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˜˜˜˜˜˜Never say goodbye (Harlan)
maybe life should be about more than just surviving


Alaska C. Burckley
04/11/2018 Authenticity Demy le magnifique 30 Cara Delevingne @Melody Médecin : herboristerie & notions médicales 20


Sujet: Never say goodbye (Harlan)
Lun 19 Nov - 19:54

NEVER SAY GOODBYE
Harlan

 
I love fairy tales because of their haunting beauty and magical strangeness. They are set in worlds where anything can happen. Frogs can be kings, a thicket of brambles can hide a castle where a royal court has lain asleep for a hundred years, a boy can outwit a giant, and a girl can break a curse with nothing but her courage and steadfastness.
Kate Forsyth

Elle n'a entendu que quelques mot, murmurés. Au coin du feu, pendent quelques instants. On se raconte ça comme une vieille histoire, comme si c'était quelque chose d'anodin, de stupide. Alaska n'est pas dupe, elle ne croît pas aux fantômes. Elle ne croit pas qu'on puisse parler aux morts. Simplement parce que quand ils sont partis : ils sont partis. Elle n'a pas de raisons d'y croire, elle ne veut pas entendre grand chose des rites et des cultes qui feraient descendre les âmes sur la Terre. Eux-aussi, ils étaient là-haut. Et plus haut que là-haut, il n'y a pas grand chose.

Elle y était. Elle a vu, l'espace. Grand et envoûtant. C'est tout ce qu'il y a là-haut, pour elle. Les astres, les lunes, les planètes, les soleils. Ils ont été un point de raccord, à un moment, pour elle. Quand elle ne voyait plus la Terre. quand sa vision du monde était minuscule, quand elle n'avait que quelques mètres pour regarder le ciel. Elle a eu l'habitude des grandes fenêtres de l'Odyssée, qui montrait la Terre, en bas. Belle et chaleureuse. Ça, ça avait été un mythe. Elle avait observé les étoiles, appuyée sur la pointe des pieds, à travers le hublot de sa cellule. Elle vacillait, un peu, attirée par le bleu profond de la nuit. Elle ne voyait pas la Terre, elle voyait d'autres choses, mais elle ne voyait pas grand chose.

Alors ces rumeurs, elle n'y croit pas trop non plus. Mais elle est curieuse, Alaska. Elle se demande ce que c'est, ce qui en est vraiment l'origine. Elle pense qu'il faut toujours une raison derrière les symptômes, qu'il y a toujours quelque chose à soigner. Même si parfois, c'est juste dans la tête des gens. Elle ne connaît pas tout de l'esprit, mais elle connaît beaucoup de choses du corps et des maladies. Elle pense, qu'elle en connaît beaucoup. A l'échelle de leur nouvelle vie sur la Terre, elle sait déjà faire beaucoup de choses. Alors elle ne sait pas encore ce qu'elle va trouver, quand elle sera arrivée là-bas, mais elle y pense. Elle ne croisera probablement personne, ou juste des petits curieux. Elle ne voit pas encore le vieux phare, mais cela ne saurait tarder. Elle mal aux pieds et le petit froid automnal lui refroidit les oreilles. Elle n'aime pas vraiment les températures trop froides, mais elle fait l'effort d'essayer d'apprécier les changements de saisons. A vrai dire, c'est quelque chose qu'elle a l'impression de découvrir encore constamment. C'est tellement subtil, et c'est tellement inédit pour elle, qu'elle se fascine de ce petit cycle de la vie qui tourne sans l'aide de personne. C'est beau, mais Alaska ne sait pas se contenter de ça. Elle a l'impression qu'un jour, quelque chose viendra briser ce petit bonhomme de chemin de la nature. que tout dégénérera.

