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Mila Swann
DATE D'INSCRIPTION : 25/08/2017 PSEUDO/PRENOM : ΛURORΛ BOREΛLIS MULTICOMPTES : MAKENNA ASKAYWEN MESSAGES : 858 CELEBRITE : ANNA SPECKHART COPYRIGHT : DELREYS. // ENDLESSLOVE // FEVER RAY METIER/APTITUDES : TU CULTIVES LA TERRE SELON LES SAISONS (BOTANIQUE & AGRICULTURE) POINTS GAGNES : 107
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The day we met (ft Wyatt) Empty The day we met (ft Wyatt)

le Dim 9 Juin - 8:20


I am not the only traveler who has not repaid his debt. I've been searching for a trail to follow again and then I can tell myself what the hell I'm supposed to do. I don't know what I'm supposed to do. (@lord huron // beerus)


Tu attends ce moment depuis si longtemps. Ils redoutent ce moment depuis si longtemps. Parce que c’est leur dernier espoir de t’extraire du noir dans lequel tu es plongée. Pendant des années, ils ont tout mis en œuvre afin de t’aider. L’un comme l’autre s’est démené pour faire taire les voix que tu entends dans ta tête. Tu n’es pas sensée les entendre Ludmila, pourtant, elles sont encore là. Tu prétends le contraire lorsqu’ils te demandent parce que tu sais, au plus profond de toi, ce qu’ils veulent entendre. Ce qu’ils ont besoin d’entendre. Tu ne comprends pas pourquoi c’est mal. Tu ne comprends pas ce que tu fais de mal. Alors tu leur caches la vérité, craignant qu’ils ne t’abandonnent en découvrant la réalité. Durant des mois, tu les trompes de la sorte, prenant soin de leur faire avaler tes bobards. Tu ne réponds plus à ta mère, à ton père. Tu tentes de les ignorer de toutes tes forces. Pourtant tu as envie de leur parler mais c’est trop risqué. Eux aussi ont besoin de te parler. Alors ils cherchent une façon de t’atteindre. Tu ne t’en rends pas compte mais bientôt, la nuit, tu les retrouves aux portes du sommeil, près de tes rêves, encore plus de tes cauchemars. Au début, tes pères pensent naïvement que tu parles quand tu dors. Pourquoi s’inquiéter ? Tu sembles aller beaucoup mieux.

Puis, ils réalisent que ce ne sont pas de simples paroles dénuées de sens. Ce sont des conversations dont tu n’as même pas conscience. Terrifies à l’idée de te perdre davantage, ils décident de tenir leur promesse. Tu iras dans la serre. Tu iras près de la Terre. Puisses-tu trouver le salut. Parce qu’ils n’ont pas d’autres solutions. Parce que c’est la seule solution. Après celle-ci, ils ne savent plus quoi faire, quoi dire, quoi imaginer pour t’aider à guérir. Pour effacer de ton cœur, le chagrin que tu ressens en permanence. Tu ne le montres pas, c’est probablement ça le pire. Tu souffres tellement que tu ne peux l’exprimer. Et ils ont peur que cette tristesse ne finisse par te ronger… entièrement.  Toi, tu es excitée, impatiente, de te rendre là-bas. Tu as imaginé ce lieu des centaines de fois. Pourtant, tu demeures persuadée qu’il est bien plus fabuleux en vrai. Cela ne fait aucun doute. Face à ce trop plein d’émotions, tu ne trouves pas le sommeil cette nuit. Tu restes éveillée dans ton petit lit, regardant le plafond, quand tu les entends. Ils sont là, près de toi, si près de toi. Tu pourrais presque leur tenir la main. Et c’est dans le creux de leur paume que tu trouves un peu de repos, de répit. Au creux du déni causé par la disparition brutale de tes parents.

Quand tu émerges au petit matin, tu n’attends pas tes pères adoptifs pour te lever. Tu enfiles tes vêtements à toute allure et dévales dans le vaisseau comme une fusée propulsée depuis la Terre. Tu vas la voir, enfin. Tu vas la toucher, enfin. Tu ne prends pas la peine de manger un bout, tu n’as pas faim. Tout ce que tu souhaites, c’est découvrir leur promesse. La promesse qu’ils t’ont faite, cinq ans auparavant. Tu te retrouves devant la porte en l’espace de quelques minutes. Essoufflée, tu reprends ton souffle alors que tu observes ce qui t’attends derrière la vitre. Pourquoi personne n’est là ? Pourquoi personne ne t’ouvre ? « Tu dois être la petite Swann. » Tu tournes la tête pour découvrir un vieux monsieur qui te tend la main. Tu ne réponds pas. Tu ne lui serres pas la main. Sa main semble rugueuse, elle ne t’inspire pas confiance. Il ne s’offusque pas de ta réaction, parfaitement au courant de la raison de ta venue. En partie. Tes parents sont venus se présenter au cours de la semaine. Le thérapeute est venu avant eux. Et ce, pour établir un programme avec lui. Sauf que toi, tu l’ignores. Toi, tu veux simplement rentrer. Le vieux monsieur finit par t’ouvrir la porte. L’émerveillement se lit dans tes prunelles azures que la luminosité de la serre accentue. Tu t’approches délicatement, n’osant pas toucher, de peur de les voir disparaître comme tes parents. A croire que tout ce que tu touches, fane subitement…


