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˜˜˜˜˜˜Fit the box, fit the mold [PV Machar Aandrisk]
maybe life should be about more than just surviving


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18/09/2018 Lexis Kai Collins 370 Francisco Lachowski Avatar - Laenai / Code sign - Wild heart / Gifs sign - MONTCLAIRE Esclave domestique / cuisinier Rahjak 876
The future can be built




Fit the box, fit the mold

I was dreaming of bigger things

Mi-juin 2116.

La maladie a fait des ravages. Personne n’y a échappé, même pas la royauté. Kieran a eu la chance de ne pas être contaminé, mais sa tante a bien faillit y passer. Pourtant, tout cela semble déjà loin aux yeux des nobles qui tentent d’oublier en se noyant dans la débauche. Une fête. C’est courant que la famille de Kieran en organise ou participe à celle d’un voisin, c’est moins courant que le jeune homme les accompagne pour compléter l’équipe de service. Sa tante a eu beau lui dire que ça allait lui changer les idées (si l’on peut considérer que servir dans une maison inhabituelle est une façon de se changer les idées…), Kieran a du mal à garder le sourire. Mais il se force, sa condition oblige. Un esclave qui ne sourit pas lors d’une fête pourrait plomber l’ambiance. C’est contagieux la mauvaise humeur, même si les invités ne font pas plus attention que ça a ceux qui les servent. Alors il sourit, mais ce sourire n’atteint pas ses yeux. Il y a des jours comme ça où les envies de voyage sont plus fortes, où le brun est présent de corps mais pas d’esprit, celui-ci vagabondant dans une forêt ou au bord de la mer. Son service est mécanique, les mouvements sont encrés en lui depuis toujours. Et la soirée se passe : banquet abondant, alcool coulant à flot, les nobles oublient leurs soucis, ils oublient la catastrophe qui à faillit les décimer. Et si les esclaves, eux, ne peuvent s’oublier dans l’excès, ils compensent par le service, en obéissant jusqu’à épuisement pour satisfaire les envies de leurs maîtres, quelles qu’elles soient.

Kieran a de la chance dans son malheur : il n’est là que pour le service. Certaines esclaves n’ont pas cette chance, elles sont là pour distraire…
Et la soirée se passe, et les hôtes sont pleins.

Après plusieurs heures, alors que la fête bat son plein, Kieran se sent comme étouffer. Il a besoin d’air. Avec un peu de chance, vu l’état des invités et s’il ne traîne pas trop, on ne remarquera pas son absence. De toute façon, qu’il sorte prendre l’air et se fasse prendre ou qu’il s’effondre au milieu des nobles, il sera punis, alors autant que ce soit pour une raison plus agréable…
Le jeune homme s’éclipse donc, sortant par les cuisines. Il ne connait pas la maison ni ses alentours, il longe donc le mur en prenant de grande goulée d’air. Il se sent tout de suite mieux. Vérifiant qu’il est bien seul, il s’appuie contre le mur et ferme les yeux, continuant de respirer profondément. Il visualise une plage battue par les vagues et essaie d’imaginer l’odeur que ce lieu pourrait avoir. Son sourire revient. Ca lui fait du bien de s’échapper, même que quelques instants. Et son esprit s’échappe tellement loin qu’il ne fait même pas attention que quelqu’un s’approche. La mer est tellement plus agréable que cette fête bruyante et surchargée…

AVENGEDINCHAINS


HJ:
 


Dernière édition par Kieran K. Peters le Dim 2 Déc - 23:01, édité 1 fois

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23/10/2018 shiranui Morgan 43 Richard Harmon perso ; solosand Garde, aptitudes combat et maniement des armes. Rahjak 79