Elle n'avance pas vraiment avec prudence. Même si elle ne connaît pas parfaitement ce coin de forêt, elle est beaucoup moins apeurée qu'elle ne l'était par ces endroits. Il lui semble que la rivière n'est pas loin, et qu'elle ne devrait pas tarder à l'apercevoir. Avant ou après le Phare, elle n'en sait trop rien. Elle a un mauvais sens de l'orientation sur la Terre, c'est trop vaste, trop grand. Elle s'est perdue lus d'une fois. Ce ne sont jamais ses intentions, mais elle perd souvent son chemin, perdue au milieu de plantes et d'arbres qu'elle ne reconnait plus. Elle se souvient, comment c'était si simple de se retrouver là-haut, et comment c'est si difficile, ici. Elle a l'impression de toujours ramer dans un océan infini.

Elle voit enfin le phare, devant-elle. Il es beau. Abîmé, mais beau. Alaska s'arrête quelques instants et garde les yeux rivés dessus. Qu'es-ce qu'elle vient faire là, après tout ? Est-ce qu'elle cherche quelque chose ? Un coup de frayeur, peut-être. Elle en croit pas qu'il soit hanté, mais elle avait envie de voir par elle-même ce qui causait ces rumeurs. Elle se dit qu'elle n'a rien à perdre à découvrir de nouveaux endroits. Qu'est-ce qui peut se passer, après tout ? Un fantôme, elle sera plus que ravie d'en rencontrer un. si c'était l'un de ceux de son passé.

Elle arrive devant la porte, la pousse, doucement. Alaska respire un peu précipitamment. C'est rare qu'elle explorer des vestiges anciens, comme ça, mais elle ne peut s'empêcher d'être curieuse. « Il y a quelqu'un ? » Probablement que non, mais elle ne veut pas déranger. Peut-être que dans un coin de vieux bâtiment, des terriens se sont rassemblés pour faire un culte satanique, habités par les rumeurs du vieux phare. Elle ne sait pas ce qu'elle va trouver ici, mais elle avance tout doucement. Un pas après l'autre, elle entre dans le phare.
(c) DΛNDELION

Admin △ Underneath it's just a game
Harlan Tikaani
06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 8164 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 665
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Sujet: Re: Never say goodbye (Harlan)
Dim 25 Nov - 0:59

Tu ne sais pas ce qui te pousse par là.

Il y a tellement de tracas, tellement d'inquiétudes. Tu as l'impression que le sort de ta tribu, que la vie des tiens, ne tient qu'à un fil. Une folie d'Arkhip, un ordre donné à l'armée de fidèles dont il dispose et c'en sera fini de vous. C'est dans ce pessimisme et ce fatalisme que tu baignes depuis des mois. Tu cherches des solutions, des autres moyens, mais la diplomatie te fait défaut quand tout en toi n'est que vengeance presque aussitôt étouffée et paralysée par ta conscience. C'est toujours comme ça que tu as fonctionné – toi, d'ordinaire si calme, tu cherches à attaquer sans modération et à nuire, quand on te fait un affront. À toi ou à ceux à qui tu tiens. C'est facile de presser tes boutons, quand on sait tes faiblesses. C'est facile de te provoquer à conduire à la perte de tous quand tu es si facilement enflammé par la haine. Tes murailles ne tiennent pas une seconde, quand la rage te guide et tu pourrais tout aussi bien être un fanatique radical tant, dans ta haine, tu ne vois plus que ta justice à toi. Colère et arrogance ont toujours été tes pires défauts.

Mais non, tu t'es juré que tu ne commettrais plus ces erreurs. Car tous tes calculs, tes manigances, ta soif de vengeance, c'est ce qui vous a mené là, aujourd'hui. C'est ce qui t'a mené, toi et d'autres Naoris, à goûter aux cachots rahjaks. C'est ce qui a conduit à la mort d'un des vôtres. Au vol de liberté de deux autres. Tu as tout ça sur la conscience. Les enfermements, les morts, une guerre qui se pointe à l'horizon. Tes nuits sont agitées, depuis lors. Tu résistes à l'envie de t'enfermer dans tes vieux travers, dans tes exils volontaires et tes échappées vaporeuses. Tu vaux mieux que ça. Tu as appris, parfois rudement appris, parfois plus doucement, mais tu as retenu la leçon. Tes anciens mécanismes ne te mèneront à rien de bon. Tu dois travailler de concert avec Caleb, Rowena, Ashiri, Karah, Rürik. C'est à vous de gérer cette crise et pas à toi seul. Mais il n'est pas facile pour toi de regarder les autres membres du Conseil en face quand tu t'estimes responsable de ce fiasco.

