Aller en bas
Skylar Rees
DATE D'INSCRIPTION : 05/05/2016 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Cyd Raye MESSAGES : 407 CELEBRITE : Norman Reedus COPYRIGHT : RHUMANESQUE METIER/APTITUDES : Second du chef de garde. - Pisteur - Combat à mains nues - Stratège POINTS GAGNES : 126
Voir le profil de l'utilisateur

Les mensonges au coin du feu. | Murphy Empty Les mensonges au coin du feu. | Murphy

le Sam 27 Juil - 11:04
Un renouveau soufflait sur le campement. Le nouveau chancelier ainsi que les nouveaux conseillers avaient été élus. Cela faisait étrange à Skylar que dans les conseillers, il soit proche de Murphy et Richard. La vie était parfois drôle. Ainsi au coin du feu qui s’éteignait aux petites lueurs du matin, il dégustait une sorte de breuvage qui ressemblait à ce qu’on nommait autrefois du café, mais cela n’en était pas. Songeur, il laissait son regard voguer là où il pouvait. Frost dormait à ses pieds, fatiguée de la ronde de cette nuit. Malgré la nouveauté politique, Skylar continuait de patrouiller avec ses hommes et ses femmes. Cela restait un homme de terrain qui effectuait son travail sans broncher. Le nez plongé dans son breuvage, il sentait que son corps était fatigué. Une petite sieste de plusieurs heures le reposerait et lui permettrait d’être optimal dans cette journée. Il était content que cela soit Joe McOrish le chancelier. Il se souvenait de lui comme ancien chef de garde et il l’avait toujours bien apprécié. Il savait que la vie sur le camp irait mieux, que la collaboration avec les autres tribus et les cents, irait. C’était tout du moins tout ce qu’il souhaitait pour la suite. Mais avec Murphy et Richard comme conseillers, il ne se faisait pas de souci.

Skylar sortit de sa poche quelques baies et noix et les croqua sous la dent. Frost ne bougea absolument pas. Il avait veillé à ce que la chienne mange vers la fin de la ronde. Ils avaient trouvé un petit lapin et il le lui avait laissé. Skylar la détailla. Elle avait bien grandi et avait enfin atteint sa taille adulte. Il adorait pouvoir l’observer durant des heures, cela le détendait. Il pensa à Oona, se demandant ce que l’éleveuse était devenue. Peut-être la croiserait-il une fois, s’il s’aventurait loin du camp. Pour l’instant, ce n’était absolument pas dans ses objectifs. Il voulait terminer l’aménagement de sa maison avec Richard avant tout, qu’elle soit parfaite et accueillante. Skylar soupira et descendit de sa souche d’arbre qui servait de siège. Il s’allongea aux côtés de Frost qui poussa un soupir et se blottit contre lui. Le brun plongea sa main dans sa douce fourrure, observant le ciel qui s’éclaircissait à mesure que le soleil se levait. Il se plaisait à rêvasser comme un enfant et c’était agréable, très agréable même. Il pourrait rentrer dans sa maison avec Richard, dormir tout contre lui. Il avait bien envie de le rejoindre et de l’embrasser. Un bruit le tira de sa rêverie et il redressa la tête lentement. Skylar distingua une silhouette, Murphy. Frost avait ouvert un œil, mais constatant que son maître ne réagissait pas, elle referma son œil.

L’homme s’assit en tailleur, poussant quelques cendres sur le feu, terminant de l’étouffer. Il faisait encore frais en ce petit matin. Il espérait que les chaleurs ne seraient pas trop hautes dans la journée. Il s’habituait bien à la vie sur Terre, mais les chaleurs, c’était toujours quelque chose. Il s’y faisait, mais pas trop non plus. « Hey, déjà debout ? » Il était quasi sûr qu’elle n’avait pas été de garde cette nuit contrairement à lui. Il pouvait tout aussi bien se tromper, mais en général c’était rare. Il connaissait bien les plannings. Il était bien loin de se douter que son amie venait lui parler de quelque chose dont il ignorait tout. Skylar avait été heureux de constater que le chancelier avait fait la paix avec la fameuse rébellion et encore plus qu’aucune rébellion n’existait. Cela tuait dans l’œuf ces histoires qui auraient pu causer bien des dommages. Il était bien loin de se douter que Murphy avait été dans cette fameuse rébellion. « Désolé, il ne me reste que des graines, mais j’accepte de les partager avec toi pour le petit déjeuner. » Et il sortit sa petite bourse en cuir qu’il tendit à la femme en souriant d’un air taquin.
Murphy Cavendish
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Nuna Cortez MESSAGES : 39258 CELEBRITE : Sophia Bush COPYRIGHT : Avengedinchains ♥ (vava) Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) METIER/APTITUDES : Conseillère diplomate; militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. POINTS GAGNES : 1381
Voir le profil de l'utilisateur

