Le seul réel témoin que j'avais ou peut être la victime de la scène qui s'était produite des années plutôt, sur l'odyssée. Décor macabre, sang qui avait baigné sur le sol. Regard d'une jeune femme qui pouvait encore me hanter. Doutes qui resurgissaient à des instants perdus mais enquête dont je n'avais parlé à personne. N'ayant pour dire parler de mes doutes qu'à Seth parce que lui tout comme moi n'aimions pas l'autre, parce que c'était sans doute trop beau pour être vrai. Et des accidents qui se produisaient. Des détails qui faisaient que non l'histoire ne pouvait pas coller, l'histoire était trop parfaite. Des détails qui manquaient encore. Des détails qui n'auraient pu être expliqués que par le son. Mais les bandes de caméra sans son s'étaient perdus dans le crash. Et Anoki que j'avais tenté de voir avant, qui m'avait non moins évité. N'ayant pas voulu pousser plus loin car les blessures allaient forcément s'ouvrir de nouveau, parce que je ne savais pas qui il était réellement. Mais questions que je voulais lui poser. Là pour cela. Là pour tenter de démêler le vrai du faux en espérant qu'il en vienne à s'ouvrir, à reprendre l'histoire depuis le début. Détails qui sautaient aux yeux que je voulais repérer. Voulant repérer les fissures dans un plan peut être parfait ou peut être simplement être fixé, faire taire ses doutes naissant. « J'aurai besoin de ton aide pour la veste mais je voudrai aussi que tu me racontes de nouveau ce qu'il s'est passé là-haut. » Episode auquel je n'avais pas besoin de référer précisément. Je savais qu'il savait. Je savais qu'il savait à quel épisode, à quel drame je faisais référence. L'un des premiers sur les lieux et lui qui était là-bas aussi. Peu après, il était jugé coupable et envoyé en prison, puis des années après sur terre. Et désormais là tous deux comme la troisième partie.

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le Mar 20 Aoû - 20:51



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Tu aurais aimé que ce soit juste ça. Pas d'arrière-pensée, simplement une demande de service. Que tu raccommodes sa veste comme tu as appris à le faire, qu'il te remercie avec un sourire, que vous échangiez deux ou trois mots, et qu'il rentre chez lui avec son habit ressuscité. C'est mieux quand tout est simple. Quand on n'a pas à poser de questions, ni à donner de réponses, mais juste à apprécier la présence de l'autre. La facilité n'est pas toujours un vice, loin de là. Mais l'âme humaine est trop paradoxale pour se contenter d'une vie simple et douce. Alors évidemment, il n'est pas là pour ça. Dommage. Car tu sens que la conversation ne va pas prendre une tournure souhaitable. Tu sais déjà ce qui intéresse Chris chez toi. Mais à vrai dire, tu pensais qu'il avait lâché l'affaire. Tu espères tes pensées paranoïaques, et que la voix de la naïveté a raison. Qu'il ne va pas revenir à la charge. Car il est intelligent, et avait compris la 1ère fois que tu ne souhaitais pas faire remonter inutilement des spectres à la surface. Non ? « Je dois vérifier si j'ai ce qu'il faut en réserve pour combler les trous. Tu ne m'en veux pas si je m'occupe d'elle plus tard dans la journée, je veux faire ça bien. Et je demanderai à un Cent qui se rendra à l'Odyssée de te l'apporter ? » Tes habitudes de couturier sont toujours plus fortes que le reste, et te rendent toujours amical. Au coin du feu virevoltant, ton regard patient sait qu'il ne va pas s'arrêter là. Alors tu écoutes, et même si tout était clair avant qu'il ne s'exprime, tu ne peux contrôler ton corps qui se crispe.