Alors, tu as fui. Tous ces mois, tu es resté au village, par sens de la responsabilité, par crainte inavouée de commettre un nouvel impair, aussi. Mais cette rumeur de fantômes au phare ? Des âmes en peine ? Ça ne devrait pas tant te parler que ça. Les morts dus à la mer – car tu ne doutes pas que c'est de cela qu'il s'agit – ne sont pas courant, chez vous, vous qui êtes si enfoncés dans les terres, au coeur de la forêt. Mais ces murmures, oh, ils enflamment les consciences de tout le village. Peut-être encore plus loin, qu'en sais-tu ? Et tu te dis que le phare n'est pas si loin, qu'en quelques heures, tu peux y être. Tu pourrais prendre un cheval pour te faciliter le trajet, mais tu préfères y aller à pied. Ça te prendra une partie de la journée pour l'atteindre et tu pars au zénith, avec toutes tes affaires prêtes. Le soleil se couche tôt, en cette saison, et tu sais qu'il faudra sans doute la nuit là-bas, si ce n'est plus. Ça ne t'effraie pas, tu as tout ce qu'il te faut. Tu n'es pas bon chasseur, mais tu sais parfaitement ce qui est comestible ou non et tu as des réserves. Le froid sera peut-être dérangeant, mais ce n'est rien que tu n'aies déjà éprouvé lors de tes trente-cinq années sur cette terre. Être druide et fréquenter régulièrement des malades a au moins l'effet positif de te rendre moins susceptibles aux infections courantes. Pour autant, par précaution, tu prends des vêtements plus chauds avec toi, ainsi qu'une fourrure. L'air marin est autrement plus dur, loin de la protection offerte par les arbres.

Les heures s'égrènent, et au fil des pas, une partie de tes tracas est assourdie. Pas disparue, non, mais tu t'émerveilles devant le changement de couleur automnal, tu notes l'état de la nature, tu cueilles quelques éléments qui pourront te servir pour tes remèdes. Pour quelques heures, pour un trajet, tu n'as pas envie d'être conseiller. Tu as juste envie d'être un druide, curieux, s'en allant investiguer ce qu'il se passe, au vieux phare. Tu pars vérifier si les rumeurs de fantômes sont vraies.

Comme tous les Naoris, tu crois aux esprits. Même si tu es plus rationnel que nombre des tiens, tu penses qu'un esprit tourmenté, par exemple par une mort violente, peut garder une manifestation sur terre. Rowena s'y connaîtrait certainement mieux que toi et pourrait peut-être aider ces âmes en peine mais toi, tu n'es pas là pour aider. Tu peux aider les vivants, pas les morts. Non, tu es juste...curieux. Intrigué. Tu veux te sortir de tes idées noires, pour quelques heures, pour quelques jours. Arrêter de penser à la guerre et résoudre un mystère, à la place.

Ce n'est pas régulièrement que tu te rends vers le vieux phare, mais tes pas restent sûrs, tandis que tu prends le chemin vers la côte. Tu connais la forêt comme ta poche et sait lire le soleil et, quand elles se lèvent, la lune et les étoiles, pour te guider.

Tu arrives au phare sans encombre, et c'est la nuit. Mais la nuit tombe si tôt, ces temps-ci, et il n'est pas encore l'heure où le sommeil te gagne, habituellement. Sans sa lumière, éteinte depuis longtemps, le phare se dresse comme une ombre imposante, sur l'horizon. Une œuvre d'un autre temps, quand les hommes utilisaient encore des matériaux morts et non-naturels.

