Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

your colors are fading (Ambre) Empty your colors are fading (Ambre)

le Ven 7 Déc - 23:07

your colors are fading
Machar avait prévu d’aller se coucher tôt, aujourd’hui. Il avait attendu toute la journée le moment où il pourrait enfin repartir chez lui, laissant le domaine derrière lui. Il avait tout prévu, ce qu’il allait manger, ce qu’il allait faire avant de pouvoir enfin dormir, les seules quelques heures de répit qu’il a dans la journée ; parfois, ce ne sont que quelques minutes. Mais non. Maintenant, il est même persuadé qu’il n’aura même pas une seule seconde à lui ce soir. Il préfère ne pas y penser, à vrai dire. Il a passé la dernière heure à courir après un cheval dans les rues encore trop remplies de la cité de feu. L’animal, sûrement paniqué de se retrouver loin de la tranquillité de ses écuries, n’était pas décidé à se laisser faire, et il a renversé plusieurs passants et étals sur son passage avant que Machar n’arrive à l’attraper. Mais franchement, quelle idée de se barrer comme ça, et d’avoir peur de tout par la suite. Il aurait bien dit que le cheval l’avait bien cherché, si les représailles n’allaient pas lui retomber dessus. C’était à lui de veiller sur les écuries ce soir, et il ne voit pas vraiment comment expliquer que les chevaux ont soudainement appris à ouvrir des loquets.
Mais il y a pire. Il ne voit vraiment pas comment expliquer à Ambre que non seulement il a pris autant de temps à ramener son étalon, mais qu’en plus, celui-ci boîte. Sa démarche mal assurée le tétanise plus que toute autre chose. Il ne sait pas s’il doit se dépêcher de rentrer ou plutôt prendre son temps pour retarder l’inévitable. Il n’y a aucune chance que l’héritier des Haroéris le laisse s’en tirer comme ça. Il ne porte pas Machar dans son coeur, n’importe qui pourrait s’en rendre compte, et le garde a bien du mal à ne pas rendre coup pour coup aux insultes d’Ambre. Il n’a aucun problème à être hypocrite, sauf en ce cas particulier. Faire des courbettes devant l’héritier le rend malade, et il n’a aucun moyen d’y échapper. Encore, il peut ignorer le blondinet quand il n’y a personne pour le voir, il ne risque pas de se prendre de remontrances. Mais avec Ambre... Il préfère ne même pas essayer. Il est persuadé qu’il prend bien du plaisir à l’emmerder, d’ailleurs. Mais ce soir, il n’y aura sûrement aucune malice. Machar n’a aucune chance de s’en tirer, il le sait, au fond. Il ne fait pas souvent de gaffe, malgré son impulsivité. Il sait où sont les limites, et ne laisse quasiment jamais son insolence gâcher ses efforts. Mais ça ne servirait à rien d’essayer de cacher l’aversion qu’il éprouve envers l’héritier. Ambre n’est pas dupe, et ils se connaissent depuis trop longtemps pour croire qu’ils se respectent un tant soit peu. Machar étant lié à sa famille depuis quasiment aussi loin qu’il se souvienne, Ambre a toujours été dans un coin de sa vie, comme quelqu’un à craindre, autant que le chef de famille. Avant de commencer à s’entraîner pour être garde, il n’était qu’un petit serviteur, et mieux valait ne pas toucher à l’enfant-roi. Il a appris à l’éviter, jusqu’à ce que ce ne soit plus possible, devant travailler directement pour lui. Et si Machar trouve simple de s’occuper à surveiller ses animaux, ça l’est moins de savoir qu’un pas de travers, et le souffle de l’héritier se retrouverait en quelques secondes sur sa nuque, aussi menaçant que possible.
Et c’est pas un pas de travers qu’il a fait, ce soir. C’est un putain de bond.
Il serre les dents rien que d’y penser. Le domaine est proche, il peut déjà le voir à une centaine de mètres d’ici. Les sabots du cheval claquent sur les pavés, en un rythme irrégulier qui lui porte sur les nerfs. Quelle idée d’aller se foutre à l’autre bout de la ville pour aucune raison particulière. Il s’en fiche, ce cheval, il n’a probablement pas conscience des conséquences, même s’il s’est blessé. Machar espère sincèrement que ce n’est pas grave, et pas simplement pour sauver sa propre peau. Il a beaucoup plus de compassion pour les bêtes qu’il garde que pour les hommes pour qui il travaille. Mais il en veut un peu au cheval, là tout de suite. Il sait parfaitement qu’une seule de ces bêtes vaut probablement plus cher que dix ans de son salaire – voire encore plus. Il n’ose même pas l’imaginer, il n’a pas envie de se rendre malade.
Il réussit à passer les portes du domaine, évitant le regard des gardes à l’entrée, n’ayant pas envie de voir les émotions sur leurs visages. Ambre n’est toujours pas là, mais il ne se détend pas pour autant. Il saura qui était de garde cette nuit. Tôt ou tard, il viendra lui tomber dessus. Machar fait le trajet jusqu’aux écuries, dans le silence et l’obscurité. Il fait bien attention où il met les pieds, il n’a pas envie que l’animal se foule l’autre patte ou aggrave sa condition. Il n’y a aucun bruit autour de lui, et tout ce qu’il entend, c’est le boitement du cheval, et le battement de son propre cœur. Il pensait qu’Ambre l’attendrait devant le box, mais celui-ci est vide, encore une fois. Grand ouvert. Comme pour rappeler à tout le monde quelle connerie il avait faite ce soir. Il pousse un soupir et mène le cheval à l’intérieur. Il n’a aucune idée de comment on s’occupe d’un animal blessé, et il ne sait pas non plus qui aller voir. De ce qu’il sait, c’est Ambre qui s’occupe des chevaux, et il ne sait pas s’il a un médecin attitré, en ville ou autre part... De toute façon, il n’a pas le temps d’y réfléchir. Il referme le loquet derrière lui, forçant un peu pour entendre le ‘clic’ libérateur. Il faudrait penser à le huiler, tiens. Les pas sur le gravier, derrière lui, lui hérisse les cheveux sur la nuque. Il n’y a qu’une seule personne qui pourrait être debout et ici à cette heure-là, et il n’a aucune envie de se retourner pour voir son visage.  
code by EXORDIUM.




