Aller en bas
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Dim 18 Aoû - 20:22
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
   
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa

   

   
You know nothing

   
Werowa poussa sa porte, puis poussa un soupir. Ezra avait disparu dans la foule des commerces sans demander son reste, vraisemblablement ravie de l'échappatoire qu'elle lui avait offert. La garde, quant à elle, avait fini ses quelques emplettes, principalement de victuailles, et s'en était retournée chez elle. Chez elle. Elle ne savait même pas si elle pouvait appeler cette habitation son chez soi. Elle ne s'y sentait pas à l'aise, s'était vaguement habituée à l'agencement des pièces, à ces murs de terre cuite nus, mais il manquait toujours ce petit quelque chose qui aurait fait qu'elle s'y sentirait bien. Elle n'avait pas l'impression de s'être installée ici pour le restant de ses jours, en fait. Tout ne paraissait que temporaire. Tout ne semblait que temporaire. Destiné à redevenir poussière dès qu'elle aurait le dos tourné, comme si tout ce qui tenait cette habitation en l'état était son attention. Non pas qu'elle était délabrée, loin de là. Au contraire, avec un peu de décoration, un peu de vie et de chaleur insufflées entre ses murs, la maison aurait été coquette. A la place, elle semblait... vide. Juste vide. Comme inhabitée ; ou, à la rigueur, comme hantée. Dès la porte poussée, on débouchait dans la pièce principale, qui aurait dû faire office de salon. A la place, elle faisait office de salle d'entraînement pour la garde, pour ses exercices personnels, qui lui servaient autant à garder un corps sain qu'un esprit sain. Quelques chaises étaient donc repoussées contre un mur, une table basse en osier aussi. En s'avançant, sur la gauche, derrière un pan de mur, il y avait le garde-manger, avec une table et des bancs mal équarris, achetés au rabais par flemme plus que par avarice. Rien que d'ici, on pouvait sentir l'odeur de vide émaner de ces placards. Werowa s'y dirigea, rangea sans ordre apparent ses achats, dont la plupart finirent dans des paniers sur les meubles, afin qu'elle ne les oublie pas.

De l'autre côté du salon d'entraînement, qu'elle traversa, il y avait toute une enfilade de portes. Sa chambre était la première à droite. Chichement meublée, comme le reste : un vieux lit, une commode pour entreposer ses quelques vêtements, une autre pour des affaires plus personnelles et plus symboliques, souvenirs et meurtrières d'un temps révolu. Werowa récupéra ses vieux accoutrements, pantalons comme tuniques, et les remplaça par les nouveaux, laissant une place pour ceux qu'Ezra lui apporteraient dans les jours suivants. Rien qu'avec ce petit changement, elle avait déjà une sensation de neuf qui l'étonnait. Le reste des pièces était vide. A défaut d'avoir une cour intérieur, elle pouvait accéder au toit par une échelle branlante, posée contre un mur à ce jour. Sa maison était sobre, réduite au strictement nécessaire. De plain pied, située au fond d'une impasse, il n'était pas difficile de deviner qu'elle y habitait. Déjà, parce que Werowa avait la réputation d'être la voisine étrange et peu affable du quartier. Ensuite, parce que contrairement aux autres maisons, il n'y avait pas de couleurs sur sa porte, pas de plantes sur ses murs. Elles étaient déjà rares dans la cité, mais en tout cas, la maison de Werowa était la sinistre maison du bout de la rue, celle qui ne respirait pas la vie vibrante et carillonnante sous le soleil chaud du désert.

En attendant que l'esclave se montre à sa porte, Werowa entreprit de s'entraîner. Elle n'avait rien d'autre à faire, et n'avait pas envie de s'asseoir et de méditer. C'était peut-être ce pour quoi elle ne se sentait toujours pas à l'aise, ici. Elle réduisait au maximum le temps passé dans sa chaumière, afin d'éviter ces moments où elle en arpenterait l'univers, ne saurait que faire parce qu'il n'y avait pas grand-chose à faire, et que cela la laisserait rageuse et amère. Il lui faudrait se trouver une passion nécessaire, peut-être, afin d'éviter de vivre comme un pauvre hère. Quelque hobby pour ne pas qu'elle erre, cent pas à marteler ce sol de terre. Quelque loisir dont elle serait fière ; une façon de s'occuper pour qu'elle se libère. A ses jours quelque passe-temps utilitaire, au lieu d'observer ce mode de vie militaire. Pourtant, elle était bien là, à s'entraîner à enchaîner des coups dans le vide, son haut déchiré balancé en boule dans un coin avec le reste, seulement vêtue de son pantalon – qui ne tarderait à rejoindre le tas. La poitrine ceinte d'une bande de tissu, la chaleur faisait briller la sueur sur sa peau mate, alors qu'elle avait rattaché ses cheveux, qui venaient battre son dos alors qu'elle mimait un coup, le refaisait, revenait en arrière pour corriger d'un centimètre de millimètre la trajectoire, parce qu'elle n'avait vraiment rien faire. Lorsqu'on toqua à la porte, le jour bien avancé à présent, Werowa prit le temps de finir son enchaînement, en modifiant simplement la trajectoire pour se rapprocher du chambranle. Elle ouvrit ensuite tranquillement, de nouveau impassible, et fit un pas sur le côté pour laisser passer Ezra, l'invitant à ce faire d'une voix égale : « Entre, si tu veux. » Elle n'avait pas peur des regards qu'on portait sur sa maison ; les jugements ne l'atteignaient pas. Elle était déjà lacédémonienne, autant compléter le tableau et être spartiate.
(c) crackle bones

   
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Lun 19 Aoû - 10:29

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Plusieurs heures qui s'écoulèrent depuis ce moment où j'étais partie. Plusieurs heures qui s'écoulèrent. Dans un premier temps, les premières minutes s'écoulèrent lentement alors que je retrouvais le chemin me conduisant jusqu'à là-bas. Perdue dans mes pensées tout le long du chemin, même quand j'en venais à pousser la porte du logis. Roan qui n'était pas là. Absence facilement remarquée par l'absence de grandeur, par l'absence de pièces en tout genre. Il ne s'agissait d'un palais. Avant tout un logement de fonction pour Roan avant que le lieu devienne plus chaleureux, plus agréable. Aimant penser que l'endroit était plus chaleureux, qu'il donnait plus une raison de rentrer. Chacun qui recherchait un lieu de plus que simplement pour se reposer. Chacun qui recherchait un endroit où il pourrait se sentir en sécurité, plus que d'avoir un toit sur la tête. Un endroit ou peut être une personne. Logement qui avait faillit s'effondrer pendant le tremblement de terre. Me rappelant les fissures, les gravats qui tombaient. Me rappelant les meubles qui chutaient, la vaisselle qui s'écrasait. Et pourtant même là, alors que la nature jouait des siennes, je m'étais sentie sauve grâce à Roan. Etrangement. Ces moments où tout semblait à sa place. Des moments qui s'étaient aussi étrangement multipliées suite à la fuite. Alors que je refermais la porte, je me sentais de nouveau à l'aise, en sécurité. Sentiment qui n'avait pas réellement existé avant mais qui revenait soudainement. Accueillie par des aboiements. Besace que je posais au sol avant de m'accroupir pour accueillir le canidé correctement. L'animal qui avait désormais sa place, son panier. L'animal avant maigre comme un clou, affamé et trouvé dans le désert, qui avait trouvé ses marques. Il semblait avoir trouvé ses repères facilement, ne nous quittant désormais plus. Soit il était là en ma compagnie, soit il se mettait à suivre le mercenaire comme son ombre. Sans aucun doute que l'homme n'avait jamais imaginé que le canidé puisse le suivre du désert jusqu'à la cité. Il l'avait un peu choisi, et suivi jusqu'à là. Premier carnage existentiel qui ne s'était reproduit. Un chien qui avait simplement besoin d'amour et d'affection. Affection que je n'étais qu'heureuse de lui procurer alors qu'il faisait de même. Emmêlant mes mains auprès de lui, des grattouilles derrière ses oreilles. Des yeux qui s'agrandissaient pour faire craquer. Et un sourire qui se dessinait sur son visage. Sachant ce qu'il voulait. Autant attiré par les gestes d'affection et par la nourriture dont il ne manquait plus depuis la mort de son maître. Os qu'il récupérait avec grâce avant de venir se coucher à mes pieds.

Le tissus sorti de ma besace. Le rongement de l'os en écho, en arrière plan alors que je me mettais à coudre. Me perdant de nouveau cette fois pas dans mes pensées mais dans la couture. Tout qui était oublié alors que je me mettais à l'oeuvre. L'étoffe de tissus beige découpée, qui glissait ensuite sur la machine à coudre. Aide apportée en plus. Machine qui me servait presque sans arrêt, et en prenant soin particulièrement. Bien entendu, par intermittence, je m'arrêtais pour faire une pause, sortir ce fidèle compagnon à quatre pattes, lui apporter quelques caresses. Mais m'arrêtant aussi pour jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Roan qui n'était pas encore rentré. Ce qui ne m'inquiétait pas. Consciente que j'étais aussi capable de perdre toute donnée temporelle quand j'étais dans mon monde. Ce que je ne tardais à faire de nouveau avant de finalement arrêter la machine. La première tunique était désormais terminée. La retirant avant de l'examiner avec soin. M'étirant ensuite avant de jeter un regard dehors. Le crépuscule bientôt en train d'étendre son manteau. La possibilité d'avoir des retouches à faire. Il était temps de faire cette course. Aucun mot de laissé sur la table. L'impossibilité pour dire. Dernière caresse. « Reste ici, je reviens vite. » Dernier regard jeté en arrière avant que je n'en vienne à refermer la porte pour me diriger vers le point de rendez-vous.