Pourquoi ne veut-il pas comprendre ? Cela fait sept ans. En sept ans, tout change. Tout a changé. Tu as changé. La vie de tous les Cents et Odysséens a changé. Tu croyais finir tes jours avec le corps flottant entre les astres, mais tu étais là, vivant, sur Terre. La Terre... elle aurait tant aimé y vivre. Et tu aurais tant voulu voir ses pupilles scintiller comme un crital sous le doux rayonnement du soleil, et t'irradier, en observant la faune. Pour de vrai, pas comme sur les tablettes que vous aviez sur l'Arche. Elle aimait tant les animaux sans même les connaître réellement. Mais elle savait tout sur eux.  Imaginer le bonheur qu'elle aurait ressenti en les voyant de ses propres yeux, à quelques mètres d'eux, te meurtrissait. Certains jours, tu l'oublies presque.  Tu savoures. Et d'autres où tes pensées tournent telle une vieille rengaine désenchantée et t'infligent une douleur masochiste, un fardeau que tu t'imposes toi-même. Car tu l'as privée de tout cela. Et de tellement plus. Rien ne pourrait être réparé. Mais les animaux, tu les aimes pour elle. Bien souvent, à l'aurore, tu les contemples longuement et silencieusement lorsqu'ils acceptent de supporter ta présence humaine perturbante. C'est comme si tu tentais de fusionner avec la petite et docile roche qui t'accueille chaque matin, pour ne pas les effrayer. Parfois, ils finissent par t'oublier et retrouvent leur spontanéité, comme si tu n'étais pas là. Ces moments là te semblent chaque fois surnaturel, comme si malgré le long et mouvementé temps passé sur Terre, tu ne t'habitues jamais réellement à tous les secrets et trésors qu'elle possède.

Alors oui, tout est différent. Mais tout reste. C'est comme si ces 7 années ne sont qu'une journée. Comme si hier était coupable de tout. Cela reste si présent. Tu cherches encore la clé. Celle qui te révélera comment on vit avec ça. Peut-être que certains Cents détiennent la réponse. Forcément. Mais tu ne peux pas le leur demander. Et Chris ne peut pas comprendre. « Tu sais ce qu'il s'est passé. » C'est vrai, il avait tout vu. Enfin il avait vu la fin d'une longue scène d'horreur. «  Tu sais tout ce qu'il y a à savoir. Tu étais là lors de mon arrestation. J'ai été condamné. Et maintenant, j'avance. » Faire des insomnies, c'était avancer ? Ressasser cette même culpabilité perverse, c'était avancer ? La réalité n'était pas idyllique, mais la question est close, à tes yeux. Même si un élan de curiosité te fait te demander pourquoi il s'intéresse à toi, à tout ça. C'est encore du présent pour toi, mais c'est du passé aux yeux de tous les autres. Pourquoi pas pour lui ? Que cherche-t-il ? « Désolé si cette affaire t'a marqué. Mais la seule chose à faire, c'est de savourer notre chance d'être ici, pour tous ceux qui ne l'ont pas eu. »


 
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le Mer 21 Aoû - 14:30

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Chris & Anoki

« we are all guilty of something. »
Veste que je demandais s'il pouvait rapiécer. « Je dois vérifier si j'ai ce qu'il faut en réserve pour combler les trous. Tu ne m'en veux pas si je m'occupe d'elle plus tard dans la journée, je veux faire ça bien. Et je demanderai à un Cent qui se rendra à l'Odyssée de te l'apporter ? » Hochant la tête. Dans un sens cela m'embêtait plus que je ne voulais l'admettre qu'il garde la veste avec lui, ou que du moins je ne puisse pas  la rapporter tout de suite après. C'est que j'y tenais à cette veste. N'ayant pas usage de la changer sans arrêt. Chacun économe. Une veste auquel je tenais, mais certes sans doute pas autant qu'aux poignards qui se trouvaient toujours avec moi. Eux mes bébés. Veste sur laquelle je jetais un dernier regard avant de lui tendre presque solennellement. Comptant sur lui. Comptant qu'il ne puisse lui arriver malheur. Evidemment il ne pouvait la transformer en un bout d'étoffe plus mal en point que dans l'état dans laquelle elle se trouvait mais quand même. Veste que je voulais qu'il vienne à préserver. Et me rappelant que c'était dans cette optique que j'étais venu aussi le voir, pour qu'elle soit rapiécer. Rappel que je n'étais plus que désormais en tee-shirt noir, bien qu'il n'y avait là encore aucun vent. Abrité. Et sans doute à être là pour un petit moment si la conversation allait dans le sens que je souhaitais. Ce qui n'était pas non plus gagner. Un sujet qui n'était certainement pas son favori. Les souvenirs qui seraient aussi rappelés. Ce qui n'était forcément agréable. Une expérience qui risquait de ne pas être plaisante mais par laquelle j'allais devoir le soumettre. Voulant obtenir des réponses et voulant aussi l'aider si mes doutes étaient confirmer. Mais pour cela, j'avais besoin qu'il en vienne à s'ouvrir à moi. Sujet de conversation lancé.