Dernière édition par Machar Aandrisk le Sam 12 Jan - 21:31, édité 1 fois
Invité
Invité
Anonymous

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

le Mar 18 Déc - 15:19
Tu es d'un naturel calme, comme ces statues qui fixent les visiteurs et leur intime silence et respect ; Tu tâches de garder pour toi les émotions contradictoires qui pourraient aisément briser ton image. Tu es d'un naturel doux quand tout va bien, quand le soleil se lève à l'Est pour se coucher de l'autre côté du désert et offrir au peuple une journée de plus.
Mais ce soir, c'est autre chose, tu étais dans tes appartements lorsqu'on est venu frapper à ta porte, t'annonçant la disparition de l'une de tes bêtes. Quelqu'un s'en occupe t'avait-on dit, il sera bientôt de retour, avait-on rajouté. Était-ce pour te rassurer ou pour protéger les arrières de l'avorton qui était en charge de garder un oeil sur les écuries?
Tu 'avais peut-être pas croisé ce jeune aux yeux chargés de braises, mais tu n'étais pas dupe, il n'y avait qu'un incapable dans vos rangs pour laisser ainsi fuir l'une de tes bêtes. Tu n'avais rien dit, tu lui avais demandé de disposer avant de te lever, reléguant à plus tard les affaires en cours.
Comme si tu avais besoin d'un tel évènement aujourd'hui, comme tout les jours qui le précédaient ou le suivait d'ailleurs. Ce gringalet qui aurait l'âge d'être ton petit frère ferait mieux d'essayer de fuir au coeur du désert tant qu'il en est encore temps et tu maudis ton père d'avoir passer un accord avec sa famille pour qu'ils paient leur dette. Le vieux singe savait bien gérer ses affaires, les Aandrisk faisaient une excellent travail de surveillance et lui coûtaient moins cher que des gardes trouvés on ne sait où. Mais si tu faisais fit du père, il y avait ces explosions entre son fils et toi, tu aurais mis ta main à couper qu'il faisait exprès de mettre ta patience à mal, te pousser à bout...

