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Cyd Raye
Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees MESSAGES : 170 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Angie METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 10

Un souffle d'air dans les feuilles | Maori Empty Un souffle d'air dans les feuilles | Maori

le Sam 22 Juin - 22:19
Cyd tentait de s’intégrer à la tribu naori, mais ce n’était pas si facile. Elle avait son poste de druide, elle soignait les naoris, tout allait pour le mieux. Alors pourquoi ressentait-elle ce décalage ? Elle n’était pas toujours à l’aise alors que tout le monde l’avait bien accueillie. On ne la dénigrait pas, on l’acceptait comme elle le désirait, elle, sa sœur et sa nièce. Elles pouvaient reconstruire une vie ici et avec l’aide de leur Déesse, tout allait pour le mieux. Oui, mais Cyd étouffait. Elle regardait régulièrement les hauts arbres qui la surplombaient, songeuse. Elle évitait de trop traîner dans les arbres, mais comme les autres habitants, elle avait hérité d’une cabane en hauteur. Elle n’appréciait pas être en hauteur, mais elle s’y faisait. Elle essayait de bien s’y intégrer, de s’habituer aux mœurs que les naoris avaient. Cela était différent de sa croyance pour la déesse Di’anada. Malgré tout, elle s’intégrait dans un esprit d’apaisement et de bienveillance. Elle avait décidé de sortir aujourd’hui, d’explorer les alentours. C’était important pour elle. Cyd passa une main dans ses cheveux courts. Elle ajusta sa tenue qui n’était plus en cuir comme celle des Kovariis, mais en tissu comme ceux des locaux. Il faisait plus frais ici que sur son île.

Depuis un an qu’elle était ici, elle s’était progressivement faite à l’idée que le climat était différent et moins chaud. Elle ajusta son sac pour aller chercher des plantes spécifiques. Elle soupira un grand coup et alla jusqu’à la zone pour sortir du camp. Elle salua les gardiens cachés qui surveillaient jalousement l’entrée et s’enfonça dans les bois. Au début, elle s’était un peu perdue dans la forêt avant d’en cartographier précisément les divers chemins alentours. Elle alla longer la rivière. Elle appréciait la texture des vêtements sur elle, légers, mais chauds et bouffants qui masquaient ses formes. Elle qui ne se sentait pas vraiment femme, ni homme, elle était à l’aise plus que jamais dans cette tenue qui ne soulignait pas son sexe biologique. Cyd avait parlé avec certains naoris du fait qu’elle ne se sentait pas femme et aucun ne l’avait mal-jugé contrairement aux anciennes de sa tribu. C’était triste à dire, mais elle était plus en sécurité ici qu’elle ne l’avait été sur son île natale. Cyd redressa la tête en entendant un oiseau et tendit l’oreille. L’oiseau avait été terrifié par quelque chose, ou quelqu’un. La druide décida de prendre la direction inverse de l’oiseau. Elle marcha sur plusieurs kilomètres avant de voir peut-être quelque chose. Elle s’accroupit lentement, silencieuse.

Elle voyait une silhouette se déplacer. Elle était loin de la tribu naori, ayant auparavant marché sur des kilomètres. Cyd regarda la femme, car c’était une femme, elle en était sûre, suivre une bête avec un arc. Lentement et par curiosité, elle la suivit, se demandant si elle chassait. Elle aimait bien voir les gens en mouvement et c’était plus fort qu’elle que de regarder à cet instant. Elle se demandait si cette fille était du ciel et supposait que oui vu sa manière de bouger. Les gens du ciel avaient une manière d’appréhender la vie ici différemment et cela se voyait dans leurs mouvements subtils, mais bien là. Cyd s’avançait lentement, se demandant si la fille du ciel allait tuer la proie et soudainement, elle vit l’arc céder. Elle se mordit l’intérieur de la joue et décida d’intervenir. Elle se plaça de sorte que l’inconnue la voit de suite et ne se fasse pas surprendre. Elle marcha bruyamment. « Bonjour. » D’office, elle parla l’anglais et non pas sa langue natale. « Je suis Cyd, je vous ai vu casser l’arc. » Et potentiellement, elle s’était probablement blessée, mais elle n’en dit pas plus. Elle avait vécu avec des guerrières la majorité de sa vie et savait manier les âmes les plus susceptibles. « Je peux regarder ? Je sais soigner. » Peut-être que l’inconnue refuserait, mais vu les saletés qui trainaient ici, ne pas soigner de suite une plaie, même petite, pouvait être dangereux.
Maori K. Ho'oname
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 228 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 80

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le Dim 23 Juin - 16:02

     
Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder.
Maori & Cyd

     

     
Un souffle d'air dans les feuilles

     
Œil aux aguets, à la recherche de la moindre trace. Arc bandé, corde tirée, flèche encochée. Muscles tendus. Ouïe à l'affût du moindre son. Pas discret, discrètement appliqué sur le sol et s'appliquant à la discrétion. Cœur emballé, accéléré par l'adrénaline, l'approche de la fin de la traque. Kairos, le moment fatidique, l'instant inéluctable où il n'y avait que deux options : elle atteignait sa proie, ou non. Depuis des heures, Maori traquait dans la forêt, avec précaution. Elle était partie tôt, le matin même, mais n'avait trouvé une piste qu'en début d'après-midi. Et quelle piste ! Assez fraîche pour la laisser espérer atteindre sa proie avant la fin du jour. Maori s'était alors lancée sur les traces de sa biche, pendant des heures et des heures, avec acharnement, sans s'arrêter. C'était ce même acharnement qui la poussait à s'approcher un peu plus de la tribu naori, bien qu'elle en soit encore loin. C'était ce même acharnement qui l'empêchait de faire demi-tour, quand bien même il lui serait à présent difficile de rejoindre son camp avant la nuit. Elle évitait autant que possible de rester hors du camp la nuit, d'autant plus qu'elle était seule, mais il lui était arrivé d'être partie trop loin et de devoir rester sous les étoiles dans une nature plus ou moins hostile. Cette nuit, elle devrait peut-être se trouver une grotte ou autre abri naturel pour dormir peu et léger, mais en cet instant, elle n'y pensait. La jeune femme était concentrée sur sa traque. Et elle l'était un peu plus, à chaque pas qu'elle posait sur le sol, car les traces devenaient de plus en plus fraîches. Ses yeux abandonnèrent de plus en plus fréquemment le sol pour remonter devant elle, sur sa gauche, sur sa droite, à percer les feuillages du regard, à voir entre les feuilles agitées d'une légère brise. Une petite tache de brun. Elle cherchait, espérait une petite tache de brun au milieu de cet océan de verdure. Son pas s'était fait encore plus discret, Maori s'était tassée sur elle-même pour ne pas être vue par sa proie. Sa petite taille l'avantageait, dans ces endroits denses, où elle devait se faufiler entre fourrés et branchages. Pour autant, elle n'était pas invisible, et elle le savait ; mais si elle pouvait se faire de plus en plus petite…

Maori s'arrêta subitement, mais en douceur. La biche broutait, au pied d'un arbre, et la traqueuse pouvait voir sa robe beige rouler sous le soleil. Maori entreprit de se rapprocher, toujours avec précaution, jusqu'à atteindre une distance plus confortable pour son tir. Son cœur tonnait un peu plus fort, mais depuis le temps elle s'était habituée à la sensation et n'y faisait plus attention. La jeune femme leva son arc, son arc usé par la paume de ses mains, par le frottement des flèches et de la corde, son bon vieil arc. Elle banda la corde, amena l'empennage de la flèche près de son œil, visa, et jura vertement et fortement. Au moment où elle lâchait la flèche, son arc se brisa net dans sa main, la biche détala, et Maori se plia en deux. La paume de sa main gauche était écorchée, sans compter quelques échardes, mais surtout un morceau de bois avait volé jusqu'à frapper son arcade sourcilière. La plaie n'était pas profonde, mais saignait bien, et surtout faisait un mal de chien. La jeune femme posa sa paume vierge de toute entaille au-dessus de son œil, et resta pliée en deux, grimaçante. Néanmoins, malgré la douleur qui détourna son attention du monde extérieur, ses sens captèrent un mouvement, tout proche, et plus gros qu'une biche. Aussitôt, Maori se redressa, et saisit une flèche d'une main. Il aurait probablement été plus judicieux d'attraper son couteau, mais tant pis, tant qu'elle avait une arme à la main…