« Tu sais ce qu'il s'est passé. » Ce n'était pas la vérité. Je n'avais pas vu sous mes propres yeux la scène se déroulait. J'étais arrivé après. J'étais arrivé quand le mal était déjà fait. J'étais arrivé quand la victime était déjà à terre, baignant dans une mare de sang. J'étais arrivé quand un se prétendait victime et l'autre n'avait rien. Anoki n'avait rien dit, n'avait pas réellement réagi, ne s'était pas défendu comme sonné. Il y avait eu ceci, cet après. Il y avait eu l'interrogatoire de la présumée victime auquel je n'avais pas pris part bien que j'avais tenté de me renseigner. Interrogateur mort dans le crash. Il y avait eu les images de la vidéo caméra que j'avais pu réussir à voir, certes. Mais le son n'y était pas. Le son était absent. Et les images avaient été détruites. J'avais des éléments, j'avais des doutes mais je ne savais pas pour autant ce qui s'était réellement passé. Mais ne l'interrompant pas alors qu'il reprenait la parole et continuait. «  Tu sais tout ce qu'il y a à savoir. Tu étais là lors de mon arrestation. J'ai été condamné. Et maintenant, j'avance. » Condamnation qu'il avait accepté mais à quel prix. En effet, il avait été condamné. En effet, il avançait. Mais s'il avait été condamné à tort, alors il payait depuis le début pour un crime qu'il n'avait pas commis. Un crime que je n'étais pas prêt à le voir payer plus longtemps si la vérité était dite, si je ne me trompais pas. « Désolé si cette affaire t'a marqué. Mais la seule chose à faire, c'est de savourer notre chance d'être ici, pour tous ceux qui ne l'ont pas eu. » Semblant détaché mais je savais dans le fond que c'était un masque. En effet, il savourait sa chance d'être là mais justement son histoire qu'il prétendait écrire ne collait pas. Son comportement ne collait pas. Aucun rapport. Aucun acte de réelle colère depuis là haut. Aucun grand éclat. Aucune remarque négative de la part de ses camarades de camps. Il n'était pas le gars le plus populaire, mais il n'était pas détestait. Un profil qui ne collait pas. Autre élément qui m'embêtait. « Tu ne comprends pas. » Il ne semblait le comprendre. Il ne semblait réellement comprendre les enjeux quand bien même il avait déjà payé là-haut, quand bien même il avait été envoyé en cellule puis ici. Mon regard posait sur lui alors que je reprenais la parole, calmement. Regard calqué sur chacun de ses mouvements, sur son visage, sur son regard à la recherche de la moindre étincelle. « Il y a eu un accident. » Un point parmi plusieurs. L'éclat le plus récent. « Alors dis-moi ce qu'il n'y a pas à savoir. » Mon regard toujours posé sur lui alors que je reprenais de nouveau la parole. «  Redis moi toute l'histoire. Tu n'as pas avoir peur de moi. Il n'est pas là. Il n'y a pas le conseil. C'est juste toi et moi. Juste toi, moi et la vérité. » Ce que je recherchais. Mais je ne savais pas encore s'il était prêt à la dévoiler, quand bien même il devait déjà comprendre que je ne le lâcherai pas. Pas pour le punir. Pour l'aider. Ne pouvant encore lui promettre de pouvoir l'aider. Ne pouvant encore le faire alors que je ne savais rien, que j'étais encore partie aveugle, que je cherchais des réponses que je n'avais pas entièrement, des morceaux d'histoire. Des morceaux d'histoire qu'il possédait.
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le Lun 26 Aoû - 21:18