Une habitation au fond d'une impasse. Des coups qui résonnaient contre la porte. Voix qui parvenait, en partie étouffée. « Entre, si tu veux. » Pas fait en avant alors que je m'avançais dans la pièce après un bref regard jeté à la jeune femme. Regard qui ne s'attardait pas sur sa silhouette mais sur la pièce principale. Tout qui y était sobre sans aucune touche de chaleur. Une pièce dénudée. Des meubles repoussés pour lui faire de la place, me faisant comprendre qu'elle avait passé ses heures à s'entraîner. Aucun regard réellement critique porté là. Même raisonnement logique que chez Roan. Un endroit pour dormir surtout. Un endroit fonctionnel avant tout. Et pivotant sur mes talons pour sortir la tunique de ma besace. « Voici la première. »
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Lun 19 Aoû - 18:06
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
 
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa

 

 
You know nothing

 
Ezra ne fit aucune remarque sur son intérieur, parut à peine surprise. Werowa s'en fichait. La garde referma la porte derrière son invitée, et alla récupérer un tissu plus doux posé sur une chaise, qu'elle utilisa pour recueillir la sueur déposée sur sa peau par l'effort physique, comme une main descendue du ciel qui aurait agencé savamment les perles sur son corps, perles trop petites pour être irisées à vue d’œil, pointes d'aiguilles qui ne perçaient son épiderme mais y roulaient, dévalaient les vallons de ses bras et les ravins de ses articulations. Petites perles qui fuyaient au devant du monstre de tissu, sans réussir à lui échapper, finissant inévitablement par se faire aspirer dans les fibres, venant les gorger et les enfler. Réaction minime, à une échelle si petite que le détail en était invisible pour elle, elle ne pouvait que se rendre compte du résultat. Si elle s'y était intéressée. Ce qui ne l'intéressait pas. Werowa se retourna vers Ezra, qui lui tendait la tunique. « Voici la première. » Pour une fois curieuse, la guerrière s'avança pour prendre le tissu avec délicatesse, préférant éviter de nouveau tout incident. Elle observa le tissu, presque fascinée, timidement fascinée en réalité. Et dire qu'il y a quelques heures, cette tunique faisait partie d'une grande étoffe, et qu'à présent elle avait pris forme, une forme bien définie, bien loin d'être un simple rectangle de tissu. Rien ne se perd, tout se transforme, dit-on. Elle en avait un exemple flagrant sous les yeux, et cela l'amenait à reconsidérer toute sa vie. Combien de fois s'était-elle transformée ? Combien de fois sa matière s'était-elle reformée dans... un nouveau moule ? Ezra avait-elle raison, finalement ? « Ne serions-nous pas qu'une succession de moules... ? » La phrase lui avait échappé, dans un murmure quasi inaudible. Quasi. La subite prise de conscience qu'elle avait parlé à voix haute gêna Werowa, et elle tenta de cacher son trouble en se redressant, et en enfilant la tunique, afin de voir comment elle tombait. Ezra avait l’œil. Ce n'était pas parfait, bien entendu, mais Werowa se serait attendue à pire, pour une première fois. Enfin, elle n'y connaissait rien, et c'était la première fois justement, donc elle ne pouvait comparer avec qui que ce soit d'autre. Ce n'en était que mieux, par ailleurs. La garde était du style à être fidèle cliente et non volage. Werowa recula d'un pas, et ouvrit les bras, pour qu'Ezra puisse se faire une idée de ce que cela donnait, une fois en place sur ses épaules. Elle n'était pas la meilleure des modèles : son maintien était raide, clairement maladroit, gêné d'avoir à se soucier d'un regard. Cela allait à l'encontre de son attitude habituelle, où rien ne pouvait l'atteindre. Cette fois-ci, elle devait être regardée, elle ne devait pas repousser ou ignorer le regard d'Ezra, ne pas prendre un air patibulaire pour la faire fuir, l'empêcher de l'approcher et de lui parler. Il fallait faire tout le contraire, et s'efforcer de se détendre, de garder un visage ouvert à défaut d'être avenant, elle s'y montrait très malhabile. Encore plus maladroite et encore plus mal à l'aise que jamais, ce qui ne l'agaçait pas. Pas encore, du moins.
(c) crackle bones

 
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Lun 19 Aoû - 18:47

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elle l'essayait. La tunique qui lui allait plutôt bien. Certains points à ajuster non moins. Et une phrase quasi inaudible qu'elle prononçait, qui me surprenait. « Ne serions-nous pas qu'une succession de moules... ? » « Peut être... » Peut être que nous étions tous formés du même moule. Ce que j'avais toujours un peu imaginé, qu'ils formaient les esclaves, les coulaient dans un moule. Moule qui n'était jamais cassé, ni brisé. Chaque esclave qui obéissait aux ordres du maître, qui suivait cette hiérarchie précise. Et même parmi la famille royale, il semblerait que là aussi il tentait de les former. Tentant de créer une instruction digne de ce nom pour correspondre aux critères de la famille royale, pour répondre aux normes. Comme on pourrait former des guerriers, ils devaient apprendre à marcher droit, à suivre les leçons de leurs percepteurs. Peut être qu'eux aussi ils étaient des silhouettes derrière le miroir, condamnés à observer la scène, à en être le spectateur sans pouvoir réellement bouger, ni agir. Aucun coup d'état qui était permis sur scène. Aucun coup d'état n'étant permis, pouvant remettre en cause la réputation de la famille royale. Tout comme les nobles qui voulaient coller à leur étiquette, ces derniers devaient aborder un front unis. Et pourtant parfois une fissure était visible dans le moule. Passant d'une tentative de rechercher un peu d'évasion loin d'une prison dorée comme l'avait fait Tasha. Passant d'un affront presque trop fort, presque en direct de la foule alors que là pourrait être méprise. Passant d'un affront dans les mines là où les esclaves avaient tenté de se révolter, comme avant alors que le mouvement rebelle avait tenté de prendre forme. Passant par la tentative d'assassinat causée par Shell. Passant par ces mouvements où la flamme s'allumait, manquait de s'embraser. Il y avait ces fissures qui existaient, qui prouvaient que le moule n'était pas parfait, pas assez résistant. Mais aucune fissure ne pouvait être réellement admise. Chacun qui devait être réformé, remodelé. Mouvement rebelle dans les mines ou dans la cité écrasé. Tentative de fuite écrasée, rappelée par les mercenaires. Châtiment exécuté non seulement pour rappeler les règles, mais pour rappeler qu'il fallait servir. Un modèle qui existait, qui était mis en place et qu'il fallait suivre. Et ceux qui enfreignaient les règles devaient être brisées en quelque sorte puis remodeler à partir de rien. Reconstruction nécessaire pour la réalisation d'un plus grand plan, d'un plus grand tableau. Pyramide construite dont les bases manquaient de s'effriter avec la mort du roi. Mais aussitôt une reprise en main pour assurer la consolidation de l'édifice, pour que le palais n'en vienne pas à s'effondrer. Un nouveau roi couronné. Des rumeurs qui devaient aussitôt être tues pour que sa mort ne soit pas rendue suspecte, pour que chacun continue de vaquer à ses occupations et puissent rendre leurs hommages au nouveau roi proclamé. Ne pouvant pas non plus dire que je n'étais pas retombée dans ce moule. Comme si j'avais accepté de me soumettre à ce nouveau modelage, à ce perfectionnement. De nouveau esclave, de nouveau soumise. Sort que j'avais accepté. L'idée de fuir de nouveau qui avait simplement été anéanti. Un oeuf écrasé dans le nid. Ne pensant qu'à servir désormais, rester discrète et améliorer ma relation avec Roan. De nouvelles préoccupations avec bien moins de questionnements qu'avant. Et peut être était-ce aussi cela qu'ils voulaient éviter, les questions qui germaient dans les esprits, les idées et les visions qui pouvaient conduire à un nouveau soulèvement. La mort du roi qui m'avait pourtant de nouveau induite en questionnement alors que je doutais qu'il soit mort simplement, mais pour autant je continuais de vaquer à mes tâches. Alors peut être que l'idée restait la même, que nous continuions d'entretenir cette succession de moules.