AA quelques mètres d'elle, un humain déboucha d'un buisson, et s'approcha doucement, faisant bien attention à être vu et entendu. Cela ne détendit qu'à peine Maori, méfiante, et surtout horrifiée : depuis combien de temps était-elle suivie ?! Elle n'avait rien perçu, ne s'en était pas doutée un seul instant... Heureusement que cette personne n'avait pas voulu la tuer, sinon elle n'aurait rien vu venir... Maori plissa les yeux, enfin, un œil, la paupière de l'autre étant obligée de se fermer pour cause de ruisselets de sang, afin d'ausculter la silhouette. Homme, femme ? Elle n'arrivait pas à se décider. Les vêtements amples de l'inconnu cachaient ses formes, s'il y en avait, mais sa silhouette était fine et nerveuse. Quant à ses cheveux, qu'ils soient courts n'était d'aucune aide pour identifier son sexe avec certitude. Homme efféminé, femme garçon manqué, quoi qu'il en soit, Maori avait un problème plus urgent : y en avait-il d'autres ? Et qu'est-ce qu'on lui voulait, là, maintenant ? Clairement, ce n'était pas le moment d'aborder la jeune femme, qui était déjà d'ordinaire sujette à un caractère fort et mauvais… « Bonjour. […] Je suis Cyd, je vous ai vu casser l'arc. » Personne polie, c'était déjà un plus. Prénom et ton sympathiques. Et qui faisait l'effort de parler anglais. L'appartenance de Maori au peuple du ciel semblait assez voyante, puisqu'il n'y avait eu aucune hésitation de la part de Cyd à passer à l'anglais. A tous les coups, ses vêtements l'avaient trahie. Ou alors, elle était vraiment mauvaise en traque, du type d'erreur que seul un peuple qui n'avait jamais connu la forêt auparavant pouvait faire. « Je peux regarder ? Je sais soigner. » Maori haussa un sourcil de surprise, et bien mal lui en prit puisqu'il s'agissait du sourcil ensanglanté. Agacée par elle-même, la jeune femme se redressa, raffermit sa prise sur sa flèche et jeta un regard alentour. Elle savait d'ores et déjà que sa curiosité allait l'emporter. Allait-elle faire montre de sa méfiance ? La traqueuse aux cheveux bruns décida que non, qu'elle n'avait pas envie de perdre de l'énergie à lancer des regards en coin à Cyd puis aux arbres. Alors, elle rangea sa flèche dans son carquois, et acquiesça doucement, les lèvres hermétiquement pincées.
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Cyd Raye
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le Sam 20 Juil - 21:47
Cyd se dit qu’elle était tombée sur un drôle de numéro qui ne semblait pas de bonne humeur. Elle la trouvait sauvage, avec son arcade ouverte, la flèche dans sa main. Elle n’osait rien dire. La druide leva calmement ses mains en signe de paix. Elle ne voulait aucun mal à la native du ciel, mais espérait que l’autre femme le comprendrait. L’androgyne prit même la peine de parler en anglais, langue qu’elle avait appris enfant. C’était la langue des guerriers et sa mère, dans son espoir qu’elle serait un jour une guerrière, avait veillé à ce qu’elle l’apprenne. Mais Cyd n’était jamais devenue une guerrière, juste la honte de sa famille, rien de plus. Elle chassa ses pensées qui n’avaient rien à faire là. Elle ne reçut aucune réponse à ses douces paroles pour apaiser. L’ancienne Kovarii avait un peu l’impression d’avoir parlé pour rien. Elle avait parfois des bouffées de colère qui disparaissaient bien vite car jamais, elle ne les laissait s’installer. Cyd refusait de se laisser guider par ses sombres pensées qui pouvaient la hanter de la sorte. Elle vit l’inconnue arquer un sourcil quand elle osa demander pour regarder et soigner.

Elle vit son regard aux alentours. « Je suis seule. » Elle n’aurait jamais dû le dire, mais Cyd s’en fichait bien. Elle ne pensait pas risquer quelque chose. Elles étaient à plusieurs kilomètres de la tribu cachée des naoris, mais la brune restait convaincue que si elle rencontrait le moindre problème, elle pourrait compter sur les membres discrets de sa nouvelle tribu. L’androgyne s’approcha de l’autre femme en la voyant ranger sa flèche dans son carquois. « Assieds-toi. Ce sera plus facile pour moi de t’examiner. » Elle avait l’habitude des patientes récalcitrantes et méfiantes. La femme savait poser sa voix de manière calme. Elle avait eu bien des guerrières sous ses doigts et franchement ce n’étaient pas les patientes les plus collaborantes. Mais Cyd savait rester elle aussi hermétique, un peu comme les lèvres de son inconnue qui n’avait toujours pas parlé. La brune décida de regarder l’arcade. Elle savait bien que c’était juste impressionnant car c’était une zone qui saignait énormément, mais en général ce n’était pas grand-chose. Elle sortit un tissu de sa besace, ainsi qu’un flacon de plantes distillées et le remua avant de commencer à nettoyer la zone. « Je vais appuyer. » Elle appuya pour tenter de stopper l’hémorragie. Elle était bien proche de l’autre femme, mais cela ne la faisait pas réagir. Du moins, juste au moment où elle leva son regard bleu clair électrique et son regarda croisa celui de celle qui ne parlait pas.

C’était presque à se demander si elle souffrait d’une pathologie qui l’empêchait de parler. Hum, non, vu comment elle se pinçait les lèvres, c’était plus le comportement de quelqu’un qui savait parler. « T’as un prénom ? J’aime toujours savoir le nom de ceux que je soigne. » La taquina-t-elle un peu pour voir sa réaction. Cyd ignorait si elle faisait une bonne blague en anglais, maîtrisant moyennement cette langue, mais pourquoi pas, elle n’y perdait rien. C’était la première fois qu’elle s’occupait d’une fille du ciel et elle se demandait si elle nécessitait des soins spécifiques contrairement à un natif. Le plus discrètement possible, elle l’observa, inscrivant ses traits dans son esprit. Clairement, elle se laissait à vagabonder. Cyd s’était occupée des siennes et de sa nouvelle tribu depuis des mois, ne s’intéressant plus à grand monde. Elle qui aimait tant les femmes, elle s’était un peu coupée de toutes celles qui l’entouraient. Aujourd’hui c’était différent, elle rencontrait une autre femme d’une autre culture et c’était fascinant. L’androgyne n’en oubliait pas son rôle, soigner une arcade et elle aimerait bien jeter un coup d’œil à cette paume de main qu’elle voyait aussi blessé, mais chaque chose en son temps.
Maori K. Ho'oname
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le Sam 20 Juil - 23:50

   
Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder.
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Un souffle d'air dans les feuilles

   
La terrienne avait lentement levé les mains, signe universel de paix. Elle lui assura également qu'elle était seule, ce de quoi Maori n'avait aucune preuve ; il ne lui restait plus qu'à accorder foi à ses paroles. Les lèvres toujours pincées, à la fois de douleur et d'encore un peu de méfiance, la jeune femme abdiqua, et s'installa à même le sol de la forêt. Les arbres s'élançaient vers le ciel, sans torsade ou moignon capable de l'accueillir. Pas de souche non plus, aucun siège miraculeux sur le sol de ces bois, alors elle s'assit par terre, en tailleur, pile au même endroit où elle se donnait debout il y a quelques instants. Cela obligea Cyd à s'approcher, à se positionner face à elle, à même le sol elle aussi. La voix de la terrienne était calme, posée, expérimentée. Maori n'était vraisemblablement pas la première personne méfiante qu'elle avait à soigner. « Je vais appuyer. » La jeune femme lui lança un regard indigné, et se retint de répondre vertement. Quoique, ça se marierait avec les tons de la forêt. Autour d'elles, la vie avait repris, les oiseaux pépiaient et se pourchassaient dans les branchages, les buissons froissaient leurs feuilles et les arbres contemplaient du haut de leur cime. La frayeur de la biche, puis la colère de Maori, et les mouvements des deux humaines, n'avaient que suspendu l'affairement des animaux sylvestres.