Les mensonges au coin du feu. | Murphy Empty Re: Les mensonges au coin du feu. | Murphy

le Dim 4 Aoû - 2:28


les mensonges au coin du feu

Murphy Cavendish & @Skylar Rees

(18 mars 2119 / post nomination de Murphy au Conseil)


C'était une drôle de semaine qui venait de s'écouler. Les élections, Murphy avait eu tout loisir de les voir arriver : elles avaient été réfléchies et organisées et n'étaient pas tombées de nulle part. Mais le reste ? Le reste, lui, était tombé de nulle part et elle accusait encore le coup. Ca avait fait beaucoup en beaucoup trop peu de temps et même si elle semblait s'être démêlée des embûches et des doutes, ce n'était que façade. Murphy était encore sonnée. On pouvait la réveiller à tout moment pour qu'elle découvre que rien n'avait changé.

Mais elle s'était déjà réveillée plusieurs fois et le songe n'avait pas disparu. A la tête du village il y avait Joe McOrish, et c'était déjà une victoire énorme pour celle qui avait lâché les rebelles, désespérée de ce qu'ils avaient à offrir. Elle connaissait McOrish pour avoir grandi à ses côtés, jeune garde promue au fil des années, le regard toujours levé vers ses supérieurs. Il n'avait jamais été très loin et ses ordres, Murphy les avait déjà pris plus de fois qu'elle n'avait pu les compter. Elle l'avait toujours apprécié et respecté. Il n'était pas de ceux qui étaient capables de la faire se sentir moins que rien et c'était une qualité qu'elle avait toujours été capable de repérer de l'autre bout du vaisseau. Parmi les militaires, ce genre d'individus avait toujours eu tendance à se faire plus rare que ce qu'elle aurait aimé, mais c'était pour cette triste raison qu'elle avait appris à les repérer. McOrish était de ceux-là et lorsque le moment de voter était arrivé, elle n'avait hésite qu'une demi-seconde. Si elle voulait l'un des trois candidats à la tête de leur village, c'était bien lui. Mais après la déception de la rébellion, Murphy avait tendu le dos; en réalité, elle ne s'était attendu à rien et ce n'était même pas un façon consciente ou inconsciente de se protéger de la déception. Elle ne s'attendait vraiment plus à grand chose, parce qu'à trop espérer on ne pouvait que tomber de haut. Elle l'avait appris à ses dépends pendant tout le temps qu'elle avait passé à se battre au sein de la rébellion et pour la rébellion; elle l'avait appris à ses dépends au moment où elle avait décidé que c'était trop pour elle, pour ses nerfs, pour sa raison et sa santé mentale et qu'elle avait claqué la porte. Après ça, elle avait laissé les choses suivre leur cours. Elle avait eu plus important à gérer; si quelque chose lui collait à la peau et s'ancrait dans son esprit, ce n'était pas l'avenir politique du village. C'était cette mort qu'elle avait frôlée de si près, à en sentir le souffle sur sa peau frissonnante de trouille.