Mon regard qui se posait de nouveau sur sa tunique avant que je n'en vienne à me tourner vers ma besace. Aiguille, fil et pointes attrapées avant de me diriger vers elle. Elle s'était mise au milieu de la pièce, avait écarté ses bras pour me permettre de voir comment la tunique lui retombait dessus. Deux points d'ajustement à faire. M'avançant jusqu'à être toute proche. Aucun regard apposé sur elle alors que j'étais concentrée sur la tunique, pour qu'elle devienne parfaitement ajustée. Un point à réaliser en haut, au-dessus de ses épaules et en-dessous pour qu'elle puisse mieux retomber sans empiéter sur le mouvement des bras. « Ne bouge pas. » Mieux valait pour elle qu'elle n'esquisse pas le moindre mouvement. Sans doute ne ressentirait-elle pas la pointe de la lame s'enfonçait dans sa chair, mais elle sentirait sans aucun doute la pointe de l'aiguille en train de piquer sa peau. Et aiguille qui traversait le tissus alors que sans hésiter j'en venais cette fois-ci à évoluer sur un modèle grandeur nature pour dire. Des mouvements réalisés habilement sans effleurer la peau. Précisions que je notais dans un coin de mémoire et détails que je comptais reproduire sur les prochaines tuniques. Fil noué. Fil coupé de nouveau alors que je me reculais. Satisfaite. « Maintenant c'est bon normalement. » Son avis désormais attendu. « Je peux faire d'autres retouches si besoin est. » Une possibilité aussi suivant sa demande.
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Lun 19 Aoû - 22:59
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
 
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa

 

 
You know nothing

 
« Ne bouge pas. » Mode statue de marbre enclenché. Werowa se figea, encore plus que d'ordinaire, les muscles raidis et la respiration réduite au minimum. Elle garda les yeux fixés droit devant elle, trop écarquillés pour que ce soit normal. Puis elle les ferma, mais c'était pire. Elle n'avait pas peur des aiguilles ; ce serait un comble quand même. Mais la proximité physique... Elle n'en avait pas peur, mais d'habitude, on cherchait à la tuer ou à l'agresser. Que quelqu'un, qui plus est une femme, se trouve si proche d'elle... Goût amer, plus qu'amer même si cela était possible, dans la bouche, qui envahissait son palais et la brûlait. Werowa fut forcée de détourner le regard et de tourner la tête, au plus loin possible, sur l'angle et le mur les plus éloignés d'elles. Son attrait pour la gente féminine, on l'avait expliqué, par commodité, comme une énième réplique du comportement d'Askaar. Même elle, elle se l'expliquait ainsi. Ses parents l'avaient toléré, parce qu'ils étaient trop loin pour venir la tirer par les oreilles et la gronder, et parce qu'elle ne retournait jamais les voir. Ses frasques, elles étaient acceptées, dans une certaine limite. Limite qu'elle avait veillé à ne jamais dépasser. Sa tribu importait plus que tout le reste. Elle n'était pas pour autant prête à porter un enfant pour elle. D'autant qu'il lui faudrait trouver un mari, en plus, probablement... Donner la main, prendre le bras, hein. Non. Non, non, et non. Elle préférait largement être seule et vivre en paria, quitte à paraître folle. Comme quoi, elle était très bien vide, sa maison.

« Maintenant c'est bon normalement. » Son soupir de soulagement, Werowa ne put le cacher, tant il venait du cœur et des tripes. Beaucoup trop de pensées dangereuses s'agitaient dans son crâne. Il ne s'agirait pas de les laisser transparaître, ce qui pourrait lui être fatal. Impossible de savoir ce qui ferait le plus grand spectacle : que la gladiatrice sortie de l'arène à la force des poings finisse la tête sur une pique, ou de retour dans l'arène ? Ce serait probablement plutôt les mines pour elle. L'arène, il y avait encore une chance qu'elle en ressorte vivante. Ce serait mauvais pour les affaires. Elle avait beau être loyale et dévouée à la famille royale, Werowa, quelquefois, l'instinct de survie était le plus fort. « Je peux faire d'autres retouches si besoin est. » Étonnant, à quel point son esprit pouvait voguer vite et loin. Ses pensées détalaient dès qu'elles avaient une seconde de libre, et allaient peupler des espaces toujours neufs, sans cesse redécouverts et réinterprétés. Werowa entreprit de croiser et décroiser les bras, pour éprouver la solidité du tissu et des coutures, et l'envergure qu'elle avait. Puis, subitement, elle pivota d'un mouvement léger, presque aérien, et enchaîna de nouveaux des coups dans le vide. Dans ce moment-là, elle sembla resplendir. Rayonner, alors que ses poings et pieds fendaient l'air contre un ennemi invisible, alors que ses traits se détendaient. Voilà quelque chose, quelque action qui la rassurait. Le combat, Werowa connaissait bien. Son vieil ami. Son très vieil ami, compère de victoires et compagnon de galères. Lorsqu'elle eut fini son enchaînement, elle se figea un instant, pour inspirer profondément. Toute la tension dans ses muscles avait disparu, tandis qu'elle se redressait, toujours aussi féline, plus confiante et plus sereine que jamais. « C'est très bien. » Elle n'était pas avare de compliments non plus. Elle les dispensait avec parcimonie. Peut-être était-ce parce que très bien n'avait jamais été suffisant, pour elle. Les chefs militaires les poussaient à leur plus haut niveau, et ce n'était jamais assez. En revanche, les maîtres et autres nobles les flattaient toujours d'une voix douce, d'une pluie de louanges mielleuses. La main de fer, et le gant de velours ; parfaite illustration, pour le coup. On ne pouvait faire mieux, comme métaphore. Chapeau bas.
(c) crackle bones

 
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Mer 21 Aoû - 14:28

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les dernières retouches effectuées. Mon premier travail était terminé. Il restait encore non moins quatre tuniques à coudre incluant celle qui serait orné de motifs. Des motifs qu'elle n'avait pas élaboré. Des motifs pour lesquelles elle me laissait carte blanche. Des motifs et des ornements que je n'avais pas encore choisi. Consciente que je rappellerai sans doute sur le tissus des motifs, des symboles propres à la cité rahjak. Mais une petite touche personnelle que j'ajouterai sans doute. Appréciant ajouter des symboles qui attiraient l'oeil, qui rappelaient des traits de caractère ou la personne. Peut être des symboles liées aux armes. Peut être. Plusieurs idées qui traversaient mon esprit sans pour autant que je n'en sois encore venue à me décider. Une dernière tunique que je serai réaliserai tout à la fin. Préférant de loin prendre la main et réaliser les autres avant. Des tuniques que je comptais par la suite non pas lui livrer forcément au comptant pour ne pas perdre de temps mais lui livrer quand la commande serait complète. Une même adresse où je pourrai la retrouver. Deux jours voir trois qui seraient bien nécessaires comme je lui avais fait remarquer auparavant. Encore fallait-il savoir si d'autres retouches étaient nécessaires. Mais alors qu'elle commençait à évoluer de nouveau dans la pièce, j'en venais à douter qu'il y ait besoin d'esquisser d'autres retouches. Comme imaginé, la liberté de mouvement lui était permise. Une amplitude recherchée qui m'avait rappelée celle aussi recherché par le nomade ayant passé dans la cité, m'ayant indiqué qu'il devait être prêt s'il devait courir. Cette tunique renforcée qui lui permettait très certainement de se battre comme elle le prouvait en enchaînant les premiers mouvements, des coups de poing dans le vide. Tenue inspirée de tenues guerrières, comme celle que portait Roan. Tissus renforcé à certains endroits. Une découpe ajustée tout en permettant une amplitude de mouvements. Une tunique des plus simples mais qui correspondait à sa demande, à son choix de vide. Des instruments de couture rangés dans ma besace de nouveau avant que je n'en vienne à relever la tête pour continuer de suivre ces mouvements du coin du regard.

Comme une danse esquissée sur le sol. Des mouvements dotés d'une grâce et d'une agilité qui tranchait avec la force brute que pouvait adopter certains mercenaires. Un style de combat aussi différent de celui de Shanareth que de Roan. Me doutant que cette expérience acquise dans l'arène, en tant que mercenaire et en tant que garde l'avait forcé à adopter de nouvelles techniques. Des nouvelles techniques d'entraînement qui devaient sans aucun doute lui servir, qui lui avaient permis de sortir de l'arène. Chacun qui semblait avoir son propre style. Et un style que j'avais tenté aussi d'adopter bien que connaissant plus l'art de l'auto défense avec lequel m'avait appris à composer la mercenaire à la chevelure ébène. Ayant appris de son savoir de mercenaire et ayant aussi appris d'Arméthyse. Des leçons données. Des leçons apprises qui m'avaient permis de résister un peu plus auprès de Roan. Mais là encore je ne pouvais résister face à l'homme au gabarit qu'impressionnant. Des techniques qu'il avait fallut adopter, taille dont j'avais appris à me servir alors qu'être petite aidée aussi. Mais depuis mon retour à la cité ces entraînements matinaux avaient été mis de côté, jetés aux oubliettes. Entraînement qui m'aurait de plus été inutile sur la grande place, et qui paraissait l'être alors que les murs de la cité servaient de barrière entre les rahjaks et le monde extérieur. Affrontement que je ne recherchais pas non plus, encore moins contre Roan. Mais peut être que j'appréciais autant le fait de ne pas être vulnérable. Sentiment que je ne voulais plus ressentir. Vague idée de demander à la garde de m'enseigner d'autres techniques, pour continuer de m'exercer. Idée demandée de Roan entièrement rejetée, imaginant sans aucun doute ce dernier me rire au nez. Mais idée que je rejetais aussitôt. Ridicule. Là pas pour cela. Et nous n'étions pas amies. Toujours des étrangères. Le fait de coudre une première tunique ne changeait rien aux faits. Aucun paiement non plus fait encore. Et son ton qui me rappelait à la réalité. « C'est très bien. » Ce qui me suffisait. Ce qui me confirmait que la tunique lui allait. N'ayant plus que besoin désormais de répéter le même modèle de nouveau sans avoir besoin de me servir d'elle comme mannequin de nouveau. Ce qui semblait l'avoir mis précédemment mal à l'aise alors que j'avais pu remarquer qu'elle était figée au-delà du fait de paraître semblable à une statue. Souffle court, muscles contractés et regard détourné. Etat d'âme auquel je n'avais fait attention. Reprenant la parole comme si rien n'était d'ailleurs. « Tu peux garder celle là. » Les modifications que j'avais en mémoire. Pouvant la porter d'autant plus alors que ses autres vêtements étaient inutiles.
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Jeu 22 Aoû - 15:40
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa


You know nothing

Werowa sentit le regard d'Ezra sur elle, et elle le savoura. Pour survivre dans l'arène, il fallait avoir le sens du spectacle, aimer les regards posés sur soi, certains admiratifs, d'autres craintifs, certains libidineux, d'autres peureux. Être dans la lumière, quelques minutes seulement, jaillir de l'ombre telle une furie pour se jeter sur son adversaire, ou au contraire prendre son temps, ralentir pour que l'ombre s'accroche aux jambes, puis aux bras, aux épaules, aux yeux, se dévoiler avec lenteur et avec grâce. Chaque public était différent, chaque alchimie avec eux avait un goût différent. Majoritairement, il voulait du spectacle, et du beau spectacle. Pirouettes, coups de maître, de l'originalité aussi, se faire surprendre. Quelquefois au détriment du combattant, qui en cherchant l'originalité trouvait la mort. Ces morts-là étaient douces-amères. On aimait les combattants avec un grain de folie. Werowa avait plutôt un grain de raison, qui lui avait bien fait comprendre cela. Sa petite taille l'amenait à avoir un jeu félin, et elle avait exploité le filon au maximum. Bondir sur les murs, s'y appuyer pour éviter la lame, glisser entre les jambes de son adversaire aussi, un style très aérien, qui pouvait soudainement changer de figure et devenir de la force brute à libérer dans ses gestes. Quelquefois, le public voulait du sanglant, voulait exorciser sa rage, et alors il ne fallait pas traîner, sous peine de subir ses sifflets et son impatience. Sauf lorsqu'elle était tête d'affiche, là, il fallait faire durer le suspense, ou faire durer le jeu. Le jeu du chat et de la souris, et Werowa était le chat. Toujours. Elle était toujours le chat.

La garde baissa les poings, et se retourna vers Ezra, plus que satisfaite. Ses yeux brillaient, exaltés par ces souvenirs, et elle brûlait d'envie d'échanger des coups, son corps vibrait presque de tant d'énergie accumulée. Pendant un instant, elle s'était presque crue dans l'arène de nouveau, sous le soleil cuisant et sous ces milliers de regards perçants. « Tu peux garder celle là. » Werowa acquiesça, puis d'un mouvement vif, pénétra dans le couloir qui menait à sa chambre spartiate. Elle en ressortit à peine quelques secondes plus tard, et lança à l'esclave sa bourse, remplie de la moitié de la somme demandée par Ezra. « La moitié, comme convenu. » Werowa croisa de nouveau les bras, apprécia la sensation du tissu neuf sur sa peau, elle s'y sentait bien. Une affaire rondement menée, comme elle l'avait envisagée. Enfin, même mieux qu'elle ne l'avait envisagé. « Tu sais où me trouver quand tu auras fini les autres. » Il n'était pas nécessaire de le dire, c'était une évidence. En vérité, cela sonnait comme un congédiement. Werowa avait peu de conversation, elle avait plus l'habitude qu'on lui donne des ordres. Quand il lui fallait mener la conversation, c'était un désert aussi aride que celui dans lequel elle vivait. Et puis, brutalement, une lueur dans son esprit, une ombre de curiosité qui revenait : « Attends. Tu n'as pas répondu à ma question tout à l'heure. Comment ils étaient, les étrangers ? » Elle ne savait même pas pourquoi elle s'acharnait à poser cette question. Probablement parce qu'elle n'aimait pas le goût de l'inachevé. Quand elle entreprenait quelque chose, quelle qu'elle soit, il fallait qu'elle aille au bout. A vrai dire, elle s'en fichait pas mal, des étrangers. Mais connaître le point de vue d'Ezra était quand même intéressant. Avoir l'opinion d'une Rahjak plutôt que les ragots et colportages de la taverne, c'était plus... authentique. Il y avait moins de médiation, Werowa préférait être directe. Sa curiosité n'était pas dévorante, loin de là, à peine une oreille de chat levée en son cœur, mais cela suffisait. Elle ne se montrait pas curieuse très souvent ; elle n'en avait pas vraiment l'occasion à vrai dire, alors autant en profiter. Utiliser l'instant, la rencontre, jusqu'au bout, toujours dans cette politique de ne pas s'arrêter à mi-chemin. Exploiter le filon jusqu'à la dernière pépite, sucer la substantifique moelle jusqu'à l'os.
(c) crackle bones

† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Jeu 22 Aoû - 20:15

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]S'éclipsant soudainement pour de bonnes raisons. Compromis accordé qu'elle n'avait pas oublié. Bourse que je saisissais au vol. Le tintement des pièces qui résonnait en écho. Bourse que j'ouvrais non pas par avarice mais par prudence, comme pour m'assurer qu'elle n'avait pas remplie la bourse d'autres petits objets ayant une même résonance. Ce qui serait idiot et futile. Or qui scintillait dans le reflet de mon regard, mais piécettes d'or que je ne comptais pas devant elle. Ne mentant pas pour autant, consciente que je les compterai arriver là-bas. La prudence qui restait toujours mère de sécurité. Me demandant si Roan me laisserait en avoir un peu. Pécule d'or qui lui revenait instinctivement quand bien même j'étais celle qui avait travaillé. Peut être qu'avant, j'aurai osé. Je l'avais déjà fait. Substituant discrètement quelques piécettes d'or. Différente situation du bordel. Il n'y avait pas de réel moyen pour faire fortune en étant esclave si ce n'était trouver un pigeon comme je l'avais fait avant, ou en négociant subtilement de côté, au noir. Ce que j'avais déjà fait avant, gardant précieusement les piécettes dans une cachette. Bourse que j'avais récupéré avant de partir en plus de celle que m'avait offert Ozvan. Homme auquel je m'étais attachée. Sans doute la figure paternelle que je n'aurai jamais eu bien que j'avais agi sans scrupule en faisant semblant de me faire passer pour sa fille. Etant arrivée à mes fins et ayant en soit succombé au marchand. Affection qu'il était rare, mais en effet, il l'aurait pu être mon père. Paternel dont je ne savais rien et question qui n'avait plus de sens. Mais si auparavant le pécule aurait été mis de côté, là n'était le cas désormais. Peut être aussi parce qu'il n'y avait pas de bonne explication à donner s'il découvrait mon absence si ce n'était la vérité. Il ne fallait plus se voiler le visage. Il n'y avait que la vérité à donner désormais. Il n'y avait plus aucune cachotterie à faire, ni Arméthyse, ni Ariane, ni Shanareth à retrouver. Personne. Rare étaient les amis qui restaient hormis Kieran et quelques uns d'autres dispersés. Affection réellement éprouvée pour lui mais aussi pour Lion, ou encore la princesse Tasha étrangement parce qu'elle était aussi avide de liberté que je ne l'étais, parce que je me reconnaissais en elle. Question dont je n'aurai non moins que la réponse que plus tard. « La moitié, comme convenu. » Hochement de tête. Elle se rappelait notre deal. Le reste qui viendrait après. Déjà cela. Déjà un bon petit pactole comme le prouvait le tintement de la bourse que j'avais aussitôt refermée et rangée par ma besace. Bourse d'or que je n'allais certainement pas oubliée par inadvertance. « Tu sais où me trouver quand tu auras fini les autres. » Je le savais en effet. Des mots qui signaient comme un signal de départ. N'ayant à vrai dire aucune raison autre de m'attarder alors que je comptais mettre les piécettes d'or à l'abri, retrouver Roan et certainement me remettre à coudre une dernière tunique à la nuit tombée si l'énergie restait.