Alors que Cyd compressait sa plaie au-dessus de l’œil, Maori examina de son iris libre la décoction contenue dans la fiole de la guérisseuse. Elle n'avait aucune idée de ce qui la composait, et hésita à demander. Encore une fois, le dilemme fut plutôt de savoir si elle laissait transparaître sa curiosité maintenant, ou un peu plus tard, dans quelques instants. Cyd la sauva de ce choix cornélien, en la taquinant avec ce même humour flou qu'avait Maori :  « T’as un prénom ? J’aime toujours savoir le nom de ceux que je soigne. » Entre taquinerie et pique, tout à fait son type d'humour. Un sourire fleurit à peine sur les lèvres de Maori, qui lança un regard goguenard à Cyd, et ne put s'empêcher de faire preuve d'effronterie : « Bien sûr que j'en ai un. » Et elle n'en dit pas plus. Dans ses yeux brillait une lueur malicieuse, insolente ; la lueur du « et tu ne sauras pas à moins de demander et encore si je veux ». Maori soutint le regard bleu clair de Cyd sans ciller. Elle la provoquait, sciemment, elle avait envie de jouer avec elle. Ce n'était qu'un jeu innocent pour l'instant, un m'as-tu-vu futile, sans importance. Ce n'était qu'un nom. Maori n'avait aucun problème à divulguer son nom, elle en était fière. Malgré les moqueries, ou même grâce à ces moqueries de ses camarades de jeu il y a quelques années, elle le portait avec fierté. Elle avait un nom de langue, un nom de civilisation, presque un nom de tribu. C'était un beau nom, un nom fort, et il se méritait. Alors elle garda les yeux électriques de la grounder prisonniers des siens, la mettant au défi de continuer à l'interroger, afin de raviver son tempérament joueur, un peu acariâtre sur les bords, afin d'attirer et d'attiser Cyd.
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Cyd Raye
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le Jeu 8 Aoû - 18:08
Difficile de percer cette femme qui ne parlait absolument pas. Elle ne semblait pas vouloir parler. Pour l’instant, Cyd ne s’en offusquait pas. Elle avait tendance à apprécier le silence et si c’était pour entendre des mauvaises choses, non merci. Ou peut-être que la native du ciel avait des choses intéressantes à raconter. Cyd n’avait pas rencontré énormément de gens du ciel, elle les avait plutôt observés de loin. S’occuper de sa vie actuelle était suffisamment pénible sans en rajouter une couche et se mêler des relations inter-tribus. Cela ne la regardait pas. Elle, elle devait soigner les corps et les âmes, s’assurer de la bonne santé des membres de la tribu naori, rien de plus. Elle laissait le soin aux diplomates et aux dirigeants de la tribu de se charger des relations. Néanmoins, elle tenta de créer un lien, de poser une question. Elle vit l’autre femme sourire, discrètement. Cela passa comme un coup de vent et la brune se demanda si elle rêvait. Ah, enfin une voix. Cyd ne réagit pas, surtout quand l’autre lui répondit que oui, elle avait un prénom, mais qu’elle ne l’énonça pas. La Kovarii au caractère bien trempée avait bien envie de lui faire mal à sa blessure, mais ses mains restèrent douces et sûres.

« J’imagine que tu as l’habitude qu’on te supplie ? » S’occuper des guerrières lui avait appris à ne pas se faire complètement marcher sur la tête. On pouvait donner la main et se faire prendre le bras, mais non. Elle ne cillait pas, continuait de la fixer. Elle pouvait aussi jouer. En tout cas, elle comptait bien la faire attendre aussi. Elle bougea légèrement la bande et constata avec satisfaction que le sang avait cessé de couler. « Tu ne devrais pas avoir une cicatrice trop voyante. » Elle sortit un pot d’onguent de son sac et en appliqua légèrement avant de refermer le pot et le tendre à l’inconnue. « Deux fois par jour, matin et soir, jusqu’à que la croûte tombe. » Elle regarda ensuite la main. « Ta main sera plus facile. » Ce n’était qu’une écorchure et elle rinça avec sa bouteille d’eau avant d’appliquer une bande qu’elle serra soigneusement. « T’es comme neuve, madame l’inconnue. » La taquina-t-elle encore plus. Elle restait curieuse de savoir comment elle s’appelait, mais attendait encore avant de demander. L’androgyne se recula légèrement, accroupie sur ses pieds en position confortable grâce à la souplesse des muscles de ses jambes. Elle sortit quelques fruits séchés de sa besace, en prit quelques-uns avant d’en tendre à l’inconnue. « Tu peux en prendre si tu veux. Même si je ne sais toujours pas ton prénom. »

Une petite pique bien sentie, une demande discrète. Peut-être qu’une fois soignée, le ventre un peu plein, l’inconnue se porterait mieux et parlerait. Il fallait l’espérer. Cyd ne savait pas à quel moment elle devait partir, ni même si elle devait parler de sa technique de chasse qu’elle avait entrevue. Oh, probablement pas. Elle aurait bien quelques conseils à donner, elle savait un peu chasser, mais elle pressentait que cela ne serait pas forcément bien pris. Autant éviter une dispute avec une inconnue envoûtante, non ? L’androgyne avait mille questions, que faisait une fille du ciel dans la forêt si profonde ? Elle était bien la première que Cyd croisait. Visiblement, ce peuple prenait confiance et explorait de plus en plus. Est-ce que cela la dérangeait ? Absolument pas, bien au contraire, quelque part, elle s’en fichait. Difficile de dire que cela la touchât. Elle restait plutôt indifférente, enfermée dans son petit monde, sauf qu’elle venait de croiser le chemin d’une fille franchement intéressante et cela la réveillait de sa torpeur et indifférence habituelles.
Maori K. Ho'oname
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le Ven 9 Aoû - 17:45

   
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Un souffle d'air dans les feuilles

   
« J’imagine que tu as l’habitude qu’on te supplie ? » Maori manqua d'éclater de rire, et se retint en pinçant les lèvres, une lueur franchement amusée dans le regard. Elle répondit à cette question détonante par un sourire tout à fait angélique, cligna des paupières pour en rajouter une couche, et ne répondit pas. Cyd continuait de la fixer, se prit au jeu des regards elle aussi. Maori, détendue, insolente, resta plongée dans ses yeux ; et ce temps de suspension de l'instant, elle le passa à s'émerveiller des yeux bleu clair de Cyd. Elle garda sa fascination pour elle, mais ce bleu de glace, elle le trouvait magnifique. Envoûtant, malgré ou grâce à sa froideur, alors qu'elle voyait presque des banquises et des icebergs s'y former. Et malgré le sang qui coulait et perlait entre ses cils, Maori garda les yeux ouverts, pour ne pas en perdre une miette. « Tu ne devrais pas avoir une cicatrice trop voyante. » Un sourire victorieux, puéril, étira les lèvres de Maori, alors que Cyd détournait le regard en premier, même si c'était pour vérifier sa plaie. A l'entente du mot cicatrice, Maori haussa les épaules, et répliqua d'un ton léger : « Dommage. Il paraît que les filles aiment ça. » De nouveau, un sourire angélique décoché à Cyd, puis elle se laissa faire, écouta les recommandations avec attention, surprise de se retrouver avec un pot d'onguent entre les mains alors qu'elle ne s'attendait pas à temps de générosité. Et une phrase qui sortait, dépassait le passage à niveau de ses lèvres avant qu'elle n'ait pu en baisser les barrières : « Ça t'arrive souvent d'offrir tes remèdes à des inconnues ? » Interloquée, et question rhétorique, tandis que Cyd continuait sa besogne, nettoyait et bandait sa main avec délicatesse, puis s'accroupissait en face d'elle, tranquille comme toujours. Imperturbable, malgré ses petites piques bien senties, qui ne firent qu'amuser un peu plus Maori. « T’es comme neuve, madame l’inconnue. » Maori s'empressa aussitôt de parodier une courbette, moulinant de la main et pliant le buste, prenant un ton châtié : « Mille mercis, ma chère lady. » Une pointe d'accent, encore une expression goguenarde sur le visage. Elle s'amusait follement.

