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Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra Empty Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra

le Mer 23 Jan - 7:33


"Le destin est un dieu espiègle"

Je préfère affronter l'avenir, plutôt que d'être torturée par mon passé. - Sherazade




    2104, Fête des Roses… Ma mère était morte depuis maintenant un an, alors que je devais affronter le fait que je ne retrouverai plus ma fille. Cela fait donc une année que j’ai hérité de cette lettre lorsque ses affaires m’ont été léguées. Une lettre qui n’a fait que bouleverser l’univers dans lequel j’ai grandi. Sans dire pour autant que ma vie fut un mensonge, elle fut le mensonge d’une personne dont j’ignorai l’existence et qui pourtant, partage avec un moi un lien des plus solide sans même le savoir. La lettre raconte l’union secrète que mère entretenait avec l'homme qui fut mon père, le père de Feriel, mais aussi celui de cette autre personne en question. Maman aimait un homme qu’elle considérait presque comme son égale, elle qui nous avait enseigner avec fierté que la femme était maître et que l’homme le soumis sous différent contexte de notre société et qu’on devait l’accepter et le respecter. Je ne savais pas si je devais être heureuse ou en colère d’apprendre qu’avant Feriel, mère eut une fille qu’elle avait jadis perdu.
   Grâce à Einar, je connaissais la douleur de voir son enfant disparaître du jour au lendemain. Je suis littéralement furieuse lorsqu’on me rappelle ce que j’ai perdu et ce que je ne retrouverai probablement plus. Oui. Alors comment aurais-je pu en vouloir à mère d’avoir fait, ce que je fais aujourd’hui, c’est-à-dire garder le silence ? Je voulais en savoir plus sur cette histoire, c’est pourquoi durant la période de la fête des roses, j’ai décidé de me rendre au lieu où se donnait rendez-vous mère et cet homme. D’après la lettre, il en existe deux, le premier se trouve au sein d’une cité en centre d’un paysage d’or. J’ignorais si j’étais équipé pour affronter le désert, mère décrivait la traversée comme périlleuse pour ceux qui n’étaient point guidée. Le deuxième se trouve entre la mer et la forêt sur un quai de fortune où aurait été bâtie une taverne pour tout voyageur entreprenant. Le lieu semblait le point névralgique de tout bon marin utilisant la voie des mers pour le commerce : entre l’île des Kovarii et le village des Naoris.    

    J’ignorais tout de l’apparence de l’homme que je cherchais, je n’avais qu’un nom et un métier… Altaïr, le mercenaire venant du désert. Plus je réfléchissais et plus je me disais qu’il était improbable que cet homme se rende de nouveau dans cette taverne. Maman semblait dire dans cette lettre qu’elle continuait à le fréquenter même sans pour autant avoir de lui d’autre enfant, mais leur rencontre devait probablement se faire généralement dans cette cité lointaine. Du moins peut-être, ce n’était pas clairement dit dans la lettre que c'était une habitude. Mon instinct me dit qu’après avoir perdu sa fille dans le royaume désertique, ma mère aurait difficilement reposé les pieds là-bas pour les souvenirs douloureux qui sont liés à cette terre de sable d’or. Une fois dans la taverne, je réalisai qu’elle était beaucoup plus remplis que ce que j'imaginais. Je reconnaissais le style vestimentaire des quelques Iskaars présent. Plus rare, il y avait aussi quelques Calusas et autre énergumène dans l’apparence ne me disais rien. C’est d’ailleurs vers ceux qui me semblaient complètement inconnu physiquement parlant que je me dirigeais.
   J’avais demandé un certain Altaïr, mercenaire… Si au début personne ne semblait savoir qui c’était, un individu, une femme, avait répondu. Elle avait la peau bronzée, une chevelure noire et ondulée, ses yeux étaient d’une étrange couleur… On aurait dit que ces derniers avaient capturé chaque graine de sable qui donnait l’impression que ses yeux était ambre ou bien dorée. Je l’avais trouvé magnifique et au vu de son physique, elle était assurément une combattante. Elle prétendait connaître l’homme que je recherchais et qu’elle pouvait me l’amener ici même dans trois mois en échange d’une somme appropriée. J’ignorais si je devais lui faire confiance, mais je pris malgré tout le risque de lui offrir l’une de mes plus belles dagues, la première que j’ai reçu, et ce, de ma propre mère. Si elle avait une valeur sentimentale, elle avait assurément une valeur aux yeux de cette femme qui sut dès le premier coup d’œil que la lame ondulée était en or. D’ailleurs, elle pensait que cette lame avait été créée dans sa cité, et c’était probablement vrai… Ma mère ne m’ayant jamais caché que cette lame appartenait à mon père.

    Juin 2115, Forêt profonde… Mon regard est posé sur la dague d’or que m’avait remis en main propre cet homme portant le nom d’Altaïr, il y a de cela onze an. Il semblerait qu’il fût bien celui que je cherchais, car avant même de lui expliquer la raison de ma venue, il demanda des nouvelles de ma mère tout en me rendant la dague qu'il avait racheté pour moi. Cela confirma entre autres, que lui et ma mère étaient tous deux bel et bien amoureux, ce que je n’aurais jamais cru possible venant de ma mère. Elle m’a toujours donné l’impression de dénigrer l’homme. Quant à moi, je me suis senti tout du long de ma première rencontre avec lui, intimidée. Je venais de perdre ma mère, mais je retrouvais un père. Et malgré qu’il ne m’avait pas éduqué, quelque part, j’existais grâce à lui, son sang coulait dans mes veines. Il me demanda aussi pour Feriel, mais sans trop aller dans les détails, je lui expliquais que j’étais la seule à connaître la vérité. Feriel n’avait jamais eu connaissance de la lettre et je préférais que ça reste ainsi le temps que toute cette histoire soit tiré au clair. Ce que je ne lui avais pas avoué, c'est que j'étais en très mauvais terme avec Feriel et que je ne lui adressais plus la parole.
   Depuis une dizaine d’années du coup, je rencontrais Altaïr qui avait commencé à enquêter sur sa fille disparue. Il avait retrouvé la trace de la femme à qui mère avait confié l’enfant, elle avait apparemment fini esclave, à cause, d’un crime dont elle avait été accusé. L’enfant a dû, selon lui, fini par être considérée comme un produit, une marchandise vendue au plus offrant avant d’être elle-même devenue plus tard une esclave. Il chercha sous mes conseils avisés, une jeune femme pouvant correspondre à mon âge, une métisse qui n’aurait connu que la vie d’esclave, tout en prenant soin de prendre en compte la provenance des femmes qu’il trouverait. J’étais présente dans la forêt profonde pour y retrouver Altaïr, cet homme se révélait être un grand voyageur. Bien que je trouvais ça louche qu’il choisisse un lieu proche d’un conflit entre les Skaikru et les tribus sœurs. J’imaginais peut-être à tort que c’était son peuple qui l’avait envoyé ici pour une raison qui m’échappait à ce moment-là, surtout qu'il semblait pressé par le temps au moment de notre rencontre.

