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Makenna Askaywen
DATE D'INSCRIPTION : 21/12/2018 PSEUDO/PRENOM : ΛURORΛ BOREΛLIS MULTICOMPTES : MILA SWANN MESSAGES : 93 CELEBRITE : NADIA HILKER COPYRIGHT : BOREΛLIS, ENDLESSLOVE, RILÈS METIER/APTITUDES : ESCLAVE AFFRANCHIE TRIBU : LES ENFANTS DE LA FORÊT POINTS GAGNES : 22
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le Ven 18 Jan - 18:34
She said, "How could I ever believe in something. That would step aside and watch?" And I got no words to say 'cause I think I lost my faith. But I thank you for the day when everything will be okay. Can we live that real life, real life ? (@imagine dragons // beerus)


C’est tout nouveau pour toi, cette vie. Tu as du mal à concevoir qu’elle t’appartienne. C’est comme un rêve qui te permet de t’évader quelques secondes par nuit. Combien de temps te reste-t-il ? Tu l’ignores. Peu importe, c’est probablement mieux. Ainsi, tu peux prétendre que le peuple du désert est encore loin de toi. Si seulement tu savais, la vérité dissimulée au fin fond de ton esprit. Hélas tu ne parviens à l’atteindre, elle demeure ensevelie sous les maux accumulés. Parce que la captivité hante tes pensées d’une façon particulière, t’empêchant de relâcher la pression qui pèse sur tes frêles épaules. T’es constamment à l’affut d’un danger, incapable de réaliser que tu es en sécurité. Cette notion t’échappe complètement. Pourtant, tu ne peux nier le sentiment étrange qui t’accapare au sein de ce village. Ici, tout semble en apesanteur. Même le temps paraît suspendu au dessus de ta tête. Et comme une enfant qui découvre le monde, tu tentes de comprendre celui des Naoris.

Parce qu’il est bien différent de ceux que tu as expérimenté par le passé. Y’a quelque chose chez eux qui te percute de plein fouet. Tu ne saurais dire quoi exactement. Ils ont cette manière de te regarder, cette lueur bienveillante qui te met du baume au cœur. T’as l’impression d’être normale, anodine, presque invisible. T'as l'impression d'effacer le passé d'un simple claquement de doigts. Ils te voient mais ne te dévisagent pas et cette distinction se révèle capitale. Néanmoins c’est temporaire, tu le sais bien. Quand ils découvriront le monstre que tu abrites, tout se dissipera aussi tôt. L’hospitalité, la charité, la protection. Il ne restera des enfants de la forêt que le souvenir de les avoir connus. Quelques bribes au sein de ta mémoire disparate. Cependant, tu espères retarder ce moment aussi longtemps que possible mais si tu as retenu une leçon de cette décennie infernale c’est que le destin ne peut être contourné. Il est écrit à l’avance par une puissance qui dépasse votre entendement.

« Harlan ? » Tu t’avances vers lui d’un pas hésitant, n’ose pas l’effleurer du bout des doigts, sachant pertinemment l’effet qu’un tel geste peut avoir sur toi. Tu sursautes, chaque fois, la peur cramponnée au ventre, elle rumine dans les tréfonds de ton être. Et tu t’effraies sans savoir pourquoi, t’as simplement appris à avoir peur. C’est certainement ça le plus triste, que tu sois conditionnée à ce point : tes propres réactions ne sont pas tiennes. Tu espères que le temps passé avec le druide pourra te libérer de tes chaînes même si tu réalises que ce n’est pas aussi simple. Guérir un corps est un art, guérir un esprit est une guerre. Parce que l’esprit n’est pas conciliant, coopératif, au contraire. Tu le sais pour l’endurer sans cesse. Dans ton for intérieur, tu mènes une lutte contre toi-même depuis si longtemps. Entre vie et mort, soumission et rébellion. Jamais en harmonie. Jamais en paix. C’est un tourbillon et il emporte tout sur son passage. Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose, de t’instruire auprès du conseiller ? Seul le temps répondra à ta question.


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Harlan Tikaani
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le Dim 10 Fév - 17:43
Enseigner a toujours fait partie de tes fonctions.

