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˜˜˜˜˜˜“ not so far from a break down ” (lucie)
maybe life should be about more than just surviving


Jonas Webber
26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 136 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 112
— BETWEEN TRUTH AND WEAKNESS






not so far from a break down
27 novembre 2118


Souvent, Jonas se sent déconnecté de la réalité. Il est présent, il est là, mais son esprit s’envole vers d’autres horizons. Plus rien ne semble arriver à lui et tout ce dont il est capable, c’est de pensée à d’autres choses. Des envies, des idées, des détails. C’est un peu compliqué de se tenir au courant de ce qui se passe, de suivre le mouvement parfois. Surtout, lorsqu’il capte enfin une information, mais qu’il oublie rapidement celle-ci. Avec Jonas, il faut parfois répéter les choses, les lui expliquer une nouvelle fois. C’est ainsi qu’il vit, il ne peut pas changer pour le plaisir des autres et par chance, certains prennent le temps de lui donner les éléments dont il a besoin pour avancer. Il parait donc que les adultes ont réussis un exploit hors du commun. L’électricité. Jonas n’a pas vraiment compris le but de rassembler tout le monde devant un DVD, c’est gentil, mais ça veut dire quoi au fond ? Regardez, on est plus malin que vous ? Et puis se retrouver assis au milieu de tous ces autres personnes, très peu pour lui. C’est déjà un miracle lorsqu’il décide de sortir de sa petite bulle. Une fois ,il est allé plus loin que le campement, mais c’est parce que les autres lui ont suggéré de faire cet effort. Il faut que Jonas s’ouvre un peu plus et qu’il rencontre plus de personne. Apparemment, ce n’est pas très sain de parler à des plantes tous les jours. Oui, bon, d’accord…

C’est vrai aussi, qu’avec l’hiver et le froid, le potager nécessite moins d’attention. Avec le gel et le froid, il ne peut pas faire grand-chose. Parfois, il butte un peu les légumes morts pour qu’elle disparaissent en terre et nourrissent celle-ci, mais c’est à peu près tout. Tout ce qu’il peut, aussi, à l’approche du grand froid, c’est utiliser un peu de paille pour fertiliser le sol et éviter les pertes. Sinon, ça ne sert vraiment à rien de s’asseoir devant et d’attendre. Rien ne pousse avec le froid et tout semble se figer. Alors, un peu déçu d’être bloqué par cette saison qu’il ne supporte pas, Jonas s’est levé, à vérifier l’état de ses chaussures et s’est enfoncé dans la forêt. Un peu stupide, lui qui attend toujours que quelqu’un l’accompagne, mais cette fois, il s’est décidé : le lac n’est pas très loin, autant en profiter. Impossible de se tromper de chemin, même si pendant une seconde, il a hésité. Par chance, il est arrivé au bon endroit, observant au loin l’océan et derrière lui le lac. Le vent est glacial, mais cela ne l’empêche pas de se rapprocher du bord et d’observer la terre subitement disparaître. Le paysage est tout de même incroyable et, pendant une seconde, Jonas sourit. Il prend une grande bouffé et adore l’effet que l’air salé a sur sa peau. L’air est un peu lourd, mais pas désagréable.

Soudain, malgré les températures, il a bien envie de descendre plus bas. Il veut approcher une petite plage non-loin où l’eau approche doucement. Il veut sentir l’eau sous ses pieds et peut-être jeter quelques galets à l’horizon. Il n’est pas compliqué, Jonas. Quand il est calme, qu’il est livré à lui-même, il ne réfléchit pas vraiment et se contente de peu. Un papillon qui vole a le don de le faire sourire, parce qu’il aperçoit à cet instant plus de signification que tout autre personne.

Forcément, plutôt que faire le tour et descendre là où c’est le moins dangereux, Jonas chercher un raccourci. Il ne sait même plus pas quel côté il est arrivé, alors il préfère aller tout droit. Il préfère avancer. Il ne réalise pas le danger, la chute qu’il risque, il n’a aucune notion des hauteurs et le vertige, ça ne le connaît pas. Il se dit que descendre cette petite falaise, c’est aussi simple que de monter dans un arbre. Avec l’humidité qui l’entoure, il suffirait de glisser pour qu’il tombe la tête la première. Jonas ne le sait pas, alors, après avoir étudié un peu les environs, il trouve un petit coin qui lui donne l’impression d’être un escalier et se met en tête de se baisser pour descendre plus bas. Au loin, le soleil réapparaît, éclairant les lieux. C’est un peu paradisiaque comme endroit, même durant cette saison…