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L'attachement de Chris pour sa veste résonne profondément. Ta proposition ne semble pas réellement le satisfaire. Tu ressens cette sorte de déception retenue. Rien d'étonnant. En vivant sur Terre, on se contente de peu. Les ressources sont collectives, car l'abondance ne fait pas vraiment partie de votre vocabulaire. On partage. On prend juste ce qu'il nous faut pour vivre, ou plutôt pour survivre. Le minimum. C'était déjà le cas sur l'Odyssée, même si c'était différent. Alors la moindre possession individuelle est un privilège, et l'humain a cette tendance funambulesque à se créer un attachement unique avec d simples outils et accessoires. Mais tu n'échappes à cette règle, avec cette mallette que tu trimballes partout au sein du campement comme un prolongement artificiel mais réel de ta main gauche. Ce cuir amoché dont tu ne te lasses pas. Tes airs apparents de vieil ermite cohabite avec cet étrange matérialisme. « J'en prendrais soin. » Peut-être que cette précision apaiserait sa déconvenue.

Mais finalement, n'est-ce pas inutile d'essayer de le rassurer ? Dans tous les cas, tes réponses à ces prochaines questions ne lui apportera sûrement que frustration. Il rentrera sans rien à son campement. Chris affirme que tu ne comprends pas, mais comprendre quoi ? N'est-ce pas lui qui ne comprend pas ? « Accident, meurtre...appelle ça comme tu veux. » Tu soupires. Tu as toujours cherché à fuir ce passé dérangeant. N'est-pas inévitable qu'il finisse par ressurgir ? Mais 7 ans après, tout semble si loin. Et en même temps encore bien trop proche. Il faut croire que tu n'avais pas enfoui tout ça suffisamment. Mais tu comptes bien rectifier ça. « Je n'ai pas peur de toi. Mais quelle vérité ? » La vérité prime-t-elle sur tout ? Faut-il préférer la vérité à la paix ? Impitoyable, elle peut se révéler destructrice. Pourrait-on vivre serein si l'on disait réellement tout ? Sans exagération, sans mystère, sans filtre. Un monde manichéen, où l'on supprimerait cette zone de floue où l'on se complait souvent, afin de ne pas se situer ni dans l'extrême franchise ni dans la tromperie malveillante. En dépit d'être un criminel, de vivre sur un campement créé et géré par des criminels, et qu'ils sont les personnes les plus importes pour toi, tu te considères comme une personne honnête. Tu es bien incapable de jouer la comédie, et tu fuis les relations hypocrites. Tu n'aimes pas non plus nuire aux autres. Sauf que tout ça ne t'exclue pas de penser qu'il y a des choses qui sont faites pour êtres tues. Trop de secrets étouffe. Mais en avoir un peu protège. Parfois ce n'est pas le bon moment pour dire les choses. Et d'autre fois, il n'y a jamais de moment. Ce n'est pas un acte de mensonge, seulement un moyen de se préserver. Ou peut-être que tu joues avec les mots et que si justement, à partir du moment où on ne dévoile pas complètement une vérité, c'est un mensonge, et dans ce cas tu n'es pas vraiment quelqu'un d'honnête. Mais la vérité peut faire du mal, bien trop de mal.

L'air las, tu avances de quelques pas, te rapprochant au plus près possible du feu crépitant comme deux amants lors d'une nuit exaltée. La chaleur te brûle presque. Comme pour ressentir quelque chose. Comme pour incendier cette sensation vide. « Il n'y a pas d'histoire à raconter. Il n'y a qu'une vérité.» Une et une seule, qui ne te quittera pas. Les souvenirs sont clairs. Et il n'y a rien d'intéressant là-dedans. Seulement un drame. Triste, et terminé. Tu te retournes, affrontant enfin le regard de l'ancien militaire. « Je l'ai tuée. » Ces mots...tu ne les as jamais prononcé à voix haute auparavant. Cela aurait dû être libératoire. Mais cela ne l'est pas. C'est juste douloureux. « Cela t'arrive souvent de te prendre pour un détective et de ressortir de vieilles affaires sordides et sans intérêt ? » Tu penches la tête, incapable de comprendre quel but se cache derrière sa présence ici et ses questions. « Car tu es meilleur avec les armes que pour les enquêtes. Et si vraiment tu t'ennuies, discute avec les autres Cents. Ils ont sûrement des histoires bien plus que passionnantes que la mienne à te raconter. »


