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Roan Ezeriel
DATE D'INSCRIPTION : 12/01/2018 MULTICOMPTES : Aucun MESSAGES : 154 CELEBRITE : Zach McGowan COPYRIGHT : Bazzart METIER/APTITUDES : Mercenaire. Combat & maniement des armes TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 37
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We just got to hold on [Roan] - Page 2 Empty Re: We just got to hold on [Roan]

le Lun 4 Mar - 19:21

We just got to hold on
Ezra & Roan

« Numbing the pain for a while will make it worse when you finally feel it. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le mercenaire ne s’était pas attendu à entendre un « non » à sa question. Avait-il seulement bien entendu ? Elle n’avait pas peur. Chose qui était tout à son avantage puisqu’il était obligé de lui faire confiance pour le mener à bon port. « J’imagine que la peur est plus présente quand on tient à quelque chose. » Ses lèvres se pincèrent, aucune réponse. Il préférait le silence plané et son regard rivé devant lui pour éviter de révéler quoi que ce soit. L’esclave n’en resta pas moins silencieuse de son côté, lui partageant son propre vécu. Les mots se perdirent par moment. « … Peut-être qu’au final c’est vous qui avec le plus peur […] Comme si être humain signifie être vulnérable. » Encore une fois, aucun mot ne franchissait ses lèvres. Trop peu éveillé pour arriver à réfléchir, à articuler un semblant de phrase, ou peut-être, car le silence était plus approprié. Désirant, la laisser parler, désirant en savoir plus sur ses pensées, ses spéculations à son égard. Une curiosité qui l’avait toujours habité. « De quoi as-tu peur ? » Les mots qui frayèrent un chemin dans son esprit confus. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire qui cachait un certain soulagement. Il n’avait peut-être pas retrouvé Arméthyse, mais son esclave l’avait accompagnée, il en était certain. Avec cette certitude, il redoutait que cette dernière ne lui confie quelques secrets à son intention. Il l’avait connu avant qu’il ne se referme complètement sur lui-même. Elle connaissait sa peur, celle de tomber bien plus bas qu’un citoyen pauvre, celle de devenir esclave. Une erreur qu’il avait commise à cette époque, erreur qu’il lui confie cette crainte sachant qu’elle était affranchie. Là où leurs sentiments ne pouvaient que prendre deux chemins différents. « Erika ne t’a rien dit ? » Une pointe de surprise dans la voix. Puis, il fronça les sourcils comme s’il réalisait quelque chose. Les mots qui se perdirent tout à l’heure, revenaient se répercuter avec plus de conscience. « Tu essaies d’analyser. » Sa poigne se crispa sur elle. « Qu’est-ce que ça t’apporte ? »  Le mercenaire était plus tendu que les minutes précédentes. La colère l’effleurait délicatement, de nouveau sur ses gardes. Tanguant entre cet état semi-éveillé où cette discussion ne pouvait être qu’un rêve et celui où il est conscient. Perdu quant à la raison qui la poussait à poser ces questions. Bon sang, chercher des réponses ainsi l'affaiblissait, gaspillant son énergie là-dessus plutôt que sur le chemin qu'il lui restait à faire. Il se sentait devenir plus lourd, les pas étaient de plus en plus difficile à enchaîner. Il poussa un soupire, fatigué et sans attendre une quelconque réponse. N'ayant pas la moindre conscience si elle en avait esquissée une. « Peu importe… tais-toi et guides-moi pour que je puisse enfin dormir et décuver. »


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† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 1747 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : Eilyam (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 180
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le Sam 9 Mar - 20:22


