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˜˜˜˜˜˜(jonas) we're back
maybe life should be about more than just surviving


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05/03/2015 avengedinchains baelfire, astrid, richard, meeka & elias 3220 Juno Temple ava by vulpecula ;; signa Beylin 40
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Sujet: (jonas) we're back
Jeu 20 Déc - 20:02


We're Back

Le jour de l'arrivé des 100 ;; Il est difficile d’imaginer un jour que le retour serait aussi catastrophique, aussi violent, aussi perturbant, aussi. De manière général, Charlie ne sait pas toujours quoi penser des décisions qui sont prises, des choses que les gens font. Elle ne sait pas toujours ce qui se passe et c’est aussi parce que parfois, elle se perd, parfois, elle ne prend pas les bonnes décisions. Mais elle fait de son mieux, même si ce n’est pas toujours une réussite. Au moins, elle essaie. Et ici, dans cette navette, au milieu des autres, elle ne sait pas trop ce qu’elle doit faire. D’ailleurs, elle ne reconnaît pas tous les visages, mais certains lui permettent de voir qu’elle est entourée des criminels du vaisseau. Oh, pas tous, certains sont encore là-haut. Mais il y a Andrew, à quelques sièges du sien. Et d’autres têtes qu’elle reconnaît. Elle n’aime pas la situation mais elle est disposée à faire avec. Tout est devenu noire, tout est devenu presque calme. Les gens sont dans l’attente de ce qui pourrait bien se passer. Certains se détachent déjà, se laissent tomber de leurs sièges. Elle ? Elle ne sait pas ce qu’elle doit faire. En vrai, elle ne veut rien faire parce qu’elle ne voit pas ce qu’elle pourrait faire.

Y en a qui sortent, y en a qui tentent et qui crient, qui rient, qui pleurent aussi. Elle, elle ne sait pas trop ce qu’elle doit dire ou faire. Elle n’ose même pas quitter son siège encore. Il faudra qu’elle le fasse. Elle n’a pas mal, elle ne croit pas, du moins, il ne lui semble pas. Mais elle ne saurait le dire. En même temps, elle n’a pas particulièrement envie de réfléchir. Ici, la situation lui échappe et elle ne sait pas vraiment ce qu’elle doit dire. Elle se perd un peu trop au milieu de tout ça en fait, et c’est ce qui l’agace le plus. Elle se perd. La rêveuse rêve un peu trop et quand il est question de prendre une décision, elle n’y arrive pas. Et elle se sent minable. Clairement minable. C’est compliqué mais il n’y a rien à faire contre ça, il n’y a jamais rien eu à faire.

Un soupir s’échappe de ses lèvres quand elle se détache du siège. Elle a un peu mal, surement quelques bleus à venir. Elle hausse les épaules, ce n’est qu’un petit détail, de toute façon, elle s’en sort bien, il lui semble que y en a qui ont pris plus cher qu’elle, mais elle ne cherche pas plus loin. De toute façon, ça ne sert à rien. C’est compliqué, trop compliqué, et elle s’y perd un peu. La Terre, c’était utopique, une idée comme ça, parfois quand elle allait se coucher. Elle n’y croyait pas trop, même si elle en rêvait. Elle trouvait ça jolie, quand elle pouvait voir par un hublot. Elle adorait ça, mais elle n’en sait pas plus, et elle ne supporte pas tout ça. C’est une zone inconnue. Et surtout, on partait du principe que la planète ne serait pas viable et qu’y aller serait aller à la mort. De ce fait, là, maintenant, elle ne sait plus où donner de la tête. Mais bon, elle a toujours été un peu indécise dans son genre aussi, ça n’aide pas vraiment.

Elle sort de la navette et le soleil la frappe en pleine gueule, elle n’y était pas préparée et ça pique légèrement. Elle grimace, ses yeux se plissent et elle ne sait pas trop quoi dire. Enfin bon, il n’y a pas forcément de trucs à dire non plus. C’est juste terrifiant. Clairement. Ce monde est là, grand ouvert et il est gigantesque. La fumée de l’atterrissage est dérangeante et elle tousse un peu mais elle sent qu’il y a de l’air, ici, elle sent que ça va. Que ça ira, avec le temps.