 
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le Mar 27 Aoû - 20:01

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Chris & Anoki

« we are all guilty of something. »
Un hochement de tête suite aux mots prononcés. « J'en prendrais soin. » Comptant sur lui pour en prendre soin en effet. Mais n'étant pas réellement pour cela. Un sujet minime à comparaison. Mon regard posait sur lui alors que je l'observais, tentant de lui faire comprendre. Un contexte qu'il n'avait plus. Ce qui s'était passé, il avait sans doute tenté d'oublier. Ou peut être qu'il le gardait dans un coin de sa mémoire. Ce dont je n'étais encore certain mais ses premiers mots qui suffisaient pour me faire comprendre que c'était un passé qu'il avait très voulu certainement fuir. « Accident, meurtre...appelle ça comme tu veux. »  Une définition floue. Un crime qu'il avait été plus difficile de caractériser. Une femme dans le coma. Un sujet incertain. Des questions résidant quant à savoir si l'homme devant moi avait eu la volonté de prendre part à l'acte. Détermination. Une détermination auquel il avait fallu procéder avec soin pour caractériser s'il était cet auteur ou non. La sentence qui était tombée. Il avait rentré dans ce moule et ensuite conduit en cellule, où il avait été enfermé. Le parfait meurtrier alors. Le parfait coupable.

Et les braises du passé que je remuais alors que je cherchais plus loin, que je tentais de l'induire à me parler. Ne lui voulant aucun mal. Cherchant simplement la vérité. Cette vérité dérangeante. Cette vérité qui pesait dans les esprits, qui semait les doutes, qui suivait un chemin des plus tortueux. Une vérité qu'il fallait manipuler avec soin. Une vérité qui pouvait blesser et faire du mal. Mais en soit le mal il était déjà fait. Une jeune femme dont la vie était éteinte. Une destruction autour. Un champs de bataille où aucun n'était ressorti indemne. « Je n'ai pas peur de toi. Mais quelle vérité ? » Il savait sans aucun doute quelle vérité je recherchais. Peut être une vérité qui avait déjà été établi, qui ferait taire mes doutes. Ou une vérité qui changerait tout. Des conséquences. Des conséquences qui resurgirait sur lui. Son rôle qui changerait. Espérant que les ombres puissent être chassés, que la justice puisse être rétablie. S'il avait payé en rien alors il devait être dédommagé. S'il ressentait la culpabilité alors la culpabilité devait être chassée. M'acharnant peut être en vain, peut être trop égoïstement. Une main tendue qu'il ne semblait vouloir saisir, refroidi. Le regardant alors qu'il s'approchait du feu avant de le suivre, me rapprochant de la source de chaleur non pas pour me réchauffer si ce n'était pour entendre l'écho de sa voix soumise aux crépitements des flammes.  « Il n'y a pas d'histoire à raconter. Il n'y a qu'une vérité. » « Peut être mais toute vérité peut être déformée, déchue. Chaque mot peut être transformé. » Ce qui s'était peut être passé. Ce que je craignais. La vérité détournée et un innocent en venait à payer le prix. Il n'y avait que les incertitudes. Il y avait les doutes et une volonté d'en savoir plus, d'en avoir une explication. « Je l'ai tuée. » Les mots qui tranchaient l'air. La douleur qui s'inscrivait sur son visage alors que mon regard ne le quittait pas. Ne le quittant pas. Une certitude. Mais le doute, lui, il ne s'effaçait pas en dépit de cette confirmation. Trop de douleur. « Cela t'arrive souvent de te prendre pour un détective et de ressortir de vieilles affaires sordides et sans intérêt ? » « Sans intérêt ? Si un innocent en paye le prix, alors ce n'est pas sans intérêt. Peut être que je veux juste faire taire les doutes, faire taire toutes ces questions qui me font penser que tu n'es pas le coupable, que tu ne l'as pas tué, qu'il y a quelque chose d'autre dans cette histoire ou plutôt quelqu'un. » Un qui tirait les ficelles. Puis le fil était coupé. Le pantin qui tombait sur le sol. Sa réponse qui aurait du me conforter à partir, à enterrer cette histoire, mais je restais sur place. « Car tu es meilleur avec les armes que pour les enquêtes. Et si vraiment tu t'ennuies, discute avec les autres Cents. Ils ont sûrement des histoires bien plus que passionnantes que la mienne à te raconter. » Esquissant un sourire triste. « C'est vrai je suis sans doute meilleur avec les armes qu'avec les enquêtes. Et pourtant... » Mon regard qui cherchait le sien alors que je ne tentais pas de trouver une meilleure compagnie auprès des siens, ni une meilleure histoire. Restant là à ma place alors que je reprenais calmement la parole. « Tu étais décrit comme un monstre et pourtant une fois enfermé, tu n'as agis comme, excepté au début où tu as eu... ces excès de colère. Mais depuis rien. Aucun élément de plus. Aucune crise de colère qualifiable. Aucun geste esquissé de ta part qui aurait pu pousser les autres à te détester, à se méfier, ou te considérait comme cet auteur. Non, tu es là, tu remplis tes devoirs, tu fais de la couture mais en aucun cas tu ne fais défaut à cette image donnée. Une histoire a été dépeinte mais à côté de toi, il y a lui. Excès de colère. Remarques. Trouble du comportement. Grain de violence. Accident auprès d'autres. Lui dépeint en victime et toi dépeint en auteur. Peut être que je me trompe, mais cela me semble difficile de ne pas avoir des doutes, de ne pas vouloir enquêter plus et rétablir la vérité... » N'ayant fait que dépeindre une partie de ces éléments, de ces indices collectés qui avait soulevé le doute, qui expliquait pourquoi je m'acharnais tant à enquêter justement.
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Anoki W. Lu
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le Jeu 5 Sep - 19:45



