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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 2057 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : lara (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 1736
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Not all who wander are lost - Page 5 Empty Re: Not all who wander are lost

le Jeu 15 Aoû - 20:42

   
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Ezra & Maori

   
« I'm trying to find, home, a place where I can go. »
La porte de la bâtisse était refermée. L'extérieur qui continuait à ne pas payer de mines. Des morceaux au sol. Des pierres qui gisaient un peu plus loin. Un sol détrempé qui rappelait l'averse s'étant abattue sur la forêt. L'humidité qui pouvait être ressenti dans l'air alors que le sol bien que revenu, restait timide. Néanmoins préservée de la pluie au coeur de la bâtisse, grâce à la source de chaleur, qui avait pris différentes formes. Source de chaleur non moins éteinte. Feu qui avait été éteint. Tout avait été rangé rapidement. Endroit de nouveau propre bien que l'intérieur restait non moins vide au départ, sans compter les bûchettes dans un recoin. Toutes les affaires avaient été ramassées. Tous les vêtements avaient retrouvé leur place. Tous les objets avaient été replacés dans leur besace. Les armes avaient été collectées aussi. Du moins, la chasseuse avait récupéré son arc. L'observant du coin de l'oeil alors que je la voyais replacer avec précaution chacun de ses objets dans sa place. Ordonnée c'était certain, sans doute comme je pouvais l'être. Et armes dont elle prenait le plus grand soin. Cet arc qu'elle tenait soigneusement entre ses doigts mais aussi avec une certaine affirmation. Un arc qui était l'extension de son bras, de sa main. Je n'avais aucun doute là-dessus comme le fouet était pour grand nombre de mercenaires l'extension de leur bras. Chacun était habitué avec ses armes, chacun les maniait avec attention, exercé à pratiquer. Finesse que je tentais d'apprendre à maîtriser avec le poignard. Tentant de transformer cette lame en une extension de mon bras aussi avec pratique. Ce qui n'était pas encore tout à fait gagné. Ce qui était aussi prouvé en ces derniers jours. Si j'aurai pu emporter le poignard avec moi, je ne l'avais pas fait à vrai dire. Je n'avais pas emporté la lame avec moi, bien que c'était aussi une question de sécurité essentielle. Erreur que je ne comptais pas commettre de nouveau. Quelques heures que je pensais simplement sur la plage et ayant imaginé que j'aurai déjà été revenu. Mais cette journée avait pris un autre tournant pour le mieux. Une rencontre qui comptait. Bien qu'alors en la voyant tenir avec autant de précision son arc, je pouvais avoir cette petite lueur d'admiration dans mon regard et vouloir connaître une même relation avec ce poignard. Porte qui se fermait non moins derrière nous alors que je la précédais pour sortir du village en ruines.

Une arme que j'aurai peut être voulu lui emprunter mais son regard... Il suffisait d'entrevoir son regard pour comprendre qu'elle était dans son monde, que son instinct de traque avait pris le dessus. Devenue comme un prédateur. Dans son élément, je le savais. Alors je ne posais aucune question. Je ne prononçais pas un mot. Non, au lieu de cela je m'effaçais. Je la laissais se mettre en traque, se mettre en chasse. Chemin qu'elle semblait connaître alors qu'elle se mettait à s'enfoncer dans la forêt sans hésiter. La suivant sans tenter de me retourner, ni sans remettre en cause ses choix de terrain. Ne pipant pas même un mot lors de ces haltes fréquentes mais nécessaires. Un autre style de traque que celui que m'avait montré Eirik. Des collets qui n'étaient pas posés alors qu'elle comptait user son arc pour atteindre ses cibles. Trace de gibier que je savais qu'elle avait repéré. Et continuant de me déplacer silencieusement au coeur de cette forêt, presque même étonnée qu'elle réussisse à ne pas se faire remarquer avec ses rangers. Il suffisait du moindre craquement de brindilles, du moindre écho de pas, il suffisait que le vent se mette à tourner pour que la proie traquée se rende compte que le chasseur était tout près. Ce qui n'était ni son but ni le mien. Et subitement elle s'agenouillait. M'accroupissant en direction du sol aussi silencieusement non sans remarquer les oreilles du lièvre. Une prière qui pouvait être adressée au Dieu du soleil qui n'était pas la plus appropriée, mais espérant sans aucun doute que sa flèche atteigne la cible d'un seul coup, que l'animal à grandes oreilles n'en vienne pas à s'échapper. Arme qu'elle abaissait non moins pour se déplacer accroupie, le contournant. Mon regard posé sur elle alors que je l'observais avec cette pointe de fascination et d'étonnement. Il lui suffirait pourtant de tirer aussi simplement que ce soit. Mais relation aussi créée entre le chasseur et sa proie. Relation éphémère qui pouvait durer quelques secondes. Ce point tournant où le lièvre se rendait compte alors qu'il était devenue une cible, qu'il ne pouvait continuer de manger en paix son herbe. Certains qui pourraient s'émouvoir, peut être eux plus mais pour les grounders la survie passait avant. Ne tentant toutefois pas de briser ce moment. Attendant simplement de voir si la flèche serait tirée, si elle atteindrait sa cible ou si le lapin réussirait à prendre la fuite et vivre un jour de plus.
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Maori K. Ho'oname
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le Ven 16 Aoû - 0:07

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Le lièvre et l'humaine. Ce serait un bon titre pour une fable ça. Loin du lièvre et de la tortue, il n'était pas question de savoir qui courait le plus vite. Pas encore du moins. Pour l'instant, il n'y avait que le suspens dans l'air, le suspense également. Allait-elle se jeter sur lui, avant qu'il ne détale ? Ou serait-il déjà loin, avant qu'elle n'ait bougé ? On était sur du 40-60, voire du 30-70. Bien plus de chance que le lièvre soit plus rapide. Mais pour l'instant, tous les deux, ils semblaient figés. Spectacle étrange pour qui les regardait. Un filet qui les maintenait tous deux dans leur position accroupie, qui gardait leurs regards accrochés l'un à l'autre. Mais filet qu'il faudrait briser, trancher et tailler dans les mailles pour se libérer, et que l'histoire reprenne son cours. Issue incertaine, certitude qu'il n'y aurait aucune morale à en tirer, si ce n'est la loi du plus fort et la loi de la survie. Ce n'est qu'une question de survie. Tuer, pour manger. Manger, pour tuer. Tuer, pour manger. Et ainsi de suite. Certes, elle n'avait pas forcément besoin de tuer pour cela. Cueillir, cela suffirait. Mais cueillir, n'était-ce pas aussi tuer, en un certain sens ? Arracher une vie, comme elle s'apprêtait à le faire ? Pour sûr, c'était moins violent que de tuer un animal, parce qu'une framboise, ça n'a pas de poumon, ça n'a pas de cœur. Mais peut-être que ça a une âme, qui sait ? Au fond, n'étaient-ils pas tous des meurtriers ?

