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Wyatt Sheperd
DATE D'INSCRIPTION : 01/08/2018 PSEUDO/PRENOM : Totoro's Child. MULTICOMPTES : TC Jones. MESSAGES : 522 CELEBRITE : Rami Malek COPYRIGHT : EXORDIUM. - kane. - sleeping at last ; earth - pando METIER/APTITUDES : Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. TRIBU : Dana POINTS GAGNES : 170
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le Mar 18 Déc - 19:35
Now we are free
« And now here is my secret, a very simple secret: It is only with the heart that one can see rightly; .what is essential is invisible to the eye


☁️ Juin 2116

L'air est lourd ce matin. Les yeux rivés vers le ciel, Wyatt se souvient de cette maison au dessus du reste, cette maison sans chaleur et sans froid, cette maison avec le contrôle sur tout, sur rien, qui a été la sienne pendant des années entière. Pourtant, le voilà seul face à sa Terre bien aimée, seul face aux changements de températures, caresses du vent et odeur de la pluie. Violence des rayons du soleil qui laissent des gouttes couler sur son front alors qu'il a ses affaires sur le dos. À peine levé dans cet océan bleu infini qui se reflète dans ses billes brunes, l'Odysséen se demande s'il n'est pas temps de rentrer. Voilà des mois qu'il traverse ce monde seul et désormais tout lui semble lointain. Les visages des gens qu'il aime aux conseils d'Harlan qui lui reviennent difficilement en tête.

Peut-être qu'il y a une fin à tout, se dit-il. Même au meilleur. Ce tête à tête violent, passionnant et fascinant entre lui et sa Planète. Sa main droite se glisse lentement contre son bras gauche, effleure la cicatrice encore un peu trop fraîche qui se trouve sur sa peau. Elle a failli l'avaler, la belle bleue, le garder que pour elle maintenant qu'il avait poser un pied à terre. Puis elle avait changé d'avis, préférant son sourire, ses yeux plein d'étoiles à son corps sans vie. Souvent il lui dit merci. D'être la maîtresse de tous les dangers mais aussi de toutes les surprises. De lui donner vie chaque jour, faire battre son cœur par ses découvertes infinies. Mais les autres lui manquent, la chaleur humaine, les sourires de ses proches, les histoires nouvelles des peuples nouveaux. Il a bien croisé quelques égarés sur sa route mais tout était différent, tout est toujours différent. Barrière de la langue, Wyatt a beau se débrouiller comme il peut pour se faire entendre, il est loin d'être fluide dans cette langue qui ne vit qu'ici. Et puis il y a aussi cette peur de l'inconnu, pas souvent de lui, souvent des autres. Faut dire qu'ils n'ont pas toujours bonne réputation les gens du Ciel, faut dire que lui-même ne sait pas parfois s'il n'est pas plus prudent de se méfier d'eux.

Alors en commençant son périple du jour, en s'avançant lentement vers le nord, Wyatt laisse l'idée se glisser lentement dans sa tête. Le jour où il faudra faire demi-tour, rentrer chez lui, avoir un vrai chez lui. Partager ses découvertes et ne pas se perdre lui non plus dans la beauté de sa promise. Mais pas aujourd'hui, aujourd'hui il a trop chaud. Il n'y a qu'une solution, lorsque l'on meurt de chaud : trouver un point d'eau. Le compas plus ou moins dans l’œil à force des mois passés, le biologiste se dirige vers ce qu'il pense être le chemin vers la rivière. En tête, un seul conseil d'Harlan semble ne pas vouloir le quitter : ne pas s'approcher du désert.

