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˜˜˜˜˜˜Find a balance in the middle of the chaos (Ozvan)
maybe life should be about more than just surviving


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23/10/2018 shiranui Morgan 50 Richard Harmon perso ; solosand Garde, aptitudes combat et maniement des armes. Rahjak 44




Find a balance in the middle of the chaos
Machar pousse un soupir en retirant son armure en cuir. Les jours raccourcissent, l’automne s’installe, et pourtant on ne peut pas dire qu’il fait froid dans le désert. Et après toute une journée à parcourir le domaine dont il a la garde, il n’attend plus que la seconde à laquelle il pourrait enfin enlever cette armure. Il ne se sent pas forcément à l’étroit dedans, pas après des années passées à apprendre à se battre ainsi, mais à la fin de la journée, tout le monde préfère être un peu plus libre de ses mouvements. Il jette la protection sur son lit et s’étire, courbaturé d’avoir passé la journée debout. Il vaque pendant quelques minutes à ses occupations, mettant ses affaires en ordre. Il a terminé plus tôt que d’habitude, même si le soleil s’est couché depuis déjà une bonne heure, et il ne se voit pas rester chez lui toute la soirée. Il n’y a rien à faire, et il ne se sent pas assez fatigué pour ça. La maison qu’il occupe est modeste, et s’il vit toujours avec son père, celui-ci travaille tellement qu’il passe la majorité de la semaine au domaine, et qu’il ne rentre quasiment jamais plus de quelques heures par nuit, avant de repartir. Ça le fait rouler des yeux, Machar, mais c’est probablement parce que tout ce que fait son père l’agace, en ce moment.
Alors pour l’instant, il est seul, et il n’a absolument aucune envie de s’occuper de la maison pour l’instant. C’est sûrement puéril, et il s’en voudra peut-être lorsqu’il devra immanquablement le faire plus tard, mais pour l’instant, il a d’autres projets. C’est surtout une habitude, en réalité. Lorsqu’il a du temps, il préfère se balader dans la cité, passer dans les derniers commerces ouverts, et fini parfois à la taverne. Oh, pas forcément pour boire, en tout cas pas plus que de raison. Il sait que c’est la meilleure façon de se réveiller dépouillé de toutes ses affaires dans une ruelle sombre, si l’on se réveille tout court. Mais il préfère être avec des gens, qu’il connaît pour la plupart. Bon nombre de gardes se retrouvent dans ces tavernes, et parce qu’il en fait partie, il en connaît beaucoup plus qu’il ne saurait le dire. Ce ne sont pas forcément des personnes proches, mais ça fait au moins passer le temps. La cité est tellement grande et animée qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Enfin, il faut savoir où l’on met les pieds. Au fil des années, Machar a appris comment naviguer dans cette ville qui est le berceau de trop de mercenaires et d’assassins pour être parfaitement sûre. Mais ça ne l’a jamais dérangé, et il n’imaginerait même pas vivre ailleurs. Si son travail lui semble parfois étouffant, la simple idée de ne plus être un Rahjak lui semble stupide et ridicule.