On your side

   
   
Nos pêchés sont têtus, nos repentirs sont lâches. Nous faisons payer grassement nos aveux, et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux. Croyant par de vils pleurs laver toutes nos tâches.
★ Chris Wilson (sarasvati)


S'ennuie-t-il dans sa vie à l'Odyssée au point d'occuper son esprit comme il le peut, c'est-à-dire en ressortant de vieux dossiers et tourmentant les concernés de ces histoires sordides ? Ou peut-être se prend-il pour un justicier ? À essayer ridiculement de recoller les morceaux d'un passé irréparable. Comme s'il y avait encore quoi que ce soit à sauver. Ce n'est assurément pas ton genre d'avoir des pensées hostiles et amères comme celles-ci. Surtout que tu ne sens aucune mauvaise intention cachée derrière ses mots. Mais ce sujet... c'est la limite. La limite à ne pas dépasser avec toi. La seule qui peut te rendre froid, désagréable, voire...pire. Tellement pire. Les bonnes intentions ne font pas tout. Et font parfois plus de mal que les mauvaises. Toi aussi quand tu es intervenu ce jour-là, pour prendre la défense de ces trois enfants pas plus grands que toi, et intimidés par lui, tu as cru bien faire. Tu ne voulais plus le voir s'amuser des malheurs qu'il faisait subir aux autres gamins. Non seulement cela n'a servi à rien, mais cela n'avait qu'attiser ses envies tyranniques. Jusqu'à en arriver à un drame dont tu es responsable, et qui fait l'objet de cette conversation ce soir. Conversation entre Chris l'ancien militaire apparemment reconverti en détective, et toi Anoki le couturier meurtrier jouant au philosophe reclus. Alors que tu croyais ce sujet profondément enterré. Suffisamment loin sous des couches de terre pour ne jamais plus être abordé. Mais aujourd'hui, c'est comme si Chris débarquait muni de multiples pelles, et déterrait cela en une fraction de seconde. Ruinant ton équilibre si fragile. Après des années de silence. Comme si savoir la vérité était suffisant pour arranger les choses. Comme si te livrer à lui changerait quoi que ce soit. Comme s'il avait une solution miracle.