Mais après l'élection de McOrish, les choses avaient pris un tournant inenvisageable alors, inenvisageable encore maintenant. Il lui avait posé une simple question, quelques mots à peine qui lui avaient pourtant fait reconsidérer toute son implication dans la vie communautaire. Pour la première fois depuis qu'elle avait été nommée lieutenant, on lui faisait part de la confiance qu'on pouvait avoir en elle, en ses idées et en ses jugements. On lui offrait l'un des postes les plus prisés du village, avec toutes les responsabilités qui l'accompagnaient, sans aucune autre contrepartie que de bien faire son travail. Murphy ne s'était jamais vue politicienne, pourtant; ses idées, c'était toujours au responsable le plus proche qu'elle les avait transmises et ça s'arrêtait là. Les grosses responsabilités revenaient à ceux qui les avaient choisies, et elle ne l'avait pas choisies. Elle, elle était faite pour faire remonter les bruits d'en bas, pour parler à la place de ceux qui n'y parvenaient pas, quelles qu'en soient les raisons. Jamais elle n'avait pensé un jour faire partie des décideurs et voilà qu'on lui tendait une place de conseillère sur un plateau d'argent, comme la réponse à toutes les questions que l'ancienne rebelle s'était posées lorsqu'elle avait quitté le mouvement, comme la réponse à toutes celles que l'incertitude de l'avenir continuait de faire fleurir. Mais ça avait paru à la fois trop beau et terrifiant et Murphy avait été pétrifiée avant d'accepter -car accepter avait été la seule issue qu'elle se sentait capable d'affronter.

Murphy Cavendish était conseillère en diplomatie, maintenant. Aux côtés de @Wyatt Sheperd et de @Nadja Wolkoff, qui avaient conservé leurs postes, mais aussi de @Richard Coben, qui faisait avec elle son entrée au sein du Conseil. C'était une drôle d'impression que celle de dominer le monde que l'on souhaitait bâtir. Elle avait enfin le pouvoir de faire quelque chose, pour de vrai. C'était aussi tétanisant que galvanisant, mais c'était à cette dernière sensation que Murphy avait choisi de s'accrocher. Elle ferait les choses bien et elle avait toutes ses aventures à l'extérieur du village de son côté; elle connaissait sans doute le monde autant qu'une Débarquée pouvait le connaître, et c'était probablement ce qu'avait vu McOrish chez elle. Mais il y avait quelque chose qu'elle n'oubliait pas et qu'elle ne pouvait pas ignorer; les rebelles s'étaient dénoncés aux deux Conseils pour faire table rase du passé, et elle, elle n'avait été que témoin d'une confession qui aurait aussi dû être la sienne. Alors avant d'accepter le poste, Murphy s'était confiée au nouveau chancelier, méfiante, persuadée que ça mettrait un terme à la proposition de l'homme. Mais il n'en avait rien été et maintenant qu'il savait, les choses étaient officielles. Maintenant que celui qui était tout en haut de la pyramide hiérarchique savait, son ancienne appartenance à la rébellion était officielle et il n'y avait plus guère que quelques autres personnes qui devaient savoir. Mais c'était probablement les plus importantes, car les plus chères à son cœur. Richard savait déjà, mais, et Wyatt ? Et Nadja ? Et... et Skylar ?

Ce n'était pas tant les perspectives qui s'offraient à elle avec sa nouvelle place de conseillère que la crainte de perdre ses proches qui la hantaient. Elle ne savait pas comment on annonçait un truc pareil à quelqu'un à qui on avait pu mentir aussi longtemps. Elle savait qu'elle n'accepterait pas de telles confessions malgré tous les arguments avec lesquels on pourrait les envelopper. Ce serait bien beau de parler de vouloir rendre le monde meilleur, mais, est-ce que ça justifiait de mentir à ses proches ? Est-ce que vouloir rendre le monde meilleur justifiait le besoin de compromettre son propre monde ? Murphy était terrifiée à l'idée de ne trouver qu'une réponse qui serait loin de la convaincre.

Depuis qu'elle avait été officiellement nommée, c'est à dire depuis la veille, Murphy avait discrètement orbité autour de Skylar, attendant désespérément que l'occasion parfaite se présente pour lui avouer l'inavouable. Mais il n'y avait pas de flèche clignotante qui apparaissait au-dessus de la tête de son ami pour l'encourager à faire ce pas qui pourrait mettre à mal toute leur amitié. Il n'y aurait jamais d'occasion ou de moment parfait; il faudrait juste qu'elle parvienne à choper un instant de tête-à-tête, car cette tempête à venir ne regardait qu'eux. Cette nuit avait été brumeuse et elle avait à peine fermé l’œil malgré la grosse journée de patrouille qui l'attendait le lendemain. Antarès, épuisé, avait à peine ouvert l’œil une ou deux fois pour se rendormir aussitôt. Alors Murphy n'avait pas insisté plus que de raison auprès de Morphée, et elle avait traîné les pieds hors de sa maison, laissant derrière elle son chien encore assoupi.

