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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 46 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 288
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le Mar 6 Aoû - 10:12
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Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards. ¤ Werowa & Ezra

Werowa se trouvait prise au dépourvu. Devant elle, un étal plein d'étoffes, taillées à différentes tailles, de différentes matières, de différents coloris, avec ou sans fanfreluches, chèches et voiles, hauts légers ou pantalons bouffants. Trop d'étoffes pour elle. Beaucoup trop d'étoffes pour elle. Face aux chatoiements des tissus, ses habits de brun, de beige et de noir paraissaient bien ternes. Aussi ternes que sa maison, au mobilier spartiate : table, chaise, lit, de quoi entreposer quelques maigres provisions mais guère plus. Elle vivait chichement, habituée à la dureté du mode de vie des esclaves, aux jours privés de repas pour la moindre infraction, même la plus minime. Elle n'avait pas à se plaindre, néanmoins. Certains étaient bien plus mal lotis qu'elle, alors qu'eux, les gladiateurs, étaient choyés les jours de combat. Néanmoins, s'il y avait bien une chose que l'arène ne lui avait pas appris, c'était comment choisir de nouveaux vêtements. Elle ne savait pas coudre, hors de question qu'elle le fasse elle-même. A la limite, elle pourrait apporter les morceaux de tissu à une couturière, mais c'était encore quelque chose qu'elle ne saurait faire. Or, elle était fière, la Sundagger. Se ridiculiser n'était pas dans ses priorités. Ainsi, elle affectait donc un air pincé et concentré, ses yeux sombres fixés sur les tissus, alors qu'en vérité elle voulait juste qu'on la laisse tranquille. En paix. En galère, mais en paix.

Qu'est-ce qui lui avait pris, aussi, de sortir un jour de marché. Il y avait beaucoup de monde, ça se bousculait, ça criait, ça riait. Les enchères d'un côté, les poulets de l'autre ; ça caquetait de toutes parts. Mais bon, c'était son jour de repos, et ses emplettes commençaient à devenir urgentes. Son haut léger était déchiré au niveau de sa hanche gauche, à la suite d'un accrochage malencontreux, et son pantalon commençait à s'effilocher sur ses mollets. La garde se détourna du premier étal, contempla les suivants avec déjà un éclair de lassitude dans le regard. Trop de choix, beaucoup trop de choix pour elle. Werowa aimait les choses simples : allier l'utile à l'agréable n'était pas vraiment sa devise ; ce serait plutôt allier l'utile à l'efficace. Redondant, en effet. En attendant, aucun de ces tissus ne lui paraissait ni utile, ni efficace. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle cherchait non plus. Retrouver les mêmes vêtements qu'elle portait à présent, ç'aurait été une aubaine incommensurable ; mais ces vêtements étaient ceux des esclaves gladiateurs, pratiques pour les entraînements notamment. Werowa était repartie avec quelques paires, il y a deux ans, et elles avaient duré jusque là, tant elle était précautionneuse. Ces vêtements, peu les connaissait, bien peu en était sorti. A présent, il était temps pour elle d'en sortir, de les remiser, et de les remplacer par des vêtements de femme libre, peut-être plus colorés, peut-être plus délicats. Ah, qu'elle avait ces vêtements en horreur !

Werowa s'enfonça entre les draperies pendues, effleura le tissu du bout des doigts, pour se diriger vers un autre étal, un peu plus au fond. Toujours aussi chatoyant que les autres, avec ses mille nuances de bleu, ses mille teintes de vert, un luxe qu'elle ne recherchait plus. Et peut-être pas si luxueux que ça, finalement, elle n'avait rien pour en juger. Ses souvenirs des parures des nobles remontaient à bien trop loin pour n'être plus que fades et flous. Pour autant, la guerrière fit l'effort d'observer les tuniques, d'en sentir la maille entre ses doigts, même si tout lui paraissait toujours aussi fin, aussi délicat ; toujours trop fin, toujours trop délicat pour elle. Elle mettrait des vêtements d'homme s'il le fallait, mais elle ne mettrait jamais ça. Rien que d'y penser, Werowa se sentait engoncée dans un filet trop serré, et bien trop peu couvrant. Elle poursuivit donc son chemin, et s'arrêta devant une étoffe suspendue à une poutre de l'étal. Déjà bien plus sobre, d'un beau beige ; cela lui convenait bien mieux. Werowa passa ses mains dans ses longs cheveux noirs, les ramena devant elle pour s'amuser à enrouler quelques mèches autour de ses doigts, alors qu'elle réfléchissait, pesait sa dignité et sa nécessité. Aussitôt, sur sa nuque, le rond des esclaves entouré des flammes des affranchis apparut, tranchant sur sa peau mate de part sa rareté. Il accrochait l’œil, ce soleil qu'elle avait gagné au prix de dures batailles. Une mèche enroulée autour de plusieurs doigts, l'autre main s'amusant avec une chaîne pendue à son cou, Werowa gardait les yeux fixés sur la tenture, ignorait les regards qui pouvaient se poser sur elle, brûler sa nuque. Il était plus ou moins facile de la reconnaître, selon si vous aimiez les jeux, selon si vous aviez bonne mémoire. Mais une femme comme elle, musculeuse, aux traits durs, aux yeux de fer, cela sentait la gladiatrice ; avec un anneau d'affranchi sur la nuque, cela sentait la Sundagger. Légende rarement reconnue, mythe déjà ; mais qu'est-ce que cette quête l'agaçait. Elle souvent neutre, toujours impassible, si calme et si posée, qu'est-ce que cette quête l'agaçait.


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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2057 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 1736
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le Mar 6 Aoû - 12:49

   
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Ezra & Werowa

   
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Le tintement des bracelets à mon poignet, qui s'allait à la parure portait. Une robe plus courte portait. L'été si proche. Il était inutile de se noyer sous des couches et des couches d'étoffes. Il était inutile de s'habiller trop chaudement alors que haut dans le ciel, le soleil commençait déjà à taper. Mais il fallait aussi compter la chaleur humaine. Il fallait prendre en contact toutes les présences humaines autour, toutes les silhouettes qui se pressaient sur la grande place où se tenait le marché. Une masse compacte formée. La foule qui se pressait, qui se divisait entre les différentes allées tracées entre les différents étalages. Silhouettes qui se joignaient pour examiner les produits proposés, pour converser avec les marchands, pour négocier. Certains qui tentaient de quitter la grande place avec plus de difficulté pour se joindre aux ruelles secondaires, pour accéder aux commerces alentours, pour prendre un verre à la taverne la plus proche. La grande place était alors plus vivante que jamais, avec les échos de rire et de conversation qui se mêlaient. Un brouhaha qui pouvait être perturbant au départ, pour des visiteurs extérieurs qui se retrouvaient soudainement prisonniers de ce spectacle coloré et animé. Foule dans laquelle il était aussi facile de se perdre alors qu'il fallait savoir jouer de sa taille, de ses coudes. Certains plus grands pouvaient aisément se servir de leur carrure de colosse pour forcer leur passage tandis que d'autres devaient se faufiler parmi les passants comme un poisson dans l'eau. Ce que je faisais. Silhouette trop petite pour pouvoir voir ce qui se passait au-dessus de la foule, pour avoir un aperçu. Un inconvénient et aussi un avantage alors que j'usais de ma taille pour me faufiler entre les silhouettes présentes. Une grande place et un marché que je connaissais par coeur, au creux duquel j'avais appris à naviguer aisément. Tâche toutefois un peu plus ardue depuis que j'avais perdu des orteils, depuis que ma démarche était devenue plus clopinant. Équilibre qu'il fallait tenter de conserver, parfois plus difficilement alors que certains bousculaient et se pressaient sans prendre garde aux ceux autour. Et un chemin que j'étais en ce moment en train de tracer parmi la foule pour me diriger vers l'un de mes étalages préférés. Un marchand auquel j'avais souvent fait affaire, négociant. Sans aucun doute qualifié de bonne cliente pour une esclave bien que tout n'était qu'officiellement dû pour mon maître.

Des étoffes que je recherchais non moins personnellement. Sentiment grisant d'un peu plus d'autonomie. Autorisation de Roan. Allant de pair avec le cadeau offert, avec cette machine à coudre qui n'attendait que mon retour pour que je puisse me mettre à l'oeuvre. Un compromis qu'il avait toujours réalisé. Ayant toujours accepté que je puisse coudre. Couleurs et touches de passion qui avaient été mis à l'oeuvre pour étayer la bâtisse. Etoffes qui avaient servis pour confectionner des vêtements, si ce n'était des robes autant pour Ariane. Un plaisir personnel que de coudre, que d'assembler les tissus, que de laisser parler la créativité comme avec cette robe plus courte mais aussi respectable. Tissus assemblés, filaments ajoutés. Des motifs qui ornaient la robe, dessinant des symboles, mais surtout des fleurs esquissés comme j'avais pu le faire enfant pour les robes à destination de la famille royale. Une robe que je comptais coudre de nouveau. Cet étalage à vrai dire le dernier dans ma liste alors que déjà dans ma besace se trouvait les provisions achetées. Besace qui penchait parfois un peu plus en fonction de cet équilibre trouvé, tentative de l'ajuster un peu vainement. Restant moins chargée que je ne l'étais parfois en sortant de la grande place. Certaines courses pouvant être plus légères, plus rapides en fonction du pécule donné. Ayant pour le moment ce qu'il fallait, et or ramassé personnellement que je dépenserai de nouveau cette fois-ci en étoffe.

Un étalage auprès duquel j'arrivais finalement. Des étoffes de partout, certaines pendantes. Des silhouettes dissimilées derrière. Des formes en partie distinguées sans réussir à poser un visage, un nom dessus. Comme des silhouettes fantomatiques qui se battaient face aux ondoiements des tissus. Des étoffes dont certaines paraissaient si fines. Et un regard adoré qui parcourait le chatoiement des couleurs, certaines plus ternes avant que ce même regard ne soit attiré par les étoffes colorés. Ne jetant pas un regard autour, aux personnes qui pouvaient se trouver proches de l'étalage sans pour autant que je puisse réussir à les distinguer complètement car masquées. Etant pour dire dans mon univers, alors qu'ici j'étais à mes aises, ayant moins l'impression d'être ignorante ou qu'une esclave. Je savais ce que je faisais. Aussitôt je ne pouvais même que me diriger vers les étoffes les plus vives. Examinant longuement les tissus que je ne pourrai que choisir au coup de coeur. Mes yeux attirés par la présence d'étoffe ornée de fleurs, une autre couleur de l'or. L'or qui restait un symbole au sein de la cité rahjak, et la monnaie de convergence entre marchand et client. Silhouette du marchand que je saluais d'un hochement de tête alors que celui-ci tel un rapace avide ne pouvait que guetter les clients se pressant auprès de son étalage. Doigts qui glissaient sur le tissus doré pour en toucher la texture, en appréciant les courbes. Des idées qui traversaient mon esprit alors que j'examinais soigneusement l'étoffe. Le premier point de départ de la créativité et de l'imagination, à vrai dire. Et ce sourire il se dessinait sur mes lèvres alors que des premiers choix étaient réalisés.