« Tu peux en prendre si tu veux. Même si je ne sais toujours pas ton prénom. » La jeune femme récupéra doucement une amande, et la grignota du bout des dents. « Tu es déjà si généreuse avec une inconnue, je n'ose pas imaginer ce que ce sera quand tu sauras mon nom. » fit-elle remarquer, quand même impressionnée et prise au dépourvu. Néanmoins, elle fit encore attendre Cyd, le temps de récupérer les bouts de bois qui avaient précédemment constitué son arc, et de lâcher un « Tssss » agacé, avant de les reposer à terre. Elle ne pourrait même pas récupérer la corde, majoritairement intacte, car quelques fibres avaient cédé sous la détente brusque. Une fois ces brefs instants passés et son amande finie, Maori se retourna vers Cyd, et lui sourit, poliment cette fois-ci, sans une once de moquerie ou de sarcasme. « Je m'appelle Maori. Pas comme la tribu, avec un M. » Et elle réalisa brièvement le tracé de la lettre, en l'air, histoire d'appuyer ses propos. Le quiproquo était possible ; et certains terriens pouvaient s'offusquer qu'elle porte le nom de leur tribu, et même leur opposer l'ignorance de ses parents ne servirait à les convaincre. Elle préférait donc préciser, histoire d'éviter tout malentendu. Soudainement, Maori tendit le cou vers Cyd, les mit nez à nez, leurs faces à proximité l'une de l'autre, et lâcha « T'as de beaux yeux, tu sais. » d'un ton neutre. Les interprétations sont ouvertes, my dear.
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Cyd Raye
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le Mer 14 Aoû - 21:40
Cyd était captivée par l’air amusé de Maori. Elle ne pouvait détacher son regard d’elle, comme un papillon aspiré par la lumière. Elle se sentait un peu comme une enfant et d’un côté, elle se sentait un peu bête sans pouvoir se l’expliquer. Elle la vit cligner des paupières, avoir un sourire angélique et secoua la tête, franchement amusée. Elle l’amusait énormément. Ces airs auraient pu agacer plus d’une, mais absolument pas elle. La Kovarii se sentait scruté, observé, mais elle réagissait à peine. Cela ne la gênait absolument pas. Elle ne vit pas le sourire victorieux de Maori, trop occupée à la soigner avec expertise. Quand elle devait travailler, le reste passait en second plan, elle devenait concentrée et minutieuse. Elle réfléchissait à peine à ce qui se passait autour d’elle. Les paroles de l’inconnue lui firent lever les yeux sur elle quand Maori affirma que les cicatrices plaisaient aux filles. « Je ne le savais pas. » Dit-elle de manière mystérieuse, sans relever le fait qu’elle aussi, aimait les filles. C’était encore plus intéressant que prévu. C’était toujours délicat de draguer une femme quand on ne savait pas si elle était homosexuelle ou pas. Chez les Kovariis, l’homosexualité était une pratique courante, voire encouragée tellement les femmes étaient dégoûtées par les hommes, sauf pour la reproduction. C’était une société basée sur les femmes, pour les femmes et les femmes restaient ensemble.

De toute manière, selon Cyd, les femmes n’avaient aucun souci avec l’homosexualité, c’étaient les hommes qui semblaient mal le prendre quand un soupçon d’homosexualité s’effectuait à leur égard. Cette inconnue allait vraiment lui plaire et à son tour, un sourire peignit son visage. C’était vrai, elle donnait bien facilement ce pot d’onguent, mais elle se sentait d’humeur généreuse. Elle voulait aussi plaire. Elle avait tendance à offrir tout et n’importe quoi aux femmes qui attiraient son regard. Cyd pouvait les couvrir de fleurs, de bijoux, de bracelets et de remèdes car c’était important de prendre soin de son corps, la maison de son âme. « Quand l’inconnue me semble le mériter, oui. » Elle voulait voir sa réaction, voir si elle était intéressée par sa présence ou si c’était un genre qu’elle se donnait. Cyd se montrait prudente car c’était la première fois qu’elle tentait de conquérir une native du ciel, en plus dans une langue qui n’était pas la sienne. La femme avait de suite titillé son intérêt grandissant. Un rire lui échappa quand Maori fit une courbette et elle secoua la tête, franchement amusée.

L’androgyne décida de partager son petit goûter l’air de rien, en s’asseyant, peut-être qu’elle obtiendrait enfin son prénom si elle attaquait d’une autre manière. « Je peux être très généreuse quand on est proche de moi. Une alliée c’est toujours utile. » A voir si l’inconnue serait intéressée par ce genre de paroles. Cyd devait tester plusieurs méthodes pour être sûre d’elle. La brune l’observa ramasser les morceaux de l’arc. « Il devait être usé pour se briser de cette manière. » Peut-être qu’elle pouvait se garder ce genre de commentaire, mais cela avait été vraiment plus fort qu’elle. Pour elle, un bon arc devait tenir des années, sinon cela était signe de sa mauvaise qualité. Elle ne savait pas où l’inconnue avec eu son arc, mais elle connaissait des bons artisans qui venaient au duty-free pour le troc. L’ex-Kovarii sortit de ses pensées quand Maori lui sourit poliment, il ne s’y attendait pas. Maori, quel nom étonnant, mais il sonnait tellement bien. « Maori. » Cyd le répéta pour tester le son à l’oreille et avec son accent, il sonnait différemment que dit avec l’accent anglais. Elle aimait bien ce prénom. Elle fut surprise de voir Maori soudainement si proche de son visage, mais ne bougea pas. Peut-être était-ce une technique d’intimidation, mais non. A sa grande surprise, la fille du ciel lui fit un compliment sur ses yeux.

Cela ne manqua pas de faire sourire Cyd malgré l’air neutre de Maori. Elle ne savait pas forcément comment le prendre, mais probablement comme une technique de drague comme une autre. Elle tendit sa main et du bout des doigts, toucha sa joue. Était-ce une invitation à plus ? Difficile à dire avec son air. « Les tiens aussi sont pas mal. » Dit-elle avec un clin d’œil taquin. Cyd décida de tenter le coup et rapprocha encore plus son visage jusqu’à que leurs lèvres s’effleurent tout en douceur. Elle laissait le choix à Maori de se dérober en toute discrétion, sans vexer l’androgyne. Cyd détestait forcer, elle préférait toujours s’assurer que sa partenaire soit d’accord.
Maori K. Ho'oname
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DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 228 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 80

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le Jeu 15 Aoû - 14:57

   
Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder.
Maori & Cyd

   

   
Un souffle d'air dans les feuilles

   
Cyd avait l'air de s'amuser autant qu'elle, répondait du tac au tac et avec la même étincelle malicieuse dans le regard. Étincelle malicieuse, intrigante, étincelle mystérieuse également, alors que Cyd répondait « Je ne le savais pas. » d'un ton lourd de non-dits, lourd de secrets et de pensées cachées. Un ton que Maori connaissait bien ; elle avait joué la comédie pendant quelques mois, d'abord surprise par ses sentiments, puis débordée, déboussolée, jusqu'à ce qu'elle assume complètement, à la limite de pousser une gueulante pour que ce soit fait une bonne fois pour toutes. Finalement, elle avait fait son coming-out avec calme auprès de ses parents, et les gueulantes étaient arrivées après, devant chaque injustice dont elle était témoin. La jeune femme jeta un regard par en-dessous à Cyd, moment de connivence où deux êtres semblaient se reconnaître sans s'être jamais croisés. Pour autant, elle ne dit rien, se contenta de supposer, tout en gardant en tête qu'elle pouvait se faire des idées, ou, pire, que Cyd pouvait jouer la comédie pour la faire tomber dans ses filets. Auquel cas, tout ne serait qu'une mascarade, mais Maori n'y croyait pas. Il n'y avait qu'à voir l'amusement sur la visage de la guérisseuse, alors que la jeune fille du ciel semblait balancer stupidité sur stupidité. « Je peux être très généreuse quand on est proche de moi. Une alliée c’est toujours utile. » Ou peut-être que si. Peut-être qu'elle ne faisait tout ça que parce qu'elle voulait se la mettre dans la poche. Il restait un bon bout de chemin à faire, avant que la confiance ne règne entre terriens et Débarqués. Maori resta pensive quelques instants, pesa le pour et le contre, puis la voix de Cyd l'en tira avant qu'elle n'ait pu arriver à une conclusion éclairante : « Il devait être usé pour se briser de cette manière. » Son regard s'abaissa de nouveau sur son arc, et elle fit la moue, haussa les épaules. « Pas tant que ça. Je ne sais plus. » Elle y faisait attention, c'étaient ses affaires, mais elle ne tenait pas les comptes, année par année, mois par mois et jour par jour, du temps de vie de ses possessions. « 2 ans, 6 mois, 4 jours, 13 heures, 26 minutes et 4 centièmes je crois. » Elle s'amusait de nouveau, fit une tête étrange en disant cela.

