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˜˜˜˜˜˜Intrigue n°23 : Winter solstice
maybe life should be about more than just surviving


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28/05/2014 Le Grand Manitou 2045 Nobody 45
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Sujet: Intrigue n°23 : Winter solstice
Sam 22 Déc - 21:05

Winter Solstice



Once upon a time


Les jours se raccourcissent, la neige tombe à gros flocons et couvre d'un épais manteau blanc l'île iskaar. Comme chaque année au solstice d'hiver, la tribu se réunit pour célébrer la vie, l'amitié et l'âme de tout un chacun, tout en vénérant les Anciens. Si la coutume veut que les Iskaars accueillent tous ceux qui le désirent, sans distinction, en ce jour, le chef de la tribu, Gal’Dronn, a décidé de pousser l'initiative plus loin en invitant les tribus soeurs à participer aux festivités. Des bateaux sont affrétés spécialement pour la côte afin d'embarquer les voyageurs qui le désirent. Les visiteurs mais aussi les bannis et les pirates sont tous bienvenus en ce jour sacré, où aucun acte de violence n'est toléré. C'est l'occasion de faire connaissance avec des visages peu familiers, le tout, dans une ambiance plus chaleureuse que ne le laisse présager la neige alentours.

De nombreuses festivités se tiennent en ce jour, entre les concours d'adresse, de sculpture, de navigation, de tir ou encore les divers musiciens, artisans et marchands qui profitent de cette journée pour montrer leurs talents et oeuvres. Fervents amateurs de contes et récits héroïques, les Iskaars passent cette longue soirée autour d'un grand feu au centre du village, avec leurs invités, pour partager un de leurs biens les plus précieux : leurs croyances et légendes. A chacun de faire profiter de ses talents d'orateur, de conteur. Histoires réelles ou fabulées, chacun est libre de s'exprimer et partager le fruit de son imagination, dans une humeur bon enfant.


En bref


• L'intrigue se déroule le 21 décembre 2118 sur l'île iskaar. Les tribus soeurs (Athna/Pikuni) ont été invitées à participer, mais si un terrien d'une autre tribu ou un solitaire s'est égaré près des bateaux et désire venir, il ne sera pas refoulé pour autant. Attention toutefois, la violence n'est pas tolérée, donc évitez les armes, s'il vous plaît.

• Aucune intervention de Game Master n'est prévue.

• Aucune limite de mots n’est donnée même si pour la fluidité du jeu, essayez d'éviter les énormes pavés (n’oubliez pas le petit résumé en spoiler !) et aucun ordre de passage n’est à respecter, pensez juste à laisser deux posts avant de reposter !  

• En cas de questions ou de besoin de précisions, n’hésitez pas à MP un membre du staff !


Amusez-vous bien



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12/10/2018 Lux Aeterna Murphy Cavendish 646 Zazie Beetz Lux Aeterna (vava, sign, gifs) Forgeronne et orfèvre (joaillière) Athna 797


Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Mar 25 Déc - 3:47



winter solstice

Nuna Cortez & les verts

(21 décembre 2118 / intrigue entre les Athnas, les Pikunis et les Iskaars)


C'était la première fois que Nuna avait pris la mer.

Combien de temps le voyage avait duré ? Elle n'avait pas pris le temps de l'évaluer ou d'admirer les côtes de ses terres qui s'éloignaient progressivement. On l'avait prévenue que les trajets en mer pouvaient réveiller de drôles de réflexes chez l'Homme qui n'était pas habitué aux assauts des flots, aussi apaisés puissent-ils être. Jamais, malgré toutes les fois où elle s'était imaginé son premier voyage en mer, elle ne s'était imaginé faire partie de ces âmes sensibles. Retrouver la terre ferme fut l'un des plus grands soulagements qui lui avaient été donné de vivre depuis un bon moment déjà. Elle repoussa l'idée inquiétante du voyage de retour, bien décidée à profiter de cette excursion. Peut-être retrouverait-elle Ayiana, qu'elle n'avait plus osé espérer revoir depuis leur dernière entrevue et jusqu'à ce que l'invitation leur soit lancée. Peut-être retrouverait-elle de vieilles connaissances des plaines que surplombaient ses montagnes, ou peut-être étendrait-elle ses horizons. Peut-être ferait-elle de nouvelles rencontres, le temps de quelques minutes ou heures, au détour d'un feu ou d'une carcasse de volaille, ou peut-être explorerait-elle un petit morceau de cette île dont elle avait tant entendu parler sans parvenir à se faire autre chose que ses propres images, construites à mesure des histoires et descriptions qu'on venait lui conter jusqu'à ses sommets athnas.