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le Mar 6 Aoû - 16:32
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Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards. ¤ Werowa & Ezra

Werowa s'éloignait de plus en plus au cœur de l'étal, et trouvait déjà un peu plus son bonheur. Des tissus plus simples, mis à côté d'autres plus chamarrés pour mieux en rehausser les couleurs et les textures. Elle déambulait dans ce labyrinthe de tentures, sans but, sûre d'en sortir lorsqu'elle le voudrait, alors que les bruits de la grand place s'atténuaient dans son dos, dans ses oreilles. Un voile semblait s'être posé sur elle ; non pas littéralement, mais métaphoriquement. Ce voile, elle le connaissait bien : elle le portait souvent. C'était celui du silence, de la retenue, de l'introversion. Après de brèves minutes d'agacement, sa quête ne l'atteignait plus ; même la perspective du trésor ne l'intéressait plus. Il n'y avait plus qu'une quête à accomplir, que des obstacles à surmonter, pour vaincre l'adversité et garantir son succès. La réussite, sans effusion de joie, sans clameur et sans grandeur. Il s'agissait juste de faire ce qu'il fallait, encore et toujours ; ne se donner qu'un but simple à achever, et ne pas s'en détourner avant que cela ne soit fait. Comme dans l'arène, il fallait danser, mais ne se donner qu'un objectif, quel qu'il soit. Et se modeler en fonction, passer d'un chemin à un autre, sauter d'une pierre à une autre, le tout sans jamais perdre de vue son objectif, afin de ne pas se laisser embrouiller, ne pas se laisser divaguer et disperser. Ne pas perdre, jamais, la proie, ne jamais quitter la cible du regard, corriger la trajectoire de la flèche pour l'atteindre en plein cœur. Le paradoxe de l'archer : ne pas partir droit, mais atteindre son but contre vents et marées, contre toute attente. Il n'en fallait pas plus pour susciter l'admiration ou, bien plus dangereuse, la jalousie. Quoique, l'une allait rarement sans l'autre, et elles cheminaient souvent bras dessus bras dessous, d'un même pas claudiquant et louvoyant.

Il ne fallait pas se laisser abuser par la lumière. Éviter de se faire aveugler, afin de garder toute sa lucidité. C'était pour cela que l'ombre convenait tant à Werowa. Elle n'avait jamais plus chéri de moments que ceux où elle sortait de l'ombre des arcades de l'arène, se dévoilait au grand jour pour porter ses coups. Certains jours, elle profitait de la course du soleil et des nuages pour se fondre de nouveau dans l'ombre, courir avec elle, devenir le contre-jour. Contre-jour. C'était un beau mot, contre-jour. Meilleur qu'ombre, parce que dans l'ombre il n'y avait plus la lumière. On avait beau dire, l'ombre a besoin de la lumière pour exister, c'est certes vrai, mais le mot ombre est le négatif du mot lumière. L'ombre annihile la lumière, en absorbe l'existence-même au sein de ses ténèbres. Alors que dans le contre-jour, vous aviez l'ombre, mais aussi ce halo de lumière éclatant, et l'ombre n'en était que magnifiée par la lumière, la lumière ne pouvait plus détourner le regard. Elle était forcée de regarder l'ombre, de poser ses yeux ardents dessus, parce que l'ombre n'était plus dans son dos, à la suivre et à l'imiter à la perfection, mimesis égratignée sur le sol. Non, dans le contre-jour, l'ombre était devant, au faîte de sa gloire, et on ne pouvait plus manquer sa présence, il fallait la reconnaître et lui concéder quelque éclat. D'ombre à contre-jour ; c'était cela, la véritable quête de Werowa Sundagger.

« Je peux vous aider ? » Werowa se retourna vivement vers le marchand, son visage à peine à quelques centimètres du sien. Elle l'avait entendu arriver, les yeux fixés sur un pantalon qui lui paraissait convenir à ses recherches, mais n'avait pas jugé bon de lui accorder de l'attention. C'était donc lui qui était venu la chercher, et il se trouvait à présent face à ses yeux de glace, et à ses traits taillés à la serpe. Werowa resta de marbre. Peu avare de parole, elle dut néanmoins décrocher deux mots pour le faire partir, de cette voix rauque qu'elle avait. « Ça ira. » Une fine cicatrice courait le long de sa gorge, partait de derrière son oreille et descendait longer sa mâchoire avant de mourir quelques centimètres à peine sous son menton. Sa voix ne venait pas de là, mais d'aucuns le pensaient. A vrai dire, des cicatrices, elle en avait partout. Si son corps s'était transformé à chaque cicatrice obtenue, s'il était devenu plus dur à chaque marque dans sa chair, elle ne saurait dire ce qu'elle serait aujourd'hui. Probablement un golem de pierres et de rocs ; quoique, elle n'était déjà pas loin de cette définition. Le marchand s'éloigna cependant, repartit vers des clientes plus amènes. Werowa, elle, revint vers la tenture d'un beau beige clair suspendue quelques pas plus loin. Malgré son peu de connaissances en la matière, elle en appréciait le tissu, la texture sous ses doigts, et la couleur devant ses prunelles. Tranquillement, elle n'était pas femme à se presser, la guerrière fit mentalement la liste de ce qu'elle avait aperçu et de ce qu'il lui faudrait, mais cette tenture lui posait problème. Elle aurait aimé s'en vêtir, s'en draper, mais sans connaissances couturières, ce n'était qu'un souhait et il lui faudrait un génie. L'argent, enfin l'or, ce n'était pas vraiment un problème ; femme économe par la force des choses, elle pouvait l'acheter et payer une couturière. D'aucuns la railleraient à ce sujet. Sa fierté qui l'empêchait de se faire plaisir ; pour une ancienne esclave, était-ce vraiment étonnant ? Probablement, en fait. En attendant, son dilemme restait en suspens, et Werowa trouvait toujours de nouvelles objections à cet achat : d'autres hauts lui conviendraient tout aussi bien et seraient moins de souci, le problème n'était pas temps de payer la couturière mais de savoir quelle couturière payer... Alors qu'elle continuait de réfléchir, la guerrière laissa son regard vaguer aux alentours, et ses yeux s'arrêtèrent sur une femme, penchée au-dessus d'un drap bien plus chatoyant que le sien. Elle le tenait entre ses doigts fins, et sur son visage qu'elle n'entrevoyait que de profil, il y avait une expression d'adoration pure, un plaisir presque enfantin devant les draperies. Werowa se souvint de l'avoir déjà croisée, d'avoir déjà entendue parler d'elle. L'esclave qui s'était enfuie. Un peu une légende, comme elle. Néanmoins, ce qui l'intéressait en cet instant, c'était sa parure. La robe en elle-même ne l'intéressait pas, la garde n'était pas suffisamment connaisseuse pour déterminer si elle était faite par elle ou non ; et à vrai dire ça ne l'intéressait pas. Ce qui l'intéressait, c'était qu'elle devait s'y connaître, non ? D'ordinaire, les esclaves féminins finissaient dans les jupes ou... dans les jupes. Bref, cette esclave n'était pas une gladiatrice comme elle, et à voir sa besace elle faisait les courses pour son maître. Typique, classique, et fort bienvenu pour Werowa. D'un pas félin, léger, sans faire crisser les quelques grains de sable amenés sur la terre battue et foulée par le vent, Werowa se dirigea vers elle, sembla apparaître au détour d'une tenture, forme sombre, sorte de diable de Tasmanie sortant de l'ombre. Le visage impossible, les bras croisés, les muscles saillant involontairement. Cette posture, elle l'adoptait d'habitude pour faire reculer quelqu'un, provoquer suffisamment de peur pour se faire respecter et obéir. Vraisemblablement, c'était la seule posture que Werowa savait adopter. « Tu connais une bonne couturière ? » De nouveau sa voix rauque, qui forçait l'attention à se porter sur elle. Werowa n'était pas le type de personnes qu'on ignorait. Toujours suffisamment hors de la normale pour qu'on la remarque.


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Fun fact:
Juste pour comprendre ce que la référence du diable de Tasmanie vient faire là xD Werowa est le nom d'une entité aborigène tasmanienne, sorte de dieu de la mort ou de valkyrie qui vient emporter les âmes… Voilàààà, c'était la minute culturelle du jour You know nothing ~ ft. Ezra 2625656196
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le Mar 6 Aoû - 17:33

   
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Des bruits de pas qui me forçaient à détourner la tête de la seconde étoffe que je contemplais. Des bruits de pas auquel je n'aurai sans doute pas pris garde car il y en avait des milliers qui foulaient la grande place. Leur écho se répercutant sur le sol, dans le brouhaha ambiant. De même que je n'avais pas fait attention aux échos de voix, aux conversations qui avaient pris place autour s'installant entre le marchand et les clients, j'aurai pu ne pas prêter attention à l'écho de ces pas. J'aurai pu rester dans cette contemplation un peu rêveuse alors que je m'appropriais à ma manière l'étoffe de tissus, l'examinant avec soin pour déterminer la longueur dont j'aurai exactement besoin. J'aurai pu être prise par surprise si je n'avais pas relevé la tête car ces pas justement semblaient se diriger dans ma direction. Regard qui se posait à droite où ne venait aucune silhouette puis à gauche. De cette direction que surgissait la silhouette ou en premier un visage masqué par les étoffes de tissus. Silhouette qui sortait soudainement de l'ombre et que j'observais en prenant garde.