Une fois devant la porte, tu n'hésites pas longtemps avant de la pousser. Elle résiste moins que tu ne l'aurais cru, mais c'est probablement l'oeuvre de tous les curieux venus s'assurer de la véracité des rumeurs. Peut-être en croiseras-tu, d'ailleurs ? Sont-ce là les vrais fantômes ? Des badauds que d'autres badauds ont surpris ?

Quand tu pénètres dans le lieu, tout sent le renfermé, la poussière. L'inhabité. Ce n'est pas surprenant, mais cela reste désagréable et te fait même éternuer. Tu fais quelques pas à l'intérieur du lieu avant de te rendre à l'évidence : ici, la lumière est bien trop faible pour que tu te repères sans encombres. Si tu veux vraiment explorer les lieux, il te faut une torche. Avec un soupir, tu rebrousses chemin pour te diriger vers l'entrée du phare avant d'entendre une voix humaine, féminine. Familière. Un instant, ton coeur et ta gorge se serrent. Follement, tu songes un instant que les esprits du phare te jouent peut-être un tour. Ou pire encore. Mais tu secoues bien rapidement la tête, éloignant ces idées saugrenues de ton esprit. Tu es trop rationnel pour céder à ces folies.

Tu t'avances en direction de l'entrée et il ne te faut guère longtemps  pour tomber sur le visage pâle – trop pâle ? – d'Alaska.

Plus d'un an. Tu ne pensais pas qu'elle reviendrait dans le coin. Elle avait retrouvé les siens et tu t'étais dit que c'était mieux comme cela. Que tu n'avais pas à interférer ou la déranger. C'était plus simple. C'était moins dangereux.

La voix hésitante, te demandant à moitié s'il s'agit là d'un des fantômes du phare, tu demandes : « Alaska ? »

Alaska C. Burckley
04/11/2018 Authenticity Demy le magnifique 30 Cara Delevingne @Melody Médecin : herboristerie & notions médicales 20


Sujet: Re: Never say goodbye (Harlan)
Sam 2 Mar - 20:04

NEVER SAY GOODBYE
Harlan

 
I love fairy tales because of their haunting beauty and magical strangeness. They are set in worlds where anything can happen. Frogs can be kings, a thicket of brambles can hide a castle where a royal court has lain asleep for a hundred years, a boy can outwit a giant, and a girl can break a curse with nothing but her courage and steadfastness.
Kate Forsyth

L'édifice respire la splendeur du passé. Souvent, elle s'est demandée comment les choses auraient été différentes si elle était née ailleurs. Dans une autre époque, un autre temps. Elle a tellement de regrets, qu'elle aurait aimé tout changer et vivre autrement. Parfois, elle pose les yeux sur des vestiges de temps passés. Sur des choses qu'elle pensait effacés depuis des millénaires. Elle s'imagine le bonheur, l'amour et la joie des gens qui vivaient là. Elle aurait peut-être été plus heureuse, Alaska. Elle n'aurait jamais vécu de telles pertes dans un autre monde. Mais peut-être que si le monde avait été différent, elle aurait été différente aussi. Elle n'aurait jamais eu le courage et la force qu'elle a aujourd'hui. Elle ne se sent pas plus téméraire que les autres, mais elle n'abandonne pas. Elle. Ce sont les autres qui l'abandonnent. Pas un seul instant, en observant la grandeur du phare, elle ne pense aux esprits qui y vivent. Elle ne voit que des traces d'un passé joyeux. Guider les esprits, voilà à quoi servait le phare. Peut-être que si elle peut grimper, tout là-haut, elle pourra s'envoler. Elle est hantée par des fantômes qui ne la quittent jamais. Si peut-être elle pouvait trouver un autre chemin et se libérer de ses poids qui ralentissent son ascension, elle serait différente.

Un pas de plus dans le phare, et elle respire la poussière à plein nez. Toutes les sensations l'enivrent un instant. Des secondes auparavant, elle pensait au bonheur de "la vie d'avant", et elle se sent d'un coup submergée par le changement. Les yeux lui piquent, tandis qu'elle passe un bras devant sa bouche pour tousser. Le peu de lumière lui fait encore plus plisser les yeux, le temps que ses pupilles s'habituent à l'obscurité.