    Concernant le sujet de notre rencontre, il m’avait annoncé que ses recherches avaient partiellement été un succès. Il retrouva indirectement l’esclave malgré le nombre de femmes qui avaient répondu à la description. Il ne l'avait pas rencontré en personne, du coup, il n’avait pas de visage, pas de nom, ni même de prénom, mais un surnom : Ez. C’était la seule bonne nouvelle, car apparemment, cette dernière avait récemment disparu. L’info me parut horrible à entendre, ayant tout de suite imaginée qu’elle avait péri. Dix ans de recherche pour un tel résultat, ce fut une situation qui avait de quoi provoqué en moi un véritable sentiment de culpabilité, car j'avais cette impression de ne pas avoir rendu justice à la souffrance de Mère et la mienne quelque part. Oui. En retrouvant cette « Ez », c’était comme si je me rattrapais quelque part de mon échec à retrouver ma fille. Je m’étais séparée d’Altraïr dans un silence de mort… De son côté, il semblait pressé d’effectuer une mission, alors il ne s’était que très peu attardée sur mon cas…
   Quelques-heures, plus tard, je remontais de la forêt profonde pour me rendre vers la plaine. Je devais troquer de quoi faire un voyage de retour pour retrouver mon chez-moi. J’espérais quelque part que le conflit n’allait pas trop m’impacter. C’est alors que j’entendis un brui, le son peu accueillant d’un déplacement maladroit sur une branche d’arbre. Par réflexe, je me plaçais en garde, main posée sur le manche de ma dague, bien plus rapide à dégainer que l’arc ou l’épée légère. Silencieuse, sachant les skaikrus hostiles, je laisse le temps à l’intrus de se manifester avant que je prenne son silence comme une menace véritable et éminente à mon encontre.



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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 1747 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : Eilyam (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 180
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le Mer 23 Jan - 8:47

   
Le destin est un dieu espiègle
Ezra & Sherazade

   
« If yours eyes weren't open you wouldn't know the difference between dreaming and waking. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]De nouveau je m'étais éloignée de notre campement sommaire. Poussée par le désir d'aller un peu plus loin, d'explorer un peu plus le continent. Un risque que je prenais à chaque fois que je m'éloignais des plages, sans doute le point le plus éloigné du désert bien que la proximité restait encore certaine, me retrouvant sur le même continent. Chaque fois je m'éloignais non moins de cette bulle que nous étions créées pour affronter le risque d'être retrouvé. Un risque que je prenais. Voulant bel et bien découvrir le monde. Un choix d'explorer le continent qui me conduirait non moins à être ramenée de force à la cité par Roan lorsque je l'affronterai. Néanmoins cet événement n'avait pas encore eu lieu. Un événement qui ne s'était pas déroulée mais qui n'empêchait pas ce grain non pas de folie mais d’anxiété d'être présent. Peut être que ce n'était plus totalement la peur qui me gouvernait alors que j'avais décidé de cesser de regarder derrière mon épaule à chaque fois. Ce qui ne m'empêchait de le faire pourtant encore trop souvent. Sur mes gardes dès lors que je m'absentais mais aussi consciente que restée dans cette bulle ne signifierait pas non plus qu'ils ne me retrouveraient pas. Il y avait toujours cette possibilité. Il y avait toujours ce risque que Roan puisse me retrouver, que d'autres mercenaires nous retrouvent moi et Arméthyse. L'ayant laissée sur la plage, elle sachant que je reviendrai. Ne m'absentant jamais trop longtemps. Pour autant il restait vrai que les mercenaires pouvaient me retrouver, comme Shanareth. Par moment j'espérai de nouveau que ce soit elle qui me retrouve, mais au vue de notre dernière rencontre je savais qu'il serait cruel que je continue de me bercer d'espoirs sur notre histoire. Cette page était terminée. Elle me l'avait fait comprendre. Chacune l'ayant acceptée, plus ou moins violemment. Ce qui n'empêchait ce brin de nostalgie de surgir dès lors que je pensais à elle. Mais de nouveau j'avais pu chasser que toutes ces images douloureuses pour me diriger dans la forêt.

Ayant hésité à être suivie d'Argo. Détestant laissé le camélidé seul bien que je savais qu'il était entre de bonnes mains aux côtés de ma soeur de coeur. Sachant qu'Arméthyse en prendrait soin. Ce qui ne m'empêchait pas d'être particulièrement attachée à lui, seul lien qui me restait pour trouver Shanareth. Seul lien qui existait, nous reliant encore. De nouveau les souvenirs qui manquaient de me submerger alors que pourtant cette fois-ci j'avais fait un autre choix. Une robe qui avait été aussi troquée contre une tenue plus guerrière que j'avais réalisée, m'inspirant des tenues des mercenaires si ce n'était de ce que me contait Arméthyse. Une tenue plus propice pour monter. Une tenue qui continuait non moins de mettre en valeur les courbes féminines comme chaque tenue que j'avais eu l'habitude de réaliser tant pour les membres de la royauté alors que j'étais enfant que pour Ariane. Tentant ainsi par ce biais de me fondre dans le décor. Le désir de rester discrète presque aussi fort que celui de partir à l'aventure. Une nécessité à vrai dire alors qu'il était préférable que nous restions en sécurité, que personne n'apprenne nos identités. Il était toujours vrai d'autant que la présence du camélidé à mes côtés avait toujours détonné. Sachant que je n'effacerai jamais chacune de ces rencontres mais qui conduisait cette fois-ci à me faire de plus en plus discrète, comme si je souhaitais me faire oublier pendant l'espace d'un instant. La crainte que Roan soit proche alors que des dernières rencontres m'avaient laissé croire qu'il se trouverait peut être non loin. Un mordillement de lèvre. Dernier signe d'anxiété avant que je n'en vienne à descendre souplement de l'équidé.