« Vérité déformée par qui ? » Tu remues la tête avec lassitude. « Tu crois que je joue avec les mots et que je m'accuse d'un crime que je n'ai pas commis ? » Cette phrase murmurée, pour ne pas que les autres vous entendent, tu aurais aimé qu'elle soit vraie. Que tu puisses te dire que ce n'était pas ta faute. Que tu ne t'étais pas comporté comme une bête sauvage. Et pourtant...si. En plus tu es faible. Car après tant d'années, cette colère est toujours en toi. La culpabilité est toujours en toi également. Alors la combinaison des deux te fait suffoquer, et refuse de s'en aller. Gâchant discrètement et sournoisement tout les petits moments de bonheur auxquelles de sombres pensées restent toujours attachées. Pourquoi fallait-il faire face à cela une nouvelle fois ? Ne pourrais-tu pas simplement trouver la paix ? Oublier. Ah...qu'est-ce que tu payerais cher pour oublier. Retirer ces souvenirs de ta mémoire. Vivre dans l’insouciance totale. Cela doit être ça la clef du bonheur. Auras-tu un jour le droit toi de goûter à ce bonheur  ? Ne serait-ce que temporairement, en parvenant à complétement délaisser ses souvenirs plusieurs minutes et à juste jouir du moment présent ? Tu en rêves. Y a-t-il sur Terre, quelque chose, ou peut-être...quelqu'un, qui pourrait te faire oublier ça ? Même pendant seulement quelques secondes, tu dirais oui. Juste pour savoir ce que ça fait. De retrouver l'harmonie et la légèreté. De se sentir en paix.  

En tout cas, cela ne sera pas pour ce soir. Tu sens un typhon d'émotions créé le déluge. Tu ne sais pas comment le contenir. Tes pupilles sombres, reflétant les mouvements lancinants des flammes, sont presque apeurées. Et maintenant que Chris est près de toi, presque collé au feu, il prononce un mot de trop. Tu réagis aussitôt. « Innocent ? Tu dis "innocent" ? » Voix tremblante. Ce mot a failli te déclencher. Déclencher cette créature vivante, indépendante de ta volonté, et pleine de rage qui dort au creux de ton intérieur. Tu crois que la colère va t'envahir. Que tu vas perdre de pied. Pour la première fois devant les Cents. Mais cela te fait si peur que toute cette colère se métamorphose en une larme. Une seule et unique larme. Discrète et pathétique. Prenant bien le temps de descendre de ton œil gauche jusqu'à suivre les lignes de ton corps, avant de s'écraser sur le sol près du feu et de sécher aussitôt. Comme s'il n'y avait rien eu. Abattement trop lourd à porter. Tu vacilles. Tu as l'impression que tu ne vas pas réussir à tenir debout encore longtemps. Car toutes ces émotions contenues semblent se nourrir de ton énergie, et désormais tu es vidé. Fragilisé. Mais tu puises dans tes réserves et continues de lutter avec les mots. « Je ne suis pas un innocent. ». Tu ne l'es plus. « Je ne mérite ni ta pitié, ni ton intérêt, ni ton envie d'aider. Et il n'y a aucun grand vilain derrière cette histoire. » Ce n'était pas vraiment un mensonge, tu es pire que lui, car lui n'avait tué personne. Enfin d'après ce que tu sais. Car tu n'as aucune idée de sur comment il agit depuis qu'il est sur Terre. Et tu ne veux pas le savoir. Puis tu murmures à nouveau : « Un seul excès de colère suffit à devenir un meurtrier. Pas besoin de plus. Qui je suis maintenant ne change rien en la vérité de ce que j'ai fait. » Chris venait de l'évoquer "lui"...Non il ne se trompe pas, il est déjà proche de la vérité. C'est absolument ce que tu voulais éviter. S'il fouine du côté de lui, cela va être le début des ennuis. Et il referait surface dans ta vie. Rien de pire ne pourrait arriver. « Arrête de chercher. Cela ne peut faire que du mal. Toute histoire ne doit être révélée. » Tu ne fais plus l'effort de nier qu'il y a bien des choses pas claires dans ton affaire. Tu n'en as pas la force. Mentir est bien trop compliqué. Tu es épuisé. Mais tu lui demandes de ne plus poser de questions. De mettre fin à ses investigations pour ton bien. Va-t-il accepter ? « Je ne comprends pas tes motivations. » avoues-tu finalement dans un soupir brûlant.

Les mots s'envolent, les pensées dansent, et le tout forme un funeste spectacle tandis que le cœur pleure.


