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† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2057 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 1736
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le Sam 10 Aoû - 18:16

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
Vin que je ne buvais encore. Gorgée qui n'était pas avalée alors que je jouais avec mon verre lascivement. Temps qu'elle prenait pour réfléchir, pour peut être esquisser les mêmes calculs que je venais précédemment de réaliser. Sans aucun doute qu'elle réfléchissait, qu'elle tentait de savoir si elle allait diminuer le prix ou si elle allait accepter l'offre directement. Il n'aurait été qu'étrange de la voir accepter l'offre aussitôt. Personne ne faisait réellement cela au sein de la cité rahjak à moins d'avoir une pleine confiance ou d'être légèrement stupide. Ce que je n'avais pas tendance à faire. Il y avait toujours cette pointe de suspicion même maintenant alors qu'elle prenait la parole. « Marché conclu. Je te paierai à la réception. » Mon regard qui était posé sur elle, observant ses traits. Elle n'avait fait aucune difficulté. Elle n'avait pas tenté de négocier le prix mais ne voulait que payer qu'à la fin. Ce point qui me dérangeait. Ce point qui me dérangeait alors que là n'était pas de coutume. Elle n'avait pas gagné ma confiance. Si elle était désormais une esclave, une garde, elle avait aussi été avant une mercenaire. Et je n'étais pas assez dupe pour tenter de voir le piège. Aucune parole, aucun fait qui ne m'indiquait non plus qu'elle tiendrait sa part du marché. Certes, elle paraissait une cliente un peu plus envisageable que d'autres mais elle restait une mercenaire déchue. Il n'y avait aucune certitude qu'elle ne puisse pas tenter de me duper à la fin, qu'elle puisse tenter de ne pas payer. Certes alors elle aurait affaire à Roan. Ce qui serait une autre histoire. Une histoire moins plaisante qui devrait autant se régler en discrétion. Les gardes, dont elle faisait partie, qu'ils étaient préférables de ne pas impliquer dans cette histoire qui ne faisait pas réellement coïncider un véritable commerçant. Méfiance qui était là. Consciente qu'il serait plus simple que j'en vienne à accepter directement, mais trop sur mes gardes pour ne pas reprendre la parole. « La moitié avant. » Une condition que j'impliquais. Consciente que cela signifiait aussi que son prochain mouvement serait de réfléchir. Réfléchir et savoir si elle voulait engager une autre couturière. Elle pouvait aussi risquer de se confronter à des tarifs plus élevés et sa commande serait sans aucun doute réalisée moins rapidement. Reprenant la parole, tout aussi naturellement. « Je ne te connais pas. » Explication que des plus logiques, que des plus censées. Point de réflexion que chacun partageait toujours. Il y avait toujours cette méfiance et elle qui était venue vers moi, non l'inverse. Ce qui ne lui coûterait rien alors que je ne tentais de l'entuber comme d'autres pourraient le faire. Consciente que la méfiance était sans doute réciproque bien qu'à cet instant, j'avais plus l'impression que c'était elle qui tentait de jouer que moi. Peut être ce doute alors que cette proposition de prix avait été acceptée aussitôt sans rechignement. Gorgée de vin que je me permettais alors d'avaler, bien que la partie n'était pas encore totalement terminée.

« Tu t'es enfuie. Pourquoi ? » Et brusque changement de sujet de sa part. Verre suspendue en l'air entre mes doigts avant que je n'en vienne à le reposer doucement. Mon regard qui se posait de nouveau sur son visage. La curiosité qui la poussait sans doute à vouloir chercher cette réponse. Elle n'était la première à poser cette question. Pourtant tous pouvaient connaître la réponse. Tous pouvaient deviner cette réponse. Il était facile d'imaginer qu'elle savait elle aussi cette réponse. Désir de quitter la cité qui n'était partagé par tous les esclaves. Certains qu'heureux de leur position, certains qui s'étaient habitués à cette vie, à ce gouvernement. Ne m'y étant jamais fait. Ne m'étant jamais totalement plié à la servitude, ne m'étant jamais totalement pliée à cette idée. Et maintenant que j'avais goûté à la liberté, il m'était impossible de croire que je n'avais pas fait le bon choix en fuyant. Choix que je referai sans aucun doute sans hésiter, en dépit des sacrifices, en dépit de la douleur qui s'en était suivie, en dépit du châtiment sur la place publique. Tout pour avoir ce choix. Tout pour ne plus avoir d'ordres au-dessus de moi. Tout pour pouvoir décider, pour réellement connaître cette liberté dont certains disposaient sans aucune gêne et avec toute ambition. Si ici, je restais libre de mes mouvements, je restais non moins une prisonnière, enchaînée dans mes mouvements. Rien qui n'avait le même goût. Tout était différent là-bas. Fuite qui valait la peine, largement. Et mon regard qui croisait le sien. Sourire qui se dessinait sur mon visage alors que je répondais d'une voix douce mais ferme. « Tu connais déjà la réponse. » Je savais qu'elle le savait. Et mots que je ne prononçais pas alors que dans mes pensées, je me perdais dans ce monde coloré, où j'avais pu rencontré des personnes incroyables. Des rencontres qui m'avaient marqués. Des moments où s'étaient mêlés rires et joie. Des moments dont je ne pouvais que rêver et me souvenir, comme ceux que j'avais perdus. Et regard qui se reposait sur elle. « Je voulais être libre. »
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 46 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 288
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le Sam 10 Aoû - 19:52

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra


You know nothing

« La moitié avant. » Une pointe de surprise, d'incrédulité chez Ezra, alors que Werowa acceptait sans rechigner son prix. Surprise qui était devenue de la méfiance. La méfiance semblait régner partout. Elles avaient beau être de la même tribu, avoir partagé l'expérience de l'esclavage, il y avait quand même de la méfiance. Méfiance qui tournait à la paranoïa, de temps en temps, et toute raison était bonne, toute raison était justification : « Je ne te connais pas. » Justification simple, mais qui n'empêchait Werowa de ressentir une pointe d'amertume et de colère. Tout aurait pu être déjà réglé, avec efficacité, mais il fallait qu'Ezra fasse des histoires. Il était légitime de la part de l'esclave de ne pas la croire totalement, Werowa pouvait abuser de son statut, mais elle n'était pas stupide à ce point. La guerrière leva son bock devant sa bouche, mais sans boire de gorgée. Elle garda les yeux fixés sur Ezra, yeux à peine plissés, mais surtout, la laissa parler. Elle ne voulait pas se précipiter. Ne pas confondre vitesse et précipitation. Il fallait laisser l'autre porter ses coups, attendre l'opportunité de frapper, et frapper juste ensuite, frapper au cœur ou non peu importait, mais frapper et atteindre ; prendre son mal en patience, laisser l'autre abattre toutes ses cartes, puis déployer son jeu au moment propice, et remporter la partie. Qu'avait-elle à perdre, à en payer la moitié d'avance ? Néanmoins, cette décision ne la satisfaisait pas. Elle avait un goût acre dans la bouche, rien qu'à l'idée de céder de nouveau. Ça ne lui paraissait pas juste. Elle n'avait aucune garantie du travail d'Ezra, et payer la moitié d'avance, ce serait une bien trop grande avance. Rien ne lui disait que le travail ne serait pas à moitié bâclé. Elle rechignait, de plus en plus, des quatre fers, à payer autant, si tôt. Après tout, la justification d'Ezra fonctionnait dans l'autre sens : elle ne la connaissait pas.

Deuxième affaire qui l'intéressait. Son changement de sujet brutal fit se figer Ezra alors qu'elle reposait son verre, et elle finit le geste avec lenteur. Werowa releva la tête par-dessus son propre verre, très intéressée par sa réponse. Elle vit les yeux d'Ezra se perdre dans les souvenirs, la rancœur dans ses prunelles, et un mélange indéfinissable d'autres émotions. « Tu connais déjà la réponse. » Werowa pencha la tête sur le côté, encore une fois sur sa faim, la réponse d'Ezra qui ne la satisfaisait pas. Ce calme, cette lueur dans les iris, ce sourire, c'était l'expression de quelqu'un qui croyait parfaitement en ce qu'il disait, qu'il savait qu'il avait visé juste et qu'il ne servait à rien de le nier. Mais Werowa ne sentit pas de connivence divine entre elles, la réponse ne lui apparut pas, claire et nette, comme par télépathie. « Je voulais être libre. » Ah ça, cette réponse, pour sûr, elle la connaissait. Elle s'y attendait ; dans un sens, peut-être que oui, elle connaissait la réponse. Mais ce n'était pas suffisant pour elle. Werowa voulait plonger au cœur des raisons, atteindre la compréhension ultime, et Ezra l'abandonnait sur le seuil. Ce qu'elle voulait savoir, c'était pourquoi elle voulait être libre. Elle ne voulait pas s'arrêter à cette réponse, elle voulait creuser derrière, révéler, mettre à découvert un réseau de tunnels, débusquer la taupe pour saisir ce qui lui échappait tant, ce qui lui filait entre les deux, ce qu'elle n'arrivait à cerner.