C'était ce genre de pensées qui permettait à Maori de tenir. Et l'action se déclencha. La jeune femme poussa sur ses jambes, s'étendit de tout son long, attrapa le lièvre d'une patte, son couteau de l'autre, et prit sa vie d'un geste vif. Pourtant, même dans le feu de l'action, tout semblait s'être déroulé au ralenti. Comme si chaque moment avait été programmé. Chaque moment l'avait probablement été, comme l'était chaque destin, et ce pauvre lapin des bois avait atteint son destin, achevé sa vie. Maori, allongée sur le sol, haletante malgré le peu d'action, roula lentement sur le dos. Elle avait un peu de sang sur le visage, et elle ferma les yeux, le temps de se recueillir. Elle n'était pas croyante, et ces moments étaient des moments de gêne pour elle, où elle sentait qu'elle devait se recueillir, remercier pour la vie prise, mais sans savoir à qui s'adresser. Alors, tout bonnement, elle s'adressait à la nature. En un sens, elle était panthéiste, pourrait-on dire. Maori déglutit, puis s'assit, quelques feuilles humides accrochées dans les cheveux. Sans attendre, elle se redressa, récupéra son côté et l'essuya tant bien que mal sur la mousse d'un arbre non loin, avant de sortir une petite corde de son sac, presque une ficelle, d'en entourer les pattes du lièvre afin de le porter plus facilement. Un lièvre pour deux, c'était peut-être maigre, mais Maori ne souhaitait pas pousser sa chance. Et puis, elle ne se sentait pas de prendre une autre vie dans la foulée. C'était toujours plus pratique quand c'étaient des pièges : au moins, elle ne voyait pas la mise à mort.

Maori se retourna vers Ezra, et désigna d'un signe du menton la direction qu'elles avaient prise pour venir. « Ça suffira. Rentrons. » La langue d'Ezra lui fit défaut, à ce moment-là. Alors, pour être sûre de bien se faire comprendre, Maori repartit en sens inverse. C'était une affaire rondement menée, quand même. Elles étaient incroyablement chanceuses, sur le coup. Comme si tout était réuni pour que leur rencontre se passe sous les meilleurs augures, sous les meilleurs hospices. Maori n'allait pas cracher dessus, c'était certain. Et pour une fois, elle fit taire sa méfiance, se décida à profiter de cette chance et de l'instant présent. La forêt sous la pluie, elle ne prenait que peu le temps de la contempler. C'était une atmosphère bien différente, dans l'entre-deux et l'attente. La vie se taisait encore, mais la pluie aussi, comme si chacune jaugeait l'autre avant que l'une se décide à sortir la tête de son trou et à reprendre ses droits sur la nature, ou que l'autre se décide à poursuivre sa tyrannie et à faire pleuvoir sur la nature. Maori se sentait comme engourdie, à évoluer dans un tel environnement. Soudainement, elle bifurqua un peu, et s'arrêta devant un buisson plus imposant, se pencha pour observer les fruits qui pendaient au bout des branches. Elle en saisit un délicatement, et le leva pour essayer d'avoir un peu plus de lumière, dans l'espoir de l'identifier. Elle n'y connaissait rien, en botanique et en plantes. Enfin, elle connaissait les bases, les plus connues, et celles qui pouvaient servir à soigner la fièvre. Mais autrement, son terrain de chasse, c'était... eh bien, la chasse, justement. Aucune idée de si elle était comestible ou toxique, cette baie.
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le Ven 16 Aoû - 9:59

   
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Le gibier finalement mort. Lièvre qui pendait désormais à ses pieds. Ficelle le retenant de toucher le sol, retenant la poussière de s'accrocher à lui. Vie prise mais nourriture ainsi donnée qui permettrait de nous combler l'estomac. Un régime alimentaire auquel j'avais dû m'adapté même plus haut, aux abords des calusas alors qu'avant le poisson, comme l'activité de la pêche m'était inconnue. Régime alimentaire que j'avais fini par adopter finalement avec certaines grimaces. Régime alimentaire qui différait de celui connu au coeur du désert où les mets de choix étaient avant tout la gazelle, la chèvre, voir même le chameau et le crocodile. Ayant plus eu du mal avec la viande de camélidé depuis le début, sans aucun doute aussi parce que Argo était plus qu'un animal de compagnie, plus qu'une simple alternative à la famine. Régime alimentaire que je préférai autant pigmentée de fruits secs et graminées. Mais là au coeur de la forêt et près de la plage, je n'avais pu que m'adapter à ces nouveaux mets autant inconnus que proposés. Nécessité de s'adapter pour survivre. Et nourriture que j'avais finalement appris à manger, à apprécier bien que certains fruits secs, ou dattes en particulier qui pouvaient me manquer. Un lièvre qui nous servirait de plat de consistance bien qu'il faudrait encore ensuite le dépouiller et le cuisiner. Feu qui devrait être rallumé. Un lièvre peut être un peu maigre mais qui suffirait pour nous substituer. Des kilomètres qui pouvaient parfois être parcouru en nombre pour trouver une trace, une piste même infirme. Passage des animaux parfois rares, et cela d'autant plus en hiver. Une problématique ici plus importante que l'absence de l'eau. Chaque région géographique influençant les habitudes de ceux qui vivaient là.