Une silhouette que je reconnaissais. Une cicatrice qui barrait son cou, remontant le long de sa mâchoire. Cicatrice ou position de défense adoptée par sa propriétaire qui ne me fit pas sursauter. Brève seconde où je me demandais si elle intentait de m'intimider en croisant les bras. Peut être était-ce le cas. Elle ne faisait pourtant que quelques centimètres de plus, me dépassant certes sans pour autant que sa stature puisse être terrifiante. Une silhouette qui n'était pas autant imposante que celle de Roan qui me dépassait largement, bien plus baraqué. Certes, il était facile de remarquer dès le premier coup d'oeil qu'elle entretenait son corps, les muscles, mais vivant entourée par les mercenaires, il semblait difficile de totalement s'en émouvoir. Quant aux cicatrices, tous en portaient. N'étant la seule à en porter. Si elle espérait me faire peur ou que je sois hantée par l'allure de son visage, son entrée démoniaque, je restais à vrai dire sceptique. Presque même tentée de porter une main à ma gorge, à la cicatrice qui barrait la chair à l'horizontale en observant la sienne. Comme pour s'assurer que la cicatrice était là, alors que je le savais. Là où j'avais tenté de porter la lame. Là où le sang avait coulé. Et marque blanche laissée derrière. D'autres cicatrices qui s'étaient ajoutées au corps. Alors si ainsi elle pensait me faire reculer, je ne pouvais qu'observer son entrée en manière sceptiquement non sans me demander ce qu'elle me souhaitait.

Evidemment je n'avais pu que la reconnaître. Ce n'était pas la première fois que je la voyais. Ce n'était pas non plus la première fois que son prénom ou son surnom, sans qu'il soit possible de réellement distinguer l'un ou l'autre avait été prononcé. Et ce n'était sans doute pas sur ce point que portait toute mon attention. Des questions qui traversaient mon esprit alors que je me demandais en effet ce qu'elle me souhaitait. Réponse qui pouvait être inquiétante dépendant de ses motifs. Désormais devenue garde bien qu'elle était autant devenue une esclave. Mercenaire déchue. Mais peut être que cela n'était pas la question la plus intrigante qui traversait mon esprit si ce n'était celle de savoir ce qu'elle faisait auprès de cet étalage en particulier. Il semblait plus aisé de l'imaginer auprès d'un revendeur d'armes qu'auprès d'un marchand de tissus. S'il paraissait logique qu'elle ait besoin d'acheter de quoi se vêtir alors que ce qu'elle portait ne pouvait que prouver sa négligence et l'usure des tissus, il restait plus incohérent de comprendre ce qu'elle faisait là. Pouvant rechercher son bonheur parmi les quelques vêtements vendus, mais là était surtout vendu des étoffes pour laisser libre court aux couturiers. Une possibilité. Question suspendue dans l'air alors que je l'observais silencieusement pendant ces quelques secondes, attendant qu'elle en vienne à prendre la parole.

Ce qu'elle ne tardait pas à vrai dire à faire. « Tu connais une bonne couturière ? » Voix rauque qui tranchait l'air. Posture qui se voulait toujours intimidante, si elle cherchait à obtenir des réponses cela n'était en soit que plus risible. Esquissant même un sourire car elle n'avait pas idée à quel point la partie était amusante. Me détournant légèrement pour glisser mes doigts sur l'étoffe du tissus. Consciente que je la défiais pour ainsi dire doucement, ou frontalement. Cette petite flamme qui vivait et qui m'avait toujours attiré des ennuis de nouveau là. Mais ayant cette fois-ci l'information parfaite. Information qu'elle m'avait elle-même donné qui changeait pour dire la donne, qui me donnait la possibilité de monnayer la partie. L'instant d'après je ne pouvais que me retourner dans sa direction, cette fois-ci une expression neutre sur le visage, un masque qui avait effacé le sourire précédemment apparu en coin. « A vrai dire j'en suis une. » Une constatation simple qui ne trompait pas. Regard qui s'attardait sur sa tenue de nouveau. Déchirures qu'honteuses à mes yeux même si mon regard n'affichait alors aucun signe de reproche, de critique. Totalement neutre. Expression que j'avais dû perfectionnée avec le temps, avec la pratique. « J'imagine que tu cherches à rapiécer tes vêtements ? » Pointe d'interrogation neutre. Il était évident qu'il fallait les recoudre et reprendre le tissus pour faire disparaître ces espaces de vide. Ne pouvant que penser silencieusement qu'elle aurait en soit bien plus vite d'en racheter de nouveau. Peut être que le pécule manquait, l'ayant empêché de faire de sorte. Mais le fait qu'elle recherchait une couturière me prouvait aussi le contraire, ce qui n'était à vrai dire qu'une autre information intéressante à mon égard.
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Werowa Sundagger
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le Mar 6 Aoû - 23:35

   
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Werowa regarda Ezra, son nom lui revenait, se détourner, aperçut le léger sourire qui étirait ses lèvres. Cela l'amusait ? Qu'est-ce qui l'amusait, au juste ? Son ignorance ? Que pouvait-ce être d'autre, à vrai dire... Ignorance des personnes, couturières y comprises, mais également ignorance des mœurs. L'oubli des manières, du savoir-vivre en société. Elle s'imaginait reine du monde, puis elle avait été traitée comme une moins que rien. Avait-elle jamais su savoir y faire, avec les gens ? Un rôle constamment joué, le scénario créé par l'ambition rongeant son âme, qui avait tout planifié, de la moindre mimique au plus beau discours. Non pas qu'elle en ait eu des masses, des beaux discours à faire. Mais cette hargne l'avait guidée, dans chacune de ses interactions avec le genre humain. Faire le paon, pourrait-on dire. Se parer de belles couleurs, de beaux éclats plutôt, des éclats empruntés à son frère. Son frère... le salopiaud. Sans lui, elle ne savait plus rien à faire. Elle l'avait tant imité, en tout et en rien, que cela lui avait donné une confiance aveugle et surtout cette espèce d'humilité fière, d'avouer à grands éclats de rire qu'elle ne savait pas et que ce n'était pas grave. Aujourd'hui, tout avait changé. La hargne ne l'animait plus. Son frère était mort. Elle n'avait plus de guides. Alors oui, Ezra avait de quoi s'amuser, tant Werowa paraissait inexpérimentée, de tout et de rien, et tant elle ressemblait à un éléphant dans un magasin de porcelaine en cet instant : bien trop rustique pour être à sa place. Même si elle était plus délicate qu'un éléphant, et les étoffes moins fragiles que la porcelaine.

Bref. « A vrai dire j'en suis une. » Werowa resta impassible, alors que l'esclave se tournait vers elle et détaillait sa tenue d'un œil clinique. Elle la laissa faire, la laissa goûter le plaisir d'avoir la main sur elle. Elle détenait l'information qu'elle voulait, et elle en jouissait, jusqu'à la faire attendre bien inutilement. Grand bien lui fasse. Werowa ne s'arrêtait pas à si peu. « J'imagine que tu cherches à rapiécer tes vêtements ? » La garde répliqua aussitôt, soulevant un coin de tissu : « Irrécupérable. » Elle le savait toutes deux. Werowa était ignorante de beaucoup de choses, mais pas non plus aveugle et bornée. Enfin, pas sur les habits, il y avait plus important dans la vie. Leçon de philosophie du jour tiens. Puis la guerrière se força à faire une phrase complète, ne pouvait rester dans le silence, vieil ami qui l'enveloppait de son étreinte de solitude, lorsqu'elle interagissait. « Je veux en faire faire des nouveaux. » Un bref coup d’œil, scrutateur, pour juger de la bonne fois d'Ezra, puis elle se dit que lui dire quelle étoffe l'intéressait, ça ne valait pas tant de tergiversions. Il n'y aurait pas mort d'homme à ce qu'elle sache ce qui l'intéressait. Alors, d'un bref coup de tête, Werowa désigna l'étoffe qui l'intéressait, ajoutant pour être sûre qu'elle ne se trompe pas et ce même s'il n'y avait pas nécessité de le faire, « Étoffe beige. », d'une voix posée, unie, sans inflexion. Simple précision apportée au geste. Brièveté. C'était peut-être bien ce qui caractérisait le mieux Werowa. En plus de contre-jour. Concision, aller à l'essentiel, se faire comprendre d'une voix claire et obéir d'une voix sans appel. Ne pas perdre de temps, non plus. Faire le nécessaire, être efficace. Elle n'aimait pas perdre son temps.
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le Mer 7 Aoû - 8:16

   
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Ezra & Werowa

   
« Everything has changed. »
Consciente que dans le fond je dépassais mon rang. Ce qui m'avait apporté bon nombre d'ennuis auparavant. Ce qui pouvait toujours arriver si de nouveau je sortais de ma place. Ce que je préférerai de loin éviter. Alors autant que cette information me remplissait d’allégresse, je tentais de garder un ton neutre. Tentant de ne rien laisser paraître quand bien même cette information signifiait qu'un marché pourrait sans doute être conclu subtilement avec Werova. Encore fallait-il que je me débrouille pour la convaincre de ma bonne foi. De bonne foi, ce qui était pourtant le cas alors que j'étais en effet une bonne couturière, que je savais m'y prendre avec une aiguille. Et s'il ne s'agissait que de rapiécer ses vêtements, il était certain que la tâche serait aisée quoique sans doute pas la meilleure des solutions. Ce qui permettrait toujours d'obtenir un petit pécule, si encore nous réussissons à nous entendre aussi sur le prix. Un montant qui ne pouvait être dans tous les cas refusaient. Si les affaires avaient repris pour Roan, qu'il avait retrouvé de nouvelles missions, ma fuite avait non moins porté un coup longuement à sa réputation. Ce qui me rappelait aussi qu'elle était une mercenaire déchue d'après les rumeurs, mais ayant autant acquis la place de garde. L'or ne pouvant être donc une entrave à cette négociation qui allait se jouer, alors que mon regard déjà examiner les pièces, l'examinant sous toutes les coutures pour cerner sa demande.

Sa voix qui tranchait de nouveau l'air alors qu'elle reprenait la parole quant à cette première question. « Irrécupérable. » Au moins nous étions du même avis. N'ayant ainsi pas le besoin de la convaincre que c'était une erreur de les rapiécer, une perte de temps mais aussi d'argent. Ce qui signifiait qu'elle souhaitait en voir cousu de nouveaux. « Je veux en faire faire des nouveaux. » Un hochement de tête. Une réponse facile à deviner mais il m'en faudrait plus, il me faudrait plus de renseignements. Renseignements dont j'avais l'impression que je devrais lui extirper de sa bouche alors que jusqu'à là peu de mots avaient été prononcés de sa part. Mon regard qui suivait le mouvement de tête désignait pour se poser sur la pièce recherchait. « Étoffe beige. » Une couleur qui irait avec ses cheveux bruns, détonnant dessus.