Tu descends les marches de la villa, glissant dans le sable en silence, passant devant les gardes qui se poussent afin de te laisser le chemin libre, tu t'engouffres dans l'écurie, y ouvrant le box d'un geste sec et rapide. Qu'il prenne son temps, tu as tout le tiens.

C'est un peu plus tard que tu entends le bruit caractéristique des sabots sur les pavés, irréguliers, tu inspires alors que l'animal avance à la suite de l'avorton des Aandrisk, le silence est de mise comme un animal qui se rendrait compte de son erreur trop tard...
C'est alors que le box se ferme que tu sors de ta cachette, signifiant d'un geste aux homme postés devant les écuries qu'ils peuvent prendre congés jusqu'à nouvel ordre, ce qu'ils s'empressent de faire comme les bons petits soldats qu'ils sont. Tu es quelqu'un de calme, Ambre, mais tes colères sont palpables derrière tes yeux couleur d'orage.
Et ça ne manque pas, il est là, lui et ses yeux en amandes, ses cheveux noirs et son regard toujours emplit de défi. Il est là et tu ne lui adresse pas un seul regard alors que tu passes devant lui afin d'aller ouvrir la porte du box, sans laisser échapper un mot tu offres au cheval le contact de tes mains, vérifiant cette jambe que tu entends comme un sursaut à chacun de ses pas. Suite à quoi tu ressors, laissant la porte ouverte sans que l'animal ne semble vouloir en sortir de lui même, ramenant argile et plantes que tu apposes en cataplasme. L'animal ne bronche pas. Il est de commune croyance que tu communiques mieux avec eux qu'avec ta propre famille...

Ce n'est qu'après tout cela que tu ne sors du box, le refermant soigneusement derrière toi, mains grises d'argiles, un torchon à la main pour soigneusement retirer cette dernière de tes doigts. C'est Alors que tu t'arrêtes devant le garnement supposer surveiller tes écuries. Il y a un moment qu'il n'y a eu aucune problème, tu le sais bien, tu sais aussi q'il semble éviter de te croiser, trouvant toujours un moyen pour ne pas être là où tu te trouves. C'est ainsi que les nuisibles fonctionnent... Ils sont là, mais ils sont discrets. Tu y vas peut-être un peu fort, la colère parlant pour tes pensées alors que sans un mot c'est ta main qui remontre sa joue, y laissant les marques de l'argile aux odeurs de plantes médicinales, venant tirer sur son menton pour chercher son regard et y planter le tiens.
« Je me demande ce qui me retiens de t'enterrer au beau milieu du désert. »
Ta voix siffle comme le serpent en colère. Tu connais le pacte qui relie vos deux familles, il ne t'interdis pourtant pas de remettre les choses à leur place envers le fils Aandrisk. Si ce cheval ne s'en remet pas, il sera celui qui ira sa mort sur la conscience, qu'il en soit certain.