Et mon regard qui s'était posé sur son visage alors qu'elle s'était rapprochée. Éclaboussure de sang.  Gouttelettes de sang qui étaient venus consteller ses joues, sous forme d'étoile. Comme un masque de sang, avec le rouge comme couleur désormais dessinée. Masque sculpté sur son visage. Et tâches rouge vermillon, pas encore séchées, qui étaient mis en avant sur sa peau halée, encadrée par ses cheveux bruns. Des doigts qui étaient tentés de repousser une mèche de ses cheveux bruns s'étant échappée de sa queue de cheval. Mais des doigts qui retombaient dans le vide alors que la chasseuse reprenait la parole cette fois-ci dans sa langue. « Ça suffira. Rentrons. » Des mots plus hâtivement prononcés dont le dernier surtout compris alors qu'elle accompagnait les mots prononcés par ses gestes. Me demandant comment elle se sentait, si elle regrettait d'avoir pris cette vie animale, si elle avait vécu cet instant où plus rien n'existait hormis le chasseur et sa proie. Demi-tour esquissé pour emprunter le chemin précédemment suivi. La suivant jusqu'à un buisson d'où quel poussait des fruits. Fruits que je reconnaissais. Et si je voyais son ton hésitant, je n'hésitais pas à mon tour à prendre les devants pour m'accroupir. Cheveux de nouveau repoussés derrière mon épaule, dévoilant ma clavicule alors que je me penchais pour saisir précieusement les délicats fruits. Un tas récolté que je gardais entre mes mains. Ne préférant pas les déposer dans sa besace au risque que les fruits juteux vienne à tâcher l'intérieur de sa besace ou en viennent à être écrasés. Un repas du soir désormais composé. Me relevant ensuite avec grâce alors que j'hochais la tête dans sa direction pour lui faire signe de retourner en direction du village en ruine.

Un point de repère. Un lieu désormais sélectionné. Une bâtisse en partie sélectionnée plus précisément. Servant de toit pour la nuit et cette fin d'après-midi. Le crépuscule qui ne saurait tarder à venir désormais. Cette impression que l'obscurité arrivait alors que le soleil timide commençait de nouveau à être cachée. Mon regard qui se posait sur les nuages gris s'amoncelant alors que je comprenais qu'une nouvelle tempête risquait de surgir. Mais finalement un village de nouveau atteint. La suivant jusqu'à là et fruits que je gardais entre le creux de mes mains sans en renverser jusqu'à ce qu'ils puissent être déposés sur des grandes feuilles. Mains tâchées de couleurs vives, rougies. Différentes couleurs mais qui s'accordaient avec les tâches de sang qui constellaient son visage. Lièvre que je déposais la cabane alors que je nouais mes doigts avec les siens pour la guider un peu plus loin. Source de chaleur non pas cette fois-ci recherchée mais une nouvelle source d'eau claire, plus proche que la mer. Eau devant être usé pour nettoyer les mains, les visages. Doigts que je plongeais dans l'eau précieusement trouvée, cadeau de la pluie. Tentant d'effacer les traces de fruit avant de les diriger dans la direction de sa joue. Doigts qui glissaient le long de ses joues pour effacer la première gouttelette de sang. Nuit sombre. Des étoiles qui disparaissaient. Invisibles pour ce soir alors que je continuais lentement et délicatement ce tracé pour effacer le sang laissé par la mise à mort du gibier.
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le Ven 16 Aoû - 15:20

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Maori & Ezra


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Contrairement à Maori, Ezra n'hésita pas un instant à cueillir les fruits, puis à les recueillir dans ses mains en coupe. Maori n'avait pas de récipient à lui proposer, au contraire des cueilleurs de son campement, qui se baladaient toujours avec tout plein de boîtes accrochées à la ceinture ou enfoncées dans leur sac. Elle, avait des sacs plus légers, pour pouvoir parcourir plus de terrain. La jeune femme regarda Ezra faire, puis elles reprirent leur route. Leur chemin fut rapide, autant à l'aller qu'au retour, une sortie bien plus courte qu'elle ne l'aurait prédit. Tout en avançant, en retournant vers leur cachette, Maori prit le temps de se détendre, de sortir de cet état d'esprit qu'elle se devait d'avoir pour être une chasseuse efficace. Fille d'Artémis, fille de Diane, chasseresse de la déesse, elle se devait d'être aussi froide et aussi distante que la lune et aussi distante pour ramener des proies au campement. Ce qui leur arrivait après, elle n'en était pas familière. Enfin, elle avait mis la main à la pâte – ou plutôt la main à la patte – au début, mais cela faisait longtemps que Maori n'était pas devenue bouchère. Elle espérait qu'Ezra savait se débrouiller, sinon le lièvre risquait de n'être prêt que pour le lendemain...

De retour à la bâtisse, les deux femmes posèrent leurs affaires, affaires qu'il pouvait sembler dérisoire et déraisonnable d'avoir trimballé de bout en bout de la chasse. Mais Maori préférait cela. Aussi, lorsque Ezra entrelaça de nouveau leurs doigts, et la tira à l'extérieur, elle hésita presque à les reprendre, avant de se laisser guider. Elles ne seraient pas loin, de toute façon. En effet, la grounder la guida jusqu'à une espèce de petite vasque naturelle : un bloc, d'une des maisons, qui avait roulé et qui se trouvait à présent situé sous une sorte de petite pente. Le temps, la pluie, avait érodé et poli les pierres, et avait creusé ce bloc posé au sol. Une petite cuvette s'y était formée, petite cuvette de roche grise et claire, terne et zébrée de filaments plus pâlots. L'eau de pluie s'y était lovée, confortablement installée dans ce petit nid douillet, mais les mains d'Ezra vinrent briser leur sérénité et leur plénitude. Maori suivit du regard les cercles concentriques qui s'éloignaient des doigts d'Ezra, venaient se répercuter sur les bords irréguliers de la bassine naturelle, et se heurtaient à ceux qui commençaient tout juste leur voyage. Maori suivit également du regard les volutes vermeil, le sang des fruits, leur jus rougeâtre, se dissiper dans l'eau, à peine visibles, fugaces et éphémères. Elle se sentait encore aussi distante et aussi froide que la lune.