Parce que dans le fond, ils partent de rien. Et quand elle réalise qu’elle a un peu faim et se met à regarder autour d’elle, elle réalise facilement qu’elle ne sait pas vraiment quoi faire, à ce sujet, elle réalise aisément qu’elle ne voit pas ce que ça pourrait changer. Elle ne sait pas quoi manger, quoi ne pas manger. Elle observe et réalise qu’il y a surement des choses qui pourraient la tuer, aussi. Elle ne sait pas, et elle n’a peut-être même pas envie de savoir. C’est peut-être un peu compliqué, et elle ne supporte pas tout ça. C’est compliqué. Trop compliqué, parfois.

En regardant derrière elle, elle réalise qu’elle n’a pas beaucoup avancé, mais que derrière elle, quelqu’un n’a pas bougé du tout. Elle grimace un peu, Charlie n’est pas très douée avec les mots mais en même temps, elle ne va certainement pas le laisser dans son coin, n’est-ce pas ? C’est Jonas, garçon qui lui ressemble pas mal. Elle n’a pas eu beaucoup l’occasion de parler avec lui mais elle l’apprécie et espère qu’il va bien. Il semble un peu terrifiée mais elle ne parvient pas toujours à analyser les expression du visage. " Tu vas bien Jonas ? ". La question peut paraître destabilisante pour bien des gens, c’est vrai. Mais qu’est-ce qu’on pourrait faire, à ce sujet, hein ? C’est compliqué, si on peut le dire ainsi. Elle pose une main sur son épaule, encore une fois, sans trop savoir quoi dire. Parce que mine de rien, elle n’a pas envie de s’attarder en arrière, elle a envie de voir ce monde qui s’ouvre à eux. Mais… Elle ne va pas le laisser derrière elle, pour autant.
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Sujet: Re: (jonas) we're back
Mar 25 Déc - 1:34



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6 JUILLET 2114

Non, c’est trop tôt. C’est beaucoup trop tôt.

La rage l’a envahi quand on lui a annoncé ce qui allait arriver. Une rage similaire à celle qui l’avait envahi la première fois qu’il s’était retrouvé enfermé. Il ne veut pas mourir et il a beau hurler de tous ses poumons que c’est encore trop tôt, qui l’entend vraiment ? Il doit lui rester quelques années encore, oui, une ou deux minimums. Sauf qu’il n’a aucun droit sur sa propre vie. Il a été condamné et par conséquent, c’est eux qui décide. C’est eux qui préfèrent l’envoyer sur terre, sans savoir si la vie est possible ou non. Inutile de lui mentir, il sait. Il sait que c’est une mission suicide. Il sait que les chances de survie sont limitées et il ne veut pas. Lui poser son bracelet a été un vrai calvaire tant il ne s’est pas laissé faire. Finalement, il s’est retrouvé assis sur un siège dans une capsule spatiale, accompagné de 99 autres jeunes. C’est facile de compter, c’est autre chose de supporter la présence des deux personnes à ses côtés dont il ignore le nom et le visage. Il ne connait pas grand monde, Jonas. Tous des prisonniers, mais tous des gamins. Lui, sa cellule, il ne la quittait pas souvent – souvent à cause de ses crises d’angoisse, provoquée en partie par la taille de sa cellule. Inutile donc de s’attendre à ce qu’il soit serein, là, avec les autres, à sentir le monde se rapprocher et la chute les secours. Il s’accroche à son siège, les yeux fermés, refusant de regarder la fin en face. Jonas est terrifié. Des années pour accepter sa fin et voilà qu’on lui arracher le peu de temps qu’il lui restait. C’est horrible et il en pleure. Les larmes lui échappent alors qu’il garde le silence. Il pourrait hurler pourtant, tant c’est violent, mais non. Il serre la mâchoire.

Et puis tout s’arrête. Ils ont atteint la planète, il le sait. Il n’ouvre toujours pas les yeux par contre. Il a presque peur de voir que d’autres ont mal supporter cette descente. Il ose que lorsqu’il entend quelques mots volés. Certains se détachent et sortent, aussi. Un air différent entre dans le vaisseau et Jonas ouvre les yeux, car cet air est respirable. Son regard cherche automatiquement la lumière et, attendant que la majorité sortent avant lui, il prend son temps. Il se détache doucement, par précaution, et réalise que son dos lui fait incroyablement mal – et ses épaules en particulier, mais logique vu la position dans laquelle il était. Il suit ensuite le mouvement et met un pied dehors, évitant de se frôler aux autres. Une fois face aux arbres, il est tétanisé. La fumée finie par entrer en partie dans ses narines et il tousse légèrement, mais cela ne le fait pas bouger. Il est bloqué par tant de beauté et par la réalité ultime de cette survie. Ils ne sont pas morts !

L’idée de pouvoir respirer plus longtemps que prévu, grandi peu à peu dans son esprit. Il se déconnecte de cette réalité pour entrevoir un avenir nouveau. Il y a quelque chose en lui qui se sent libéré, quelque chose de nouveau. Il ne remarque même pas Charlie qui s’approche, Charlie qui pose une main sur son épaule. Il est ailleurs et il lui faut un certain moment avant de percuter. Avant de pouvoir sourire, bêtement, et de répondre à la jeune femme.

« On est sur terre… » dit-il tout doucement, presque comme un murmure qu’il n’aurait jamais cru possible d’exprimer. « On est vivant ! » Et puisque c’est Charlie, il se permet de rire, de sautiller presque. Il pourrait la prendre dans ses bras si la proximité n’était pas un si grand problème chez lui. « On est vivant… » répète-t-il, ému. La première chose qu’il veut faire, alors, c’est de toucher un arbre. Il délaisse Charlie pour se rapprocher du premier tronc et pose sa main dessus. C’est le début d’un nouvel ère.

Il a comme une décharge électrique lorsqu’il sent l’arbre, sous sa main. C’est un rêve de gamin qui se réalise, combiner à un espoir qu’il avait perdu. Il pensait mourir, vraiment. Il pensait que c’était là, la fin de son histoire. Mais face à la nature, face à l’air qu’il respire, tout ce qu’il peut faire, c’est laisser les larmes de joie prendre le dessus. Il avait une nouvelle chance, il avait de l’espoir maintenant.


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Sujet: Re: (jonas) we're back
Ven 28 Déc - 17:42

We're Back

Le jour de l'arrivé des 100 ;; C’était un rêve, une utopie, un monde qu’on envisageait de loin sans vraiment le toucher. Charlie ne sait même pas quoi dire, tant la situation la laisse perplexe et en même temps, elle imagine toutes les possibilités et le tas de choses qu’il lui sera possible de voir, désormais. Rien n’est simple. En fait, rien ne l’est jamais et elle imagine avec une aisance évidente que ça risque d’être un peu plus compliqué encore par la suite. La Terre, c’est une planète sur laquelle il y a beaucoup de documentations mais la blonde, elle n’a jamais vraiment aimé lire. Alors elle ne s’est intéressée que sur ce qu’on lui disait, en cours et elle trouve que c’était déjà bien assez suffisant. Maintenant, elle se perd un peu, elle ne sait pas. Elle regrette un peu de ne pas avoir tout entendu, elle ne supporte pas ça vraiment, mais bon, maintenant, il lui faudra juste apprendre sur le tas. Elle essaie de réviser, de faire le point. Mais dès qu’elle sort dehors et qu’elle inspire un bon coup, elle oublie presque tout ce qui lui est passé par la tête. Tout devient bien plus compliqué, déjà. Mais puisqu’il n’y a rien à faire contre ça, il n’y a aucune chance de revenir en arrière.

Le ciel, il est loin désormais et l’air qui s’offre à elle, il est illimité désormais. Et ça a une importance assez capitale. Il faut maintenant réussir à les joindre, il faut être en mesure de leurs faire comprendre qu’en réalité, tout se passe bien et qu’ils peuvent venir, eux aussi. Mais bien sûr, ce n’est jamais aussi simple que ça et il n’est pas toujours possible d’user des mots de la bonne façon. Charlie, elle ne sait pas quoi dire, elle ne sait pas comment le dire non plus et pour tout dire, elle n’a pas particulièrement envie de se prendre la tête. Bref, à quoi bon hein. Voilà qu’elle se perd dans ses pensées et qu’elle ne parvient pas à trouver le sens de tout ça. Il faut juste qu’elle se reprenne, il faut juste qu’elle pense à nouveau aux choses. Aux choses correctement.

Elle inspire un grand coup, ferme les yeux, attend avant de souffler. Et elle finit par voir que quelque chose ne va pas, elle ne parvient juste pas à savoir quoi. Quand elle ouvre les yeux, elle est toujours sur Terre, et elle imagine déjà ses options, tente de faire le point sur toutes les choses qu’elle pourra fairE. Oh bien sûr, elle panique un peu sur les bords, et ses pensées sont bien trop décousues pour qu’elle parvienne à vraiment faire le point. Mais qu’est-ce qu’elle pourrait bien dire hein ?

Quand elle s’avance vers Jonas, son intention est de le rassurer, de le protéger un peu. Il semble terrifié, apeuré, et elle refuse de le voir dans cette situation sans qu’il ne puisse se reprendre. Là, le but, c’est de se reprendre, de souffler et de se dire qu’ils ne risquent plus rien. Ils ont atterri et pour l’heure, ils ne peuvent pas vraiment tomber plus bas. C’est important, non ? Mais évidemment que ça n’a strictement rien de facile hein. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire. Rassurer quelqu’un, ça ne veut pas dire qu’on va y parvenir, en plus. On essaie, on tente de trouver les bons mots et les bonnes choses à faire mais ça ne fonctionne jamais comme ça, justement. Elle grimace à l’idée de se tromper et de le blesser, d’ailleurs. Elle ne voudrait pas qu’il ait plus peur, justement. Il évoque un fait, au moins il a conscience du fait qu’ils sont sur Terre. C’est déjà ça. Mais ils sont vivants oui alors il se permet de rire et elle se met à en faire de même. " En vie, sur Terre… Et libres. ". Parce qu’il ne faut pas oublier qu’ils étaient enfermés jusque là. Bien sûr qu’elle ne l’a pas été bien longtemps et qu’elle allait finir par être relâchée, bientôt. Mais à côté de ça, et bien… Elle pense à ceux qui ont été enfermés plus longtemps que les autres.

Il s’écarte d’elle, s’avance vers un arbre et y pose la main. Elle le regarde un peu à l’écart, sourit en voyant le garçon s’extasier devant un arbre. " Alors, c’est comment ? ". Elle sourit devant le côté émerveillé de Jonas, elle aimerait le partager un peu plus. Elle est un peu plus froide, elle, et pourtant, elle a l’âme d’une enfant à l’intérieur, elle est bien incapable de savoir pourquoi elle se comporte comme elle le fait, mais elle ne peut pas s’en empêcher. " On va être bien ici. ". Et elle a vraiment envie d’y croire.
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Sujet: Re: (jonas) we're back
Dim 6 Jan - 15:39



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6 JUILLET 2114

La mort, c’est quelque chose de difficile à accepter. Quelque chose de terrifiant et quand sa sentence a été annoncée, Jonas a paniqué. Pendant des mois, il s’est battu avec les murs de sa propre prison, à la recherche d’une solution rapide. D’une échappatoire. D’une fenêtre de répit. Livré à lui-même, il ne savait pas quoi faire, ni même comment faire pour comprendre que sa situation n’évoluerait pas. Aucun changement, rien. Sa condamnation était gravée dans un registre. Personne ne pourrait le sauver. Personne. Mais pourquoi attendre quelqu’un… Pourquoi forcément avoir besoin d’un autre ? Toutes ses secondes épuisées à se convaincre qu’il était capable d’accepter sa situation sans personne, envolé par ce projet suicidaire. Tout ce travail pour lui annoncer qu’on lui volé ses années restantes. Il s’était tracé une vie, limité certes, mais une vie jusqu’au point final de son éjection, mais ce terminus avait changé. Imaginez passer dix ans à attendre une chose, à l’accepter, pour finalement apprendre que tout sera différent. Que la fin arrivera plus tôt que prévu.

Non, plus jamais, il se dit maintenant, debout face à la forêt. Plus jamais il ne laissera qui que ce soit juger de son sort. Plus jamais son futur ne sera défini par ceux qui ont le pouvoir de le faire. Sa main posée contre l’écorce de l’arbre, Jonas pleure, parce qu’il est libre des chaînes qui l’ont toujours retenu. Ce mot, d’ailleurs, libre, n’a jamais aussi bien résonné dans sa tête qu’à ce moment précis. Libre…

« Je crois qu’il est vivant. » Comme nous. Pourtant, l’arbre ne respire pas comme eux. Ça, Jonas le sait. Il y a bien une chose qui l’a toujours fait rêver et c’est cette planète. Là-haut, c’était un rêve. Un peu vulgaire, un peu impossible, mais maintenant, c’est une réalité. Tout ce qu’il sait de cette terre, il va désormais avoir la possibilité de le confirmer. Il peut savoir ce qui est vrai ou non, ce qui a changé. Pour l’instant, il ne sait pas. Il ignore à quel point la radiation a pu changer les choses, mais au moins ils respirent. Aucune irritation sur sa peau, aucune difficulté à voir ce qui l’entoure… Tout va bien. Non seulement, ils ont survécu à la descente, mais en plus, ils peuvent vivre sur une planète auparavant détruit par les hommes. C’est une double victoire.