Levant un doigt non moins dans sa direction, ayant une chose à faire avant de m'intéresser totalement à sa requête. Faisant signe au marchand qui s'approchait alors avec des yeux dont perçait une lueur d'avidité. Un regard plus craintif toutefois adressé à la guerrière qui se tenait à côté alors qu'il restait à une distance respectable de cette dernière. « Je voudrai mettre ces deux étoffes de côté. » « Bien. » Non sans lui indiquer avec soin l'étoffe aux teintes dorées et la seconde, qu'il s'emparait avec soin, conscient que son dû lui serait remis à la fin. Maintenant que j'étais certaine qu'aucun autre client n'en profiterait pour tenter d'acheter les étoffes, ou plutôt ces étoffes en particulier, je ne pouvais que me tourner vers la femme aux cheveux bruns ou plutôt m'approcher de l'étoffe. Etoffe beige dont je m'emparais avec soin, examinant la texture du tissus avant de la replacer où elle était pour éviter qu'elle ne puisse entrer en contact avec le sol poussiéreux. Une étoffe qui serait alors ruinée aussi simplement qu'il soit. « Est-ce que tu as vu d'autres couleurs ? » Mais cette question quoique utile n'était pas non plus la principale. « Que recherches-tu exactement ? Une veste ? Un pantalon ? Une tunique ? » Ton sérieux dont perçait une pointe de curiosité. La précédente note de plaisir ou d'avidité ayant disparu, remplacée par la passion. Ayant aussi besoin de savoir quel vêtement précisément elle recherchait, ayant besoin de savoir dans quelle direction je devrais travailler le morceau de tissus, le tailler. Il était certain que comme elle l'avait dit, ses vêtements devaient être changés. Mais je préférai avoir une confirmation de sa part. Me demandant aussi si elle aurait besoin d'autres exemplaires. « J'aurai besoin de savoir aussi si tu veux différents exemplaires ? si bien entendu tu es intéressée par mes services ? » Un regard qui n'était pas posé sur elle mais toujours sur l'étoffe que j'examinais avant de reporter mon attention sur elle. Conscient que je devais aussi connaître sa taille, savoir exactement la quantité de tissus dont j'aurai besoin. Une tâche qui ne pouvait être forcément réalisée de suite en fonction de ce dont elle avait besoin. Certaines créations qui nécessitaient plus d'heures de travail, ne pouvant compter sur d'autres bras alors que j'opérais seule. A vrai dire c'était cette unique question la plus importante. Voulant une confirmation de sa part pour savoir si elle avait besoin de mes services. Un prix qui pourrait alors être négocié avant que je ne puisse me mettre réellement à l'oeuvre. Des prix que je ne connaissais pas en détail, bien qu'il était possible de se faire une idée. Il restait non moins qu'il était toujours possible de s'entendre et de trouver un compromis. Ce que nous pourrions sans doute arriver à faire alors qu'elle était dans le besoin.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 46 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 288
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le Mer 7 Aoû - 15:58

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Werowa & Ezra


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Werowa resta en position, bras croisés, tandis qu'Ezra se décidait. Lorsqu'elle fit signe au vendeur, ce dernier prit bien garde à placer l'esclave entre Werowa et lui, tandis que la guerrière posait un regard glacial sur le marchand avide. Ce dernier disparut aussi vite qu'il était apparu, emportant les étoffes avec lui pour les mettre hors de vue. Werowa le suivit du regard, fit peser sur son échine ses yeux de plomb, jusqu'à ce qu'une tenture les cache. Lorsqu'elle se retourna, ce fut pour rejoindre Ezra auprès de l'étoffe repérée. L'esclave fut la suivante à subir le poids de son regard, alors que Werowa était intriguée par cette passion qu'elle voyait dans ses yeux. Ses pupilles posées sur l'étoffe étaient celles d'une professionnelle, ou à tout le moins d'une accoutumée, qui cherchait à tirer du tissu toutes ses qualités, à l'utiliser au mieux et sans trop de pertes. Un point de vue que Werowa pouvait partager, mais pas sur les tissus. Dans les iris de la femme, elle lisait également les questions qu'elle se posait, questions qui ne tardèrent à fuser, avalanche qui heurta le crâne et les oreilles de la garde avec force, l'assourdissant momentanément. « Est-ce que tu as vu d'autres couleurs ? […] Que recherches-tu exactement ? Une veste ? Un pantalon ? Une tunique ? […] J'aurai besoin de savoir aussi si tu veux différents exemplaires ? si bien entendu tu es intéressée par mes services ? » Bien plus de mots que Werowa était susceptible de sortir en une journée. Les rapports et les vérifications aux portes ne comptaient pas, c'était professionnel. En revanche, pour toute conversation personnelle, il fallait s'accrocher pour réussir à lui tirer plus que deux mots, ou plus qu'un regard glacial destiné à vous faire fuir. Les interactions, ça ne l'intéressait toujours pas.

Werowa se tourna vers l'étoffe, laissa ses doigts courir dessus encore une fois, et prit le temps de réfléchir correctement, de se décider en une fois. C'était plus efficace que de revenir sur sa décision cent fois de suite. On disait que seuls les fous ne changeaient pas d'avis ; rien ne disait que l'on devait changer d'avis à voix haute pour que cela compte. En bref, Werowa préférait se questionner, dialoguer avec elle-même avant de rendre son verdict. Quelquefois, cela l'amenait à se perdre dans des monologues intérieurs, mais cela n'avait jamais d'incidence, car lorsque c'était le cas, elle était seule, chez elle, ou en patrouille et ses camarades savaient qu'il valait mieux la laisser dans son coin. Marginale, volontiers laissée-pour-compte. Leurs repas, leurs rendez-vous à la taverne, rien de tout cela ne l'intéressait ni ne lui manquait. Les rires gras, l'alcool qui giclait à chaque bock durement posé sur la table, le brouhaha si puissant qu'il vous vrillait les oreilles, bien pire que les stridules de quelque insecte que ce soit, très peu pour elle. Seule avec ses pensées, au moins, elle était libre.

« Des tuniques. Combien tu penses pouvoir en faire ? Et non, pas d'autre étoffe. » Comment répondre à sept questions en moitié moins de phrases qu'il n'en faut. Werowa marchait beaucoup à l'implicite ; chaque mot importait chez elle. Ils étaient utilisés avec parcimonie, mais concision n'est pas contraire d'efficacité, bien au contraire. Chaque préposition, chaque genre, chaque nombre avait sa valeur ajoutée dans ses paroles. A ses rares interlocuteurs incombait la tâche de les décrypter. Trop de précision vous embrouillait l'esprit, voilà ce dont était partisane Werowa, mais quelquefois ses phrases sibyllines surprenaient, emmêlaient de ce fait, obtenaient le but inverse de l'effet escompté. Or, Werowa détestait répéter ses propos ; encore une perte de temps dont elle se passerait, mais il fallait faire avec, chaque jour. Il y avait toujours des oreilles plus bouchées que d'autres, et il fallait de la patience pour les percer jusqu'à ce que ça rentre. L'esprit bouché, c'était une autre affaire, mais pas la sienne. Qu'on l'approuve ou non, tant qu'on faisait ce qu'elle disait, ça n'importait pas, et ce n'était pas la peine de lui opposer une belle démonstration pour la convaincre, il y avait peu de chances que ça marche. Ou qu'elle vous écoute tout court. Werowa sortit de ses pensées, et tourna de nouveau ses iris noirs vers Ezra, dans l'attente de sa réponse. Ses doigts gauches tenaient encore légèrement l'étoffe, tandis que sa main droite était revenue jouer avec la chaînette à son cou, réflexe dont elle ne se séparait pas. Histoire personnelle, histoire intime, elle en avait une, comme tout le monde. Des stigmates dans le corps et le cœur, des symboles pour s'en souvenir, se remémorer de gré ou de force de ces souvenirs qui faisaient son identité. Ou juste geste qu'elle affectionnait particulièrement. Qui sait.
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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2057 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 1736
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le Mer 7 Aoû - 18:39

   
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Alors que je la noyais sous les questions, elle prit son temps pour me répondre pour ainsi dire en quelques mots. Ce qui restait légèrement surprenant. Ayant sans doute imaginée qu'elle était un peu plus loquace que ne le prétendait sa réputation. Ayant imaginée qu'elle était plus apte à décrocher des mots et non seulement quelques uns. A vrai dire elle en était capable, pouvant amplement formuler des phrases mais il semblait qu'elle ne voulait s'en donner la peine. Il paraissait évident à côté que j'étais un moulin à parole et elle une tombe. Ayant sans doute trop souvent tendance à parler, parfois même pour combler les silences. Elle semblait au contraire vouloir économiser son souffle. Comme si elle comptait chacun des mots qu'elle prononçait tout en les choisissant avec soin.

Je ne pouvais même que me demander si là n'était pas un trait commun aux mercenaires, de parler aussi peu, d'offrir aux autres ce mutisme, cette réserve. Ils semblaient être tous forgés de la même trempe, à économiser leur souffle, parler que quand il le fallait. Et il paraissait encore plus compliqué de leur faire parler des émotions qui les habitaient. Je ne pouvais qu'imaginer tout comme Roan, en simplement la regarder, qu'elle ne devait sans doute jamais parler d'elle-même personnellement. Me demandant s'ils éprouvaient ce besoin incessant de séparer leurs émotions face à la mort, en raison de la besogne qu'ils effectuaient. Evidemment je n'avais jamais eu une réponse certaine et précise. J'étais obligée de formuler des hypothèses à chaque fois pour tenter de déchiffrer leur silence, pour tenter de le comprendre. Et petit à petit, à force de les côtoyer, à force de se trouver en leur compagnie, il devenait possible de les comprendre. Il devenait possible de déchiffrer ce langage silencieux en analysant leurs gestes. Mais il restait difficile de les faire parler d'eux. Emotions qu'il était presque impossible de les voir mettre des mots dessus. Un coeur qu'ils barricadaient derrière des murailles. Des émotions qu'ils ne mentionnaient jamais, préférant paraître de glace. Pourtant un feu brûlait en eux. Il y avait cette étincelle dans leur regard. Et s'ils se prétendaient des monstres, ils restaient non moins humains. Ils avaient leur propre moment de vulnérabilité. Court aperçu comme je pouvais m'en rendre compte avec Roan. Il était toujours aussi compliqué de savoir ce qu'ils ressentaient. Ressentir. Sans aucun doute l'un de leur défaut. Ce n'était pas qu'ils ne ressentaient pas, mais aux yeux d'un autre, il semblait que pour eux ressentir était signe de faiblesse. Des émotions qui pouvaient être manipulées, qui pouvaient leur causer la mort. Une vérité. Aimer signifier aussi pouvoir être blessé en retour. L'ayant été. Shanareth aussi. Et en retour, suite à ma fuite, elle avait cru que j'avais joué avec elle depuis le début. Confiance qu'ils avaient à l'égard des autres si précaire. Et l'amour qui s'était transformée longuement en haine. Un feu qui brûlait toujours dans ses veines. Ne l'ayant revue, non pas que la douleur ne l'était pas là. Et si j'avais réussir à voir au-delà de ses barrières, si doucement elle en était venue à s'ouvrir, un long chemin avait été parcouru. A la différence, il restait certain que j'étais toujours en train de randonner sur ce même chemin pour tenter de déchiffrer les pensées de Roan ou plutôt ses émotions. Un mystère que je voulais comprendre. Un mystère que je voulais percer. Ce qu'ils représentaient un peu alors que jour après jour, je tentais de les comprendre. Sans doute que le cas n'était que plus vrai avant, alors qu'avant ma fuite, avant tout ce bazar, je ne pouvais que chercher à voir ce côté humain en eux. Côté humain qui existait toujours, mais d'autres préoccupations en tête. A mes yeux, Werova se trouvait bâtie dans le même moule. Ne connaissant pas son passé simplement de réputation, ne la connaissant pas personnellement mais ce court échange restait suffisant pour me faire ma propre opinion, qu'elle ait été juste ou non.