Les doigts d'Ezra, apposés sur sa joue, pour effacer les traînées de sang qui maculaient son visage, traînées qu'elle avait à peine senties se durcir, lui firent fermer les yeux de contentement, rechercher le contact un peu plus longtemps, tendre le cou pour que sa pommette épouse la paume d'Ezra, juste quelques instants, juste le temps de ne plus être la chasseresse d'Artémis. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, ils étaient apaisés, une lueur de félicité les animait. Un sourire traversa légèrement son visage, et elle laissa Ezra faire, laissa ses doigts parcourir sa peau, tracer les points comme ces jeux d'enfants qu'elle n'avait jamais connus. Sans que le tracé ne prenne forme, points sans figure, points évanouis et dilués dans l'eau qui humidifiait ses joues, les maculait de transparence et de clarté. Sous le soleil, ces gouttes d'eau auraient été irisées ; sous le ciel nuageux, elles n'étaient que pâles reflets d'une pierre de lune liquide. Pierre de lune qui reprenait vie, dont la froideur se dissipait face au contact chaleureux, face au toucher doux et tendre, et les yeux de Maori qui s'adoucirent également, son sourire qui revenait flotter sur ses lèvres, alors qu'elle tendait la main pour accrocher ses doigts au pantalon d'Ezra, sans rien faire d'autre, juste sentir qu'elle était proche d'elle, à sa portée, qu'elle était bien réelle et non une fée sortie d'un lac fantastique, et non une nymphe sortie d'un arbre mythique, mais bien une femme, de chair et de sang, de passion et de sentiments. Elle en avait eu la preuve vivante de nombreuses fois, mais ne cessait de reposer la question, encore et encore, comme si elle avait peur que la réponse change, ou qu'Ezra disparaisse.
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le Lun 19 Aoû - 11:37

   
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Ezra & Maori

   
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Des étoiles qui s'effaçaient lentement, disparaissant de la vue des hommes. Constellation qui ne serait rendue visible de nouveau, de suite. Doigts qui continuaient ce tracé, comme suivant un dessin en pointillé sur ses pommettes. Doigts que je replongeais dans l'eau dans la cuvette pour les laver. Eau plus claire à certains endroits, laissée par la pluie là. Eau qui était alors plus que la bienvenue, sans le sel apporté par la mer. Eau qui servait à effacer les dernières traces de sang laissées là par la chasse, par la traque. Dernière goutte de sang qui tombait dans l'eau. Son visage désormais impeccable. Regardant la dernière goutte tombait dans la cuvette d'eau, teinte de sang qui se reflétait à la surface de l'eau, la floutant. Sang absorbé par l'eau. Simplement des gouttelettes. Aucune blessure. Simplement un masque de sang venu se poser sur son visage. Et masque désormais inexistant. Masque invisible. Une lueur sauvage qui avait disparu de son regard, remplacée par une lueur plus innocente. Sourire qui aurait pu être bestial, qui avait disparu, remplacé par un sourire peut être heureux. Osant imaginé que c'était en effet un sourire heureux qui s'était dessiné sur mon visage. Lueur un peu pensive dans mon regard mais un sourire qui flottait aussi sur mon visage. N'ayant nul besoin d'en dessiner le tracé. N'ayant nul besoin d'en esquisser les traits cette fois. Sourire qui venait naturellement. Et proximité appréciée. Ne bougeant pas. Ne tentant pas de me défaire, ou de m'en aller. Ne tentant pas de faire demi-tour aussitôt pour retrouver la bâtisse en ruines, pour se remettre aussitôt à la tâche. Ne tentant pas de m'éloigner alors que je restais simplement là auprès d'elle. Ses doigts qui s'étaient accrochés à mon pantalon. Les miens qui avaient délaissés le tracé des étoiles sur ses joues. Bras que je passais au contraire autour de sa nuque sans qu'il n'y ait besoin de rompre le silence complice qui s'était installé.

Piaillement des oiseaux qui résonnaient de nouveau en écho de la forêt. Les arbres tous proches. Certains qui avaient sans doute fait leurs nids dans les bâtisses en ruine. Certains animaux qui venaient là comme le prouvaient les traces. Certains à la recherche d'un abris offert par les pierres retombées les unes sur les autres, d'autres à la recherche de nourriture. Mais nourriture quasiment inexistante alors que le village en ruine restait désert. Un village simplement considéré comme un lieu de passage. Un abri pour les nomades, pour les fuyards aussi. Certains qui venaient se réfugier là. Une opportunité. L'opportunité de rester dissimiler dans la forêt mais aussi d'échapper à la vision d'autres. Une cachette offerte. Une cachette qu'il était difficile de refuser. Une cachette qui avait été la bienvenue pour échapper la pluie comme cela avait été notre cas. Et un recoin qu'il était intéressant de trouver. Un refuge sûr. Un lieu sécurisant. Et si pour certains le désordre des ruines faisait peur, là n'était mon cas. N'ayant peur de ses ruines qui habitaient désormais un sentiment de familiarité, offrant une compagnie aux souvenirs. Ruines qui semblaient se transformer et évoluaient au coeur de la journée. Pouvant offrir un endroit pour lézarder au soleil pour toutes les créatures mais qui se transformaient de nouveau lorsque le crépuscule tombait. Crépuscule qui était désormais en train de gagner du terrain alors que cette journée pleine d'émotions avait continué d'avancer son cours. Désormais c'était la nuit qui prenait le relais. Ruines qui pouvaient certes offrir un refuge mais à l'obscurité mais qui pouvaient aussi en effrayer plus d'un. Aspect parfois sinistre au coeur du crépuscule. Village désert qui pouvait même donner la chair de poule. Certains ayant peur des fantômes mais des fantômes contre lesquels on se battait déjà. Des fantômes qui se tenaient désormais éloignés. Il n'y avait plus que nos ombres pour danser sur les rochers, sur les pierres écroulées. Bientôt la chaleur du feu qui serait sans aucun doute retrouvée mais pour le moment je restais là, face à cet écrin teinté. Bras qui continuaient d'entourer son corps alors que je pouvais me laisser aller à cette proximité chaleureuse. Air qui s'assombrissaient. Températures qui commençaient à descendre doucement pour faire soulever cette brise fraîche. Brise qui soulevait les mèches de mes cheveux bruns sans me faire osciller d'un mouvement. Bien, près d'elle. C'était la vérité. Et ne comptant lui laisser cette chance de disparaître au coeur de la nuit, de me rendre compte qu'elle n'était qu'une illusion, une ombre parmi d'autres. Présence rassurante. Compagnie dont je comptais encore profiter jusqu'à ce que l'aube apparaisse de nouveau et que le soleil en vienne de nouveau à chasser la nuit dans un cycle sans fin.

