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Lucie Ford
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le Jeu 7 Mar - 9:16

Who needs a hero ?

Not me, for sure


C'était une sensation étrange. Des picotements, comme je les appelais. Ils parcouraient tout mon corps et je ne pouvais plus distinguer s'ils étaient physiques ou inscrits plus profondément en moi. De la pointe de mes orteils jusqu'à celle de mes cheveux, je les sentais. Qu'était-ce donc ? Si Kai était là, il aurait pu me le dire, j'en étais presque certaine. Mais par moi-même, j'avais du mal à analyser ces sensations qui m'assaillaient. Allais-je mourir ainsi ? Non, je devais être réaliste, je ne mourrais pas. J'allais trouver un moyen de ne pas mourir...

Tout cela ne serait évidemment pas arrivé si je n'avais pas décidé de m'éloigner de mon parcours d’entraînement habituel. J'avais eu une envie subite – et étrange – de passer à gauche du gros rocher, au lieu de continuer à droite comme j'avais l'habitude de le faire. C'était une pensée qui avait surgi à mon esprit face à la pierre. Ce genre de choses arrivaient de plus en plus souvent, et cela m'inquiétait plus que la situation ne me réjouissait. Plutôt que de suivre la sécurité des habitudes, je m'en éloignais sur une simple idée ayant germé dans mon esprit. Ce n'était pas normal, non. Je le savais. Et pourtant j'avais eu envie de suivre cette idée...

À gauche, c'était l'inconnu. Là encore j'avais ressenti une sensation, quelque chose m'avait serré le cœur et avivé mes sens. Tout cela était nouveau pour moi. Enfin, nouveau depuis notre atterrissage sur Terre. Et ce phénomène me touchait de plus en plus. Cela m'inquiétait et me grisait à la fois. J'avais donc suivi le chemin escarpé, parcourant une partie de la forêt que je ne connaissais guère. J'avais laissé des repères afin de ne pas me perdre et de rentrer saine et sauve au camp, continuant à trottiner sur la terre et les feuilles mortes.

Puis, c'était arrivé. Un gibier avait surgi de nulle part, coupant ma course, et m'avait percutée sans que je m'y attende. À présent que j'y réfléchissais, je devais être distraite par ces sensations nouvelles qui m'avaient parcourues pour ne pas l'entendre approcher. C'était dangereux, de se laisser guider par ce que l'on ressentait... Il était reparti comme il était arrivé : en un éclair cuivré. Et je n'avais pas continué mon chemin. Je n'avais pas pu, en réalité. Ayant été percutée, j'avais glissé le long d'une pente, me heurtant aux racines et aux pierres qui me barraient le chemin. J'avais fini ma route tout en bas, suivie par les cailloux et les branches mortes. Un peu sonnée, je n'avais pas bougé tout de suite. Puis, j'avais repris mes esprits, petit à petit. Au moment de m'assurer que j'étais opérationnelle, je m'étais rendu compte que j'étais coincée. Ma jambe se trouvait en-dessous d'une grosse branche et, malgré mes efforts, je n'avais pu l'en extirper.

Et là, les picotements avaient commencé. Petit à petit, ils s'insinuaient en moi. Il y a une douleur, bien physique, qui émanait de mes quelques blessures et de ma jambe compressée. Je ne pouvais plus la bouger, mais je ne la pensais pas cassée car je sentais encore mes doigts de pieds, qui restaient mobiles quant à eux. J'étais simplement coincée. C'était une situation qui ne me plaisait guère et que j'évitais à tout prix en règle générale. J'éloignais de moins toutes les situations où je pouvais me retrouver acculée, en danger. Or, je l'étais bel et bien, en danger. Si je ne trouvais pas rapidement une solution, je risquais d'y rester...
Eirik Thorvald
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le Sam 20 Avr - 22:05
Le chien lapait sagement l’eau alors qu’Eirik était assis contre un tronc d’arbre et mangeait une tranche de viande séchée. Le printemps était en train de revenir et le soleil balayait la forêt étendue sur des kilomètres. Le Rahjak était clairement dans un bon jour. Il regardait même son étalon gris qui broutait sagement. Les herbes avaient définitivement calmé les voix dans sa tête ses dernières semaines. Il était d’excellente humeur. Il ne savait pas combien de temps cela allait durer. Du jour au lendemain, il pouvait tout aussi bien perdre la tête. Cela ne l’inquiétait pas. Le brun se redressa soudainement, en ayant marre d’attendre il ne savait trop quoi. Il rangea ses affaires et s’approcha de sa monture qu’il détacha. Eirik ne siffla même pas Avoine que le chien blanc de berger vint en courant vers lui, tout joyeux. L’esclave en fuite se demandait bien où l’animal trouvait l’amour pour l’aimer. Car clairement, le brun n’était pas un individu qui donnait énormément d’amour, bien au contraire. Il était une boule de rage et d’énergie. En ce moment, cela allait mieux. Sa rencontre avec Tamara avait calmé son âme folle. Il ne savait pas où il allait avec cette gamine, mais il s’en fichait, il était heureux d’avoir trouvé son unique enfant.

Le brun cassé par les années, grimpa en selle et rassembla calmement ses rênes malgré l’étalon nerveux sous lui. Eirik s’était habitué à monter cet animal nerveux après l’avoir récupéré d’une ennemie morte. Le Rahjak lança son cheval à travers les arbres d’un trot rapide, suivi par Avoine. Il n’avait pas encore une bonne idée où il se rendait. Quoi qu’en s’orientant, il se fit la réflexion qu’il était à quelques kilomètres des cents. Il pourrait peut-être rôder non loin du camp. Eirik avait une certaine aversion pour les enfants du ciel même si à présent, il prenait sérieusement sur lui et évitait de faire des vagues. Même s’il n’appartenait à plus aucun camp, ce serait stupide de provoquer une guerre. Quoi que cela n’était absolument pas son problème se dit-il. Eirik aurait pu s’acheter une conscience et une part de lui voulait devenir un bon gars pour être un bon père. Il y repenserait plus tard. Le brun se dit qu’il pourrait même se tenter à la chasse malgré ses rhumatismes. S’il croisait une biche pas trop maigre, il tenterait de la tuer. Cet hiver avait été plus dur que les précédents, le glaçant jusqu’aux os et il avait plus mal que les années précédentes. La vieillesse et les mauvais traitements ainsi que leurs conséquences, il commençait à les sentir dans son corps.

Un bruit le fit se stopper, comme quelque chose qui glissait rudement. Eirik regarda autour de lui, intrigué. Avoine le précéda, très curieux, le chien de berger adorait aller au-devant du bruit. C’était un chien bien trop curieux et joyeux. Le brun se demandait quand l’animal tomberait sur plus fort que lui. Le chien alla jusqu’à une pente glissante et aboya. Eirik fit s’approcher son cheval avant de descendre et de regarder. Il crut distinguer une silhouette en bas. Il aurait pu tourner les talons et ne pas aller voir. Mais s’il voulait devenir un bon gars, autant s’y mettre maintenant, non ? Un soupir blasé franchit ses lèvres et un vague murmure résonna dans sa tête. Les voix n’étaient pas complètement devenues muettes dans son esprit. Elles étaient toujours là, étouffées par les herbes médicinales, mais prêtes à surgir au bon moment. Eirik siffla Avoine. « Descends. » Le chien lui indiquerait le bon chemin et en effet, l’animal s’éloigna de la pente franchement casse-gueule et emprunta un chemin caché dans les hautes herbes. L’homme le suivit très calmement. Il ne savait pas à quoi il jouait, mais Avoine arriva le premier devant la fille. Il s’arrêta à plusieurs mètres, s’assit et aboya bien sagement. Définitivement trop gentil. Eirik vit la fille, franchement pas moche. Il vit de suite qu’elle avait la jambe coincée sous une branche.

Il s’arrêta à plusieurs mètres. « Bonjour. » Son accent ressortait fortement en anglais. Il n’était pas rasé, il portait une longue barbe de plusieurs semaines, les cheveux emmêlés et l’air un brin sauvage, comme s’il sortait d’une grotte. « Vous êtes coincée. » Bon, pas très bavard, mais il ne savait pas comment communiquer avec les autres. D’habitude, Eirik laissait les gens dans leurs problèmes et crever dans leur coin. Il s’approcha lentement de la fille, il n’avait pas peur d’elle, mais ne voulait pas l’effrayer. « Vous êtes tombée, de…là-haut ? » Il montra la pente. Il avait hésité sur le dernier mot. Il ne pratiquait plus son anglais. Il évitait habituellement les gens du ciel. Vu la tenue de la fille et le fait qu’elle soit coincée de cette manière, il la prenait pour une fille du ciel. Peut-être se trompait-il, mais il doutait fort.
Lucie Ford
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le Dim 7 Juil - 12:16
Cela faisait déjà un bon moment que j'étais coincée. J'avais essayé plusieurs techniques pour libérer ma jambe de ce poids mort qui m'empêchait de partir. Une branche trop petite pour faire levier s'était brisée à côté de moi. Mes mains étaient en sang suite à mes nombreux essais pour soulever la plus grosse branche qui me coinçait. Ce n'était certainement pas beau à voir. Je pris ensuite le parti de m'allonger pour reprendre des forces et réfléchir à une autre solution. Il devait bien y en avoir une. J'avais tiré un rocher jusqu'à moi et je m'étais appuyée dessus. Comme cela, je pouvais au moins rester à l'affût et voir un danger arriver. Sauf si le danger venait de derrière... Mais je n'avais pas vraiment le choix, je n'avais pas énormément de liberté de mouvement. Et je refusais de casser ma jambe alors que celle-ci s'en sortait bien pour le moment. Si je le faisais, mes chances de survie passaient de quelques pourcents à zéro pourcents tout court, car je ne saurais certainement jamais rejoindre le campement avec une jambe en moins.

Alors que je réfléchissais, cherchant en même temps à chasser ces sensations qui voulaient s'emparer de moi et que je ne comprenais pas, j'entendis un bruit venant de l'endroit d'où j'étais tombée. Je me figeai et arrêtai presque de respirer. Un aboiement retentit, il n'était pas loin. Un chien. Ça pouvait être dangereux. Je saisis la branche cassée dont je m'étais servie pour essayer de faire levier et qui était brisée en forme de pointe. Avoir cette arme augmentait mes chances de survie à court terme, au moins. Bientôt, j'entendis un sifflement, et je crus percevoir une voix. Le chien était-il accompagné ? Était-il domestiqué ? Était-ce un ami ou un ennemi qui approchait ? Serrant la morceau de bois dans mes mains douloureux, je restai concentrée, tout mon corps tendant à me défendre en cas de besoin.

Je vis alors apparaître un homme d'un certain âge. Il portait la barbe longue, ses cheveux étaient tout emmêlés et il avait vraiment l'air d'être un sauvage. C'était un terrien, à n'en pas douter. Si j'avais été un animal, j'aurais certainement montré mes crocs en cet instant. Je serrai les dents à son approche. Il était effectivement accompagné d'un chien, qui s'était assis à plusieurs mètres et qui aboyait sans cesse. À ma grande surprise, cet homme des bois s'adressa à moi, et il le fit en anglais. Son accent le trahissait encore sur ses origines, mais je compris ses mots. Il me salua, remarqua que j'étais coincée et me demanda si j'étais tombée de là-haut sur un ton hésitant. Pendant ce temps, il s'approchait lentement, ce qui ne me plaisait pas du tout. Tous mes sens étaient en alerte et me criaient : danger !

N'approchez pas, lui dis-je le plus calmement du monde. Je sentais des sensations bouillir en moi, mais je restais malgré tout moi-même : calme et posée. Menaçante aussi. S'il continuait, il allait franchir les limites de mon espace de sécurité et cela ne me plairait pas beaucoup.

Après un instant de silence et une réflexion très rapide, je me rendis compte qu'il était sans doute mon seul espoir de m'en sortir. Je devais donc me montrer un peu plus... affable avec lui. Pour ce faire, autant commencer par répondre à sa question. Ça ne m'engageait à rien. C'était même une évidence, en fait. S'il regardait mieux, il pouvait voir la traînée que j'avais laissée dans la terre et le tapis de feuilles. Je ne risquais donc rien à lui donner cet élément.

Oui, je suis tombée de là-haut, répondis-je tout aussi calmement, ne le quittant cependant pas des yeux un instant. Je gardais également l'animal dans mon champ de vision et surveillais le moindre changement d'attitude de sa part. Ce chien est le vôtre ? Il vous obéit ? demandai-je alors pour obtenir confirmation. J'en étais presque sûre mais dans une situation pareille, je préférais m'en assurer de vive voix.

Spoiler:
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Eirik Thorvald
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le Ven 9 Aoû - 16:08
Eirik avait fait taire Avoine d’un geste de la main et le chien lui avait obéi de suite. Il regarda la fille qui était au sol, une jambe sous une grosse branche, les mains ensanglantées. Elle tenait un bâton pointu en guise d’arme. Il s’approcha et elle le somma de ne pas le faire. Il cessa de suite de le faire. Elle avait été calme et il avait accepté de l’écouter. Peut-être qu’à une autre période il se serait énervé, mais il était tellement assommé avec les plantes, qu’il ne s’énervait pas, pas encore du moins. Eirik passa une main dans ses cheveux et se fit la réflexion qu’il devrait les couper. Il s’était négligé, vivant comme un ermite en attendant il ne savait trop quoi. Peut-être que quelqu’un le trouve ? Aucune idée. Il s’était laissé vivre, clairement. Lui qui avait été combattif, membre de la rébellion Rahjak, il n’était qu’une ombre aujourd’hui. Il se demanda s’il devait partir, laisser la fille là et voir si elle allait mourir. L’aiderait-il s’il se mettait en retrait en attendant qu’elle s’évanouît ? Il n’en savait rien. Eirik était perdu et son regard en était le reflet. Ses pupilles étaient dilatées, il semblait ailleurs. Il continua de parler, lui demandant si elle était tombée de là-haut. Elle lui répondit par l’affirmative.

Le brun posa son regard sur Avoine qui s’était couché, la tête sur ses pattes avant. « Oui c’est le mien. Et encore heureux qu’il m’obéisse. Un chien qui n’obéit pas ne mérite que la mort. Je vais m’asseoir. » Prévient-il avant de s’asseoir sur un tronc d’arbre. Il avait laissé transparaître sa vraie personnalité. Si Avoine ne lui avait pas obéi, il l’aurait abandonné ou abattu. Le chien était toujours là pour lui rappeler son ancien maître berger qu’Eirik avait côtoyé. Un homme comme lui, dangereux. On ne laissait pas un chien errer, surtout pas un chien aussi gros et massif au pelage blanc neige. « Vous voulez de l’aide ? » Il préférait demander, peut-être qu’elle préférait rester coincé. Il ne comprenait pas toujours les gens du ciel. Néanmoins, il faisait plus d’effort qu’auparavant. D’habitude, il serait resté là sans parler, à observer. Eirik s’était adouci grâce à sa fille. Il voulait faire un effort, prouver que sa pathologie ne le handicapait pas et qu’il pouvait être un homme bien. Il n’avait pas été un homme bien depuis des années, c’était si lointain qu’il s’en souvenait à peine. C’était une autre époque, un autre monde. Le brun gratta sa barbe, le regard fatigué. Sa nuit avait été agitée, peuplée de cauchemars, de voix folles et furieuses.

Il espérait passer une meilleure nuit prochainement. Peut-être que s’il aidait la fille, le Dieu Soleil, Dieu des Rahjaks, allait être clément avec lui après cette vie de folie en tant qu’esclave. « Depuis combien de temps es-tu ici ? » Oui, il s’intéressait à elle. Il restait à bonne distance, mais posait des questions, prenait le temps de s’intéresser à elle. Peut-être que dans une heure, il l’aurait oubliée. Eirik ne s’était pas présenté et ne lui avait même pas demandé son prénom. Est-ce que cela l’intéressait ? Non. C’était aussi simple que cela. L’exilé ne se posait pas mille questions, ne se faisait pas des réflexions durant des heures. Il avait passé l’âge selon lui. Il préférait profiter de chaque jour comme si c’était le dernier. Il était en fuite depuis plus de vingt ans. Il avait appris à ne pas s’attacher, à voguer, se laisser porter. Il n’y avait qu’au bord de la mer où il restait plusieurs jours, fasciné comme il l’était par l’eau, en tant qu’enfant du désert. Eirik sortit sa gourde de son sac et prit une gorgée d’eau. Malgré le frais de la saison, il avait soif. L’homme cessa de boire et tendit sa gourde à l’inconnue, sauf qu’il se rendit compte qu’il devait avancer si elle voulait atteindre la gourde. « Il faut que j’avance. » Il ne bougea pas, attendant de voir si elle préférait mourir de soif ou accepter sa brève présence.

Spoiler:
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