Lucie Ford
08/10/2018 Laenai Tasha & Judith ♥ 187 Madelaine Petsch Laenai Aide principale d'Aliénor pour le combat et les entraînements 31





not so far from a break down
27 novembre 2118


Le vent était froid, il s'infiltrait à travers mes vêtements et, si je n'avais pas été en mouvement, j'aurais pu finir frigorifiée. Mais malgré cela, je m’entraînais comme chaque jour. Mon parcours habituel passait par le lac. Beaucoup auraient choisi ce chemin pour admirer la vue, le soleil glissant sur la falaise et sur l'eau en contrebas. Ce n'était pas mon cas. Je n'éprouvais pas grand chose en regardant cette lumière éclairer des rochers et du liquide. Cependant, ce chemin était pratique et me permettait de m'éloigner du campement tout en n'étant pas trop loin. Je pouvais également m’entraîner au slalom entre les rochers et, parfois, à l'escalade sur ceux-ci. À des endroits qui s'y prêtaient bien et où j'avais installé des repères. Je ne voulais pas mourir bêtement. Mon instinct de survie était très développé, depuis ma plus tendre enfance je faisais tout ce qu'il fallait pour éloigner les menaces loin de moi et de mes proches. Enfin, de ceux que j'acceptais en tant que proches. Ce qui n'était pas des plus évidents. Mais les Cents en faisaient partie depuis notre arrivée sur Terre. Ils étaient ma famille, mon repère, et je les protégeais de mon mieux. Et aussi souvent qu'il le fallait...

Rejoignant le bord de la falaise en trottinant, je vérifiai que mes repères étaient toujours bien visibles. Ce n'est qu'en m'étirant que je remarquai un point bouger au loin. Non, ce n'était pas un point : il s'agissait de Jonas, qui descendait la falaise à l'un des endroits les plus dangereux. Pour un œil non avisé, les rochers pouvaient donner l'aspect d'un escalier, mais celui-ci s'avérait très glissant. De plus, il surplombait d'autres pierres bien aiguisées, qui auraient tôt fait de transpercer et de briser un pauvre corps venant s'y échouer. Mon instinct réagit au quart de tour : je ne pouvais pas le laisser mourir aussi bêtement.

Arrêtant net mes étirements, je courus jusqu'à me trouver à un endroit d'où il pouvait m'entendre et me voir. J'entrepris ensuite d'attirer son attention. Il n'était pas encore trop loin, s'il rebroussait chemin maintenant il avait encore ses chances de remonter entier.

- Jonas, remonte. Tu vas mourir si tu tombes.

Je n'avais pas pour habitude de mâcher mes mots, aussi fus-je honnête avec lui. S'il descendait trop bas, il risquait gros...

Spoiler:
 


Jonas Webber
26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 136 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 112
— BETWEEN TRUTH AND WEAKNESS






not so far from a break down
27 novembre 2118


Quand il veut quelque chose, Jonas fonce. Il ne réfléchit pas, il n’évalue pas, il y va tout simplement. C’est encore un enfant qui croit qu’il suffit de tendre la main pour avoir ce que son cœur souhaite. Il ne pense pas assez, il en a parfois conscience et parfois, c’est tout l’inverse. Cette naïveté, elle est ancrée en lui depuis son plus jeune âge. Il est stupide, Jo. Il ne fait pas assez attention et ce qu’il a appris par le passé, il ne l’a pas assez bien retenu. Alors quand il voit la plage, plus bas. Quand il voit l’eau arriver en douceur pour ensuite s’échapper dans l’océan, il cherche à descendre. Vite, parce qu’il a peur d’oublier ce qui le tente et parce qu’il ne veut pas s’égarer trop longtemps. Il sait bien qu’il ne devrait pas sortir tout seul et se balader comme ça et pourtant, il a laissé s’échapper cette information l’espace de quelques secondes qui pourraient, maintenant, lui coûter la vie. À ses yeux, tout est simple et tout fonctionne. Les roches semblent lui donner l’espace nécessaire pour et il ne remarque pas ce qui se produira si jamais il glisse. Il peut aussi se retrouver coincer sur une roche, ne sachant plus comment remonter. Tout peut arriver, mais la seule chose qu’il voit lui, c’est la plage. Le son des vagues l’apaise et l’empêche de voir le danger.

« Hein ? » Sa tête se tourne vers Lucie, un peu plus loin. Ce n’est pas vraiment la fille la plus gentille, surtout avec lui. Il n’a pas l’impression qu’elle l’apprécie et, en fait, lui-même ne peut pas dire qu’il l’apprécie. « Je vais mourir ? » Il hésite donc à faire un pas de plus. Il jette un coup d’œil autour de lui, cherchant la raison pour laquelle il pourrait bien perdre la vie. Il ne voit pas. C’est sans doute parce qu’il n’a pas entendu la fin de sa phrase. Le ‘si tu tombes’ lui a complétement échapper. Pourtant, vu la manière dont elle a hurlé les choses, il n’ose plus bouger. « Je veux aller sentir les vagues. » Dit-il d’une petite voix, regardant le petit coin de paradis. Oui, pourquoi veut-elle l’empêcher d’aller là-bas ? Pourquoi être si méchante. Il baisse les yeux, il boude presque.