Plus proche de la plaine cette fois-ci, ce lieu vers laquelle je me dirigeais alors, voulant contempler de nouveau cette étendue laissée à vue de tous. Le besoin non moins de faire une pause, de se désaltérer alors que peu après j'attrapais une gourde. Les sacoches qui paraissaient pleines. Ayant insisté sur les paroles d'Arméthyse de les remplir. Une alternative pour tenter d'assumer ce rôle de marchande indépendante que nous nous étions données. Pourtant alors que la jeune femme avait en partie renoncé à ses origines, je n'y avais réussi. N'ayant réussi à me débarrasser entièrement de l'attrait de la cité. La cité qui continuait de m'attirer. Certains détails de la cité qui ne pouvaient que me manquer et que je ne pouvais que revoir dans mes rêves. Sachant que je ne pourrai revenir. Jamais. Un sacrifice nécessaire que j'avais fait pour avoir le choix. Alors même que j'avais quitté la cité, pourtant je continuais de croire que le dieu du soleil m'accompagnait, toujours là. Tentant encore d'avoir la foi, ayant encore cette foi tant différente de celles des autres peuples. Chaque peuple ayant ses propres coutumes. Chaque peuple ou tribu plus précisément qui différait les unes des autres. Et une nécessité des plus obligatoires de tenter de masquer les origines rahjaks qui coulaient dans mes veines. Les marques de l'esclave n'étant visibles. Mais si j'avais quitté la cité, si j'étais une esclave en fuite, cela ne signifiait pas pour autant que j'avais réussi totalement à m'échapper, que parfois la cité ne me rappelait pas à elle.

De nouveau perdue dans mes pensées que je ne pouvais que marcher maladroitement sur une branche d'arbre. Me retenant de jurer. Ce genre de détails qui ne trompait pas alors que j'avais baissé ma garde. Aussitôt je ne pouvais que tourner la tête autour, tenter d'apercevoir ma menace. Et ne pouvant que manquer de me maudire de plus belle alors que j'apercevais soudainement une silhouette parmi les arbres. Si cela aurait été un mercenaire, je serai morte. Ce qui ne voulait pas dire que cette silhouette n'était pas un ennemi juré. Attrapant ma dague aussitôt. Seule arme que je transportais avec moi. L'impression que mon coeur manquait de nouveau d'exploser alors que les battements de mon coeur ne faisaient qu'accélérer sous la pression de l'adrénaline. Une silhouette qui n'était peut être pas un adversaire, mais qui ne me poussait pas moins à être méfiante. Préférant aller au devant du danger alors que je m'avançais dans sa direction. Le bras baissé mais mes doigts non moins resserrés sur le poignard de la dague alors que je m'approchais un peu plus. M'arrêtant à quelques pas pour observer la silhouette de cette femme qui se tenait devant moi. Un regard qui cherchait aussitôt le sien sans que le moindre mot soit prononcé comme pour devenir de quel côté elle se trouvait.
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le Mer 23 Jan - 13:33


"Le destin est un dieu espiègle"

Je préfère affronter l'avenir, plutôt que d'être torturée par mon passé. - Sherazade




    Mes sens désormais à l’affût, le moindre son ne pouvait guère plus m’échapper. La jungle hostile de mon île m'avait forgé dans ce sens, afin que moi-même, je vois et j’entends le monde comme les nombreux prédateurs qui l'habitent. Dès lors que je perçus du coin de l’œil un mouvement, mon regard se dirigea en direction de l'endroit d’où s'émouvait l'ombre devenue silhouette. L'intrus était devant moi, c’était une femme armée d'une simple dague. La jaugeant un moment, je pris le temps de considérer sa situation et la mienne. La détermination mêlée à la détresse qui se lisère dans son regard, m’indiquait naturellement qu'elle était, elle aussi, sur ses gardes. Étant donné qu’elle était seule, je pouvais comprendre qu’elle se sente en danger, c’était éventuellement mon cas… Cependant, j’étais largement mieux armée qu’elle, donc forcément pour elle, c’était moi le danger actuel. Pourtant, elle eut le courage d'approcher et se dévoiler à moi malgré tout.
   Finalement, je décidai de lever mes mains, laissant ma dague dans son fourreau, afin de lui prouver sans passer par quatre-chemins que je n’étais pas son ennemie. La méfiance pouvait subsister, mais c’était à nous de faire le nécessaire pour démontrer qu’elle n’avait pas lieu d’être. Cela dit, plus je l’observais, plus je me demandais de quelle tribu elle pouvait provenir. Je ne connaissais que très peu d’entre elles, mais j'ai quand même eu le loisir de croiser quelques marchands aux origines assez diverses. Sa tenue à elle semblait se rapprocher au niveau du design et de la texture, de celle que porte Altaïr. Pourtant, je peux deviner au premier coup d’œil que cette femme n’a pas été formée pour le combat. Elle ressemble à Feriel, une femme à l’apparence douce, car ayant passé la majeur partie de sa vie à étudier plus que pratiquer la chasse et le combat. De manière plus grossière, cette femme devant moi ne semblait n’avoir aucun muscle. Si chez nous, sa petite taille peut être une qualité en tant que combattante, elle me semblait présentement dérisoire comme s’il lui manquait cette essence propre aux Kovariis. Dans tous les cas, elle n’était pas une guerrière, ou je me trompais fortement. Rien que la manière de tenir sa dague me semblait ridicule.

    Je me demandais alors pourquoi elle portait une tenue qui pouvait, sans aucun doute, être destinée pour une personne cherchant une liberté de mouvement. Si elle n’était pas une guerrière, je supposais qu’elle était une marchande même si j’avais un doute. Pas de marchandise avec elle, cela indiquait qu’elle les avait laissées quelque part et à une personne de confiance. Mais dans d’autres possibilités, son accoutrement presque similaire à celui de mon père, sans qu’elle soit elle-même une combattante… Si on ajoutait à cela le fait que père était indubitablement présent ici parce que quelque chose l’intéressait ; il y avait de quoi avoir une toute nouvelle théorie. Était-elle la cible d'Altaïr ? Après tout, qu’est-ce qui attirerait un mercenaire aussi loin de chez lui si ce n’est l’amour ou le prix de la rançon ? S’il a perdu l’amour, je le sais encore capable de chérir tendrement la richesse de son métier. Si au final, le travail d’Altaïr ne me regarde en rien, il serait mal venu de ma part, de ne pas me questionner quant à ses cibles si en plus de cela, je venais potentiellement à en croiser une.
   Je restai à bonne distance de l’inconnue, soucieuse de ma propre sécurité. Si je tenais à montrer que je n’étais pas une menace, je ne comptais pas lui donner l’opportunité de me prouver que j’aurais été une idiote de lui faire un peu trop confiance, du moins tant qu’elle n’avait rengainé son arme. Ne manquant pas d’observer les alentours pour m’assurer qu’elle était bien seule et qu’elle n’était pas l’instigatrice d’un éventuel guet-apens. « Je ne fais que passer. » Indiquais-je distinctement à haute voix, en espérant qu’elle puisse comprendre au vu de mon accent que je suis une Kovarii et que par conséquent, je ne prendrais part à aucun conflit en lien avec la région, voire le continent lui-même. Je baissais mes bras quand je le jugeais nécessaire, restant à la suite silencieuse, toujours à l’affût du moindre son aux alentours.