« Non. Je te paye après, ou pas du tout. » Une première réponse, ferme, solide. Puis une deuxième option qui se formait dans son esprit, une option qui avait besoin d'encore un peu de temps pour mûrir. Passage au deuxième sujet brûlant, pour gagner ce temps, avoir celui nécessaire à la formation nette, acérée de cette deuxième option qui pointait dans son imagination. « Tu parles peu. Je veux savoir plus. » Le retour à une concision extrême, pour répondre à la concision d'Ezra. A croire qu'elle la contaminait, à aligner peu de mots à la suite. Un jeu qui pouvait se retourner contre elle, ce qui ne la dérangeait pas. Retour au premier sujet brûlant, la proposition à présent cristallisée, plus qu'à l'énoncer. Cette fois-ci, Werowa prit son temps, reposa son verre sur la table : « Ou alors... Tu disais pouvoir faire une tunique rapidement. Tu la fais, je la paye, tu fais les autres, je les paye. Sans changement de prix. » Werowa se voyait mal céder à d'autres termes. Si Ezra ne les acceptait pas, les soucis allaient commencer, véritablement commencer, alors que tout avait si bien démarré... Une transaction qui aurait pu se dérouler comme sur des roulettes.
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Ezra Aerys
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le Sam 10 Aoû - 21:21

   
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Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
Une réponse qui venait finalement. Une partie de bras de fer pour dire entamée. « Non. Je te paye après, ou pas du tout. » Grimace qui se dessinait sur mon visage que je réussissais en partie à masquer. Il paraissait désormais plus difficile d'arriver à un compromis. Chacun qui affirmait ses positions, qui se renfermait un peu. Négociation qui prenait un autre tournant. Des arguments qui se valaient de chaque côté alors que personne n'avait réellement confiance. Situation auquel je n'eus réellement le temps de réfléchir.

Et la jeune femme qui reprenait la parole peu après. « Tu parles peu. Je veux savoir plus. » Et ne pouvant soudainement m'empêcher de rire. Rire qui n'était pas de base volontaire mais qui résonnait alors en écho dans la pièce principale de la taverne. « Et je suis celle qui parle peu ?! » Me demandant si elle avait conscience de l'ironie de sa réponse. Un euphémisme. Si je parlais peu alors elle était certainement une tombe. Si soudainement sa langue se déliait un peu plus, il ne restait pas moins que c'était peu de mots qui s'échappaient de sa bouche. Chacun de ses mots était compté comme si elle ne pouvait pas en aligner plus de quatre par phrases. N'étant en train de me moquer mais ne pouvant m'empêcher de rire. Me demandant si pour elle c'était une blague de faire ce genre de réflexion. Une blague un peu incomprise alors qu'il semblait bien que l'hôpital se moquait de la charité. Expression inconnue d'un autre monde mais alors qualifiée. Une plaisanterie alors qu'elle était celle qui parlait le moins et à qui je devais extorquer des réponses. Cette impression qu'elle donnait qu'il lui faudrait extorquer des réponses de force. Ou même plutôt elle ne faisait aucun effort pour donner plus de détails. Sans ces précédentes questions il était certain qu'aucune réponse n'aurait été donnée, que j'aurai pu autant me débrouiller seule pour deviner ce qu'elle attendait de moi au delà de mes talents de couturière. Rire qui s'éteignait alors que je buvais une gorgée de vin comme pour faire passer le mal ou ce bref moment certainement qualifiable d'iconique. Mais il était vrai que je n'avais jusqu'à là parler de moi. Non pas qu'elle m'avait posé des questions. Non pas que je lui en avais posé. Elle voulait en savoir plus mais à moins de vouloir m'arracher des réponses de force, me les extirper de ma bouche, elle ne pouvait m'y obliger à lui répondre, à lui parler. Des réponses ou des explications qu'elle cherchait presque désespérément sans que je ne puisse réellement réussir à comprendre pourquoi ou où elle voulait en venir. N'étant stupide pour ne pas deviner les réponses, les raisons de ma fuite.

« Ou alors... Tu disais pouvoir faire une tunique rapidement. Tu la fais, je la paye, tu fais les autres, je les paye. Sans changement de prix. » « Plutôt je fais la tunique, tu me payes. Tu es satisfaite du résultat alors tu me payes les restantes avant que je ne les fasse. Chacun sera ainsi assuré de la crédibilité de l'autre. » Un marché plus honnête que celui qu'elle venait de me proposer où je pouvais encore passer pour le fou du roi, ou elle pouvait encore me tromper en ne payant pas les commandes restantes. « La première tunique pourra être prête dans la soirée. » Ce qui pouvait être le cas si nous ne sortions trop tardivement de la taverne, voir prête à l'aube si cette conversation se prolongeait. Mais n'ayant pour autant terminer de parler alors que je pouvais encore lire les questions inscrites silencieusement sur son visage. Cet éclat d'avidité dans son regard. Coupe de vin que je portais à mes lèvres pour en boire une gorgée de nouveau pour lui laisser digérer cette contre proposition. Puis parole que je reprenais de nouveau. « Tu parles peu aussi. » Ce qu'elle savait. Ce que je savais aussi. Jeu qui pouvait fonctionner des deux côtés, n'étant l'unique personne qui pouvait distribuer les cartes. Et aimant jouer. Peut être ce signal d'alerte qui m'indiquait que je pourrai de nouveau risquer de me brûler les ailes. Signal d'alerte que j'ignorai pour reprendre la parole. Me penchant légèrement vers elle au-dessus de la table pour reprendre la parole d'un ton conspirateur et séducteur. « Que dirais-tu que je te parle de ma fuite et tu me parles de toi. » Regard qui ne la quittait pas. Main que je posais sur son bras avant de l'enlever aussi rapidement en un éclat de secondes pour lever ma coupe de vin alors que je reprenais la parole. « Et épargnons-nous toutes deux les détails connus de tous. » Des détails de sa vie que je connaissais via les rumeurs sur sa personne. Des détails de ma vie qu'elle avait sans doute aussi entendue parler via les rumeurs, et ce qui ne l'intéressait tant si ce n'était ce point chronologique de ma fuite alors que de mon côté j'étais curieuse d'en connaître plus sur la grande et taciturne Werowa. Clin d'oeil adressée à sa personne alors que je mis à avaler une autre gorgée de vin. Eclat de satisfaction invisible alors qu'une autre négociation commençait là.

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Werowa Sundagger
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le Dim 11 Aoû - 0:04

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Werowa & Ezra


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Une grimace vite contenue, mais qui n'échappa pas au regard d'acier de Werowa. Un sentiment de satisfaction, à voir la déconvenue d'Ezra. Hors de question qu'elle se montre trop gentille avec elle. Et soudain, le rire de l'esclave, qui éclatait, résonnait dans l'auberge et attirait les regards sur elle. Ce fut au tour de Werowa de ne pouvoir contenir un raidissement des traits, une mâchoire crispée, un éclat d'acier encore plus dur dans ses prunelles. Elle cacha de nouveau ses lèvres derrière son bock, puis les y trompa, subitement détendue, un brin amusée. Faire semblant, quand bien même elle ne rêvait que d'effacer ce rire de la gorge d'Ezra, ce sourire de ses traits. Elle n'aimait pas que l'on se moque d'elle. L'ironie la touchait, mais elle ne l'appréciait guère. Surtout lorsqu'on riait à ses dépens. Pourtant, lorsqu'Ezra reposa sa coupe, reporta ses yeux sur elle, elle trouva face à elle une Werowa détendue, mais à l'aura féline, lascive, dangereuse. Il ne fallait plus trop la chercher, à présent. Elle pouvait exploser à tout moment. Elle était un chat, Werowa : elle s'amusait avec vous, vous balançait des coups de griffes, puis vous achevait sauvagement lorsqu'elle en avait assez, lorsque le jeu ne l'amusait plus ; que vous ne l'amusiez plus. Prends garde, petite colombe.

« Plutôt je fais la tunique, tu me payes. Tu es satisfaite du résultat alors tu me payes les restantes avant que je ne les fasse. Chacun sera ainsi assuré de la crédibilité de l'autre. » Werowa avala une gorgée de bière, laissa l'alcool couler dans sa gorge, savoura les quelques notes qu'elle en captait, puis reposa son verre sur la table, et enchaîna aussitôt sur une contre-offre : « Je te paye la moitié de la somme complète après réception de la première tunique. » Une phrase lâchée d'une voix rapide, claire, tranchante autant que la dague qui avait fait sa réputation. Elles allaient bien finir par y arriver, à un moment ou à un autre, non ? « La première tunique pourra être prête dans la soirée. » Werowa resta impassible. Le délai ne l'intéressait pas. Le marché à conclure, bien plus. Au moins, si elle récupérait la tunique dans la soirée, elle aurait quelque chose à se mettre le lendemain. Qu'est-ce que cela ferait du bien, d'avoir du neuf, du frais et du propre sur les épaules... Un regain de fierté qui la ranimerait peut-être un peu, alors qu'elle se trouvait engoncée dans une routine de plus en plus monotone, de plus en plus monocorde. De plus, période de deuil national qui se lançait, chape de plomb étouffante tombée sur la ville. Chape de plomb ; elle n'avait pas de meilleur mot pour décrire ces trois mois qui s'annonçaient. Peut-être à la fin son opinion changerait-elle, mais rien n'était moins sûr.