Puis une deuxième tête étrange, lorsque Cyd riposta aussitôt à sa réplique de Jean Gabin, avec un clin d’œil en prime ! Et ses doigts sur sa joue, un frisson électrique qui la parcourut. Les yeux de Maori se baissèrent de nouveau, tombèrent sur les lèvres de Cyd, lèvres qui disparurent vite de son champ de vision pour, presque aussitôt, effleurer ses lèvres. La jeune femme s'était figée, surprise, encore un peu méfiante, mais aussi paralysée par une tension électrisante, tension qui était née de ce toucher sur sa joue. Lentement, sa main se leva, et vint effleurer la mâchoire de Cyd, passant sous son menton, tandis que Maori tendait le cou, pour capturer discrètement les lèvres de la terrienne, à peine quelques instants, quelques instants de douceur avant de se reculer lentement, bien qu'elle pouvait encore sentir le souffle de Cyd sur son cou. Maori se mordilla la lèvre inférieure, pour retarder de quelques secondes un sourire naissant, et haussa un sourcil. Bien mal lui en prit, car il s'agissait encore de son sourcil blessé, mais elle fit comme si de rien n'était, cessant même de mordiller sa lèvre pour laisser le sourire fleurir sur ses lèvres : « Yu hod in emo skaron. » Elle avait utilisé la langue native de Cyd d'une voix un peu rauque, les syllabes un peu hachées par manque d'habitude. Bien que ce ne soit pas la première fois qu'elle l'utilise, elle le faisait si rarement qu'il lui fallait toujours quelques phrases ou quelques minutes pour se remettre dans le bain, retrouver un peu de fluidité, autant dans la traduction que dans la prononciation. Mais c'était une fierté, que de savoir aligner quelques mots de cette langue si étrange pour elle, langue qu'elle ne prenait le temps d'apprendre que parce qu'elle était curieuse et souhaitait faciliter ses rares contacts avec les terriens qui ne parlaient pas sa langue... ou n'en prenaient pas la peine, cachaient soigneusement ce talent afin de mieux les prendre sur le fait. Bref. Il restait encore un long chemin avant que la confiance ne règne. Mais ce genre de petites attentions, c'était un progrès de plus, un pas de plus, une base un peu plus solide dans leurs relations ; somme toute, c'était tout ce que Maori souhaitait. Plus de contacts, plus de curiosité satisfaite, Maori contente.
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Cyd Raye
Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees MESSAGES : 170 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Angie METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 10

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le Mer 28 Aoû - 17:07
Cyd ne savait pas encore comment apprivoiser Maori. La barrière de la langue n’aidait absolument pas à dire vrai. Elle utilisait les mots sans savoir si elle les utilisait correctement. Elle n’arrivait pas à décrypter les pensées de l’autre femme et à savoir si elle disait des conneries qui donnaient envie de se pendre. Elle décida de parler de l’arc, peut-être que cela serait un sujet moins difficile d’aborder. Quand elle vit la moue de l’autre femme, Cyd se posa sérieusement la question, mais décida de ne pas trop stresser car cela ne servait à rien. La réponse de Maori ne manqua pas de la faire sourire, ainsi que sa moue si marrante. Le décompte du temps lui fit agrandir le sourire. « Tu comptes les minutes et les centièmes ? » Elle croyait qu’il n’y avait que les enfants pour faire cela, mais elle ne dit rien. Elle ne voulait pas vexer l’autre femme car elle avait vraiment l’impression de marcher sur des œufs. La manœuvre était vraiment délicate. Mais l’androgyne décida de tenter le coup pour le coup. Elle était convaincue d’avoir reçu des signaux de la part de l’autre femme et qu’elle était elle aussi lesbienne. Alors sans attendre, elle entra en contact avec elle. La Kovarii se pencha et effleura lentement les lèvres de Maori.

Difficile de savoir comment cela fut pris, car l’autre femme se figea. Cyd pensait avoir fait quelque chose de mal. A son plus grand plaisir, l’autre femme se tendit vers elle et effleura en retour ses lèvres. Elle sentait encore les doigts brûlants de Maori sur son menton. Cyd recula lentement la tête et vit la tête de l’autre femme. Un sourire fleurit sur ses lèvres. Elle se figea quand Maori parla sa langue natale. Les mots vibrèrent à ses oreilles. « Yu spik op ma sleng » Elle parlait de manière douce, son accent était bien différent de celui de l’autre femme. Mais elle appréciait vraiment l’effort. Elle se demandait à quel point elle parlait sa langue. « Wheron yu don dig au ? » Elle testait un peu ses connaissances. Elle était contente de parler sa langue avec quelqu’un qui pouvait la comprendre. Après tout, cela demandait pas mal d’effort de parler en anglais. Elle devait se concentrer. Elle n’oubliait pas que Maori devait probablement elle aussi faire un effort pour parler en trigedasleng. Néanmoins, elle appréciait énormément l’effort. La brune tendit la main et se remit à caresser la joue de l’autre femme juste pour voir si elle la tolérait.

« Oui j’aime les cicatrices. » Dit-elle dans sa langue natale avec le sourire aux lèvres. Elle entrait clairement dans le jeu de Maori pour voir si un jeu de séduction était possible. Elle ne perdait rien à tenter. Peut-être que la native du ciel était juste intéressée par un baiser, rien de plus. Un baiser d’une femme pour tenter l’expérience. Dans sa tribu, il était arrivé quelques fois que Cyd soit une expérience. Pas en tant que personne lesbienne, mais parce que son côté extrêmement androgyne attirait les gens. Certaines femmes l’avaient fétichisée, utilisée avant qu’elle ne s’en rende compte. Elle restait toujours un peu sur ses gardes, sauf quand elle s’en fichait complètement. Cette fois-ci, avec Maori, elle ne s’en fichait pas vraiment. La Kovarii attrapa une mèche de cheveux, avec un sourire canaille sur le visage. Elle testait les limites, jusqu’où pouvait-elle toucher ? Elle se le demandait bien. Elle rapprocha son visage de Maori, la dévisageant droit dans les yeux, arquant un sourcil pour imiter une des expressions qu’elle avait pu voir chez elle auparavant. Cyd était-elle provocatrice ? Juste à peine voyons !
Maori K. Ho'oname
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le Sam 31 Aoû - 16:47

Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder.
Maori & Cyd

   