fit the box, fit the mold
Machar a appris depuis son plus jeune âge à cacher le dégoût que lui inspire les gens qu'il sert. La main sur la garde de son épée, il observe les invités, en retrait. Il ne faudrait pas qu'on le remarque trop, où l'on risque de dire qu'on ne fait pas confiance aux convives – ce qui est vrai de toute façon, après tout, personne ne se fait jamais confiance dans ces cercles-là. Mais ça ne doit pas se voir. Les sourires sont de convenance, et dans les apparences, tout doit se passer comme si tout le monde s'entendait bien, et pas comme si l'on attendait juste que quelqu'un tourne le dos pour lui planter une lame entre les omoplates. Machar connaît bien le maître de la maison, évidemment, et c'est de lui dont il doit s'assurer la sécurité en priorité, bien que celui-ci ne boive jamais en dehors d'un verre préalablement goûté par l'un de ses esclaves personnels. Machar ne peut même pas trouver cela stupide : si l'on avait déjà essayé de l'assassiner, il serait sûrement sur ses gardes, lui aussi. Et puis, si on avait pas besoin de gardes, il se retrouverait vite à la rue. Donc dans un sens, ça l'arrange. Garder ces aristos en vie, c'est juste un travail pour lui. Une fois qu'il a retiré son armure et qu'il est rentré chez lui, ils peuvent bien se mettre à tomber les uns après les autres, ce n'est plus son affaire.
Il se tient donc droit, son dos touchant presque le mur. Il se fait oublier, mais ses yeux fixent les mains des convives, ceux qui les cachent dans leurs poches. Il remarque ceux qui portent des armes, assez dissimulées pour que les hôtes ne le prennent pas comme une menace, mais néanmoins là pour dissuader les plus imprudents. Il a appris les règles, et il sait que les dîners comme ceux-là ne sont qu'une autre forme de bataille. Une bataille faite de sourires, de pots de vins, de mensonges et d'étalement de richesse. Il a horreur de ça, mais personne ne lui demande son avis. Alors il endure, il pense aux quelques pièces en plus auxquelles il aura le droit s'il reste là assez longtemps.
Les heures passent. Il a depuis longtemps acquis la faculté de surveiller les environs tout en n'étant qu'à moitié présent. Comme si en ne se concentrant que sur une seule tâche, il réussissait à mettre en pause le reste de son esprit. Il n'a même plus conscience d'observer qui que ce soit, mais il sait que s'il voit quelque chose qui lui semble suspect, il se réveillera en un instant. Et il ne lui faudrait que quelques secondes pour traverser la pièce et confisquer un verre empoisonné, ou pour empêcher un noble de porter la main à sa dague. Oh, pas forcément pour assassiner qui que ce soit, mais plus ils sont riches, plus ils ont l'impression que chaque offense est mortelle, et l'alcool n'arrange rien. Les incidents sont rares, mais il suffirait qu'il laisse passer une seule menace pour qu'on lui retirer ses déjà rares jours de congés.
Au bout de quelques heures, alors que la nuit est déjà bien avancée, un autre garde vient le remplacer. Machar se demande comment les autres peuvent encore manger et boire autant, mais il hausse les épaules et quitte son poste. La soirée n'est pas finie, loin de là. Personne n'aurait idée de le laisser aller dormir alors qu'on ne peut faire confiance à personne, lors d'une fête. Il échange juste sa place et va se dégourdir les jambes en patrouillant dans les jardins. Il fait encore chaud dehors, mais beaucoup moins. Les bruits venant de l'intérieur sont plus étouffés, et il laisse échapper un soupir de soulagement. Il déteste cette ambiance et ces gens, et s’il est très doué pour faire l’hypocrite, il a aussi ses limites, et il a l’impression qu’elles ont été atteintes.
Il fait quelques pas dans le domaine. Il reste sur ses gardes, comme d’habitude, mais c’est quelque chose qui lui vient si naturellement qu’il arrive à se détendre quand même. Il croise parfois un autre garde, mais ils n’échangent rien d’autre qu’un hochement de tête. Machar les connaît tous, et peu sont ceux qui apprécient leurs employeurs, mais ce métier est bien mieux que beaucoup d’autres alternatives. Il fait le tour du bâtiment, et finit par apercevoir une silhouette collée contre un mur, à quelques mètres de l’entrée des cuisines. L’homme a les yeux fermés et ne semble pas l’entendre arriver. Alors qu’il s’approche, il arrive à distinguer les traits de son visage et reconnaît l’un des esclaves chargé du service ce soir. Personne n’a fait attention à lui de toute la soirée, mais le travail de Machar est de faire attention à ceux qui passent inaperçus. Ça n’aurait pas été la première fois qu’un esclave empoisonne un verre sur l’ordre de son maître. Ça reste rare, mais le chef Haroéris ne se serait pas contenté d’un ‘‘il y a peu de risques.’’
« On prend une pause ? » Jette Machar, alors à quelques pas de l’esclave. Il se sent d’humeur moqueuse ce soir, même s’il est un peu désolé pour le jeune garçon. Il ne peut que comprendre ce besoin de pause, d’évasion, ne serait-ce que pour quelques secondes. Et puis, il ne peut pas s’empêcher, à chaque fois qu’il pose le regard sur un esclave, de penser qu’il s’en est fallu de peu pour qu’il ne finisse pas à sa place. « T’inquiète pas, je vais pas aller te dénoncer. Ils te laissent pas de répit, j’imagine ? » Question stupide. Les esclaves sont là pour leur faciliter la vie, et les nobles ne pensent pas à leur condition de vie, ou du moins, ils sont rares à le faire. Mais il faut bien commencer quelque part. Il jette néanmoins un regard derrière lui, espérant ne pas être surpris par un autre garde. Il pourrait toujours dire qu’il était en train de l’engueuler, mais on ne sait jamais. Ça ne sert à rien de mettre Ambre en rogne pour si peu.  
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Fit the box, fit the mold [PV Machar Aandrisk]

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