Et une réponse qu'elle m'offrait finalement. Un retour à la réalité. Sortant de mes pensées pour reporter mon attention sur elle, en tenant toujours l'étoffe beige entre mes doigts. « Des tuniques. Combien tu penses pouvoir en faire ? Et non, pas d'autre étoffe. » Un hochement de tête alors que j'assimilais ses mots. Un choix de couleur qui était limité. Je ne pouvais qu'imaginer que sa garde robe était aussi limitée. Ce qui semblait être là aussi un point commun entre les mercenaires, ou ceux bâtis dans le combat. Seule Arméthyse en tant que garde royale différait. Quant aux autres, ils étaient un peu tous les mêmes dans un sens. Ce qui restait amusant. Préférant choisir des couleurs obscures, neutres ou ternes plutôt que de préférer des couleurs vives et colorées. Comme si choisir des couleurs vives était le réel problème, était une honte. Couleurs vives qui rappelaient les symboles rahjaks, cet attrait pour la passion et le soleil. Couleurs que je ne dénigrais certainement pas. Mais face aux mots prononcés, je ne pouvais aussi comprendre qu'elle acceptait de me prendre en tant que couturière. Encore fallait-il que je sois en mesure d'être productive. Ce qui n'était pas réellement un problème. Certes, Roan pouvait toujours avoir besoin moi, mais je savais qu'il me laisserait faire comme la dernière fois. Parole que je prenais toujours d'un ton sérieux pour lui répondre. « Je peux en coudre une aujourd'hui. » La journée était déjà avancée. Je calculais les tâches qui me restaient à faire, les heures que j'avais devant moi. « ... voir deux avant demain. » Là pouvait aussi être le cas si je travaillais à la lumière d'une chandelle, pendant la nuit. Certes, un autre compromis a trouvé, mais elle n'était pas concernée par ses détails techniques. Le travail demandé pourrait être fait, c'était ce qui comptait avant tout. Et une tâche qui pouvait être continuée par la suite. « Je pourrai en faire plus dans les prochains jours en fonction du nombre de tuniques dont tu as besoin. Les tuniques prennent moins de temps à être réalisées que les vestes, pantalons, ou robes. » Il était plus simple de s'occuper de ce premier produit que des seconds qui demandaient plus d'heures de labeur. « Si tu souhaites que la tunique ne soit pas toute simple, qu'il y ait des symboles, motifs, dessins ou qu'elle soit plus élaborées, j'aurai besoin d'un peu plus de temps. » Un souhait qu'elle ne voudrait sans doute pas accomplir. Elle semblait préférer la simplicité. Mais cette hypothèse pouvait aussi être réalisée, mise à l'oeuvre. Ce que j'avais l'habitude de faire aussi enfant. N'ayant pas perdu la main comme le prouvait la robe que je portais. Des heures simplement de plus requises alors qu'il fallait manier avec plus de précision l'aiguille. Une tâche qui prenait du temps, mais ces heures pendant lesquelles j'étais en coudre passaient toujours plus rapidement. Mon propre univers. Une tâche qui ne m'ennuyait pas ni qui paraissait être un fardeau à mes yeux. Du plaisir que je prenais à vrai dire à coudre. Et mon regard qui s'était reposé sur elle en attendant sa réponse pour tenter de déterminer avec un peu plus de précisions ce qu'elle voulait. Des réponses obtenues pas à pas.
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le Mer 7 Aoû - 22:51

 
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Ezra mit bien moins de temps qu'elle à répondre, même si elle prit le temps de détailler l'étoffe avant de répondre. Werowa la laissa faire, puis la laissa parler. « Je peux en coudre une aujourd'hui. […] ... voir deux avant demain. […] Je pourrai en faire plus dans les prochains jours en fonction du nombre de tuniques dont tu as besoin. Les tuniques prennent moins de temps à être réalisées que les vestes, pantalons, ou robes. […] Si tu souhaites que la tunique ne soit pas toute simple, qu'il y ait des symboles, motifs, dessins ou qu'elle soit plus élaborées, j'aurai besoin d'un peu plus de temps. » La guerrière croisa de nouveau les bras, et se retourna vers la tenture pour l'observer, encore et encore. Elle pencha la tête sur le côté, puis se mit à tourner autour, lentement, tranquillement. Elle se sentait presque touchée par la passion d'Ezra, se demanda de façon extrêmement sérieuse si oui ou non elle souhaitait une personnalisation. Quelque chose de discret, comme toujours, mais pourquoi ne pas tenter l'expérience ? Il fut un temps, elle était aventureuse. Quand elle était jeune, quand elle n'avait que seize ans, elle était devenue éclaireur pour les mercenaires. Sa décision avait été motivée par l'envie de découvrir les itinéraires empruntées par les nomades et les marchands, mais aussi l'envie assoiffée de voler de ses propres ailes. Parcourir le désert, seule avec seulement sa monture, la morsure du soleil, sans un souffle d'air frais. D'où les vêtements légers, et simples. Parce que ceux-là, elle pouvait se permettre de les tâcher, de sang et de poussière, de les déchirer et de les mettre en pièces, de les jeter surtout. Les autres, les beaux vêtements chamarrés, c'était tellement dommage de ne serait-ce que les égratigner... C'était étrange, cette envie presque instinctive, initiative ancrée aux tripes, de protéger le plus beau et de se débarrasser du plus laid... Un trait commun à tous les hommes : dès que ça brillait, dès que c'était joli, il fallait le préserver. Et sinon, le raccommoder, ou cacher les effilochages. Faire en sorte que la marchandise n'était pas abîmée, ou pas suffisamment pour rebuter, ou alors savamment le cacher pour tromper le temps de l'achat et de la vente. Tout l'art des marchands : des cache-misère, ni plus ni moins, des escrocs couvrant les accrocs. Enfin, pour les moins honnêtes ; et Dieu Soleil savait qu'il y en avait, des déshonnêtes.

« J'en aurai besoin de cinq. Et pourquoi pas une avec des motifs. Tu pourrais me montrer tes créations ? » S'assurer qu'elle ne se faisait pas avoir. S'assurer également qu'elle avait face à elle une personne de talent, capable de faire ce qu'elle disait. Quant à définir si Ezra était une personne de paroles... il lui faudrait quelque temps avant de le savoir. En attendant, Werowa laissait son analyse en suspens, et sa demande en suspens. Méfiante, réservée, tomber sur une mauvaise couturière n'était pas grand-chose, rien qu'un minime contre-temps. Mais comme il lui faudrait mettre ces tuniques confectionnées par Ezra le temps de trouver une autre couturière, cela importait quand même. Werowa ne pouvait pas se permettre de porter des habits qui entraveraient ses mouvements ; ni même des habits qui en feraient la risée de ses camarades, et pire encore, des personnes qui demandaient à entrer dans la ville. Il en allait de la renommée et de la tenue des Rahjaks, il s'agissait de faire impression et la bonne pour imposer le respect et l'ordre dans leur cité. Des tenues trop voyantes, trop m'as-tu-vu, cela leur serait défavorable. Que de la gueule, aurait-on dit dans un autre temps. Que de la gueule, et rien derrière leurs beaux atours. Une façade qui s'effriterait au moindre tremblement. Il ne fallait pas en faire trop, mais aussi ne pas paraître débraillé, insouciant. C'était une tâche, une responsabilité, que de laisser entrer des étrangers au sein de leur cité. Et même des nomades, des membres de leur tribu. La rébellion, affaire que Werowa n'avait jamais comprise. Les suspicions sur la mort du Roi. Si un événement d'une gravité inattendue était provoqué par un étranger, les dirigeants n'iraient pas chercher bien loin, et leur couperet tomberait sur la tête des gardes présents à la porte. Responsables de la faute ultime d'avoir méjuger les arrivants. Ce n'était pas une tâche facile, de devoir sonder l'âme d'une personne en à peine quelques secondes ; d'autant plus lorsque la chaleur se faisait ressortir, posait sa chape de plomb sur les épaules des gardes et les assommait de faim inassouvie ou repue. La foule dense qui passait les portes, le goulot étroit pour se faire dessiner la marque au henné, l'immobilité statique pendant de longues minutes, les yeux qui brûlaient à force de percer l'ombre des turbans et des yeux. Mais la vengeance royale ne prenait pas en considération les difficultés : c'était à eux de les surpasser. Donc oui, Werowa voulait s'assurer qu'elle ne se trompait pas d'interlocutrice, qu'elle avait en face d'elle l'une des personnes, si ce n'est la bonne personne, pour répondre à ce besoin précis. Simple précaution, comprends-tu.
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le Jeu 8 Aoû - 11:51

   
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Continuant de me renseigner comme toujours, pour évaluer le nombre de tuniques dont elle aurait besoin et des jours que j'aurai besoin. « J'en aurai besoin de cinq. Et pourquoi pas une avec des motifs. Tu pourrais me montrer tes créations ? » Ce qui signifiait que j'aurai sans doute besoin de trois jours voir quatre de travail, de labeur. Ce qui n'était pas dérangeant bien que ces tâches supplémentaires s'ajouteraient à celles que je devais autant réalisée. Néanmoins le bonus financier qui viendrait à la fin ne pouvait que rendre la tâche plus agréable, si elle ne l'était déjà. Et question légitime de sa part de voir mes créations, de s'assurer de ma bonne foi. Parole que je reprenais avec le sourire tout autant que je lui désignais la robe que je portais. « Cette robe est une de mes créations. » Pointe de fierté perceptible dans le ton de ma voix avant que lentement je n'en vienne à virevolter sur moi-même pour lui laisser autant apprécier les notes de dentelles, les motifs cousus dessus et le dos de la robe. Sifflements de certains clients masculins évidemment venus examiner les étoffes de tissus en compagnie pour certains de leurs épouses. Le regard plus mécontent de certaines que j'ignorais alors que je repoussais une mèche de mes cheveux bruns derrière mon épaule. Le commerçant qui regardait la scène aussi d'un air amusé, bien qu'il n'y avait pas de doute et que ce dernier devait se demander se qui se tramait devant cet étalage. Néanmoins la seule certitude des futures acquisitions, et ma loyauté en tant que cliente lui suffisait pour ne pas poser plus de questions. Robe dont je n'étais pas moins fière alors que j'adorais en effet sentir le tissus entre mes doigts et les tisser de moi-même. Gamme qui en s'étendait pas simplement à là alors que j'avais continué d'améliorer mes techniques, non sans me rappeler le travail esquissé à l'atelier de couture lorsque j'étais enfant. Il n'y avait non seulement des robes qui étaient vendues mais aussi des tuniques, vestes et pantalons. Tenues auquel j'avais aussi ajouté une touche masculine pendant ma fuite, me rendant compte de la praticité de porter des tenues d'homme. Mais de retour à la cité, ces tenues s'étaient faites plus discrètes alors que j'en étais revenue à porter plus couramment des robes. Et robe qu'elle ne portait sans doute pas, ou ne voudrait porter. Une robe qui était non moins preuve de mon assurance dans ce domaine.