We just go to hold on
Ezra & Roan

« Long is the way and hard, that out of hell leads up to light. - John Milton »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tentant d'en savoir plus, pensant qu'en soit peut être que l'alcool pourrait délier sa langue. Mais les chances étaient aussi grandes qu'il ne se souvienne déjà quasiment plus de rien. A vrai dire au lieu de décuver pas à pas, ses moments de clarté semblaient disparaître doucement. Comme s'ils s'évaporaient dans le ciel alors que de nouveau il se refermait. Peut être là qu'un simple réflexe. Peut être autant que ce ne serait que sous la torture qu'il se livrerait réellement. Mais bourreau, je ne l'étais pas. Ma place qui n'était pas là. Alors que c'était en contraire entre les mains du bourreau que je m'étais retrouvée sur la place publique, châtiée au regard et aux yeux de tous. Etre un bourreau ce qui semblait être plus dans ses cordes alors que les mercenaires étaient connus pour leur violence, leur mode de vie que plus sanguinaire que la normale. Néanmoins, ils étaient aussi réputés avant tout pour traquer leur proie. Proie que j'avais été. Ayant finalement accepté ses mots, l'idée qu'il ait décidé de ne pas m'avoir traqué tout de suite même si je n'avais encore réellement compris pour quoi. Un sentiment frustrant alors qu'à chacune de nos conversations, j'avais toujours le sentiment d'avoir plus de points d'interrogation que de réponses au coeur de mon esprit. Et des questions il en soulevait de nouvelles alors que je ne pouvais qu'arguer un sourcil. « Erika ne t’a rien dit ? » Mon visage qui se figeait. Non, la jeune femme qui était ma soeur de coeur ne m'avait rien dit à ce sujet. Certaines conversations qui étaient simplement tues. Ayant toujours aussi préféré éviter de les imaginer ensembles pour ne pas me faire de nouveaux nœuds dans le cerveau. Alors, certainement la réponse se lisait sur mon visage. Ne sachant ce qu'était sa peur. Regrettant maintenant de ne pas lui avoir la question alors qu'il était désormais certitude qu'elle savait. Ce que je ne pourrai plus faire désormais. Sa présence qui me manquait toujours. Elle laissait un vide derrière elle mais au moins elle était sauve, elle était en sécurité. C'était ce qui comptait avant tout.

Mon visage qui avait trahi la surprise et le sien qui se renfermait de plus belle alors qu'il comprenait où je voulais en venir. « Tu essaies d’analyser. » Grimaçant alors que ses doigts se serraient un peu plus contre mon poignet. Douleur celle-ci bien éphémère, bien passagère. Ne pouvant le contredire alors qu'il avait raison, que je tentais d'analyser. Tentant de le comprendre réellement. Tentant de voir ce qu'il avait derrière le masque bien qu'il continuait de ne me laisser faire. « Qu’est-ce que ça t’apporte ? »  Là encore il y avait de nombreux scénarios possibles. Et cette fois-ci ce n'était pas des multiples questions qui me traversaient l'esprit si ce n'était des réponses. Tentant en effet de le comprendre. Dans un sens cela m'apportait sans doute rien. Il n'y avait de récompense à la clef. Il n'y avait de liberté, ni de décision de m'affranchir. Tentant de le comprendre sans doute pour m'assurer que la part humaine était toujours là. Tentant sans doute aussi de le comprendre parce qu'à vrai dire j'en venais doucement à vouloir en savoir plus. Une idée sans doute aberrante en vue de cette relation si compliquée et tumultueuse. Là restait le cas. Mais là encore aucun mot ne fut prononcé. A vrai dire sans doute en voulait-il qu'en éviter la réponse alors qu'il reprenait déjà la parole d'un ton plus ronchon sans me laisser le temps de prendre la parole pour lui répondre. « Peu importe… tais-toi et guides-moi pour que je puisse enfin dormir et décuver. » Ce qui était un ordre. Ce qui coupait court à la conversation. Une nuit qui ne m'avait pas permis de le déchiffrer plus. Seulement des brins d'informations que je pourrai retenir en mémoire alors que lui ne se souviendrait sans doute rien le lendemain. Etant la seule qui serait toutefois là à rester dans l'ombre et à me rappeler les détails de ces nuits comme dans d'autres qui pour lui tombaient dans l'oubli. Sans un mot que je finissais de l'idée à atteindre la porte de sa demeure, l'aidant jusqu'à la couche où il ne pouvait que tarder à tomber. Immobile alors que je le regardais replonger dans l'oubli avant que je n'en vienne à m'emparer d'une étoffe pour les poser doucement sur ses épaules. Peut être l'unique détail qui ferait à son tour soulever des points d'interrogations dans son esprit le lendemain, qui saurait.

end
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