    Il y avait un sentiment étrange qui parcourait mon être, quant à l'idée que cette rencontre pouvait facilement, mal tourner. J’ai toujours aimé me sentir dans ces situations où il m’était impossible de prédire mes chances de survie. Sentir mon cœur battre de plus en plus vite, au fur et à mesure que ma respiration s’accélère, que l’adrénaline monte dans le sang. Certaines personnes ne seraient plus capables de réfléchir dans ses moments-là, mais pour moi, c’est à partir de là que je commence réellement à exister et prendre conscience de l’environnement, mais aussi de mon propre corps. Mes pensées deviennent beaucoup plus clair et je réfléchis mieux. Je n’ai donc jamais eu honte d’avoir peur, au contraire, c’est une émotion qui m’a toujours permis de garantir ma survie en offrant une nouvelle dimension à mon acuité. Je suis aussi sauvage qu’une bête quand il le faut, c’est d’ailleurs en apprenant d’eux que j’ai su devenir la chasseuse que je suis.
   Tout ça pour dire, qu’il y a ce sentiment né de l’incertitude de cette rencontre et que malgré un danger probable et inconnu, j’étais-là dans mon milieu. Bien qu’en plus, cette forêt ne vaut pas ma jungle et que cette inconnue ne fut rien à côté des puissances de la nature que j’ai dû affronté afin de m’affirmer auprès de ma mère et du reste de mon peuple. Bien que le vice n’appartient qu’à l’homme, faisant de lui l’animal le plus imprévisible et le plus sournois d'entre tous, je restais confiante à l’idée de pouvoir me tirer d’une situation probable ou improbable.



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Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra Empty Re: Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra

le Jeu 24 Jan - 9:18

   
Le destin est un dieu espiègle
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]La méfiance était là. Des étincelles qui crépitaient tout autour de nous. Chacune scrutait l'autre. Chacune notait les détails de la silhouette de l'autre, examinant la tenue, la couleur de la peau, les cheveux. Une première impression qui pouvait être la bonne ou la mauvaise. Chacune qui tentait de déterminer l'appartenance de l'autre. Chaque personne sur ce continent relié à une tribu en particulier. Du moins ce qui était mon cas avant. Faisant désormais partie des solitaires ou plutôt des esclaves en fuite de la cité rahjak qui se prétendaient solitaires.

Ce que je prétendais quand bien même certains signes pouvaient attirer les regards vers la tribu rahjak comme mon attroupement. Encore cette fois-ci Argo n'était pas avec moi. Mais il ne restait pas moins que chacun des modèles que je créais étaient inspirés par les personnes que je croisais, par les changements qui existaient. M'étant aussi inspirée des tenues que j'avais entrevue lors de mon escapade, de ceux portées par les autres membres des autres tribus. Notant les avantages et les inconvénients avant d'improviser non sans garder certainement une touche rahjak. Sachant pourtant qu'hormis ce détail et la couleur de ma peau il restait plus difficile de me relier avec ma cité d'origine. Les tatouages que je portais, qui n'étaient pas réellement des tatouages si ce n'était les marques de l'esclavage qui étaient dissimulés. Je savais que l'inconnue qui se trouvait devant moi ne pouvait les entrevoir, ne pouvait se douter de cette identité que je comptais bien continuer de cacher.

Mon regard qui s'était aussi posé sur elle, sur son teint plus mat et ses cheveux bruns. Elle n'était une rahjak. Ce qui était certain pour autant elle ne semblait pouvoir appartenir à aucun des tribus que j'avais ores et déjà croisé. Me demandant si elle appartenait aux tribus venant des îles. Des tribus dont j'avais brièvement entendue parler mais que je ne connaissais sans plus. Sur certains sujets, je continuais de rester bien ignorante. Peu importait que je savais désormais lire ou que mes compétences avaient pu être améliorées, que j'avais pu entrevoir le point de vue d'autres hommes, parfois mon passé me rattrapait. Me rappelant qu'être esclave signifiait aussi restait en partie ignorante. Des connaissances que je n'avais pas encore totalement assouvies mais que je continuais de rechercher jour après jour. Continuant de m'éveiller sur des détails qui semblaient banaux pour d'autres. Continuant de m'éveiller sur des détails que je n'avais jamais vu auparavant au sein de la cité rahjak. Comme un enfant par moment à la recherche d'une nouvelle source d'émerveillement. La curiosité toujours là. Cette même curiosité qui me conduisait souvent à prendre le risque de laisser un masque de méfiance derrière moi pour en apprendre des étrangers. Trop curieuse pour laisser passer cette opportunité comme celle de rencontrer les peuples venus du ciel ou d'autres grounders.

Une femme que je ne connaissais pas mais qui avait déjà une stature de guerrière plus affermie que la mienne. Ne comptant réellement sur mes chances de combat quand bien même Arméthyse continuait de m'apprendre ce qu'elle savait, quand bien même je me rappelais les derniers conseils données par celle qui avait la première fois conquis mon coeur. Ne pouvant oublier ces entraînements réalisés au coeur de sa demeure, en une totale discrétion, loin des regards inconnus, loin des regards acérés des membres de la tribu rahjak. Des entraînements qui se clôturaient souvent sur sa couche. Une autre danse. D'autres pas enchaînés qui induisaient bien plus de plaisir que ne pourraient jamais induire les combats. Dague que je tenais non moins. Seule arme, sans doute inoffensive si je me retrouvais face à des mercenaires mais qui me permettait non moins de chasser les écumes de la peur. Me permettant de garder la tête haute ou de prétendre que rien ne pourrait m'arriver alors que je jaugeais la femme qui se trouvait en face de moi.

Chacune qui continuait de défier l'autre du regard, attendant que l'une réalise le premier geste. Ce que j'attendais, voulant savoir si ces intentions restaient de préférence pure ou non. Toujours ces traces de méfiance dont je ne pouvais me débarasser qui me collaient à la peau quand bien même elle reprenait la parole. « Je ne fais que passer. » Ne bougeant pas, attendant qu'elle ait commencé à abaisser sa lame pour que mes épaules se détendent légèrement ou si peu. Néanmoins il était nécessaire que je prétende alors que les marchands ne pourraient montrer autant de peur, de méfiance que les esclaves rahjaks. Me rappelant la nécessité de me fondre dans le décor. Sans doute l'une des raisons qui me convainquit à mon tour de baisser mon poignard peu après le sien. Ne lui faisant pas confiance de même que je n'avais réussi à deviner entièrement l'origine de sa tribu. Toutefois il ne m'empêchait pas de tenter d'obtenir des informations, de troquer ce que j'avais contre d'autres éléments ou de l'or. Ce que tout marchand faisait après tout. Alors comme un masque pourtant innocent qui venait se déposer sur mon visage, je ne pouvais que lui adresser un sourire. « Alors peut être seriez-vous intéressée par ce que j'ai à vendre ou troquer ? » N'attendant ses mots pour faire demi-tour gracieusement quand bien une voix m'intimidait de ne pas me retourner complètement, de ne pas lui tourner le dos ce qui lui offrirait la possibilité de me tuer. Tentant de me convaincre alors que j'esquissais ses gestes qu'elle n'était pas une mercenaire rahjak, ce que je devinais alors qu'elle n'avait ni la tenue, ni la stature. Mon instinct qui me criait qu'elle n'en faisait partie. Néanmoins prudente alors que je retrouvais l'équidé qui n'avait bougé, juste là. M'approchant des besaces qui pendaient sur le côté pour sortir dans son centre diverses objets. Plus principalement des pièces que j'avais créé moi-même, me servant du savoir tant transmis par les calusas que par les rahjaks, mêlant les cultures, mêlant les points de vue et les connaissances accumulées. Exhortant devant elle avec grâce si ce n'était des bijoux sculptés, des coquillages, des étoffes de tissus dont certains avaient donné grès à des robes. Ayant tenté de réaliser le plus de profit en emplissant les besaces sans me charger pour autant inutilement. Ce que je possédais alors essentiellement et qui pouvaient sans doute intéressées toutes femmes même guerrières. « Approchez donc. » Lui adressant un sourire pour l'inviter à venir au plus près, examiner ce que je proposais.