Chemin que je commençais à effectuer en direction de la porte d'entrée. Poignée de porte sur laquelle je posais d'ailleurs la main. Et me figeant soudainement pour me retourner dans sa direction alors que le premier mot prononcé retentissait. Non sans me demander ce qu'elle voulait, non sans me demander si au final il ne fallait pas faire une dernière modification sur la tunique, non sans me demander si elle n'allait pas tenter de revenir sur notre marché. Questions qui se bousculaient dans mon esprit mais qui s'éteignirent aussitôt qu'elle en vint à continuer dans sa lancée. « Attends. Tu n'as pas répondu à ma question tout à l'heure. Comment ils étaient, les étrangers ? » Question que je n'avais pas attendu. Question dont elle n'avait jamais eu la réponse au vu de comment la situation avait tourné, au vu de comment je lui avais offert un aspect désastreux de ma vie. Scène que je préférai oublier. Scène que j'aurai préféré qu'elle ait oublié. Son attitude qui me prouvait le contraire. Pointe de méfiance dans mon regard car je ne savais si sa question visait à se transformer en torture lente. Ne sachant si elle voulait par la suite se moquer de moi ou me rappeler la tournure des événements. Réponse que je lui donnais non moins en m'efforçant de sourire poliment. « Ils étaient différents. » Et ils l'étaient, en effet, tellement. Ils l'étaient pour le meilleur dans mes yeux alors qu'auprès d'eux, j'avais trouvé des sourires, des échos de conversation, des bras pour m'accueillir. Auprès d'eux, j'avais trouvé des rires, j'avais trouvé le chemin vers la guérison non seulement physiquement mais aussi sur le plan morale. Remise sur pied grâce à ces rencontres qui m'avaient permis de rappeler cet inconnu, pourquoi j'avais voulu m'éloigner. Des coutumes différentes. Des êtres tellement différents. Des peuples que je n'avais jamais réellement pu côtoyer de près hormis vaguement les naoris qui semblaient être les seuls à vouloir s'approcher de la cité. Mais j'avais pu entrevoir des calusas, ceux venus du ciel, des montagnes. Des rencontres bouleversantes. Des rencontres qui m'avaient ouvert un peu plus les yeux bien que pas tout le monde à la cité étaient mal, affreux. Le bon aussi là. Mais moins libre, certainement. Non pas ici que je pourrai réellement me jeter au cou de la première inconnue venue pour oublier, et sourire sans pouvoir m'arrêter. Non pas que je comptais le faire, mais non, c'était simplement différent. Et une différence que je ne pouvais pas réellement expliquer avec des mots, peut être parce que la description serait trop longue ou simplement parce que je préférai garder ces souvenirs tout en couleur pour moi.

(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Jeu 22 Aoû - 22:25
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa


You know nothing

Ezra s'était arrêtée sur le seuil de la porte, la main sur la poignée. Elle s'était retournée avec la lenteur d'une femme qui avait l'impression d'être acculée, presque d'une proie dos au mur. Et dos au mur, elle l'était réellement, tandis que Werowa restait au centre de la pièce, bras toujours croisés. Elle sentait des vagues de méfiance s'échapper de l'esclave, et elle se sentit attirée par cette méfiance, telle une guêpe avec le miel. Ou avec toute chose sucrée, mais surtout avec le miel. Avide de cette sucrerie interdite, presque. « Ils étaient différents. » La voix d'Ezra la sortit de ses pensées, mais n'éteignit pas cette petite flamme qui l'alléchait follement. Werowa pencha légèrement la tête sur le côté, puis décroisa les bras, et s'avança lentement vers Ezra. Son aura devint subitement dangereuse, et elle se planta devant Ezra, une main plaquée au-dessus de la tête de l'esclave. La position menaçante par excellence, même si Werowa s'en amusait plus qu'autre chose. Ses yeux sombres se fixèrent dans ceux d'Ezra, et sa voix baissa d'une octave : « Ça, je me doute. Précise. » Et puis, subitement, la méfiance de l'esclave se communiqua à elle, et ses yeux se plissèrent, ses traits se durcirent. Sa deuxième main se posa sur la porte, pour empêcher Ezra de repartir. Toute sorte d'hypothèses lui passèrent par la tête. Ou irait-elle, une fois cette porte franchie ? Chez elle, enfin, chez son maître, directement et pour toujours ? Elle connaissait sa soif de liberté. Son envie de fuite, qu'elle avait déjà mise en pratique. Combien de temps avant que le retour à la cité Rahjak ne lui fasse de nouveau pousser des ailes ? Qu'elle ne récidive ? Parce que rien ne disait qu'elle ne s'échappe pas à nouveau, qu'elle ne franchisse pas encore une fois les murs de la cité, puis les frontières de la tribu, et qu'elle disparaisse dans ces bois effrayants, dans ces sinistres forêts aux branches si touffues que tout regard était empêché et qu'on ne voyait pas plus loin que son nez. Qu'elle disparaîtrait dans la sylve enténébrée, que sa silhouette se fondrait dans les bruns et les beiges des bosquets. Apparition fantomatique disparaissant au cœur des frondaisons, tronc parmi les troncs, visage fendu parmi l'écorce mate, traits gravés au couteau et la sève et le sang qui perlaient à la surface du derme, enveloppe à la fois charnelle et terrestre, dryade qui retournait se lover au creux de son chêne, dans la chaleur suave de son antre où personne ne pourrait la révéler à moins qu'elle ne se révèle elle-même, parfaite cachette, parfait abri pour une esclave en fuite. « Tu comptes t'enfuir à nouveau ? Partir te cacher auprès de ces fourbes de Naoris ou chez ces barbares d'Iskaars ? Tu crois vraiment pouvoir y survivre, cette fois-ci ? Tu vas finir dans les mines, Ezra. » Première fois qu'elle utilisait son nom, et la lueur dangereuse dans son regard qui s'était allumée, colère et méfiance qui rimaient avec paranoïa, avec la loyauté sans faille qu'elle ne lisait ni dans les yeux ni dans les mots d'Ezra, et cela la rendait presque folle, maintenant qu'elle s'en rendait compte. D'ordinaire, elle serait restée impassible, aurait caché son jeu et n'aurait abattu ses cartes qu'au dernier moment, mais l'enchaînement effectué auparavant avait réveillé l'ambition en elle, et avec l'ambition, sa sœur la dévotion, puisque les deux étaient toujours liées chez Werowa. Entrelacées intimement, sœurs siamoises, que l'on manque de l'une ou que l'on fasse trop preuve de l'autre, et la suspicion montrait le bout de son nez. Exaltée, et elle vous acculait dans un coin, comme elle le faisait en ce moment-même, voulait vous pousser à bout pour que vous avouiez vos crimes et péchés. Elle était l'autorité dans la ville, quiconque défiait les lois rahjaks était susceptible d'être pris dans ses filets, capturé par son regard. La bouche près de l'oreille d'Ezra, la voix plus basse et plus rauque encore, véritable feulement à l'état pur, menace grondante dans ses paroles : « Si tu t'avises de mettre un pied hors de la tribu, je te retrouverai. » Et la menace suprême, le silence qu'elle laissa filer après ses paroles. Inutile de dire ce qu'elle lui ferait, l'imagination était si galopante dans ces instants où l'adrénaline coulait à flots, que dire ne ferait que restreindre le champ des possibles, atténuerait l'efficacité de la sentence. Autant ne rien dire, se taire, avoir l'avantage de la surprise, et ne pas engager sa parole dans un futur incertain. Laisser la fiction chevaucher des folies et des chimères, galoper au gré des peurs et des possibles, dévaler des torrents et des ravins, amener jusqu'au bord du gouffre puis jusqu'aux tréfonds des abysses, chaîne plus solide que n'importe quel acier trempé, bracelet plus consistant que le diamant mais tout aussi fragile. Créer la peur, mais ne pas la contrôler, la laisser envahir l'être avec ses tentacules insidieuses, sa langue de serpent qui venait fouetter la nuque et chatouiller l'oreille, les nœuds et les spirales autour de l'épine dorsale, la queue à sonnettes qui battait au creux des reins à chaque poignard, regard braqué dans le dos, alarme qui tintait à chaque instant et les maillons qui se resserraient à chaque carillon, jusqu'à suffoquer et se tétaniser. Peur [n.f] : instrument de torture, instrument de servitude.
(c) crackle bones

† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Ven 23 Aoû - 15:06

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'éclat dans son regard qui changeait. Les traits de son visage qui se durcissaient. Un pas après un autre elle s'approchait. Une démarche qui sonnait moins féline. Une démarche qui n'en restait pas moins menaçante. Une lenteur de pas qui conféraient à son aura un peu plus d'obscurité. Peut être que j'aurai pu simplement ouvrir la poignée et fuir, prendre mes jambes à mon cou. Mais je n'en fis rien. Attendant, immobile. Immobile alors qu'elle s'approchait jusqu'à poser une main au-dessus de ma tête. Plaquée contre la porte fermée. Des corps proches. Une distance nullement suffisante pour rompre ce changement d'atmosphère, pour parer cette figure menaçante en laquelle elle s'était transformée. Sentiment de confrontation déjà vu. Le visage de Roan en face. Et son visage remplacé par celui de Shanareth. Des prédateurs. Imaginant ce sourire tortueux qui se dessinait sur son visage. Ce sourire qui ne s'était pas affiché mais qui était là, invisible. Me demandant si elle y prenait goût, comme eux il y avait pris goût. Me demandant si c'était commun cette recherche grisante du pouvoir. Me demandant si cela l'avait longtemps amusé de voir la peur se dessinait dans le visage de celui en face d'elle. Peut être était-cela qu'elle recherchait. Me rappelant ces questions posées, ces mots arrachées. Ne trouvant là rien de drôle. Et si je ne tremblais pas, j'étais loin d'être amusée par son soudain changement de ton. « Ça, je me doute. Précise. » Sourire en coin qui ne pouvait s'empêcher de se dessiner sur mon visage. Mécanisme de défense le plus basique. Sourire en coin qui allait sans doute la faire arranger. Ne pouvant qu'imaginer qu'elle voulait que je précise mais il y avait certaines scènes qu'il était préférable de garder pour soi. « Je suis plus d'humeur et j'ai d'autres tuniques qui m'attendent. » Tentant de lui faire comprendre que je me congédiais, comme elle l'avait fait précédemment. Réponse que je n'avais nullement envie de lui accorder bien que cela semblait l'intéresser au plus haut point. Ne pouvant m'empêcher de me demander pourquoi alors que j'avais levé mon visage dans sa direction.