   
Un souffle d'air dans les feuilles

   
Une feuille voletait, détachée de la cime, tout là-haut, par un vent qui n'était qu'une brise ici bas, brise qui les effleurait, les enveloppait puis continuait son chemin. Maori aperçut du coin de l’œil cette feuille qui descendait en virevoltant, petite tâche d'un vert sombre au bord de son champ de vision, puis qui disparut derrière un rideau de buissons, et ses yeux revinrent se poser sur le visage de Cyd. Elle vit l'amusement sur son visage, puis la stupéfaction lorsqu'elle parla sa langue, puis le doute vite effacé et remplacé par de la malice. La jeune femme resta très calme, immobile presque, les yeux plantés dans ceux de Cyd. « Tu comptes les minutes et les centièmes ? » Elle haussa les épaules, fit une moue différente. « Bien sûr... que non. De toute façon, ce ne serait jamais exact. » Après tout, la trotteuse irait toujours plus vite que sa langue. Le temps de dire une seconde, et une seconde était passée, il fallait en dire deux, et deux étaient passées, il fallait en dire trois, et trois étaient passées, toujours courir après le temps dans l'espoir sans cesse vain de le rattraper. Fuir le passé, courir après le futur. « Yu skip op ma sleng » Maori acquiesça doucement, le coin des lèvres frémissant, résistant au sempiternel et à l'évident « L'art d'énoncer les évidences », parce qu'elle en avait assez de suivre des sentiers battus et rebattus. Autant en sortir, quitte à ne pas pouvoir les redéfinir. « Wheron yu don dig au ? » Bonne question. Il n'était que légitime que Cyd la pose. Après tout, même après cinq ans sur Terre, tous n'étaient pas aussi au fait des coutumes terriennes ou de leur langue qu'elle. Maori, elle, aimait les terriens, probablement trop pour son propre bien. « Hir en der. Taim en hiton. » Et c'était vrai. Au détour du troc, au détour d'un fourré, peu importait, Maori en avait toujours profité pour laisser ses oreilles traîner, apprendre, grappiller quelques bribes et rassembler les pièces. Si les Odysséens avaient une professeur en trigedasleng, ce n'était pas le cas des Cents. Et de toute façon, Maori n'aurait jamais le temps d'aller aux cours. Elle en était donc réduite à apprendre sur le tas, à assouvir sa curiosité en atténuant sa méfiance pour mieux se lier. Elle n'était vraisemblablement pas la seule. La main de Cyd vint se poser sur sa joue, épouser sa pommette tandis que les paupières de la jeune femme se baissaient, cachaient à moitié ses yeux. « Oui j'aime les cicatrices » Un sourire éclaira ses traits, puis elle rouvrit les yeux, totalement, lorsque la grounder se pencha vers elle, entortilla une mèche autour de son doigt et mima son sourcil levé, sa moue enfantine et taquine. Maori haussa un sourcil de surprise, et grimaça en y portant la main, parce que c'était encore une fois son sourcil blessé qu'elle avait maltraité ainsi. La force de l'habitude, semblait-il. Le temps que la douleur passe, elle étendit ses jambes devant elle, les yeux fixés sur le visage si proche de Cyd, amusée autant que fascinée par sa moue, ses prunelles qui détaillaient chaleureusement chaque trait de son visage. Puis elle tendit la main, et passa ses doigts dans les cheveux coupés courts de la terrienne. Elle s'amusa à les emmêler, incapable de les enrouler autour de ses doigts comme Cyd le faisait avec ses longues mèches brunes. Puis ses épaules tressautèrent, et elle se mit à rire doucement, presque sous cape. Maori pencha la tête sur le côté, et désigna la nouvelle coupe de cheveux de Cyd : « Hérisson. » Et en effet, on aurait dit un petit hérisson, avec ses pointes qui ondulaient sous le toucher léger du vent. Maori y repassa ses doigts, parce qu'elle n'aimait pas que quelqu'un d'autre y touche, même si c'était le vent, parce que qui sait, peut-être y avait-il une nymphe malicieuse dans cette brise. La jeune femme laissa ses doigts redescendre le long de la mâchoire de Cyd, caresser l'os qu'elle sentait poindre sous sa peau douce, s'arrêter quelques instants sur son menton, qu'elle aimait décidément beaucoup, puis sa main vint se poser délicatement sur le cou de la terrienne si mystérieuse, et jouer avec ces petits cheveux rasés au creux de sa nuque. « Ça te va bien. » Maori était détendue. La méfiance des premiers instants avait disparu, et à présent elle se sentait tel un papillon, aux ailes légères bien qu'éphémères, qui dansait dans le vent et allait se poser sur les feuilles et les branches, repliait ses larges ailes diaphanes et disparaissait, hors de la vue de tous, petit papillon invisible jusqu'à ce qu'il déploie de nouveau ses ailes, que le soleil resplendisse dessus et qu'il rayonne, avant de reprendre son vol. Maori laissa retomber sa main, puis se redressa, récupéra le pot d'onguent que lui avait donné Cyd et le mit précautionneusement dans sa besace. « Tu sais où je pourrais trouver une rivière ? Ou une mare ? Pour me nettoyer. » Et elle montra sa main et son bras, sur lesquels de fins ruisseaux de sang avaient coulé et séché, sans parler du côté gauche de son visage, où des torrents avaient dévalé sa pommette et sa peau. Cyd avait nettoyé la plaie, mais il devait rester des gouttes d'écarlate et de vermeil assombrissant sa peau déjà mate. Et à vrai dire, Maori savait comment aller à la rivière qui coulait non loin, mais passer du temps avec Cyd serait bienvenu. Surtout pour apprendre quelques mots de trigedasleng de plus. « Qu'est-ce que tu faisais dans les bois ? Avant de devenir mon infirmière préférée, je veux dire. » Son ton taquin était revenu, ton badin aussi, un peu coquin également. Maori n'était pas du genre à se contenter de peu, loin de là.
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Cyd Raye
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le Lun 9 Sep - 20:52
Çà et là, et ben elle était douée. Cyd ressentait de l’admiration pour la brune. Néanmoins, elle décida de ne rien dire. Elles ne se connaissaient pas assez pour qu’elle la complimentât de cette manière. Cela pourrait paraître malaisant. Cyd décida d’embêter Maori et cela la fit grimacer quand la native du ciel haussa son sourcil levé. « Tu devrais y aller doucement. » Bien entendu, elle se rendait bien compte qu’elle ne faisait probablement pas exprès. Elle regarda Maori étendre ses jambes devant elle, véritablement fascinée par la native qui l’avait ensorcelée. Cyd n’avait été que très rarement sous l’emprise d’une femme de la sorte. Un tressaillement courut le long de son échine. L’androgyne ferma à demi les yeux quand la main de Maori s’approcha de ses cheveux et les toucha. Un rire secoua l’autre femme et la guérisseuse se demanda bien ce qu’il y avait de si drôle. Hérisson ? Elle tenta de capter son reflet quelque part et se vit brièvement dans une flaque d’eau, cela ne manqua pas de la faire sourire. « C’est bien la première fois que j’hérite de ce genre de surnom. » Elle se laissa caresser et apprivoiser. Si cela permettait à Maori d’avoir confiance, elle acceptait de se laisser faire. L’androgyne pencha la tête de côté pour tenter de retenir cette main sur sa mâchoire. « Tu dis mes cheveux ? » En réponse à cela lui allait bien.

Elle restait prudente dans ses mots, ne sachant pas si elle comprenait mal ou pas. Le contact se rompit et Cyd en fut presque déçue, mais autant y aller en douceur. Elle n’avait pas envie de bousculer Maori qui semblait pourtant bien taquine par moment. « Oui, pas loin, par là. » Dit-elle en réponse à la question posée. Elle se redressa à son tour et frotta son pantalon. Elle ne se rendait compte que maintenant du sang séché de Maori sur son corps. Comment avait-elle pu passer à côté de ce genre de détail ? Elle avait décidément la tête ailleurs et ce n’était pas professionnel. Mais elle cessa de se flageller mentalement alors que Maori recommença à être taquine. Infirmière n’était pas un corps de métier qui existait dans leur tribu, mais elle voyait ce que c’était en apprenant l’anglais, elle avait découvert des mots nouveaux et des fonctions différentes des leurs. Cyd ramassa ses affaires et se mit en route pour la rivière. « Je cherchais des plantes pour soigner. Je m’occupe moi-même d’aller chercher ce qu’il me faut. Ça me permet de faire des rencontres intéressantes. » Dit-elle en ayant un regard appuyé sur Maori. Elle avait de nouveau envie d’établir un contact physique, mais elle prit sérieusement sur elle. Elle ne devait pas non plus faire tout ce qui lui passait par la tête, malheureusement. Plus tard, tout en douceur. « Et toi ? Tu chassais ? » Peut-être faisait-elle autre chose à la base. Elle pensa à l’arc cassé et se dit que peut-être, elle pourrait trouver un artisan capable de le réparer.

Cyd se promit de demander à une ancienne Kovarii qui savait travailler le bois. L’androgyne se déplaçait avec élégance et agilité, mais c’était évident que son corps n’avait pas appris à bouger ici. Elle bougeait comme si certains éléments devaient se trouver ici, comme des lianes, des serpents agressifs ou des jaguars. Des années d’entraînement à marcher dans la jungle lui avaient conféré une certaine démarche, comme un félin. Ici, elle avait dû apprendre à se déplacer sur les feuilles mortes, la neige. On était dans la saison chaude et elle se sentait clairement plus à l’aise dans son corps et dans ses mouvements. C’était dans le chaud où elle se sentait le mieux. Le bruit de la rivière lui fit voler en éclat ses souvenirs de la jungle. « On y est. » Elle avait un sourire satisfait et s’approcha du rebord. Tout en souplesse, elle s’accroupit et nettoya ses mains dans l’eau fraîche. Elle nettoyait soigneusement. Parfois, Cyd se concentrait intensément et rien ne pouvait la détourner. Elle restait le regard rivé sur ses mains, enfermée dans sa bulle.
Maori K. Ho'oname
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le Jeu 12 Sep - 22:00

   
Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder.
Maori & Cyd

   

   
Un souffle d'air dans les feuilles

   
Maori était un peu brute de décoffrage, un peu aveugle et bornée, pas très sensible au moindre changement dans l'air, mais elle pouvait sentir que quelque chose se passait, ici et maintenant. Un souffle d'air dans les feuilles différent, qui amenait avec lui cette impression d'une charnière qui se produisait. Une tonalité différente dans l'air, un grain dans la voix de ce rossignol qui résonnait différemment. Les échos revenaient l'envelopper, lui murmurer à l'oreille que quelque chose se passait, un quelque chose sur lequel elle n'arrivait à mettre le doigt ni le nom, une vague sensation d'un changement qui était en train de se produire. Comme si elle se trouvait à un pivot de l'Histoire - ou de son histoire ? - et qu'elle témoignait de cette transformation qui avait lieu. Un entre-deux, le seuil entre un avant et un après, et elle pourrait dire qu'elle l'avait vécu. Peut-être ne se souviendrait-elle pas de cet instant précis, ce moment où une feuille se courbait sous son pied, ce moment où sa respiration sortait de ses lèvres tandis que les ailes de l'oiseau se touchait presque au-dessus de sa tête alors qu'il filait entre les arbres, la lumière sur son plumage qui resplendissait, ce moment où ça se produisait. Ce mot, ça, c'était le seul qu'elle pouvait dire pour décrire ce qui se passait ça. Et ça, elle se remémorait la sensation étrange qu'il procurait, mais ne pourrait jamais dater précisément le moment où ça s'était fait. C'était une atmosphère, qui courait plus longtemps que l'instant-charnière, l'instant-pivot ; le pas qui avait franchi le seuil ne durait qu'un millième de seconde, mais l'impression de franchir le seuil restait plus longtemps, comme engluée.