A cette heure-ci, le village était encore endormi. Il n'y avait que les gardes de nuit et les insomniaques qui fréquentaient les environs, donnant à la nuit un drôle d'air de fin du monde. On n'osait plus parler; on chuchotait, respectant le sommeil de ceux qui avaient le privilège de le fréquenter. A cette heure-ci il n'y avait que quelques oiseaux bien matinaux -ou nocturnes- qui sifflaient timidement, brisant le silence de la nuit. C'était à la fois poétique et angoissant, mais Murphy avait appris à apprécier ces moments privilégiés où le village ne grouillait pas encore. Elle aimait les siens et rien ne la rendait plus heureuse que de voir le village odysséen fourmiller, mais la paix de la nuit était incomparable. C'était le moment où on appréciait le lieu et le temps, où on reconnaissait probablement le plus la paix et le bon-vivre qui dirigeaient les siens. Les bras croisés sous sa poitrine, lovée dans le pull de celui auquel elle avait hâte d'annoncer la grande nouvelle, Murphy se laissait guider par un mélange d'instinct et de cette fatigue que la nuit n'avait pas réussi à annihiler. Les lueurs d'un petit feu se reflétaient derrière un bâtiment inoccupé et la brune, sans savoir ce qui la poussait à le faire, la suivit jusqu'à contourner la ruine et à se retrouver face à...

... Skylar.

Frost, à ses côtés, semblait aussi vive que l'Antarès qu'elle avait laissé chez elle. Il fallut quelques secondes à Murphy pour qu'elle parvienne à esquisser un sourire qui, malgré tout, avait tout de crispé. Elle ne savait pas qui elle s'était attendue à trouver ici au petit matin; à aucun moment, pourtant, elle n'avait imaginé que le réveil de son demi-sommeil puisse être aussi vif et violent. Il ne s'était encore rien passé mais elle n'oubliait pas ce qu'elle devait lui dire et ce qui, inéluctablement, devait se briser entre eux. Lui ne savait pas; elle savait tout, et ça se lisait sur ses traits pétrifiés. C'était peut-être le signe qu'elle attendait depuis la veille. Ils étaient en tête-à-tête et personne, à une heure pareille, ne viendrait les emmerder. Personne ne surprendrait les confessions d'une ancienne rebelle qui parvenait à peine à articuler cette vérité. « Salut... » répondit-elle en s'approchant de lui, un peu intimidée par la perspective de la conversation à venir. « Non, j'ai pas trop dormi. Par contre Antarès c'est une autre histoire... » Elle sourit en jetant un regard tendre à Frost. Les bras toujours croisés sous sa poitrine, Murphy était raide et s'installa finalement à côté de son ami, face au feu. « Ca a été la patrouille, cette nuit ? Rien à signaler ? » C'était des petites banalités, mais elle s'y accrochait le temps de plonger dans le grand bassin. « T'inquiète, j'irai déjeuner quand les cuistots seront debout », le remercia-t-elle en le couvant brièvement du regard, avant de voler juste une petite graine qui l'avait tentée dans le petit sac qu'il lui avait tendu. « Alors, ça fait quoi d'être maqué à un conseiller ? » demanda-t-elle finalement, dopée par la fierté pour chercher le regard de Skylar. Elle était fière de Richard, probablement bien plus qu'elle était fière d'elle-même. Et maintenant, elle se raccrochait à l'idée que c'était tout ce qui comptait, là où ils étaient maintenant, conseillers fiers et représentants de leurs idées et projets. Peut-être que ça suffirait à Skylar. Peut-être que leur amitié n'allait pas périr à cause d'une rébellion qui n'en avait jamais réellement valu le coup.
Skylar Rees
DATE D'INSCRIPTION : 05/05/2016 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Cyd Raye MESSAGES : 407 CELEBRITE : Norman Reedus COPYRIGHT : RHUMANESQUE METIER/APTITUDES : Second du chef de garde. - Pisteur - Combat à mains nues - Stratège POINTS GAGNES : 126
Voir le profil de l'utilisateur