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le Lun 19 Aoû - 18:16

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Maori & Ezra


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Maori nicha sa tête dans le cou d'Ezra. Ses bras entourèrent sa taille, formèrent un cocon réduit à son extrême autour de la terrienne. Elles restèrent un long moment ainsi, dans les bras l'une de l'autre, deux âmes enlacées sous un ciel pluvieux. Puis Maori, sans savoir pourquoi, tourna la tête et, entre les mèches d'Ezra et les siennes, ses prunelles plongèrent dans la vasque. Elle les y vit, toutes les deux, les sœurs jumelles de deux mondes frères, dérivés d'un monde père disparu depuis longtemps. Caïn et Abel, Romulus et Remus, pourquoi fallait-il toujours que le fratricide domine ? Que le sang coule, alors qu'ils avaient les mêmes ancêtres ? Certes, il fallait remonter loin, certes, leurs sociétés s'étaient développées chacune dans leur coin, mais il ne fallait pas oublier leur sang commun, néanmoins. Ce serait une faute plus grande encore, d'oublier qu'ils venaient des mêmes pères, que toute l'humanité venait d'un même père. Quoique, c'était une question du type de l’œuf ou la poule, mais version humaine. Le fœtus ou le Phébus ?, c'était tout de suite moins sexy. Mais les ramifications de l'arbre-père, elles menaient à leurs deux sociétés. Comme les tribus, comme les peuples d'avant la destruction du monde. Ils ne pouvaient faire abstraction de cette filiation. Maori ne le pouvait pas, alors qu'Ezra lui ressemblait tant, lui rappelait tant cette sœur qu'elle n'aurait jamais. Ce que la terrienne pouvait connaître, si elle appartenait à une fratrie, lui était à jamais inaccessible. Cela ne l'avait jamais dérangé, ne lui avait jamais manqué ; ou peut-être s'était-elle menti durant tout ce temps. Peut-être s'agissait-il, au fond de la solution à sa peur de la solitude éternelle. Ce n'était pas pour rien qu'on parlait d'âme sœur. Sœur. Âme sœur. Celle qui pouvait combler le vide, disait-on communément. La pièce manquante du puzzle. L'ancre, le foyer, la maison que l'on recherchait depuis toujours. Maori, elle ne le définirait pas comme ça. Elle dirait simplement sœur. Celle dont on ne doutait jamais de la véracité. Celle dont l'évidence était si phénoménale, qu'aucun doute n'était permis quant à son existence, quant à son amour, quant à son être. Un lien aussi fort que les liens du sang, sans avoir les mêmes gènes. Un lien dont elle douterait toujours et à jamais de l'existence, par cette absence-même de sœur avec qui comparer ce lien. Il lui faudrait se fier à son instinct. Ne pas se soucier du reste, se contenter d'éprouver, et cela paraissait si difficile, en cet instant. Insurmontable, presque, une falaise à escalader, des prises saillantes et des prises traîtres, un chemin tortueux et arpenté, la peur du gouffre, le gouffre dans lequel elle se dirigerait tout droit peut-être quoi qu'il arrive, gouffre qui l'avalerait par la puissance de ses doutes ou par la puissance de ses sentiments. Un avenir glorieux en perspective, pour ne pas dire joyeux.

Maori referma les yeux, et replaça son front contre l'épaule d'Ezra. Elles restèrent encore quelques instants ainsi, puis son ventre gronda sourdement, ce qui fit s'agiter les épaules de Maori d'un rire léger. Elle se décala enfin d'Ezra, gardant ses mains autour de sa taille, les yeux rieurs et le sourire amusé, avant de lever les yeux au soleil lorsque son ventre se fit plus insistant, laissa échapper comme un râle rauque d'agonie. Cet estomac était un sketch à lui tout seul ; ses taquineries habituelles lui venaient peut-être de là, qui sait. Quoi qu'il en soit, Maori se dégagea de l'étreinte d'Ezra, lui prit la main et la reconduisit à l'intérieur, tranquillement. La bâtisse était plus froide, plus sombre, une atmosphère qu'il fallait à tout prix réchauffer avant de se faire happer dans un vortex de noirceur et de ténèbres. Un frisson parcourut la jeune femme, tandis qu'elle refermait la porte derrière la grounder, et qu'elles revenaient toutes deux auprès des cendres. Maori s'assit en tailleur, son lièvre récupéré, peu assurée de ses capacités. Lorsqu'elle croisa le regard d'Ezra, elle souleva l'animal et son couteau : « Yu get in... ? »
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Ezra Aerys
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le Lun 19 Aoû - 19:13

   
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« I'm trying to find, home, a place where I can go. »
Pouvant rester là. Deux statues dans la nuit. Ce qui me convenait parfaitement. Mais le rappel à la réalité était aussi là, ce rappel qui indiquait que nous ne pouvions rester ici indéfiniment. Grondement de son ventre qui la fit rire et qui me fit sourire. La suivant jusqu'à la bâtisse en ruines. La laissant me guider non sans avoir jeter un dernier regard à l'endroit auquel nous nous tenions quelques secondes plutôt avec une pointe de regret. La chaleur de la pierre qui n'était encore là, bien qu'ici aucune brise ne venait à souffler. Un feu qu'il ne faudrait tarder à rallumer. Un feu qui était aussi gage d'assurance en forêt pour faire fuir les animaux. Un feu qui n'attirerait pas ici l'attention des rôdeurs, si ce n'était des mercenaires. Masqué. Et flammes qui pouvaient s'échapper par la partie désignée de la bâtisse. Presque amusant que la bâtisse ait autant bien résisté face au temps qui passait, face à la nature qui n'avait là totalement repris ses droits. Une différence avec le désert. Si au coeur de la forêt, les plantes, les herbes tentaient de conquérir le terrain, de surgir par n'importe quelle faille, au coeur du désert, le décor était différent. Le sable qui se soulevait et qui recouvrait les ruines comme les corps. Parfois simplement les squelettes laissées à la vision des charognards. Des charognards qui venaient pour se repaître. Et bientôt des squelettes qui disparaissaient ou devenaient poussière. Des êtres perdus, devenus rapidement oubliés de tous alors que personne ne les retrouvait et qu'eux mêmes ne retrouvaient leur chemin, la porte de sortie dans ce labyrinthe de sable. Décor différent en effet. Pensée dont l'acheminement était arrêté soudainement. Le fil d'Ariane qui était coupé subitement alors qu'elle reprenait la parole. « Yu get in... ? » Mon regard qui se posait sur le lièvre qui n'attendait qu'à être dépecé et le couteau tenu dans sa main. Couteau dont je m'emparai presque religieusement. Un ton religieux qui n'existait toutefois qu'au temple du feu, où des sacrifices d'animaux étaient aussi réalisés. Lui faisant signe de me suivre avec le gibier désormais mort jusqu'à l'extérieur. Le sol de la bâtisse que je ne comptais à son tour éclabousser de sang. Bâtisse dont je m'éloignais pour ne pas non plus attirer les animaux jusqu'à là. Animaux qui viendraient forcément, attiré par le sang et l'espérance.