« D'autres tenues se trouvent chez moi. » Ou plutôt dans la bâtisse dont Roan était le propriétaire. Ne l'étant pas. Etant seulement l'esclave domestique quand bien même mon statut était plus indécis, que j'avais apporté là-bas des touches féminines pour rendre l'endroit plus habitable, plus joli. Touches de rouge au niveau de mes joues alors que je reprenais la parole. « J'étais aussi l'esclave couturière de Basile Gilgamesh, et nombre des commandes étaient destinées au palais si ce n'est aux nobles. » Un grand honneur pour un commerçant. Quand bien même j'avais pu apprendre à détester le couturier voir le haïr, il fallait reconnaître qu'il était un homme d'affaire hors pair, m'ayant aussi permis d'apprendre et m'ayant permis d'évoluer au sein de l'atelier pour montrer en grade. Frisson qui remontait non moins le long de mon échine alors que je repensais à mon premier maître, à ses notes d'attention qui s'étaient transformés à mes yeux en gestes déplacés. Regard plus que pervers pour les jeunes filles se trouvant dans l'atelier, ou à mon égard. Et l'homme qui était autant passé à l'acte après avoir fait l'objet de ma trahison, de mon insolence. Ayant tenté de le tuer. Et ayant payé pour cela de mon corps avant d'être vendue au bordel. Frisson qui caressait mon échine. Regard qui devenait perdu dans la vague alors qu'une petite voix ne pouvait que se glisser dans ma tête, se demander si la femme en face de moi était capable d'assembler les pièces du puzzle de ce qu'elle savait de ma réputation, de ce qu'elle se rappelait. Préférant de loin qu'elle n'en vienne pas à s'intéresser à ce mystère.

Et reprenant la parole pour changer la conversation ou la faire revenir sur les tuniques qui la concernait. « Les tuniques peuvent être prêtes sous trois, quatre jours. Je pourrai me mettre à la tâche dès lors que je connaîtrais la longueur nécessaire et je pourrai te les livrer directement à ton domicile. » Ce qui était plus simple que de les livrer à son domicile. Peut être une pointe de curiosité mais une adresse de rendez-vous qui me permettrait aussi d'éviter des mésaventures. Ayant autant besoin de calme pour coudre alors que je ne comptais la voir traîner dans mes jambes tous les jours. Cette commande pouvait être réalisée aisément si elle renouvelait son accord, et si nous nous mettions d'accord sur un prix. Sujet peut être plus sensible pour certains que j'abordais alors en faisant attention à ne pas non plus trop élever ma voix. Négociations hasardeuses qui devraient se négocier mais autant en discrétion. « Nous devrons aussi parler prix, mais pas ici. » Chassant l'idée de ma main, alors qu'il y avait trop de monde, toujours ce brouhaha ambiant.
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le Jeu 8 Aoû - 16:22

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
Werowa & Ezra


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Werowa sentit l'étoffe venir caresser son dos, agitée par une légère brise. Elle l'ignora, quand bien même c'était une sensation étrange. Un geste qu'elle ne connaissait plus, plus personne qui ne la touchait aussi délicatement. Cela l'amena à jeter un regard derrière elle, troublée, avant que la voix d'Ezra ne lui fasse de nouveau tourner la tête : « Cette robe est une de mes créations. » Et elle se mit à tourner lentement sur elle-même, pour lui faire voir le vêtement. Un œil plus averti se serait probablement arrêté sur les coutures, sur les finitions, afin de juger de leur propreté et de leur tenue. D'autres yeux, encore plus critiques, n'auraient probablement pas hésité à s'approcher, à prendre le tissu de la robe entre leurs doigts et à soulever les pans qui retombaient sur les jambes d'Ezra. Certains de ces hommes, qui sifflotèrent à la voir tournoyer, en rêvaient probablement. Les deux femmes l'ignorèrent ; et Werowa ne s'approcha pas. Elle laissa ses yeux englober tout l'habit, jugea plus l'ensemble que les détails, évalua plus le goût d'Ezra que ses capacités de couturière ; et de toute façon, qui était-elle pour critiquer un talent qu'elle ne connaissait pas ? Fière, mais pas stupide, pas hautaine non plus. Elle savait où étaient ses limites, et rien ne lui servait de les franchir. Un simple hochement de tête alors, à l'intention de l'esclave, pour lui signifier que ce qu'elle voyait ne la rebutait pas. Les robes, très peu pour elle ; elle n'avait jamais aimé celles que sa mère lui mettait étant enfant. Ce n'était pas très pratique, pour courir et grimper, bouger dans tous les sens comme le petit diablotin qu'elle était. Werowa avait donc très vite piqué des crises pour ne plus avoir à les mettre, et avait ainsi récupéré les vêtements de son frère, aussi déchirés et sales soit-il. Bon, pas les plus déchirés, mais ceux que l'on pouvait rapiécer, pour sûr, elle les avait portés. Rapiécer, rapiécer... Ce n'était plus à l'ordre du jour.

« D'autres tenues se trouvent chez moi. […] J'étais aussi l'esclave couturière de Basile Gilgamesh, et nombre des commandes étaient destinées au palais si ce n'est aux nobles. » Et Ezra d'en rajouter, de plaider sa cause. Werowa releva les yeux vers elle, alors que son regard s'était perdu dans le vague à l'ombre de souvenirs lointains, estompés depuis bien longtemps dans sa mémoire. D'autres tenues : elle avait donc de l'expérience, et elle voulait le faire savoir, subrepticement néanmoins. Bien. Cela plaisait à Werowa. De l'implicite, de l'efficace, c'était parfait pour elle. Puis l'annonce d'un emploi, une expérience de plus. Werowa hocha à nouveau la tête, plus lentement. Basile Gilgamesh. Elle connaissait ce nom. Elle avait frayé, ou du moins tenté de frayer, avec les nobles ; pas étonnant que le couturier lui dise quelque chose. Soit les serviteurs, soit les gardes d'alors, soit les nobles, soit son frère lui en avaient parlé. Peut-être les serviteurs. Ne jamais sous-estimer les serviteurs. Des yeux et des oreilles partout, petits fouineurs à la langue bien pendue. Moyennant quelques pièces d'or, mais ils étaient une véritable mine d'informations. Ce n'était donc pas étonnant qu'elle en ait entendu parler, même si elle n'avait probablement jamais rencontré l'homme. Quoi qu'il en soit, Ezra mettait tout sur le tapis. Toutes ses expériences, toute la gloire de son ancien maître, tout ça pour la convaincre. « Tu m'as eue à "D'autres tenues". » déclara doucement Werowa. L'or, la renommée ne l'émerveillaient et ne l'attiraient plus, tel un papillon de nuit venant voleter autour d'une flammèche. D'autres valeurs avaient aujourd'hui pris leurs places, plus profondes, plus intimes, aux ramifications plus denses. Un délai, un lieu de rendez-vous, puis le prix. L'or, de nouveau. L'or au centre de la culture rahjak, l'or qui n'avait plus de valeur aux yeux de Werowa, l'or même qu'elle ne recherchait plus. Un or au cœur des dissensions, des tensions, quelquefois des meurtres. Combien de personnes avaient été tuées pour ne pas s'être acquittées de leur dette, combien de querelles autour d'un prix qui avaient dégénéré ? Werowa acquiesça encore une fois ; les gestes plus signifiants que les mots, les mots inutiles dans cet instant.

La guerrière se retourna, et prit l'étoffe en silence, la mit sur son épaule avant de disparaître entre d'autres tentures, fit simplement un geste au marchand pour qu'il la suive. Sans attendre, elle le conduisit vers les pantalons qu'elle avait repérés, et paya ses achats, sortant quelques pièces d'or de sa bourse accrochée à sa taille. Cette dernière était si fine, si peu remplie, qu'elle était cachée derrière sa ceinture. Werowa avait repéré les prix en passant devant l'étal, devant les étals même, durant ses patrouilles dans les rues de la cité. Elle n'eut guère à marchander pour pouvoir obtenir une légère baisse, puis laissa couler l'argent dans les mains du vendeur et récupéra ses nouvelles possessions. Il lui restait encore de quoi se payer une bière peut-être, ou s'acheter quelques mets. La guerrière fit demi-tour, laissa Ezra finir ses emplettes tranquillement, lui laissant de l'espace et du temps, autant qu'il lui était nécessaire, et alla s'occuper auprès d'une échoppe d'armes, jetant un coup d’œil désintéressé aux armes présentées. Elle n'avait rien pris pour mettre ses achats, ni sac ni besace, alors tout était jeté négligemment sur son épaule. Une main prudente les enserrait néanmoins. Et le sentiment d'une affaire rondement menée, d'une expédition qui se déroulait sans accrocs, et qui lui apportait exactement ce qu'elle voulait. Parfait.
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Ezra Aerys
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le Jeu 8 Aoû - 21:12