« Tu parles peu aussi. » Rien de nouveau sous le soleil. Toujours aussi impassible, Werowa avala une nouvelle goulée, et regarda Ezra se pencher vers elle par-dessus la table, une aura nouvelle autour d'elle. Plus séductrice tout à coup, bien plus séductrice, plus secrète aussi, et souvent les deux allaient de pair. « Que dirais-tu que je te parle de ma fuite et tu me parles de toi. » Les yeux sombres de la garde tombèrent sur les doigts doux de l'esclave qui vinrent se poser sur son bras nu, ravivèrent un trouble qu'elle n'avait connu depuis bien longtemps. Bien trop longtemps. Mais aujourd'hui, elle n'était plus la mercenaire indirectement dans la mire de tous, de par sa parenté. Aujourd'hui, elle ne fréquentait plus les bordels, pour faire comme Askaar, et ne bifurquait soudainement plus pour passer la nuit avec un homme pour arrêter les commérages qu'elle sentait venir. Un petit jeu qui, elle le savait bien, aurait été mis au jour à un moment ou à un autre. Plus personne ne s'intéressait à ses nuits, à son lit aujourd'hui. Non pas qu'il y ait grand-chose à raconter. Mais un plaisir qu'elle n'avait plus pris, depuis bien longtemps, longtemps qu'elle n'avait passé la nuit auprès de quelqu'un. Ce qui ne lui manquait pas, à vrai dire. Elle avait passé tellement de nuits seule, dans sa chambre-cellule à l'arène, que des semaines, des mois, des années de plus ne la dérangeaient pas. Un besoin qui n'était peut-être pas si vital après tout. Pas pour elle, en tout cas. « Et épargnons-nous toutes deux les détails connus de tous. » Werowa releva les yeux vers Ezra, qui lui lança un clin d’œil tout aussi aguicheur. Elle resta de marbre, avala une nouvelle gorgée de bière, puis se renversa contre le mur, faisant tourner le bock entre ses doigts, machinalement. Elle devait l'avouer, Ezra l'avait prise au dépourvu. Ce qui était au départ une simple question, elle venait d'en faire une nouvelle question. Un nouveau jeu, entre elles deux, entre elles deux seulement. Mais encore une fois, aucune garantie qu'Ezra garderait le silence. Quoi qu'elle lui demande, Werowa pourrait mentir, Ezra ne le saurait jamais si elle ne voulait pas savoir ce qu'elle pouvait vérifier. Mais elle était fière de qui elle était. Et elle pourrait mettre fin au jeu n'importe quand. « Tu commences. » Un ton abaissé, plus grave qu'auparavant. Honnêtement, Werowa ne savait pas dans quoi elle se lançait. « A me parler de ta fuite. » précisa-t-elle, sentant venir la rebuffade, le retournement de situation et Ezra qui commencerait à lui poser des questions, et non à répondre à la sienne. Un combat qui s'était engagé entre les deux femmes, combat pour asseoir sa domination, bras de fer invisible alors que leurs regards s'accrochaient, se défiaient, de part et d'autre de cette table de taverne sale.
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Ezra Aerys
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le Dim 11 Aoû - 10:35

   
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« Everything has changed. »
« Je te paye la moitié de la somme complète après réception de la première tunique. » Un compromis de trouvé. Un geste de bonne foi de sa part. Une offre que je ne pouvais qu'accepter sans alors rechigner. Un hochement de tête avant de reprendre la parole. « Entendu. » Ne lui serrant pas la main comme j'aurai pu le faire pour conclure une autre affaire. Elle n'accepterait sans doute pas ce geste. Contact physique qu'elle semblait rechigner à avoir comme l'avoir démontrer le ton glacial qu'elle avait pris peu avant. Compromis qui scellait notre négociation. Un compromis qui démontrait qu'elle avait plus confiance en moi que je n'avais confiance en elle. Comme je lui avais dit je ne la connaissais pas. Mais ainsi avec cette somme j'étais assurée de sa bonne foi. J'étais assurée de ne pas me faire duper ni d'encourir le courroux de Roan face à une erreur qui pourrait être commise. Elle qui semblait avoir plus confiance en mes capacités de délivrer les tuniques que moi. Ne sachant qui elle était. Et si ce geste de bonne foi semblait me montrait qu'elle était plus honnête qu'il ne le paraissait, il y avait toujours cette méfiance. Je ne savais rien d'elle. L'impression de me retrouver face à une cliente du bordel pour ainsi dire. Ne connaissant rien de sa vie passée si ce n'était dans son cas les rumeurs qui la décrivaient, rumeurs que j'avais entendu. Il était que logique que je veuille assurer ma sécurité. Des instincts qui revenaient automatiquement que de voir partie de l'argent avant. N'étant pas là pour rien. Ne travaillant pas pour rien. Et dans une forme, être une esclave prostituée au sein du bordée, n'était qu'un autre travail. Informations que je tentais toujours d'obtenir sur mes clients, comme maintenant.

Une proposition qui la prenait au dépourvu. Pouvant le voir de mes propres yeux bien que son visage restait de marbre. Les mouvements qu'elle esquissait ensuite la trahissant. Perdue dans ses pensées pendant un bref moment alors qu'elle s'appuyait contre le mur, jouant avec le bock machinalement. Pouvant voir qu'elle réfléchissait à cette proposition. La recherche de la vérité autant qu'il n'y avait aucune certitude que la vérité sortirait de ma bouche ou de la sienne. Il fallait trier les informations données, tentait de deviner si la personne en face était sincère ou non. Certes, il était plus facile d'obtenir des informations comme l'autre personne succombait au plaisir. Trop occupée pour simplement réellement réfléchir. Les langues qui se déliaient alors. Ce qui ne serait le cas avec elle, si elle acceptait de me donner des informations. N'ayant atteint ce seuil où la confiance existait, où la méfiance disparaissait. Elle qui pouvait toujours refuser mais me doutant que la curiosité, que l'appât serait trop fort. Il y avait trop de joueurs au sein de cette cité, même pour simplement renverser les cartes ou les distribuer pour ne pas vouloir rejoindre la partie en cours, pour ne pas être tenté de participer. Ce que j'attendais, une réponse positive de sa part.

Une réponse positive qui était donnée finalement. « Tu commences. » Soit. Buvant une nouvelle gorgée de vin bien que la teneur du précieux nectar continuait de diminuer au fur à mesure que j'en buvais. Coupe de vin qui pourrait toujours être redemandée. Mais là, c'était un autre art que de jouer avec l'alcool. L'alcool permettant aussi aux langues de se délier. Option envisagée pour plus tard. « A me parler de ta fuite. » Le sujet qui l'intéressait au plus haut point. Revenant dessus comme un chien tenterait de défendre farouchement son os. « Je voulais avoir le choix, voir le monde. Je voulais connaître ce sentiment grisant. » Tout qui n'était pas dit. Passant outre ce sentiment d'étouffement. Ce sentiment de claustrophobie cette chaîne accrochée à ma main. Volonté d'échapper à cette prison dorée. alors que j'étais coincée entre quatre murs. Cette volonté d'échapper à Roan, à Volonté peut être aussi d'échapper à cet amour qui m'enfermait alors que Shanareth m'avait prié de ne pas m'enfuir. Ce que je lui avais promis. Ayant menti. Ayant succombé à ce désir égoïste de partir. Choix incompris. « Pourquoi tu tiens autant à savoir pourquoi je me suis enfuie ? » Des questions faciles. Un début. Des tentatives pour tâter le terrain, pour voir si elle répondrait sincèrement. Toute vérité ne pouvant être dit sans avoir la preuve réellement concrète que l'autre l'était aussi. N'ayant besoin de tout savoir. Pour le moment la vérité qui sortait de ma bouche mais ne sachant si elle avouerait la vérité elle aussi. Voulant savoir si elle parlerait plus ou qu'à demi mot pour voir si je garderai aussi ma langue.
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le Dim 11 Aoû - 23:33

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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You know nothing

Ça y est. Elles étaient enfin parvenues à des compromis, autant sur les tuniques que sur leur curiosité respective. Mais pour avoir des réponses, Werowa allait devoir se mouiller. Elle devait encore déterminée si elle se livrerait, totalement, à demi-mots, ou pas du tout. Le mensonge n'était pas son point fort, loin de là. Au jeu des masques, Werowa était très mauvaise. C'était pour cela qu'elle se taisait tant, qu'elle se cachait tant derrière un visage au mieux impassible, au pire revêche. Ainsi, personne ne venait l'embêter, personne ne venait lui poser de questions, et elle pouvait être tranquille, son esprit pouvait être tranquille, au lieu de s'inquiéter de tout et de rien. Elle savait déjà qu'à chaque réponse qu'elle donnerait à Ezra, elle s'alarmerait de tel choix de mot, se questionnerait constamment pour savoir si elle avait fait le bon choix, utilisé le bon synonyme parmi tout le dictionnaire, si l'intonation était la bonne, car l'intonation en disait beaucoup aussi. Une pointe d'amertume pouvait révéler plus sur elle que n'importe quoi d'autre. Mais ce dont elle avait surtout peur, Werowa, c'était de dévoiler cette ambition qui l'habitait. C'était cette peur qui la poussait à fermer sa gueule, et rien d'autre. Vraiment, quand on y réfléchissait, il était étrange que la peur puisse délier les langues, alors qu'elle avait tendance à rendre incapable de parler autrement. Vraiment, étonnant. Il y avait d'autres moyens de faire parler. L'alcool, et Werowa vit dans les yeux d'Ezra qu'elle pensait à la même chose. Dommage pour l'esclave : elle tenait plutôt bien l'alcool, et ne comptait pas se ruiner en bière et en vin juste pour les beaux yeux de son adversaire. Elle n'allait pas lui rendre la tâche facile, loin de là. Mais elle se prêterait au jeu, également. Un équilibre fragile à conserver, et chaque mot serait pesé avec soin, l'intensité et l'honnêteté de sa réaction jaugés avant de transparaître, forcément faussés donc.

