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Teagan Peverell
DATE D'INSCRIPTION : 10/04/2019 PSEUDO/PRENOM : Carpediem MULTICOMPTES : // MESSAGES : 33 CELEBRITE : Dylan O'Brien COPYRIGHT : alittlebitofrain METIER/APTITUDES : (Traqueur) Chasse & Combat POINTS GAGNES : 85
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And the violence caused such silence (Liam) Empty And the violence caused such silence (Liam)

le Mer 10 Avr - 22:30
And the violence caused such silence

 
Le soleil glisse dans le ciel, s’occupe de ses affaires, ne fait qu’éclairer les routes parfois obscures, parfois incertaines. Le silence. Il est agréable, réconfortant, traître bien souvent, mais j’aime songer que la nature est délicate et indomptable. Je ne suis qu’un simple voyageur de passage, une fois encore, en recherche de cette solitude macabre qui s’accroche à moi de toutes ses griffes sanglantes. À chaque fois, elle ouvre de nouvelles blessures, fait couler un peu plus de sang imaginaire et invisible. Ils ne savent rien, ne voient pas et c’est probablement mieux comme ça. Pourquoi en serait-il autrement ? Les cernes sous mes yeux marquent le manque de sommeil, les nuits trop courtes. Les cauchemars réveillent en sursaut, la sueur qui dégouline le long de ma nuque, sueurs froides qui ne cessent de s’imposer. Trois années. Ça fait trois années que les choses persistent, continuent, s’enchaînent. Trois ans que les rêves sont devenus horribles, que le palpitant s’affole douloureusement. Trois ans que les rêves ne sont plus joyeux, ne laissent qu’un goût amer au réveil, font plus de mal que de bien. L’espace de quelques mois, je pensais que ça allait s’arranger, mais sa présence s’est également éteinte, assez pour laisser le champ libre aux angoisses qui reviennent au galop. Voilà pourquoi l’attachement est pervers, traître. Voilà pourquoi la solitude est plus intéressante, douloureuse, certes, mais plus facile à gérer qu’un quelconque pincement au cœur. Et c’est sûrement pour cette raison qu’une fois encore, j’ai décidé de m’aventurer dans ce nouveau paysage. Prudent, silencieux, les pièges posés la veille doivent être surveillés régulièrement. La chasse…C’est reposant autant que c’est cruel, mais c’est également indispensable. Manger pour survire, d’une certaine façon, la vie est ainsi faite, nous sommes humains. C’est ce que je me murmure pour me réconforter avant d’achever un quelconque animal pris au piège.

Premier piège, rien de bien intéressant. Deuxième piège, vide, sûrement pas pour longtemps, mais aujourd’hui, ma chasse ne semble pas me sourire. Du moins, jusqu’à ce que j’avance, que je suive les traces que j’ai laissé, les repères que j’ai marqué le jour précédent. De petites entailles dans les arbres, des signes distinctifs qui me permettent de savoir où je vais…Me repérer est indispensable, davantage lorsque je ne connais pas les lieux sur le bout des doigts. Un nouvel habitant, de nouvelles terres, de nouvelles cartes à cartographier dans mon esprit. Les heures passent, je prends mon temps…Je ne devrais pas, je sais que c’est risqué, que le danger peut se cacher derrière n’importe quel arbre. L’inconscience ne fait pas partie de mes défauts, la preuve en est, des armes faites mains sont placées à ma ceinture. Bouts de bois à la pointe aiguisée, un petit couteau tranchant qui pourrait aisément s’enfoncer dans la chaire. Si seulement, il y a quelques années, on m’aurait avoué que je me promènerais dans une forêt, armé, j’aurais certainement pu en rire. Le temps s’écoule et bientôt, le troisième piège est en vue, assez proche pour que je remarque une pauvre bête emprisonnée dans celui-ci. Un piège automatique, manuel. Lorsque le lapin s’est pris dedans, la pointe s’est enfoncé, l’a traversé, assez pour que la mort l’emporte. Il gît là, sans vie, attendant sagement que je le récupère. Les états d’âme m’ont quitté, je ne vois que le maigre bout de viande qui se tient devant moi. Pas assez pour nourrir un régiment, mais assez pour apporter une quelconque contribution. Demain est un autre jour et puis, qui sait, les autres chasseurs auront peut-être eu plus de chance. Du moins, dans le fond, je l’espère vraiment pour eux.

En approchant, je ne souris pas. Il n’y a pas de quoi sourire, la mort n’est pas risible, la mort n’est pas signe de bonheur…Non, la mort brûle les âmes, ronge les cœurs et bien souvent, empoisonne les êtres. La mort n’est pas merveilleuse, pas à mes yeux, elle n’offre que le chagrin, ne fait qu’arracher les êtres que nous aimons. En silence, je me penche en avant, je m’accroupis et sort la lame en la manipulant avec aisance et précaution. Je coupe la corde en deux, j’ôte le bois assassin et enfourne le lapin dans un sac confectionné main. Il disparaît de mon champ de vision et, étrangement, ça me soulage de ne plus avoir une telle vision devant les yeux. Il est temps de faire demi-tour, de rebrousser chemin. Demain, je reviendrais, je placerais un autre piège plus loin, ailleurs. Mais alors que je me redresse et range cette arme traîtresse, un craquement résonne sur ma gauche, droit devant moi. Froncements de sourcils alors que mes iris se figent, que mes sens se mettent en alertes. Instinctivement, mes pieds s’ancrent davantage dans le sol, mes muscles se bandent d’une façon légère. La méfiance est mère de sûreté, c’est ce en quoi je crois, cette règle est d’or et inévitable. J’attends, je patiente, je laisse venir. Courir ne servirait à rien, le danger me suivra si il est existant…du moins, jusqu’à ce que sa tête blonde apparaisse et que mon cœur cesse de battre trop vite sans pour autant reprendre son rythme normal. « Liam ? » La surprise n’est pas voilée, le soulagement non plus. Le campement des Cent n’est pas loin, je le sais et donc, croiser un de ceux-ci n’est pas étonnant en soit. Pas vraiment du moins…mais lui, lui c’est encore différent. La vie en haut, nous l’avions partagées, pas intensément, mais assez pour que son visage ne me soit pas inconnu.

« Je ne vais pas dire que je ne t’ai pas entendu venir, mais presque. » Dis-je un léger sourire venant marquer la commissure de mes lèvres, le sac en voile toujours à mes pieds renfermant la pauvre carcasse. « Je ne pensais pas croiser quelqu’un… » Pas vraiment du moins, encore moins lui. Ni amis, ni davantage, les choses sont compliquées, sont étranges et ça n’a jamais été mon fort de gérer ce genre de liens subtils et difficiles et cerner.


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Liam Cohen
DATE D'INSCRIPTION : 04/11/2014 PSEUDO/PRENOM : Mystery Light MULTICOMPTES : Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade MESSAGES : 29783 CELEBRITE : Thomas B.-Sangster COPYRIGHT : @lemontart Signa HERESY METIER/APTITUDES : ancien patrouilleur, désormais leader diplomatie. TRIBU : Cent (ancien kidnappé) POINTS GAGNES : 408
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And the violence caused such silence (Liam) Empty Re: And the violence caused such silence (Liam)

le Lun 15 Avr - 23:42
And the violence caused such silence

The world was on fire and no one could save me but you. It's strange what desire will make foolish people do. I'd never dreamed that I'd meet somebody like you. And I'd never dreamed that I'd lose somebody like you.


Cela fait un moment qu’il ne fait plus attention en forêt. Il a appris très vite que ce qu’il doit arriver arrive, que c’est bête finalement de toujours faire attention à tout même si cela aide parfois. Dans son cas, cela ne l’aide pas vraiment, ça le stresse plus qu’autre chose. Il n’a plus envie de stresser comme aux débuts, le stress ne mène pas à grand-chose, l’empêche de pouvoir explorer comme il le souhaite, l’empêche de pouvoir faire des rencontres intéressantes parce que c’est arrivé parmi les arbres de croiser une tête connue ou non, de pouvoir échanger un moment sans craindre pour sa vie. Il est moins méfiant en ça, il ose un peu plus d’aller au-delà des limites, de ses limites même s’il n’ira jamais au-delà du campement de l’Odyssée parce qu’au-delà c’est le désert qui l’attend et une chose est sûre, il n’a pas envie d’y retourner. Il est bien ici, dans la forêt, s’il doit retrouver des têtes connues du désert, c’est elles qui viennent à lui et non l’inverse. C’est beaucoup mieux comme ça. C’est mieux pour les nerfs aussi de ne pas se méfier de tout, de prendre du recul. C’est beaucoup plus sain en tout point. Oh bien sur il se méfie quand il entend parler des fantômes dans un phare, quand il recroise des têtes connues parce qu’il se demande où ça va le mener mais pour le moment, tout c’est toujours plus ou moins bien passé et il est toujours là, présent comme aujourd’hui à se diriger une énième fois vers l’Odyssée alors pourquoi se méfier plus que nécessaire ?  

La méfiance ne mène à rien de bon, la méfiance exacerbée mène à l’éloignement alors il préfère la mettre de côté et se montrer méfiant que lorsque c’est vraiment nécessaire. C’est pour cela qu’il ne prend pas trop de précaution ce jour là lorsqu’il se dirige vers le campement des Odysséens. Il se doute que ça serait bête de rentrer pour repartir quelques jours plus tard pour ce fameux rassemblement terrien mais c’est mieux toujours de partir avec les siens plutôt que de partir en solo avec les Odysséens qu’il apprend à mieux connaitre, qu’il ne rejette pas d’emblée parce qu’ils sont ceux qui les ont envoyé sur terre quatre ans plus tôt. S’il les ont envoyé sur Terre, ce ne sont pas eux qui sont responsables du reste, enfin si ils le sont quelque part mais c’est tout puis il aime bien le fait d’être ici même s’il a beaucoup craint au départ, c’était pas simple non, ça ne le sera peut-être jamais mais c’est sans doute plus simple que la mort alors il les remerciera peut-être un jour pour ça, les membres du conseil ou peut-être pas, sur l’heure il n’en sait rien, c’est peut-être mieux de garder une part de  réserve parce que l’on ne sait jamais ce que leur réservera l’avenir.

C’est compliqué parce qu’il sait qu’un rapprochement est nécessaire mais sait tout autant qu’ils doivent être une poignée à penser ainsi, à voir au-delà de ce qu’il s’est passé, à avoir encore cette part de recul nécessaire partout où ils vont si ils veulent que cela avance. Comme toujours où qu’il se trouve son esprit fonctionne à plein régime. Il ne peut pas s’empêcher de réfléchir, sait bien qu’il pourrait se laisser surprendre bien facilement par un terrien mal intentionné malgré la trêve, malgré le changement, malgré tout ce qu’il se passe de bon pour le moment entre eux et les natifs. Il aime à penser que cela va aller en s’améliorant avec les années. Cette rencontre dans quelques jours c’est grand tout de même, c’est un premier pas vers un futur ensemble malgré leurs différents, du moins il l’espère. Il aime bien l’idée aussi que cela soit sans réels enjeux. Il n’est pas diplomate au départ, il n’est même pas celui qui sait s’exprimer devant une tonne de gens importants chez eux, chez les  terriens, ça le stresse mais d’un autre côté il aime bien partager, découvrir puis avoir l’œil ouvert sur tout ce qu’il se passe et être impliqué malgré tout ce qu’il a pu se passer de mal depuis qu’ils sont là. Cette avancée montre aussi tout le bien qu’ils peuvent être capable en montrant un peu du leur : chacun d’entre eux. Il sait bien que c’est en avançant ensemble qu’ils iront de l’avant, que cet avenir sera possible tant avec les Odysséens qu’avec les terriens, peut-être même tous les terriens, même ceux dont il ne veut pas entendre parler. Enfin pas tous mais la plupart.

Il doute qu’ils seront présents de toute manière, il ne voit pas cette rouquine qui le cherche et encore moins Cassian venir pour un rassemblement dans lequel ils n’auraient rien à gagner, enfin pas grand-chose. Il verra bien, c’est tout ce qu’il se dit quand il entend une voix qui n’aurait pas du lui paraître si familière le sortir de ses pensées. « Je ne vais pas dire que je ne t’ai pas entendu venir, mais presque. » Il ne fait pas attention  c’est vrai pas tant qu’il le devrait selon d’autres. Lui n’a tout simplement pas envie de faire attention, pas trop, pas tout le temps. « Salut Teagan. » Il ne s'attendait pas à le trouver ici, c'est assez étonnant mais il ne regrette pas, il ne sait simplement pas trop comment se comporter avec lui même s'ils réapprennent à se connaitre depuis quelques temps déjà. Il hoche la tête, pas désolé pour autant avant de rajouter. « C’était peut-être fait exprès. » Pas dans l’sens ou il voulait absolument qu’on le trouve, ou qu’il souhaitait que ça soit Teagan qu’il reconnait bien facilement en croisant son regard mais il ne cherchait pas à se cacher alors dans un sens, c’est vrai que c’était fait exprès (presque) et qu’il est plutôt content que cela soit lui.

Il observe un peu plus la tâche qui occupe Teagan pour le moment et ne dit rien même si la chasse n’est plus trop son truc ces jours-ci, il la voit de façon sans nul doute toute différent même s’il ne va pas se mettre à crever de faim juste par principe. Juste quand c’est nécessaire il fait, il n’a plus ce besoin de le faire pour leur communauté et ça lui va très bien comme ça. « Je ne pensais pas croiser quelqu’un… » C’est marrant ça, il a cette impression que dans cette forêt c’est la principale phrase qu’on peut lui sortir à la figure quand il croise quelqu’un et pourtant c’est qu’ils sont plutôt nombreux dans les parages. « A vrai dire, c’est plutôt étonnant de ne pas croiser quelqu’un dans les parages. Tu as attrapé quelque chose ? » Il pose la question juste pour s’informer, juste pour voir aussi si la prise est plus facile non loin de chez eux plutôt que près du campement des deuxième tombés du ciel. « Tu viens loin pour chasser dis donc. » D’accord, il ne peut pas s’en empêcher, c’est vrai qu’il vient loin pour chasser. Il a fait le trajet plusieurs fois, c’est faisable mais ça reste une sacrée trotte tout de même. « Tu venais nous voir ? » Il est curieux, p’etre qu’il se plante totalement mais c’est vrai que depuis le début, ou alors ils se sont manqué à chaque fois que le brun a tenté d’aller au campement des Cent, c’est surtout lui qui s’est déplacé vers celui des Odysséens. Serait-il content qu’il prenne le pas de venir les voir ? Peut-être. Il serait venu de toute façon, là il se dirigeait bien de l’autre côté, d’une façon ou d’une autre ils auraient fini par se croiser, comme toujours.

Spoiler:


CODAGE PAR AMATIS
loudsilence. & la peau bleue


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