   
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« Everything has changed. »
« Tu m'as eue à "D'autres tenues". » Sa réponse qui m'arrachait une pointe de surprise. Je ne m'étais peut être pas attendue à ce qu'elle puisse céder aussi rapidement. Non, je ne m'y étais sans doute pas attendue. Ayant pensé que malgré ses réponses à mes questions, malgré cette avancée fulgurante, j'allais devoir tenter de la persuader plus longtemps. Ayant pensé que je devrais arguer plus longtemps à propos de mes compétences, bien que je n'avais là aucune réelle preuve transcrite. Il n'y avait jamais de lettre de recommandation transmise. Du moins, Basile n'allait certainement pas en écrire une. Au contraire, il m'avait simplement vendu au plus offrant, à un noble qui tenait aussi un bordel. Il ne m'avait pas vendu et tirer un bon prix de ma personne, comme esclave, parce que j'avais des compétences en couture. Non, il ne m'avait pas non plus vendu parce que j'avais évoluée au sein de l'atelier pour m'occuper aussi de tâches plus domestiques. N'ayant pas fait éloge de ma compétence. Non, il s'était contenté de me vendre au plus offrant, en tirant sans aucun doute aussi un bon prix parce que j'étais jeune et comme une fleur sur le point d'éclore, gagnant en beauté au fur à mesure que ce corps d'enfant se transformait en corps de femme. Il restait certain que nulle lettre de recommandation n'avait suivie ce passage au bordel, où ce n'était certainement pas mes compétences en couture qui m'avait permis de survivre, de gagner mon pain. Non. Et par la suite, nulle lettre de recommandation n'avait non plus suivie, alors que rattrapée par Astrid, elle m'avait vendu à Roan. N'ayant aucune preuve tangible pour démontrer mon savoir faire si ce n'était mes propres créations. Non moins fière alors que je savais de quoi j'étais capable, que je savais comment coudre et comment faire du bon travail. Des tenues que je voulais penser pouvaient parler d'elles-mêmes. Ayant évidemment imaginé l'hypothèse où elle aurait refusé ses mots prononcés, où elle n'y aurait voulu y croire. Ce qui aurait été une autre problématique. Ce qui aurait rendu la tâche plus difficile, alors que de là, il n'aurait rester comme seul argument, comme seule preuve les autres tenues entreposées chez moi. Mais sans aucun doute, chanceuse, je n'aurai besoin d'aller jusqu'à là. Je n'aurai besoin de lui dévoiler ses créations et tenter de les sortir de mes maigres possessions, non moins réelles. Une respiration qui devenait plus légère. Soulagement qui m'envahissait aussitôt qu'un sourire naissait sur mes lèvres doucement. Aussi simplement la négociation était pour dire conclu en dépit du prix sur lequel nous devions encore nous accorder.

Mais dans un premier temps, il était nécessaire de terminer ces emplettes, de payer chacune de ces soudaines acquisitions. Ce qu'elle fit en premier, s'acquittant du prix. Ne pouvant que l'observer du coin de l'oeil. Tentative d'être discrète sans doute vaine avant que je n'en vienne à me rendre jusqu'au marchand pour régler la somme due. Etoffes de tissus que je rangeais à sa différence avec bien plus de soin dans ma besace. Et la jeune femme qui avait ores et déjà disparue de mon champs de vision. Elle n'avait pu être que remplacée par d'autres silhouettes composant la foule. Silhouettes parmi lesquelles je naviguais en regardant un peu partout, avant de la remarquer se tenir près d'un étalage sur lequel était disposé des armes. Evidemment. Mais sourcils qui se fronçaient non pas pour cette raison. Étincelle de frustration qui apparaissait dans mon regard non pas pour cette raison mais à cause de la présence de l'étoffe de tissus jetée sans aucun respect sur son épaule. Une honte. Visage qui se transformait sous l'indignation alors que je m'approchais d'elle. « Tu ne peux pas la porter comme ça. » Consciente que mon visage trahissait cette grimace qui s'était dessinée. Consciente que le ton de ma voix trahissait l'indignation. Comme si je me trouvais en train de réprimander un enfant. Ce qui était alors un peu la même chose face à ce ton qui restait ferme et précis. Non, elle ne pouvait simplement porter l'étoffe ainsi. Il ne manquerait que l'étoffe puisse prenne la poussière ou être tâchée. Consciente que j'aurai peut être dû me taire. Consciente que là n'était sans doute pas ma place. Elle avait un grade supérieur dans la hiérarchie, ce qui ne me rendait plus méfiante. Néanmoins, l'indignation m'avait forcé à parler. Ne pouvant travailler dans ces conditions. Et mes doigts qui attrapaient le bord de l'étoffe avec soin pour la ranger dans ma besace non sans cesser de secouer la tête. Mon regard qui se reportait sur la jeune femme aux cheveux bruns. « Je te la rendrai après, mais je ne peux travailler si elle salie. » Ce qui ne pouvait être que le cas. Il y avait certaines règles à respecter si elle voulait qu'un travail de qualité puisse être réussi. Un ton aussi ferme alors que je ne comptais pas la voler. Et me déplaçant ensuite lentement après avoir ajusté ma prise en direction des ruelles adjacentes, aussi des commerces. Lui désignant une taverne connue et la plus proche du regard. Un lieu plus approprié pour discuter et négocier paiement.
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Werowa Sundagger
DATE D'INSCRIPTION : 03/08/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Maori K. Ho'oname MESSAGES : 46 CELEBRITE : Sofia Boutella COPYRIGHT : PANDA avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Garde ¤ mercenaire déchue, ancienne esclave gladiateur ¤ combat TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 288
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le Ven 9 Aoû - 16:12

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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« Tu ne peux pas la porter comme ça. » La voix indignée d'Ezra éclata dans son dos, et Werowa se retourna vivement, déjà sur le qui-vive, alertée par l'éclat de voix. Lionne prête à bondir, à rugir et à griffer à la moindre attaque, bien plantée dans le sol sur ses jarrets tendus pour bondir. Des yeux plus vivants que jamais, qui se posèrent sur la grimace d'Ezra, étudièrent sa mimique et l'analysèrent en un éclair, le temps de déterminer le degré de menace. Sa main qui se serra discrètement le long de son corps, lorsque Ezra s'empara de l'étoffe jetée sur son épaule, la plia et la rangea précautionneusement. « Je te la rendrai après, mais je ne peux travailler si elle salie. » Hochement de tête sec, femme encore aux aguets. Comme si elle était de retour dans l'arène, tout passant se transformant en gladiateur prêt à l'égorge. Syndrome de stress post-straumatique peut-être, ou impression de déjà-vu seulement. Le temps de prendre une inspiration plus profonde que les autres, mais discrète, et la tension dans les muscles de Werowa disparurent, les passants redevinrent des passants, et elle ne cassa pas le bras d'Ezra. Elle sentait une pointe d'inquiétude dans l'attitude de cette dernière, la peur d'avoir passé la limite et outrepassé ses droits. Werowa riva des yeux vifs, froids, acérés sur elle, et son ton fut dur : « Ne t'avise plus de faire ça. » On avait retrouvé une Werowa un peu plus vivante, une hargne de jeunesse qui l'envahit quelques instants, avant que l'anesthésie de la maturité ne revienne. Pour autant, elle lui laissa l'étoffe, sans rien dire, sans la réclamer pour la remettre en tapon sur son épaule. Piquée au vif, mais toujours pas stupide. Choix logique, quand on y pensait : elle y gagnait à avoir de belles tuniques, et en plus, Ezra portait ses affaires. Tout à son avantage.

Ezra se remit en route, lentement, le temps que Werowa puisse également se mettre en branle, lui emboîter le pas. Ou alors, juste parce qu'elle ne pouvait pas aller plus vite, alors qu'une légère claudication attirait l’œil de la garde. Ses pupilles étudièrent chaque mouvement avec attention, alors que son intérêt était piqué. Elle se souvint du châtiment public, des nombreuses punitions subies par Ezra. Des mutilés, des infirmes, elle en avait vu. Pas mal de gladiateurs finissaient au rebut comme ça. Mais la plupart du temps, elle n'avait pas le temps d'étudier leur démarche, de se rendre compte de ce que cela faisait, d'être mutilé. Elle-même n'y était pas passée loin, de temps en temps, et n'avait réussi à sauver ses mains, ses oreilles et ses orteils que grâce à beaucoup de chance et de vivacité. Un signe d'Ezra lui fit redresser le regard vers une taverne, et elle acquiesça, s'y dirigea d'un pas décidé, traça son passage dans la foule en forçant l'arrêt de plusieurs badauds.Elle n'était pas du genre à composer avec les autres, les courbettes et autres mièvreries, très peu pour elle. Brute de décoffrage, Werowa atteignit donc la porte de la taverne en forçant le passage, Ezra dans le sillage. Elle poussa la porte, et alla directement s'installer à une table dans le fond. Elle s'adjugea aussitôt la place dos au mur et face à la porte, laissa tomber ses affaires sur le banc à ses côtés, après avoir passé une main dessus, un peu moqueuse, puis s'assit et entreprit aussitôt de s'adosser au mur et de faire signe au tavernier, pendant qu'Ezra prenait place en face d'elle. Quelques pièces qu'elle sortit de sa bourse, acte de générosité impromptu alors qu'elle sortait de quoi payer deux boissons. « C'est pour moi. Quel est ton prix ? » Sans attendre, passer aux choses sérieuses. La boisson d'Ezra, si elle en prenait, payée d'un haussement d'épaule, sans grimace ou trait qui indiquerait que c'était une faveur intéressée qu'elle faisait à l'esclave, que cela lui coûtait et lui coûtait cher. Rien de tout cela, parce que ce n'était rien de tout cela. Elle s'en fichait, de payer un peu plus, Werowa. Elle pouvait le faire, elle l'avait fait. Et nul ne saurait dire si c'était par fainéantise de récupérer et ranger les pièces déjà sorties, ou par pure bonté d'âme, d'autant que d'âme elle ne semblait guère en avoir. Le mystère était entier, avec Werowa.
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le Ven 9 Aoû - 19:52

   
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Ezra & Werowa

   
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Sa main qui se déplaçait. Son regard qui se faisait plus dure, plus glacial. N'étant pas étrangère à ce genre de situation. Capable de sentir cette soudaine fraîcheur. Comme si la température descendait de quelques degrés. Menace existante. Situation auquel j'étais peut être trop familière. Tout mon corps qui me criait de relever la tête, de la défier du regard. Ce que je faisais même automatiquement. Baisser la tête sonnait comme une défaite, comme un rappel que pour d'autres j'étais un objet. Mettant toujours les pieds dans le plat à cause de ce comportement. Note d'insolence qui n'était jamais appréciée. Et si mon châtiment sur la place publique m'avait poussé à apprendre où était ma place, m'avait poussé à apprendre la servitude, cette petite note d'insolence continuait de refaire surface par intermittence. Bornée et idées que je défendais. Idées en lesquelles je croyais comme maintenant, alors qu'en baladant l'étoffe ainsi, elle ne pourrait être que tâchée. Un travail à venir qui serait alors gâchée. Et échine que je ne courbais pas alors que je me contentais de soutenir son regard silencieusement. Un risque. Pari toujours risqué. Toujours jouer avec les flammes et cette crainte de se faire brûler les doigts. Peut être qu'à force d'avoir trop connue la morsure du feu, je n'avais pu que cesser de vouloir jouer avec, de peur de me brûler de nouveau. Mais là pendant cette brève seconde, cette flamme brûlait de nouveau au coeur de mon regard. Seconde où le rouge me montait légèrement aux joues bien que je soutenais en effet son regard. « Ne t'avise plus de faire ça. » Mots qui résonnaient froidement alors que je me contentais d'hocher la tête avant de plier l'étoffe de tissus pour son propre bien. Ne comptant m'excuser. Une négligence qui n'était pas de mise. Et si elle voulait que je réalise ma tâche comme je le souhaitais, alors elle devait du moins comprendre que je savais ce que je faisais. Un travail de qualité que je comptais bel et bien rendre aussi simplement qu'il soit.