Elle avait posé le pied à terre avec son père à ses côtés, mais il suffit de quelques minutes passées à déambuler hors du port pour qu'il disparaisse de son champ de vision. Quand elle marchait, le sac de Nuna tintait dans son dos ; elle y cachait un peu de vaisselle de bronze et quelques figurines qui pourraient plaire à un public plus jeune. Pas d'armes, évidemment. Elle se laissa guider pendant quelques heures par les attroupements et les marées humaines, quitte à refaire plusieurs fois la même boucle. Il y avait sans doute un peu trop de monde dans les ruelles pour espérer y retrouver volontairement une tête connue, et puis le regard de Nuna se perdait trop partout, continuellement, pour lui assurer de reconnaître quelqu'un de connu.

Quelques unes de ses oeuvres trouvèrent preneurs auprès d'une famille de locaux dont elle s'était entiché de la jeune fille qui se vantait fièrement de fêter ses six ans. En s’essayant près d'un feu, portée par les musiques qui s'élevaient d'un peu partout dans le village, Nuna tissa à la petite statuette que ses parents avaient acheté à la gamine une histoire haute en couleurs. La nuit était tombée progressivement et tôt. Assise à côté de la petite fille, qui était coriace et avide de détails, Nuna continuait de préciser les détails de vie de ce qui était devenu une nouvelle compagne de vie d'une enfant. « Bien sûr qu'elle voit encore ses parents. » La statuette de métal dessinait la silhouette d'un loup, que Nuna avait toujours imaginée louve. Pour la petite Iskaar, ce serait donc aussi une louve. « Ils se retrouvent souvent en famille. Et puis, elle aime beaucoup son petit frère. » L'Athna jeta un coup d'oeil aux parents de la gamine, restés en retrait à picoler raisonnablement en couvant leur fille du regard. « Elle a beaucoup de noms, tu sais. C'est à toi de choisir celui que tu lui donneras. » Accoudée à ses genoux, l'orfèvre fixait tendrement la petite fille. Derrière elle, ses parents faisaient signe qu'ils n'allaient pas tarder à aller la coucher. Quelle heure pouvait-il bien être ? Autour d'eux, quand on levait le nez du feu autour duquel une vingtaine de personnes s'étaient installées, c'était la cohue. La chaleur humaine complétait celle des flammes et Nuna dégagea la fourrure de son cou pour s'aérer un peu. On oubliait presque que le monde était couvert de neige.

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16/09/2018 Totoro's Child. Wyatt Sheperd 110 Dominic Cooper Ma Nuna ♥ - metallica ; nothing else matters Marchand - Orientation, Diplomate. Pikuni. 238
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Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Mar 25 Déc - 4:21

TC n'était pas forcément motivé pour bouger aujourd'hui. Faut dire qu'il bouge tout le temps. Le pays, il l'a vu et revu. De la neige au desert, de la forêt à la mer. Pourtant lorsque la mère Jones s'approche de son fils avec un grand sourire ce matin là, il ne peut s'empêcher de lui céder. La vieille Luana n'a plus toute sa tête et voir du monde lui remplit toujours le cœur de bonheur. Le marchand lui, se contente du bonheur dans les yeux de sa mère pour y trouver le sien. Refusant de faire de cette journée un commerce, TC part les poches vides, seulement avec des petits cadeaux pour ses privilégiés. Aujourd'hui, pas question de travailler, le Pikuni veut profiter de sa mère tant qu'il le peut et avant de reprendre vraiment la route pour de longs mois.

La balade en bateau se passe parfaitement pour le conteur et trouve l'émerveillement dans les yeux de sa mère. Voilà une décision qu'il ne regrette pas. Luana n'est pas souvent aussi heureuse que ça. Les mains contre le bras de son fils, elle le resserre contre elle et lui, il sourit. Les pieds de nouveau sur la terre ferme, Jones emmitoufle sa maman dans une fourrure de qualité. Un sourire et la voilà partie à la découverte de tout, devenir la meilleure amie de tous.