Et comprenant par la suite un peu plus où elle voulait en venir. « Tu comptes t'enfuir à nouveau ? Partir te cacher auprès de ces fourbes de Naoris ou chez ces barbares d'Iskaars ? Tu crois vraiment pouvoir y survivre, cette fois-ci ? Tu vas finir dans les mines, Ezra. » Lueur dangereuse dans son regard. Dangerosité différente. Dangerosité qu'il ne fallait prendre non plus à la légère. Me rappelant aussi pourquoi j'avais voulu tant fuir. Et aucun Iskaar que je n'avais croisé, quant aux naoris, je n'en n'avais à vrai que réellement croisé qu'une. Et la guérisseuse m'avait à vrai dire sauvé la vie. Sans aucun doute qu'il aurait été bien plus aisé de faire la conversation avec elle que de le faire en ce moment avec Werowa. « Merci pour tous ces conseils, mais je suis tout bon, ici à la cité. » Accentuant mon sourire parce que je ne pouvais pas m'en empêcher. Consciente que je cherchais de nouveau les ennuis. Les automatismes qui revenaient toujours trop vite. Mais je restais non moins sérieuse alors que je prononçais ses mots. Je ne comptais pas m'enfuir de nouveau. Plan qui avait bien été abandonné. « Si tu t'avises de mettre un pied hors de la tribu, je te retrouverai. » « Pourquoi mon sort t'intéresse-t-il tant ? » Curieuse. Curieuse de savoir pourquoi elle feulait désormais, comme si cela l'intéressait réellement. Me demandant si elle se souciait avant tout de sa réputation, de la cité. Ce qui ne m'expliquait toutefois pas pourquoi elle semblait vouloir m'éviter les mines ou m'assurer qu'elle me retrouvait. Une promesse qui sonnait bien trop personnelle bien trop intime pour une étrangère. Shanareth qui avait réussi mais qui m'avait laissé fuir. Roan qui m'avait laissé du temps d'avance avant de me retrouver. Me demandant ce qu'elle ferait elle si je cherchais à fuir. Elle qui n'était plus mercenaire, désormais garde mais qui pourtant faisait résonner des menaces comme si elle n'avait pas été déchue de cette fonction. Curiosité qui avait pris le dessus, peut être autant que le sarcasme alors que je reprenais la parole non moins d'un ton toujours aussi léger. « Si tu veux être rassurée, tu peux toujours me raccompagner jusqu'à là-bas ? » Au moins elle serait certaine que je ne prendrais pas la fuite, que la bourse serait remis entre de bonnes mains. Ce qui était peut être dérangeant était qu'à vrai dire je ne comptais ni fuir, ni garder la bourse d'or pour moi mais personne ne pouvait réellement savoir avec la méfiance. Confiance qui n'existait pas. Et en dépit des menaces, de cette hypothèse de réalité future, des tuniques que je comptais bien coudre et livrer.

(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Ven 23 Aoû - 18:54
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
 
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa

 

 
You know nothing

 
Sourire un peu fou sur ses traits. Le sadisme de la mercenaire qui revenait. La répartie cinglante qui ne tarderait. Et la revoilà, dans les yeux d'Ezra, cette lueur de défiance. Ce léger petit sourire sur ses lèvres, alors qu'elle n'allait pas hésiter un instant à répondre, quitte à subir son courroux. « Je suis plus d'humeur et j'ai d'autres tuniques qui m'attendent. » Et voilà. Le sarcasme dans sa voix, la désinvolture insolente de celle qui voulait inverser les positions, sortir de ce rôle d'acculée. S'offrir un échappatoire aussi, échappatoire qui était le même que celui que Werowa lui avait proposé plusieurs heures plus tôt, lorsqu'elle en avait eu besoin. Inverser les positions, disait-on. Sauf que cette fois-ci, Werowa refusa l'échappatoire, ne bougea pas son bras, loquet verrouillé et barrière qui empêchait Ezra de sortir. Ses yeux se plissèrent, une colère froide transparut sur ses traits. Froide, toujours froide la colère. Il était rare qu'elle se laisse aller à de grandes explosions, à de virulents gestes et cruelles vitupérations. Même la colère était linéaire, monocorde chez elle. Jusqu'à un climax, ou jusqu'à un anti-climax. Bref, peu de chances qu'elle montre à Ezra une Werowa frémissante de rage. « Merci pour tous ces conseils, mais je suis tout bon, ici à la cité. » La garde pencha la tête sur le côté, prit le temps d'analyser la sincérité de ses propos. Mais le sarcasme rendait la tâche compliquée, vernissait les paroles et renvoyait une lumière fausse au travers de laquelle il n'était pas facile de voir. Pour autant, il lui sembla détecter quelques notes d'honnêteté, quelques touches de bleu qui filtraient à travers l'émail éblouissant. Pour autant, Werowa se sentait incapable de lui faire confiance totalement, incapable de dépasser ce stade de la méfiance et de la défiance, si naturelles chez elle. Savoir obéir, mais pas trop pour ne pas se faire écraser. L'équilibre subtil et délicat que tout esclave un peu ambitieux devait maîtriser. Ezra vivait avec trop de défiance. La balance ne penchait pas en sa faveur. « Pourquoi mon sort t'intéresse-t-il tant ? » Son sort ? Son sort ne l'intéressait pas. L'honneur des Rahjaks, la fidélité à leur tribu, ça, c'était ce qui l'intéressait. En ces temps de troubles, si une esclave s'enfuyait, et réussissait à être recueillie par n'importe quelle tribu hors du désert, alors elle devenait une traîtresse, tout de suite considérée comme une espionne à la langue bien pendue. C'était peut-être extrême, le trait avait sûrement été grossi, mais cela n'en était pas moins vrai. La survie des Rahjaks pouvait être en jeu ; d'autant que le Roi était mort, alors la porte tait ouverte à toutes sortes de trahisons, à une lutte de pouvoirs au sein de laquelle ils n'avaient pas besoin de voir des étrangers débarquer. Non, son sort ne l'intéressait pas. Le sort de sa tribu était tout ce qui l'intéressait. « Si tu veux être rassurée, tu peux toujours me raccompagner jusqu'à là-bas ? » Et puis subitement, un sourire lupin de retour sur ses lèvres. « Pourquoi pas. » Et en effet, pourquoi pas ? Elle n'avait rien d'autre à faire. Ce serait une bonne animation. Finalement, son hobby serait peut-être bien de surveiller Ezra, ou quelque autre individu louche. Werowa recula d'un pas, libéra Ezra de sa menace et lui ouvrit galamment et ironiquement la porte. Elle aussi, pouvait jouer le sarcasme. Une courbette, finement exécutée, un ton sardonique qui déclarait « Après vous, my lady. », et elle se redressait, plantant des yeux sauvages, farouches, dans ceux d'Ezra. Rajoutant un peu de gonasleng, parce que c'était plus chic. Inverser les positions, c'était elle qui l'avait fait, en définitive.
(c) crackle bones