Dans ce genre de situation, il ne peut pas écouter son instinct. Il n’ose pas descendre, il sait que Lucie va encore lui crier dessus et franchement, c’est la dernière chose dont il a envie. Alors, il remonte en essayant de faire attention. Il n’était pas descendu très bas de toute manière, mais ça glisse déjà un peu. D’ailleurs, il loupe un des rochers et se cogne le genou, mais se relève. Il ne ressent pas le danger comme les autres et par conséquent, n’a pas cette peur de s’écraser sur le sol. Finalement, le revoilà au point de départ. Puisque son genou saigne, il se penche légèrement pour regarder les dégâts.

« Regarde, à cause de toi, je me suis fait mal. Pourquoi tu ne m’as pas laissé descendre ? » Il a presque les larmes aux yeux tant il est déçu. Aussi, sa petite plaie lui pique un peu, mais ce n’est pas dramatique. Il ne compte plus le nombre de fois où il s’est ouvert le genou en tombant… « Pourquoi t’es toujours aussi méchante avec moi… » Marmonne-t-il à lui-même, alors qu’il essaye d’essuyer son genou avec un morceau de tissu arraché à sa manche. Il doit se débrouiller seul, de toute manière ce n’est clairement pas elle qui va venir le soigner et panser ses blessures. Autant attendre d’un scorpion qu’il ne pique pas. Et avec elle, il peut s’attendre au pire. Comme si l’orage s’annonce à chaque fois qu’il croise son regard. C’est triste d’être aussi négatif, du moins, c’est ainsi qu’il voit la jeune femme. Normalement, Jonas n’a de problème avec personne, du moins, c’est ce qu’il aime croire. Il sait bien que certains ne lui adressent pas la parole, qu’il parait un peu dangereux et instable. Mais puisqu’il fait de son mieux pour rester à l’écart des autres et ne déranger personne, il aime croire que les autres ont fini par s’habituer à sa présence.



Lucie Ford
08/10/2018 Laenai Tasha & Judith ♥ 187 Madelaine Petsch Laenai Aide principale d'Aliénor pour le combat et les entraînements 31





not so far from a break down
27 novembre 2118


Lorsqu'il entendit mon avertissement, Jonas leva la tête vers moi, se questionnant. Il ne se rendait vraiment pas compte que c'était dangereux... Ce n'était pas la première fois que je constatais qu'il se mettait en danger sans s'en rendre compte. Je l'avais toujours considéré comme quelqu'un de très moyennement utile au sein de notre camp, mais tant qu'il s'occupait bien de son potager et qu'il nous nourrissait, il n'était pas un danger. Or, là, il était sorti de son rôle et pour aller se fourrer dans une situation périlleuse. Pour aller « sentir les vagues », en plus. Il y avait d'autres moyens de se rapprocher de l'eau et qui ne mettraient pas en péril sa vie.

Il sembla hésiter, puis je le vis commencer à remonter sans que j'ai à dire quoi que ce soit d'autre. Je n'allais de toutes façons pas argumenter, j'avais dit le principal et je n'aimais pas m'étaler plus que nécessaire. Je l'attendais en haut, vérifiant qu'il remontait sans encombre. Mais ce ne fut pas le cas. Il glissa et se cogna, se relevant cependant presque aussitôt. Ça ne devait donc pas être grave, me dis-je en l'observant. Jonas finit néanmoins par me crier que c'était à cause de moi, parce que je ne l'avais pas laissé descendre. Je levai les yeux au ciel. S'il y avait bien une chose que je savais faire, c'était prendre mes responsabilités. Et là, je n'étais en rien responsable de son état. S'il n'était pas descendu par ce côté, rien de tout ceci ne serait arrivé. Il continua en me demandant pourquoi j'étais toujours méchante avec lui. Je m'accroupis et le regardai du haut des rochers.

- Toi tu es toujours aussi bête... Remonte, tu vois bien que ça glisse.

En cet instant, je manquais certainement de ce que Kai qualifiait de « tact ». Mais allait-on me reprocher d'être honnête et de dire ce que je pensais ? Alors qu'il me qualifiait de méchante et qu'il rejetait la faute sur moi, je restais à ses côtés et je l'encourageais à remonter. Je n'aurais certainement pas fait cela quelques années plus tôt, c'était déjà là un grand progrès pour moi, de m'inquiéter pour lui. Enfin, étais-je vraiment inquiète ? Pas vraiment, je voulais simplement rassembler ma petite meute et la retrouver entière et saine et sauve à la fin de la journée. Et il compromettait mes plans...

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