→ Wyatt, dans la serre, début avril 2102
Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 31/07/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones. MESSAGES : 546 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : EXORDIUM. - kane. - sleeping at last ; earth - pando METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU : Dana POINTS GAGNES : 237
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Modo

The day we met (ft Wyatt) Empty Re: The day we met (ft Wyatt)

le Dim 9 Juin - 16:57

« Sheperd, t'oublies pas, demain y a la gamine qui débarque à la serre. » Un geste de la main pour dire qu'il a compris et Wyatt franchit les portes de la serre avec une tablette à la main, en train de continuer une étude qu'il a commencée plus tôt dans la journée. Concentré, il traverse les couloirs du vaisseau comme un fantôme et ignore complètement la population qui l'entoure. Pour être tout à fait franc, il a tellement la tête dans son dossier qu'il ne se souvient ni avoir mangé, ni quoi que ce soit d'autre qui n'est pas lié directement à ce fameux dossier. Il ne se rend évidemment pas compte de l'heure qui passe et du couvre feu qui le prend par surprise. S'il s'écoutait il ne dormirait pas vraiment, travaillant jusqu'au petit matin – enfin, ce qu'ils considèrent comme le matin, et il irait bosser comme ça, au moins jusqu'à avoir fini ce qui l'obsède. Mais comme le dit son mentor, le souci avec lui c'est qu'il y a toujours quelque chose qui l'obsède et qu'avec cette logique, il ne dormirait jamais. Faut dire qu'il a déjà essayé cette technique et qu'il a fini par s'écrouler de fatigue et tomber malade. Ça n'a pas duré longtemps et ce n'était rien de grave mais ça a suffisamment inquiété ses parents et ses proches pour qu'on lui ordonne de ne pas recommencer.

Wyatt n'aimant pas contrarier ceux qui tiennent à lui, il a écouté, et c'est donc pour cela qu'il se frustre, prend sur lui et dort avec le couvre feu qui débarque. Évidemment, même si le jeune adulte est prêt à faire des efforts pour rassurer ses proches, il ne faut pas trop lui en demander. Debout à la seconde où le couvre feu se termine, il attrape ses affaires, déjeune en quatrième vitesse et se retrouve devant la serre avant pratiquement tout le monde. La tête dans son dossier, il est déjà prêt à ignorer de nouveau tout le monde et continuer ses expériences pour les journées à venir. Pourtant, son superviseur lui tapote l'épaule et le sort de sa bulle dans un sursaut plus ou moins contrôlé. « Sheperd, t'as oublié, pas vrai ? » La question lui fait hausser un sourcil alors qu'il relève les yeux derrière l'homme pour apercevoir une jeune fille, haute comme trois pommes, qui observe la serre avec les yeux remplis d'étoiles. Cloué sur place, le brun regarde le chef avec un air très perplexe avant de creuser sa mémoire et de se souvenir. Pour le sortir de ses obsessions et de tout ce qui le détachait un peu trop de la réalité, on lui avait collé une gamine dans les pattes. D'après ce qu'on lui avait dit il fallait lui accorder énormément d'attention et être patient, délicat et diplomate avec elle. Autant dire que ce n'était pas vraiment les qualités les plus connues du biologiste. Soupirant et s'apprêtant à faire les yeux doux à son superviseur pour qu'il le sorte de là. L'autre l'en empêche en le poussant directement vers la petite et lui enlevant sa tablette des doigts. Serrant légèrement les dents et les poings, il soupire lentement avant de s'avancer vers la brunette.

Wyatt ne dit rien, il la regarde pendant quelques instants. Elle qui n'ose rien approcher, rien toucher et dont pourtant les yeux s'illuminent plus qu'il ne l'aurait imaginé. Il se voit en elle, il se revoit, traverser pour la première fois cette serre et ne pas savoir comment s'y prendre ni par où commencer. Peur de mal faire ou peur de faire du mal. Quelque chose entre les deux, peut-être même un peu des deux. Le brun s'accroupit pour se mettre à hauteur de la jeune fille et il se dit qu'il doit agir d'instinct. De toutes façons il n'a jamais été doué avec les autres, ni pour les formules de politesse ni pour les mettre à l'aise. Alors peut-être que s'il lui parle simplement de ce qui semble lui créer des étoiles dans les yeux ça suffira. Et puis sinon, il aura tenté. « Tu vois ce qu'on a en face de nous, c'est un plan de carottes. » Il lui pointe du doigt, en appui sur ses chevilles, d'une voix plus douce qu'il ne s'en savait capable et il continue. « Derrière il y a des pommes de terre. Toute cette rangé c'est de la nourriture. » Son doigt pointe une autre direction, plus au fond. « Là bas ce sont des plantes médicinales. Et là, qu'il dit en montrant quelque chose sur leur droite, des arrières petits-enfants de plantes emportés de la terre. Elles sont là pour le souvenir, celles-ci on ne les étudie pas. » Il laisse son bras retomber contre sa cuisse et se tourne pour observer le visage de la petite. « Tu veux aller voir quoi, en premier ? » Qu'il lui demande tout simplement.

Et maintenant, y a plus qu'à voir si la petite lui répond ou si ça va être la journée la plus longue de toute sa vie.
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