( Pando )
Invité
Invité
Anonymous

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

le Sam 12 Jan - 23:17

your colors are fading
Ambre passe à côté de lui sans un regard, sans un mot, mais Machar n'espère même pas passer entre les mailles du filet. Ambre l'ignore clairement, pour l'instant, mais sa colère est palpable, elle emplit l'air ambiant et il sait qu'il ne pourra pas y échapper. C'est comme si en refusant de le regarder, Ambre lui faisait passer un millier de messages. Il n'est que secondaire, il l'a toujours été. Il passe bien après les animaux qu'il garde, il vaut bien moins cher qu'eux, et on n'a même pas besoin de formuler un ordre pour qu'il obéisse : il sait qu'il n'a pas le droit de bouger, alors il reste là, à attendre qu'Ambre ait fini. Il a envie de se sauver, évidemment, de tourner les talons pour éviter les remontrances qui vont suivre, mais ça ne ferait qu'envenimer la situation. Ce sera sûrement pire s'il le fait attendre, autant en finir tout de suite. Il a l'impression que les minutes s'écoulent étrangement, comme si les secondes duraient des heures, mais que tout allait quand même trop vite. Il aimerait bien calmer les battements de son cœur. Il aimerait pouvoir dire qu'il n'a pas peur d'Ambre, mais il a peur des conséquences qu'il apporte avec lui, comme un oiseau de mauvais augure. Il suffirait qu'il soit dans un mauvais jour pour que Machar le sente passer. Mais s'il a encore son travail demain matin, il s'estimera chanceux. Après tout, voir l'un de ses chevaux rentrer en boitant suffit pour transformer une bonne journée en mauvaise... Il se demande si Ambre a la possibilité de le virer comme ça. Il n'a jamais lu les contrats, laissant ça à son père, mais il se demande si quelque chose va dans son sens, dans ce foutu contrat. Et si son sort est lié à celui de son père. S'il peut être renvoyé sans que son père n'en pâtisse. Enfin, un contrat, ça peut se réécrire, non ? Il n'en a aucune foutue idée. C'est comme une épée de Damoclès au dessus de sa tête, depuis tout ce temps – même s'il n'a pas la possibilité de le formuler de la sorte.

Finalement, Ambre sort du box. Son silence ne fait que rajouter de la tension dans l'atmosphère, et Machar doit se retenir de poser la main sur la garde de son épée, par réflexe. Il n'a pas envie qu'en plus on l'accuse de violence, ou de quoi que ce soit. Peut-être aurait-il préféré qu'Ambre lui crie dessus un bon coup, ça l'aurait peut-être fatigué un peu avant qu'il n'arrive jusqu'à lui, ça lui aurait vidé les nerfs.
Il devrait sûrement baisser les yeux, alors qu'Ambre se rapproche. Il devrait se faire tout petit, ravaler son arrogance. Mais il a déjà l'impression d'avoir perdu tout le contrôle de la situation. Comme si l'insolence était la seule chose qu'il maîtrisait un tant soit peu. Entre Ambre et lui, ça a toujours été comme ça, de toute façon. L'héritier semble s'amuser à être particulièrement dur avec lui, sans qu'il ne puisse répliquer, évidemment. Il ne se rappelle même pas d'un événement particulier pour que leur inimitié se déclare, elle a toujours été là, tout simplement. Tout en Ambre lui rappelle qui il est, et qui il n'est pas. Il n'est qu'un domestique à qui l'on a donné une épée, et il ne doit pas l'oublier, peu importe combien ça lui semble frustrant et injuste. Tout ce qu'il fait ne sera jamais assez, ou toujours trop.
La main d'Ambre vient relever son menton, et Machar doit utiliser toute sa volonté pour ne pas le repousser. Le bout de ses doigts semble le démanger alors que les yeux d'Ambre ne sont qu'à quelques centimètres des siens. Il a appris depuis longtemps que contrairement aux siennes, ses pires colères sont froides et silencieuses. Machar, lui, explose, hurle, doit tout laisser sortir.