« Je voulais avoir le choix, voir le monde. Je voulais connaître ce sentiment grisant. » La partie était commencée. Les premiers dés jetés, et Werowa en obtenait déjà un peu plus. Il faudrait arracher les réponses à Ezra, comme il faudrait lui arracher les réponses à elle aussi. Donnant-donnant, mais peu était donné, alors sensation de rester sur sa faim, encore. Cela semblait être une constante, avec Ezra. Le jeu n'en était que plus attractif. Werowa but une gorgée de sa bière, son bock se vidait à petites gorgées. Elle faisait durer, parce qu'elle n'aimait pas se précipiter. Ne toujours pas confondre vitesse et précipitation. Alors la mercenaire déchue prit le temps d'engranger l'information, sans vraiment partager l'émotion d'Ezra. Ses voyages, ils lui paraissaient bien lointains à présent, bien futiles aussi. Il faisait mieux rester dans la cité, au moins, elle ne manquait de rien. Si on savait où chercher et à qui s'adresser, bien entendu, sinon on se retrouvait à court de tuniques acceptables, mais, bref, globalement, elles avaient tout ce qui leur fallait. Bien sûr, elle comprenait. Fut un temps, quand elle était jeune, elle n'avait qu'une hâte, c'était de découvrir le monde. Sortir, enfin, des vignes paternelles et des jupons maternels, disparaître derrière les dunes, s'abreuver aux oasis. Son chameau, son fouet, son or, elle avait tout perdu à sa déchéance. Y compris son goût du grand air, de l'air libre, des journées à dos de camélidé et sous le soleil de plomb. Un sentiment grisant ? Plutôt un sentiment cuisant. « Jusqu'où tu es allée ? » Werowa, elle, s'était dangereusement approchée de la tribu naori. Pas la plus lointaine, pour sûr, mais la forêt l'angoissait follement. Penser qu'il y avait des sentinelles, partout dans les arbres, derrière les buissons, qui les visaient de leurs arcs tendus et de leurs flèches acérées, ou de leur sarbacane silencieuse et de leurs fléchettes empoisonnées, elle en avait encore les muscles qui se raidissaient d'instinct. La forêt, elle avait détesté. Mais elle avait fait avec, pour remplir cette mission dont personne ne savait rien. Elle ne doutait pas qu'Ezra finirait par lui poser des questions dessus, si ce n'était pas déjà sa première question. Elle n'était pas prête d'avoir la réponse, le scoop que tous attendaient cependant.

« Pourquoi tu tiens autant à savoir pourquoi je me suis enfuie ? » Une autre question lui fut posée cependant, une autre question à la réponse bien plus complexe. Werowa prit le temps d'y réfléchir, trempa ses lèvres dans sa boisson sans rien boire cependant, puis reposa le verre sur la table sans y avoir touché. « Je ne sais pas. Je suppose que j'essaie de comprendre. » Pas sûr qu'elle puisse, cependant. Une idée qui ne lui avait jamais traversé l'esprit : s'enfuir, pour quoi faire ? Se faire rattraper, se faire tuer ? Retourner dans l'arène ? Quand bien même elle y avait survécu, quand bien même elle y avait brillé, un deuxième séjour dans l'arène lui serait fatal. Elle n'en sortirait plus, si elle devait y remettre les pieds. Aucun maître ne voudrait d'une esclave qui serait condamnée une deuxième fois, pour avoir failli de nouveau. C'est de la graine à soucis, ça. Stupidité, insubordination, peu importait, plus personne ne voudrait d'elle, et sortir de l'arène par les combats une deuxième fois... ce serait trop demander à la chance et à la famille royale. Impossible, vraiment. Werowa était même surprise que Roan ait repris Ezra, mais ça, elle ne le dit pas. Ce n'était pas ses affaires. Et s'il lui trouvait encore des attraits, s'il lui faisait encore confiance, grand bien lui fasse. Werowa avait considéré d'acheter une esclave, lorsqu'elle était mercenaire. Aujourd'hui, ce n'était plus à l'ordre du jour... Les seuls moments où elle assistait à une vente, c'était pour surveiller la foule. Certains citoyens s'écharpaient autour des beaux yeux d'une acquisition, et il fallait les séparer. Dans ces moments-là, les yeux de Werowa restaient fixés sur la foule, et non sur les corps à vendre. Un jour, peut-être, tournerait-elle les yeux. Un jour, peut-être, ne serait-elle plus seule dans sa maison spartiate. Un jour, peut-être, laisserait-elle quelqu'un d'autre acheter sa garde-robe.
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Ezra Aerys
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le Lun 12 Aoû - 11:22

   
You know nothing
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« Everything has changed. »
Son tour aussi de poser une question. « Jusqu'où tu es allée ? » « L'océan. » Etant allée jusqu'à l'étendue d'eau. N'étant pas allée au-delà du campement des 100 ou de l'odyssée, ne m'étant pas dirigée vers ce point. Au lieu de cela, j'avais continuer ma route non pas tant vers l'ouest que vers le nord ouest. Rejoignant la tribu des calusas. Tribu alors détruite. Tribu que je ne comptais néanmoins mentionner. Elle n'était pas mon amie. Certains au coeur de la cité qui m'avaient aidé à fuir. M'ayant aidé alors que j'avais obtenu provision, un pécule d'or supplémentaire à celui déjà assemblé. Certains ayant été usés. Leur aide qui avait été usée indirectement. Leur main forcée quand ils avaient eu le dos tourné. Du moins Shanareth s'en était rendue compte après tout. Mais si d'autres m'avaient aidé dans mon périple en dehors de la cité, au coeur de la forêt sombre, je ne comptais pour autant trahir leurs noms. J'avais été châtiée officiellement certes. Mais rien ne laissait présager que si leurs prénoms étaient dévoilées, ils ne deviendraient pas à leur tour des cibles. Rien ne laissait présager qu'ils ne subiraient pas le même courroux qui s'était abattu sur moi. Il n'était pour rien que là-bas au-delà de ces murs, je n'avais pas mentionné ma tribu d'origine. Des mesures de sécurité que je m'étais forcée à respecter, que je m'étais efforcée de mettre au point. Des mesures tant pour assurer ma sécurité que la leur. Il n'y avait seulement des membres d'autres tribus que j'avais rencontré, il y avait des visages familiers comme celui d'Arméthyse toujours en fuite autant qu'Eirik. Il y avait d'autres grounders que j'avais rencontrés, qui m'avaient plus aidés que n'importe qui, m'ayant aidé à retrouver le sourire. Mais d'autres liens j'en avais créé avec ceux venus du ciel. Skaikru. Peuple qui était détesté par le mien. Des lèvres closes. Ayant rencontrés ceux venus du ciel non seulement dans la forêt mais aussi là-bas près de l'océan. Ultime barrière que je n'avais franchie bien que tentée. Silhouette aux cheveux bruns qui se dessinait dans mon esprit. Le prénom de Maori qui glissait dans mon esprit. Des marques laissées sur ma peau, dans mon esprit. Ayant sans doute acquis plus que n'importe qui en me rendant jusqu'à là-bas. L'océan qui m'avait rendu le sourire et qui avait doucement éloigné la douleur, les souvenirs de retrouvailles plus tourmentées. L'océan face auquel on ne pouvait qu'être fasciné, captivé. Moment et rencontre rendue des plus magiques. Regard presque perdue dans la vague alors que je repensais à la morsure froide et aux caresses de braise. Frisson parcourant mon échine.

Et mon regard qui s'ancrait de nouveau dans la réalité quand ce fut à mon tour de lui poser des questions, ou du moins une. « Je ne sais pas. Je suppose que j'essaie de comprendre. » Note de sincérité dans sa voix. Presque ses sourcils qui s'étaient froncés. Elle semblait pensive, presque intriguée. Comme si elle ne savait pas réellement pourquoi elle tenait tant à savoir. Paraissant trop déterminée pour me faire croire qu'elle voulait fuir. Ne pensant pas qu'elle puisse vouloir fuir. Elle n'avait pas acquis une telle renommée, n'avait pas tant évoluée au sein de la cité rahjak au coeur de l'arène si ce n'était après pour juste rechercher la déchéance. L'avidité courant sans doute dans ses veines. Ayant gagner combat après combat selon les rumeurs pour finalement s'extirper du sable et du sang, pour finalement devenir garde. Doutant qu'elle puisse juste vouloir s'arrêter là et penser à fuir, à connaître tel châtiment. Question que je savais qu'il était mon tour de poser mais que je ne posais pas. Réponse qui serait sans doute négative et ne comptant pas perdre cette opportunité. Question qu'il était préférable de choisir avec soin alors que chaque mot donné restait un mot donné au comptant. Chacune économisant sa salive. Mystère accru des deux côtés. Chacune qui tentait de comprendre l'autre. Comme un chien sur une piste qui ne pourrait juste faire demi-tour, odeur du gibier senti et piège qui devait se renfermer dessus. « Que recherches-tu pour toi dans la cité ? » Curieuse d'en connaître plus sur ses intentions. Chacun qui avait des désirs cachés, profonds. Parfois des désirs qui se matérialisaient sous la forme de fantasmes. Certains plus aptes à avouer la vérité recherchée tandis que d'autres cachaient leur avidité pour la gloire, le trône avec soin. Des secrets que j'étais curieuse de découvrir.