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le Jeu 24 Jan - 12:05


"Le destin est un dieu espiègle"

Je préfère affronter l'avenir, plutôt que d'être torturée par mon passé. - Sherazade




    Une rencontre des plus étrange, si je puis le dire ainsi. Lorsqu’elle rangea à son tour sa dague, elle s’adressa à moi comme le ferait une femme de commerce. Si quelque part, je pus reprendre mon souffle, je n’en restais pas moins sur la défensive, laissant mes sens en alerte qu’importe l’individu bon ou mauvais qui était devant moi. Je ne pense pas agir excessivement, les hommes ont su prouver qu'ils sont les créatures les plus fourbes qui existent en ce monde. Bien qu’à ce moment précis, j’étais prête à accorder ma confiance à cette inconnue, prétendant qu’elle était marchande. Oui. Selon ma vision des choses ; en réalité rien n’est plus dangereux qu’un ami ignorant, de ce fait, mieux vaut être accompagné d’un sage ennemi. Et si cette femme était une ennemie, je préférais la suivre en espérant qu’elle aurait eu l’intelligence de ne rien commettre d’imprudent à mon égard. Si finalement, j’avais un doute quant à ses origines, je pouvais espérer qu’il en fût de même de son côté. Elle devait donc éventuellement ignorer ce dont j'étais capable de réaliser, ce que les femmes de mon peuple étaient capables de faire pour défendre leur vie.
     Les récits de ma mère se battant pour sa vie face à des pirates, rappellent aux plus jeunes d’entre nous, pourquoi nous devons toujours être fières d’être une femme Kovarii. Et à moi, ces histoires me rappellent plus particulièrement pourquoi je n’ai pas à pleurer la disparition de ma mère. Elle est morte l’arme à la main, dans la rage du combat comme elle l’a toujours désiré. Elle n’était pas de ceux qui affirmaient leur lâcheté face aux nombres ou la force supérieur d’un ou plusieurs adversaires. Elle a montré qu’elle était prête à mourir pour défendre ses principes, ses convictions, mais aussi les personnes qu’elle aimait en ce monde. Et sa seule crainte était de dévier de ces trois choses qui motivaient la femme et la guerrière qu’elle était. J’ai arrêté de m’enterrer dans mon passé quand ma mère est morte, il s’est révélé inutile de pleurer une chose qui ne nous sera jamais rendue. Mère disparue, j’étais celle qui héritait de sa position et de son statut… Je ne pouvais plus continuer à faiblir à chaque fois que le souvenir douloureux d’un passé ingrat et malheureux resurgissait.  

    C’est donc le regard tourner vers l’avenir que j’ai décidé de combattre mes démons en prenant exemple sur la force de caractère de cette femme qui me fit voir le jour. Songez alors que mes paroles n’ont pas simplement pour but de venter les quelques qualités de mon peuple, mais davantage pour vous faire comprendre que si je devais tomber dans un piège quel qu’il soit : j’étais bien décidé à démontrer que jusqu’à ce que la mort s’empare de mon être et que la déesse Di’anada me ramène à elle, je me battrai pour ma vie et ma liberté. Alors, j’avais naturellement accepté de m’approcher d’elle à sa demande, remarquant cette fois ce qu’elle transportait avec elle. Je n’avais aucune raison de refuser sa demande, sauf si je décidai de me montrer ouvertement fermée. Cependant, agir de la sorte n’était pas la meilleure solution. Le commerce et la communication étaient ce qui permettaient à l’homme d’échanger autrement que par la violence du combat et je suis loin d’être de ceux qui ressentent le besoin de verser gratuitement le sang de son prochain.
    Je m’arrête à quelques mètres d’elle, songeant que la distance était toujours nécessaire quoi qu’il arrive. J’étais assez proche d’elle pour contempler sa marchandise et assez loin pour réagir à cas d’attaque de sa part. Un regard sur ses biens me suffit pour comprendre qu’elle n’était pas le genre de marchande que je recherche, du moins dans ce contexte… J’avais besoin de ressource pour faire un voyage retour, je ne voyais guère pour l’instant l’utilité d’échanger mes biens pour ce qu’elle proposait. Toutefois, je notais la rareté de ses produits et mis à part les coquillages, je n’avais jamais vu auparavant les restes de sa marchandise. Je m’étais alors demandée d’où elle les tenait dans un bref moment de réflexion. « Navrée, mais pour le moment, je n’ai pas grand besoin de ce que vous proposez. » M’exprimais-je dans un ton paisible et neutre. « Toutefois, je ne connais pas la région, je peux donc vous échanger un bien en échange d’une information. » Je sortis de nouveau la dague, mais lentement pour ne pas l’effrayer. Sa lame ondulée en or reflétait les quelques rayons qui traversaient la cime des arbres.

    « J’ai besoin de me rendre auprès de ceux qui peuvent me fournir un moyen de transport marin… Dites-moi où je puis me rendre et je vous offrirai cette dague en échange de votre réponse. » Cette dague était importante pour moi, attachée par les souvenirs qu’elle renfermait. Mais c’était la raison pour laquelle je voulais m’en débarrasser, elle me forçait à m’accrocher à mon passé alors que ce dont j’avais besoin, c’est avant tout un regard neuf tourné vers l’avenir… Je ne pouvais aller de l’avant, si je continuais de la sorte à accorder encore ce regard au-dessus de mon épaule. Concernant la dague, même si très peu en cette région porte un réel intérêt pour l’or, la plupart sont capables de reconnaître la qualité d’une arme et celle-ci avait été forgée pour les nobles d’une contré lointaine, dans cette cité entourée d'un paysage d’or.
     Un vent se lève, balayant ma chevelure partiellement attachée pour le déplacement en forêt. La sensation de fraîcheur caressant ma peau était un moment que je voulais m’accorder. Je levais alors les yeux en direction du ciel, contemplant un instant le chant des feuillages qui donnaient l’impression que le vent chuchotait de plusieurs voix mélodieuses. Est-ce que c’était là le signe que j’étais sur le point de me défaire d’un poids manifeste ? Celui d’une dague beaucoup plus lourde que l’impression qu'elle en donnait. Ou bien le signe qu’une page de ma vie se tournait à nouveau. Onze ans à chercher une sœur qui a finalement et simplement disparu, une réalité me forçant à enterrer mes espoirs de la retrouver. Peut-être étais-je maudite à voir ceux qui étaient liés à moi disparaître comme ma fille, ma mère et désormais cette inconnue, mais pourtant sœur… Peut-être ai-je toujours eu cette impression d’être maudite, peut-être est-ce secrètement la véritable raison pour laquelle je refuse de considérer ma douce et petite Feriel, comme la petite sœur qu’elle a toujours été ; par simple peur de la voir elle aussi disparaître un jour. Je l’ignore… En réalité, je ne comprends plus les messages qui viennent de mon cœur, en fait, je ne cherche plus à savoir leur signification.

    Mon regard se reposa sur cette femme devant moi… Lui tendant la dague, sans même attendre une réponse. Oui. Je n’avais plus besoin de m’attacher à ce que mon cœur criait de retenir, ce cœur incompris de son propre hôte. En soit, peut-être fuyais-je ce que j’avais peur de saisir et de me souvenir. Ô douce mécréante qui s’enlise de joie dans cet obscurantisme d’ignorance tant désirée. J’assume parfaitement ma faiblesse et présentement, elle me dicte de fuir ce que mon cœur et peut-être aussi mon âme désiraient d’un amour profond, mais désormais souiller par un sentiment malsain. Car c'est tout sauf sain, de s'accrocher à un moment douloureux.



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Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra Empty Re: Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra

le Jeu 24 Jan - 20:49

   
Le destin est un dieu espiègle
Ezra & Sherazade

   
« If yours eyes weren't open you wouldn't know the difference between dreaming and waking. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'examinant du regard. Mon regard qui suivait le sien alors qu'elle examinait les biens qui se trouvaient devant elle. Une tentative de masquer aussi la grimace qui manquait de se dessiner sur mon visage alors que son regard ne s'émerveillait pas. Aucune étincelle qui ne pétillait dans son regard. Rien de cela. Masquant une grimace alors que certes, cela n'était forcément pas les biens les plus utiles mais il ne restait pas moins que c'était des belles pièces. Tentant de ne pas m'offenser face à son absence de réaction positive. Tentant de ne pas m'offenser alors que ses yeux ne pétillaient pas. Sachant que c'était du bon travail pourtant. Ce pourquoi j'étais douée. Des pièces que je pouvais coudre les yeux fermés. Des compétences qui me servaient toujours. Des compétences qui me suivaient. Certaines leçons qui n'avaient pas été perdues. Certaines leçons que j'avais apprise durement ou non au sein de la cité qui étaient restées gravées dans mon esprit. Et certaines compétences n'avaient jamais été perdues comme celles de coudre. Alors je savais que c'était des belles étoffes, de oeuvre d'art selon moi. Sans doute une pensée positive. Et si elle avait la stature pas forcément d'une guerrière comme celle des rahjaks mais il était certain qu'elle savait forcément se servir d'une arme. Néanmoins cela ne voulait pas dire que les guerrières ou ceux capables de tuer, de combattre ne pouvaient pas succomber face aux bijoux, étoffes de tissus. Rustre. Bien qu'il était vrai que de nombreux terriens n'avaient pas autant d'attrait pour les pièces d'art comme les rahjaks. Rien qui ne pouvait ressembler ici au grand marché. Il n'y avait aucun lieu comparable au grand marché qui se tenait au coeur de la cité rahjak sur la grande place. Rien qui ne ressemblait au grand marché où se déroulait tantôt la foire qui attirait à chaque fois foule. Il n'y avait qu'un sein de la cité rahjak qu'on pouvait trouver les fêtes les plus nombreuses. Or se mêlant au pourpre. La cité qui prospérait mais qui vivait autant repliée sur elle-même, du sang coulant sur ses pavés. Un contraste que peu connaissait réellement. Une réalité que peu avait vécu. Mais qui ne changeait rien au fait que je ne  pouvais que me mordiller la lèvre inférieure et tenter de me rappeler que pas tout le monde n'avait le même regard, certains plus aveugles que d'autres. « Navrée, mais pour le moment, je n’ai pas grand besoin de ce que vous proposez. » La jeune femme qui s'était exprimée d'un ton paisible. N'ayant montré aucun signe d'hostilité. Ce qui ne pouvait que me conduire à accepter ce fait, n'en n'ayant simplement besoin. Un fait soit. L'acceptant bien qu'avec une pointe de regret alors que je n'en venais pas moins à ranger avec soin chacun de ces objets dans les besaces.

« Toutefois, je ne connais pas la région, je peux donc vous échanger un bien en échange d’une information. » Mon regard qui se posait sur elle puis sur la dague. Une dague qui n'avait pas de marque distinctive mais il était facile de deviner sa provenance. Mon regard qui ne trahissait rien quand bien même les battements de mon coeur s'accéléraient. La lame venait de la cité. Je n'avais aucun doute là-dessus. J'avais vu assez de lame de ma vie entre les mains de Roan, de Shanareth ou même au sein de l'armurerie d'Ariane pour reconnaître le talent de ceux de la cité, pour reconnaître des lames qui provenaient de la cité. Je n'avais aucun doute. Et aussitôt ma méfiance montait d'un cran alors que de nouvelles questions apparaissaient, tandis que je me demandais comment cette lame s'était retrouvée entre ses mains. Un ton qui était pourtant dégagé lorsque je prenais la parole. « Jolie lame. » Un constat. Ce que je savais, ce qu'elle savait aussi. Il suffisait de voir le travail, il suffisait de voir la lame pour deviner qu'elle valait beaucoup, que c'était talentueux. Et restant surprise qu'elle veuille aussitôt m'offrir cette lame en échange d'information. Ce qui n'était pas rien d'autant que je n'étais pas certaine de pouvoir la renseigner. « Posez votre question, peut être que je pourrai y répondre. » Ne pouvant lui promettre plus que cela. Un marché qui était peut être même inégal face à la valeur de la lame. « Etes-vous certaine de vouloir vous en séparer ? les lames comme celles-ci sont rares. » Une réalité. Ce que tout le monde pouvait deviner. L'or qui était caractéristique de la cité rahjak. Certains biens qui étaient plus précieux que d'autres, plus sentimentaux. Me demandant ce qu'il en était pour elle. Me demandant comment elle avait obtenue cette lame autant que je me demandais qu'est-ce qu'elle recherchait comme information. Espérant que cela rester une information à ma portée, quand bien même je n'avais grand intérêt pour la lame. Une lame qui attirerait surtout l'attention et celle que j'avais me suffisait à vrai dire. Ne pouvant qu'attendre de voir la suite. « J’ai besoin de me rendre auprès de ceux qui peuvent me fournir un moyen de transport marin… Dites-moi où je puis me rendre et je vous offrirai cette dague en échange de votre réponse. » « Je peux l'examiner ? » Voulant avoir cette certitude quand bien même j'en étais certaine. Doigts qui couraient doucement le long de la lame avant de la rendre et de reprendre la parole. « La tribu des calusa. Allez vers l'ouest en direction de la mer, la plage. Là-bas vous pourrez trouver un navire. Là serait votre chance mais encore faudrait-il que vous alliez en direction de l'ouest. » Une question. Il serait plus facile pour elle d'aller en direction de la plage pour obtenir un navire. Mais elle pouvait décider aussi d'aller vers l'est. Tout dépendait de son choix de destination. Imaginant qu'elle ne pouvait que vouloir se rendre au-delà du continent, sur une île mais n'ayant jamais été jusqu'à là, jusqu'à une terre promise quand bien même j'avais affronté pendant quelques heures l'étendue d'eau. « Où souhaitez-vous aller ? » Pointe de curiosité ou possibilité d'entamer la conversation.

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le Jeu 24 Jan - 22:50


"Le destin est un dieu espiègle"

Je préfère affronter l'avenir, plutôt que d'être torturée par mon passé. - Sherazade




    J’ai un sentiment étrange qui s’empare de mon être, elle est liée à la suspicion qui émerge au regard de l’étrangère sur la lame. Ce n’est peut-être rien, j’ai toujours été su voir des réactions chez les autres qui sont très souvent difficiles à déceler… Ma maman m’a toujours dit : le monde est plein de chose évidente que par chance personne ne remarque, mais que pour ma part, j’avais le malheur de percevoir. Des mots durs et mérités, quand mes yeux ne faisaient que voir ces choses que mon esprit avait très souvent du mal à interpréter. Il associait ma capacité à de la sorcellerie, deviner ce qu’une personne ressentait et anticiper quelquefois quelques-unes de ses réactions à la simple lecture de ses expressions faciales. Oui. Pour ma mère, c’était-là une chose bien au-delà de l’empathie commune, c’était pour elle, un objet de mon être qu’elle voulait voir disparaître, un don que j’ai cessé d’écouter quand celui-ci créait plus de mal que de bien autour de moi. Certains ont des secrets à cacher, ou simplement une émotion à dissimuler, ce don les m'était trop souvent en lumière.
   Je n’avais pas conscience de violer l’intimité des autres quand je me faisais soudainement leur confidente d’un soir, parfois indirectement sans leur consentement. J’avais le sentiment incertain que la lame avait provoqué une réaction aussitôt étouffée chez la marchande. Cependant, je préférais toutefois ne pas écouter la voix qui m’en chantait le doute. Je n’avais plus à l’écouter, il n’y avait aucune nécessité à faire de ce don un atout. J’avais de toute façon appris à le craindre quand celui-ci m’induisait en erreur et me faisait juger une personne parfois simplement à son apparence. La marchande m’annonça que c’était-là une jolie lame, une vérité réelle qui se gravait dans la rareté de la pièce au design peu commune. Si l’or devait être une matière répondue dans le royaume où la lame a été forgée, la dague devait être en elle-même une pièce rare… Du moins, si j’en crois les récits que ma mère en a fait à son sujet. Je ne lui répondis pas, c’était un fait des plus évident qui ne demandait aucune confirmation de ma part. J’attendis qu’elle m’autorise à poser ma question à la suite, ce qu’elle fit...

    Mais avant de m’exprimer, elle me demanda si je voulais réellement m’en séparer, étant donné que ce genre de lame était rare. Je levais un sourcil, ma voix intérieure me sollicitant de nouveau pour me mettre sur autre fait : si elle savait que ce genre de lame était rare, c’est qu’elle en avait déjà vu d’autre. Hormis cette dague, je n’avais jamais vu de lame en or pour ma part. « Elle n’a plus rien à m’apporter... » Une réponse évasive, une vérité détournée qui en cachait une autre plus douloureuse. Je ne tenais pas à partager avec elle, une étrangère, les affres de mon cœur. Et puis comment pouvais-je lui révéler qu’une dague était présentement à l’origine des tourments qui hantent mes rêves ? Peu après, comme presser de changer de sujet de conversation, je lui indiquais alors ma requête. Sans répondre au début, elle demanda avant tout à examiner l’arme que je lui tendis depuis le début sans la moindre hésitation. Dans une adresse certaine, elle observait d’un œil sans aucun doute expert avant de me rendre l’arme et m’offrir une réponse des plus conséquente.
   J’étais intérieurement contente qu’elle mentionne la tribu des Calusas, c’était bel et bien eux que je tentais de rejoindre. Le seul problème, ce que je ne savais que trop vaguement l’endroit où se trouvait leur village. Sa réponse était pour moi des plus satisfaisantes, rangeant la dague dans son fourreau, je la détachais à la suite de ma ceinture pour l’offrir à la marchande sans un mot. La dague était à elle, j’espérais que Père ne me tiendrait pas rigueur de mettre débarrasser du cadeau qu’il avait fait jadis à mère. Mon cœur ne supportait plus le poids des souvenirs qu’elle transportait. La dernière question de la marchande me lassa perplexe, il n’est pas toujours intelligent d’en révéler trop sur sa nature ou son identité. Bien que pourtant, je pouvais dans ce cas précis, faire exception, car ayant eu l’intention manifeste de ne pas cacher dès le début mes origines. Alors, je lui répondis. « Chez moi, sur l’île des Amazones... Je suis une Kovarii. »

    Je l’observai un moment et encore une fois, la voix, ce don se manifesta à moi. J’avais beau tenter de l’ignorer, de prétendre qu’elle n’existait pas, il m’était impossible de ne pas entendre cette conscience parasite déblatérer d’innombrables informations pour la plupart des accusations infondées à l’encontre de cette femme. La voix me pousse à la méfiance, elle souhaite faire croître mes doutes. Elle me rappelle que la marchande porte une tenue presque semblable à mon père, qu'elle m'a donné le sentiment de connaître la dague, un fait confirmé par ses propos : le fait qu'elle avait certainement déjà vu d'autre lames de ce genre, sachant sa rareté. La voix est espiègle et maligne, et finalement, je cède à elle… « Connaissez-vous le royaume au paysage d’Or ? » C’est-là ma question, elle était volontairement floue. Mes intentions étaient avant tout de savoir si elle était de ce royaume, mais poser une question aussi direct pouvait se révéler dangereux. Bien qu’en réalité, ma dernière question revenait probablement à la même chose. « Oubliez ma question, c’était mal venue de ma part… Je vous remercie pour votre aide. Je devrais peut-être partir, maintenant. » Comme si la raison m’agrippa férocement, je décidai de revenir sur ma question. Si elle était bien une cible d’Altaïr, je devais éviter ce genre de question qui pourrait la faire se sentir inutilement menacée.