   
En face d'elle, Cyd avait effectivement une petite tête de hérisson, avec ses cheveux hérissés et ses yeux fermés, son air doux et presque apprivoisé. "Tu dis mes cheveux ?" Maori acquiesça doucement, à peine capable de prononcer un mot, saisie à la gorge par la quiétude et l'innocence qui s'échappaient de la grounder. Elle plongea dans ses yeux, subjuguée une nouvelle fois, étonnée. En quelques instants à peine, elles s'étaient toutes deux laissées séduire par la sérénité de l'instant. Maori n'aimait pas parler de facilité ; elle préférait l'idée de simplicité. Il y avait une connotation de plénitude dans la simplicité, que la facilité n'avait pas. Dans la facilité, tout paraissait plus vulgaire, plus désinvolte que dans la simplicité, qui gardait un caractère un peu mystique, un peu secret. Simplicité et sérénité, c'était parfait. Chaque mouvement, chaque phrase s'enchaînait, dans une continuité fluide qu'elle prenait plaisir à vivre.

   
Elles s'étaient toutes les deux levées à présent, et Cyd se révéla bien plus grande que Maori. Ce n'était pas difficile, à vrai dire, mais Cyd faisait deux bonnes têtes de plus qu'elle, ce qui, pour une fois, ne gêna pas la jeune femme. "Oui, pas loin, par là." Et, tout aussi naturellement qu'elles s'étaient mises à discuter, Cyd et Maori se mirent en route, côte à côte. "Je cherchais des plantes pour soigner. Je m'occupe moi-même d'aller chercher ce qu'il me faut. Ca me permet de faire des rencontres intéressantes." Maori esquissa un sourire en coin, et jeta un regard par en-dessous - elle était bien obligée - à la guérisseuse, amusée, malicieuse. "Et toi ? Tu chassais ?" Maori leva les morceaux de bois qu'elle avait récupérés, plus pour récupérer la corde qui les reliait encore que par réel souci d'en tirer quelque chose. Ainsi, tout en marchant, elle entreprit de la décrocher, puis de la passer entre ses doigts pour en tester la solidité, juger de son potentiel restant. Enfin, la jeune femme posa les bouts de bois contre un tronc d'arbre en passant, leur jeta un dernier regard de regret, et enroula la corde autour de ses doigts avant de la ranger dans sa besace, répondant enfin à Cyd. "Yep. Je chassais. Je ne sais pas pourquoi, je pense que je vais rentrer bredouille aujourd'hui." Elle grimaça comiquement, néanmoins légèrement préoccupée par cet échec du jour. Elle n'y pouvait rien, mais c'était toujours frustrant de voir une proie que vous traquiez depuis plusieurs heures s'échapper sous vos yeux, alors que vous la teniez entre vos doigts. Enfin, elle n'y pouvait rien. Mais c'était quand même frustrant.

   
Les deux femmes arrivèrent à la rivière qui glougloutait tranquillement entre les troncs d'arbre. "On y est." déclara Cyd, et un nouveau sourire échappa à Maori, prête à charrier la grounder. Cependant, cette dernière s'agenouilla sur la berge, et plongea ses mains dans l'eau fraîche, et le moment de la taquinerie s'était envolé. Maori vint s'installer à côté de Cyd, et plongea sa main égratignée dans l'eau, un léger soupir de soulagement lui échappant en sentant la fraîcheur du liquide s'enrouler autour de ses doigts et calmer les pulsations fictionnelles qu'elle sentait y battre. Lentement, elle prit le temps de nettoyer ses métacarpes, son poignet et son avant-bras, puis mouilla ses deux mains et tenta d'ôter les traces de sang sur son visage. Néanmoins, à force de plonger ses mains dans l'eau, le miroir naturel que la rivière constituait était constamment brouillé. Et, clairement, Maori n'avait pas envie de s'éloigner d'un mètre à chaque fois pour mieux se voir. Alors, elle tourna la tête vers Cyd, s'apprêta à lui demander de l'aider, et s'arrêta net. Les reflets de la rivière venaient jouer sur le visage de la terrienne, absorbée dans sa contemplation de l'eau. Son air concentré était presque aussi mignon que son air innocent. Le cœur de Maori sembla donner un coup de pied contre sa cage thoracique, alors que cette pensée lui traversait l'esprit. Aussi innocente soit-elle, elle était également puissante, au point de faire ruer son cœur. Mais surtout, Maori agréait totalement avec cette pensée. Son regard resta alors fixé sur Cyd, sur son visage, sur ses traits finement ciselés, sur ses cheveux courts dans lesquels elle avait envie de jouer, sur ses yeux ensorceleurs, et hormis pour le plaisir des yeux, elle ne savait plus pourquoi elle la regardait.
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Cyd Raye
Cyd Raye
DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2017 PSEUDO/PRENOM : Ponyta MULTICOMPTES : Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees MESSAGES : 170 CELEBRITE : Ruby Rose COPYRIGHT : Angie METIER/APTITUDES : notion de soin, orientation, guérisseuse TRIBU : ex-Kovarii chez les naoris POINTS GAGNES : 10

Un souffle d'air dans les feuilles | Maori Empty Re: Un souffle d'air dans les feuilles | Maori

le Sam 5 Oct - 21:51
Cyd était assez proche de Maori pour voir leur différence de taille, mais cela ne la gênait absolument pas. Au contraire, elle trouvait cela mignon. Elle ne se doutait pas une seule seconde que son cœur était en train de tomber sous l’emprise de la fille du ciel. Elles marchèrent côté à côté et Cyd posa des questions. Elle fit une sorte de grimace quand Maori leva son arc en morceaux. Elle regarda les morceaux de bois abandonnés et il fallait bien avouer qu’ils ne serviraient plus à rien désormais, bien dommage. Un tressaillement courut le long de son échine à cette pensée. Peut-être pourrait-elle faire quelque chose pour l’arc ? Elle se fit une petite note mentale. Elle chercherait quelque chose, un petit cadeau. Pas forcément un arc, mais quelque chose en lien avec. Oui, elle était quelque peu romantique et ce n’était rien de le dire. « Je pense aussi que tu vas rentrer bredouille. » Tenta-t-elle avec une pointe d’humour en espérant que cela ne vexerait pas l’autre femme. « Les tiens comptaient sur ce repas ? » Elle avait cru déceler de la préoccupation chez Maori, mais peut-être se trompait-elle après tout. Elle ne la connaissait pas encore assez bien pour la décrypter. Néanmoins, elle se fit la réflexion que cette situation devait être extrêmement frustrante. Elle, elle aurait été bien piquée dans son orgueil après tout.