Les heures de marches quotidiennes de l'Odysséen ont rendu le tout plus facile. Habitué à avancer malgré le temps, malgré la fatigue ou les petits bobos inattendus, il ne flanche pas un seul instant alors que les kilomètres eux, commencent à se faire sentir sous ses pieds. La terre n'a rien du métal. Jamais stable, jamais plate. Rien n'est prévu, tout est différent, tout le temps. Chaque pas est une aventure. Sous une branche qui craque, sous un morceau trop mousseux. La forêt renferme mille et un secrets et Wyatt n'est pas prêt de les avoir tous percés. Pourtant, lorsqu'un bruit se glisse à son oreille, il le reconnaît presque instantanément. L'homme s'arrête, plus un bruit, sa respiration se coupe et la forêt elle-même semble vouloir l'accompagner dans son silence. Sourire au coin des lèvres, il laisse son regard balayer les bois avec une fluidité déconcertante. Il n'y a plus qu'elle, plus qu'elle et lui. Et son oreille capte à nouveau ce fameux bruit, les yeux se fixent sur la direction marquée et il donne un coup d'épaule pour remonter la bretelle de son sac qui commence à fatiguer. L'eau est par là bas, elle murmure à qui veut bien l'entendre le chemin jusqu'à sa source.

Son souffle et la forêt s'accordent à nouveau pour exister, faire du bruit et s'accompagner. Les branches craquent, les oiseaux chantent et les dangers se terrent dans les ombres. Mais ça n'a pas vraiment d'importance, qu'il se dit, parce que le vrai bonheur il ne le découvre que depuis qu'il y a le danger qui rôde avec lui. Le brun ne s'arrête plus, fini les pauses, les gouttes de sueur se déposent sur son visage, tracent leur chemin sur ses joues, sa nuque et son dos. Une main essuie son front alors que les arbres s'écartent pour laisser percevoir son Graal du jour. Sourire jusqu'aux oreilles il laisse même passer un rire fin d'entre ses lèvres alors qu'il se met à courir jusqu'à la fameuse rivière. Balançant ses affaires sans aucune délicatesse, il se retrouve à l'eau en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Plongé dans l'eau fraîche, il prend quelques longues secondes les yeux fermés pour profiter de l'instant. La beauté du moment, l'eau qui se love contre sa peau et plus rien d'autre dans ses pensées. Juste lui et cette douce rivière qui l'accompagne depuis des mois maintenant. Parce qu'il la reconnaîtrait entre mille, celle ci. Rivière aussi douce que dangereuse, non pas par sa composition mais bien par sa localisation. Le désert est tout proche, le sable s'immisce entre les arbres qui finissent par s'éteindre à quelques kilomètres seulement. Prudence est de mise lorsque l'on s'approche de ce paysage sans arbre. Mais pas tout de suite, la raison ne traverse pas son esprit.

À tort, comme souvent. Les bruits environnants ne tardent pas à lui faire de nouveau ouvrir les yeux. Laissant ses mains se glisser dans l'eau pour se frotter le visage, Wyatt se glisse lentement vers la berge de laquelle il vient. Le regard vif, il observe cette autre rive, celle qui renferme des secrets qu'il n'a nullement le droit d'approcher. Boîte de Pandore attirante et effrayante, l'homme cherche à trouver la source du bruit lorsqu'il aperçoit une chevelure qui tranche avec tout. Les arbres, la verdure, les oiseaux qui s'envolent sous ses pas et la rivière qui se fait plus discrète. Le souffle coupé, le voilà incapable de bouger, à observer l'étrangère que le soleil semble avoir enfantée tellement il la met en valeur. Éblouissante, unique. Jamais il n'a croisé quelqu'un qui lui ressemble. Peut-être devrait-il donc prendre ses jambes à son cou, se méfier de celle qui ressemble à un mirage venu tout droit de l'astre soleil. Mais comme à son habitude, Wyatt se refuse à écouter la raison et au lieu de ça, toujours dans l'eau, il sourit à l'étrangère qui devient de plus en plus nette face à lui. « Bonjour. » Dit-il dans sa langue d'adoption. « Je ne te veux aucun mal. » Ajoute-t-il lentement, montrant qu'il n'a strictement rien pour se défendre sur lui – il n'a rien du tout, faut dire. « Je peux m'en aller. » Précise-t-il de sa voix douce, petit sourire pour l'accompagner. Refusant d'être celui qui dérange, celui qui empêche d'exister. « Je m'appelle Wyatt, et toi ? » Qu'il tente pourtant, comme un espoir idyllique de vouloir la garder un peu plus. Qu'elle ne lui échappe pas sous les doigts, comme ces rayons du soleil qu'on attrape pas.