« Je me demande ce qui me retiens de t'enterrer au beau milieu du désert. » La perspective ne l'enchante pas, lui non plus. Des dizaines de répliques, plus sarcastiques les unes que les autres, lui viennent à l'esprit. Il se force à les renvoyer au loin, serrant les dents. Il se met à compter jusqu'à dix, dans sa tête, avant de se décider à dire quoi que ce soit, dans l'espoir que ça l'empêche de dire quelque chose qu'il regrettera plus tard. « Ce ne serait pas très rentable, sur le long terme. » On repassera. Mais c'est probablement sa seule défense, dans l'immédiat. Sa paye a toujours été moins élevée que d'autres gardes de son expérience, mais de là à savoir si ça sera suffisant... « Puis, pas sûr que mon père apprécie. » Son père... Ça doit bien faire des mois qu'il ne lui a pas parlé, vraiment parlé, en dehors des banalités qu'on peut échanger lorsqu'on vit dans la même maison. Et encore, les nuits où son père vient chez eux se font de plus en plus rares. Il ne sait même plus à quand remonte leur dernière vraie conversation. Et au fond, Machar lui en veut un peu, pour beaucoup trop de choses en même temps.  choses en même temps.  
code by EXORDIUM.


Invité
Invité
Anonymous

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

le Mar 15 Jan - 13:28

Tu étais certainement plus clément lorsque tu étais plus jeune, lorsque tu ne te rendais pas encore compte de la dangerosité du monde et de l'insolence des Hommes ; Il a fallut construire peu à peu des crocs acérés et des griffes tranchantes pour montrer au monde que tu ne te laisserais pas faire. Ce sont des choses que ton frère n'a pas, pas encore du moins, plus fragile tu considères qu'il est de ton devoir de le garder en sécurité et c'est certainement cela qui t'as mené vers l'homme que tu es aujourd'hui, celui qui ne laisse plus passer aucune erreur, celui dont les mots claquent comme un fouet déchire la peau.
Tu sais pourtant utiliser la douceur quand il se doit, mais le jeune Aandrisk est une exception dans la matrice. Il est un rival, ce jeune cerf que tu ne peux t'empêcher d'essayer de repousser parce qu'il s'approche trop près des tiens, tu le vois rôder comme s'il cherchait toujours plus, comme si sa présence au coeur de votre domaine était identique à celle du cheval de Troie et tu redoutes le jour où il réussira. Tu dis ton père paranoïaque, mais au fond tu n'es pas beaucoup mieux lorsque quelque chose te tiens en tête.

Alors forcément, il te déposait aujourd'hui sur un plateau une raison à tes colères. Et alors que tes yeux d'océans sont plantés dans les siens, tu peux y voir toute sa hargne et toute la haine qu'il peut te porter. Ça a quelque chose de satisfaisant et si ta colère n'était pas réelle cela te ferait peut-être sourire mais s'il y a une chose qu'il ne faut pas toucher après Horus, il s'agit bien de tes chevaux. Ces bêtes sont la seule chose qui te sépare de ton père, une fierté certaine qui te permets de te faire un nom autrement que 'le fils de' n'est pas quelque chose de négligeable dans ce monde aride et sans pitié.
Et voilà que ses lèvres s'entre-ouvrent pour dévider leur venin et ses mots font passer en toi un sang glacial à mesure qu'ils sortent de sa bouche. C'est à croire qu'il cherche la moindre petite bête pour te pousser à bout, réveiller en toi le véritable sang des Haroéris aussi chaud que le désert et bouillant que celui de tes bêtes.  
« Le plus rentable serait de te vendre au premier marchand d'esclaves venu pour qu'il t'emmène aux mines. » Tu siffles, vipère du désert, refusant pourtant de le lâcher du regard, ta voix est assez basse pour ne pas être entendue de l'extérieur mais impossible de rater le moindre de tes mots du point de vue de ta proie.
Et si tu recules enfin pour lui laisser de l'air c'est pour mieux attraper le manche du balai le plus proche que tu envoies en sa direction sans véritablement aider à ce qu'il l'attrape avec simplicité, lançant par dessus ton épaule : « Évites de mêler ton père à tes petites embrouilles Aandrisk, il n'est pas intouchable. » Qu'il ne se fasse pas de fausses idées, il s'agit bien là d'une menace et tu ne le caches pas. Tu sais qu'officiellement la famille de Machar possède un contrat avec ton père et qu'il sont sans doute plus intouchables que tu ne le prétends, tu sais pourtant manipuler suffisamment les mots pour faire croire le contraire. Après tout, le plus jeune n'est ni dans les petits papiers de ton père, ni dans la confidence, il n'était qu'un bambin quand le contrat fut signer...