 
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Ven 23 Aoû - 20:22

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sa réponse qui fusait dans l'air. « Pourquoi pas. » Et peut être un peu trop surprise, parce qu'elle avait accepté aussitôt. Ayant pensé qu'elle m'aurait laissé simplement partir, qu'elle aurait renoncé. Ou bien entendu il y avait eu la seconde possibilité qu'elle en vienne à me suivre, mais d'un autre côté cela ne lui apporterait pas grand chose si ce n'était de devoir marcher dans les ruelles de la cité, et affronter les températures qui commençaient de baisser en cette fin de journée. Un peu surprise par ce ton presque trop nonchalant. Une question qui avait permis non moins de détendre légèrement l'atmosphère devenue trop pesante, d'effacer cette soudaine menace. Non pas que je ne la considérais toujours pas d'un oeil méfiant alors qu'elle se reculait d'un pas pour me libérer. Méfiante alors que cette menace elle était toujours là, invisible à l'oeil nu mais continuant de planer au-dessus de ma tête. Une menace claire et précise. Et si je n'avais compté forcément donner plus de détails à Roan, je savais désormais que je le ferai. Ne sachant pas s'ils se connaissaient particulièrement. L'ayant entrevu rapidement. Plus connue de prénom, de réputation. Silhouette auquel je n'avais jamais fait trop attention avant alors qu'elle ne se trouvait dans le cercle le plus restreint m'entourant. Mais sûrement qu'il la connaissait, au-delà d'une relation de mercenaires. Peut être là aussi un éclat de compétition, comme toujours. Me demandant s'il la détestait ou si leur relation était cordiale. Peut être même qu'il y avait plus entre eux, comme il avait pu se lier auparavant avec Arméthyse. Idée que je repoussais non moins avec hâte. Idée qui me dérangeait alors que mon opinion au sujet de la mercenaire déchue continuait de se dégrader. Et idée chassée parce qu'elle n'était sans doute pas son style bien qu'en soit elle était aussi brune, ancienne mercenaire, qu'il avait ce point commun de ne pas parler beaucoup. Et au vue des mouvements esquissés, elle appréciait autant de se battre. Manquant de grogner alors que cette pointe peut être de jalousie effleurait mon esprit. Peut être une sorte de grognement qui s'échappait de ma bouche alors que soudainement elle esquissait une courbette. Geste légèrement comique mais non plus appréciée. N'étant une princesse, et bien conscience du sarcasme au sein de ses mouvements si ce n'était des mots qu'elle prononçait. « Après vous, my lady. » Sourire cette fois-ci plus froid qui peinait à traverser tout mon visage alors que je passais devant elle.

L'air froid que je pouvais sentir aussitôt. Les températures qui pouvaient monter si haut puis chuter brutalement en-dessous de zéro au coeur de la nuit. Des températures auquel ceux les fennecs du désert étaient sans doute réellement habitués. Et le crépuscule qui gagnait déjà les ruelles bien que je ne pouvais qu'imaginer qu'auprès des commerces de la grande place les notes de musique résonnait dans l'air, les commandes étaient passées. Un détour qui ne serait pas réalisé de ce côté. Non, chemin directe en direction du toit au-dessus de ma tête. Espérant étrangement que Roan serait là, comme pour espérer cette présence plus rassurante que celle se trouvant à mes côtés. Conversation dont je me doutais serait sans doute inexistante le temps de retourner là-bas. De nouveau en train de me demander pourquoi elle tenait tant à m'accompagner alors que tout ceci restait inutile. Puis ce rappel sarcastique dans un coin de mon esprit qu'elle voulait s'assurer que je ne puisse pas prendre la poudre d'escampette. A moins qu'elle n'ait réellement rien à faire. Ce qui ne m'étonnerait non plus alors que son logement paraissait purement fonctionnel, sans doute uniquement là-bas pour dormir voir manger comme dénoté l'absence de chaleur, de couleur, d'objets personnels. Son choix de vie. Et attendant que la porte soit fermée pour quitter l'impasse non sans ajuster la besace sur mon épaule. Marche lente mais régulière alors que je ne comptais perdre mon temps. Elancement dans ma jambe alors que la douleur, que mon boitement se faisait de nouveau ressentir. Parfois le cas de plus belle en fin de journée. Consciente que j'étais sans doute sur les nerfs, et tendue alors que je gardais une distance plus que respectable avec elle, comme si elle portait une maladie. Regard que j'ignorai alors que je continuais de marcher droit devant non sans m'imaginer que le trajet du retour allait être long. Et des questions qu'elle avait aussi laissée sans réponse, replongeant dans son mutisme. Imaginant que nous étions désormais deux à être complètement silencieuses avec seul l'écho de la cité pour nous faire causette.
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Sam 24 Aoû - 14:13
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa


You know nothing

Elle se délectait de cette situation. Dieu Soleil, qu'elle se délectait de cette situation ! Elle avait l'impression de revenir au bon vieux temps, lorsqu'elle ramenait un déserteur ou amenait un captif, le fouet autour du cou, elle qui marchait d'un pas tranquille derrière, savourant chaque once de désespoir qu'elle sentait émaner de sa proie. Temps bienheureux, où elle n'avait pas à se soucier de grand-chose, ou rien d'autre sinon l'ambition, la hargne féroce de dépasser son frère, de l'humilier, ne l'habitait. Temps où elle avait encore des contacts avec le monde extérieur, avec du monde et du beau monde. Temps où elle avait encore une langue pour parler, sans forcément avoir les bonnes raisons de parler. Paroles vaines, vanité des mots qui étaient creux, redondants, un pâle jeu de masques qu'elle s'essayait à maîtriser. Des éclats de rire, qui ne résonnaient plus dorénavant, un monde cliquetant et clinquant, bien loin de l'austérité actuelle de ses journées. Comme si Werowa avait basculé, était passée dans un autre monde, un monde à l'inverse de celui de ses premières années. Ezra qui marchait à présent à ses côtés, comme une égale, et non comme une captive. Et dans un sens, elles l'étaient presque, égales. Même si elle était affranchie, Werowa ne se sentait guère autre chose qu'esclave. Comme si c'était un statut qui collait à la peau, véritable sangsue qui pompait toute envie d'être autre. Toujours soumise, encore soumise malgré le soleil sur sa nuque, soleil qu'elle effleura d'une main distraite, y laissa ses doigts de longues minutes, tandis que les deux femmes avançaient côte à côte, sous les étoiles qui grimpaient dans le ciel, escaladaient l'échelle de la nuit et du crépuscule pour venir se poser au firmament, s'asseoir à leur place habituelle, les jambes dans le vide, le regard au loin, prêtes à de longues heures d'attente. Le balancement d'Ezra à ses côtés lui rappela le châtiment qu'elle avait déjà subi pour sa suite, lui donna une raison de plus de croire à son affirmation, qu'elle allait rester dans la cité cette fois-ci. Elle n'irait pas bien loin, moins vite, serait trop repérable avec sa démarche claudicante. Une piste trop facile à suivre. Au loin, les bruits de la ville qui continuait d'être animée malgré la nuit qui tombait, la journée de labeur finie alors le divertissement commençait, dans les tavernes, ou alors les dernières emplettes avant que les marchands ne ferment leurs échoppes. De la musique, qui traversait l'air, ses sonorités orientales et exotiques pour d'autres, familières et voisines pour Werowa. Des sonorités auxquelles elle n'avait jamais prêté attention, l'art et la musique n'étaient pas son fort. Femme pragmatique, plus terre-à-terre que ces rêveurs de musiciens et saltimbanques, ambulants ou non. Artiste, elle ne l'était pas, ne s'était jamais posé la question, ce n'était même pas envisageable à vrai dire. Ou alors, artiste, peut-être, si l'on voyait le combat comme un art. Artiste des lames, artiste de la foule. Quelquefois, elle l'avait menée à la baguette, enfin, à la dague, son filet emprisonnait son adversaire mais aussi la foule dans ses rets. Des armes originales, le filet et la dague. Le filet, proche du fouet de par ces lanières qui se resserraient autour des membres, autour du cou, mais une maîtrise très différente. Peut-être devrait-elle en acheter un, de filet. L'accrocher, quelque part chez elle. Sur un mur, le tendre, le contempler et se remémorer les cris de la foule, la clameur qui faisait vibrer jusqu'au sable sous ses pieds et  faisait bouillonner son sang et exaltait son imagination. Les milliards de possibilités dans son esprit, qui fusaient à la vitesse de la lumière, sur comment se battre, comment achever le combat, quel mouvement originel elle pourrait faire. Quelques mouvements fétiches néanmoins. Féline, elle aimait se percher, grimper, sauter et virevolter, avec une grâce qui ne lui était pas naturelle, qu'elle avait acquise à force d'essais, d'échecs, à force de pratique, mais grâce féline qui avait fini par devenir sa marque de fabrique. Pas félin, alors qu'elle s'approchait d'Ezra, ayant ralenti le pas et passant derrière elle pour soulever d'une main délicate ses cheveux, lui glacer le sang peut-être, mais elle voulait juste voir le rond sur sa nuque. Rond qu'elle n'avait plus, qu'elle n'avait jamais orner sa propre nuque, rond qu'elle ne pouvait qu'imaginer. Un rond qui les rappelait à leur condition, mais rond masqué par les lourds cheveux d'ébène, alors quiconque ne les connaissait pas ne pouvait savoir qui elles étaient. Et quiconque ne pouvait voir le S des Rahjaks, la peau brûlée et cicatrisée, ne saurait qu'elles venaient de cette tribu si fière et si ardente, si hautaine et si belliqueuse. Car même si leurs traits étaient typiques des habitants du désert, les autres tribus étaient assez faibles pour leur accorder le bénéfice du doute. Bénéfice du doute que Werowa ne leur accordait pas en retour, qu'elle n'accordait à personne, alors que ses doigts caressaient délicatement la nuque d'Ezra, les phalanges calleuses aussi légères qu'une plume.
(c) crackle bones

† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2130 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 2434
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Sam 24 Aoû - 14:55

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Distance toujours raisonnable alors que je continuais d'avancer. Faisant toutefois moins attention à la jeune femme alors que je me concentrais sur ma marche. Douleur toujours là. Douleur qui apparaissait toujours à un moment ou à l'autre. Marche plus lente alors que dans le début de l'obscurité, je faisais plus particulièrement attention où je marchais. Ne réagissant pas assez vite. Ne réagissant toutefois pas assez vite quand elle en vint à s'approcher par derrière. Son ombre qui grandissait sur le mur en écho. Manquant de pivoter alors que je ressentais soudainement ce brin de peur, ce frisson d'adrénaline sans pouvoir m'en empêcher. Elle était alors trop près. Et sa main qui se posait sans que je n'ai pu l'en empêcher sur ma nuque, dégageant mes cheveux bruns. Petit sursaut au même moment alors que je me dégageais brutalement. Caresse que je ne ressentais pas seulement l'accélération des battements de mon coeur. Evidemment, il lui avait suffit de quelques secondes pour entrevoir ma nuque, les marques recherchées ou son absence. Me reculant de plusieurs pas aussitôt. Trop oppressante.

