Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜“ not so far from a break down ” (lucie)
maybe life should be about more than just surviving


avatar
26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 111 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 78
— BETWEEN TRUTH AND WEAKNESS






not so far from a break down
27 novembre 2118


Souvent, Jonas se sent déconnecté de la réalité. Il est présent, il est là, mais son esprit s’envole vers d’autres horizons. Plus rien ne semble arriver à lui et tout ce dont il est capable, c’est de pensée à d’autres choses. Des envies, des idées, des détails. C’est un peu compliqué de se tenir au courant de ce qui se passe, de suivre le mouvement parfois. Surtout, lorsqu’il capte enfin une information, mais qu’il oublie rapidement celle-ci. Avec Jonas, il faut parfois répéter les choses, les lui expliquer une nouvelle fois. C’est ainsi qu’il vit, il ne peut pas changer pour le plaisir des autres et par chance, certains prennent le temps de lui donner les éléments dont il a besoin pour avancer. Il parait donc que les adultes ont réussis un exploit hors du commun. L’électricité. Jonas n’a pas vraiment compris le but de rassembler tout le monde devant un DVD, c’est gentil, mais ça veut dire quoi au fond ? Regardez, on est plus malin que vous ? Et puis se retrouver assis au milieu de tous ces autres personnes, très peu pour lui. C’est déjà un miracle lorsqu’il décide de sortir de sa petite bulle. Une fois ,il est allé plus loin que le campement, mais c’est parce que les autres lui ont suggéré de faire cet effort. Il faut que Jonas s’ouvre un peu plus et qu’il rencontre plus de personne. Apparemment, ce n’est pas très sain de parler à des plantes tous les jours. Oui, bon, d’accord…

C’est vrai aussi, qu’avec l’hiver et le froid, le potager nécessite moins d’attention. Avec le gel et le froid, il ne peut pas faire grand-chose. Parfois, il butte un peu les légumes morts pour qu’elle disparaissent en terre et nourrissent celle-ci, mais c’est à peu près tout. Tout ce qu’il peut, aussi, à l’approche du grand froid, c’est utiliser un peu de paille pour fertiliser le sol et éviter les pertes. Sinon, ça ne sert vraiment à rien de s’asseoir devant et d’attendre. Rien ne pousse avec le froid et tout semble se figer. Alors, un peu déçu d’être bloqué par cette saison qu’il ne supporte pas, Jonas s’est levé, à vérifier l’état de ses chaussures et s’est enfoncé dans la forêt. Un peu stupide, lui qui attend toujours que quelqu’un l’accompagne, mais cette fois, il s’est décidé : le lac n’est pas très loin, autant en profiter. Impossible de se tromper de chemin, même si pendant une seconde, il a hésité. Par chance, il est arrivé au bon endroit, observant au loin l’océan et derrière lui le lac. Le vent est glacial, mais cela ne l’empêche pas de se rapprocher du bord et d’observer la terre subitement disparaître. Le paysage est tout de même incroyable et, pendant une seconde, Jonas sourit. Il prend une grande bouffé et adore l’effet que l’air salé a sur sa peau. L’air est un peu lourd, mais pas désagréable.

Soudain, malgré les températures, il a bien envie de descendre plus bas. Il veut approcher une petite plage non-loin où l’eau approche doucement. Il veut sentir l’eau sous ses pieds et peut-être jeter quelques galets à l’horizon. Il n’est pas compliqué, Jonas. Quand il est calme, qu’il est livré à lui-même, il ne réfléchit pas vraiment et se contente de peu. Un papillon qui vole a le don de le faire sourire, parce qu’il aperçoit à cet instant plus de signification que tout autre personne.

Forcément, plutôt que faire le tour et descendre là où c’est le moins dangereux, Jonas chercher un raccourci. Il ne sait même plus pas quel côté il est arrivé, alors il préfère aller tout droit. Il préfère avancer. Il ne réalise pas le danger, la chute qu’il risque, il n’a aucune notion des hauteurs et le vertige, ça ne le connaît pas. Il se dit que descendre cette petite falaise, c’est aussi simple que de monter dans un arbre. Avec l’humidité qui l’entoure, il suffirait de glisser pour qu’il tombe la tête la première. Jonas ne le sait pas, alors, après avoir étudié un peu les environs, il trouve un petit coin qui lui donne l’impression d’être un escalier et se met en tête de se baisser pour descendre plus bas. Au loin, le soleil réapparaît, éclairant les lieux. C’est un peu paradisiaque comme endroit, même durant cette saison…


avatar
08/10/2018 Laenai Tasha & Judith ♥ 169 Madelaine Petsch Laenai Aide principale d'Aliénor pour le combat et les entraînements 143





not so far from a break down
27 novembre 2118


Le vent était froid, il s'infiltrait à travers mes vêtements et, si je n'avais pas été en mouvement, j'aurais pu finir frigorifiée. Mais malgré cela, je m’entraînais comme chaque jour. Mon parcours habituel passait par le lac. Beaucoup auraient choisi ce chemin pour admirer la vue, le soleil glissant sur la falaise et sur l'eau en contrebas. Ce n'était pas mon cas. Je n'éprouvais pas grand chose en regardant cette lumière éclairer des rochers et du liquide. Cependant, ce chemin était pratique et me permettait de m'éloigner du campement tout en n'étant pas trop loin. Je pouvais également m’entraîner au slalom entre les rochers et, parfois, à l'escalade sur ceux-ci. À des endroits qui s'y prêtaient bien et où j'avais installé des repères. Je ne voulais pas mourir bêtement. Mon instinct de survie était très développé, depuis ma plus tendre enfance je faisais tout ce qu'il fallait pour éloigner les menaces loin de moi et de mes proches. Enfin, de ceux que j'acceptais en tant que proches. Ce qui n'était pas des plus évidents. Mais les Cents en faisaient partie depuis notre arrivée sur Terre. Ils étaient ma famille, mon repère, et je les protégeais de mon mieux. Et aussi souvent qu'il le fallait...

Rejoignant le bord de la falaise en trottinant, je vérifiai que mes repères étaient toujours bien visibles. Ce n'est qu'en m'étirant que je remarquai un point bouger au loin. Non, ce n'était pas un point : il s'agissait de Jonas, qui descendait la falaise à l'un des endroits les plus dangereux. Pour un œil non avisé, les rochers pouvaient donner l'aspect d'un escalier, mais celui-ci s'avérait très glissant. De plus, il surplombait d'autres pierres bien aiguisées, qui auraient tôt fait de transpercer et de briser un pauvre corps venant s'y échouer. Mon instinct réagit au quart de tour : je ne pouvais pas le laisser mourir aussi bêtement.

Arrêtant net mes étirements, je courus jusqu'à me trouver à un endroit d'où il pouvait m'entendre et me voir. J'entrepris ensuite d'attirer son attention. Il n'était pas encore trop loin, s'il rebroussait chemin maintenant il avait encore ses chances de remonter entier.

- Jonas, remonte. Tu vas mourir si tu tombes.

Je n'avais pas pour habitude de mâcher mes mots, aussi fus-je honnête avec lui. S'il descendait trop bas, il risquait gros...

Spoiler:
 

 

“ not so far from a break down ” (lucie)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Connaissez-vous Prison Break ?
» Break It Down [Swann Neige]
» how to break a heart (avery)
» Come, Break Me Down
» scorpiana ▷ cause when a heart breaks no it don't break even.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: welcome to hell :: Aux alentours des Cents-