Peut-être interprétait-elle mal. Elle aurait bien assez vite la réponse à sa question. Cyd fut concentrée à se nettoyer, bercée par les bruits de l’eau, mais aussi de Maori à ses côtés. Elles étaient proches et elle appréciait cela. C’était un peu comme si elles avaient leur place côte à côte. Les bruits cessèrent et elle leva son regard clair. Elle se rendit alors compte que Maori l’observait. Cyd lui sourit avec tendresse. « Tu as encore du sang ici. » Elle tendit sa main pleine d’eau vers les traces sur le visage et nettoya avec douceur. Son cœur se serra et elle sentit son rythme cardiaque accélérer. Sans vraiment attendre, elle rompit la distance entre elles et l’embrassa. Elle en avait eu envie sans vraiment se poser de questions. La voir ainsi à la regarder, cela l’avait tout simplement fait craquer. Elle avait rarement senti un tel regard sur elle. Cyd s’en fichait bien d’avoir les mains mouillées ou d’embrasser passionnément Maori qui était pleine d’eau. Un de ses bras s’enroula autour de la taille de l’autre femme tandis que son autre main se posa sur sa nuque. La naori continua de l’embrasser passionnément comme si sa vie en dépendait. Son cœur battait la chamade. Elle rompit le baiser, le souffle rauque. Elle papillonna des yeux avant de regarder l’autre femme. « Tu étais trop craquante. » Elle plongea une de ses mains dans l’eau à côté d’elles et la sortit pour nettoyer les quelques traces de sang encore présentes sur le visage de Maori.

Sa main dérapa et elle caressa les lèvres de l’autre femme. Elle se colla à elle. Elle avait envie de la dévorer. Elle ne savait pas quand s’arrêter, mais elle pensait Maori assez forte pour la repousser au cas où. Cyd colla son front à celle de la belle brune. Elle pouvait sentir son souffle, sa tête tournait. Elle s’emballait. Lentement, elle se pencha et l’embrassa sur l’arrête de la mâchoire. Un peu comme un signal qu’elles pouvaient faire plus, se laisser emporter par cette folle passion qui leur tombait dessus. En tout cas, c’était un peu ce qui arrivait à Cyd. Elle se sentait dévorée de la tête aux pieds sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait. C’était bien la première fois qu’elle tombait aussi rapidement sous le charme d’une femme. Elle releva légèrement la tête pour que leurs regards se croisent. « Je devrais te ramener chez toi. » Elle comptait bien sur Maori pour lui montrer le chemin, ou peut-être l’autre femme allait-elle se braquer et lui refuser cela. Cyd aimait bien ce côté imprévisible. Cela la faisait complètement craquer et la preuve, elle souriait comme une imbécile heureuse en ce moment-même.
Maori K. Ho'oname
Maori K. Ho'oname
DATE D'INSCRIPTION : 13/06/2019 PSEUDO/PRENOM : CapRaccoon MULTICOMPTES : Werowa Sundagger, Thémis Gyllenstierna MESSAGES : 228 CELEBRITE : Becky G COPYRIGHT : Lux Aeterna avatar, Dark Paradize signa METIER/APTITUDES : Traqueuse pour les 100 ¤ chasse/pêche ¤ combat TRIBU : n°81 des 100 3:) POINTS GAGNES : 80

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le Mar 8 Oct - 20:28

   
Quelquefois, il te faut te perdre avant de te trouver, te traquer avant de t'atteindre. Errer, vagabonder, se détourner ; atteindre, rejoindre, s'aborder. Maoraye
   

   
Un souffle d'air dans les feuilles

   
Maori n'avait jamais eu l'impression d'être à sa place. Dans l'Odyssée, c'était comme si elle n'appartenait pas à ce monde de ferraille, qu'il y manquait toujours quelque chose même si elle n'arrivait pas à savoir quoi. Sur Terre, il lui manquait autre chose, et elle savait ce que c'était. C'étaient ces liens si forts, qu'était la famille, qu'était l'amour. Elle avait trouvé, découvert, des amis, des camarades, des personnes à qui elle confierait sa vie et pour qui elle la donnerait, parce que ce qu'ils avaient vécu était plus fort qu'une amitié ordinaire, mais il lui manquait ces quelqu'un avec qui partager encore plus. Ce n'était pas une question de confident, de meilleur ami, de frère ou de sœur - aussi symbolique ce titre soit-il - c'était autre chose. C'était la question de… de trouver la bonne personne. Celle auprès de qui elle pouvait se laisser aller, ne plus être simplement la fille grande gueule et poings en avant, aussi savoir se laisser aller mais dans une mesure plus importante, plus puissante, qu'avec Anoki, qu'avec Jonas ou encore Autumn. Ce n'était pas être elle-même, c'était être encore plus elle-même. Coller un peu plus à son être, à ses idées, à ses mouvements, ne plus avoir cette distance qu'instaurait la société. Dans les bois, elle pouvait l'être, cet être simple et immédiat. Mais dans les bois, elle était seule. Il lui manquait la personne avec qui elle aurait ce lien, avec qui elle pourrait être sans voile, sans distance. Cela signifiait ressentir, subir de plein fouet et dans toute leur démesure ses émotions, ses sentiments, accepter de se laisser abattre ou élever, abattre et élever tour à tour ou bien en même temps. Plus de filtre, plus de voile, plus de verre la séparant d'elle-même.

   
A sa place. C'était ce qu'elle ressentait à présent. Tout paraissait plus vivant, paraissait prendre une dimension plus vivace. Il y avait ces moments où elle s'émerveillait, plus ou moins volontairement, de la beauté de la nature. Là, tout de suite, elle ne l'avait pas voulu, ça lui était tombé dessus, non pas en coup de massue, mais en douce caresse ; un battement de paupières, et elle regardait le monde avec des yeux neufs. Et ça ne s'étendait pas qu'au monde. Tout lui paraissait plus vivace. Le manque, de sa famille, de ses proches, la prit à la gorge dans ses griffes quelques instants, puis fut chassé, remplacé par l'émerveillement d'avoir fait tant de chemin depuis cinq ans. De criminelle, elle était passée à survivante, voire à héroïne. Ceux qui avaient voulu les exiler, voulaient maintenant les réintégrer ; voyaient leur valeur, reconnaissaient leurs erreurs - peut-être. En vérité, le monde était comme réenchanté. Elle ne savait si c'était l'instant, ou la personne, pour l'instant, mais elle voulait croire que c'était la personne. Que c'était la présence de Cyd qui la faisait se sentir si bien, si vivante et vivace, tellement à sa place que ça lui faisait presque mal au cœur. Et ça l'effrayait, autant que cela l'attirait ; elle avait envie de le fuir, autant qu'elle avait envie de s'y abandonner. "Non, ils ne comptaient pas dessus…" Ce n'était qu'un murmure, à peine échappé de ses lèvres…

   
Leur baiser ardent fit éclater la bulle qui l'entourait jusque-là, perça la membrane diaphane qu'elle avait instinctivement placé pour remettre le monde à distance. De nouveau, tout la heurta avec force, et elle s'y abandonna ; alors que Cyd la rapprochait d'elle, une main sur sa nuque, l'autre autour de ses hanches, les mains de Maori se posèrent sur le visage de la grounder, pour sentir sa peau fraîche sous ses doigts, retourner hérisser ses cheveux courts, sans briser ni le baiser ni l'élan qui la prenait. A sa place. "Tu étais trop craquante." Maori avait fermé les yeux, sans s'en rendre compte. Elle ne les rouvrit pas, un léger sourire aux lèvres, le front posé contre celui de Cyd, encore à reprendre son souffle, et même lorsqu'elle l'eut repris, encore à le reprendre, encore et encore, mais ce n'était plus le même souffle. C'était un autre souffle, plus proche de l'âme que de la respiration. Comme si son âme s'était perdue dans ce baiser, envolée, accrochée au bout d'un fil ou coincée entre deux branchages, et qu'elle essayait de la récupérer, sans trop savoir comment faire, parce qu'il n'y avait pas de manuel pour ça, parce que c'était une situation inédite. "Je devrais te ramener chez toi." Elle entendit clairement la proposition, autant qu'elle sentit les lèvres de Cyd sur sa mâchoire, autant que le frisson qui la parcourait, autant que leurs regards qui se croisaient. Maori caressa doucement la joue de Cyd, sans barrière, sans frontière. "Galante, en plus." Sa voix était restée un murmure, un petit filet de voix dépassant à peine le filet d'eau du ruisseau. Maori vint voler un nouveau baiser sur les lèvres de la grounder, et recula légèrement, clairement songeuse, visiblement hésitante. La jeune femme se mordilla la lèvre. Rien ne lui semblait correspondre ; ni rentrer, ni rester. Enfin… Si, quelque chose semblait être parfait ; être à sa place, s'emboîter parfaitement. La jeune traqueuse bougea subitement, étendit les jambes sur le côté au lieu de les avoir coincées sous elle, et se blottit contre Cyd. Elle y était bien. Comme s'il n'y avait pas d'autre solution, en cet instant, que de se blottir contre elle. A sa place ; entre ses bras. B*rd*l, c'était flippant. Intense.
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