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le Lun 12 Aoû - 14:39

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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« L'océan. » Une réponse rapide, très rapide. Sortie tout de suite, Ezra n'avait même pas eu à réfléchir, tant cela était ancré en elle. Werowa releva les yeux vers elle, et ne dit rien, presque estomaquée. L'océan... Un mot, un monde, sans contenance pour elle, sans signification à ses yeux. Elle ne pouvait que vaguement imaginer ce qu'était un océan, il lui était impossible d'avoir une image précise en tête. Si ce n'est des esquisses, des œuvres vues, des vagues tracées à l'encre de Chine, d'un beau bleu turquoise, mais rien de plus. Lieu hors de sa compréhension, comme tout le reste peut-être. De l'eau, elle en avait vu, bien entendu. Des oasis, principalement, l'eau or bleu de leur tribu, denrée rare et plus que nécessaire, vitale. Elle ne pouvait concevoir une étendue d'eau à l'infini, d'autant plus une étendue d'eau imbuvable. Quel était l'intérêt, de mettre tant d'eau à disposition, sans qu'on ne puisse la boire ? Il n'y en avait clairement aucun pour elle. Alors pourquoi aller jusque là-bas ? Ils ne savaient pas nager, l'eau n'était pas leur élément. Pourquoi être allée jusque là-bas, dans un endroit qui deviendrait forcément une impasse pour elle ? Elle ne pouvait échapper aux mercenaires toute sa vie. A quoi bon s'enfuir alors, lorsqu'on savait que le couperet nous rattraperait toujours, que le fouet nous brûlerait toujours le dos, et que les chaînes encercleraient toujours nos poignets ? Illusion, chimère, vanité que de croire à la liberté hors de cette cité. Toute la liberté, elle était ici. « Que recherches-tu pour toi dans la cité ? » Voilà, c'était cela, exactement cela. « La liberté. » C'était la liberté qu'elle cherchait. Werowa n'avait même pas pris le temps d'y réfléchir non plus, de peser ses mots : cette réponse était ancrée en elle, comme l'océan était ancré en Ezra. Comment pouvait-on avoir une opinion si différente de la liberté ? Pour l'une, elle consistait à courir le monde ; pour l'autre, à rester là où tout lui était permis. Certes, elle avait des règles à suivre, mais aucune n'était assez contraignante pour la pousser à partir. C'était bien peu  à payer, tout bien considéré. Elle n'avait pas à chasser, pas à chercher un cours d'eau pour boire, pas à faire attention où poser ses pas. Il lui suffisait de vivre, tout simplement, et c'était ça, la véritable liberté. Vivre. Pas survivre. Elle avait attendu son temps, pour vivre. Des années d'esclavage, mais elle n'avait jamais perdu l'espoir de d'être affranchie. Et même si elle ne l'avait jamais été, eh bien tant pis, elle aurait vécu quand même. Vivre, à la limite de ses moyens, faire avec ce qu'on avait, avec ce qu'on était, puisque bien souvent notre destinée n'était pas de notre ressort. Aujourd'hui, si, elle en était maître. Ce qu'elle ne comprenait pas, au final, chez Ezra, c'était pourquoi elle s'échinait à se rebeller alors que, tel un serpent tapi au soleil, il lui suffisait d'attendre son heure, alors que chaque pointe d'insolence dans son regard éloignait chaque perspective de liberté pour elle. « A quoi ça te sert, de te rebeller ? » C'était définitivement la question qui lui brûlait les lèvres, celle au centre de son attention et le cœur de son incompréhension. Werowa était plus une lionne, cachée dans les herbes, dans l'attente du moment propice pour bondir et arracher sa proie, quelle qu'elle soit. Antilope, liberté, promotion, la chasse était la même. L'attente, le kairos à saisir par les cheveux, la Réussite qui lui souriait. La chance sourit aux audacieux ; la réussite sourit aux précautionneux. On en revenait toujours à la même rengaine, au même mantra, leitmotiv régulier et pour l'instant intact, mode de vie et mode de pensée qui avait fait ses preuves et continuait de les faire chaque jour de plus qu'elle passait libre. Dans sa cité.
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le Lun 12 Aoû - 18:27

   
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« Everything has changed. »
Bien entendu, je ne pouvais que me demander ce qu'elle recherchait. Réponse auquel je ne m'attendais pas venant de sa part. Cette exacte même réponse que j'avais rejeté quelques plutôt. Idée que j'avais évincé qu'elle puisse chercher la même chose que moi. Idée évincée qu'elle puisse vouloir même s'évader de cette prison pour faire ses propres choix, qu'elle puisse vouloir briser les barreaux la retenant prisonnière, briser cette chaîne qui accrochait à son poignet l'empêchait de bouger. « La liberté. » Mon regard qui trahissait ma stupeur. Surprise qui se lisait sur mon visage bien que je reprenais autant rapidement contenance. Clignant des yeux alors que je la regardais de nouveau. Il paraissait difficile de croire qu'elle puisse vouloir la même chose que moi. Du moins, si elle le voulait alors sa définition de la liberté était différente.

Liberté entrevue différemment. Rire nerveux qui résonnait alors en écho. « Alors quoi tu attends ton heure, ton affranchissement ?! » Note de sarcasme. Sa conception de la liberté. Attendre de recevoir cet honneur. L'affranchissement. Option qui n'en n'avait jamais été réellement une à vrai dire. Option qui n'avait jamais traversé mon esprit. N'y ayant jamais pensé concrètement, réellement. Ne croyant pas au système. Ne croyant pas pouvoir attendre et attendre mon heure. Heure qui ne pouvait jamais arriver. Il n'y avait pas de certitude d'être affranchie. Il n'y avait pas de certitude de pouvoir devenir complètement libre. Si la relation avec son maître était profitable alors peut être que l'option était envisageable après un rachat. Peut être. Non, cette option je l'avais repoussé, je l'avais rejeté de mon esprit. Un potentiel affranchissement qui était signe d'espoir. Espoir qu'il n'était bon d'avoir au sein de la cité. L'espoir qui était signe de déception, d'abandon. Combien de fois j'avais espéré être délivré, combien de fois j'avais espéré le retour de mes parents, de sortir de là. Personne n'était jamais venu. Le chevalier sur son cheval blanc qui venait sauver la princesse était un mythe. S'il était possible d'espérer, l'affranchissement n'avait jamais paru être une option. Option définitivement non imaginé aux côtés de Basile et au bordel, le seul moyen que j'avais entrevu pour sortir de là avait été d'accumuler richesse et trouver un pigeon. Mais le pigeon à proprement parler était mort dans une bagarre. Espoir envolé. Espoir qui avait laissé un goût amer en bouche autant que ce premier échec, cette première fois rattrapée. L'espoir de fuir il avait toujours été là, toujours entretenu. Mais concernant celui de l'affranchissement, j'avais simplement claqué une porte à son nez. Pensée impensable aux côtés de Roan. Et bien que notre relation avait évolué, cette option n'était toujours pas de la partie. Conscience que c'était peut être de l'entêtement ou de la peur. La peur que ce soit trop beau pour être vrai. La peur qu'attendre ne soit que synonyme de douleur. Ce qui aurait pu ne pas être le cas si je ne m'étais pas enfuie alors qu'en secret, finalement dévoilé, Ariane avait prévu de me racheter à Roan, de m'affranchir par la suite. Espoir autant envolé. Et ayant laissé des plumes lors de cette fuite. Mais liberté qui n'avait non plus été envisagée au sein de la cité rahjak si ce n'était aux extérieurs du mur. Certes, en tant que possible marchand si affranchi, il aurait été facile de voyager, mais à quoi bon espérer vainement. Alors de nouveau, l'idée était rejetée aussi simplement que cela pour ne pas souffrir un peu plus.

Idée qui lui tenait elle à coeur alors qu'il était certain que docilement elle attendait son heure. Espérant sans doute être délivrée de son fardeau, de son rôle, devenir un citoyen libre. Citoyen libre que je ne pourrai sans doute jamais être en vue de mes antécédents. Ce qui pouvait toujours être possible pour elle, mais les probabilités étaient minimes. Ne me faisant pas idée. N'ayant pas d'espérance pour elle alors qu'aux yeux de la population, en dépit de ses compétences en combat, elle restait aussi une mercenaire déchue. Sans doute pour cela qu'ils la gardaient d'ailleurs, pour ses compétences qui faisaient d'elle encore une femme utile. Cela et sans doute aussi sa capacité à procréer. L'un des objectifs de l'espèce humaine, peut être un des premiers aussi que de produire une nouvelle génération. Ne doutant que ce sujet ne l'intéressait pas, non que je pouvais alors la voir avec qui que ce soit. Enfant qui n'était né, que je n'avais non plus procréer bien que parfois dans des rares moments je pouvais entendre les échos des rires des enfants. Instinct maternel qui existait que ce soit au sein de l'atelier, si ce n'était là dans la cité alors que je veillais sur Lion. Tenant à lui. Et note d'amertume à ce sujet que je tentais d'effacer en buvant une gorgée de vin. Goût plus difficile en bouche.