Tendant ses bras pour qu'elle puisse garder le gibier devant elle. La tête penchée vers le bas. « Pas bouger. » Une prise assurée sur la lame du couteau avant que je n'en vienne sans attendre plus longtemps à faire glisser la pointe le long de sa colonne vertébrale. Incision réalisée le long avant d'en réaliser une plus courte, perpendiculairement à la tête. Une tâche qui n'était pas encore terminée. Couteau que je posais. Gestes que j'avais du apprendre à réaliser par nécessité bien que je n'y prenais aucun plaisir. Peau ou fourrure sur laquelle je tirais doucement alors qu'elle s'enlevait facilement. Puis couteau que je reprenais pour pratiquer des incisions de nouveau, avant d'insérer mes doigts et tirer sans réel autre choix sur tout ce qui trouvait à l'intérieur. Œsophage et le reste qui en venait à tomber sur le sol sans pour autant nous éclabousser. Seuls les doigts qui étaient tentés de sang et le sol. Odeur et traces qui attireraient d'autres prédateurs. Sujet de préoccupation qui n'était le mien alors qu'il me restait encore à couper la tête, les pattes. Lui faisant signe de me suivre alors qu'un rocher servait désormais de table pour couper. Tous les moyens du bord qui étaient bons alors qu'il n'y avait de raison de faire sa petite nature. Les émotions comme à la cité qui n'avaient réellement leur place. Sujet de vulnérabilité qu'il était préférable de faire taire. Masque appris à être composer avec le temps. Froideur qui s'opposait à la chaleur. Et gestes que je réalisais de nouveau assurément sans reculer, sans tourner la tête. Certes front plissé et grimace peut être esquissée sur mon visage mais gestes réalisés bel et bien jusqu'à ce qu'il ne reste que la viande qu'il faudrait désormais faire cuire. Dépecer un animal. Gestes qui restaient différents que de tuer un homme. Image qui se dessinait en parallèle dans mon esprit alors que mes doigts continuaient d'agripper fermement le couteau. Doigts que je relâchais légèrement alors que j'hochais la tête dans sa direction pour lui faire comprendre que c'était bon, il ne restait pour dire qu'à embrocher la pièce de gibier avant de commencer à la faire cuire. Ou du moins faire cuire ce qu'il en restait. Peut être était-il aurait été préférable de garder la tête et les pattes, mais ces gestes là que j'avais appris, que je n'avais pu que répéter par mécanisme. Espérant que cela ferait l'affaire, non pas qu'il était intéressant de garder la tête. Et me détournant d'elle pour aller de nouveau laver mes mains ainsi que son couteau, que je comptais lui rendre propre. Comme si rien ne s'était passé.
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le Lun 19 Aoû - 23:34

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« Pas bouger. » Okay. Maori se figea totalement, statue de sel immobile. Bon, d'accord, sa tête bougea à un moment, se pencha sur le côté pour suivre avec intérêt les gestes d'Ezra. Des gestes que la terrienne exécutait avec assurance et avec aisance, l'aisance de l'habitude. Peut-être était-elle bouchère, ou cuisinière. En vérité, Maori se rendit compte qu'elle ne savait rien d'Ezra. De prime abord, cela lui parut déséquilibré. Une impression vite chassée par le respect qu'elle accordait à la grounder, respect qu'elle ne souhaitait perdre, et questions qu'elle ne souhaitait poser, afin de ne pas briser l'instant. Ne pas briser sa concentration ; ni leur lien unique, leur harmonie conjointe. Mieux valait se taire. Et, comme on dit, l'exception confirme la règle. Maori se tut, pour une fois. Elle ne mit pas les pieds dans le plat, ce qui était plutôt ce qu'elle faisait habituellement. Non, elle garda ses lèvres closes, les yeux rivés sur Ezra, à contempler avec attention chaque mimique de son visage. Ce fut ainsi que le dépeçage lui sembla n'avoir duré qu'un éclair, avant qu'Ezra ne se relève et lui fasse signe de déposer la proie sur un bloc de pierre non loin, afin de finir d'exécuter sa tâche. Maori se retrouva avec ce qui ressemblait à tout sauf à un lièvre entre les mains, tandis qu'Ezra repartait vers la petite vasque, un masque sur le visage. La fille du ciel lui jeta un regard, reconnut en elle la distance qu'elle-même avait mise dans sa chasse, devait mettre dans sa chasse. Puis elle s'éloigna, la laissa se débarbouiller pour aller chercher une tige de bois suffisamment longue et suffisamment résistante pour accueillir le lièvre. Il lui fallut plusieurs essais, avant qu'elle ne trouve ce qui conviendrait pour la soirée, et, après plusieurs efforts, Maori obtint enfin sa brochette.