« Tu crois ? » Il décolle sa main du bois et se tourne vers Charlie. Il n’y a pas beaucoup de personne qu’il apprécie, mais elle et Andrew, ce sont un peu les seuls. Avec eux, il a l’impression de faire partie d’une famille. D’ailleurs, il ne peut s’empêcher de chercher son ami du regard, avant de l’observer un peu plus loin. Ils sont cent. Cent jeunes, cent condamnés. Il y a des rires, il y a des cris de joie, il y a des pleurs. Il y a surtout une vérité, ils sont là.

« Qu’est-ce qu’il faut faire maintenant ? » Peut-être bien qu’il pose sa question trop vite, ils sont à peine arrivés, mais il ne peut s’empêcher de réfléchir à la suite. Après tout, ils sont tous là pour une raison et le bracelet qui se trouve à son poignet, elle indique quelque chose pour ceux qui sont encore là-haut. En pensant à eux, Jonas lève la tête vers le ciel. Il aperçoit un oiseau volé, fendant le seul nuage d’un ciel parfaitement dégagé. Il est bleu, il est vif. Comme dans les images qu’il avait vues, petit. Il n’y a plus d’étoiles, désormais, juste le soleil qui éclaire la terre de loin et la lune qui se cache quelque part. « Je crois que j’ai besoin de m’asseoir. » Parce qu’il réalise qu’il tremble depuis tout à l’heure. Que le choc, l’adrénaline, tout semble encore avoir un impact sur son corps fragile. Il réalise qu’il a faim et soif, qu’il est fatigué aussi – comment dormir face à cette mort, imminente ? Il aperçoit alors un arbre couché, plus loin, sans doute dû à leur soudaine arrivée, alors il décide de s’approcher et de s’y asseoir, sentant ses muscles le remercier d’une telle générosité. Il se met ensuite à souffler et à prendre de grande respiration, laissant son regard se perdre sur les autres. « Ils sont tellement contents, t’as vu. » Dit-il à Charlie, souriant malgré sa situation. Il est encore loin d’imaginer ce qui va se produire, ce que ce nouveau départ lui réserve, mais il n’en a rien à faire.

Ils sont libres.


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Sujet: Re: (jonas) we're back
Lun 14 Jan - 23:31

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Le jour de l'arrivé des 100 ;; La planète Terre n’était qu’une utopie, un rêve, une illusion au loin quand elle se permettait de regarder par le hublot. Pas un seul instant, elle ne s’est imaginée que ça pourrait se produire. C’était un rêve de gamine, qu’elle a fini par enterrer dans un coin de sa tête quand elle a grandi et que les choses n’ont pas changé. Aujourd’hui, tout a changé finalement et tout a évolué dans le bon sens. Aujourd’hui sur Terre, elle se demande ce qu’elle doit faire. Et en parallèle à cela, elle en vient à se dire que ça change la donne, Mais est-ce que c’est bien de dire que dans le cadre actuel, c’est grâce à un crime et un faux pas, qu’elle en est là ? Si elle était restée dans le droit chemin, est-ce que les choses se seraient passées de la même manière ? Certainement pas. Mais bon, est-ce qu’il est judicieux de penser comme ça ? Certainement pas. De son point de vu, c’est une chose qui est arrivée par chance. Nombreux sont ceux qui, dans la prison, n’ont pas été choisi pour être là. Elle ne sait pas quel est le degré de chance dont elle a fait preuve, dans le contexte actuel, mais c’est vrai, elle ne s’en formalise pas parce que ça fait un bien incroyable. C’est un plaisir, et c’est la seule chose qui compte. A quoi bon chercher plus loin ? Elle est bien dans cette situation et elle refuse d’aller plus loin.

Un soupir s’échappe des lèvres de la jeune femme à mesure où les pas de Jonas se rapproche de l’arbre. Elle se demande comment les choses vont bien pouvoir évoluer maintenant qu’ils sont ici et elle ne sait pas sur quel pied danser. Quand il lui dit que cette végétation est vivante, elle ne sait pas quoi répondre. C’est possible oui, que l’arbre soit vivant mais elle ne saurait pas en dire plus. A l’école ? Oh, ils ont certainement dû aborder le sujet mais c’est une affaire un peu plus compliquée. Elle ne saurait le dire, elle n’en a pas la moindre idée et elle n’est pas forcément à l’aise avec cette idée. Mais franchement ? Aucune idée. " Peut-être, je ne sais même pas. ". L’école ce n’était pas pour elle. Tout comme bien des choses, d’ailleurs, mais c’est une autre histoire et dans l’immédiat, c’est un passé sur lequel elle n’a plus besoin de s’attarder. Là, le plus important, c’est cette planète, et la découverte. Puisqu’ils viennent d’arriver, pourquoi est-ce qu’il serait nécessaire de chercher plus loin ? Ils sont sur Terre, ils ont bien des choses à apprendre, désormais. Surtout s’ils veulent survivre. Il y a un peu, ils n’envisageaient même pas de venir ici. Maintenant ? Ils ne savent juste pas ce qu’ils sont censés faire. C’est une catastrophe. Une situation qu’il va falloir dompter assez vite. Tout un monde s’ouvre à eux, un monde qu’ils vont devoir découvrir et apprendre à connaître. Ce monde, c’est leur monde, désormais. Et ils y sont libres. C’est tout ce qui compte.