Un prix qu'il restait à négocier, qui serait négocier à l'abri des oreilles indiscrètes au sein de la taverne. Suivant son sillage non sans lever les yeux au ciel sans qu'elle ne puisse s'en apercevoir. Un chemin qu'elle traçait un peu brutalement sans se gêner des clients autour, de ceux qui se trouvaient à l'entrée et qui se poussaient aussitôt. Une table atteinte. Place sélectionnée avec soin, alors qu'elle avait choisit celle lui permettant de voir les allées et venues. Sentiment de déjà vu. Typique des mercenaires et de ceux qui combattaient, à croire. M'installant à ses côtés. « C'est pour moi. Quel est ton prix ? » Et le tavernier qui ne tardait à s'approcher. Précédent hochement de tête face à ses mots. Comptant attendre que la commande soit passée avant de commencer à négocier. Homme désormais là, et regard qui ne pouvait que s'attarder sur sa barbe non entretenue, signe plus rustique, ne tardant à demander ce que nous voulions d'une voix rauque. « Du vin. » Le bénéfice d'avoir des vignes. L'un des avantages de la cité rahjak alors qu'il était facile de se mettre à apprécier la saveur du vin. Boisson dont je n'avais forcément l'opportunité de boire, mais qui pouvait pourtant couler à flot dans les tavernes. Regardant l'homme repartir après qu'elle ait commandé avant d'annoncer mes prix. « 23 piécettes d'or par tunique comptant la main d'oeuvre. » Prix qui me semblait plus que correct. Le cours de l'or qui variait chaque jour. Un cours de l'or qui était même à la hausse. Et un cours fluctuent qui permettait aux marchands, aux artisans de négocier leurs prix non sans tenter d'entourlouper plus d'uns. Prix alors proposé plus que correct, correspondant à des pièces qui auraient pu se vendre sur les étalages. Tuniques qui se seraient certainement vendues au prix double au sein de l'atelier. « Et 30 piécettes d'or pour celle plus élaborée, qui me prendra plus de temps. » Un total de quatre tuniques, dont une plus élaborées qui me permettrait d'empocher la somme de 122 piécettes d'or si elle acceptait ce prix évidemment. Un travail réalisé à la main qui augmentait aussitôt la somme, bien que le prix restait en soit estimé plus ou moins couramment en prenant en compte un contexte plus général. Des différences qui existaient alors que j'allais là travailler sur mesure, pour elle. Un travail qui ne serait réalisé à la chaîne comme dans l'atelier de couture, comme avant. Un pécule qui ne serait sans satisfaire Roan si je parvenais au bout de mes négociations. Et tavernier qui arrivait avec nos commandes. Verre de vin que j'attrapais non sans jeter un regard à Werowa. Si ses traits semblaient être toujours masquées, elle ne semblait se dépérir de cette impression de colosse, femme guerrière donnée. Les souvenirs qui ne devaient partir aisément. Mais alors que je l'observais, je ne pouvais que me demander si cette coupée serait levée pour savourer cette victoire ou s'il me faudrait négocier plus avant de savourer pleinement ce nectar.

Spoiler:

Et oui le cours de l'or est actuellement à la hausse You know nothing ~ ft. Ezra 1360497918
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le Sam 10 Aoû - 15:27

Se perdre entre la soie et le satin, jouer à se cacher dans les draperies et les tentures, se draper et se voiler pour éviter les regards.
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« Du vin. » Un goût amer dans la bouche, alors que cette simple réponse faisait remonter des souvenirs d'enfance. Les vignes dorées sous le soleil, qui s'étendaient devant elle et rangées bien alignées, les silhouettes qui y passaient, s'y baissaient, en ramassaient les grappes. Les raisins qui roulaient entre ses doigts. « Une bière. » De quoi se sortir ces souvenirs de la tête, souvenirs qu'Ezra avait fait remonter involontairement, souvenirs d'une famille perdue depuis longtemps. Des sourires, des traits qu'elle ne reconnaîtrait plus, quand bien même elle les croiserait dans la rue. Werowa tourna légèrement la tête, pour suivre le tenancier du regard, se redonner une contenance alors que ses yeux s'étaient perdus dans le vague, vibrant d'une émotion que l'on pourrait qualifier de nostalgique. « 23 piécettes d'or par tunique comptant la main d'oeuvre. » La voix d'Ezra qui cette fois-ci l'aida à revenir à la réalité, à des considérations plus matérielles, ce qui lui allait bien mieux que ces rêvasseries d'un temps perdu. Plus terre-à-terre que la tête dans les étoiles. « Et 30 piécettes d'or pour celle plus élaborée, qui me prendra plus de temps. » Un prix qui lui semblait correct, mais Werowa prit le temps d'y réfléchir, à tête reposée sur le sable, redescendue de la voie lactée de l'anamnèse. Elle s'adossa au mur, bras croisés. Elle savait déjà qu'elle ne ferait pas d'histoire et paierait le prix demandé, mais une petite négociation ne serait-elle pas de bonne augure ? Montrer qu'elle ne se laissait pas faire, que c'était elle qui décidait, et non pas Ezra ? Pour autant, elle n'était pas l'un de ces clients qui cherchaient à acheter au rabais à chaque instant... Ne rien négocier, payer sans broncher, ne serait-ce pas justement une originalité bienvenue ? Mais il ne fallait pas non plus donner l'impression qu'elle paierait toujours tout sans broncher... Quoique, justement, ne rien dire aujourd'hui, cela pouvait l'aider à négocier plus tard, si l'on essayait de la pigeonner, grâce à l'effet de surprise. Effet de surprise que Werowa connaissait bien, dont elle connaissait tous les atours et tous les attraits, effet de surprise qu'elle avait appris à manier sur le long terme, effet qui n'en était que plus puissant lorsque la surprise en était plus grande. Plus elle le mettait en place tôt, plus elle en profitait après. Ce pourrait être intéressant, amusant même. Non pas que tisser cette ruse autour d'Ezra pourrait lui apporter grand-chose ; il lui suffirait de lui rappeler son rang d'esclave pour pouvoir obtenir les mêmes conséquences ; il lui suffirait, là, maintenant, de fixer le prix elle-même, un prix bien plus bas, voire de faire valoir l'argument du maître pour ne rien avoir à payer du tout, Ezra ne pourrait rien dire. Mais Werowa avait vu cette lueur d'insolence dans son regard, ses yeux qui défiaient les siens un peu plus tôt. Son intérêt avait été attisé, dorénavant elle garderait un œil sur Ezra. Une esclave insoumise était une esclave dangereuse. Finalement, l'effet de surprise lui servirait peut-être à quelque chose, après tout. On ne sait jamais. Et puis, Werowa aimait jouer, quand même. Et ce même si ce jeu était malsain.

L'aubergiste posa les verres devant elles, et Werowa saisit son bock d'une main ferme, but une rapide gorgée puis hocha la tête à l'intention de sa nouvelle partenaire d'affaires. « Marché conclu. Je te paierai à la réception. » D'un ton sans appel, elle avait signé son accord, clos le contrat. Si Ezra demandait une avance, Werowa regretterait de ne pas avoir négocié. Pendant quelques instants du moins. Il ne tiendrait alors qu'à elle d'accepter, ou de refuser, de se lever et de partir se trouver une autre couturière. Étonnant, comme le pouvoir ne tenait qu'à un geste, qu'à une parole. Leur marché tenait à peu de choses ; si l'une ne tenait parole, il serait caduc, considéré comme un échec, alors que rien ne le justifiait si ce n'est ces quelques mots échangés. Vraiment étrange, ce pouvoir intangible, mais pourtant si solide, des mots. Les promesses, les serments, ils ne tenaient à rien, que des mots jetés en l'air et pourtant on s'y conformait. Qu'on ne s'y trompe pas : Werowa n'envisageait certainement pas de briser son allégeance, il n'y avait aucun désir de révolte derrière ces réflexions. Ce n'était, pour une fois, que des réflexions, sans arrière-pensées.

« Tu t'es enfuie. Pourquoi ? » Changement de sujet, d'un ton toujours atone, comme si cela n'importait pas. Comme si Ezra n'avait pas attisé sa curiosité, alors que Werowa savait d'ores et déjà qu'elle ne comprendrait sa réponse. Mais elle avait besoin de l'entendre dire, n'importe quoi, quoi que ce soit. On devait lui poser cette question très souvent, ou à tout le moins peu après son retour. Avant son châtiment, après son châtiment, lorsqu'elle avait été récupérée dans des terres étrangères. Et l'incompréhension devait régner autour d'elle, ou la colère, ou le mépris, et il ne fallait pas s'attendre à ce que cela change avec Werowa. Néanmoins, elle voulait savoir, parce que les mots de la principale intéressée importait plus que les racontars d'amis d'amis d'amis de quelconque tavernier ou mercenaire qui connaissait untel qui connaissait untel qui connaissait Roan. Trop de médiations. Non, Werowa voulait analyser le choix de mots d'Ezra. Son intonation, ses inflexions, l'emphase sur tel mot ou telle syllabe, le choix de cet adjectif ou de ce verbe plutôt que d'un synonyme. La manière de parler en disait parfois plus long sur vous que ce que vous disiez. La forme avait plus de fond que le fond lui-même. Même pour Werowa ? Évidemment. A vous de voir ce que vous en déduisez. Oh, et... vous vous trompez, au passage.
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