Dernière édition par Wyatt Sheperd le Lun 1 Avr - 22:45, édité 2 fois
Astrid Helgusson
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le Jeu 20 Déc - 19:22

Now we are free

juin 2116 ;; En devenant mercenaire, Astrid a été formatée. Construite sur une identitée en particulier, elle n’a pas eu l’occasion d’agir différemment, et elle n’a jamais cherché à être différente. C’était une voie offerte et facile, pourquoi en choisir une autre ? La rousse n’a pas eu de facilité dans l’existence, elle est tombée de haut, plusieurs fois et elle n’a jamais apprécié cela. Elle n’a jamais aimé être prise pour une idiote. Et on a fini par ne plus l’approcher sans en avoir la nécessité. Pour l’embaucher, notamment. Parce que Helgusson, même si elle ne sait pas d’où vient son nom, même si elle ne prête pas attention aux choses de la vie, elle sait comment elle a évolué et elle sait comment elle en est arrivée là. Aujourd’hui, son parcours ne fait plus douter personne et si on nécessite une mercenaire digne de ce nom, c’est vers elle qu’on se tourne. Elle a bien quelques rivaux, mais ça s’arrête là, en général.

Mais en parallèle à ça, ça ne laisse guère beaucoup de place à l’amitié et aux proches. La perte de Tom est une douleur peut appréciable, une situation à laquelle il n’y a aucune possibilité de retour en arrière. Elle avance, doucement mais c’est compliqué. Mais elle sait qu’avec Kyran, ils seront en mesure de retrouver le meurtrier. Elle sait aussi qu’il regrettera un jour d’être né. Enfin bref, hormis ce petit truc, elle sait que son existence s’en est trouvée bien mieux lottie, oui, juste grâce à lui, juste parce qu’il était là, le jour où elle est apparue dans le désert, abandonné pour une raison qui lui manque. Elle n’aurait jamais survécu, s’il n’avait pas été là et les jours où elle doute de ce qu’il aurait été bon de faire, elle revient toujours en arrière en se rappelant de ce qu’il n’aurait pas été bon de faire, elle se rappelle des bêtises qu’elle avait fait et de comment elle avait été punie, aussi. Mais bref, de manière général, elle essaie surtout de ne pas paraître faible, elle essaie surtout d’être plus responsable et de faire ce qu’il faut pour que ça s’arrange. Non, ce n’est pas toujours possible mais oui, elle n’a guère de solution pour que ça s’arrange. De toute manière, il n’est plus là et il ne reviendra pas. Il n’est guère bon de pleurer les morts.

Elle quitte souvent la cité, Astrid. Elle ne s’y est jamais sentie à sa place. Ce n’est pas à cause des regards des gens, elle n’y a jamais prêté d’attention, elle ne s’est jamais attardée sur aussi peu de choses parce que ça ne sert à rien. C’est le soleil le problème, la chaleur qui règne dans le désert. Elle ne part jamais longtemps mais la mercenaire sait que son métier justifie ses départs quotidiens. Et elle le vit très bien. Ce n’est pas toujours facile cependant mais les choses sont comme elles sont. Alors, elle profite, s’absente et rentre souvent sans rien. Oh elle cherchait juste, ou elle regardait juste ce qu’elle peut trouver, elle tâte le terrain même, parfois. Mais toutes les raisons sont bonnes et paraissent justifiées pour les gens. Le reste ne compte pas, de toute façon, à quoi ça pourrait bien servir de chercher plus loin ? Elle ne fait rien de mal, si ce n’est vouloir épargner le teint pâle de sa peau.

Et aujourd’hui, même hors du désert, elle se sent trahie. Il fait trop chaud, au coeur même de la forêt, il lui est impossible d’y croire ou même de l’accepter et elle s’agace, à outrance peut-être même. Elle ne supporte qu’à demi-mot ce qui lui tombe dessus, grognant à chacun de ses pas qui la sépare d’un point d’eau. Elle sait qu’elle y sera bien, qu’elle pourra éventuellement se baigner. La rivière l’accueille après quelques heures de marches. Oh bien sûr, elle n’a pas fait la route d’une traite, tout comme elle n’a pas fait tout le trajet à pieds, elle n’est pas stupide à ce point. Elle a avancé sur son cheval pendant des heures, au moins jusqu’à la sortie du désert où elle l’a laissé en précieux compagnie. Oh, ce n’est même pas son cheval, elle l’a emprunté, comme elle emprunte toujours tout. A savoir que le propriétaire n’est même pas encore au courant de la disparition de l’animal. Quoique, les heures ont filé désormais.

Elle avance doucement mais elle réalise rapidement que malheureusement, elle n’y est point seule. Ce manque de chance est agaçant mais peu étonnant. Et en même temps, elle s’amuse face à l’inconnu. Parce qu’il ne fuit pas et que dans son regard, elle ne voit aucun doute, aucune suspicion. Et c’est là que le jeu se prête à l’amusement, justement. Parce qu’il ne se méfie pas et que les gens qui la connaissent suffisamment, ils se méfient. Astrid, elle n’est pas digne de confiance, elle attise la colère des gens et les râles de certains, aussi. Elle s’amuse parce que bien souvent, elle dupe les petits nouveaux. Et parfois, elle réussit même à leurs voler un petit quelque chose. Et en plus de ça, il ne porte pas grand chose. Spectacle intéressant d’un homme assez bien bâti. Elle penche un peu la tête sur le côté, observe, savoure le spectacle. Oh, il n’y a pas que ça, il y a aussi le côté montant, parce qu’elle n’oublie pas qui elle est et ce qu’elle peut faire d’un homme de son genre. Bien bâti, bon travailleur. Ils sont nombreux à en rechercher des comme ça. Elle fait une rapide liste, elle soupire, elle s’amuse aussi. Et en même temps, elle pense au contenu de ses poches.

Il est là, à moitié nu, face une femme qu’il ne connaît pas. Il la dévisage, un peu étrangement mais il reste là, à ne pas trop afficher ce qu’il ressent. Pire, quand il ouvre la bouche, il semble chercher à la rassurer, il lui dit qu’il ne lui fera pas de mal. Il ne sait pas, et il vient du ciel au vu de la langue utilisée. Un fin sourire se dessine sur ses traits, elle ne parvient pas à s’en empêcher. Il ne le sait pas mais le danger, ici, ce n’est pas lui. Elle ne va pas l’assommer tout de suite, elle va échanger un peu avec lui. Il l’intrigue, elle n’a guère l’habitude de voir des gens tenter de l’apaiser ainsi. Ils se méfient toujours, au premier contact. Pourquoi est-il différent ? ” T’es curieux tout de même. Qui te dit que ce n’est pas moi, le danger ?”. Voix rauque, grave et un peu brisée. Astrid, elle ne fait pas délicate, elle n’apparaît pas comme étant une fleur éplorée, elle est comme elle est et elle n’a jamais cherché plus loin. Au moins, elle sait parler sa langue, même si elle écorche quelques mots avec son accent du désert. Elle dénude doucement ses pieds et les glisse dans l’eau. Elle refuse de supporter cette chaleur plus longtemps. De toute façon, pieds nus, elle sait se battre.. ” Je me nomme Astrid, homme du ciel.”. Elle ne sait pas quoi lui dire, elle n’a pas l’habitude de faire face à autant de politesse. Dans son monde, l’homme gentil cache quelque chose alors elle continue de se méfier de lui.

Et s’il est trop gentil… Elle n’aura qu’à le manger.
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Wyatt Sheperd
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le Mar 2 Avr - 2:37


Les secondes qui séparent le blabla un peu stupide de Wyatt de la réponse de la sombre inconnue semblent durer une éternité, si ce n'est pas deux. Il le sait, qu'il n'est pas très doué pour les échanges avec les autres humains. Même de sa tribu, probablement surtout de sa tribu. Mais là, les secondes qui passent lui prouvent bel et bien que même avec une inconnue, ça ne le fait pas vraiment. C'est pas qu'il ne ferait pas demi-tour pour sortir de l'eau, d'ici et du champ de vision de la demoiselle mais il a peur d'empirer son cas au moindre mouvement. Du coup il ne bouge pas, comme un con, planté face à elle en attendant le déluge, un crocodile, un serpent de mer ou la mort, quoi, histoire de les sortir tous les deux de ça. Mais c'est autre chose que la mort imminente qui pointe le bout de son nez. Le sourire de l'inconnue le surprend et le colle un peu plus immobile qu'il ne l'était.