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Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra Empty Re: Le destin est un dieu espiègle | Ft. Ezra

le Sam 26 Jan - 17:18

   
Le destin est un dieu espiègle
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« If yours eyes weren't open you wouldn't know the difference between dreaming and waking. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Dague auquel elle renonçait. « Elle n’a plus rien à m’apporter... » Son choix. Un choix qui pouvait s'annoncer coûteux. Ayant accepté la lame en échange de l’information. N’ayant voulu montrer mon trop grand intérêt pour la lame en or. D’autant plus sérieuse que je savais que je devrais faire attention de ne pas me faire remarquer avec cette lame. Je savais que je devrai faire réellement attention. Un choix qui n’était pas rien. Néanmoins si je prenais ce rôle de marchande ambulante au sérieux alors il serait encore plus dangereux que je refuse. Ne pouvant réellement refusée quand bien même que j’étais tentée de le faire. Si tout était plus compliqué quand j’étais remarquée en compagnie d’Argo, la situation se compliquerait aussi si on me trouvait en possession de la lame. Ne voulant être accusée de l’avoir volée. Et me rappelant la seconde après que je n’étais plus dans la cité rahjak. Je ne pouvais que tenter de me détendre. Tentant de ne pas montrer l’intérêt que je portais pour la lame que je n’avais pu que ranger en y faisant attention en la rangeant. La lame en or qui me rappelait la cité. Provenant de la cité avec certitude. Et sa méfiance que je savais aussi éveillée quand bien même je ne lui avais pas demandé comment elle avait fini par atterrir entre ses mains. L’un des points que je n’avais pas abordé tout en restant curieuse sur la question.

Au contraire je n’avais pu que lui demander où elle se rendait. Une question qui restait plus ouverte. « Chez moi, sur l’île des Amazones... Je suis une Kovarii. » L’île. Comprenant mieux. Elle était originaire de cette tribu. Une tribu dont je ne savais quasiment rien à vrai dire. Ayant juste entendu le nom, que des femmes vivaient en force. Ce qui pouvait expliquer son attroupement, sa silhouette plus de guerrière. Un point intéressant alors qu’aussitôt l’éclat de curiosité s’éveillait dans mon regard. Réellement curieuse d’en savoir plus sur ce peuple dont je ne savais rien. Mais une question que je n’avais le temps de poser alors qu’elle reprenait la parole pour me demander si je connaissais les rahjaks. « Connaissez-vous le royaume au paysage d’Or ? » Les expressions de mon visage qui changèrent. Mais un visage qu’elle n’entrevit pas. Occupée auprès de besaces. Mes cheveux bruns qui masquaient mon visage, les traits de mon visage. Les expressions de mon visage qui avaient bel et bien changé à la mention de la cité. Un nom qu’elle n’avait pas prononcé mais il n’y avait d’autre royaume d’or. Et un intérêt grandissant qu’elle portait aux rahjaks autant avec cette lame sans que j’en sache la raison. Un intérêt qui existait et qui me rendait plus méfiante. Plus méfiante alors que je fuyais la cité, que je ne voulais attirer l’attention sur ma personne. Esclave en fuite. Les marques sur mon corps qui le prouvaient. Rahjak pourtant que je restais. La méfiance un trait caractéristique. Une des tribus les plus belliqueuses mais aussi fières, farouches. Une tribu que peu portait dans leur cœur. Un sujet sensible. Si j’avais jamais réussi à accepter complètement le mode de vie de la cité, en tant qu’esclave, le regard de ceux extérieurs était encore plus noirci envers la cité. Des mœurs totalement différentes. Des points positifs et négatifs pour décrire cet endroit qui ne ressemblait en rien aux autres. Hésitante à parler de la cité mais n’ayant le temps de formuler une réponse alors que déjà elle reprenait la parole pour abandonner le sujet, signifier qu’elle allait partir. « Oubliez ma question, c’était mal venue de ma part… Je vous remercie pour votre aide. Je devrais peut-être partir, maintenant. » Pourtant il me suffisait d’entendre le ton de sa voix pour savoir que le sujet l’intéressait. Me tournant vers elle, de nouveau un masque inébranlable sur le visage. Toute trace d’amertume ou nostalgique qui avait disparu alors que c’était avec un sourire que je m’étais retournée vers elle. « Qui n’a pas entendu de ce royaume d’or ? » Une question qui n’en n’était pas une. Une question qui n’en n’était pas une alors qu’à vrai dire j’étais plus concernée que je tentais de le faire croire. « Je vous propose un nouveau marché, simple, un échange d’information dans la mesure de notre portée. » Un moyen pour elle d’obtenir des réponses. Un moyen pour moi d’obtenir des réponses aussi sans pour autant avoir besoin de tout révéler. « Parlez-moi de votre île et je vous dirai ce que je sais du royaume où tout n’est qu’or. » Sachant que j’allais forcément attirer son attention. Voulant éveiller son intérêt autant que je savais que je jouais à un jeu dangereux. Toujours prête à me brûler les ailes en volant trop près du soleil. Toujours prête à jouer avec le feu qui à me brûler les doigts. Un jeu dangereux auquel j’avais déjà joué au sein de la cité. M’en étant toujours sorti sans parfois non moins en laissée quelques plumes. Un jeu que je n’abandonnerai qu’après mon exécution sur la place publique quand je serai ramenée de force à la cité, mais le moment n’était encore venu. Cet événement ne s’était encore produit. Pour le moment j’avais encore cette flamme dans mon regard, cette volonté d’être cru invincible. Alors j’acceptais, j’acceptais de tenter d’en savoir plus autant sur elle que sur son intérêt non sans savoir que je devrais prendre garde à ne pas trop en dévoiler. Un peuple que j’aurai pu trahir de bien des manières. Un peuple que je pourrai traîner dans la boue maintenant que j’étais une traîtresse. Mais n’y réussissant pas totalement, car quand bien même je pouvais haïr la cité, elle était aussi ancrée dans ma peau. Incapable d’haïr la cité de feu sans l’aimer. Incapable d’oublier certaines personnes en particulier. Mais chacun faisait des choix. Le plus dur restant d’y renoncer.
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