TC laisse un rire filer d'entre ses lèvres, décidément, sa mère n'est qu'une douceur pour tous. Détournant finalement le regard, il se balade tranquillement dans le village. Trouvant rapidement les gamins auxquels il avait pensé, il leur offre les bricoles qu'il leur avait ramené. La journée passe comme toutes les autres au cœur de chez les Iskaars. Dans la bonne humeur et la douceur, des visages connus qui s'enchaînent et se multiplient et au final, il en oublierait presque que l'événement est exceptionnel.

Si bien que lorsque la nuit tombe et que la chaleur des feux se dégage, il se trouve surpris d'être encore sur les terres qui surplombent la mer. Le brun trouve rapidement sa place au milieu des autres et pendant quelques minutes, il croit que sa soirée est toute tracée. Sa mère dans son champ de vision qui rit au éclats et des têtes familières qui lentement prennent toutes place autour de lui.

Sans un mot, le conteur écoute les autres sans intervenir et une seconde, il oublie sa mère. Une seconde de trop, Luana n'est plus là. Instant de panique, la vieille femme est vite perdue. Fils protecteur, il se lève le plus rapidement possible sonder du regard les alentours. Et puis, il l'entend rire plus loin. Le cœur qui se desserre, il s'avance quand-même vers la bonne direction afin de la retrouver au moins quelques instants. S'avançant au rythme de la vie qui bouge et s'amuse de plus en plus, TC passe inaperçu alors qu'il n'a d'yeux que pour le visage de sa maman qui sourit à la lueur des flammes.

Ouf.

Arrivé à la hauteur de Luana, TC passe son bras sur l'épaule de sa mère qui lui montre une femme du doigt. Forcément c'est elle. Il fallait que ce soit elle. Jones sourit, @Nuna Cortez droit devant lui. La brunette raconte une histoire et d'un coup, il se souvient de tout.

Taquine, sa mère lui tapote l'épaule et file dans la direction opposée avant qu'il ne puisse la rattraper. Nuna, elle, finit son histoire et retire sa fourrure. Un instant d'hésitation et le brun prend son courage à deux mains. « Tu m'avais caché tes talents, tiens. » Sourire en coin, sans une goutte d'alcool dans le sang - étonnamment, il ajoute naturellement, « J'espère en entendre d'autres dans la soirée. »

Et il n'attend pas de réponse. Pas après tout ce qui a pu se passer. Son sourire ne se défait pas et en se retournant pour aller s'asseoir de nouveau, il se prend un sombre inconnu en pleine figure. « Oh pardon ! »

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13/08/2018 Lyndi 144 Anna Torv Lux Aeterna <3 Matelot sur un bateau Iskaar 42


Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Ven 4 Jan - 21:46

Ayiana n’aime pas spécialement les festivités du solstice. En fait, pour être plus exacte, elle ne sait pas trop si elle les aime ou non. D’un côté, elle adore voir toute sa tribu heureuse, ces gens qui se rapprochent, les chants, les histoires. De l’autre, elle ne se sent jamais réellement à sa place. Trop de monde. Trop de bruit. Elle fatigue vite de tout cela, et finit toujours par se retrouver un peu à l’écart. Observatrice plutôt que participante.
Cette année, en plus, le chef a invité toutes les tribus sœurs. Tout ce monde, sur l’île. La blonde est partagée entre la fierté d’inviter tous ces gens et leur faire partager leurs coutumes, et l’anxiété de tant de monde chez elle. De façon assez ironique, Ayiana préfère être l’étrangère dans une tribu.

L’excitation avait gagné les Iskaars dès le lever du jour. Les gamins étaient intenables, courant partout, trop emballés à l’idée de tous ces nouvelles personnes qui allaient venir au soir. Les préparatifs durèrent toute la journée. Tout devait être parfait. Ils étaient les hôtes. Ils devaient être les meilleurs hôtes qui soient. Ayiana avait regardé toute cette agitation s’éloigner alors que le bateau prenait la mer. Le capitaine l’avait embauchée pour un aller-retour rapide. On allait au continent, on prenait les clients, on revenait. On ne descendait pas à terre, ou juste pour aider les gens à monter. Ayiana avait dit oui de suite, évidemment. Une journée en mer. Un peu de sérénité avant d’affronter la foule.

Quand ils étaient arrivés sur le continent, il y avait beaucoup de monde. La blonde n’en croyait presque pas ses yeux. Tous ces gens, tous ces membres des tribus sœurs, qui venaient fêter le solstice avec eux. L’agitation et l’excitation se faisait sentir chez eux aussi. Pour certains, c’était le premier voyage vers l’île de glace. Pour d’autres, le premier voyage en mer tout court. Ayiana veilla à ce que chacun soit bien installé, que personne ne soit malade sur le pont. Elle apporta une couverture à un enfant qui n’avait visiblement pas très bien compris le principe de « il fait froid ». Il y avait rarement eu autant de monde sur le bateau.

Les visiteurs furent accueillis comme de la royauté à leur arrivée sur l’île. Les Iskaars n’étaient pas franchement connus pour leur sens de l’accueil, plutôt méfiants naturellement, plutôt rudes au premier abord. Mais aujourd’hui était différent. Le solstice changeait les cœurs et les humeurs. Ayiana descendit en dernière, juste avant le capitaine, et elle croisa tellement de têtes inconnues que cela lui faisait presque tourner la tête. Elle s’éclipsa chez elle pour se préparer avant le début des festivités.

Comme prévu, il y avait du monde, et du bruit. Beaucoup de liesse. Ayiana adressait de petits signes de tête lorsqu’elle reconnaissait quelqu’un de loin. Elle discuta avec quelques personnes. Clients réguliers, étrangers qui souhaitaient en savoir plus sur les Iskaars, enfants en quête d’histoires. Mais elle restait légèrement en retrait du gros de la foule. Ca lui convenait mieux comme ça. Elle observait, écoutait les conteurs nettement plus doués qu’elle. Certaines personnes avaient un talent pour attirer la foule autour d’eux, captiver un auditoire, faire rire aux éclats ou pleurer à chaudes larmes. Elle préférait leur laisser toute l’attention.

La soirée était déjà bien entamée lorsqu’elle aperçut Nuna. Elle n’avait pas revu Nuna depuis son escapade chez les Athnas, qui remontait à quelques semaines déjà. Elle n’avait pas réussi à la croiser jusqu’à maintenant. Visiblement, sa jeune amie pratiquait également ses talents de conteuse. Elle l’écouta, doucement, en souriant. Nuna avait le don de captiver les enfants. Sa gentillesse, très probablement. Ayiana s’approcha doucement d’elle, afin de pouvoir lui parler.

Un cri attira l’attention de la blonde qui tourna la tête vers le côté. Rien à signaler cependant, simplement un enfant qui réagissait un peu trop fort à un tour de magie. Malheureusement pour Ayiana, le temps qu’elle reporte son attention sur où elle allait, la tête d’un homme était dans son champ de vision. Trop près. La collision fut inévitable.
« Oh pardon ! », dit l’homme. Ayiana secoua la tête. Son premier réflexe fut de lancer un juron peu élégant que la narratrice n’osera pas répéter. Puis elle esquissa un sourire poli.
« Pas de problème, je n’ai pas fait attention », dit-elle. L’homme lui disait quelque chose. Ayiana fronça les sourcils malgré elle. Elle était sûre de l’avoir déjà vu, mais incapable de dire quand ni où. « On se connait, non ? », demanda-t-elle candidement. Il faut croire que le peu d’alcool qu’elle avait ingurgité la rendait plus prompte à exprimer sa curiosité. Elle s’en rendit compte et secoua légèrement la tête. « Je suis Ayiana. Matelote pour la flotte Iskaar. Et une amie de Nuna. », ajouta-t-elle en lançant un clin d’œil à l’intéressée. « Ravie de vous rencontrer, désolée des circonstances. Et bienvenue chez nous. Vous êtes Pikuni, n'est-ce pas? ». Sa mémoire revenait peu à peu. Elle se souvenait du brun chez les Pikuni. Entouré d'un tas de personnes captivées. Un vrai conteur Iskaar.


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12/10/2018 Lux Aeterna Murphy Cavendish 646 Zazie Beetz Lux Aeterna (vava, sign, gifs) Forgeronne et orfèvre (joaillière) Athna 797


Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Sam 12 Jan - 3:13



winter solstice

Nuna Cortez & les verts

(21 décembre 2118 / intrigue entre les Athnas, les Pikunis et les Iskaars)


Retrouver la terre ferme, il n'y avait rien de tel. Elle qui promettait depuis des années à Ayiana de venir la trouver sur son île savait ce qui l'avait gardée si longtemps de le faire : l'instinct avait voulu la prévenir que le trajet ne serait pas si reposant. Mais une fois sur terre, le village se présentait sous une douce facette, havre de paix préservé des flots marins, s'élevant près des vagues comme la fierté de l'Homme face à la nature.

C'est une escapade bienvenue, finalement. Elle aurait dû céder aux propositions d'Ayiana plus tôt mais au moins, aujourd'hui, elle pourrait lui faire la surprise. Son amie ne s'attendait certainement pas à la voir franchir le pas du voyage. Il lui tardait de découvrir l'expression de son visage, si elle parvenait à la trouver au milieu de cette foule. Mais ceux qu'elle attirait avant tous les autres, semblait-il, étaient les enfants. Et une petite famille heureuse s'amouracha d'elle au point de ne plus parvenir à s'en séparer. A la petite figurine qu'elle avait vendue aux parents pour la petite fille, voilà que Nuna inventait une histoire. Une grande histoire de guerrière, d'héroïne, de modèle. De quoi inspirer la petite fille, peut-être, si elle la retenait en grandissant, ou si ses parents lui faisaient l'honneur de la lui répéter de temps en temps, quand elle aurait besoin d'un peu de rêve ou de courage. Sans que ni la petite ni la grande fille ne s'en rende compte, la nuit était tombée sur le village, sur l'île et sur le monde. Les parents, derrière leur fille, faisait signe à Nuna qu'il était pour elle de donner une conclusion à cette longue histoire qu'elle avait tissée à partir d'une simple statuette. La brune n'aurait pas rêvé meilleur propriétaire pour la louve qu'elle laissait sur cette île, loin de là où elle était née, dans les forges des montagnes. Autour d'eux, les rires et les cris résonnaient; on pouvait sentir qu'il n'y avait pas trop à chercher pour trouver de l'alcool. Mais Nuna était encore toute à la petite fille. C'était le temps des séparations et on ne bâclait pas des séparations. En laissant glisser sa fourrure dans son dos, elle essayait de gagner un peu de temps. La petite fille s'était tournée vers ses parents pour les prendre à partie dans le choix du prénom de la louve, et Nuna profitait de chaque seconde volée au sommeil de sa jeune amie.

Mais dans son dos, une voix se détachait du brouhaha ambiant. Elle l'aurait reconnue entre mille, cette voix, et ce simple fait lui colla un frisson. Nuna l'avait oublié si longtemps, et elle s'en rappelait si soudainement. Lentement, elle se retourna et leva le nez vers lui, les lèvres entrouvertes, et, alors que ça n'avait rien de tellement étonnant, hébétée de le retrouver ici. « On se connaît ? » La question n'était qu'à moitié convaincante. Elle-même ne savait pas si elle plaisantait ou si elle cherchait à occulter la rencontre qu'elle avait faite de @Theodore-Charles Jones pendant la fête des récoltes. Elle se rappelait trop de tout ce qui s'était passé, cette nuit-là, et elle n'avait pas été préparée à faire face si tôt à ces souvenirs alcoolisés. Elle n'avait pas digéré, et sa gorge se nouait rien qu'en se revoyant collée dans ses bras comme une pauvre biche apeurée par le monde qui l'entourait. Bien sûr qu'il ne connaissait pas ses talents, puisque le seul réel talent duquel on l'avait dotée consistait à pleurer un océan dans les bras d'un inconnu. Son regard perdu dans le vide ne l'était pas tout à fait, et Nuna sursauta en voyant TC se prendre une blonde de plein fouet. Il lui fallut une seconde de plus pour réaliser qu'il s'agissait de sa tendre @Ayiana Solak. Le juron de son amie lui glaça le sang et elle se releva brusquement de son banc, laissant sa fourrure définitivement tomber par terre. A l'intérieur, c'était l'apocalypse. Pour une raison qui lui échappait totalement, elle ne supportait pas l'idée que Ayiana puisse rencontrer TC ou que TC puisse rencontrer Ayiana -alors, que les deux puissent se rencontrer, c'était inconcevable. Elle les observait, effarée, alors que son amie, qu'elle aimait un peu moins tendrement en cette seconde précise, dévoilait son prénom au Pikuni. Elle la fusilla du regard malgré elle et son regard noir fut attiré par la mère de la petite fille, toujours assise avec sa petite famille, qui faisait une dernière proposition à Nuna. Trop de choses se passaient en même temps et Nuna ne savait plus où donner de la tête. « Nita voudrait que vous le bordiez, ce soir... » La question était timide et polie et rappela l'Athna à la tendresse qu'elle avait pour la famille. Son regard s'adoucit mais son oreille demeurait tendue vers l'Iskaar et le Pikuni, comme si elle craignait que quelque chose n'explose de leur côté. La petite file, ensommeillée, lui tendit mollement les bras sous le regard affectueux de ses parents et Nuna répondit à l'invitation en se penchant pour la prendre dans ses bras, laissant derrière elle sa fourrure. Nita plaqua sans s'en rendre compte la figurine métallique contre la peau nue de son thorax, la forçant à étouffer une plainte de froid. Son regard cherchait encore le duo, même si elle savait qu'elle ne pourrait pas veiller sur eux éternellement. « On n'habite pas loin, vous inquiétez pas. » Le père déposa un baiser sur le crâne de sa jeune progéniture et ils quittèrent le feu non sans que Nuna ne regrette le manteau qu'elle y avait malencontreusement laissé.

Quelques minutes plus tard, la voilà qui réapparaissait seule, frigorifiée, se frottant les bras comme elle le pouvait en cherchant d'un regard paniqué son manteau, qui avait disparu. Les places où ils avaient été installés avec la petite famille un peu plus tôt avaient été réquisitionnés par d'autres fêtards et Nuna se pencha dans la semi-obscurité, derrière le banc, pour essayer de retrouver son vêtement. En même temps, elle essayait de localiser Ayiana et TC, qui semblaient s'être perdus dans la foule.

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Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Mar 15 Jan - 23:25

Tu as toujours aimé le solstice d'hiver. Ton île, si tranquille, s'anime comme un géant de glace qui se réveille, pour une journée, pour une nuit. Les Iskaars, d'ordinaire calfeutrés dans leurs maisons, quand les vents d'hiver frappent au plus fort, quand la neige rend tout déplacement presque impossible, sortent enfin pour profiter des festivités. C'est peut-être le jour le plus noir et le plus court, aujourd'hui, c'est vrai, mais dès demain les jours se rallongent et cela vaut la peine d'être fêté. Et tu ne raterais les festivités pour rien au monde. Tu aussi bien hâte de voir vos artisans, guerriers et autres marins rivaliser d'adresse – tu n'es pas assez doué dans les concours pour y participer, malgré les pressions de Klara – que de voir ce que les visiteurs d'un jour pourront bien penser de vos traditions.

Tu dois l'avouer, tu as été quelque peu surpris de l'initiative de votre chef, d'inviter les tribus sœurs. Ce n'est pas comme si vous alliez les rejeter en ce jour, mais expressément les inviter ? Tout le village semble en effervescence, ravi et intrigué par l'arrivée de tous ces étrangers. Enfin, peut-être pas si étrangers que ça, les liens entre les tribus côtières sont assez forts, mais il faut l'avouer qu'avec votre isolement, il est parfois dur d'avoir des contacts avec le continent quand on a pas le pied marin.

Comme les autres Iskaars possesseurs de bateaux, tu as fait la navette pour les visiteurs d'un jour, aujourd'hui. Ce n'est normalement pas dans tes fonctions habituelles, ton vaisseau est un vaisseau de marchandises, pas de voyageurs, mais pour le solstice, tu peux bien te permettre d'embarquer des touristes d'un jour. Qu'ils découvrent votre île, qu'ils en tombent amoureux, peut-être, qu'ils repartent avec l'image de votre forêt enneigée, votre village étincelant sous la neige et sous les feux allumés. Qu'ils découvrent vos chants et vos musiques, vos histoires et vos traditions.

Tu reconnais des visages, parmi la foule, bien sûr, mais tu préfères ne pas trop les déranger pour autant. Il y a des marchands, croisés dans un village ou l'autre, il y a des Iskaars qui touchent trop peu terre, aussi, mais qui es-tu pour les blâmer ? Parfois, tu crois que c'est le sel de la mer, qui coule dans vos veines.

Après une matinée à naviguer entre les rochers et faire l'aller-retour entre les plages de sable du continent et les vôtres, tu te reposes, avec un sourire, assis sur les troncs qui forment des bancs de fortune, autour du grand feu de la place. Tu écoutes les conteurs, les récits de vos Anciens, des légendes que tu as entendu maintes et maintes fois mais dont tu ne te lasses pas. Tu repenses au grand Kraken, qu'on dit que certains ont vu, il y a quelques mois, près du village Calusa, et tu regrettes un peu ne pas avoir vu ses monstrueux tentacules. Ça aurait définitivement été une histoire à raconter, ça. Mais non, tu préfères écouter que raconter, Klara s'est lassée depuis longtemps des histoires fabulées que tu peux rapporter de tes voyages et Hannah est encore trop jeune pour vraiment te comprendre. Tant mieux, d'un côté, tu préfères encore la voir gazouiller et sourire pour un rien alors que tu lui racontes qu'un Pikuni particulièrement crétin a essayé de te rouler et qu'il l'a regretté. Heureusement qu'elle ne retiendra pas trop les mots que tu peux prononcer maintenant. Klara s'en est bien sorti, après tout.

Ton père t'appelle pour dire qu'il va rentrer, qu'il est fatigué, tu en profites pour l'accompagner parce que tu sais que le froid de l'hiver ne lui fait pas vraiment du bien aux genoux. En même temps, tu peux en profiter pour voir si Hannah va toujours bien. Tu n'as pas envie de l'exposer à tous ces gens et cette agitation si tard, elle n'aimerait pas. Et puis, pour être honnête, tu sais bien que ce serait risquer d'attirer les regards noirs et les commérages, même le jour du solstice et tu es peut-être égoïste, mais tu n'en as pas envie.

Une fois ton père bien rentré, ta fille toujours paisiblement endormie, tu finis par reprendre la route vers la place du village, fourrure resserrée autour de tes épaules. Loin du feu, il fait nettement plus froid, c'est certain.

Tu hausses les sourcils en voyant un peu plus loin une silhouette qui apparemment erre sans avoir conscience du froid ambiant. Enfin, plutôt, si, mais sans avoir vraiment fait attention à celui-ci. Probablement un touriste.

Tu t'approches, et tu finis par te rendre compte que le touriste est une touriste et qu'elle a l'air de chercher quelque chose.

« J'peux vous aider ? » que tu demandes, assez fort pour éviter de surprendre l'inconnue en arrivant trop silencieusement. « Vous devriez pas être si peu...oh. » Quand tu n'es plus qu'à un mètre, et que le feu éclaire un peu mieux les traits de l'inconnue, tu te rends compte que ce n'est pas tant une inconnue que ça. Un sourire un peu incertain se dessine sur tes lèvres. C'est bien la première fois que tu dois la voir sur ton île, tu crois. Ça fait un moment que tu ne l'as pas croisée. « Hey Nuna. » Tu la vois, complètement frigorifiée, et tu fronces les sourcils, inquiet : « Tu devrais retourner près du feu ou tu vas tomber malade. »



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16/01/2019 Alma 55 Robyn Rihanna Fenty Minako (avatar) Chasseuse... Kovarri hébergée par les Athnas 68


Sujet: Re: Intrigue n°23 : Winter solstice
Ven 18 Jan - 12:16



"Winter Solstice"

Je préfère affronter l'avenir, plutôt que d'être torturée par mon passé. - Sherazade




    La vie à la montagne se révélait bien plus éprouvant par rapport à l’idée que s’en faisait l’Amazone. Elle qui avait grandi sur une île des plus hostile, elle pensait qu’aucune autre région en ce monde ne pouvait l’affecter plus que sa terre natale. Pourtant, elle réalisa que le froid était devenu son pire ennemi, mais aussi l’altitude qui lui enseigna que chaque effort était deux fois plus important, à cause, de l'oxygène qui se faisait beaucoup plus rare. Oh, en effet, elle avait souffert les premiers mois, bien qu’elle ne l’avouera peut-être pas ouvertement. Cependant, elle était une kovarii et en tant que telle, elle n’avait pas hésité à affronter cette nouvelle épreuve qui en était une parmi tant d’autre. Sherazade avait entendu des rumeurs sur le paysage vu depuis les sommets de la montage et aujourd’hui, elle était désormais témoins des merveilles qu’on lui rapportait autrefois par simple récit fabuleux. Un paysage presque paradisiaque, différent de l’environnement exotique de l’île où elle était née, un environnement ici qui était bien plus céleste.
    La première fois, elle resta un long moment immobile devant l’océan que formaient les nuages une fois passé au-dessus d’eux… Elle ne pensait pas cela possible que de contempler ce genre paysage dans une vie de mortel. Sherazade commençait à croire que seuls les environnements hostiles offraient les plus beaux paysages. La vie à la montagne, la Kovarii avait fini par s’y habituer, s’endurcissant comme elle avait toujours l’habitude de le faire lorsqu’elle n’avait pas d’autre choix que de s’adapter pour sa propre survie. Cela faisait maintenant des mois qu’elle vivait parmi les Maunkrus, elle avait décidé d’utiliser ces compétences pour la chasse ; un métier qui lui permettait de ne pas rester isolée au sommet enneigé de sa nouvelle demeure. Les allers-retours entre la surface et le sommet lui permettaient de maintenir son corps dans de très bonnes conditions physiques.

     Ce soir-là, alors qu’elle se rendit jusqu’aux navires en compagnie des autres Athnas, Sherazade était restée silencieuse. L’on pouvait voir son regard se perdre quelquefois dans le vide comme si elle fixait une chose de nature invisible. C’était étrange, car la guerrière avait fini par montrer d’elle aux Athnas une personnalité des plus sociale : toujours souriante, bavarde, bravant les humeurs difficiles de certains de son humour, bien que pas toujours le bienvenu dans certaines situations. On la connaissait à présent pour sa convivialité. Ses camarades les plus proches ont d’ailleurs été surpris de la trouvait dans un tel état, et ce, depuis qu’elle a appris que le clan était invité sur l’île des Azgedakrus. La plupart de ceux que la Kovarii considérait comme ses amis étaient très emballés à l’idée de découvrir le village des Iskaars, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la guerrière se vit mal refuser leur proposition de les accompagner. En plus de cela, Sherazade ne tenait pas à montrer ce qui l’affectait, quitte à se mentir à elle-même et aux autres.
     Elle était donc du voyage, malgré le poids de l’anxiété et de la peine qui habitaient son cœur. Elle avait le sentiment que la fureur était non loin cachée quelque part dans les abysses de ses plus noires émotions et qu'elle n’attendait qu’une étincelle pour se manifester. C’est peut-être pourquoi elle espérait ne pas le croiser. Après tout, avec un peu de chance, il y aurait probablement beaucoup trop de monde pour qu’elle puisse l’apercevoir. Elle avait malgré tout enfilé un voile qui recouvrait sa chevelure et le bas de son visage. C’était en apparence pour se protéger du froid, mais en réalité pour ne pas être reconnue du seul homme avec qui elle partagea sa couche, il fut un temps. Sur le navire qui menait à l’île des Iskaars, Sherazade ne chercha pas à connaître ou reconnaître celui qui en était le matelot. Son regard s’étant plutôt attardé sur le paysage aquatique. D’ailleurs, elle préférait largement imaginer un monstre marin apparaître soudainement, révélant sa férocité et son gigantisme, car cela aida la Kovarii à penser à autre chose.            

    Lorsqu’elle arriva enfin, posant le pied sur le sol gelé, elle réalisa l’ampleur de la situation. Alors qu’elle remarqua Nuna et son père s’éloigner, elle resta immobile en réalisant que sa fille pouvait peut-être se trouver à proximité d’elle sans pour autant avoir la possibilité de la reconnaître. Il lui fallut un certain temps pour que la Kovarii reprenne ses esprits à nouveau et rejette ses pensées qui pouvaient potentiellement la conduire à souffrir de nouveau. Elle devait se concentrer sur la soirée, les festivités et rien d’autre. Alors, elle fit comme tout le monde et rejoignit la foule avant de s’installer quelque part pour écouter les quelques conteurs. Elle souriait derrière son voile face au don pour la parole que certains d’entre eux manifestaient… Si certaines histoires étaient probablement de pieux mensonges pour impressionner l’assemblée contemplative, leur manière, de mettre en scène les récits faisait boire leur parole à quiconque les écoutait ne serait-ce qu’un peu. Bientôt, la guerrière finit par oublier où elle était et sa joyeuse humeur revint progressivement, allant jusqu'à demander ; une choppe de bière.



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Intrigue n°23 : Winter solstice

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