« Alors maintenant que tu nous as fait perdre un temps précieux, à tous, répares tes erreurs. » Tu indiques le sol d'un mouvement de tête, ayant donné congé au personnel de l'écurie pour qu'aucun ne soit témoin de ta venue ce soir, les allées ne se font pas seules. N'est-ce pas une belle punition que de devoir s'abaisser à ce genre de travail lorsque l'on est un garde? Il n'aura pas droit à l'erreur ce soir et tu ne le laissera certainement pas s'en tirer comme ça, ce serait bien trop facile. « Oh. Une partie de ta paie couvrira les soins. Je me suis dis que tu n'y verrais pas d'inconvénient. » Tu es une belle ordure Ambre alors qu'aucune honte ne transperce dans ta voix. Quelque soit l'intensité du défi présent dans le regard du Garde, tu es bien décidé à le relever et le fait d'être ne seul à seul avec lui ce soir offre un éventail de possibilités impressionnant.

Tu t'adosses à la porte du box, croisant les bras. Ce soir la proie que représente Machar serait on ne peut plus intelligente à marcher droit si elle ne veut pas qu'un fauve ne lui tombe sur l'échine, que cela soit une image ou une réalité, compte tenu de tes humeurs.


( Pando )
Invité
Invité
Anonymous

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

le Lun 11 Mar - 19:17

your colors are fading
« Le plus rentable serait de te vendre au premier marchand d'esclaves venu pour qu'il t'emmène aux mines. » Si un regard pouvait tuer, celui qu'Ambre lui adressait s'en serait chargé depuis de longues minutes. Machar ne répond rien, se sachant complètement pris au piège. Relever les yeux serait pris comme un affront, mais ne pas le regarder pouvait tout aussi bien souligner son insolence, si Ambre décidait de le voir de la sorte. Répondre serait considéré comme impoli, tout comme se taire et l'ignorer. Réagir ou rester immobile, ces deux possibilités lui semblaient aussi dangereuses l'une que l'autre. Alors il préfère se taire, car se faire engueuler sur ce qu'il ne fait pas lui paraît être une meilleure alternative. Il a peur, évidemment, se faire envoyer aux mines foutrait la frousse à n'importe qui, et il ne sait pas si Ambre a réellement le pouvoir de prendre cette décision seul, mais il préfère ne pas le tester. Tout ça pour un foutu canasson qui ira sûrement parfaitement bien dans une semaine – du moins, à ce qu'il imagine. Il ne s'y connaît pas plus que ça en chevaux, à part que celui-là l'a bien emmerdé. L'envie de lui rétorquer qu'il lui manquerait trop est tentante, mais il n'a pas envie de s'en prendre une en plus de tout le reste – ce qui risque d'arriver, de toute façon.
Ambre attrape un balai, et lui envoie avec autant d'agacement que possible. Machar l'attrape plus par réflexe qu'autre chose. S'il l'avait fait tomber, il aurait sûrement été bon pour encore plus de reproches. « Évites de mêler ton père à tes petites embrouilles Aandrisk, il n'est pas intouchable. » La colère qui l'habite depuis le début de cette conversation se fait de plus en plus compliquée à maîtriser, il le sent. Il resserre sa prise sur le balai, imaginant à quel point il serait satisfaisant de l'envoyer à la figure d'Ambre. « Mon père n'a rien fait. Ça ne sert à rien de l'impliquer là-dedans. » Gronde-t-il. Son erreur principale, dans l'immédiat, c'est probablement de l'avoir mis au monde, en tout cas aux yeux de l'héritier. C'est peut-être une erreur suffisante. De l'avis de Machar, il les accumule de toute façon, les erreurs. Il ne sert à rien de le nier, il n'est pas en très bon termes avec son père, mais ce n'est pas pour autant qu'il accepte de laisser Ambre le menacer sans rien faire. C'est probablement inutile, et il ferait mieux de la fermer, mais il a toujours eu une mauvaise gestion de la colère. Et Ambre aime trop passer ses nerfs sur lui pour que ça finisse bien.
