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Cassian Saada
DATE D'INSCRIPTION : 03/12/2018 PSEUDO/PRENOM : Anticarde. MULTICOMPTES : Néant. MESSAGES : 608 CELEBRITE : Evan Peters COPYRIGHT : Nexus (avatar). METIER/APTITUDES : Sorcier. (apothicaire, chirurgien) TRIBU : Rahjak. POINTS GAGNES : 164
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le Mer 2 Jan - 22:18
Le goût de l'Ether.
Kieran & Cassian.

Juillet 2107.

La canicule estivale qui assaille la Cité Rouge a quelque chose d’un fléau divin. C’est à sa demander si quelque dieu, offensé par l’anathème et les sévices de la culture Rahjak, n’a pas choisi de leur infliger une épreuve annuelle afin d’expurger leurs crimes. Ce midi, le soleil torpille sans pitié le pisé des toitures et des façades. Se promener dans la rue relève d’une prouesse de fakir. La poussière que soulèvent les charretiers et les rares émissaires enturbannés se dresse telle une brume de poix, et vient pigmenter les suées qui dévalent le front des hommes, le dos nus des esclaves, pareils à des coulures de boues. Pas un chat ne rôde dans les promenades des bazars. Pas un salon de thé n’offre une relâche miséricordieuse. Toutes les portes semblent verrouillées, les tentures des fenêtres, tirées parfaitement. Les plus irréductibles gamins trouvent à s’amuser auprès des puits, caracolant à demi-nu.

Cassian n’a pas idée de la fournaise qui abasourdit la Cité, au dehors. Depuis des mois, il s’est retranché dans un vieux réduit. Un ancien cellier transformé en étude provisoire, afin de se couper du monde et du temps. Afin de pouvoir livrer son esprit et son corps aux rebondissements de la science, sans être importuné par le tout-venant. Afin d’être prêt, quand il sera l’heure. Là, au creux de son ermitage, il feuillette des encyclopédies du matin au soir et du soir au matin, s’adonne à ses premières concoctions, approfondit certains procédés, en attendant qu’enfin, elle daigne lui lâcher la bride. Jezabel.

Elle lui a promis que bientôt, il passerait à la pratique, non sans exiger de lui un ancrage théorique fourni. De manière imminente, elle lui a dit qu’elle lui rapporterait de quoi se faire la main. De quoi se faire le bistouri. Le scalpel. Le maillet. La spatule. La sonde. A défaut d’avoir fricoté avec la belle, Cassian tient ses notions anatomiques de liasses de vélin et de papyrus, couverts de croquis approximatifs et de planches d’écorchés-vifs. Chaque muscle et chaque os à un nom, qu’il se délecte à prononcer. Comme un navigateur rêve de terres lointaines en caressant sa mappemonde, l’apprenti Sorcier s’impatiente de longer la rivière des veines, le torrent des artères, le bief des ventricules, la anse de l’estomac, de balayer des arantèles de neurones, de synapses et de nerfs qui se dresseront sur son passage. La hâte lui scie cruellement le ventre.

Mais il patiente sagement, enfant docile, taillé de retenue. Il a déjà effectué de menues chirurgies sur de petits animaux ; rats, gerboises, des chats et des chiots errants, des porcelets malades ; de quoi se faire les crocs, de quoi ronger son frein. Il s’est même aventuré à recoudre une mule et à opérer une pouliche sous l’œil vigilant de son mentor, prémisses à la médecine humaine. Sa main tremble peu. Son amour pour le détail et son goût pour l’abject le prémunissent efficacement au moment des gestes les plus techniques, à l’heure des craquements sordides. Il avance vite. Il apprend follement. Il acquiert effrontément. Il a assimilé les bases à la vitesse d’une comète. Et aujourd’hui, du haut de ses quinze ans, il a déjà secondé Jezabel au décours de chirurgies fines et plus barbares, à la faveur d’amputations ou d’avortements, et jamais il ne cille lorsque s’ouvrent les panses turgides. Jamais il ne titube alors que lui monte aux narines le bouquet d’arômes fétides. Il observe sans pâlir la tenaille ensanglantée. Il ne sourcille pas quand une giclée de sang sabre son tablier de boucher. Il voit le corps humain comme une machine complexe, comme un bain de réactions chimiques ininterrompues, comme une usine à prodiges, comme une magie dont les secrets cabalistiques sont tangibles, saisissables, à portée de rétines.

« Viens, Cassian. Une occasion à saisir ! »

Séance tenante, l’apprenti s’arrache à son pupitre, mouche la chandelle et abandonne l’exigüité de sa retraite. A grandes enjambées, Cassian gagne le vestibule de l’échoppe de la Sorcière. Elle l’attend paisiblement, juchée sur une échelle, étiquetant sur une étagère haut-perchée une multitude d’horreurs fraîchement mises en bouteille. Elève studieux et aussi discret qu’une souris, le puîné Saada patiente qu’elle en ait fini avant d’ouvrir la bouche. Il se tient les bras croisés dans le dos, affectant une raideur quasi-martiale, et rien de l’appréhension qui le gagne n’a pouvoir de contaminer le bandé de ses muscles au garde-à-vous. Son corps est une armure insonorisée et capitonnée, qui ne laisse rien filtrer des remous titanesques qui l’ébranlent. Son visage à la candeur lisse et absente d’une marionnette de Vienne. Ses prunelles semblent des rondelles de basaltes fixées dans des orbites vacantes. Son esprit est une forteresse hyperboréenne prises dans les glaces, et dont les brisants verglacés éconduisent la moindre tentative d’investigation.

« De quoi s’agit-il, Jezabel ? Est-ce que je dois préparer des instruments en particulier ? Demande t-il d’une voix blanche, comme désinfectée à l’alcool de bois.

La Sorcière ricane dans sa barbe, avant de tourniquer sur elle-même avec la grâce d’un échassier. Depuis les hauteurs de son échelle, son rire caustique résonne comme la stridulation d’un insecte qu’on vient d’épingler et qui se meurt. Une trille éraillée et sinistre.

- Ne brûle pas les étapes. Aujourd’hui, c’est toi qui observe, c’est toi qui choisit, c’est toi qui officie. Sauf si bien sûr… Tu as encore besoin de moi. Estimes-tu avoir encore besoin de moi ? » Pure rhétorique, bien sûr. Un long silence se balance entre les deux rebouteux, et Jezabel n’attend pas même une confirmation pour reprendre son travail d’abécédaire. Faisant mine d’être absorbée par sa besogne, elle lâche sur un ton distrait, par-dessus son épaule : « C’est une affaire commune. Encore une chiourme qui s’est essayée à prendre la poudre d’escampette, mais les gardes lui sont tombés dessus à bras raccourcis et il s’est fait souffleter sur la place publique. Apparemment, il n’ont pas lésiné sur l’huile de coude, car le petit est souffreteux et pâtit d’une fièvre terrible. Ses plaies sentent, et tu sais ce que cela signifie… Bref, ils sont partis le chercher… Gère-le à ta manière. Gère-le selon ton inspiration et suit ton intuition de Sorcier. Les manuels ne souffrent pas, ne se répandent pas en doléances et autres larmoyades… Je veux que tu côtoies la souffrance et la réticence du malade. Je veux que tu te sentes seul et démuni au chevet de ton patient. Je veux que tu vois ses yeux voilés par les funestes perspectives qui glissent sous ses paupières. Je ne t’aiderais pas, Cassian. A aucun moment. Si tu te montres négligent, il crève. »

Bien sûr, Jezabel exagère à plaisir, Jezabel ménage son effet histoire de tisonner les appréhensions de son pupille. Mais s’il y a bien une part de jeu dans ses hyperboles cruelles, il est aussi nécessaire que son disciple se retrouve seul avec ses doutes, avec ses pressentiments, avec les risques qu’il compte prendre, avec les différents itinéraires de la guérison, des chemins dégagés aux méandres plus boueux. Quelques lacérations infectées, cela est un cas plus que courant qui se veut une parfaite épreuve initiatique. Toutefois, mal désinfectées, mal évaluées, les plus piètres blessures peuvent tourner à la gangrène et à la septicémie, une escalade qui prend souvent de cours les plus émérites guérisseurs.

« Je n’ai pas besoin d’aide. Merci. » Annonce l’apprenti-sorcier d’une voix atone. Néglige t-il la tâche qui l’incombe, présumant de ses capacités, ou alors l’angoisse s’est-elle éprise de ses entrailles profondes à l'emmurer en lui-même ? Il ne laisse rien affleurer, s’occupant déjà de prédisposer la table d’auscultation.

Spoiler:
Désolé c'est un peu long !  Le goût de l'éther. 407818960 Juste le temps de planter le décor !  Le goût de l'éther. 4043954467
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Kieran K. Peters
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le Mer 9 Jan - 22:24

Le goût de l'Ether.

Joue, Docteur joue !

Début juillet 2107 (14 ans).

Cet épisode de sa vie, Kieran ne devra pas s’en souvenir, et heureusement pour lui. Il n’en gardera comme trace que des cicatrices marquées, le bruit et la douleur provoquée par le fouet sur son dos, mais il ne se rappellera pas la fièvre et son passage chez une Sorcière. Non, cet épisode, il n’en gardera aucunes images nettes pendant plusieurs années. Il verra cela comme un mauvais rêve, juste un mauvais rêve…

La punition dépasse le crime même si les complications n’étaient pas prévues. Ce qui devait être une punition classique au fouet s’est transformée en cauchemar dont la brûlure n’a rien à voir avec le soleil éclatant qui rôtit l’extérieur. Il s’agit ici de flammes intérieures qui consument le corps du garçon en entier, lui lèchent le dos et font bouillir ses entrailles. Un feu ardent qui le fait hurler de douleur alors que son corps reste immobile, sur le ventre, le respiration saccadée et une sueur glacée recouvrant sa peau brûlante.

Kieran a perdu toute notion du temps. Il ne sait combien de jours se sont écoulé depuis sa punition et encore moins depuis que la fièvre l’a frappé. Peut-être cela ne fait qu’une journée, peut-être plus… Cela a bien peu d’importance au final. Son esprit est enfermé dans une fournaise qui rend l’astre de feu bien accueillant à côté. Il délire, probablement, mais il ne s’en rend pas compte. Les plaies dans son dos sont chauffées au fer rouge. Est-ce seulement réel ? Impossible à dire.

Une voix l’interpelle dans la fumée suffocante qui l’aveugle, une voix familière. Sa mère ? Sa maman oui, maman…


La tante de Kieran tente de faire réagir le malade, épongeant son front brûlant et sa nuque avec un chiffon rafraichis et l’interpellant d’une voix douce. Il doit se lever, on va le soigner. Mais Kieran ne bouge pas, il appelle faiblement sa mère, ce qui provoque un sanglot chez la jeune femme qui redoute le sort du garçon. Certes, leurs maîtres ont décidés de le soigner, mais il n’est pas encore sauvé…
Ils auraient trouvés un moyen de ne pas dépenser d’argent, si tout se passe bien, et offrent donc une chance à l’enfant qui aurait pourtant essayé de s’enfuir (malgré qu’il ait juré le contraire). Mais pour être soigné, il doit se lever. Comment mettre debout un jeune garçon à la fièvre telle qu’il délire ? La question est vite réglée lorsque deux hommes l’attrapent chacun par un bras et le relève sans plus de cérémonie. Ce mouvement brusque semble faire revenir Kieran à lui l’espace d’un instant. Il prend conscience qu’on l’emmène et, malgré sa faiblesse, il se redresse et tente, en vain évidemment, de se dégager de la prise des deux hommes.

« Non, pitié, je n’essayerai plus jamais de sortir, je le jure ! Pitié ne m’emmenez pas, je vous en supplie ! »

Un instant de lucidité dans cet enfer, une brève éclaircie pour se rendre compte qu’on l’emmène. Il a fauté et il n’est plus utile, ils se débarrassent de lui. Mais il lutte, il ne veut pas. Il ne veut pas partir, peu importe où on l’emmène. Il se débat avec la force d’un nouveau né, même pas de quoi faire lâcher légèrement ne serait-ce qu’une des mains qui le tiens fermement. On l’emmène, c’est fini pour lui…

La tante de Kieran tente de le calmer en lui répétant qu’ils l’emmènent pour le soigner, rien d’autre, mais l’enfant n’entend pas. Il est tiré au dehors malgré ses cris et ses faibles tentatives de faire demi-tour. Mais à peine le trio a-t-il fait quelques pas hors de  la maison que Kieran s’écroule de nouveau, terrasser par la chaleur du soleil qui rappelle à lui la fièvre. Une blouse large lui est passée afin de protéger un minimum ses plaies de la poussière et du soleil et il est porté tel un sac de farine inerte sur l’épaule d’un des deux hommes venus le chercher, non sans que celui-ci ne marmonne dans sa barbe son mécontentement.

La poussière vient embrumer un peu plus l’incendie qui irradie dans le corps du garçon. Loin de l’éteindre, elle ajoute à son délire des silhouettes fantomatiques tenant un fouet à la main et des sensations d’étouffement, ou peut-être étouffe-t-il vraiment ? Sa gorge est sèche, sa langue semble transformée en pâte et ses poumons sont deux brasiers incandescents. Son corps se balance mollement alors qu’il n’a pas conscience d’où on l’emmène. Le trajet peut n’avoir duré que quelques minutes comme des heures, tout ce que le garçon sent ce sont les effets du mal qui le ronge.

- Je vous le met où ?

Le trio vient d’arriver à l’échoppe de la Sorcière. La tante n’a pas pu venir, le maître ne va pas tarder pour négocier les soins. L’homme qui porte Kieran est pressé de se débarrasser de son fardeau. Il est espère qu’il n’est pas contagieux au moins, sinon il aura à faire à lui, s’il s’en sort.

- Il a vaguement repris connaissance quand on l’a levé, sinon il ne fait que marmonner des trucs incompréhensibles.

Les deux hommes ont hâte de partir. Le maître arrive enfin. Kieran remue faiblement avant de s’immobiliser de nouveau. Il n’a aucune idée de ce qui l’attend…

AVENGEDINCHAINS

Cassian Saada
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Le goût de l'éther. Empty Re: Le goût de l'éther.

le Jeu 7 Fév - 0:53
« Je vous le mets où ? Demande l’un des portefaix, harassé d’avoir traîné le garçon en plein zénith.
- Là-bas. La salle derrière la tenture. Il y a une table de chirurgie. Posez-le. Dessus. » Répond l’apprenti-sorcier de sa voix monocorde, exhaustif dans son explication au cas où le rustaud serait arriéré.

A vrai dire, Cassian Saada, du haut de ses seize ans, s’est encore très peu heurté à ses semblables. Il vit dans une bulle, dans une tranquilité propice à l’étude, perfusé par la fortune familiale, servi au quotidien par des équipées d’esclaves triés sur le volet. Si les plus béotiens s’occupent des basses besognes, ceux qui ont un peu de tenue se voient promus à des postes moins dégradants, permettant plus de contacts avec les maîtres. Ceux là, souvent précepteurs ou chambrières, jardiniers ou intendants, soignent dûment leur débit de paroles, enrobent le moindre propos, se tuent en ronds de jambes tant ils redoutent la susceptibilité proverbiale du puîné Saada. Aussi Cassian est-il rompu à ce qu’on prenne des pincettes avec lui, à ce qu’on ménage son orgueil, à ce qu’on flatte son ego cuisant. Fatalement, il a tendance à associer tous ceux qui ne le saluent pas bien bas au ramassis d’esclaves frustres qui s’occupent de vider les pots de chambres, une lie intellectuelle qui trouve son utilité aux tâches les plus ingrates.

Le rustaud flaire plein nez la morgue du petit sang-bleu, et tout en déposant son fardeau, lui lâche un méchant rictus comble de dents dorées. Gardant un périmètre de sécurité, sans doute incommodé par les effluves de sueur frelaté, le jeune Sorcier se permet néanmoins de le foudroyer de ses yeux aux noirceurs syncopales. L’homme tire sa révérence sans plus tarder, lâchant au passage quelques informations au sujet de son fagot humain. « Il a vaguement repris connaissance quand on l’a levé, sinon il ne fait que marmonner des trucs incompréhensibles. » A-t-il dit. A cela, Cassian se contente d’opiner du chef distraitement, sans cesser de respirer le mépris. Il ferme la porte de la boutique dans le sillage du malotru, puis décoche une œillade à Jezabel qui pour sa part, demeure toujours juchée sur son échelle de bois, immobile comme une tarentule. Avant que son disciple ne s’engouffre dans la salle de chirurgie pour ne plus en ressortir avant plusieurs heures, elle le gratifie d’un filet de voix onctueux.

« Je m’occupe personnellement des négociations avec le maître du gamin, égraine t-elle, tout en lustrant amoureusement un flacon empli d’une gelée rougeâtre. J’ai appris leur famille traversant une grosse avarie, mais il existe toujours des possibilités de s’arranger entre belles gens, n’est-ce pas ?
- Certainement. Répond Cassian, qui n’en sait fichtrement rien, au fond.
- Je te dirais ce qu’il en sera retourné. »

Le blondin hoche la tête comme s’il en avait cure, avant de disparaître derrière la tenture fuligineuse, laissant à Jezabel le soin de mener les pourparlers à bien. Plus tard, si l’avenir lui fait brandir le caducée, jamais ne s’abaissera t-il à un tel niveau. Il laissera les familles désargentées et toute la piétaille cachectique aux misérables médicastres et aux bons samaritains miséricordieux. Lui ne s’occupera que des plus fortunés, que des cas cliniques sensationnels, afin de ne pas consumer son temps précieux au chevet des infirmes et des édentés. En attendant toutefois, il est question de se faire les crocs, et cet esclave emperlé de fièvre tombe à point nommé dans la vie de l’apprenti. S’il meurt, rien de grave. Il sera remplacé au pied levé par un autre de ces macaques, qui grouillent dans les clapets des esclavagistes de la Grand Place Rouge. Oui, il pourrait volontiers pousser la lame au gré de son inspiration, forcer sur les dosages de ses chimies néfastes afin d'observer des collapsus grisants, des processus fulgurants, afin de scruter la flambée de l'infection qui culminera si haut, dans le délire, l'horreur et la brûlure, avant de retomber comme un soufflet sur une carcasse abandonnée. Mais la fierté pompeuse de Cassian lui somme une prouesse sans bavure. Alors, lorsqu’il entre dans la grande salle souterraine, lorsque ses prunelles d’onyx se posent sur la silhouette enveloppée de l’esclave, une conviction terrible glacifie ses traits.

A pas de chat, il s’approche de la tablée de pierre, fraîche comme un autel, rôde autour comme le ferait une hyène, observe les sursauts et les frissons qui tiraillent la blouse par endroit. Il scrute chaque portion de peau apparente, le staccato des articulations tremblantes, le roulis des muscles brûlants. Il n’a pas l’ossature de ces corvéables qu’on voue aux travaux de force, et doit sans doute aider la domesticité de la maisonnée. Son visage nubile porte des traits aquilins, à peine bousculés par la houle de la fièvre. Dans un premier temps, Cassian s’abstient du moindre contact épidermique. Ce sont ses yeux, qui mènent l’inquisition, passant aux cribles toutes les postures souffreteuses et dysfonctionnelles qui tordent la silhouette du garçon.

« Tu es infecté. » Murmure l’apprenti-sorcier, s’arrêtant à hauteur de visage. Sa voix offusque à peine le silence granitique qui règne dans la pièce, sans doute parce que ses mires ne sont pas les seuls sens à mener la grande croisade. Il est également tout ouïe, au point d’entendre le souffle poussif qui jaillit aux lèvres de l’adolescent en furieuse fumerolle comme le cliquetis de ses dents, lorsqu’un frisson ébranle sa mâchoire. Cassian s’accroupit, de sorte à ce que son visage se retrouve à quelques centimètres du profil de l’esclave, non loin de son oreille. Il scrute alors le grain de sa peau qui exsude de l’iode en ruisselets, renifle les embruns et les miasmes fétides qui se mêlent dans une langueur océane. Les complications ne datent pas d’hier. Sans nul doute que les maîtres s’en sont désintéressés longuement avant de saisir vivement qu’ils risquaient de perdre un investissement.

« Quel est ton nom, esclave ? » Demande Cassian du bout des lèvres, première question d’un interrogatoire qui brillera de formalisme. Il ne fait pas confiance aux mots qui savent se montrer complaisants ou hostiles, jamais tout à fait sincère, toujours enlisés dans des émotions disparates… tandis que l’observation clinique est un dialogue translucide, sans le moindre chausse-trape possible. A quoi bon connaître son prénom ? Dans un premier temps pour mesurer le poids de son ancrage dans la réalité, mais aussi pour observer le degré de sa vivacité, pour guetter si dans ses prunelles voilés peuvent encore émerger des soubresauts de méfiance, d’hostilité, ou si demeure une onde de perdition absolue. « Quel jour sommes-nous ? Où sommes-nous ? » Le molosse qui a charroyé l’esclave a indiqué que ce dernier avait vaguement repris connaissance. Mais vaguement n’a rien de précis, vaguement n’est pas un terme suffisant, vaguement horripile son amour du détail et de la sourcilleuse précision. Vaguement est un terme exécré et honni, dans le crâne du Sorcier, dont les idées fusantes et les comportements obéissent à des logiques implacables, à des raisonnements crantés. Un univers mental où la sacro-sainte Raison piétine l'Instinct du bout du talon.
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Kieran K. Peters
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le Lun 11 Fév - 18:42

Le goût de l'Ether.

Joue, Docteur joue !

Début juillet 2107 (14 ans).

Il fait frais soudain et une odeur assaille les narines du garçon semi-conscient. Une odeur acre, déplaisante, qui lui donne la nausée en plus des symptômes de la fièvre et de l’infection. Cette odeur non-identifiée le fait grimacer, il revient peu à peu à lui. Mais ce n’est que lorsque qu’une douleur fulgurante travers son dos qu’il se réveille complètement, poussant un bref hurlement malgré lui. L’homme qui le portait l’a jeté sans ménagement sur une surface froide et lisse, sur le dos… L’enfant a le réflexe de se retourner de lui-même, par miracle sans tomber. La froideur de la table sur laquelle il repose le soulage brièvement. Sur le ventre, les bras relevés au niveau de la tête, il profite de ce très bref moment de grâce dans sa souffrance. Il a envie de dormir, de sombrer de nouveau, mais il est désormais suffisamment conscient que pour avoir peur de ne jamais se réveiller s’il ferme ses paupières lourdes.

Kieran sent désormais le mal cuisant dans son dos, son corps tremblant de froid sous l’effet de la fièvre brûlante, sa tête qui semble sur le point d’exploser à tout instant… Il sent sa respiration saccadée et sifflante et la sueur qui le recouvre sous la blouse qui lui colle à la peau. Il ressent les flammes qui le rongent de l’intérieur, mais il ne sent pas la présence qui lui tourne autour tel un vautour prêt à fondre sur sa proie, pas encore…

La voix parvient au cerveau du malade avec un temps de retard. Il sursaute. Il n’est pas sûr que les mots s’adressent à lui, il ne les a pas comprit. Il tente de se redresser mais son corps ne lui obéit pas, restant immobile en dehors des spasmes et tremblements qui le secouent par à coup.

La voix résonne de nouveau dans le bourdonnement des oreilles de Kieran. Il parvient à saisir le mot « esclave ». Une question ? Suivie par d’autres, trop vite, le garçon n’arrive pas à suivre. Gémissant, il force sont corps à bouger mais arrive à peine à se surélever sur ses bras affaiblis. Il retombe allonger, mais sa vue est plus alerte. Comme si ce bref effort, au lieu de le faire sombrer de nouveau dans le brasier de son inconscient, avait provoqué un élan de lucidité furtif. Mais son regard ne sait où se poser. Il ignore où il est et qui est cette personne à ses côtés. Un jeune homme il lui semble. Son bourreau ? Un marchant ? Trop jeune pour être l’un comme l’autre… Difficile d’être logique quand ses pensées sont assombries par une température trop élevée...

Kieran ferme les yeux et essaie de parler, mais sa gorge est sèche et seule une toux douloureuse franchis ses lèvres. Reprenant difficilement son souffle, il fini pourtant par réussir à murmurer un mot tout en rouvrant les yeux pour les fixer sur la silhouette qui le surplombe.

« Boire… »

A boire, n’importe quoi tant que cela apaise le feu qui l’assèche. Il ne sait toujours pas qui est l’homme qui semble l’analyser et il s’en fiche bien au final. Il veut juste boire… Tellement qu’il se force à murmurer sa demande à nouveau.

« Pitié… à boire… »

La supplication, probablement l’une des seules façons pour un  esclave d’obtenir quelque chose. On a pourtant appris au malade à ne jamais demander, jamais à des maîtres ou des nobles en particulier. L’homme est-il l’un des deux ? Si Kieran avait les idées plus claires, il se serait rappelé que l’autre l’a appelé « esclave » et qu’il ne doit donc pas en être un lui-même, mais cette réflexion le dépasse tant que maintenant. Les seules informations retenues sont qu’il s’agit d’un homme, jeune, qui lui pose des questions dont le garçon n’a pas eu le temps de saisir le sens. Et rien que cela suffit à décupler le martèlement dans son crâne.

Le garçon ferme à nouveau les yeux, la fatigue finissant par avoir le dessus malgré sa peur. Mais il ne s’endort pas pour autant, il a bien trop soif pour dormir, bien trop mal aussi… S’évanouir, ça, il le pourrait. Cette idée l’effraie. S’il se laisse aller vers les ombres tentatrices il risque de ne jamais en revenir. Tout comme il risque de ne jamais sortir de ce lieu sombre et froid où il se trouve.

« Je n’veux… pas… mourir… »

Est-ce des larmes qui coulent sur ses joues à travers ses paupières closes, ou la sueur qui perle de son front ? Probablement les deux… On va surement l’achever étant donné qu’il n’est plus utile, mais il ne veut pas, il ne mérite pas ça, il n’a pas fauté au point de se faire tuer…  

« Ne… ne me tuer pas… »

Ses mots sortent au fil de ses pensées, disparates. Il n’est même pas sûr qu’on l’écoute, ni même si on l’entend, tout simplement. Sa voix est tellement faible, même lui ne s’entend pas tellement l’incendie qui le consume est bruyant, faisant vibrer ses tympans dans un bourdonnement de plus en plus insupportable. Ne pas sombrer, résister, ne pas sombrer…

AVENGEDINCHAINS


HJ:
@Cassian Saada, j'espère que ça te conviens Le goût de l'éther. 416276913  Le goût de l'éther. 171928021
Cassian Saada
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Le goût de l'éther. Empty Re: Le goût de l'éther.

le Dim 14 Avr - 21:28
Les questions semées ne récoltent que le plus grand vide. A aucun moment elles semblent ne serait-ce qu’accrocher une bribe, une étincelle, un maigre fil à l’imbroglio qui paraît faire office de présence d’esprit à cet esclave, absorbé par rien de plus intéressants que ses besoins primaires. Il a soif. Allons bon. Cela fait une belle jambe à Cassian, qu’il ait soif, et on n’a certainement pas loué ses précieux services pour le voir jouer les religieuses alanguies sur la couche des indigents, épongeant leurs fronts poisseux au moyen d’un suaire fétide. Un instant, ses narines se retroussent brièvement, comme s’il y avait senti le contact d’une invisible drosophile sur le bout de son nez. Simple tic nerveux alors que le forçat se fend déjà de caprices, érigeant ses requêtes au-devant de ses questions à lui. Si le thaumaturge qui sommeille en lui sait pertinemment qu’un malade déshydraté encourt tous les troubles de la terre, le Rahjak qui étincelle en lui a en horreur l’insubordination, y compris quand elle prend la forme de supplique éplorée.

Alors il pourrait certes, subvenir aux besoins de cet impudent et différer de quelques gracieuses secondes son interrogatoire. Cela ne serait pas si grave. Mais l’apprenti-sorcier a besoin de sentir la puissance de l’ascendance qu’il peut exercer sur cet adolescent, à peine plus jeune que lui, presque un négatif de ce qu’il aurait pu être, s’il ne portait pas ses habits de belle facture. C'est d'’autant plus indispensable de fouetter, de battre toujours plus profondément cette frontière, cette ligne de feu qui les sépare, que Cassian ne veut surtout pas se figurer que les rôles auraient pu être inversé, si le Hasard en avait décidé ainsi. Un sourire hybride, vipérin, incurve la courbe de ses lèvres, infime faille sismique sur ses traits marmoréens. Un sourire qui suinte un mélange délétère d’agacement et d’amusement. Un instant, il se détourne avec une légèreté telle qu’on entend seulement le froissis de rémiges que font ses étoffes bruissant dans le silence. Cassian avise un bahut de bois sombre, peu profond, dont le bois d’ébène jure par sa noirceur, dans la grande pièce aveugle aux murs blêmes. Il ouvre un large tiroir, empli de petits coffrets aux sobres marqueteries, sur lesquelles sont gravés les inventaires divers qu’ils contiennent respectivement.

Drogues organisées par classes. Matériel de chirurgie. Instruments d’explorations in vivo. Masques de fibres végétales, à l’épreuve des miasmes pestilentiels. Bésicles et lorgnons en tout genre. Et puis un espace empli de longs gants en maroquin, destinés à manipuler les patients douteux. Toujours ce silence cru, dans lequel le moindre de ses gestes trouve un écho de nef. Cassian retrousse soigneusement les manches de sa chemise de lin avant que d’enfiler la paire choisie. A l’accoutumée, à l’heure d’examiner ses patients suant les poisons, il se munie de sondes et de bâtonnets afin de tâter les chairs, de bigorner les articulations et de guider les mouvements sans contact direct. Mais cette fois, il semble faire fi de ce protocole studieux, ayant de la suite dans les idées. Une fois fin prêt, il pousse le vice jusqu’à s’emparer d’une jatte de terre cuite qu’il remplit d’eau fraîche, la laissant derrière lui, sur le plan de travail. Le clapotis perlé de l’onde résonne encore lorsque le jeune sorcier revient vers son patient. Un petit supplice de Tantale, juste pour faire un berceau aux mots qu’il s’apprête à lâcher.

« Je ne compte pas te tuer. » Souffle t-il au bout de plusieurs minutes de mutisme qui se succèdent telles de petites éternités dolentes. « En revanche, il est tout à fait dans mes cordes de te laisser mourir sans rien faire. » Complète t-il dans un reflux bilieux. A défaut de se montrer compatissant, Cassian articule haut et fort, distinctement, dans l’espoir que ses mots se fraient un passage dans le brouillard sis dans l’esprit du jeune garçon. Il s’est rapproché fatalement, retrouvant cette posture de prédilection qui consiste à s’agenouiller au pied de la table d’auscultation, afin de pouvoir scruter les traits émaciés de son patient, de pouvoir distinguer les pores exsudant l’iode en cataracte, de pouvoir surprendre les tiraillements microscopiques qui assènent sa peau, pareilles aux vibrisses d’un chat. Des mouvements végétatifs si bellement traîtres. Mais Cassian ne se contente pas de poser genou à terre, de murmurer sur le ton des confidences, non.

Il lève une main gantée, effleure la pommette de l’esclave empoissée de larmes, de sueurs, peu importe, et étudie un instant en pleine lumière les gouttelettes cristallines qui perlent sur le cuir de ses gants. Et puis, après ce geste lent et presque tendre, un mouvement-foudre. Une première main vient enserrer les poignets fébriles du malade. La seconde agrippe les cheveux détrempés de Kieran, et si sa posture est déjà bien suppliciée, il la complique davantage en déjetant complètement sa tête en arrière. De manière à ce que ses tendons stridulent, lui fassent mal. De manière à ce que ses clavicules jaillissent comme des rameaux décharnés. De manière à ce que les effluves de sa fièvre s’échappent encore plus aisément du collet de sa blouse gorgée de transpiration. Il entend même, ce son délicieux et mat, à peine étouffé par les chairs grouillantes. Celui des vertèbres qui claquent, dociles, comme des petits soldats qui frapperaient le sol conjointement dans un garde-à-vous synchrone. Et là, alors que la jugulaire chante à pleins poumons, flanqué d’autres veines affleurantes, qui grouillent telle la salsepareille, la voix du Sorcier se fait mélopée douceâtre.

« Je dirais que ton état était trop critique, que je n’ai rien pu faire pour toi. » Chuchote t-il dans le creux de son oreille, sentant presque le souffle haletant de l’esclave bruiner sur sa propre peau. « Tu auras à boire juste après. » Un silence léger. Quelques secondes distendues. « Ton nom. Le lieu. La date. Et sache que pour le bien de la bourse de tes maîtres, je n’ai nul intérêt à déployer ma médecine pour le sort d’un esclave récalcitrant. » Ajoute t-il en post-scriptum, au cas où derrière ces prunelles délavées, il y ait une âme qui l’entende.
The future can be built
Kieran K. Peters
DATE D'INSCRIPTION : 18/09/2018 PSEUDO/PRENOM : Lexis MULTICOMPTES : Kai Collins MESSAGES : 1265 CELEBRITE : Francisco Lachowski COPYRIGHT : Avatar - myslef / Code sign - northern lights / Gif sign - Google. METIER/APTITUDES : Esclave domestique / cuisinier TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 22
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Le goût de l'éther. Empty Re: Le goût de l'éther.

le Lun 24 Juin - 17:30

Le goût de l'Ether.

Joue, Docteur joue !

Début juillet 2107 (14 ans).

Les supplices du malade n’obtiennent aucune réponse, du moins dans un premier temps. Kieran tente d’ouvrir les yeux afin de voir s’il y a toujours quelqu’un dans la pièce, mais sa vision est floue. De vagues bruissements pourraient indiquer au garçon qu’il n’est pas seul mais il lui impossible de distingué s’il s’agit de bruit réels ou non. Pourtant, l’appel de l’eau fait tiquer l’esclave lorsque le son du liquide versé résonne dans la pièce. Mais l’espoir s’arrête là, au son… Aucune goûte fraîche ne vient franchir ses lèvres sèches afin d’apaiser sa soiffe. A-t’il rêvé ? Probablement…

Kieran sursaute lorsqu’une voix vient briser le silence des lieux. La même qui à tenté de transpercer le brouillard qui recouvre l’esprit du garçon quelques minutes auparavant. Des minutes, ou des heures ? Impossible de le savoir. Kieran tente de se concentrer cette fois, peut-être lui dit-on qu’il va bientôt avoir de l’eau ?

« … te laisser mourir sans rien faire. ». Ce sont les seuls mots que l’esclave parvient à comprendre, et ils ne sont pas pour le rassurer. Et le visage qui fait son apparition dans le flou du regard vitreux du malade non plus… Et à raison…

Alors que l’attente semble interminable, une douleur fulgurante traverse soudain le corps de Kieran dont le cri reste coincé dans sa gorge, ses cordes vocales écrasées par la position que lui inflige l’inconnu. Tout devient alors à la fois clair et sombre. L’instinct de survie, probablement, donne un instant de lucidité au supplicié. Sa respiration s’accélère malgré la difficulté qu’il à d’inspirer et d’expirer. Ses yeux son exorbités, mais les paroles de celui qui semble être un bourreau, du moins aux yeux de Kieran, bien que murmurées, sont claires et net.

Pris de panique, il faut quelques secondes au jeune garçon pour réussir à enfin prendre la parole, d’une voix étranglée et faible.

« K-Kieran… Peters. Je… Je ne sais pas… quand, ni où… nous sommes. »

Une phrase trop longue, qui demande trop de concentration, cela l’épuise. Il voudrait sombrer, se laisser aller… Les tremblements provoqué par le stress soudain et la tension forcée dans son corps viennent s’ajouter à ceux provoqués par l’infection et les fièvre, il a l’impression de ne plus contrôler son corps…

« Ca… fait… mal… »

Ces mots sont à peine murmurer dans un sanglot qui lui bloque la gorge tel un fruit qu’il aurait avalé tout entier. Cette fois, il pleure vraiment, il en est conscient. Il à bien comprit qu’il doit obéir, mais comment faire quand son corps et son esprit semblent vouloir agir comme bon leur semble… ?

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