Les mensonges au coin du feu. | Murphy Empty Re: Les mensonges au coin du feu. | Murphy

le Lun 12 Aoû - 18:01
Skylar avait l’impression que quelque chose clochait chez Murphy. Elle était étrangement crispée et c’était difficile de la décrypter. Elle n’était pas un livre ouvert à décrypter habituellement. Il était tout de même content de la voir. On aurait dit qu’elle tombait du lit. Un peu comme quelqu’un qui n’avait pas prévu d’être debout, mais qui finalement l’était. Murphy lui avoua ne pas trop avoir dormi et regarda tendrement Frost après avoir parlé d’Antarès. « C’est le fait que tu sois conseillère qui t’enlève le sommeil ? Félicitation encore. » Si la première partie, il était taquin et blagueur, pour les félicitations il était sincère et avait le sourire aux lèvres. Il était franchement heureux pour elle. Il regarda à son tour Frost, les chiens ne semblaient pas connaître les problèmes dus au sommeil, quelle chance. Murphy semblait tourner autour du pot car elle parla des patrouilles avec une banalité déconcertante, mais Skylar décida d’entrer dans son jeu. Il n’avait pas envie de la confronter trop violemment, il était un peu fatigué. « Rien, la routine. C’était notre moment à Frost et moi. » Dit-il tendrement, heureux. Il aimait bien ces moments seul avec sa chienne.

Même si elle vivait avec lui et souvent dehors car le temps le permettait et car elle avait été élevée ainsi, il adorait passer du temps seul avec elle. Il ne pouvait pas expliquer pourquoi, mais c’était ainsi. Il savait que Murphy comprenait ce qu’il sous-entendait. Elle était la seule sur le camp à le comprendre. Parfois cela le rendait triste, mais c’était ainsi et il devait faire avec. Ils ne pouvaient pas tous prendre des animaux car cela prenait du temps, de l’investissement, de l’énergie et des provisions. Même si Skylar essayait que Frost ne mange pas trop dans les provisions du groupe, mais qu’elle chassât ses proies en toute tranquillité. Ainsi, il ne devait rien à personne et on ne pouvait aucunement émettre un critique à son égard. Il lui proposa naturellement son maigre petit-déjeuner sans rechigner, il sourit à sa réponse, mais encore plus quand elle vola une petite graine l’air de rien. Il en aurait presque oublié qu’elle avait une attitude étrange qu’il ne s’expliquait pas. Skylar aurait bien voulu lui demander frontalement ce qui se passait, mais il pressentait qu’il ne fallait pas le faire. Il se sentait étrangement prudent à ce moment-là.

Il se demandait bien pourquoi il avait douté d’elle quand elle lui demanda ce que cela faisait d’être maqué à un conseiller. Un rire discret lui échappa. Ils étaient loin des oreilles indiscrètes alors il ne s’inquiétait pas d’être entendu. Il était content de parler du sujet à quelqu’un car tout ce même, cela l’inquiétait si des rumeurs se propageaient les concernant. « Oh c’est stressant, je suis avec une personnalité connue. » Il plaisantait à moitié en réalité. Richard était déjà connu avant, mais là encore plus, c’était très étrange. Skylar avait du mal à le voir comme quelqu’un d’important, il le voyait comme son meilleur ami d’enfance, son petit ami. « En plus j’ai aussi toi qui est conseillère. On va bientôt penser que je n’aime traîner qu’avec des célébrités. » Dit-il en plaisantant. Il n’y avait qu’avec elle qu’il faisait ce genre de blague, sinon Skylar gardait toujours son sérieux et une certaine froideur doublée d’une distance évidente. Il n’y avait que Murphy comme amie qui avait pu percer sa carapace de froideur.