Quelque chose bouge, plus loin. Les mouvements sont flous, paraissent irréguliers dans cette obscurité poussiéreuse. Quelque chose se retourne. C'est grand, c'est plus grand qu'elle, pour sûr. Courir ? S'éloigner ? Ses doigts effleurent le cadran de la porte. Le contact du bois rugueux remonte le long de son bras et hérisse ses poils. Elle fixe quelques instants interdite ce qui bouge. Ça ne peut pas être un esprit, les grains de poussière volent avec ses pas. Elle est muette, paralysée. Elle ne croit pas seul instant que cela peut être un esprit. Parce que ça n'existe pas. Les esprits, ça n'existe pas. Les gens morts, ils sont morts. Ils ne reviennent jamais. Elle pourrait prier qui elle veut, personne ne revient jamais des enfers. Alors, c'est vivant. Bien vivant, bien réel. C'est quelqu'un.

« Alaska ? »

Elle l'entend, comme un murmure. Elle est persuadée que ce n'est pas un fantôme, et pourtant, tu surgis. Comme un esprit, venant au gré du vent, elle reconnaît ta voix entre milles. Elle l'a entendue si souvent, en a rêvé plus que de raison. C'est son prénom, que tu as prononcé.

Elle voit ton visage. La lumière douce de la lune n'éclaire pas grand chose, mais elle discerne doucement tes traits. Un à un. Elle les connait par cœur, sans jamais l'avouer. Elle n'en a pas oublié un seul, et petit à petit son cœur s'emballe. Est-elle allée aussi loin dans la forêt ? Elle n'aurait jamais pensé que quelqu'un d'autre s'aventurerait ici. Mais si, toi, Harlan, tu aimes les drôles d'aventures. Alaska aussi, curieuse comme elle est, elle aime les histoires. Moins celles qui parlent de fantômes, mais celle-ci ne lui avait pas paru si effrayante.

Comme un écho lointain à tes lèvres qui prononcent son nom, Alaska soupire. « Tu n'as pas l'air d'être un fantôme », avance-t-elle prudemment. Elle n'a pas bougé d'un pas, fantomatique dans l'encadrement de l'entrée du phare, éclairée par la lune. Et si ce n'était pas vrai ? Si c'était un mauvais tour ? Si des mauvaises plantes avaient poussé dans la phare, lui créant des pensées hallucinatoires ? Elle jette un coup d’œil craintif derrière toi, se demandant si c'est une farce. Après tout, maintenant qu'elle y réfléchit, il y avait plein intelligent à dire. Si c'est vraiment toi, Harlan, tu ne vas pas être déçu. Alaska en chair et en os, un peu plus usée que la dernière fois que tu l'as vue. Toujours aussi téméraire, mais plus imprévisible, moins droite. Elle fait du mieux qu'elle peut, pour essayer de tenir le rang et d'aider tout le monde, mais elle n'est pas devenue quelqu'un d'autre. Elle reste perdue, toujours, seule, abandonnée. Finement laissée pour elle-même dans une jungle infinie qui lui demande de se battre tous les jours pour survivre.

Alors elle avance, doucement. Rien ne pourra lui arriver de pire. Que peuvent faire les fantômes ? Elle écoute chaque son autour d'elle. Se rapproche de toi, ou de ce qui ressemble à toi. Elle prend son temps doucement, vous n'êtes jamais pressés. « Tu respires. » Elle effleure ton bras, dans un geste infiniment lent, s'assure que tu es vrai. « Tu es en chair. » Elle te sourit, alors, et dit : « Il n'y a pas donc pas de vrais fantômes ici ? ». Un éclat de rire, de joie, passe sur son visage. Si c'est vraiment toi alors, elle n'a pas de meilleure raison de sourire.

(c) DΛNDELION

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