Est-ce qu’elle pense qu’ils seront bien ici ? A n’en pas douter. C’est un endroit magique et cette liberté qui se dégage ici est un peu étrange et particulière. Même si elle n’était censée être enfermée que bien peu de temps, elle réalise que même le vaisseau était une sorte de prison. Désormais ? La zone à explorer est impressionnante et perturbante. Mais… Ils finiront par y arriver. Il faut juste parvenir à mettre en place une certaine zone de sécurité, elle ne sait juste pas comment il faut faire. Il doit bien y avoir quelqu’un dans le groupe qui sait, non ? Et dans ce cas, elle sera prête à suivre toutes les directives. A la limite du raisonnable, évidemment. " Il faut juste qu’on apprenne à vivre ici, et qu’on sache comment nous y prendre. " Et c’est une affaire un peu plu compliquée, une aventure compliquée mais elle est parfaitement disposée à faire ce qu’il faudra. Elle sait juste qu’actuellement, elle n’est capable de rien et elle ne sait juste pas comment elle doit s’y prendre. Mais c’est une toute autre histoire. Ils apprendront et une fois que ce sera fait, tout se passera mieux.

Ce qu’il faut faire maintenant ? Charlie se met aussitôt à grimacer. En toute franchise, elle n’en a pas la moindre idée .Peut-être qu’il serait bon de regarder s’il n’y a pas des blessés, mais ça, elle ne sait pas. Ou alors, il faudrait tenter de chercher à manger, mais comment savoir ce qui se mange et ce qui ne se mange pas ? Franchement aucune idée. C’est une affaire un peu compliquée ici en tout cas, et elle ne sait pas comment elle doit voir les choses. C’est compliqué ici, du moins, c’est l’impression qu’elle a. Ils partent de rien, c’est non négligeable. Un soupir s’échappe de ses lèvres, elle ne sait pas. Et c’est perturbant parce que dans le milieu qui est là, elle ne sait pas ce qu’il faut faire. C’est une autre affaire, une autre histoire. Et elle ne sait pas. " Je ne suis pas la bonne personne à qui poser cette question, Jonas... ". Parce qu’elle n’a jamais été douée avec les mots. Et pour cette raison, l’affaire devient un peu compliquée. Elle a peur, de demain, d’aujourd’hui. Elle ne sait pas, elle ne sait pas du tout ce qu’elle doit dire mais elle espère que ça pourra bien se passer.

Il s’installe sur un arbre couché, lui dit qu’il en a besoin et en fin de compte, elle en vient à se dire que c’est aussi le cas pour elle. Oui, elle va aller s’asseoir avec lui, c’est une bonne idée. Il tremble beaucoup mais elle ne peut pas vraiment le rassurer parce qu’elle réalise qu’elle tremble, elle aussi et elle est un peu mal à l’aise. Elle a peur, en réalité, et elle ne sait pas quoi en dire ni comment le dire. C’est perturbant et prise de tête. C’est compliqué mais elle est disposée à faire en sorte que ça s’arrange. Elle finit par poser une main sur son épaule, elle finit même par poser sa tête sur son épaule et elle soupire un peu plus. " On est bien là, ça va bien se passer ici. ". A n’en pas douter, d’ailleurs. Tout va même très bien se passer, il suffit d’y croire, n’est-ce pas ? Autour d’eux, elle voit de la joie, elle aussi, elle en a conscience, c’est vrai. Et dans le fond, elle est elle-même heureuse, et il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. Ils sont libres et disposés à faire ce qu’ils veulent. Il faut juste réussir à déterminer ce qu’il est bon ou non de faire. Et ça, c’est une autre histoire, évidemment. " Et on doit l’être, nous aussi. "
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