« J’espère juste qu’on ne s’intéressera pas trop à nous. Je ne veux pas que des yeux traînent et remarquent des choses. » Même s’ils avaient leur maison à eux, Skylar préférait être prudent. Personne ne pouvait imaginer la joie incommensurable que cela lui faisait de rentrer chaque soi dans leur maison. Il avait juste peur que les gens ne soient plus dupes et comprennent qu’ils entretenaient une relation. Il n’osait pas imaginer les réactions négatives qui pouvaient arriver.
Murphy Cavendish
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Lux Aeterna MULTICOMPTES : Nuna Cortez MESSAGES : 39258 CELEBRITE : Sophia Bush COPYRIGHT : Avengedinchains ♥ (vava) Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) METIER/APTITUDES : Conseillère diplomate; militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. POINTS GAGNES : 1381
Voir le profil de l'utilisateur

Les mensonges au coin du feu. | Murphy Empty Re: Les mensonges au coin du feu. | Murphy

le Mar 20 Aoû - 0:05


les mensonges au coin du feu

Murphy Cavendish & @Skylar Rees

(18 mars 2119 / post nomination de Murphy au Conseil)


En trouvant Skylar dans un coin à l'écart du village en ce tout début de journée, Murphy oubliait presque les chamboulements politiques qui avaient marqué leurs dernières semaines. Elle était pourtant parmi les têtes d'affiche de ce petit raz-de-marée, aux côtés de Richard d'ailleurs, qui prenait ses fonctions en même temps qu'elle. Mais cette proposition de McOrish avait fait ressortir de vieux démons et regrets : elle avait été rebelle; résistante contre elle ne savait plus trop quoi, et c'était un poids qu'elle portait encore malgré elle, un an après avoir déserté le mouvement. L'étiquette lui collait à la peau parce qu'elle n'était pas parvenue à totalement s'en défaire. Il n'avait pas suffi d'exploser et de tout plaquer auprès de ceux auprès desquels elle ne trouvait plus sa place idéologique. Pour passer à autre chose, il fallait que ses amis sachent. Et en fait, Murphy avait toujours su que ce jour arriverait. Elle avait confié son appartenance à Richard maladroitement, à demi-mots, presque trop secrètement pour être sûre qu'il avait vraiment saisi ce qu'elle essayait de lui dire. Mais elle voulait croire qu'il avait compris, parce qu'il ne restait à présent plus qu'une petite poignée de personnes chères à son cœur à qui elle devait confier ce qu'elle considérait aujourd'hui avoir été une erreur. Il y avait @Wyatt Sheperd, il y avait @Nadja Wolkoff, et puis il y avait Skylar...

Elle s'était pourtant déjà prêtée à l'exercice quelques jours plus tôt. Ce n'était que quelques mots à lâcher et à laisser faire leur oeuvre. McOrish avait accueilli l'information avec une sérénité qui avait laissé penser à Murphy qu'il avait peut-être toujours su. Les autres s'étaient dénoncés sans qu'elle sache vraiment ce qu'il avait pu se dire entre eux et l'ancien Conseil. Mais le nouveau chancelier n'avait rien caché à ceux qu'il avait désigné pour l'accompagner dans cette mission pour laquelle il venait d'être élu. Ca s'était bien passé avec lui, alors pourquoi ça pourrait mal se passer avec les autres, avec ses amis ? Parce que si elle avait menti à tous ceux qui n'avaient pas fait partie du mouvement, elle avait aussi menti à ses amis parmi les plus proches. Tous n'étaient pas rebelles. A @Devos Acciaro et à @Tennessee Brontë-Sand, elle n'avait jamais rien eu besoin de cacher. Aux autres ? Ca avait été logique de garder le silence face à eux, parce que c'était ce qu'un rebelle faisait -un rebelle qui n'était pas Chris. Lorsque l'on n'était pas Chris, on ne partageait pas cette information avec la moitié du village, parce qu'une rébellion qui n'avait plus l'avantage de la clandestinité portait sur ses épaules le poids d'une menace constante. Ce n'était pas elle qui avait inventé ces règles et ce n'était pas elle qui les avait enfreintes. Etre rebelle, ça avait été accepter cet isolement que seuls comprendraient ceux qui le partageaient. Mais tout avait fini par péter et la question ne se posait plus : si on avait tout dévoilé aux autorités, alors Murphy n'avait plus aucune raisons de ne pas se dénoncer à ceux qui comptaient. Il y avait d'abord celui qui avait placé une partie de sa confiance en elle en la nommant conseillère, et puis il y avait le cœur de tout, son cœur à elle, ceux qui comptaient plus que tout le reste, ceux pour lesquels elle n'avait jamais souhaité avoir de secret. Alors il était temps de plonger pour de vrai, de prononcer ces quelques mots qui pourraient tout changer. C'était un tremblement de terre, un typhon, c'était une fin du monde qu'elle redoutait. Ici on avait tristement appris à perdre les siens aux éléments et aux accidents; on n'avait pas appris à les perdre pour de mauvaises décisions dont on était le seul responsable. Elle était terrifiée, Murphy, terrifiée à l'idée de voir s'évanouir dans l'obscurité trois de ses rocs, trois de ses phares, trois de ses plus belles et solides et fidèles amitiés.