Il sort de chez lui, son épée toujours battant contre sa jambe. Il a tellement l’habitude du poids sur ses hanches qu’il se sent mal à l’aise lorsqu’il sort sans. Et puis, se balader sans armes en pleine nuit avec de l’argent sur soi n’a jamais été une merveilleuse idée. Il se dirige vers les commerces, et laisse ses yeux s’égarer sur la multitude de produits encore présents sur les étals. Lorsqu’il était plus jeune, il passait souvent beaucoup trop de temps à observer des armes si chères qu’il ne pouvait que rêver de les toucher un jour. On le chassait assez rapidement, mais maintenant qu’il est adulte, on se contente de lui jeter des regards agacés lorsqu’on se rend compte que sa bourse est bien trop maigre pour qu’il puisse repartir avec l’un des produits. Il est toujours un peu amer lorsqu’il se balade sur la grande-place, entre les différents marchands, mais il semble toujours revenir, comme attiré sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Il finit toujours par se dire que vu la fortune des gens qu’il sert, ils pourraient au moins lui augmenter sa paye. Et il finit toujours par repartir avec un soupir, sans qu’aucune pièce n’ait quittée sa bourse.
Et aujourd’hui, il prend la direction de la taverne. Sans but précis, presque par automatisme. Il est trop tôt pour qu’il aille dormir, et se retrouver seul chez lui semble déprimant. Alors il passe la porte, immédiatement accueilli par les bruits que peuvent faire des dizaines de personnes plus ou moins alcoolisées. Une grande partie d’entre elles sont des mercenaires, et Machar sait qu’il vaut mieux qu’il garde des distances polies avec eux, s’il ne veut pas  que ça se termine mal. Il y a des soirées où ça ne le dérange pas de chercher la bagarre, mais pas ce soir. Il va s’asseoir au bar, à côté d’un homme qu’il ne reconnaît pas tout de suite, occupé à observer un groupe d’hommes bien trop bruyants de l’autre côté de la pièce. Il sent qu’il ne va pas rester très longtemps, juste jusqu’à ce qu’il soit sûr qu’il ne risque pas de trop cogiter avant de dormir. Il prend une petite gorgée de sa boisson, assez amusé par la vue de deux mercenaires qui ne semblent pas loin d’en venir aux mains.
Il se retourne, manquant de cogner l’homme qui se trouve juste à côté de lui. Il s’excuse d’un air distrait, avant de mieux détailler le visage qui lui fait face, et qui ne lui est pas totalement inconnu. Plus vieux que lui, il espère un instant qu’il ne prendra pas son geste pour de l’irrespect, avant de reconnaître l’éclaireur, connu dans la cité. « Oh ! Vous êtes Ozvan, non ? » Lorsque Machar était plus jeune, il aimait beaucoup entendre les histoires et les objets qu’il ramenait d’en dehors des murs de la ville. Si l’éclaireur était dans la cité, il y avait beaucoup de chances pour qu’il soit collé à ses basques. Ça doit bien faire des années qu’il ne lui a pas parlé, désormais. Il aimerait dire que c’est parce qu’il a été occupé, mais il est bien gêné de se dire que c’est parce qu’il n’y avait pas plus pensé que cela. « J’ai l’impression que ça fait longtemps qu’on vous a pas vu dans le coin, » laisse-t-il échapper avec un sourire, espérant que l’homme vient juste de rentrer de l’une de ses expéditions.
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27/05/2015 I My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam 4808 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat Rahjak 29
† Hell Ain't Civilized †




Machar  & Ozvan @OldMemories



Quand l'automne se rapproche de l'hiver, le vagabond sait que le moment de retourner dans la cité de feu s'annonce. Et puis il faut qu'il S'y pointe régulièrement s'il ne veut pas attirer l'attention du nouveau chef de la garde. Cette fois-ci il s'en est tiré à bon compte, visiblement on a abandonné la surveillance à son sujet, et les mercenaires ne se plaignent plus derrière dos mais bien face à face s'ils ont des reproches à lui faire. De plus il "colporte" quelques infos pour l'hermine blanche  @Irina Draghsteel. Elle l'a envoyé en mission, il se devait de l'accomplir, ainsi que de ne pas revenir les mains vides.

Bien qu'il appréciât la fraîcheur de la forêt, retrouver le soleil du désert ainsi que ses routes invisibles lui transpercent les veines comme s'il recevait une grande accolade. Sa terre l'aime même si son peuple le déçoit régulièrement. Mais il est, malgré tout clairsemé de gens qu'il apprécie. Oh pas des amis précieux, s'ils ne sont pas morts ceux-là se sont éloignés au loin en traversant les mers. Certains reviendront peut-être mais il ne compte pas sur la chance pour les revoir. Ses années sont comptées. Alors il se peut quand ce jour arrivera, qu'Ozvan ne foulera plus ce sable de ses longues foulées. Néanmoins, aujourd'hui il peut encore Jouir de ce lieu, de cette cité, alors il va en profiter avant de prendre audience chez la princesse.

Pour bien profiter des plaisirs que lui offre sa ville, l'esprit tranquille le vagabond s'arrête tout d'abord dans sa grande demeure, celle que lui a légué son oncle. Belle, les murs s'effritent tranquillement par son manque de présence et d'entretien, car de l'argent il en possède mais il en dépense très peu. Quelques esclaves qu'il a fini par libérer sous couvert de les avoir tués à la tâche.