La jeune femme se dirigea vers Ezra, posa leur dîner sur une petite pierre à côté de la vasque, et y plongea ses mains. Les y plongea, sans se préoccuper de celles d'Ezra qui y étaient déjà, au contraire même plongea pour aller les chercher, pour entrelacer leurs doigts, effacer ensemble le sang qu'elles avaient sur les mains. Entreprise différente de ce qu'elles avaient réalisé jusqu'à présent. En remontant le long des poignets d'Ezra, Maori en profita pour s'appuyer sur le rebord de la vasque naturelle, et alla chercher les lèvres de la grounder, délicatement et brièvement, avant de se reculer et de finir son travail de nettoyage. Elle réussit également à faire glisser un peu d'eau le long de la chair fraîchement dépouillée afin de la nettoyer un peu, puis elle rentra, une caresse sur le flanc d'Ezra en passant. Tant bien que mal, la jeune femme s'agenouilla à côté des cendres, rassembla du petit bois. Seulement, avec le dîner dans une main, qu'elle ne pouvait poser pour ne pas le salir, l'enrober de poussière et de débris en tout genre, le projet de faire du feu d'une seule main était assez compromis. D'habitude, Maori y arrivait assez bien, mais d'habitude, elle avait ses deux mains et ses dix doigts. Avec cinq doigts et une main, la gauche en plus, il y avait peu de chances qu'elle réussisse. La jeune femme abandonna donc ses efforts, se laissa retomber sur ses talons et attendit le retour d'Ezra en balançant la brochette, la suivant du regard, désabusée. Maori sentait la fatigue commencer à la gagner. Elle savait qu'une fois le dîner avalé, au début de la digestion, elle reprendrait des forces, mais en attendant, cette chape de plomb de la somnolence lui tombait dessus, recouvrait ses épaules et pesait sur et dans son crâne. Et le mouvement hypnotique de la brochette n'aidait en rien, mais c'était devenu mécanique, elle balançait machinalement la tige à droite, à gauche, à droite, à gauche, dans un mouvement de balancier régulier, avec juste ce qu'il fallait de force dans le poignet pour que le poids n'emporte pas l'ensemble jusqu'au sol. Bientôt, elle devint presque fascinée par ce mouvement régulier, mouvement du temps qui passait et filait, de la bobine de la vie qui se dévidait sur le sol et dans les astres, mouvement de balancier et de balance, comme le compte à rebours avant le Jugement Dernier, avant l'Apocalypse divine, avant le châtiment biblique des péchés. Péchés, péchés, il faudrait qu'elle aille pêcher un de ces jours. Ça faisait longtemps.
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Hier à 14:29

   
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« I'm trying to find, home, a place where I can go. »
Une distance affichée. Un masque sur le visage. Un masque non pas de sang, mais plus froid. Du sang qui était sur mes doigts, sur mes mains. Sang qui gouttait le long de mes doigts pour venir tâché le sol même. Un détail insignifiant alors que je me rendais de nouveau jusqu'à la sorte de cuvette. Des cuvettes qui se juxtaposaient. Des cuvettes dessinées par les pierres écroulées qui étaient proches, plus ou moins petites. Des cuvettes toutes gorgées par l'eau de pluie tombée précédemment sur la forêt. Eau dans laquelle je comptais plonger mes mains pour nettoyer le sang. Comme si nettoyer le sang pouvait effacer l'odeur de la traque. Parfois le sentiment pas si différent que d'être le gibier. Cette fois-ci cela n'avait pas été moi. Cette fois-ci j'avais été dans le rôle de la prédatrice, de la chasseuse. N'ayant certes été celle qui avait porté le dernier coup fatal mais l'idée la même. Ce bref sentiment de pouvoir. Ce bref sentiment d'avoir le contrôle. Les rôles qui s'inversaient sans arrêt. Un équilibre précaire. Une balance qui penchait sans arrêt, d'un côté puis de l'autre sans trouver le parfait équilibre. Un pendule qui continuait d'osciller sans trouver cette pointe d'équilibre. Pointe d'équilibre que je ne possédais pas. Sentiment de sécurité là pour le moment mais qui pouvait être disparue dès l'instant où je la quitterai, dès le lendemain. Autant la proie que ce lièvre. Connaissant ce sentiment de traque, d'être la proie. Lumière qui tentait de se focaliser là. Des chiens lancés sur les pistes. Une meute derrière. L'idée qui n'était cette fois de se rassasiée mais de ramener un dû à la cité. Traquée pour m'être enfuie. Roan qui je savais, viendrait pour moi comme Shanareth était venue, comme les mercenaires étaient venus pour Eirik. Le dieu du soleil qui peut être s'en mêler. Peut être. Certains plus chanceux. Shanareth qui avait déjà retrouvée ma trace, bien que notre seconde rencontre avait été le résultat du complet hasard. Chaque rencontre qui me rappelait que je ne pouvais jamais être en totale sécurité même aux côtés d'Arméthyse. L'impossibilité de ne pas regarder derrière son épaule, de ne pas vouloir se mettre à courir soudainement comme plutôt sur la plage. L'instinct de fuite qui s'était installé, qui était là. Ce n'était qu'une question de temps. Je pouvais vouloir ignorer cette menace, voulait me satisfaire du moment présent, mais la menace restait toujours là dans l'ombre. Peut être cette dangerosité de rester ici pour la nuit. Des mercenaires qui nous avaient bien trouvé avant, attirés par le campement, par la présence du camélidé. Le feu qui était cette fois tapie mais le rappel qui restait. Frisson qui parcourait mon échine alors que je continuais de frotter mes mains l'une contre l'autre pour effacer le sang. N'ayant pas été la proie cette fois, mais l'ayant été avant. Connaissant ce sentiment. Connaissant la peur qui s'engouffrait. Le sang qui avait coulé avant. Il ne suffisait que d'une seconde, que d'un moment pourtant pour que la proie prenne la place du chasseur. L'instinct de survie qui prenait le dessus. Lame du poignard qui s'enfonçait. Premier homme tué. Premier mort. Cadavres dissimilés et abandonnés dans la forêt. Les images qui se supposaient de nouveau. Images opposées mais aussi parallèles.