Tu n'as peut-être jamais été le plus doué en relations humaines, chez les Naoris, mais tu es patient, expert en ton domaine et cela comble en partie tes lacunes sociales. Tu es habitué à enseigner aux jeunes enfants, à apporter un coup de main aux druides et aux divers apprentis qui auraient besoin de conseils, car Ashiri, même si elle est techniquement toujours ton apprentie, n'a plus énormément à apprendre sur le plan de la médecine.

Tu as toujours vu les trois branches principales de votre enseignement comme complémentaires. Là où les animistes se concentrent sur la nature, les chamans sur les astres et les esprits, les druides, eux, se focalisent sur l'humain. Certains jours, penses-tu sarcastiquement, tu te dis que tu as peut-être raté ta voie. S'il t'est inné de déchiffrer les maux physiques, il t'a toujours été moins simple de diagnostiquer les maux psychologiques ou émotionnels. Ton caractère entêté, ta tendance à penser avoir raison, ont causé pas mal de dégâts et tu le sais. Pas seulement sur le plan relationnel, mais aussi sur le plan politique. Tu apprends de tes erreurs et tu paies pour elle, mais tu essaies de t'améliorer, de réparer les dégâts causés. Même si c'est si peu et si tard.

Quand la voix de Makenna t'interpelle, douce, hésitante, au pied de l'arbre de vie, alors que tu sors d'une classe de jeunes Naoris, tu vois une certaine forme de hantise dans ses yeux. L'ombre est plus légère dans son regard qu'au premier jour, le voile parfois déchiré par des moments où l'ancienne esclave peut presque retrouver un semblant d'insouciance. Tu sais que le chemin vers la reconstruction est long, éreintant. Tu n'as passé que deux semaines dans les cachots rahjaks, et tu étais prisonnier, pas esclave, et l'expérience a déjà réussi à éroder tes solides murailles, te faire douter, regretter, culpabiliser. Tout ce que tu espères, c'est que tu pourras l'aider à se reconstruire et lui assurer que, oui, elle est en sécurité chez vous. Aussi longtemps que tu le pourras, tu feras tout pour garantir la sécurité des tiens.

Le dernier enfant s'en va plus loin, retrouver ses parents ou bien ses autres camarades, tu n'y fais pas plus attention que ça. Ton regard se tourne plutôt vers la progression hésitante de la jeune femme, presque comme si elle avait peur de t'effrayer. Ou peut-être juste peur de toi.

Tu lui réponds avec un léger sourire. « Oui, Makenna ? »

La jeune femme s'intéresse à la maîtrise des soins, depuis peu, fait ses premiers pas dans le druidisme. Tu ne sais s'il s'agit d'un intérêt qui prédate tout ce qui a pu lui arriver dans le désert ou si justement cela découle de son expérience là-bas. Mais s'il y a une chose en laquelle tu peux l'aider, en plus de lui offrir l'asile, c'est bien lui enseigner l'art de la guérison. Et peut-être qu'en guérissant les autres, elle parviendra un peu à se guérir elle-même.

Tu fais un geste pour l'inviter à rejoindre la classe désormais vide, sans pour autant lui imposer quoique ce soit. Tout doit rester son choix, et tu n'as pas envie de la brusquer.

« Comment vas-tu ? Tu as trouvé la plante dont je t'ai parlé la dernière fois ? »

Une invitation à parler d'elle tout comme à éviter le sujet, si elle préfère ne répondre qu'à la deuxième question. Chaque chose en son temps.
Makenna Askaywen
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le Dim 17 Mar - 15:16
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Tu as encore du mal à réaliser que tu te trouves bel et bien dans le village des Naoris. Parfois, quand tu te réveilles le matin, tes paupières refusent de se soulever. Elles demeurent fermement closes malgré tes efforts, craignant de ne découvrir les pierres du Palais avant de n’entendre retentir la mélodie de ta servitude. C’est seulement lorsque tu sens la brise fraîche sur ta peau que tu finis par te souvenir. Quelques brides. La sueur sur ton front, le soleil sur ta chair, dévorant chaque millimètre. Tu t’es enfuie, n’est-ce pas ? Pourtant personne ne s’enfuit, personne ne s’enfuit du désert. Alors, tu es morte là-bas ? D’une certaine façon, oui. Tu es devenue ce qu’ils appellent communément une survivante. Un terme bien élogieux pour définir ce qui respire au fond de toi : une bête sans nom. Tu ne sais combien de temps tu pourras les tromper mais tu t’accroches désespérément à cette idée parce que cet endroit est le seul refuge dans lequel tu te sentes, a minima, libre.

Même si ce n’est qu’une impression éphémère, elle te remplit d’espoir. Et l’espoir est ce qui t’a fait tenir en enfer, ce qui te fait encore tenir debout. L’espoir de te retrouver, l’espoir de retrouver les tiens, quand tu seras prête. Quand tu seras guérie. C’est pourquoi tu prends grand soin d’appliquer les conseils des druides, plus particulièrement ceux Harlan. Il se montre si attentionné avec toi, tu dois bien admettre que cela te fait un drôle d’effet. Ce n’est pas désagréable, bien au contraire, simplement il te faut t’habituer à ce nouveau comportement. Ici, les gens ne cherchent pas à te soumettre, ils veulent que tu t’élèves comme un oiseau prenant son envol. Sauf que pour le moment, tes ailes demeurent brisées. A toi de les réparer, plume par plume jusqu’à ce qu’elles retrouvent leur splendeur. « Je ne sais pas trop. » Cette question te laisse perplexe parce que tu ignores quelle réponse donner, vérité ou mensonge, positive ou négative, réelle ou fictive, les choix sont trop nombreux.

Comment savoir ce qui se passe en soi quand on ne se reconnaît même pas ? « Et vous, comment allez-vous ? » Il y a toujours cette distance qui se maintient par la simple formulation de ta phrase, un écho du chemin restant à parcourir. Tu ne te sens obligée de t’adresser à lui de la sorte, n’imaginant pas une seule seconde agir autrement. « Non, malheureusement. » Ton visage se ferme davantage, manifestant la gêne qui s’empare de ton être à cet instant précis. Tu te sens mal à l’aise d’avoir échoué aussi lamentablement car tu sais que cette tâche est relativement facile. Un enfant aurait pu la réussir. Alors, pourquoi pas toi ? Elle te fait simplement sortir de ta zone de confort parce que tu as passé ces dernières années à te battre essentiellement. Encore et encore. Désormais tu dois tout réapprendre, à commencer par les bases. Le début. Comme un enfant faisant ses premiers pas. Ton équilibre demeure bancale, instable. « Je suis désolée. »

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le Lun 15 Avr - 12:13
Malgré toi, tu as toujours été fasciné par la culture rahjak. Par leurs savoirs, par leurs mystères, par leur maîtrise des sciences obscures, par leur culture à la fois si barbare et raffinée. C'est un peuple qui te captive et t'horrifie à la fois.

Mais aujourd'hui, quand tu regardes Makenna, ses yeux hantés, ses hésitations, ses peurs, tu ne peux t'empêcher de les détester un peu plus. Pour prendre et voler les âmes en plus des corps. Pour arracher leur humanité à des innocents. Oh, tu les hais, les Rahjaks. Pour toutes les choses qu'ils ont brisées, tu les hais.

Toutefois il n'y a pas trace de cette haine ou de cette colère dans ta voix, dans ton expression, quand tu t'adresses à Makenna. Car cette haine est vieille, maîtrisée. Presque incrustée dans tes os. Non, maintenant, tu es juste triste. Triste, et déterminé à ne pas laisser la jeune femme être une coquille vide. Elle peut se reconstruire, tu le sais. Elle n'est pas la première à le faire chez vous, et malheureusement, tu doutes qu'elle sera la dernière. Tu peux juste l'aider à arpenter le chemin de la guérison.

Tu ne te laisses pas désarçonner quand elle répond qu'elle ne sait pas trop comment elle se sent. C'est une réponse, peut-être pas la meilleure, certes, mais elle aurait pu être pire et, en réalité, tu t'attendais à ce qu'elle ne réponde pas du tout. Admettre qu'on ne sait pas, c'est infiniment mieux que de refuser catégoriquement de signaler son état.

Tu hoches la tête, ne souhaitant pas la presser plus loin. Tu lui offres un sourire en échange, quand elle te retourne la question. « Je vais bien, merci. Et tu n'es pas obligée de me vouvoyer. Mais je peux le faire si c'est ce que tu préfères. »

D'habitude, tu préfères le vous, plus respectable, plus formel, quand tu t'adresses aux autres. Mais tu n'as pas envie que Makenna se sente encore plus éloignée de votre tribu qu'elle ne l'est déjà et si changer une simple habitude de langage peut aider à ça, pourquoi pas ? Quant à la façon dont on t'adresse, tu n'y as jamais vraiment fait attention, et tu n'as jamais été du genre à vouloir absolument qu'on utilise ton titre. On sait déjà qui tu es et tu n'as pas besoin qu'on te rappelle ta fonction en t'appelant « conseiller ». Ton prénom ou ton nom suffisent amplement.

Tu vois le malaise de Makenna, quand elle admet son erreur. Presque comme si elle s'attendait à ce que tu la réprimandes, la punisses. Tu te demandes comment elle a pu vivre, là-bas, pour autant craindre les autres. Tu te demandes ce qu'elle a pu voir, comment elle a pu être traitée. Mais tu ne presses pas, car selon toi, elle parlera quand elle le pourra, quand elle se sentira capable de mettre les mots sur ses ressentis, quand elle se sentira assez en confiance pour en parler à d'autres.

« Ce n'est pas grave, c'était une tâche un peu compliquée, elle ne pousse pas partout dans la forêt. » la rassures-tu. Tu as préféré placer tes exigences un peu plus haut, car tu sais que toi, tu as toujours préféré les défis, les expériences compliquées où tu dois te dépasser. Maintenant, tu sais que tu dois t'adapter, aller à plus petits pas avec Makenna. Il suffit de réajuster, adopter une autre forme d'enseignement. Il faut la mettre à l'aise, qu'elle apprivoise petit à petit son environnement. Pour ça, lui donner des moyens, des but à atteindre en-dehors de la sécurité du village te paraissait une bonne idée, mais c'était peut-être encore un peu trop tôt. Tu tournes ton regard vers l'entrée du village, avant de reporter ton attention sur Makenna. « Veux-tu m'accompagner ? Je peux t'indiquer où elle se trouve, comme ça, tu sauras la prochaine fois. »
Makenna Askaywen
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le Dim 9 Juin - 11:11
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« Non c’est bon. » A vrai dire, la demande te désarme quelque peu. C’est encore nouveau pour toi, cette façon d’interagir. Tout le monde prend soin de ne pas te brusquer, te braquer. Faisant attention aux choix de leurs mots, de leurs gestes. Comme s’ils sentaient le poids de ton histoire dès que tu poses ton regard meurtri sur eux. Ce n’est pas intentionnel. Si tu pouvais, tu effacerais l’empreinte de ta servitude d’un revers de la main mais tout ce que tu peux faire actuellement, c’est vivre avec, survivre avec. Tu peines à concevoir que ta liberté t’appartient, il te suffit pourtant de la saisir. « Dans la forêt ? » Depuis ton arrivée, tu n’es pas sortie du village. Ce n’est pas faute de guetter les alentours, perchée sur la cime des arbres, mais tu ne te sens pas sereine à l’idée d’en quitter les frontières. Pourtant, les missions du druide ont pour but de t’amener plus loin, de t’aventurer hors des sentiers battus, de prendre des risques. Tu as conscience du privilège dont tu bénéficies et ne souhaites pas le décevoir. Hélas, la pression est constante. A l’affut du moindre bruit suspect, d’une ombre proche de toi, d’un souffle glacial. Tu as l’impression que le danger t’attend à chaque pas. Et par-dessous-tout, tu redoutes que tes craintes ne t’amènent à commettre l’irréparable… une nouvelle fois.

« Les bois ne sont pas sûrs… » Comment lui avouer que la vraie menace, au final, c’est toi ? Ce ne sont pas les mercenaires, les chasseurs, les étrangers. C’est toi, l’animal qui vit au milieu d’eux, la bête qui dort parmi eux, le monstre qui respire le même air qu’eux. C’est toi et cet instinct de survie, qui a souillé ce qu’il restait de ton âme, qui a entravé ce qu’il restait de ton humanité pour sauver quoi ? Une carcasse vide, un squelette tenant à peine debout. « Avec moi… » Tu ne veux pas entraîner d’autres innocents dans ta chute, ne pouvant t’empêcher de penser à des scénarios sinistres. S’ils te retrouvaient ? S’ils te ramenaient ? S’ils le capturaient aussi ? Pire encore, si tu lui faisais du mal sans le vouloir ? Si tu le blessais gravement ? Si tu le tuais ? Cette idée te fait froid dans le dos, consciente que tu peux perdre le contrôle à tout moment, encore plus dans un environnement inconnu. Tu ne veux pas être responsable de sa disparition, peu importe la façon dont elle se déroule. Cependant, tu aimerais vraiment explorer les environs en sa compagnie, partager les connaissances de son savoir, apprendre les plantes de sa science. « Je ne veux pas qu’il vous… qu’il t’arrive malheur. » S’il savait ce dont tu es coupable, les crimes que tu as commis, peut-être qu’il t’abandonnerait quelque part pour que tu reçoives le sort que tu mérites. Une morte lente, dans la solitude, rongée par la culpabilité, hantée par les cauchemars. Une morte qui t’attend depuis si longtemps…


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le Mer 3 Juil - 23:09
Prudent, tu es si prudent dans tes propos avec Makenna, comme un animal à ne pas effaroucher. Ce n'est pas la première personne avec qui tu dois agir ainsi, et, tristement, tu ne penses pas que ce sera la dernière. Brisés, esseulés, confus, tu en as vu, de ceux-là. Tu essaies de les aider à ta manière, jamais invasive, jamais trop partisane. Tu n'es pas celui à qui on s'adresse le plus volontiers pour parler de ses problèmes. Tu n'es pas exactement un confident, mais tu aides à ta façon : tu es un guérisseur et tu aides à guérir. Tu trouves d'autres façons de soigner les plaies. Tu ne les rouvres pas, pour faire suinter le sang de la plaie, mais tu les désinfectes, tu endors la douleur.

Tu y vas à pas prudents avec Makenna, lui offres des alternatives, des solutions. À elle de les saisir, à elle de choisir. Ce n'est pas simple, tu le sais, mais tu espères qu'elle comprendra qu'ici, elle est libre. Il n'y a pas une voie unique tracée pour elle mais des myriades.

Tu es légèrement soulagé quand elle te dit que tu n'as pas besoin de la vouvoyer. Tu t'y serais fait, à cette distance, de toute façon, mais tu ne penses pas qu'elle soit très bénéfique. Alors, certainement, tu n'es pas la personne dont Makenna est la plus proche ici, mais tu veux l'aider, à ta façon.

Toutefois, tu sens son malaise, quand tu lui proposes d'aller dans la forêt. Tu t'y attendais, mais tu ne changes pas de cap pour autant, et attends patiemment sa décision, en gardant ton regard fixe et  calme sur elle. La décision finale lui revient. Si elle ne se sent pas assez à l'aise, tu ne la forceras pas. Mais tu espères voir la réfugiée petit à petit s'émanciper de l'étau dans lequel les Rahjaks l'ont enfermée. Tu espères voir un jour la peur quitter ses yeux, cette hantise disparaître de ses prunelles.

« Ce n'est pas très loin. » la rassures-tu. Avec un doux sourire, tu ajoutes : « Nous sommes déjà au coeur de la forêt, dans ce village. Il ne faudra pas beaucoup s'éloigner pour en trouver. »

Ton but est simplement de la pousser lentement à ne pas avoir peur de sortir. À ne pas craindre ce qu'il y a au-delà du village. Bien sûr, il est certain qu'il est préférable pour l'instant qu'elle reste sous votre protection, dans vos frontières invisibles. Mais tu n'as pas la sensation que Makenna était autrefois une âme facilement domptable, confinée. Peut-être te trompes-tu, mais tu crois déceler un côté sauvage, fait pour la vie en plein air, pour les errances vagabondes. Tu as envie qu'elle puisse retrouver cette liberté, au moins un peu.

Mais étrangement, ce n'est pas tant la forêt qui semble lui faire peur, mais plutôt que tu te retrouves seul avec elle. C'est un aveu à demi-mot, presque honteux. Tu hausses un sourcil, à ça. Tu ne peux pas lui dire qu'elle ne te fera pas de mal, parce que tu ignores ce dont elle est capable car tu ne connais que très peu de son passé. Et tu ne peux pas lui assurer que tu pourras la maîtriser car même si tu es un homme et plus grand, tu n'as rien d'un guerrier et tu n'as pas été entraîné au combat. Si tu sais théoriquement parfaitement les points faibles d'un homme – ton métier est de guérir et sauver, et pour cela, tu dois également savoir comment on peut mourir et tuer –, la pratique est une autre affaire.

Tu ne peux pas demander « me ferais-tu du mal à moi ? » car tu ne sais si Makenna elle-même connaît la réponse. Peut-être as-tu tort de lui faire confiance, peut-être devrais-tu être plus méfiant. Mais tu veux lui accorder une chance, tu veux croire qu'elle peut guérir et qu'elle n'a pas un mauvais fond. Si elle ne peut le croire elle-même, tu essaieras pour elle.

« Je te fais confiance. » affirmes-tu, espérant disperser le doute de son esprit. Puis, pour essayer de la rassurer, tu ajoutes : « Je suis habitué à ces sorties et à leurs dangers et je sais où je vais. Mais je préviendrais les sentinelles, au cas où, et leur dirais quand attendre notre retour, approximativement, si cela peut te rassurer. » Tu ne préviens pas toujours de tes déplacements, quand ils sont très brefs, mais si cela peut la conforter de savoir qu'on viendra vous – te – chercher si vous dépassez un certain temps alloué, tu n'hésiteras pas. T'encombrer de la présence de sentinelles pour un si petit trajet te paraît superflu.

Tu la fixes, interrogateur, mais patient. À elle de décider de t'accompagner ou non. À elle d'avoir moins peur d'elle-même et de se faire confiance.
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le Ven 12 Juil - 11:20
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Tu ne devrais pas. Il ne devrait pas te faire confiance. Personne ne te devrait te faire confiance. Tu ne te fais pas confiance toi-même. Comment quelqu’un d’autre le pourrait-il ? Comment le peut-il ? Tu ne comprends pas. Sauf que tu n’es pas la première rescapée qu’il côtoie. Certainement pas la dernière non plus. Combien marcheront dans tes pas ? « Bonne idée. » Quelqu’un viendra le chercher. Quelqu’un bravera les dangers pour le retrouver, pour le ramener chez lui. Quelqu’un tentera de le ramener en vie, quoi qu’il advienne. Et l’espace d’un instant, tu l’envies malgré toi. Tu aurais voulu que quelqu’un vienne te chercher. Tu aurais voulu que quelqu’un brave les dangers pour te retrouver dans le désert, pour te ramener dans les montagnes. Tu aurais voulu que quelqu’un tente de te ramener en vie. L’ont-ils fait ? Ont-ils parcouru des kilomètres pour chercher des traces de ton passage sur les dunes de sable ? Ont-ils continué les recherches longtemps ? Des semaines, des mois ? Quand ont-ils décidé d’abandonner ? De t’abandonner ? Tant de questions, aucune réponse à l’horizon. C’est peut-être mieux ainsi. Mieux de ne pas savoir. La vérité est parfois plus douloureuse que le mensonge, que l’ignorance, que l’illusion façonnée par l’esprit.

« Je te suis. » Tu parles peu car tu n'es pas très rassurée de faire cette excursion en sa présence ou plutôt, qu’il la fasse en ta présence mais tu ravales tes doutes pour t’aventurer dans les bois. Plus loin que ton regard ne peut se rendre. Plus près que ton imagination ne peut prétendre. Ca fait tellement longtemps que tu rêves de cette nature sauvage… tu as bien du mal à considérer que tu peux enfin la frôler du bout des doigts. D’ici, les montagnes te semblent moins insurmontables pourtant tu n’es pas prête de les gravir. Tu n’es pas prête de retrouver toutes les personnes que tu as perdues. Tu ne sais même pas si elles ont survécu. A commencer par tes parents, rongés par le chagrin. Que sont-ils devenus au fil du temps ? Ont-ils perdu espoir de te revoir un jour ? Et ton amie @Nuna Cortez s’est-elle remise de ta disparition ? A-t-elle pu poursuivre son existence sans rien connaître de la tienne ? Tu espères sincèrement qu’elle s’est construire, reconstruire après ton départ forcé. Tu espères dans le fond, qu’ils ont trouvé une façon d’avancer. Parce qu’ils étaient ta façon, ta motivation, ta raison de vivre, de t’en sortir. Ils étaient tout ce que tu désirais du plus profond de ton être.

Alors pourquoi ne pas retourner là-bas ? La réponse à cette question te fait peur car tu dois admettre ce que tu es devenue. L’ombre de toi-même. Une imposture, une pâle copie, un frêle souvenir, prêt à s’effriter, à se fendre au moindre éclat. Tu n’as plus rien de la Makenna qu’ils ont connue. Tu n’en portes que les traits usés, fatigués et abîmés. Quelques battements qui déroutent ton cœur esseulé. Et un monstre tapis dans l’ombre assassine de ton propre reflet.

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le Mar 16 Juil - 18:36
La mention des sentinelles semble la rassurer, et tu respires un peu plus aisément. C'est un minuscule sacrifice pour toi, mais tu imagines que cela apaise la conscience de Makenna et vraiment, c'est le plus important, n'est-ce pas ? Tu souris tandis que tu hoches la tête. « Faisons comme ça, alors. » dis-tu, tout en prenant la direction de la sortie du village. La couverture feuillue du Grand Chêne est moins dense ici, remplacée par les ramures d'arbres ordinaires, plus petits. Les branches se font nues, petit à petit, loin du coeur radioactif qui maintient votre village dans une armure végétale éternelle, peu importe les saisons. Une sentinelle est présente, comme à tous les possibles points d'entrée, et se redresse légèrement quand vous passez près d'elle.

« Nous sortons en forêt, chercher des ingrédients. » annonces-tu calmement. Rien de neuf pour toi. Généralement, tu ne prends même pas la peine de prévenir les sentinelles, et tu peux le voir, à l'air quelque peu interrogateur que tu reçois en retour, bien qu'il soit très vite dissimulé. « Préviens les autres et le Conseil ? Nous devrions être de retour dans quelques heures, au plus tard, à la tombée du jour. »

Tu reçois une affirmation en guise de réponse, et c'est tout ce que tu demandes. Tu tournes ton regard vers Makenna, derrière toi et lèves une paume, en une question silencieuse. Prête ?

Heureusement, la jeune femme semble vouloir te suivre. Tu avances lentement, connaissant le chemin par coeur, mais laissant à Makenna l'occasion de se repérer. Tu pointes ici et là quelques arbres ou rochers, pour l'aider à se repérer, à l'avenir, quand elle voudra faire le chemin seule. Tu ne le dis pas explicitement, mais tu lui donnes les premières clés de l'autonomie. Tu tentes de lui donner du contrôle, pour le futur, quand elle se sentira suffisamment à l'aise pour le saisir.

« C'est un peu un labyrinthe au début. » concèdes-tu, avec un léger sourire. « Et les saisons changent radicalement le paysage, c'est parfois difficile de reconnaître un endroit, quand il change de visage aussi complètement. Mais il y a des points de repère qui restent immuables. » Tu pointes des marques, laissées sur les arbres, peintures naturelles ou légères entailles, difformités ou excavations déjà présentes. Points de repère qu'on vous apprend dès que vous êtes enfants, un savoir perpétué de génération en génération. Seuls les Naoris savent, et ceux en qui ils ont suffisamment confiance pour partager ce savoir.

Peut-être seras-tu amené à regretter. Mais Makenna est une réfugiée. Peut-être pas une Naori à part entière, mais elle vit dans votre tribu, et pour toi, il faut l'intégrer comme telle. Son passé d'esclave rahjak ne fait pas d'elle une rahjak, à tes yeux.

Tu gardes un œil prudent, tout du long, sur Makenna. Tu essaies de deviner son état. Est-elle mal à l'aise, effrayée ? Déboussolée, confuse ? Difficile à dire. Tu repères mieux les mensonges que les états émotionnels.

« Ça va ? » préfères-tu t'assurer, verbalement, avant d'aller beaucoup plus loin. « Prête à continuer ? »

La plante à laquelle tu penses n'est pas à des kilomètres de là, mais tu préfères t'assurer que tout se passe bien.
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