P-S:
Hey <3 Désolée d'avoir mis pas mal de temps à répondre, la semaine dernière a été très mouvementée. Maintenant ça devrait aller mieux, enfin même si faut encore que j'apprenne à gérer taff & rp  On your side ➜ Chris 1360497918  J'espère en tout cas que la réponse te plait et te convient, sinon je peux modifier bien sûr  On your side ➜ Chris 171928021
- Whatever it takes -
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le Mer 11 Sep - 13:02

On your side
Chris & Anoki

« we are all guilty of something. »
« Vérité déformée par qui ? » Un air lassé sur son visage. « Tu crois que je joue avec les mots et que je m'accuse d'un crime que je n'ai pas commis ? » Regard posé sur lui, qui ne quittait son visage. L'observant consciencieusement, comme si je continuais de chercher à percer un mystère. La réponse à donner était peut être je ne sais pas, mais là encore il y avait trop de zones d'ombres. Culpabilité là. Mais... il y avait ce mais qui faisait que l'histoire ne pouvait entièrement se clore. Il y avait ce mais qui faisait que je continuais de me poser des questions, tentant de déterminer les parts de responsabilité de chacun. Là qui n'était ma place. N'étant juge. N'étant que soldat. Chargé de l'emmener. Des questions qui n'étaient pas posées. Des questions que je n'avais posé. Un autre qui les avait posé, mais ne pouvant prétendre que la question ne s'était pas posé dans mon esprit. Sincère pourtant qu'il était. Lisible au ton de sa voix. Mais là était le problème avec cette question de sincérité qui n'était pas résoute. Question de sincérité qui continuait de peser dans l'air, de peser au-dessus de ma tête. Aucune réponse qui ne pouvait être apportée non moins de la jeune femme. Elle n'était plus. Il n'y avait qu'auprès de lui que je pouvais tenter d'obtenir des réponses, ou une vérité sachant que la vérité ne tomberait pas de la bouche de l'autre. Trop de méfiance. Trop de suspicions. Trop de coïncidences pour juste être des coïncidences.

« Innocent ? Tu dis "innocent" ? » Sa voix qui tremblait. Un ton qui vibrait. Larme que je regardais couler le long de sa joue, immobile. Immobile comme si j'étais une statue de glace, de marbre. Immobile comme si je n'avais cure de ses larmes. Ce dont j'aurai eu cure avant. Ce qui n'était le cas maintenant. Touché par sa sensibilité quand bien même je n'en montrais rien. Armoire de glace auquel il faisait face alors que j'observais chacun de ses gestes. « Je ne suis pas un innocent. » Personne ne l'était, ne comprenait-il pas. Personne n'était innocent sans doute parmi eux ou parmi ceux venus du ciel. Des innocents, ils étaient à compter sur les doigts d'une main. Ils étaient trop peu. Ils étaient rares. Et cette innocence on tentait de la préserver tandis qu'en parallèle nous nous en sortions très bien pour tout détruire sur notre passage. Mais s'il croyait qu'il était le seul à ne pas avoir des démons, il se trompait. Néanmoins innocent c'était ce que je pensais qu'il était dans cette affaire, ou ne serait-ce qu'en partie. « Je ne mérite ni ta pitié, ni ton intérêt, ni ton envie d'aider. Et il n'y a aucun grand vilain derrière cette histoire. » Ne prononçant pas un mot comme pour vouloir attraper à tout prix les derniers mots chuchotés. « Un seul excès de colère suffit à devenir un meurtrier. Pas besoin de plus. Qui je suis maintenant ne change rien en la vérité de ce que j'ai fait. » Crises de colère mentionnées mais pourtant nullement là. N'étant pas ignorant de la colère, de celle qui brûlait les veines, n'étant pas ignorant de la force, de la violence. Il suffisait d'un instant, toujours. N'étant pas stupide mais il existait les choses qu'on faisait sous la colère et les choses qu'on voulait réellement faire. Volonté qui n'était la même. « Arrête de chercher. Cela ne peut faire que du mal. Toute histoire ne doit être révélée. » « Du mal ? Elle est déjà morte... » Triste vérité. Rien ne pouvait faire plus mal que cette vérité, que le fait que le mal était déjà fait. Elle était morte. Tombée dans le coma. Devenue une étoile filante. Il n'y avait plus rien d'elle. Et rien ne pouvait certes la faire revenir mais la vérité existait non moins. « Je ne comprends pas tes motivations. » « Je te les ais déjà dit. »
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