Des questions qui se bousculaient dans mon esprit. Des questions qui se bousculaient sans pouvoir s'arrêter alors que je ne comprenais pas pourquoi elle avait fait cela. Mais un geste qui trahissait une plus dangereuse menace. L'étau de la peur qui semblait vouloir réapparaître. Frisson que je ne pouvais que vouloir repousser. Froid qui s'emparait de moi. La bâtisse qui n'était plus très loin, à quelques ruelles de là. Ne fuyant toutefois pas. Ne prenant pas de nouveau les jambes à mon cou quand bien même mon instinct me criait que je pourrai le faire. Au lieu de cela, je redressais la tête et prenais la parole. « Tu n'es pas autorisée à faire cela. » Ton qui tranchait l'air. Rappel mordant. Il n'y avait aucune arrogance. Il n'y avait que d'une déclaration stricte et létale des faits. Des faits qu'elle savait qu'elle n'était pas autorisée à commettre. « A moins que tu ais oublié les lois de la cité que tu ais chargé d'appliquer ? » Regard glacial alors que je reprenais la parole. « Tu n'es pas autorisée à poser ta main sur l'esclave d'un autre. » Et esclave d'un autre que j'étais, à sa différence. Elle était affranchie mais je ne l'étais pas. Esclave de Roan que j'étais. Aucun qui n'avait le droit de porter sur la main d'un autre. Celui qui portait la main sur l'esclave d'un autre sans le consentement du présent maître commettait un crime. Consciente qu'elle connaissait ses lois qu'elle se chargeait elle même d'en assurer l'application, maintenant garde. Elle venant de commettre une erreur. Ce dont elle était consciente, geste qu'elle avait esquissé volontairement lorsqu'elle s'était approchée, lorsqu'elle avait apposé sa main sur ma nuque et dégagé mes cheveux dans un geste peut être plus intime. Conscience existante. Loi connue de tous en raison de l'esclavage. Et les châtiments qui n'étaient pas sans conséquences. L'auteur de ce crime risquait la torture ou la perte d'un membre. Ce qu'elle risquait. Ce qu'elle risquait définitivement alors que là n'était son droit. Il ne suffisait que d'un mot dit. Certes, l'inconvénient était qu'il n'y avait pas de témoins. Nous étions les seuls dans cette ruelle mais il ne risquait pas moins que l'acte n'était pas sans conséquences. Et faisant fi de ce contexte pour reprendre la parole. « Pour quelles raisons ne devrais-je pas te dénoncer ? » Dénonciation, référence à Roan. Il suffisait d'un mot pour que la situation prenne une toute autre ampleur. Certes, c'était sans aucun doute parole contre parole. Sans aucun doute c'était ma parole contre la mienne, mais lui conscient que je ne mentais pas. Toujours franche avec lui bien que je ne lui avais pas mentionné ma fuite, ou mon escapade avec Shanareth. Mais remplissant le contrat depuis. Et ne comprenant pas pourquoi elle avait esquissé ce geste non plus. Frisson le long de mon échine certainement.
(c) DΛNDELION
Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 76 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 386
Voir le profil de l'utilisateurEn ligne

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

le Sam 24 Aoû - 15:39
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra - Logement de Werowa


You know nothing

Recul subit, le sang effectivement glacé dans ses veines, la chair de poule et le cœur qui tonnait. Werowa n'avait presque jamais ressenti ça. Il y avait toujours une vitre transparente qui se plaçait entre elle et ses sensations dans ces moments où la peur était si virulente. L'esprit vide de toutes pensées, mais tout qui paraissait si lointain. Le cœur qui martelait ses oreilles, oui, mais à mille lieux de distance. Séparation, dissociation. Comme si le corps et l'esprit ne faisaient plus un, comme si elle se dédoublait. Sans s'observer d'une position en hauteur, sans se voir en contre-plongée, non, juste une séparation nette, tranchée, entre deux êtres. « Tu n'es pas autorisée à faire cela. » Séparation finie, le retour brutal à la réalité, les yeux qui se relevaient et la main qui se baissait. Impassible, le regard encore distant, encore vide, que certains pouvaient prendre pour de l'incompréhension. « A moins que tu ais oublié les lois de la cité que tu ais chargé d'appliquer ? […] Tu n'es pas autorisée à poser ta main sur l'esclave d'un autre. » Rappel qui fut douloureux, tandis que Werowa ne pouvait empêcher une expression de surprise de passer sur ses traits. Non pas surprise qu'Ezra connaisse les lois, mais surprise qu'elle, elle les ait oubliées. Parce qu'en effet, en cet instant, Werowa était tellement retombée dans ses souvenirs d'esclave, qu'elle n'avait plus vu Ezra comme une esclave, mais comme une pair. Distance entre elles abolie par la remontée dans le temps, mais distance qu'elle ne devait plus oublier, à l'avenir. Distance, murs qu'il lui fallait dresser de nouveau, et son visage qui redevint aussi lisse que le marbre. Plus aucune émotion ne filtrait, ni dans ses yeux, ni dans ses lèvres, il était temps de redevenir la statue de marbre renfermée qu'elle était d'ordinaire. Elle s'était trop laissée aller aujourd'hui, bien trop. Suffisamment pour les trois années suivantes, probablement.

« Pour quelles raisons ne devrais-je pas te dénoncer ? » Werowa en avait bien une ou deux en tête. Tout d'abord, elle pouvait arguer qu'elle n'avait pas posé sa main sur elle. A peine les doigts. Et encore, c'était plus effleurer que poser. D'autre part, elle pouvait ajouter que poser la main signifiait plutôt la violence, la violence brute ou la violence sexuelle, et qu'elle n'était coupable ni de l'un ni de l'autre. Mais justement, argumenter cela la ferait paraître coupable, ce ne serait que l'aveu de sa faute. Alors, elle pouvait mentir. On croira plus volontiers une garde qu'une esclave. Mentir en disant qu'Ezra avait menti ; ne serait-ce pas ironique à souhait ? Mais Werowa opta pour une autre option : la désinvolture. La garde haussa les épaules, et croisa les bras, position qu'elle commençait à affectionner particulièrement, en plus d'en voir l'utilité immédiate. « A quoi ça te servirait ? Tu n'as rien à tirer de ma déchéance et, pour être honnête, je n'en ai rien à faire non plus. » Et c'était vrai. C'était diablement vrai. La déchéance, Werowa connaissait, l'avait vécue. Elle s'en était relevée, et elle s'en relèverait de nouveau, s'il le fallait. Mais elle doutait qu'Ezra se lance dans de telles extrémités, pour un toucher si léger. Elle ne réagissait de façon si extrême que parce que la peur la dirigeait. Ezra n'était pas stupide au point de s'entêter dans une entreprise si futile. Et, au pire, si elle la dénonçait, ce serait à son maître, qui préférerait probablement régler cette histoire entre eux, avant d'impliquer une autorité supérieure. En étant si désinvolte, elle lui ouvrait peut-être la voie à cette option, justement, la dénonciation. Finalement, Werowa n'était pas si sûre que ça de vouloir acheter un esclave pour faire toutes ces choses auxquelles elle n'y entendait rien. Ça paraissait être une somme de problèmes à rajouter à la pile, plutôt qu'un apport de solutions. Werowa releva la tête, et désigna d'un coup de menton brusque la direction qu'elles suivaient jusqu'alors : « Tu as le temps de te décider. » Puis elle décroisa les bras, se détourna, et reprit d'un pas lent sa route. Autant en finir avec cette histoire, plus elle passait de temps avec cette esclave, plus elle l'agaçait. Raison de plus pour s'en méfier.
(c) crackle bones

Contenu sponsorisé

You know nothing ~ ft. Ezra - Page 3 Empty Re: You know nothing ~ ft. Ezra

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum