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Roan Ezeriel
DATE D'INSCRIPTION : 12/01/2018 MULTICOMPTES : Aucun MESSAGES : 159 CELEBRITE : Zach McGowan COPYRIGHT : Bazzart METIER/APTITUDES : Mercenaire. Combat & maniement des armes TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 10
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le Ven 25 Jan - 15:22

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Roan & Cassian

« Don't judge. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce panneau, ce panneau si caractéristiques de la cité. Là où toutes les têtes mises à prix sont affichées. La mine d’or de n’importe quel mercenaire. Son regard parcourait rapidement les parchemins qui y étaient accrochés. Quelques esclaves en fuite à ramener. Des cibles qui devaient être tuées. Des missions qui rapportaient un peu d’or. Oh. Il y avait un contrat qui l’attirait davantage. Une femme, esclave domestique, en fuite et le propriétaire spécifiait que celui ou celle qui la débusquait la gardait en guise de récompenses. Il pouvait toucher un peu plus d’or qu’à l’habitude si elle était vendue. C’était ainsi que commençait sa journée.

La détermination du mercenaire était déstabilisée, plus fragile qu’à l’habitude. Une mauvaise passe. Il était tombé de haut. La différence avec le Roan adolescent était qu’il n’avait rien à perdre à cette époque. Aujourd’hui, il perdait beaucoup. Et le moral qui s’en suivait. La bouteille qui l’appelait sans cesse pour lui faire oublier. Gardant, néanmoins, la tête haute le jour. La nuit, il sombrait dans les vapes de l’alcool. La journée avait été satisfaisante jusqu’à maintenant. Il revenait à la cité, traînant derrière lui l’esclave qu’il avait pris en chasse. Celle dont il pouvait disposer comme bon lui semblait. Erreur, il ne pouvait la revendre lui-même, obligé de passer par un marchand d’esclaves. Il en tirait moins d’or que prévu. L’idée de l’enchantait guère, cependant il ne voulait pas se retrouver avec une esclave supplémentaire sur les bras. Un nom lui venait à l’esprit pour pallier son problème : Saada. Il n’avait pas vu l’apothicaire depuis des lustres. Lui ramenant des prisonniers et des esclaves pour son laboratoire à l’époque. Ramenant simplement la marchandise, ne voulant pas se mêler de ses affaires plus que nécessaire. Une fois la marchandise remise, il se foutait bien de leur sort. L’idée d’aller cogner chez lui ne l’enchantait pas plus, mais il n’avait pas vraiment le choix. Il était la meilleure solution qui se présentait à lui pour l’instant. Il connaissait assez le sorcier pour savoir qu’il allait devoir se coltiner des remontrances quant à ses récents comportements. Quant à sa réputation entachée. Il avait déjà enduré les remarques des autres mercenaires avant le retour d’Ezra, celles de ce dernier ne serait que supplémentaires. Il survivrait sans aucun problème.

C’était ainsi qu’il se dirigea vers la demeure du sorcier, les chaînes de l’esclave en main. Depuis le départ cette dernière était restée silencieuse. Le mercenaire se mettait à croire qu’elle était muette, mais elle avait quand même poussé quelques sons lorsqu’il l’attrapa. Bien. Si elle ne parlait pas, ce fait l’arrangeait. Pas de pitié à espérer. Devant la porte de ce vieux partenaire d’affaire, il cogna. La porte s’ouvrit après quelques instants. « Bonjour Saada. » Le mercenaire poussa la femme en évidence. « Dis-moi, es-tu toujours à la recherche d’esclaves ? » Une réponse qu’il pouvait certainement déjà deviner d’avance. Le rahjak était un chercheur, de nouveaux cobayes, c’étaient ce qu’il cherchait constamment.


(c) DΛNDELION
Cassian Saada
DATE D'INSCRIPTION : 03/12/2018 PSEUDO/PRENOM : Anticarde. MULTICOMPTES : Néant. MESSAGES : 614 CELEBRITE : Evan Peters COPYRIGHT : Nexus (avatar). METIER/APTITUDES : Sorcier. (apothicaire, chirurgien) TRIBU : Rahjak. POINTS GAGNES : 180
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le Sam 16 Mar - 19:18
Atelier champignon, au Noctarium. De ses excursions dans les jungles méridionales et les forêts environnantes, Cassian a collecté moult fongus qu’il a soigneusement fait sécher, amassé dans des petits sachets ou épinglé dans des registres plus lourds que des pierres de taille. Pendant ses pérégrinations, il a également pris des notes assidues, qui lui permettent en cette chaude après-midi de spéculer à loisir sur le comportement de ces espèces fascinantes. Les spécimens déshydratés voient nombre de lorgnons et de loupes en tout genre se succéder au-dessus de leurs têtes. S’il devait être une espèce végétale venue des lisières, sans doute choisirait-il ce cruel parasite. Partisan de l’ombre, des humus chuintants, des vieux chablis voués à la décomposition, ou alors s’implantant aux pieds de grands vénérables pour ponctionner leurs nutriments tout droit au talon d’Achille, voilà qui définit bien sa place dans la société Rahjak. Invisible assassin aux lentes manœuvres.

Il a vu des colonies prospérer en bouquet les longs d’écorce, au point de ressembler à de vrais galuchats, et puis d’autres, plus lâches, se jeter sur les plaies ouvertes par des hardouées ou les forets de pics épeiches. Présentement, sous ses yeux, il examine les étranges cordons noirâtres que laissent derrière eux les escadrilles d’armillaires. Il les dissèque adroitement, curieux d’observer l’organisation de leur matrice, se perdant en conjectures quant à leurs fonctions précises. Les premières heures de l’après-midi sont toujours creuses, au Noctarium. Les premiers clients n’affluent qu’une fois les chaleurs accablantes du zénith quelque peu amorties. Aussi Cassian ne se gêne pas, et met souvent à profit ce temps mort pour étudier, et mener ses microscopiques inquisitions à-même le comptoir de sa boutique.

Aussi sursaute t-il lorsque résonne un heurt qu’il qualifierait de barbare, dans le silence monastique de son échoppe. De mauvaise grâce, Saada se lève avec l’aplomb de la faucheuse qui met en joue sa proie. A regret, il laisse derrière lui les énigmes dormantes de ses spécimens, veillées par Avogadro, gros rat à moitié pelé, qui fait la sieste sur une liasse de documents si décrépits qu’ils lui improvisent un matelas de cellulose. Et c’est dans cette atmosphère tamisée, silencieuse et emprunte de mystères, qu’il ouvre la porte sur la trogne basanée d’un sicaire qu’il connaît bien. « Roan Ezeriel. » Et qui dénote particulièrement dans le décor. « Je ne t’attendais pas... Plus ? » Ajoute t-il, et ses yeux couleur gouffre escaladent patiemment la silhouette de l’escogriffe plus méticuleusement que ne le ferait une lubrique catin. Avant d’obliquer tout à coup. La petite esclave qu’il traîne à sa suite arbore un air de martyr qui tirerait des larmes à un mur. Et on sait que le mercenaire comme l’empoisonneur ont tout à apprendre de l’esprit de commisération des murs. Inspection faite, Cassian revient à son vis-à-vis.

« Je suis toujours à la recherche d’esclaves. » Précise le Sorcier. Pourtant à défaut de se jeter sur la chair fraîche tombée du ciel, il semble se plaire à rechigner, jaugeant la tenue de la fille avec manière, la reniflant comme un coyote le fait d’une carne faisandée. « Mais si c’est un sac-à-embrouilles, celle-là encore, tu peux bien te la garder. Il me semble que tu as un penchant pour les mulâtres indociles ? » Lâche t-il, avec une insolence quasi-adolescente. Une insolence de façade, de la pure fanfaronnade, car fort de leur long partenariat, Cassian ne pourrait décemment claquer la porte au nez de Roan sur la révérence de ces paroles lapidaires. Ces petites piques gratuites sont une forme de salutations, une manière de réinstaurer le dialogue.

Non loin de la porte, coté extérieur, se trouve un antique banc de grès monolithique, indélogeable devant l’éternel. Là, parfois, quelques clients viennent faire relâche et profitent de l’ombre perpétuelle qui sévit en ces goulets exigus. Y est adossé une espèce de longue potence sinistre, cette fois forgée dans un farouche acier qui sert d’accrochoir à brides pour ceux qui s’encombrent de bêtes, qu’il s’agisse de mules ou de corniauds, bien évidemment proscrits dans son antre. Cassian désigne le monument au gré d’une vague rotation de la tête. « Attache-là comme tu veux, et entre donc. Cela fait longtemps que nous n’avons pas parlé affaires. Je croyais que tu étais mort, à vrai dire. » Raille le Sorcier, parfaitement culotté, vu qu’il revient lui-même d’un long voyage extra-muros qui a vu naître de folles rumeurs au sujet de sa disparition subite. Mais se sachant en position de force, il faut croire que cela le divertit, de tarabiscoter un vieil associé. « Quant à toi, pas bouger. » Gronde t-il  à l’intention de la forcenée. « Saches que si tu t’essaies à tripoter tes liens, il ne sera plus utile de discuter de ton avenir. Nous ne voudrions pas nous donner de la peine pour rien. » Et par expérience, il n’a pas besoin d’aller plus loin dans les menaces, sachant qu’aucun homme vivant n’a vu les saucissonnages signés Roan faillir.

Du reste, l’inextricable itinéraire qui mène jusqu’à la boutique de l’empoisonneur en a fourvoyé plus d’un. Le chemin fraie dans des bas quartiers, grouillant de pauvres ères, de marmots édentés et d’impotents, assez bien situé néanmoins pour ne pas voir perdurer les relents de pestilence qu’exhale la misère. Impossible de trouver naturellement l’issue de ce labyrinthe, qui compte des dangers plus sournois que le minotaure. Par ailleurs, depuis le temps que son affaire prospère en cette véritable cour des miracles, Cassian a eu le temps de se mettre dans la poche tous les chenapans désœuvrés à la ronde, qui tueraient pères et mères pour quelque menue monnaie. Ceux là savent que l’empoisonneur peut se montrer prodigue, lorsqu’on lui rend service, alors il se bousculent pour jouer les sentinelles depuis les faîtes. Aussi ne se fait-il aucun souci, tandis que l’esclave fraîchement prise lorgne les chaînons qui lui scient les poignets, sans savoir que penser.

La porte de l’échoppe se referme sur la silhouette de Roan dans un grincouilli macabre. Il fait incroyablement frais, entre les murs du Sorcier, une fraîcheur troglodyte sans doute expliquée par les rares lucarnes et portes qui demeurent constamment fermées, patientant la brune pour ouvrir l’œil. Dans le vestibule principal, près de l’entrée, sis un petit salon oriental constituée d’une vaste table d’acajou massif et de coussins aux couleurs écrues. Un petit coin qui dépareille avec le reste de la pièce, véritable ode à la science, et qui a vu se dérouler bien des tractations, depuis les plus légères discussions jusqu’aux fomentations de meurtres. « Assis toi, Roan. Comme au bon vieux temps ? »
Richard Coben
DATE D'INSCRIPTION : 23/05/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : baelfire/astrid/elias/meeka MESSAGES : 1621 CELEBRITE : Andrew Lincoln COPYRIGHT : sign by beylin METIER/APTITUDES : Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. POINTS GAGNES : 1
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le Ven 21 Juin - 16:57
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