Incapable de lire la situation – encore plus que d'ordinaire, il s'attend à tout et à rien pour la suite. La voix de la rousse le saisit, un frisson lui parcourt l'échine tandis qu'il s'accable d'un sourire stupide, de moitié, baissant les yeux, sortant sa main de la flotte pour venir cacher maladroitement ses mâchoires. C'est drôle, comme réaction, tenant compte du fait que la douce vient légèrement de le menacer, ou du moins de le remettre à sa place d'une manière qui laisse sous entendre tout, tellement tout. Mais l'aventurier improvisé ne le vit pas si mal que ça, après tout il espérait qu'un crocodile ou autre animal marin vienne lui croquer le mollet quelques minutes auparavant, alors avoir une menace aussi élégante, c'est tout gagné. Quitte à crever, autant crever en bonne compagnie, pas vrai ? Pourtant, il ne reconnaît pas son accent, sans s'y attarder, préférant plonger ses yeux dans ceux de son interlocutrice, il ne se voit pas le temps de répondre alors qu'elle glisse ses pieds dans l'eau. Silence d'or, le débarqué l'observe dans une admiration presque fantasque, le soleil lui aurait-il un peu trop tapé sur le crâne ? Ce ne serait pas la première fois, pour tout dire.

Mais la douce dévoile son prénom. Sa main retombe dans l'eau alors qu'il vient s'asseoir lentement dans la rivière pour profiter de la fraîcheur de cette dernière – ce serait bien qu'il ne l'hallucine pas, bien aussi qu'il ne tombe pas dans les pommes, un truc comme ça. Mais il prend le risque, le risque de l'hallucination ou de la menace. De mourir en étant stupide et inconscient. Il prend le risque de son instinct qui vibre face à la beauté de cette femme. Le silence se place de nouveau quelques secondes entre eux alors qu'elle est au bord de la rivière et lui dedans. Cherchant s'il doit parler sa langue natale à elle, même écorché, ou si ça ferait trop prétentieux d'essayer. Wyatt tourne en boucle pendant de longues secondes avant de retrouver le regard de celle qui l'enivre étrangement. Peut-être qu'elle a raison, que c'est elle le danger. Alors il s'y tente dans sa langue à lui, dans son anglais parfait. « On me le dit souvent. » Un sourire, toujours aussi stupide, toujours aussi maladroit. Il se mord la lèvre pour se retenir et continue. « Que je suis curieux, mais aussi que j'attire le danger. Alors t'as probablement raison, c'est peut-être toi, le danger. » Mais à quoi il joue, au juste ? Il va vraiment finir en charpie s'il continue ses conneries.


Mais ce danger là à un goût qu'il refuse de laisser passer. Ce goût qui fait louper quelques battements, sentir vivant pour un court instant. Au pire, il aura un bras en moins, mais il aura vécu, n'est-ce pas ? Sa main quitte de nouveau l'eau qui le couvre jusqu'au torse pour venir cacher lentement la cicatrice qui traverse son autre bras. « Tu comptes faire quoi de moi, Astrid ? » Une question probablement un peu trop provocatrice pour une demoiselle bien plus menaçante que son esprit à l'air de vouloir l'imprimer. « Et avant de faire quoique ce soit de dangereux, tu veux bien soit venir te rafraîchir, soit me laisser retrouver la rive et mes vêtements ? Histoire qu'on soit à égalité, quoi... »


Wyatt n'a aucune idée de ce qu'il fout, ni même de ce qu'il dit. La belle Astrid lui a fait perdre la raison, ou peut-être que c'est la chaleur. Ou peut-être que c'est les deux, allez savoir. Toujours est-il que si l'odysséen n'a déjà que très peu d'instinct de survie d'ordinaire, il semble l'avoir laissé sur la rive pour cet échange inattendu. Mais faut le comprendre et le pardonner, le brun. Il a pas l'habitude que son cœur s'emballe, même pour rien. Sa passion c'est la nature, c'est sa planète et tous ces secrets, c'est jamais ceux de son espèce. Qu'ils soient de là haut ou d'ailleurs. Mais elle a quelque chose de différent, la rouquine. Peut-être qu'elle fait partie des secrets de la belle bleue, peut-être que c'est pour ça qu'elle lui retourne le cœur et l'esprit. Un énième danger caché de sa planète, un de ceux qu'on a envie d'approcher, d’effleurer et qui finit par nous brûler. Comme le Soleil, ce Soleil qui se reflète dans ses cheveux de feu, dans ses yeux remplis de malice et de passion.

Il est perdu, putain. Elle va le tuer et au fond de lui, quelque chose le sait. Elle n'a pas menti en disant qu'elle était le danger. Elle peut détruire sa vie en un claquement de doigt, il le sent, de ce nœud tout au fond de nous qui nous dit de fuir quand le danger arrive. Mais le biologiste n'a jamais fui face au danger, au contraire, lui, il a plutôt tendance à sauter. Sauter dans la gueule du loup et ne plus jamais s'en tirer. La planète l'a déjà presque tué plusieurs fois, serait-ce à Astrid de finir le travail cette fois ?

Voilà des mois qu'il est parti de chez lui, des mois qu'il ne croise que quelques inconnus sur sa route. Et pile au moment où il songe à faire demi-tour, il croise ce mirage, celui qui lui semble venu d'un autre monde, d'une autre vie, qui vole un fragment de son âme qu'il n'est pas sûr de voir revenir. C'est peut-être ça, la fatalité de la vie, quand on croit qu'on retrouve enfin le chemin vers la maison, quelque chose nous attrape par le bras et nous retient. Le danger arrive, nous propose cette voie tellement alléchante qu'on a du mal à se retourner pour de bon. Est-ce qu'Astrid n'est pas une épreuve, finalement, une épreuve à son envie de retourner parmi les siens ?

Si c'est le cas, il a perdu. Elle l'a perdu. « Et tu fais quoi par ici, à part me mettre en danger ? » Qu'il insiste dans un claquement de langue alors qu'il pose de nouveau ses prunelles dans les siennes. Quitte à se damner, autant ne pas le faire à moitié.
Astrid Helgusson
DATE D'INSCRIPTION : 28/07/2015 PSEUDO/PRENOM : avengedinchains MULTICOMPTES : Baelfire, Meeka, Elias & Richard MESSAGES : 1482 CELEBRITE : Rose Leslie COPYRIGHT : ava by delreys METIER/APTITUDES : Mercenaire et voleuse TRIBU : Rahjak. Sa famille est Iskaar mais elle ne le sait pas encore. POINTS GAGNES : 84
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le Mar 7 Mai - 14:30
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juin 2116 ;; Petite fleur qui aime jouer avec les choses et les gens, t’es pas vraiment de ceux qu’on apprécie et qu’on attire. On n’a pas envie d’avoir à faire avec toi, on n’a pas envie de se retrouver pris au piège dans un petit espace avec toi parce qu’on sait, dès qu’on te connaît suffisamment, que tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour gratter tout l’air respirable. Tu es égoïste et tu n’as jamais eu besoin de t’en offusquer. A quoi bon chercher à te faire entendre vis à vis de tout ça ? Cela n’aurait pas vraiment servi à grand chose, cela semble évident. Un mauvais fond ? Pas du tout, il n’a jamais été question, tu pars juste du principe que tu dois passer avant les autres, à moins qu’ils ne te semblent important et ça n’a jamais été le cas. Prétendre être le danger, c’est tout à fait ton genre, tout à fait le genre de comportement que tu peux avoir à tout moment. Mais disons que tu aimes laisser entendre aux gens que tu peux être dangereuse, parce que c’est une idée qu’ils ne se font jamais ou rarement au premier regard. Fleur fragile aux cheveux flamboyants. Les gens ne te font pas confiance et ils se méfient aussi de la mercenaire, au début. Cela change après la première mission, heureusement, mais c’est un fait, on se méfie de toi, beaucoup trop souvent. Il t’arrache un sourire en tout cas, quand il se met à dire que tu as raison et que oui, tu es peut-être le danger. Il ne lui est pas possible de déterminer à quel point mais c’est un peu de ça qu’il est question, ici présent. Tu joues parce que tu le peux, parce que tu trouves ça amusant. Et parce qu’il te plaît bien. T’as encore rien vu et tu peux tomber de haut mais pour le moment, ça t’amuse, c’est vrai. Il te plaît parce qu’il ne joue pas l’homme, il ne prétend pas être plus fort et donc, être plus dangereux que toi. Il te sollicite, te prend en compte. Il ne te connaît pas et ton physique ne lui suffit pas pour comprendre que tu es ou non dangereuse. Cela te convient. Tu n’en demandes pas plus. " Il faut toujours se méfier de l’inconnu. ". Mais un fin sourire ne tarde pas à se dessiner sur tes lèvres. Il te montre une bonne image, c’est plaisant. Mais tout peut encore arriver, tu n’es là que depuis quelques minutes ?

Ce que tu pourrais faire de lui ? Aucune idée. Tu n’es pas dans l’optique de le capturer, ce n’est absolument pas ton intention mais à côté de ça, ça t’amuse, quoi qu’on pourrait le dire. Pour autant, c’est vrai qu’il devrait rapporter. Un esclave bien portant, un homme bien bâti qui serait un bon travailleur. Mais bien évidemment, tu ne peux pas lui dire ça sinon, il prendrait la fuite aussitôt. Et ce n’est pas le but. Ton intention, ici présente, c’est de voir qui il est et jusqu’où il serait prêt à aller en considérant cette méfiance qui ne semble pas le quitter. Et pourtant, il ne part pas, il reste là, proche de toi. Il remarque déjà l’inégalité entre vous, pointe du doigt le fait qu’il soit dans l’eau et que tu sois debout, apte à t’en prendre à lui tout moment. Il te propose de le rejoindre ou de le laisser sortir de l’eau. Un fin sourire en coin se glisse une nouvelle fois sur tes traits. Tu veux continuer à jouer et il serait dommage de le voir quitter l’eau. Alors, sans détourner le regard, en le plantant dans celui du débarqué, tu te déshabilles avant de te glisser à l’eau. " Te sens-tu donc rassuré ? ".

Sans doute s’imaginait-il que tu lui demanderais de sortir de l’eau. Il ne sait juste pas à quel point tu peux être joueuse, à quel point tu peux être maladroite sans le vouloir. " Je verrais bien ce que je vais faire de toi. ". Et bien sûr, ton sourire ne te quitte toujours pas. Ni cette lueur de défi dans le regard. Tu ne peux pas aller contre ça.

Tu te demandes sérieusement ce qui peut bien lui passer par la tête. S’imagine-t-il que tu vas le tuer ? Est-il en train de faire plusieurs scénarios dans sa tête durant lesquels les choses ne se passent pas bien du tout ? En fin de compte, tu n’en as pas la moindre idée mais tu trouves ça amusant. Et tu aimerais savoir à quoi il pense. Tu ne sais pas si tu seras encore là dans une heure et tu te demandes sincèrement comment ça va évoluer. Si ça se trouve, ton engouement actuel va se métamorphoser en un ennui profond. Tu n’en as pas la moindre idée. Tu verras bien. En tout cas, il t’intrigue, t’intéresse et t’attire, malgré lui. Tu veux en apprendre plus sur lui mais.. T’es pas non plus du genre à poser des questions.

L’eau est froide au début, mais tu finis par t’y habituer. Tu passes la tête sous l’eau un instant, puis remonte à la surface et expire un souffle. " N’ai-je donc pas le droit de venir me détendre au bord de l’eau ? ". Après tout, si lui-même est ici, pourquoi ne le pourrais-tu pas ? " Peut-être joues-tu les innocents et peut-être es-tu plus coupable que moi ? ". Autant jouer dans les deux sens, autant s’amuser. Ou du moins, essayer. Pour ça, il faut qu’il ait aussi du répondant, bien sûr.
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