Soudainement ses doigts qui se saisissaient des miens. Perdue dans mes pensées tel que je ne l'avais pas entendu arriver. Bref sursaut. Respiration plus courte. Battements de coeur qui s'étaient accélérés avant que je n'en vienne à me détendre. Venue chasser les ombres. Présence réconfortante alors que je me concentrais sur la pression de sa main contre la mienne. Toujours en train de jouer au même jeu. Toujours en train de rechercher cet même échappatoire. Baiser insuffisant pour s'échapper totalement. La regardant s'évader. Main posée brièvement. Contact physique qui me rappelait de ne la suivre pour ne plus m'égarer dans mes pensées. Mais ne venant pourtant qu'après. La laissant faire le trajet du retour seule alors que je frottais un peu plus violemment mes mains les unes contre les autres. Eau dont j'aspergeais autant mon visage. Morsure froide. Nouveau prise de contact. Reprenant mon souffle avant de repartir en direction de la bâtisse non sans jeter un regard derrière-moi. Un regard dirigé vers les recoins en ruines, vers les ombres, vers les arbres tout autour qui se dressaient presque désormais d'une manière menaçante. Porte poussée de nouveau avec un soulagement. Dos appuyé contre cette porte alors que je pivotais pour la contempler. Paraissant elle aussi ailleurs alors qu'elle répétait ce mouvement régulier. Mouvement hypnotique. M'accroupissant à mon tour auprès d'elle. Main que je posais doucement sur la sienne pour qu'elle cesse cette rotation. Feu vers lequel je me penchais ensuite. Et des flammes qui surgissaient de nouveau peu après. Chaleur bienvenue. Mon regard qui pivotait à l'intérieur de la pièce pour chercher les derniers bûchettes, les dernières pierres par terre pouvant faire office de structure. Structure des deux côtés permettant de suspendre la brochette de viande. Il ne resterait plus qu'à la tourner par la suite. Mains que j'essuyais contre mon pantalon avant de venir me poser à côté d'elle. Un regard qui cherchait le sien. « Ha yu ? » Un regard focalisé dans le sien à la recherche de la vérité.
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Aujourd'hui à 12:06

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Il n'y avait plus de silence. Le feu crépitait, Ezra avait parlé. Maori se retrouvait les mains vides, jouant avec ses doigts sur ses jambes croisées. Ses pupilles étaient dilatées, fixées sur le feu. La sarabande des flammes l'envoûtait, devenait un chant des sirènes pour ses yeux. Ses yeux qu'elle n'arrivait à détacher des flammes dansantes, du brasier. Elle y voyait Salomé et ses voiles diaphanes, ses gestes lents et son corps souple, elle y avait une danse sensuelle et mystique, quelque chose auquel elle n'avait jamais assisté, mais un imaginaire collectif dont elle n'arrivait à se départir. Cet univers d'or, de bronze et de pierreries, elle l'appelait de ses vœux les plus fous, les rayons des flammes et les reflets sur les pierres et les métaux, le tout dans un décor de colonnades, dans une nuit presque parfaite, des milliers d'étoiles aux couleurs irisées qui dansaient en même temps que la femme, danse envoûtante, danse du faune et du satyre, danse de la nymphe et de la déesse surtout. Légendaire, mythologique, mythique, mystique, la parole et le silence qui se mêlaient, les chuchotis des tissus, les senteurs des encens et du corps qui s'animait sur une pulsation intemporelle, sur un tempo au battement lent et régulier, avec quelques hâtes, quelques crescendi se dilatant dans l'espace. Prêtresse du feu et du sang, prête à tous les sacrifices, divine enchanteresse aux yeux de biche, non, de lionne, non de serpent, masque d'ébène plaqué sur ses traits, épousant ses traits, tandis qu'elle jouait un rôle, dansait un personnage, et faisait tourner les têtes. Enchanteresse, ensorceleuse, divine comédie aux accents de farce, gestuelle de saltimbanque et de mime, expressivité des mains et des jambes, lent tournoiement de satin et de soie, les pierreries cliquetant et bruissant. Un spectacle magnifique, une ode extraordinaire, un théâtre imaginaire. Quelque part, autre part, folle danse et tous étaient spectateurs, aucun ne pouvait bouger les yeux rivés sur la danseuse sidérante et sur l'étoile dansante, une hypnose fantastique sur un horizon de noirceur. Lux fiat, que la lumière soit, un rai de lumière tombant d'un puits sans plafond, la danseuse s'immobilise, le souffle se terre dans la poitrine, il n'y a plus que le silence qui revient et recouvre tout, silence de pierres, tout se fige et se fixe, il n'y a plus que l'éclat aveuglant des pierres à présent que la danse est finie.

« Sha. Jos... ona flashpa. » Maori sourit à Ezra, un peu à l'ouest, encore emportée par cette vision dans les flammes. La jeune femme tendit la main, et tourna lentement la broche improvisée, pour faire cuire le lapin sous un autre angle. Puis elle revint se caler confortablement contre Ezra, la tête posée sur son épaule, l'utilisant sans vergogne comme dossier et comme repose-tête. Bien qu'elle gardât les yeux fixés sur les flammes, la vision ne revint pas, ce qui n'en était peut-être que mieux. Elle devait déjà avoir l'air d'une folle, ou d'une droguée, avec ses pupilles écarquillées et plongées dans un lointain impossible à atteindre. Quand bien même elle s'y efforcerait de tout son être, ce lui était impossible, c'était hors de sa portée. Tant de choses était hors de sa portée. Elle n'était ni omnipotente, ni omnisciente, et tant mieux car sinon ce ne serait pas drôle. Maori trouvait son accomplissement dans les obstacles à surmonter, dans les kilomètres à parcourir pour gagner la connaissance à force de sueur et d'épreuves. Si tout lui était donné, rien ne l'intéresserait. Elle se déployait dans la contradiction, s'épanouissait dans les difficultés, car la récompense obtenue par la suite n'en était que plus douce, que plus savoureuse. Ce qu'elle n'avait pas était sa motivation. Toujours à la recherche de quelque chose, toujours sur la route d'une nouvelle découverte, constamment embrigadée dans une folle aventure et constamment à parcourir des sentiers inconnus. Et cela la menait ici, et là, mais surtout ici, à faire des actions impossibles, qui défiaient l'imaginable et transcendaient l'inimaginable, sa raison de vivre prenait alors tout son sens, et il n'y avait pas moyen de faire demi-tour.
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