« A quoi ça te sert, de te rebeller ? » Une excellente question. Ne faisant cela pour les châtiments qui venaient ensuite, pour totalement la défiance. Il était toujours amusant de voir l'autre devenir chèvre, de voir la colère se peindre sur ses traits, d'avoir ce sentiment de pouvoir. Insolence comme arme, comme défense pour cacher la peine. Mais ne me rebellant pas réellement pour cette raison qu'une autre, plus simple. « A être moi-même. » Le cas. Ne pouvant prétendre succomber à la norme, jouer au parfait soldat comme elle, ne pouvant prétendre m'habituer à cette vie quand une partie de moi haïssait la cité. Relation d'amour et de haine qui ne rendait pas la tâche aisée. « N'es-tu pas fatiguée de rentrer dans un moule ? » Me demandant si un jour elle se laissait réellement à être elle-même ou si elle continuait d'entretenir par principe cette façade maussade. Me demandant si elle savait réellement qui elle était ou ce qu'elle aimait. Me demandant si elle ne suivait pas tous ces principes à raison du moule dans laquelle elle avait voulu entrer. Voulant être moi-même. Une recherche constante qui n'était pas totalement terminée.
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le Mar 13 Aoû - 19:09

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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« Alors quoi tu attends ton heure, ton affranchissement ?! » Un sourire éclaircit les traits de Werowa, alors qu'au contraire le rire d'Ezra était mauvais. Sans le savoir, de ce ton sardonique et incrédule, elle avait touché au cœur des raisons de Werowa. Cette dernière ne répondit pas, pas encore, elle la laissa se calmer, laissa le sarcasme se dissiper, se diluer dans l'air. Une nouvelle gorgée de bière, puis la guerrière se redressa, et fit signe au tavernier de venir les resservir. Non pas qu'elle souhaitait se saouler, ou saouler Ezra, mais parce que cette conversation était bien trop prenante pour l'arrêter aussi sec, alors qu'elles commençaient seulement à se dévoiler. Tandis qu'Ezra réfléchissait sérieusement à l'affranchissement, Werowa l'ausculta de ses yeux amusés. Elle vit son air se renfrogner et s'assombrir au fur et à mesure qu'elle avançait dans ses réflexions, jusqu'à ce qu'elle boive une nouvelle gorgée de vin. Boire pour oublier, littéralement. Werowa, elle, laissa ses lèvres posées sur le rebord de son verre, la laissa se noyer brièvement dans l'alcool. A présent, c'était Ezra la plus sombre des deux, alors qu'elle répondait à la seconde question, avec brièveté. Une Werowa bis, pendant quelques instants. « A être moi-même. » Une réponse fort intéressante. Comme si Ezra ne se définissait que dans l'adversité. Si elle était elle-même dans ces moments-là, alors qu'est-ce que cela faisait d'elle ? L'Insolence incarnée ? Même si cela ne transparaissait pas, Werowa avait été blessée par la méchanceté dans la voix d'Ezra. Dans ces cas-là, elle avait tendance à être mauvaise elle aussi. « N'es-tu pas fatiguée de rentrer dans un moule ? » Méchanceté qui continuait, ton acerbe et piquant. Werowa resta de marbre, quand bien même elle s'insurgea intérieurement d'être comparée à un mouton de Panurge. Puis une réflexion plus profonde s'enclencha, et Ezra ne pouvait le savoir, mais elle ne pouvait pas rentrer dans le moule rahjak. Pas complètement, et c'était peut-être ce pour quoi elle était d'autant plus dévouée à sa tribu. Pour mieux se faire accepter, se faire accepter malgré ses différences, ses opinions divergentes.

« Ezra, l'interpella-t-elle d'une voix douce, c'est exactement ça. J'ai attendu mon heure, et j'ai obtenu mon affranchissement. Combat après combat, je n'avais que cette... ambition, et je l'ai atteinte. Ça te paraît peut-être inconcevable, mais ça a marché, et j'en suis la preuve vivante. » C'était plus de mots qu'elle n'avait dû lâcher en deux ans de femme libre ou en sept de femme esclave. Quelle chanceuse, cette Ezra. Pour appuyer ses dires, Werowa dégagea ses cheveux de sa nuque, et tourna sur son banc, pour lui montrer la chaîne devenue soleil à la naissance de ses épaules. Vision brève, presque une illusion, puis elle cessa de retenir ses cheveux, et se replaça face à face avec l'esclave, reprit la parole d'une voix toujours aussi douce, quoique plus amusée : « Mercenaire déchue, esclave gladiatrice, qui plus est affranchie... Tu appelles ça un moule toi ? » Et encore, s'il n'y avait que ça. D'affranchie à esclave, il n'y avait qu'un pas, et c'était la distance qui les séparait. Une simple table entre elles, mais qui lui parut soudain devenir un gouffre indépassable, une barrière infranchissable, et elles étaient condamnées à se regarder en chiens de faïence de chaque côté. Comme deux mondes irréconciliables. Mais Werowa avait fait ce pas. Un petit pas, un grand pas aussi : dérisoire, tant la cérémonie avait paru facile, mais aussi difficile, si difficile à obtenir, chemin tortueux avant de franchir la ligne d'arrivée. « Comment ils étaient les... étrangers ? » demanda-t-elle enfin, ponctuant le dernier mot d'un geste vague de la main. Reprise du jeu, relance des dés. Retour à des questions plus basiques, plus ordinaires. Curiosité plus dévoilée, alors que ce n'était pas ce qui l'intéressait le plus. Une conversation constituée de hauts et de bas, de soudains pics et de subites chutes, de falaises et de précipices. Encore un chemin tortueux à parcourir, même si l'enjeu, Werowa ne le connaissait pas, elle ne savait pas où elle aboutirait. Il n'y avait pas d'arrivée claire, nette, définie, il fallait juste avancer laborieusement et pagayer indolemment, et ce n'était pas tant l'arrivée que l'avancée qui était le but-même du voyage. L'arrivée qui était l'avancée, était-ce même possible ça ?
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le Mer 14 Aoû - 13:40

   
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« Everything has changed. »
Elle ne répondit de suite. Et si je m'attendais à être défiée, à ce qu'elle en vienne à me remettre en place, là ne fut le cas. Au contraire ce fut d'un ton doux qu'elle reprenait la parole pour m'interrompre ou pour me répondre. « Ezra, c'est exactement ça. J'ai attendu mon heure, et j'ai obtenu mon affranchissement. Combat après combat, je n'avais que cette... ambition, et je l'ai atteinte. Ça te paraît peut-être inconcevable, mais ça a marché, et j'en suis la preuve vivante. » Et en effet, elle l'était libre alors que j'étais toujours enfermée. Me laissant sonner face à ses mots alors que de nouveau tout se mélangeait, que les voix devenaient plus fortes, tourbillonnant au coeur de mon esprit. Manquant de prendre ma tête entre mes mains. Comme si soudainement il y avait trop de bruit, qu'il faisait trop chaud dans la pièce. L'impression de commencer à manquer d'oxygène, à ne plus réussir à respirer. La mercenaire déchue, l'esclave affranchie qui m'assenait des vérités à la figure, me dévoilant sa réussite là où j'avais échoué, là où je m'étais retrouvée au même point de dé part. « Mercenaire déchue, esclave gladiatrice, qui plus est affranchie... Tu appelles ça un moule toi ? » Goût amer du vin qui me brûlait soudainement la gorge. Et en reprenant pourtant une gorgée. Sensation de brûlure au fond de mon gosier alors que mon regard se faisait plus vague. Mots que j'entendis à peine. Il n'y avait de moule, si ce n'était qu'elle ne faisait rien pour changer le système. Système qu'elle avait accepté dont elle avait profité en suivant les règles pas à pas. Ce qui ne semblait la déranger. Système accepté alors qu'elle avait réussi ce qu'elle voulait. Consciente que toute idée d'injustice avancée elle les balayerait de sa main. Système qui lui avait aussi permis de devenir plus forte, de gagner en puissance. Ne semblant avoir été marquée par ces épreuves alors qu'à chaque fois elle en était sortie affermie. A chaque fois elle en était sortie plus forte. Moment de réflexion où je me retrouvais toujours au même poing, non libre mais toujours déchue. Toujours en servitude. Lumière qui vacillait alors que les ombres semblaient plus pesantes, plus étouffantes le long des murs. Une coupe devenue vide qui ne pouvait me sauver. L'alcool dans lequel je ne pouvais alors me noyer comme d'autres l'auraient faits, comme Roan l'avait déjà fait. L'ayant déjà retrouvé au coeur de cette même taverne ivre mort. Mais alors que certains évoluaient, d'autres faiblissaient.

Nouvelle question qu'elle posait que j'entendis à peine. « Comment ils étaient les... étrangers ? » Ayant proposé ce jeu. La curiosité là mais soudainement cette curiosité elle était toute éteinte alors que la sienne étincelait, alors qu'elle continuait son chemin, la partie sans remarquer le changement sur mes traits. Réponses que je ne lui donnais non plus alors que soudainement je me levais. Sentiment d'oppression, que les murs rétrécissaient que je voulais faire taire. Chaise repoussée vivement alors que je faisais demi-tour pour me diriger vers la porte. Certains bousculés au passage mais regard noyé. Regard brûlant face à l'éclat soudain du soleil. Journée qui continuait de se dérouler à l'extérieur sans préoccupation intérieure. M'échappant de l'entrée de la taverne pour continuer dans la ruelle, un peu plus loin. Tournant pour échapper à ceux qui se pressaient autour des précédentes échoppes pour finalement m'arrêter le long d'un mur. Tête qui tournait. Tentant de respirer plus doucement. Consciente que je partais à la dérive alors que soudainement tous mes échecs s'affichaient devant mes yeux. Partie qu'elle avait gagné sans peut être même le prédire, sans s'en rendre compte alors que ses mots me trottaient en tête. Respiration que je n'arrivais totalement à reprendre. Main que j'appuyais contre mon coeur comme ci le silence pouvait retentir. Mais le silence n'était pas, emportée dans ce tourbillon. Ce qui faisait le plus mal était que chaque mot qu'elle avait prononcé était la vérité, était des coups de poignard se plantant dans mon dos. Un rappel que si j'avais attendu, Ariane m'aurait affranchi, que je n'aurai perdu Shanareth, que je n'en serais là, la mine défaite, des orteils en moins et plus de cicatrices. Mais ne la haïssant alors pas tant que je me haïssais moi-même. Stupidité et colère et tristesse. Tout se mélangeant dans un cocktail dangereux.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 46 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 288
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le Mer 14 Aoû - 18:00

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra


You know nothing

Werowa fronça les sourcils, à peine, lorsqu'elle se rendit compte qu'Ezra ne lui répondait pas. Cette dernière semblait suffoquer, la tête baissée, les yeux plongés dans le grain de la table, comme si elle cherchait à s'y perdre. Elle salivait, avalait sa salive, et Werowa ne pouvait que deviner qu'une bile amère envahissait sa bouche et sa gorge. C'était tout juste si elle ne voyait pas les agitations de son âme. Des agitations qui pouvaient se traduire en tremblements, en pâleur extrême, mais ce ne fut pas le cas avez Ezra, malgré ses lèvres pincées, malgré une sorte de détresse blessée qui émanait d'elle. Subitement, Werowa se retrouva seule à sa table, face à une chaise vide. Le temps de capturer un jupon voletant du regard, et la porte se refermait déjà derrière l'esclave. Surprise, Werowa ne s'attendait pas à provoquer une telle réaction. Une prise de conscience subite, de la part d'EZra, douloureuse aussi, alors qu'elle avait été estomaquée par... par quoi, d'ailleurs ? Par une telle simplicité, par la simplicité d'une telle vérité, que l'attente portait ses fruits ? Chose qui ne lui était jamais venue à l'esprit avant, qu'elle n'avait jamais réalisée ? Comme une perspective nouvelle, sur toute sa vie, sur toutes ses actions passées, point de vue plongeant droit dans l'abîme. Mise en regard de mauvaises décisions, peut-être, aussi. Mais en attendant, Werowa se retrouvait seule, abandonnée, laissée pour compte face au tavernier qui venait leur déposer leurs commandes. Un instant, la guerrière hésita à faire preuve de mauvaise foi, à dire qu'elle n'avait rien commandé, puis, avec un soupir, elle sortit de sa bourse toujours cachée les pièces d'or nécessaires, et paya. Elle avala son verre d'une goulée – elle avait une bonne descente, mine de rien – puis finit également le verre d'Ezra, bien que le vin ne soit pas sa boisson préférée. Un goût trop amer pour elle, littéralement et métaphoriquement.

Puis Werowa se leva également, fit le tour de la table pour récupérer les affaires abandonnées par Ezra derrière elle, se sentit stupide en les portant, clairement peu habituée et pas adaptée pour ce faire. Néanmoins, elle traversa la pièce dans l'autre sens, ouvrit la porte, et sortit. Un nouveau soupir lui échappa. Comment était-elle censée retrouver Ezra maintenant ? Elle ne serait pas étonnée que l'esclave se soit lancée dans une course éperdue dans les rues, dans une vaine tentative de laisser ses pensées derrière elle. Pourtant, ce fut dans une ruelle adjacente, appuyée contre un mur, que Werowa la trouva. Une main sur le cœur, la respiration courte. Werowa s'approcha doucement, silencieusement, féline et souple sur le sol poussiéreux de sable. Elle posa la besace d'Ezra au sol, et alla s'adosser au mur en face d'elle, les bras croisés. En silence, comme toujours, elle attendit que l'esclave se soit calmée. Cela pouvait prendre plus ou moins longtemps, elle le savait. Mais elle était déterminée à rester jusqu'à ce que sa respiration se soit régularisée, jusqu'à ce que cette main soit redescendue le long de son corps, et jusqu'à ce qu'elle se soit redressée pour planter son regard dans le sien. La voir dans cet état, qu'est-ce que ça lui faisait ? Rien. Une pointe de satisfaction peut-être, de voir qu'elle avait raison après tout. « J'ai toujours trouvé le vin trop amer. » déclara-t-elle d'une voix légère au bout de quelques minutes de silence. Une pointe d'amusement dans sa voix, qui pouvait déclencher un rire, ou un éclat de colère de la part d'Ezra. Et Werowa, curieuse de savoir ce qu'elle allait faire, si elle allait de nouveau avoir à affronter sa colère et sa rancœur, ou si elle aurait droit à une nouvelle facette d'elle. Une femme qui s'était révélée fragile finalement, lorsqu'elle était mise face à ses quatre vérités, chamboulée lorsque ses torts lui étaient révélés. Et pour l'instant, incapable de les affronter.
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Ezra Aerys
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le Mer 14 Aoû - 21:36

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
Tentative de prendre une respiration. Tentative de calmer les battements de mon coeur. Des battements de coeur qui ne réussissaient à se calmer. Point de tournure au moment où elle avait asséné cette vérité en tête. L'impression de cet échec, l'impression d'avoir soudainement échoué. Affranchissement que je n'avais considéré mais du temps gagnait, des sacrifices qui avaient été faits. Le poids qui semblait peser plus lourd. Le fardeau qui semblait peser plus lourd sur mes épaules. Tout qui s'emmêlait dans mon esprit. Les visages qui s'emmêlaient dans ma tête. Les moments et les choix réalisés, les conséquences qui avaient eu lieu. Respiration que je ne réussissais à retrouver tranquillement. Respiration qui avait du mal à trouver sa régulation bien que je tentais d'inspirer et d'expirer calmement. Tentant de me rappeler des méthodes que j'utilisais avant d'être partie pour me calmer quand la noirceur semblait trop oppressante. Tout qui semblait trop oppressant alors. Battements de coeur qui résonnaient frénétiquement dans ma poitrine, contre cette paroi. Légère larme qui avait commencé à couler le long de mes joues. Ne m'étant pas rendue compte à quel moment je m'étais mise à trembler. Ne m'étant pas rendue compte à quel moment tout était ressorti. Masque qui s'effritait alors. Masque qui s'effritait. Moins souvent qu'avant. Moins souvent depuis la fuite, autant que j'avais pu plonger dans ces jours plus obscurs au début. L'équilibre ayant été retrouvé par la suite finalement. Equilibre retrouvé depuis ce retour brutal à la cité. Même la relation avec Roan s'étant améliorée. Et d'un coup le masque s'effritait de nouveau, en plus en face d'elle. Ce qui faisait peut être mal aussi qu'elle ait pu voir ce masque tombait, qu'elle ait assisté à cette scène. Ayant sans doute préféré que cela se produise loin de ses regards. Espérant qu'elle se soit contenté sur son verre, qu'elle soit restée là-bas. Mais n'ayant pas non plus le temps de me focaliser sur elle. Toutefois je n'avais pas non plus le choix alors que les pas venaient dans ma direction.