Le Rahjak installe Emzelt son vif étalon dans les étables, libre, et lui offre de quoi se régaler pendant sa future absence. Puis il pénètre dans son chez lui, un capharnaüm de bric à Brač ou il dépose les objets rapportés de ses voyages, des plus simples aux plus précieux. Ici pas de femme de ménage, elle y perdrait tous ses cheveux à faire reluire les monceaux entreposés. Ozvan, il vit simplement, il n'a pas la nécessité d'être entouré de luxe pour se sentir Heureux. Un bien grand mot d'ailleurs pour lequel il doit creuser profond afin de le saisir parfois par surprise et de le réchauffer dans le creux de sa chemise.

Il s'assied dans le premier fauteuil qu'il croise, détend ses jambes, souffle, ferme ses paupières. Ozvan il profite de la tranquillité de son intimité. Les minutes s'écoulent, il n'émet pas un bruit, on croirait qu'il dort, mais non il se ressource de l'aura des murs de cette maison, celle ou-il à grandit, celle qu'il lui renvoie la bonne image de lui-même.

Lorsque l'éclaireur estime cette renaissance suffisante il se relève d'un bond, encore subtil, sans accorder un regard à l'endroit qu'il vient d'investir. Il claque la porte pour se faufiler dans les ruelles étroites, odorantes, colorées, parcourues des milliers de fois. Ozvan il connait parfaitement le chemin qui mène à l'auberge d'Orion, le vieil ami, le dernier finalement, qu'il s'abstient d'ajouter à cette liste pour ne pas provoquer le destin.

L'homme du désert il s'arrête à la fontaine, pour à la fois se désaltérer puis se débarbouiller. Il ne va pas se rendre dans la taverne avec une barbe aussi crasseuse. Après, la coquetterie ce n'est pas son fort, mais il se baigne dans l'eau de la rivière chaque fois qu'il la rencontre. Régulièrement.

Il pousse enfin la porte de l'établissement, passe le seuil, s'immobilise pour que ses yeux se fassent à la pénombre. Ensuite il observe le peuple présent, lève la main vers certaines connaissances, ceux qui attendent des renseignements viendront le trouver, il ne va pas courir derrière chaque mercenaire. Sinon il laissera les informations au barman, qui les donnera à qui de droit quand il viendra les réclamer. Quelques poignées de mains claquent dans l'air avant qu'il ne s'installe à l'une de ses places préférées. Parfait cette future nuit de beuverie se présente sous meilleurs hospices du monde.  

Il déguste son alcool Ozvan, sans véritablement regarder le monde qui tourne autour de lui, il discute avec ceux qui viennent et il n'en demande pas plus. Ceux qui veulent s'assoir à sa table le peuvent, il ne leur égorgera pas.

Beaucoup s'abstiennent.

Soudainement il se fait bousculer, alors qu'il pensait laper cette bonne goulée qui atterrie sur sa chemise, il lève la tête pour s'empresser de lui dire de tenir un peu mieux son alcool ou d'attendre d'avoir l'âge quand il rencontre le regard curieux, fureteur du jeune homme. Alors il fronce légèrement le nez tout en le détaillant, le connaitrait-il de quelque part, et surtout devrait-il s'en méfier ? Cependant si ça s'avérait le cas, sa main serrerait déjà l'arme blanche dissimulée sur sa hanche. Son instinct ne le trompe jamais et ici il ne frétille pas assez pour aller menacer celui qui le toise. Et qui d'ailleurs finit par lui adresser la parole.

« C'est fort possible, oui » répond-t-il prudent alors que son cerveau carbure pour identifier son interlocuteur qui continue sur sa lancée « Ou alors c'est toi qui n'y trainais pas beaucoup parce que j'y viens régulièrement » Un état de fait. Après il ne va pas déballer son emploi du temps mais la possibilité de se rater régulièrement doit être envisagé si l'autre ne le balade pas pour obtenir un renseignement « Et à qui ais-je affaire ? J'espère que tu ne viens pas récupérer une dette, sinon tu diras à ton mandataire qu'il se présente en personne »


@Machar Aandrisk

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23/10/2018 shiranui Morgan 50 Richard Harmon perso ; solosand Garde, aptitudes combat et maniement des armes. Rahjak 44