Et ça commençait ce soir -ou ce matin. Ca commençait à l'orée de la nuit dans la chaleur réconfortante des premiers rayons d'un soleil qui s'éveillait plus sereinement qu'elle. Il fallait le faire maintenant ; c'était un mauvais moment à passer mais c'était un moment à passer : elle faisait fonctionner sa raison à une vitesse alarmante pour tenter de faire taire sa peur et l'envie de faire demi-tour ou de prétendre auprès de son ami que tout était normal, que tout allait bien, et qu'elle n'avait pas de grande révélation à lui faire sur sa propre nature et celle de leur relation. Mais la frousse était toujours là et elle ne trouvait pas ses mots. Son instinct lui hurlait de feinter jusqu'à parvenir à oublier ce qu'elle était venue dire. Peut-être pouvait-elle gagner quelques heures de cette amitié à disparaître ; peut-être devait-elle les gagner, ces quelques heures, en mémoire de toutes celles qui ne verraient plus le jour.

Mais en fait, elle ne pouvait plus reculer. Chaque seconde d'hésitation révélait un peu plus à Skylar que quelque chose clochait, et il était loin d'être stupide. Il la connaissait suffisamment pour savoir que quelque chose s'apprêtait probablement à lui tomber dessus. Avait-il une idée de quoi ? S'était-il douté un seul instant de ses mensonges, de son appartenance rebelle ? S'était-il jamais imaginé à Murphy une étoffe rebelle ? Avait-il imaginé jusqu'où son amitié pour Faust avait pu la mener, avait-il imaginé jusqu'où son besoin de changer les politiques de ce microcosme avait pu la mener ? L'avait-il seulement déjà imaginée conseillère ? Trop de questions desquelles elle redoutait les réponses. Mais elle savait qu'elles étaient proches et du temps, elle ne pourrait pas en gagner éternellement. « Non, c'est... autre chose » admit-elle dans un petit sourire triste. Peut-être était-ce là une façon d'introduire ce qui suivait. Après ça, ce n'était qu'un orage qui pouvait nous tomber dessus, n'est-ce pas ? « Merci... » Mais même le remerciement était teinté d'une tristesse à laquelle aucune once de joie ou de fierté ou de reconnaissance ne parvenait à se mêler. A cet instant précis, Murphy avait presque oublié qu'elle était conseillère. La nomination était là mais elle était devenue floue, laissée à l'écart. Elle ne comptait plus vraiment parce qu'elle n'était pas la plus importante. Mais continuer à grappiller une seconde par-ci et une seconde par-là, et Murphy se forçait à croire que c'était une façon de doucement amener ce qui devait l'être. « Alors, t'es rassuré avec elle ? Vous vous êtes définitivement apprivoisés, j'ai l'impression... » Elle posa un bref regard tendre sur l'animal installé devant eux, aussi calme que devait encore l'être Antarès chez elle -animaux paisibles qui étaient loin de se douter du compliqué que pouvait devenir la tournure de la vie de ceux qui les avaient recueillis et qui leur donnaient tout leur amour. Eux, ils seraient toujours là.

Dans un geste vif et un peu taquin, avec la vivacité de celle qui ne se serait pas vu offrir quoi que ce soit, Murphy chopa l'une des graines proposées par Skylar, se rappelant pendant une demi-seconde que la vie avait été bien plus simple qu'en cet instant. Elle la croqua d'abord vivement, et la perspective des révélations se rappela à elle, ne la laissant mâchouiller le reste de graine qu'avec bien moins de conviction. « Je comprends, vous êtes sous le feu des projecteurs » s'imaginait Murphy, qui réalisait à quel point ça ne pouvait être moins vrai. Ca ne faisait que quelques jours qu'elle avait été promue à l'un des postes politiques les plus hauts, mais elle demeurait la même, avec ses espoirs et ses rêves, ses angoisses, ses envies et ses tristesses. Sa vie demeurait la même, avec sa maison, son chien et ses escapades curieuses au cœur du nouveau monde. « Oh, mais c'est peut-être les célébrités qui aiment traîner avec toi... » s'amusa-t-elle en lui donnant un coup de coude malicieux. « Ou alors peut-être que tout le monde va deviner que t'aimes les privilèges des conseillers mais que tu veux pas le boulot... » ajouta-t-elle d'un air beaucoup plus grave qu'elle garda pendant quelques instants avant d'exploser de rire et de se reprendre en se raclant la gorge -montagnes russes de sentiments dans le petit cœur de la patrouilleuse. Ce n'est que lorsque Skylar reprit la parole que Murphy réalisa qu'avec son humour maladroit, elle venait probablement de dégoupiller une grenade. « T'inquiète pas, personne espionne les conseillers jusque dans leurs lits. » Elle eut une petite grimace un peu comique. « Enfin, j'espère pas, ce serait vraiment flippant... » Elle marqua une petite pause et demanda doucement, sur le ton de la confidence : « vous pensez toujours en parler à personne ? » Depuis combien de temps étaient-ils ensemble, maintenant ? Leur histoire semblait tout avoir d'idyllique. Elle comprenait leurs craintes mais imaginait le bonheur que pourraient ressentir ceux, ici, qui tenaient à eux comme elle tenait à eux. Dans ce monde, les preuves d'affection et d'amour valaient plus que n'importe quel matériel. Elle inspira un grand bol de l'air frais du matin et glissa ses fesses sur le tronc d'arbre pour faire face à Skylar, avant de revenir sur le geste et de de nouveau se retrouver devant le feu qui crépitait là. « Sky... j'ai un truc à t'avouer... » Elle se mordit la lèvre et n'osa lever son regard vers lui que pendant une seconde. Elle ne parvenait pas à le soutenir. « Je... je crois que ça peut changer toute la donne, pour nous deux. Alors je veux que tu saches que notre amitié et l'une des plus précieuses que j'ai. Je... je voulais pas tout foirer, je... » Elle tenta une plaisanterie pour désamorcer la situation. « T'inquiète, jsais que jsuis irresistible mais j'ai pas couché avec Richard. » Mais même elle ne parvint pas à croire à sa tentative d'humour. Elle se racla la gorge en cherchant comme continuer à étirer l'introduction pour retarder le plus possible le moment où les quelques mots qui changeraient tout fuseraient. « Je... je l'ai déjà dit à McOrish... » Elle chercha une nouvelle fois son regard pour voir s'il comprenait les quelques indices qu'elle distribuait timidement. A moins que Richard lui ait transmis l'information, il ne savait probablement pas que les rebelles s'étaient dénoncés à l'ancien conseil et à celui qui venait de s'installer. Elle ne savait subitement ce qu'elle pouvait dire ou non. Elle ne voulait pas impliquer les autres parce que ça ne les regardait pas et ils ne la regardaient plus - plus pour ça, en tout cas. Elle voulait juste arracher le pansement mais ça semblait être l'une des missions les plus difficiles qui lui avaient été données de relever. « J'ose pas le dire, tu vas me détester... » se lamenta-t-elle en fermant les yeux pour retenir les quelques premières de la confession. Elle ne voulait pas le perdre, elle ne voulait pas le perdre, mais ce n'était plus qu'une question de secondes, de minutes tout au plus. On ne pouvait pas sauver ce qui ne pouvait l'être.
Contenu sponsorisé

Les mensonges au coin du feu. | Murphy Empty Re: Les mensonges au coin du feu. | Murphy

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum