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Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 1898 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : tearsflight (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 429
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le Jeu 20 Déc - 20:52

Nothing but shadows
Ezra & Isaak

« Black soul. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]De nouveau chargée de tâches domestiques. Chargée d'aller chercher des provisions et de rentrer aussitôt. Chargée de me rendre sur la grande place et de revenir à la demeure de Roan. La grande place auquel je n'avais pas été si souvent que cela depuis mon châtiment. Peut être que cette convalescence avait été aussi une sorte de soulagement alors que je n'étais pas encore prête de retourner là-bas. Ne sachant pas si j'étais encore réellement prête d'y aller et de voir la vie qui continuait. La vie qui continuait. Les activités commerciales qui avaient repris leur cours. Comme s'il ne s'était rien passé. La vie qui avait continué au sein de la cité rahjak comme s'il ne s'était rien passé même après cet incident avec les naoris. Certes les esprits restaient marqués, certes les bruits de la foule existaient mais ce n'était pas pour autant que la terre cessait de tourner, ce n'était pas pour autant que les hommes et femmes cessaient leurs tâches. Au contraire. Les activités commerciales avaient continué. Et ma convalescence s'était terminée. De nouveau apte à réaliser les tâches domestiques. De nouveau apte à me rendre sur la grande place pour ramener les provisions et exécuter les diverses commissions. Ce que j'avais fait ces derniers mois sans rechigner. Ce que je continuais alors de faire alors que je me trouvais en train de me diriger vers la grande place. Pour autant je n'y allais pas de gaieté de coeur. Ayant préféré d'éviter de me retrouver là-bas encore un peu plus longtemps pour éviter de repenser à mon châtiment, pour éviter de penser tout court.

Mais malgré moi mon esprit ne pouvait cesser de s'agiter à tous les sens. Ne pensant cette fois-ci pas à mes orteils de doigt de pied qui manquaient. Non. Mon sujet de préoccupation était autre. Cette fois-ci, j'avais osé prendre un détour un peu plus long malgré cette escapade limitée au marché pour effectuer un petit détour devant l'armurerie d'Ariane. Voulant la voir. Voulant la trouver. La nécessité de lui parler. Mais l'armurerie était déserte. La jeune femme qui ne s'y trouvait pas, dont je n'avais plus de nouvelles. Ne l'ayant aperçu depuis ce jour sur la grande place et en effet, je ne pouvais que m'inquiéter. Le nombre de personnes que je connaissais au sein de la cité qui continuait de diminuer. Le nombre d'amis qui s'était aussi réduit. Et ne pouvant cesser de me torturer alors que je me demandais bel et bien où elle était. Ce qui pourrait être considérée comme une erreur d'avoir fait ce petit détour alors que cette perte de temps pouvait être remarquée. Ne pouvant pas non plus courir comme je le faisais avant pour rattraper mon retard ou éviter de me faire prendre. Des détours que j'aurai pu effectuer sans problèmes avant, ce qui n'était plus le cas. Estropiée comme m'avait appelé Roan. Ce que j'étais alors qu'il ne m'était plus capable de traverser les ruelles en courant et d'emprunter des chemins plus secrets en compagnie d'Erika pour fausser compagnie aux gardes ou pour s'amuser. Non. Il ne m'était plus possible de courir comme avant alors que ma démarche était toujours raide. Doutant de pouvoir courir de nouveau un jour alors que par moment, je ne pouvais que ressentir de nouveau la douleur. Douleur que je ne pouvais expliquer mais qui ne cessait d'être là. Regard que je ne pouvais qu'aussi porter là où se trouvait avant mes orteils de pied comme si j'attendais toujours qu'ils réapparaissent comme par magie. Ce qui était peut être le cas mais qui ne se produirait pas.

Frissonnante alors que je resserrai l'étoffe de tissus autour de moi avant de relever la tête. Sortant de mes pensées alors que ceux qui se trouvaient dans la ruelle dans laquelle j'avançais s'écartaient soudainement. Certains qui se plaquaient au mur et instinctivement je ne pouvais que les imiter. Les bruits en écho. Un seul prénom qui était murmuré. Celui d'Isaak. Le prince arrivait. Le prince Draghsteel était là. Un prince reconnaissable. Les cliquetis. Les gardes qui se déplaçaient d'un même mouvement, l'encadrant. Toujours plaquée contre le mur alors que je l'observais pendant l'espace de quelques secondes figée. En parallèle certains s'inclinaient, d'autres dont des enfants clamaient des piécettes d'or. Tandis que d'autres se prosternaient à ses pieds ou tentaient de lui faire des offrandes, certains plus courageux ou suicidaires ne pouvaient que lancer quelques insultes à son égard. Ce qui ne me traversa pas l'esprit à cet instant. Non, ce qui me traversa l'esprit fut simplement le prénom d'Ariane. Ne pouvant que me dire soudainement que lui devait savoir. Une relation tumultueuse qu'ils avaient. Si quelqu'un devait savoir où elle était, ce qui se passait c'était lui. Cette unique pensée qui traversait mon esprit alors que je faisais soudainement un pas en avant non sans incliner la tête en signe respectueux. « Prince Isaak ! » Ma voix qui se mêlait à celle des autres qui l'interpellait. Il y avait sans doute que de fortes probabilités qu'il me remarque alors que désormais j'avais encore moins d'intérêt, d'autant plus estropiée. « Prince Isaak ! » Comme si j'espérai qu'en entendant son prénom il puisse en venir à se retourner et me répondre par la suite. Naïve de nouveau. Ou voulant juste alors m'assurer que mon amie allait bien quand bien même je n'avais aucune idée s'il m'entendrait alors que la présence d'un prince dans la cité même de courte durée était toujours un événement pour ceux qui se trouvaient autour. Des journées qui se transformaient pour le meilleur ou le pire.
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le Mer 26 Déc - 0:38

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« Black soul. »
La rue résonnait. De cris, de chocs et de heurts en tout genre. Et bientôt, elle résonna de ses pas. S’il y avait bien une chose qu’il savait faire, c’était ça : arpenter les rues de la Cité accompagné de ses meilleurs hommes. Pour quoi au juste ? Des raisons il y en avait tant.

En tant que Prince, Isaak avait appris une chose : régner, c’est avant tout se montrer. Nul dirigeant ne faisait long feu loin du peuple, et s’enfermer dans sa Tour de Verre, à l’image de son père, ne l’intéressait pas le moins du monde. Alors, Isaak se plaisait à parcourir la Cité dans ses atours de guerre pour rappeler qui dirigeait dans cette ville. Qui avait le pouvoir et le contrôle de la garde armée, qui défendait ces murs des envahisseurs et protégeait les Rahjaks des menaces qu’ils encouraient, qui régnait d’une main de maître sur la Cité depuis maintenant plusieurs générations.

L’épisode des Naoris avait laissé des traces : on sentait le peuple encore plus fébrile qu’avant. Les pro-Draghsteel encore plus fanatiques… et les anti, encore plus dangereux et téméraires.

Certains osaient, parmi la foule, un mot ou un geste hostile : des signes qui n’échappaient pas à l’héritier du trône. Mais, imperturbable, il avançait le regard droit et fier. Ces vauriens ne valaient pas la peine qu’il s’arrête pour leur répondre. Et si tout acte agressif était normalement lourdement puni par la Royauté, Isaak savait que s’abaisser à relever la moindre insulte se rapprochait davantage du ridicule que de la domination pure.

En arrivant sur le marché, la foule s’accrut subitement, et les rangs se resserrèrent. Les gardes se collaient maintenant au Prince pour faire office de boucliers humains. Le Peuple implorait sa bénédiction, sa richesse. Ils réclamaient des guérisons, des bénédictions, comme s’il eût été prêtre. Ils mélangeaient vraiment tout… Mais surtout, ils voulaient de l’argent. La misère l’avait toujours écœuré et comme bien d’autres, le Prince préférait balancer une pièce et détourner pudiquement les yeux, en s’imaginant que tout cela n’était pas le fait de sa famille. Mais il n’était pas là pour distribuer des pièces. Ce n’était pas une parade princière mais un tour de garde, et la proximité des haillons commençait à l’agacer. Reprenez l’espace. Qu’ils s’écartent.

Aussitôt, les gardes jouèrent des coudes et des coups pour écarter la foule et se frayer un passage jusqu’au marché. Un garde repoussa une femme de manière particulièrement brutale, sans réellement parvenir à s’en débarrasser : c’est que la demoiselle insistait. Dégage l’estropiée.

Curieux, Isaak tourna le regard vers cette personne qui scandait son nom. Il reconnut sans mal Ezra, l’esclave repentie de Roan. Elle lui apparut presque comme un fantôme venu du passé. Il ne l'avait plus revue depuis sa "correction publique", un peu trop légère à son goût. Quelque part, il l'avait déjà enterrée, dans un coin de son esprit. Sans ciller, il profita de la légère accalmie qui gagnait la foule pour se tourner vers elle. Il était intrigué par ce qu’elle avait à lui dire. Et lui aussi avait un message à lui faire passer… Il était justement en face du public adéquat et il ne retiendrait ni ses mots ni ses coups. Ca, malheureusement, l’esclave n’en savait rien. Attends. Il leva une main en signe d’apaisement avant de foudroyer la brune d’un regard incendiaire. Toi… Il voulut la descendre immédiatement plus bas que terre, là où était sa place, en la châtiant pour avoir osé lui adresser la parole. Mais quelque chose le retint. Qu’est-ce que tu veux ?

Il choisit de lui laisser la parole, un luxe qu'elle ne méritait plus. Mais quelque part, Isaak sentit qu'il lui devait ces quelques mots, parce que leur histoire était chargée de violence comme nulle autre. Parce qu'il revoyait ses traits altiers contrits de douleur sans jamais réclamer sa pitié. Et parce qu’elle était toujours là, après tout ça. Le Prince devait bien admettre que cette ténacité avait quelque chose d’impressionnant, même pour la vermine qu’elle incarnait à ses yeux. Alors Isaak se tut... avant de prendre une décision.  

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le Mer 26 Déc - 19:06

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« Black soul. »
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Chaque personne qui ne pouvait que scander le prénom du prince. Certains qui certes le scandaient plus comme une insulte que comme une louage. Un prénom scandé, murmuré. L'écho des badauds, de la foule qui se tassait tout autour de lui. Personne ne pouvait le toucher du moins. Les gardes étaient là pour lui faire place. Des gardes qui poussaient tous ceux qui se trouvaient sur le chemin ou qui ne pouvaient que scander des ordres à l'attention des badauds pour qu'ils s'écartent aussi. Ce que nombreux avaient fait aussitôt. Ce que j'avais aussitôt fait enfin ce que j'aurai sans doute fait une fraction de secondes après avoir scandé son prénom. La silhouette du garde devant moi. Imposant. Bâti comme un taureau. Un colosse. Nombreux qui de stature équivalaient aux mercenaires. Certain que ce n'était pas que des fruits qu'ils dévoraient alors que celui-ci avait plus de chair sur les os que n'importe qui. Poussée sans ménagement. Esquissant une grimace de douleur alors que j'étais obligée de reculer. Tâche qui n'était pas facilitée alors que j'avais manquée de nouveau de perdre l'équilibre. Certains réflexes qui étaient perdus. Si je pouvais marcher, recommencer à exécuter mes tâches domestiques, il ne restait pas moins qu'il n'était pas aise de retrouver en quelques mois ce qu'on avait perdu en deux minutes. « Dégage l'estropiée. » Mèche de cheveux bruns que je repoussais pour regarder la tête au même moment que le prince lui-même prenait la parole. « Attends. » Mon regard qui croisait le sien. La foule qui s'était tue d'un même mouvement, bien trop distraite par cette nouvelle source de spectacle. « Toi... » Ce qui ne sonnait pas comme un doux murmure à mes oreilles loin de là. Ce n'était pas une mélopée qu'il chantait. Ce n'était pas le prénom d'un être oublié et aimé qu'il prononçait alors. Non. Son ton de voix qui ne pouvait que trahir le regard incendiaire qu'il me portait. Ce regard incendiaire pour lequel je fus hypnotisée pendant quelques secondes. Des yeux bruns foncés qui me fixaient. Plus sombre que l'abysse alors. Des yeux qui lançaient des éclairs. Si un regard pouvait tué, peut être l'aurait-il voulu. Un passé qui nous lié. Un passé qui n'était pas teinté de notes rosées. Nous connaissant depuis le bordel, là où je m'étais opposé à lui. Prenant la place de la fille qu'il avait choisi en premier lieu. Notre chemin qui ne s'était pas croisé seulement là. D'autres fois, nous nous étions vus  comme sur la place publique. Là pour assister à mon châtiment. Et notre chemin qui se recroisait de nouveau. Ne pouvant que penser à cet instant que de nouveau, la situation semblait bien sombre. Ayant compris que j'étais devenue sa cible. N'ayant aucun endroit où fuir. Et ce n'était pas non plus comme si je pouvais reculer. L'impression que les murs se refermaient sur moi. Soudainement l'impression d'étouffer. Me forçant à respirer de nouveau.

« Qu'est-ce que tu veux ?  » Tentant de me convaincre que c'était ce que je voulais. Voulant lui parler. Ce qu'il voulait savoir. Voulant savoir ce que je voulais. Une conversation qui ne serait toutefois pas simple. Une conversation qui aurait lieu en publique. Perdant un peu mon assurance mais comme je le voyais je ne pouvais partir de là alors que les gardes me barraient la route. Une conversation qu'il ne voudrait sans doute pas avoir là. Mais là non plus il n'allait pas réellement savoir le choix. Un sujet de conversation que je savais qui n'était pas seulement épineux mais le mettrait sans aucun doute hors de lui. Ce sujet qui concernait la femme qu'il avait aimé, qu'il aimait sans aucun doute. Une femme que je connaissais tout autant. Un lien que lui ne connaissait pas. Ne sachant rien de mes motifs. Ne sachant rien de ma connexion avec Ariane. Ne sachant rien du tout. Ne sachant pas que je connaissais en grande partie leur histoire. Ne sachant pas que je ne pouvais que le haïr aussi parce qu'il lui avait autant brisé le coeur. L'ayant autant soutenu, que l'ayant haï. Un soutien dont il ne savait rien. Connaissant leur histoire. En connaissant des bribes, en connaissant des sentiments et des pleurs. Là à chaque fois. Là dès lors qu'Ariane avait besoin de moi pour se confier. Roan qui n'avait jamais réellement su, qui avait toujours sans doute cru que c'était pour mes talents de couturière que les visites se déroulaient chez elle. Mais ce n'était pas seulement pour lui coudre milles et une robe que nous nous retrouvions. Là-bas au coeur de son patio nous pouvions être libres et nous confier sans crainte. Toutefois là aussi, il n'avait rien su. Et je savais que lui aussi n'en savait rien. Il y avait des secrets qui existaient pour de bonne raison. Des confidences qui étaient d'autant plus tenues secrètes alors qu'il était préférable de taire ma relation entre la noble. Une noble qui serait vue avec une esclave, ce qui aurait de quoi faire un scandale. Ce que ni elle ni moi ne voulions. Ariane que je ne pouvais trouver. Ariane que je n'avais pu que découvrir se tenant droite, magnifique comme jamais auprès d'Isaak sur l'estrade. Des pourquoi qui avaient pu saisir dans mon esprit. Ne sachant où en était leur relation maintenant, sachant encore moins où se trouvait la belle brune. Dans l'incapacité de la trouver. Ce que je ne pouvais que vouloir faire. Voulant m'assurer qu'elle allait bien. Voulant la voir. Et c'était pour cette unique raison que je me trouvais désormais là. C'était pour cette unique raison que j'allais prendre la parole. Quand bien même je pouvais haïr Isaak, quand bien même je pouvais de nouveau risquer ma tête, il ne restait pas moins qu'il n'était pas seulement le prince sinon qu'il pouvait détenir des réponses à mes questions. Alors je ne pouvais que relever la tête. « J'aimerai savoir où se trouve Ariane Visegard, prince Isaak. »
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le Dim 20 Jan - 12:59
Il la fixe d'un regard dédaigneux, cette esclave qui se prend clairement pour ce qu'elle n'est pas. Si Isaak n'a déjà pas énormément d'estime pour les serviteurs de base, il a néanmoins un rien de considération pour ceux qui effectuent leur devoir sans broncher. Car c'est ce à quoi ils servent. Et c'est dans cet esprit, entouré d'esclaves bienveillants et serviables, qu'il a grandi depuis toujours. Ezra, elle, avait causé une petite révolution dans la hiérarchie Rahjak. Elle avait commis un acte que beaucoup se refusaient par peur d'y perdre la vie. Que beaucoup abandonnaient, car élevés dans une cage, sous les coups et les ordres. Brimés. Oppressés. Et pour Isaak, c'était l'ordre naturel des choses : une vision cruelle et verticale de la société. C'était comme cela : il y avait des faibles et des puissants et on ne pouvait rien y changer. Il avait eu la chance de naître du bon côté. Comment aurait-il agi, en tant qu'esclave ? Aurait-il lui aussi courbé l'échine comme beaucoup ? Se serait-il rebellé ? Ou aurait-il eu l'audace de fuir comme la brune ? Franchement, Isaak ne se posait pas vraiment la question. Son esprit et ses convictions étaient bien trop étriquées et prédéterminée pour qu'il s'envisage (ne serait-ce qu'une seconde) homme du peuple, voire pire : esclave au palais ou dans un bordel.

Les badauds étaient moins nombreux, à cet endroit du marché. La rue était toujours aussi étroite, mais les gardes avaient pu reprendre un poste normal. Ils s'étaient écartés pour laisser le Prince s'adresser directement à la servante dont tous connaissaient le nom et le maître...

Le Prince toise Ezra alors qu'elle semble hésiter à lui répondre. Sans doute ne s'attendait-elle pas à recevoir autant d'attention si soudainement. Elle était perdue dans la foule, parmi le commun des mortels. L'instant d'après, tous les regards étaient braqués sur elle, dont les pupilles incendiaires du Draghsteel, qui attend une réponse à sa question. Et cependant, aux oeillades affolées de la brune, Isaak comprend vaguement que ce sont tous ces témoins inattendus qui la réduisent au silence. A croire qu'elle aurait voulu lui parler en privé. Etait-elle seulement sérieuse ?

Et c'est alors qu'elle ose. Elle prononce son nom. Celui qu'Isaak fut depuis des mois, pour oublier. Mais comment l'oublier, quand tout, jusqu'à cette insolente, lui ramène violemment son souvenir en plein visage, à la vue de tous. A ces quelques syllabes, prononcées sur le bout des lèvres, il sent ses poings se serrer, son coeur faire un raté... Pourquoi ? Pourquoi devrait-il répondre à cette question devant tous ces gens ? Pourquoi se permet-elle cette insolence, alors qu'il tente d'enterrer l'image de son amante sous une montagne de rancoeur ? Pourquoi les expose-t-elle aussi effrontément ?
Comment... Encore sonné par la question, le regard d'Isaak vire au noir. Comment ose-tu souiller son nom de ta bouche, esclave...
La voix tremblante, il s'approche d'elle alors que les gardes reculent ... et les passants aussi. Et pourtant, nul ne perd une miette de la scène.

Isaak doit savoir. Pourquoi ? Ezra n'était qu'une couturière aux yeux d'Ariane, rien de plus. S'il y avait eu un lien plus important entre elles, il aurait dû le savoir. Et pourtant, la Noble lui avait caché tellement de choses. Il n'avait jamais vraiment réussi à la cerner. Et au fond, c'est sans doute ce qui l'attirait le plus chez elle.
Qu'est-ce qui te donnerais le droit de le savoir ? En as-tu seulement déjà eus, des droits ?
Ezra avait mentionné le mauvais nom, au mauvais moment. Isaak était fou de douleur, et il comptait bien passer son désespoir sur quelqu'un. Et cette curiosité soudaine de la part de l'esclave l'intriguait. Il était bien décidé à découvrir ce qu'il se cachait là-dessous...
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le Lun 21 Jan - 20:46

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je savais beaucoup de lui. Je connaissais leur relation. J'avais vu Ariane s'ouvrir de plus belle pour me conter les hauts et les bas. Là quand il avait fallu sécher ses larmes. Là pour la soutenir mais aussi là pour voir ses yeux pétillaient d'amour, un sourire se dessinait sur ses lèvres dès qu'elle parlait de lui. Si je m'étais absentée, n'avait pu que glaner quelques informations sur ce qu'il en était de leur situation, il restait non moins qu'il y avait des points d'interrogations. Il n'y avait aucune certitude concernant sa réaction si ce n'était que cette réaction ne serait sans doute pas de la plus douce. Prête à prendre ce risque. Prête à prendre ce risque quand bien même ma place dans la cité était déjà précaire, quand bien même le châtiment que j'avais subi restait gravé dans mon esprit. J'avais besoin de savoir. J'avais besoin d'obtenir une réponse. J'avais besoin de m'assurer qu'elle allait bien. Tout l'amour et l'affection que je lui portais qui me donnèrent la force de prendre la parole. Des mots qui jaillissaient de ma bouche non pas pour paraître insolente, alors que là n'était le but à cet acte mais seulement pour obtenir une réponse à cette fameuse question.