« Alors maintenant que tu nous as fait perdre un temps précieux, à tous, répares tes erreurs. » Il reste immobile quelques secondes, s'attendant à ce que l'autre s'en aille, mais non, il semble bien déterminé à rester le regarder. Machar se demande si c'est réellement pour le surveiller, ou simplement pour l'humilier un peu plus. Probablement un peu des deux. « Oh. Une partie de ta paie couvrira les soins. Je me suis dis que tu n'y verrais pas d'inconvénient. » Évidemment. Il serre les dents, tandis qu'Ambre s'adosse à la porte du box, sans le quitter des yeux. Chaque seconde qui passe, son regard se fait de plus en plus pesant, et ça énerve Machar un peu plus. Son épée est toujours attachée à sa ceinture, et l'espace de quelques secondes, il se perd dans l'illusion qu'il pourrait l'utiliser, ici et maintenant. Il sait qu'il ne le fera pas, évidemment, pas une seule seconde il s'imagine que c'est possible, mais quand même, il a le sentiment que ça réglerait une grande partie de ses problèmes. Bon, ça en rajouterait pas mal, aussi. Mais il en a assez de se sentir impuissant, comme une marionnette avec qui Ambre s'amuserait jusqu'à ce qu'il se lasse, et qu'il se décide à le jeter dans un coin lorsqu'il sera devenu trop encombrant.
« Pas besoin de rester regarder.  Je peux très bien me débrouiller seul à partir de là. » Dit-il quand même, sachant pertinemment que ça ne sert à rien. Ambre ne manquera pas de rétorquer qu'il en doute, vu son niveau d'incapacité profonde, et plus Machar s'énervera, plus il a le sentiment que ça lui fera sa soirée. Ce n'est pas juste, se dit-il en commençant à balayer, d'un ton que même lui trouve enfantin. Les règles de la cité de feu n'ont jamais été justes, au contraire. Et il ressent un frisson en se disant que ça pourrait être encore pire, bien pire. Ambre pourrait mettre ses menaces à exécution, et alors sa vie ici lui semblerait être une existence royale. Ça le rassure, au fond, de savoir qu'il n'est pas tout en bas de l'échelle. Il n'a jamais été du genre révolutionnaire, et si des gens bien plus motivés que lui n'ont rien pu faire changer, il ne voit pas ce qu'il pourrait faire. Ça ne sert à rien de rêver, quand on est coincé au beau milieu de la nuit à nettoyer des écuries, sous le regard d'un homme qui vous tient entre ses griffes.  
code by EXORDIUM.


Harlan Tikaani
Admin △ Underneath it's just a game
Harlan Tikaani
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Kayden Elwood & Einar Helgusson MESSAGES : 9546 CELEBRITE : Jon Kortajarena COPYRIGHT : Lux Aeterna & izabellagifs (tumblr) METIER/APTITUDES : Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 221
Admin △ Underneath it's just a game

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

le Dim 17 Mar - 10:38
RP archivé suite à la suppression d'Ambre your colors are fading (Ambre) 484338566
Contenu sponsorisé

your colors are fading (Ambre) Empty Re: your colors are fading (Ambre)

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum