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Demyan Draghsteel
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Money made me (Astrid) Empty Money made me (Astrid)

le Lun 10 Juin - 22:11
Money made me
Astrid

 
Many people take no care of their money till they come nearly to the end of it, and others do just the same with their time.
Johann Wolfgang von Goethe

Par la fenêtre, tu la devines dans les jardins. Ta petite soeur doit tellement se sentir à l'étroit, enfermée entre ces quatre murs. Mais elle est trop jeune, et tu es d'accord avec tous ceux qui pensent qu'elle doit être protégée. Peut-être que, parfois, tu exagères un peu avec elle. Mais c'est pour son bien, n'est-ce pas ? C'est ce qu'il y a de mieux à faire pour elle. Et puis, elle n'est pas si seule. elle a toi, ton frère, ta cousine. Ton mère, aussi. Bien que ces trois personnes ne soient pas forcément une très bonne influence pour elle. Elle est si influençable, parce qu'elle ne connaît pas la réalité des choses. Elle est tellement bonne, parce qu'elle pense que tout le monde peut être sauvé. tu t'es fais un devoir de la protéger, mais tu as peur que cela entraves son bonheur. Et une petite idée t'es venue, quand tu as pensé que tu pouvais peut-être lui apporter de la compagnie. Elle, avec un animal. Ses jours ne pourront en être que meilleurs.

Un simple coup d'oeil au miroir. Le tintement de quelques pièces qui s'échappent de tes doigts. Tu comptes, et recomptes. Rien de beaucoup plus intéressant à faire. Ton sourire se fait satisfait quand tu jauges ta silhouette. Quelques coups sont frappés à la porte, et tu caches à peine ton excitation à l'idée d'enfin voir ce que tu as commandé.

« Entrez. » Trop solennel. Pas trop ton genre, ça, en fait. A peine tu jettes un coup d'oeil derrière toi. Tu sais ce que tu attends, pas besoin de t'assurer qu'on ne va te planter un couteau dans le dos. Quoique une vipère rousse... Elle n'a pas besoin de couteau pour te poignarder, ses crocs suffiraient probablement à assommer un homme adulte.

Pas plus de bonjour qu'un signe de tête, tes yeux se rivent tout de suite sur la caisse qu'elle porte. Petite, mais c'est ce que tu voulais. La silhouette de la rousse t'es familière, plus que tu ne le voudrais. Tu grimaces quand la porte se referme sur vous. Enfermés, entre quatre murs, prêts à débattre à coup de rondelles en ferraille. « Vous n'avez pas trop peiné à me trouver, j'imagines ? », dis-tu avec une pointe d'ironie à peine cachée. La jeune femme porte une petite caisse en bois, qui t'intéresses immédiatement.

Tu observes la marchandise sans vraiment lui prêter attention. Tu laisses égarer tes oreilles, ne l'entendant pas forcément. Ton esprit vagabonde déjà à des années lumière de là. Tu essaies d'imaginer la réaction de la petite princesse quand elle recevra enfin son cadeau. Enfin, elle ne le sait pas, n'est-ce pas ? Personne d'autre que toi ne devait être au courant. Tu n'as même prévenu aucun domestique de ta sœur, ni même l'un des tiens. Tu as songé, probablement avec raison, que la mercenaire n'aurait aucun mal à venir jusqu'à toi avec un colis aussi spécial. De toute façon, personne ne doit songer à lui chercher des noises ici. Le petit fennec est silencieux, dans la boite, et tu espères un instant que la demande a été bien comprie. vivant, hein ? Tu ne voudrais pas devoir attendre encore des jours pour obtenir ce que tu veux à cause d'un quiproquo. « Il semble assez petit. Pas bruyant. A-t-il été bien traité ? Il vient de loin ? » Tes questions s’enchaînent, sans lui jeter un regard. Elle va probablement te trouver pressé, ou trop exigent. Mais après tout, le prince ne peut-il pas exiger ? Bien sûr que si. Et son sourire lui permet d'obtenir tout ce qu'il veut. « La caisse n'a pas l'air en très bon état. », dis-tu avec un air refroidi. Tu sais pertinemment qu'elle est capable de te faire ravaler la caisse et son contenu si elle se sent ne serait-ce qu'un petit peu froissée, mais tu ne peux t'empêcher de partager tes commentaires.

Laissant encore un peu couler ton regard sur la boite, tu restes songeur avant de demander, le plus sérieusement du monde : « combien ? ». Un service tel que celui-ci doit couter bien plus que ce que pourrait se payer la moitié de la population, mais tu n'as pas envie de lésiner sur le geste et tu veux pouvoir t'assurer que ce que tu donneras est tout à fait en accord avec ce qu'elle espérait. Quitte à sauter dans le nid aux serpents, et tout le monde sait ô combien tu réprouves les actions des mercenaires, tu préfères le faire avec une certaine intelligence.

(c) DΛNDELION
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