Find a balance in the middle of the chaos
Il y a mieux comme premier contact que de bousculer quelqu’un et le faire renverser sa bière. Machar le sait, et il espère sincèrement que l’autre homme n’est pas du genre à sortir son épée pour un peu d’alcool gâché – Machar ne fréquente pas si souvent que ça les auberges, et il en a pourtant déjà croisé plusieurs. Il espère qu’il ne lui demandera pas de lui repayer sa boisson, sa paye est trop maigre pour qu’il se permette de jeter de l’argent par les fenêtres en plus de ça. Il finit par reconnaître Ozvan, et le fixe sûrement un peu trop, curieux et sûrement un peu trop inquisiteur. Ozvan lui répond par un regard plus ou moins méfiant, comme s’il n’était pas franchement sûr de ce qu’il devait faire. « C'est fort possible, oui. » Il semble assez réticent, et Machar se rend compte qu’il ne doit pas le reconnaître. Il est un peu attristé par la méfiance de l’éclaireur, mais d’un autre côté, c’est totalement normal. Les auberges rahjak ne sont pas connues pour la bienveillance des clients, et ça doit bien faire une dizaine d’années qu’ils ne se sont pas adressé la parole. À l’époque, Machar était un enfant, un parmi les dizaines d’autres qui gravitaient sans arrêt autour d’Ozvan. Pas étonnant qu’il ne se rappelle pas de chacun d’entre eux, et encore moins étonnant qu’il ne les reconnaît pas une fois qu’ils ont grandi. La majorité de ces enfants finissent par l’oublier lui aussi, et Machar n’aurait sûrement pas repensé à Ozvan non plus s’il n’était pas retombé dessus ce soir.  « Ou alors c'est toi qui n'y trainais pas beaucoup parce que j'y viens régulièrement. » Il hausse les épaules, sans démentir mais sans approuver non plus. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment eu beaucoup d’occasions de sortir, ces derniers temps. Son travail lui prend tout son temps, et quand il ne rentre pas aux premières lueurs de l’aube, il est souvent trop fatigué pour faire autre chose que d’aller s’écraser dans son lit. Aujourd’hui, c’est assez exceptionnel, et il se retrouve même à tourner en rond parce qu’il n’a pas l’habitude d’avoir autant de temps libre. Ça lui fait du bien, cela dit.
« Et à qui ais-je affaire ? J'espère que tu ne viens pas récupérer une dette, sinon tu diras à ton mandataire qu'il se présente en personne. » Effectivement, il ne se souvient pas de lui. Machar s’empresse de secouer la tête. Il se demande bien de quelles dettes il veut parler, cela dit. Il se demande si Ambre l’enverrait faire ce genre de courses. Sûrement pas, avec toute la confiance qu’il lui accorde. « Machar, » se présente-t-il simplement, ne voyant pas l’utilité de donner son nom de famille. Il ne l’a sûrement jamais connu, un enfant se présente rarement par son nom complet. Les premières fois qu’il a vu Ozvan, son père venait de faire faillite, et il vivait quasiment dans la rue. C’était l’un de ses nombreux gamins couverts de terre aux genoux écorchés, qui venaient écouter les histoires de l’éclaireur parce qu’il leur racontait des épopées lointaines, à eux qui n’avaient jamais quitté la cité et qui ne verraient sûrement jamais la fin du désert. Ozvan vivait la vie que Machar rêvait d’avoir à l’époque ; il voulait explorer le monde, et il pensait encore que tout était possible. Maintenant, il s’est résigné. S’il parcourt le monde un jour, ce sera sûrement pour accompagner l’un des Haroéris. Et il n’aura pas vraiment le temps de profiter du paysage.
« J’écoutais vos histoires il y a quelques années. Vous devez pas vraiment vous en souvenir, mais ça m’a marqué. » Dit-il. À l’époque, il rêvait de grandes aventures, de voyages et d’évasion. Mais pas grand-chose a changé depuis cette époque. Il est moins pauvre, plus propre, peut-être. Mais il est toujours lié à cette cité, que ça lui plaise ou non. Enfin, il n’a pas envie de quitter sa tribu, il serait totalement démuni sans les rahjaks. Du coup, le métier d’Ozvan lui paraît, encore aujourd’hui, être le meilleur compromis. Sa vie ne doit pas être facile tous les jours, et il est probable que Machar idéalise son métier, mais... Il veut plus que ce qu’il a, actuellement. Il a envie de lui demander comment c’est, dehors. Ce qu’il y trouve, ce qu’il y voit. Mais il ne sait pas vraiment comment formuler ses questions. Les enfants ne réfléchissent pas à ce qu’ils disent, la plupart du temps, ils disent ce qui leur passe par la tête. C’est beaucoup plus compliqué quand on grandit, malheureusement.  
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