Mon visage qui était toujours baissé, le dos appuyé contre le mur alors qu'elle s'approchait. Un silence toujours là alors que je continuais de tenter de retrouver ma respiration. Respiration que je continuais de tenter retrouver tout en sachant qu'elle était désormais là. Sa présence qui était toujours là, à mes côtés bien qu'elle ne prononçait un mot. Ne pouvant savoir si c'était mieux ou pire bien que ce fut finalement d'un ton léger qu'elle rompit le silence installé. « J'ai toujours trouvé le vin trop amer. » Et malgré tout, elle réussissait à m'arracher un sourire. Evidemment que le vin était trop amer pour elle. Evidemment qu'elle ne pouvait boire du vin à comparaison des autres boissons proposées au sein de la cité rahjak. Réussissant doucement à reprendre ma respiration. Sans doute que je continuais d'avoir une tête affreuse, que je devais ressembler à un animal. Peut être ressemblant à un raton laveur ou un panda, ou tous ces animaux décrits dans les livres de ceux venus du ciel. Vide que je tentais d'orchestrer dans mon esprit sans pour autant la regarder. Mur sur lequel j'avais focalisé ma vision. Fissure que je contemplais ou point sur lequel je m'étais fixé pour retrouver mon calme. La situation qui était en soit ridicule, le restant sans doute. Soit. Ce qui arrivait ou ce qui était arrivé. Et réussissant finalement à voir ce poids s'enlever de ma poitrine. Inspirant et expirant une dernière fois avant de relever la tête doucement. Larme que je séchais rapidement avant de repousser une mèche de mes cheveux bruns. Non sans me demander si je devais dire quelque chose. Elle qui m'avait suivi et me retrouvant jusqu'à cette ruelle. Me demandant ce qu'elle voulait alors, si elle voulait continuer ce jeu de questions que j'avais d'un coup interrompu. Jeu que j'avais préféré alors abandonné, et questions que je ne voulais subitement reposer. Me contentant de la regarder avec ses yeux certainement bouffis, que l'obscurité même ou le crépuscule ne pouvait masquer. Cet inconvénient de se trouver en pleine journée alors que le soleil continuait de briller. Un soleil même aveuglant mais qui ne pourrait sans doute pas servir d'excuse pour expliquer cet état. Peut être qu'en soit sur un malentendu cela pouvait fonctionner comme excuse, toutefois j'en doutais. Doutant pouvoir aussi justifier ce soudain revirement de situation par le vin bu auparavant, ni par les quelques gorgées avalées. Alors je restais juste là, mal à l'aise pour dire. Comme si j'attendais.
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le Jeu 15 Aoû - 12:14

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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Werowa sentit Ezra se détendre petit à petit, sa respiration se calmer et ses pensées arrêter de la tourmenter, au moins durant quelques instants. Ce tumulte des pensées, Werowa s'y laissait rarement prendre. Elle était tellement détachée, distante de tout, que rien ne semblait pouvoir l'atteindre, que quelquefois rien ne l'atteignait. Un néant intersidéral dirait-on quelquefois, qui se reflétait dans ses yeux sombres, dans ses pupilles noires. Un trou noir de sentiments et de passions, à peine quelques étoiles par-ci par-là, mais rien de bien concret, rien de bien éblouissant, à moins de traverser le trou noir et de tomber dans l'autre monde, le monde secret, puissant, guère plus coloré mais bien plus vivant. Des courants et des courants, un torrent qui dévalait et grondait en son être, rivière déchaînée mais surtout, surtout, surtout, bien cachée. Il ne s'agissait pas de murs, ni de digues, ils ne suffiraient pas à la contenir. Il fallait quelque chose de bien plus puissant, de bien plus solide que ces structures qui s'effritaient avec le temps. Il fallait quelque chose d'intemporel, d'éternel, même si inévitablement quelques fissures laisseraient passer, laisseraient transparaître ce flot déchaîné dont le grondement ne s'entendait même pas. Le marbre. Le marbre était tout indiqué pour cela. Lisse, froid, bloc sur lequel le torrent venait s'éclater en mille gouttes et en mille éclats, un marbre qui s'étendait jusqu'au ciel gorgé de pluie et de nuages, un mur sans fin et sans fond. Marbre qui, bien évidemment, se mirait dans sa physionomie, de ses positions à ses expressions, marbre dans lequel elle semblait avoir été taillée. Statue pourtant animée, comme si son corps était le marbre lui-même, n'était qu'un réceptacle destiné à enchâsser le torrent en lui, sorte de cercueil vivant ou de coffre-for intérieur. Difficile de se départir de la neutralité, de la froideur du marbre pour Werowa. L'empathie, elle ne connaissait pas, n'avait jamais connu, ça n'avait jamais fait partie de son monde, de leur monde de sable et de roche, de désert et de soleil, de cuir et de fouet, monde dur où c'était chacun pour soi et soi pour chacun, monde où elle ne pouvait rien envisager d'autre que la colère, les chaînes. Pas de traces d'amour, des amitiés il n'y en avait que des fragiles, simples alliances basées sur l'or ou sur un moment de connivence, et qui pouvaient disparaître aussi rapidement que l'or s'écoulait ou que la connivence s'évaporait. Non, elle n'y croyait pas, à ces lueurs que certains pouvaient entrevoir. Elle, elle ne voyait que la lumière éclatante, aveuglante, éblouissante, mais savait qu'elle lui serait à jamais interdite.

Ezra s'était redressée, face à elle, et Werowa la trouva pâle, échevelée, alors qu'au final elle ne l'était pas tant que ça. Ce n'était qu'une impression, transportée par l'aura de désespoir qui s'était échappée d'elle durant ces quelques minutes. La guerrière releva un pied, en appuya la plante contre le mur, les bras toujours croisés, le dos toujours adossé au mur. Elles restèrent silencieuses toutes les deux, l'une muette par habitude, l'autre attendant Dieu Soleil savait quoi. Probablement un geste ou une parole, de la part de Werowa, de la part de la garde, de la part de la femme libre, de celle donc qui était sa supérieure hiérarchique, celle qui devait mener la danse en cet instant. Et Werowa détesta cet instant. Elle n'était pas une bonne guide, une bonne leader. En tout cas, pas tant qu'elle n'était pas dans le feu de l'action. Elle avait plus tendance à suivre les ordres ou à se débrouiller seule qu'à devoir donner le tempo. Pourtant, Werowa s'en acquitta. Elle n'était pas femme à se dérober à ses responsabilités. La garde reposa son pied au sol, et tendit l'autre pour pousser légèrement la besace d'Ezra vers elle. « Tu devrais faire la tunique. » Échappatoire offert. Certains se noyaient dans l'alcool, d'autres dans le travail, mais ceux-là, c'étaient des désœuvrés. Mieux valait se perdre dans sa passion, c'était bien plus efficace, cela vous aérait bien plus l'esprit. Alors si on pouvait allier l'utile à l'agréable... autant en profiter, n'est-ce pas ? Et puis, si Werowa gagnait au change, ce n'en était que plus utile.
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le Ven 16 Aoû - 9:35

   
You know nothing
Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
Tête relevée. Ce que je m'efforçais de faire toujours. M'efforçant de garder la tête haut pour qu'ils ne puissent voir les craquelures derrière le masque. Fissures sur le mur dont certaines avaient été laissées par le tremblement de terre sur lesquelles j'aurai préféré qu'elle se concentre au lieu qu'elle se concentre sur les miennes. Des blessures que je préférai dissimiler à défaut de pouvoir dissimiler les blessures physiques, le boitement, ce déséquilibre non anodin qui refaisait surface par intermittence. Personne ne pipait alors un mot. Silence mal aisé qui s'était installé dans l'air. Gène qui s'était créée qui n'était pas censé exister. Situation qui avait bien commencé. Ce bref sentiment d'être en contrôle, d'avoir tourné la situation à mon avantage quand les prix avaient été négociés. Mais sans doute comme avant j'en avais demandé trop. J'en avais trop voulu. J'avais voulu jouer avec les flammes et satisfaire cette curiosité, ou peut être cette insolence caractéristique et je m'étais brûlée. N'ayant eu réellement besoin de son aide pour me brûler les ailes. Elle ne m'avait poussé dans les flammes. Elle m'avait juste indiqué le feu le plus proche, la source de chaleur qui se trouvait non loin. N'indiquant certes pas le panneau de danger. Panneau connu. Signe avant coureur et réponse que j'avais obtenu. Là encore un prix à payer. Un coût parfois des plus élevés, coût qui pouvait se traduire par le sang, par l'obscurité. Et évidemment, de nouveau je m'étais brûlée. Regrettant d'avoir voulu avoir la main, d'avoir posé ses questions désormais. Ou regrettant plutôt de m'être brûlée. M'en voulant à moi-même. Haine et colère qui chassait les larmes qui n'étaient pas destinées à la jeune femme mais qui m'étaient destinées. M'en voulant à moi. Elle n'avait commis aucune erreur. Elle n'avait pas non plus triché alors qu'elle avait énoncé la vérité et répondu à mes questions. J'étais la seule à blâmer. Me blâmant alors qu'elle pouvait me voir ainsi. Sentiment de contrôle qui n'existait plus. L'impression de lui donner du pouvoir, le tison enflammé. Impression détestable mais face à laquelle je ne pouvais que serrer les dents. Larmes chassées. Mais silence toujours un peu oppressant bien que je continuais de relever la tête. Et son pied qui quittait le mur alors que décidant d'en avoir marre, ou simplement mal à l'aise, elle reprenait la parole soudainement. « Tu devrais faire la tunique. » Et un poids un peu ôté de mes épaules encore malgré moi. Brèche dans laquelle je m'engageais pour ne pas rester plus longtemps là, pour pouvoir soigner ces brûlures loin de son regard. Regard que je ne cherchais plus à éviter, mais porte de sortie que j'acceptais sans peine. Hochant la tête avant de reprendre la parole. « Je te retrouverai chez toi dans la soirée. » Adresse mémorisée et soufflée plutôt dans la journée. Ne restant pas plus longtemps alors que sans réellement la regarder, je la dépassais bien qu'avec une démarche toujours plus chaloupée. Me dirigeant vers ma demeure pour me perdre dans la couture, dans cette tâche à réaliser. L'étoffe beige enfouie dans cette besace ajustée à mon épaule, qui serait bientôt transformée en quelque chose de plus grand, en une tunique.

***
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