Les regards qui se braquèrent aussitôt sur moi, comme je m'y attendais. Rien qui ne différait. Au moins là, la foule était moins présente. Il n'y avait pas autant de badauds que sur la place publique. Il n'y avait pas d'estrade pour m'humilier publiquement. Certes cela ne voulait pas dire que le lieu d'humiliation ne pouvait pas changer. Cette nouvelle scène pouvait prendre place de nouveau, peut être maintenant même alors que ses traits commençaient à changer. Mais je ne bougeais pas. Restant immobile alors que je l'observais sans trembler tandis que son regard se faisait plus meurtrier. Voyant ses poings se serrer alors que pendant l'espace de quelques secondes son visage avait parû se blêmir avant de reprendre contenance et de se transformer en un masque de fureur. Qu'un pas entre l'amour et la haine, toujours. Ne sachant ce qu'il ressentait exactement mais il était certain qu'à cet instant il ne semblait humain. Certains le dépeignaient comme un monstre. A cet instant, il paraissait juste humain. Les changements des traits sur son visage qui n'étaient qu'une preuve qu'il ressentait, que son coeur battait comme celui de n'importe qui. Ayant eu du mal à voir cet aspect plus lumineux chez lui. Mais pouvant comprendre qu'Ariane ait pu voir derrière le masque. Ce que j'avais tenté de faire de même. Le coeur ayant ses raisons que la raison ignore. Ce qui restait certain autant qu'il prenait la parole, pourtant d'une voix en partie tremblante.« Comment... Comment ose-tu souiller son nom de ta bouche, esclave...  »  Des paroles que j'entendais distinctement comme tous ceux autour. Un prénom que je n'avais pas souillé, que je n'oserai jamais souillé. Ne pouvant que me rappeler qu'il ne savait rien. Elle ne lui avait rien à propos de nous. Un éclat de compassion qui passait dans mon regard. Ne bougeant pas alors que les gardes reculaient, comme les passants. N'ayant pas peur de lui. Tout ce que je ressentais à cet instant c'était de la compassion. Tout ce que je voyais c'était un homme blessé. Car blessé il l'était certainement quand bien même il pouvait se montrer arrogant et fier. Pendant un instant alors qu'il s'avançait ce n'était pas à son histoire et à celle d'Ariane auquel je pensais, si ce n'était à la mienne et celle de Shanareth. Douleur que je pouvais reconnaître, auquel je pouvais m'identifier quand bien même je n'en venais qu'à chasser ces images de ma tête et reportai mon attention sur lui. Plus proche et ne pouvant reculer non plus. Que suspendue dans l'instant présent. « Qu'est-ce qui te donnerais le droit de le savoir ? En as-tu seulement déjà eus, des droits ?  » Des droits il était certain que je n'en n'avais jamais eu. Il ne faisait qu'énoncer un constat. N'étant pas blessée par sa dernière remarque ou par ses mots piquants. Nous étions des esclaves, nous n'étions pas des membres de la noblesse ou de la royauté. Aucun sang royal ne coulait dans mes veines. Là pour m'exécuter et châtiée publiquement pour ne l'avoir fait, pour avoir pris la fuite. Mon regard qui se reposait sur la foule avant de se poser de nouveau sur lui. Il était certain que j'aurai préféré que la conversation ait eu lieu en privé, néanmoins ce n'était pas comme si j'avais le choix. Le choix qui m'avait été ôté de nouveau quand j'avais été ramenée de force là. Pourtant, je ne pouvais que reprendre la parole doucement. « ... parce qu'elle voudrait que je le sache. » Ayant pris la parole calmement, doucement. Ce qui était la vérité. Ne tentant pas de prétendre connaître ses intentions, je savais qu'elle voudrait que je sache. Je savais que je comptais pour elle autant qu'elle comptait pour moi. Ce n'était pas pour rien que de nombreuses fois j'avais trouvé refuge chez elle. Certes au yeux des autres je n'étais que sa couturière mais là n'était pas le cas. Là n'était pas la vérité. Ce qu'il commençait peut être à comprendre. Tentée de lui demander s'il ne voulait pas avoir cette conversation en privée mais je ne le fis pas, ne prononçant pas un mot de plus. N'ayant aucun droit de le conseiller. Comme il avait dit je n'étais qu'une esclave.
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